Speaker #0Salam alaiki, salut à toi, j'espère que tu vas bien, on se retrouve aujourd'hui pour un nouvel épisode d'Omine un podcast et aujourd'hui on va parler délégation et besoin de contrôle. Alors oui je sais ça va piquer un peu les oreilles, ça va un peu titiller la fierté je dirais ou l'intérieur de certaines mais il y a un moment donné il faut prendre le taureau par les cornes, essayer de changer les choses et surtout de se sentir mieux. Alors pourquoi je voulais parler du besoin de contrôle aujourd'hui ? Tout simplement parce que c'est quelque chose qui épuise. c'est quelque chose qui fatigue, c'est quelque chose qui aussi empêche d'avancer et crée des blocages à tous les niveaux. Donc il me semblait important de prendre le temps de parler de ça aujourd'hui. Alors déjà, le besoin de contrôle, c'est quoi ? C'est cette envie de tout vérifier, de tout anticiper, de tout décider soi-même, et surtout, surtout, de tout gérer seul, parce que sinon, ça sera mal fait. Voilà, c'est ça. Si je ne le fais pas, ce ne sera pas fait comme je veux. Si je ne le fais pas, ça ne va pas être le valeur que je veux. Si je ne le fais pas, ça ne va pas être fait du tout. C'est ce genre de choses. Alors que si tu ne le fais pas, ça peut être fait. C'est juste que c'est toi qui crois que ça ne sera pas fait, mais ça sera forcément fait à un moment donné ou à un autre. Et donc, ce besoin de contrôle crée aussi une grosse charge mentale. C'est aussi celle qu'il faut savoir. Donc, ça peut mener aussi au burnout. Ça mène à l'épuisement. Et ça mène aussi, du coup, à des petits, on va dire, des problèmes de communication dans le couple, dans la famille, dans l'entreprise, etc. Alors, ce n'est pas un défaut. Ce n'est pas... quelque chose de propre au comportement, c'est une réaction de survie. C'est ça qu'il faut comprendre, c'est vraiment une réaction de survie du mental, et ça, il faut bien l'intégrer. Voilà. Alors déjà, c'est quoi les origines du besoin de contrôle ? Alors, la première chose, je dirais, c'est la charge mentale. Il y a tellement de trucs que tu gères qu'en fait, tu as peur de lâcher prise. Tu as l'impression que si tu lâches quelque chose, ça va être le chaos. Et donc, comme tu as peur du chaos, tu te mets une pression monstre. pour tout faire toute seule et pour que tout soit fait en temps et en heure comme toi tu as envie que ce soit fait. Ça, ça met une charge mentale folle et en fait c'est un peu le serpent qui se mord la queue parce que le besoin de contrôle entraîne la charge mentale et la charge mentale entraîne le besoin de contrôle. Voilà, donc il y a vraiment une spirale qui est là-dedans, qui est très nocive et qu'il faut réussir à casser. La deuxième chose, c'est l'hyperfectionnisme. Tu veux bien faire, donc tu fais tout. De la même manière, tu te dis, si ce n'est pas moi qui fais, ce ne sera pas fait comme j'ai envie, ce ne sera pas fait comme j'estime que ça doit être bien fait, donc tu vas le faire toi-même. pour que ton perfectionnisme soit satisfait. La troisième chose, c'est le manque de confiance dans l'autre. Alors pas forcément le manque de confiance dans la personne, qui peut être ton couple, qui peut être tes enfants, ou qui peut être une employée, ou une assistante, ou quelqu'un avec qui tu travailles, une freelance, pardon. Mais le manque de confiance dans le fait qu'elle ne fasse pas les choses comme toi, tu as envie que ce soit fait. Il y a en fait, je dirais, une fausse croyance, et une croyance qu'il faut se sortir de la tête, parce qu'en fait, on a tous une manière de faire les choses. Alors bien sûr, il y a des personnes qui vont faire les choses vite, qui vont mal les faire. Bon, ça, les incompétents, il y en a dans tous les... ça peut être... Voilà, l'incompétence, c'est humain. On peut ne pas avoir des compétences dans tout, mais notamment, c'est important de faire confiance aux gens en se disant, je te laisse faire, même si ce n'est pas fait comme moi, j'aimerais que ce soit fait. Parce que ce n'est pas parce que la méthode n'est pas la tienne que ce ne sera pas forcément bien fait. Et ce qu'il faut regarder, ce n'est pas la méthode de comment c'est fait, mais le résultat. Si tu donnes à ton enfant une tâche, par exemple que tu lui demandes d'essuyer la table, il va peut-être le faire de façon un peu aléatoire, il va peut-être devoir rincer plusieurs fois son éponge, aller laver plusieurs fois sa main ou le plateau dans lequel il mettra les miettes, mais s'il y met du sien, la table sera nettoyée au bout du compte, voilà. Même si toi tu aurais été plus rapide, ta technique aurait été on va dire plus orchestrée et plus carrée, mais le résultat est que la table est nettoyée et si une personne rentre dans la maison ... elle ne sera pas forcément si c'est toi ou si c'est ton enfant qui a nettoyé la table. Donc c'est ça aussi le manque de confiance dans l'autre et la chose qu'il faut casser. Quand tu manques de confiance dans la capacité de la personne à faire les choses comme toi, tu as envie qu'elles soient faites, c'est te dire, cette tâche doit être faite, mais pas forcément à ma manière. L'important c'est qu'elle soit bien faite et que la finalité soit ce qu'elle doit être. La table doit être nettoyée, le linge doit être étendu, ma comptabilité doit être faite, peu importe la manière. les calculs, la technique qui est employée, le but, c'est qu'à la fin, ce soit correct. C'est tout. Et c'est ça qu'il faut te dire, en fait. Parce que forcément, on a tous et toutes une façon de faire les choses, une façon de fonctionner, et en fait, c'est en ça qu'il faut faire confiance. La quatrième chose, et pas des moindres, c'est le manque de confiance en toi. Si je ne le fais pas, je vais avoir des reproches. Si je ne le fais pas, on me dira, « Ah, regarde, tu ne l'as pas fait. » On va me montrer du doigt. On va me dire que je suis une incompétente. On va me dire que j'ai... Voilà, je ne fais rien de ma journée, que je suis nul, etc. Voilà, la peur d'avoir, le manque de confiance en toi entraîne la peur d'avoir quelqu'un en face de toi qui va te dire que tu ne fais rien, etc. Ça, ça arrive souvent dans les familles, pas beaucoup au travail, surtout si tu es... Enfin, ça peut arriver au travail, mais si c'est toi la chef ou si c'est ton travail à toi, ça ne va pas arriver puisque c'est toi qui commandes, mais ça arrive souvent dans les familles un peu dysfonctionnelles avec des maris un peu... Voilà. Des comportements qui débordent un peu et qui vont... Si tu leur demandes de passer le balai, ils vont te dire, ah, mais toi, tu ne fais jamais rien alors que tu as passé ta journée à faire du ménage, mais il ne va pas le voir, il va voir juste le petit truc que tu ne fais pas. Ça peut altérer ta confiance en toi. Et avoir ce peur-là, du coup, tu vas te mettre une pression monstre en voulant absolument contrôler le ménage pour que tout soit carré. Mais du coup, là, on n'est plus dans un perfectionnisme personnel. On n'est plus dans une charge mentale personnelle. On est surtout dans une charge mentale d'un perfectionnisme pour ne pas recevoir de brimades de l'autre. Et là, c'est un vrai problème. Tout est un vrai problème, mais ça, c'est un vrai problème parce que du coup, tu es dépendant d'une autre personne face à ce besoin de contrôle. Tu contrôles pas parce que t'as envie, pas parce que t'as... besoin mais tu contrôles parce que voilà ce qui arrive en face est complètement dévastateur pour toi. Le dernier truc à retenir concernant les origines du besoin de contrôle et c'est très très important et je pense qu'on peut englober la charge mentale, le perfectionnisme, le manque de confiance dans l'autre et le manque de confiance en soi là dedans c'est les traumatismes à cacher. Le besoin de contrôle fait que tu es constamment en action tu trouves toujours un truc à faire et en fait tu es constamment en train de faire le ménage, en train de jouer avec tes enfants, de lire, de bref, tu ne te poses jamais, jamais, jamais. Parce qu'en fait se poser et lâcher prise, qui est le contraire du besoin de contrôle, ça veut dire se retrouver face avec toi-même. Et quand on se retrouve face avec toi-même, bah du coup ton cerveau se met en marche d'une autre manière. Et souvent quand on lâche prise, le cerveau se met un peu en mode introspection. Le problème, enfin le problème qui n'en est pas un, mais le problème pour les personnes qui ont des traumas, c'est que ça fait ressortir tout ça. Tu te poses, tu vas penser à tes problèmes de couple, tu vas penser à tes problèmes de famille, tu vas penser à ton enfance difficile, tu vas penser en fait à tous ces traumatismes qui soient passés ou actuels et tout va remonter. Et pour certaines personnes, notamment les personnes qui ont un besoin de contrôle, laisser ces souvenirs remonter, c'est très difficile parce qu'elles ont du mal à les gérer, parce que c'est pas réglé, parce que ça ronge l'intérieur et que ça rend triste, ça peut amener des dépressions, bref, ça peut engendrer tout un tas de choses et souvent... Pour cacher ces traumas-là, pour cacher ces difficultés personnelles, on se met dans un besoin de contrôle, d'être tout le temps dans l'action et de contrôler chaque chose au millimètre, que ce soit ta journée, tes heures, etc. pour justement cacher ce fait que tu ne contrôles pas ce que tu ressens et que tu ne contrôles pas ce qui t'est arrivé ou ce qui t'arrive. Et donc, c'est un peu une espèce de voile qu'on se met. Le besoin de contrôle, c'est vraiment ce truc qui fait tenir la barre. Si tu lâches la barre, après ça dérive et c'est la catastrophe. Le besoin de contrôle ne te protège pas. En fait, c'est pas comme j'ai dit tout à l'heure, c'est un voile. C'est pas une protection. C'est un voile que tu te mets parce que tu as l'impression que tu vas dériver si tu lâches la barre. Tu sens que la difficulté que tu as à affronter, elle est trop difficile. Mais le problème, c'est que le besoin de contrôle, il t'épuise. Et il t'empêche aussi d'avancer. Parce qu'en se mettant ce voile, en se créant cet échappatoire, tu te retrouves en fait à nier tes difficultés. et tu ne travailles pas dessus. Et du coup, ça a des conséquences. La première, t'es fatigué. Tu peux tomber en burnout, tu peux tomber en dépression, tu peux devenir irritable, parce que forcément, quand tu es fatigué et que tu fais tout, tout, tout, ça devient l'irritabilité. Tu peux t'en prendre à ta famille, à tes enfants, mais c'est toujours moi qui fais tout ici, j'en ai marre, etc. Donc ça crée aussi des problèmes de communication avec la famille, ça crée aussi des problèmes de relation avec la famille, parce qu'avoir quelqu'un qui râle tout le temps, c'est pas très agréable et c'est... Voilà, ça peut créer des disputes, ça peut créer aussi de la frustration. Pourquoi personne ne m'aide ? C'est toujours moi qui fais tout. Le problème de cette phrase, c'est que bien souvent, alors bien sûr, ça peut arriver que les personnes à côté n'aient pas, n'aient pas envie d'aider, ne proposent pas d'aider, mais bien souvent, que ce soit les enfants ou même beaucoup de maris, proposent d'aider. Est-ce que tu as besoin d'aide ? Arrête. Ou même, même s'ils ne proposent pas d'aider, ils vont te dire, pose-toi, calme-toi, repose-toi, arrête d'en faire trop, tu en fais trop. Et nous on fait quoi ? Non j'ai pas besoin d'aide, non j'ai pas besoin de me reposer. il y a la frustration qui arrive. Mais pourquoi personne ne m'aide ? Mais de toute façon, j'ai le droit de me reposer, etc. Alors qu'en fait, c'est toi qui interdis les gens de t'aider et c'est toi qui t'empêches de te reposer. Ça crée une frustration que tu rejettes sur les autres. Mais au final, quand tu rejettes les autres constamment dans le besoin d'aide, ils finissent par ne plus demander. Pareil pour le travail. Si tu ne prends pas de nouvel employé, si tu veux tout faire toute seule, si tu ne prends pas d'assistante virtuelle, de community manager, peu importe, de comptable, peu importe la personne qui pourrait t'aider, comment tu vas faire pour avancer et faire grandir son entreprise. Parce que plus ton entreprise avance, plus tu as de tâches à faire. Mais tu ne peux pas gérer tes rendez-vous, plus tes tâches administratives, plus la gestion de tes mails, plus la gestion de tes rendez-vous, plus essayer de créer de nouvelles offres ou de former sur d'autres choses, etc. pour préciser ton travail et être de plus en plus productif ou du moins suivre la cadence et les changements qui peuvent arriver dans ce travail. Donc c'est pareil, tu arrives sur un blocage et du coup ton travail n'avance plus, tu te sens débordé. C'est la même chose. Alors comment est-ce qu'on peut déléguer sans paniquer et sans se dire le bateau va chavirer, j'ai lâché la barre et là il n'y a plus rien qui va. La première chose c'est de se dire, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, que ce n'est pas parce que ce n'est pas fait à ta façon que ce sera forcément mal fait. Première chose. Je ne vais pas m'attarder vraiment sur le côté business, etc. Parce que voilà, c'est clair, c'est net. Si tu ne délègue pas, ton entreprise va finir par baisser. Ton entreprise va stagner parce que tu ne prendras pas les personnes qui seront là pour t'aider. Et du coup, tu resteras à un certain niveau. Parce que forcément, quand une entreprise grandit, forcément, les gens autour grandissent. On embauche des employés, on embauche des freelancers, on travaille avec des personnes autour. Donc ça, c'est carré, c'est clair et net. Maintenant, juste un petit point. Qu'est-ce qui fait que tu n'as pas envie de déléguer en tant qu'entrepreneur ? Par exemple. Parce qu'en fait, déléguer en tant qu'entrepreneur ne veut pas dire que tu vas perdre la main sur ce que la personne fait. Il y a mille et une façons de garder la main sur ce que la personne fait. Faire un check toutes les semaines, par téléphone, par visio, avoir un tableau notion ou quelque chose avec les tâches qui sont check, etc. Tu as toujours tes codes, tu as toujours tes accès, donc tu peux vérifier que les choses sont faites ou pas. Le truc de déléguer, ça ne veut pas dire que tu délègues une partie de ton entreprise. Ça ne veut pas dire que tu donnes la main, bien sûr, à quelqu'un sur la gestion d'une partie de ton entreprise. Mais ça ne veut pas dire que tu n'as plus l'entière main dessus. Tu vois, la personne est en fait le prolongement de ta main à toi. Elle fait ce que tu as envie qu'il soit fait. Elle peut le faire à sa façon, mais c'est pareil comme pour les mamans. Le but, c'est la finalité. Ce n'est pas la manière dont c'est fait. Donc ça, c'est pareil. Il faut réfléchir à pourquoi tu ne veux pas déléguer. Est-ce que ton entreprise reste à cette limite-là ? C'est très bien. Tu veux travailler toute seule, donc tu ne cherches pas à grandir, mais à prospérer plutôt. Ou est-ce que tu as envie de grandir et de prospérer ? Et donc là, il faut travailler sur le fait de comprendre que ... La personne qui est avec toi n'est pas là pour te prendre ton entreprise, mais pour être le prolongement de toi-même sur ton entreprise. Voilà, donc je vais repasser au côté foyer et maman. Alors, comment est-ce qu'on délègue sans paniquer ? La première chose, comme je vous ai dit, c'est de comprendre qu'une chose peut être très bien faite sans être faite à ta propre façon. Il faut travailler là-dessus. La deuxième chose, c'est de commencer par les petites tâches. Sortir la poubelle, ranger les jouets, nettoyer la table, passer la balayette sous la table du goûter, etc. préparer son goûter, préparer son bol pour le petit déjeuner. Essayer de commencer par des petites tâches. Et là je parle tâches pour les enfants mais il y a tout à fait moyen de demander de plus grosses tâches aux maris ou aux enfants qui sont plus grands, ça c'est pas un problème. Accepter donc comme je disais que ça sera fait différemment. Ce sera pas moins bien fait, ce sera pas pas fait, ce sera juste fait autrement, d'accord ? Donc il faut l'accepter ça. Accepter que ce n'est pas ta façon de faire mais c'est une personne à part entière à qui tu demandes de le faire. Et elle va le faire à sa façon. La troisième chose, c'est se taire. Ne pas faire de commentaires. T'aurais pas dû faire comme ça. Mais non, c'est pas comme ça qu'on fait, c'est comme ça, regarde-moi comment je fais, etc. On ne contrôle pas derrière. On ne fait pas de micro-management. Genre, t'es là en train de checker, là, fais comme ci, fais comme ça, et ici, et là. Non, je t'ai demandé de faire ça, je te laisse le faire et je te fais confiance. Les petits commentaires, il n'y a rien de pire pour briser la confiance de quelqu'un qui va te jeter, par exemple, l'éponge à la fuite. Je garde l'exemple de la table à nettoyer. qui va te jeter l'éponge à la figure et dire « Fais-le toute seule. Laisse tomber, moi je t'ai de plus, c'est bon. J'en ai marre. » Voilà. C'est le meilleur moyen. Donc, on ne fait pas de commentaires. Il faut savoir aussi un truc, en tête un truc, c'est que tu n'es pas la femme de ménage du foyer. D'accord ? Il y a d'autres personnes qui vivent avec toi. Et c'est important de les faire participer pour leur faire comprendre qu'ils ne sont pas le seul. Qu'ils ne sont pas, comment dire, qu'ils ne sont pas là juste pour dormir et mettre les pieds sur la table. Que les tâches ménagères font partie entièrement de la vie, la vie tout court. T'es tout seul, t'es pas tout seul, t'es dehors, pas dehors. L'hygiène, c'est quelque chose de logique à faire. Et donc ça n'incombe pas que à la femme ou que à l'adulte du foyer, si c'est une femme ou un homme qui est tout seul. C'est pas comme ça que ça se passe. Ça n'incombe pas non plus que aux enfants, parce qu'il y a des parents qui font tout faire par leurs enfants. Ça incombe à toutes les personnes du foyer. Alors après, bien sûr, il y a des modes de fonctionnement qui vont diverger. Quitte à la maison toute la journée et que tes enfants sont à l'école, ton mari travaille forcément, tu vas en faire plus qu'eux. C'est pas ça la question. La question, c'est que quand tout le monde est là, Tout le monde doit participer et c'est normal. et ensuite te rappeler pourquoi tu délègues. Qu'est-ce que ça va t'apporter de déléguer ? Déléguer, que ce soit dans le travail ou dans la vie de famille, ça va te permettre de respirer, de te poser, d'arrêter de t'épuiser et de faire des choses qui te plaisent, de te détendre. Parce que toi aussi, tu auras de te détendre. Et c'est ça, en fait, qui est important. Il faut apprendre à lâcher prise. Alors, bien sûr, c'est pas facile. Surtout quand je parle, j'ai parlé avant des traumatismes, etc. Donc, ça va pas se régler juste en acceptant que ça soit fait différemment. juste en se taire pour ne pas faire de commentaires quand les autres font à ta place, juste en se rappelant pourquoi tu t'y délègue. Ça ne va pas se faire comme ça. Ce que je te conseille, c'est que si tu sais que tu as un besoin de contrôle ou si tu remarques en te posant que tu as un besoin de contrôle parce que justement tu as des traumas, tu as des... des choses à cacher, c'est ça qu'il faut travailler. En fait, on en revient toujours à la même chose, c'est que que ce soit dans le lâcher prise, que ce soit dans le besoin de contrôle, que ce soit dans les relations qu'on a avec ses enfants ou avec son mari, etc. Il y a toujours une part de passé et d'histoire qui revient. Le problème, c'est que quand tu as des traumatismes, quand tu as eu des difficultés, tu as des choses qui t'ont marqué, ça peut empêcher d'avancer et en fait, il faut arriver à les affronter parce que tu ne peux pas passer à l'étape suivante tant que tu n'as pas réglé ce problème. Alors certes, c'est pas facile, certes, ça peut être douloureux, mais en fait c'est... obligatoire. J'allais dire nécessaire, mais c'est même pas juste nécessaire, c'est obligatoire, c'est un passage obligé. Régler ses traumas, c'est un passage obligé. Que ce soit pour arriver à lâcher prise, que ce soit pour cesser ce besoin de contrôle, c'est quelque chose d'indispensable. Donc il faut bien savoir que déléguer, ce n'est pas perdre le contrôle sur ta vie, sur ton foyer, sur ton travail, absolument pas. Déléguer, c'est juste profiter, profiter des moments que tu t'es libéré pour prendre soin de toi, pour faire des choses que tu aimes, pour respirer. Et stopper un peu ce cycle fou. Tu peux garder un certain besoin de contrôle. Ce n'est pas un problème. Mais il faut arriver à le juger. Il faut arriver à le maîtriser. Et surtout, surtout, surtout, il ne faut pas le laisser gérer ton quotidien. Ce n'est pas le besoin de contrôle qui gère ton quotidien. C'est toi qui te gères. Tu peux continuer à faire des plannings. Tu peux continuer à faire tout ton ménage si tu as envie de faire le ménage toute seule. Ou si c'est toi qui fais le ménage, c'est comme ça que c'est prévu dans votre famille. La question, c'est de se dire, par exemple. Si c'est prévu que ce soit toi qui fasses du ménage dans la famille, pas de souci. Mais si lundi j'ai fait du ménage, mardi j'ai fait du ménage, mercredi j'ai fait du ménage, et que mercredi jeudi je suis fatiguée, je sais que mon besoin de contrôle ne m'empêchera pas de me reposer jeudi. C'est ça aussi, d'accord ? C'est ça qu'il faut prendre en compte, c'est ça qu'il faut comprendre. Tu peux contrôler les choses d'une certaine manière, mais il faut arriver à lâcher prise. Il faut pouvoir lâcher prise, il faut pouvoir dire stop, là je suis fatiguée, là j'ai pas envie. Et j'ai le droit en fait. Voilà, tout simplement. je sais que cet épisode est quelque chose qui va toucher beaucoup de femmes parce que j'ai peu de femmes de mon entourage qui m'ont dit qu'elles n'avaient pas un besoin de contrôle de manière générale quasiment toutes les femmes en ont un toutes les raisons peuvent être diverses et variées comme je vous ai dit il faut vraiment essayer de trouver cette cause il y a les origines, ça peut être la charge mentale, le perfectionnisme le manque de confiance en toi, le manque de confiance dans les autres, les traumatismes je sais qu'il y a aussi certaines personnes qui ont des différences comme par exemple le les TSA ou des TDAH, etc. Et que ces différences-là peuvent créer du coup aussi des... effectivement des besoins de contrôle et un besoin d'être constamment dans cette spirale. Mais c'est pas seulement avec mes conseils que vous allez arriver à venir à bout de tout ça. Mes conseils sont là pour vous donner un point de départ, je dirais, pour... vous réveiller un peu sur tout ça et vous faire prendre conscience qu'il faut prendre le taureau par les cornes mais bien souvent, forcément on est dans une génération où tout va vite où il y a beaucoup de traumas non-dits etc et il faut aussi travailler sur ça, ce n'est pas de mon ressort mais voilà, il faut arriver à faire le point là-dessus et affronter ça et à se dire bon voilà j'ai un besoin de contrôle j'ai des traumas, j'ai envie d'avancer je vais essayer d'avancer et pour ça il faut passer par des étapes pas très agréables mais en tout cas il faut le faire pour avancer voilà J'espère que cette épicette vous a plu, j'espère qu'il vous a été utile et je vous dis à bientôt. Salam alaikum.