- Véronique
Introspection Définition du Larousse Observation méthodique par le sujet lui-même de ses états de conscience et de sa vie intérieure Explorer le monde de l'épanouissement personnel et professionnel avec mon tout nouveau podcast Parlons introspection Je suis Véronique Milome, coach numérologue passionné Avec ce podcast, des cas pratiques, des témoignages Des conseils et des points de vue personnels seront distillés au fil des épisodes. Rejoignez-moi pour une expérience de podcast unique comme vous, et je l'espère inoubliable. C'est parti ! Je vous avais promis des entretiens. Et le premier que j'ai le plaisir de vous présenter aujourd'hui sera une rencontre avec une entrepreneuse qui est aventurière de la vie. Alors, mon invitée a postulé suite à mon poste que j'avais fait sur LinkedIn pour participer justement à Parlons Introspection et surtout partager ce qu'elle vit au quotidien. Et vous allez le voir, c'est vraiment passionnant, car nous allons voyager avec mon invité du jour. Nous allons parler désert, nous allons parler retraite, spirituelle. On va parler retraite, avec les différentes exceptions de ce mot. Nous allons parler challenge, trekking, marche et bien sûr introspection. Je vous laisse découvrir mon invité. Tout de suite. Bienvenue à tous et à toutes dans ce nouvel épisode de Parlons Introspection. Comme vous le savez peut-être, mon intention est de vous donner toujours plus d'inspiration au travers de concepts, de livres ou d'expériences. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir une entrepreneuse passionnée, plus précisément une aventurière de la vie, pour discuter du sujet de l'introspection. Nous allons explorer son... parcours, ses motivations et comment l'introspection l'a aidé à réussir sa vie. J'ai le plaisir de recevoir Christine Boukari-Dutray. Bonjour Christine, bienvenue sur le podcast.
- Christine
Bonjour Véronique.
- Véronique
Comment vas-tu aujourd'hui ?
- Christine
Bien, écoute, on est bien installé pour ce petit entretien, parfait.
- Véronique
Et les choses sont bien faites puisque grâce à la technique, on peut se parler à distance puisque tu es au Maroc aujourd'hui.
- Christine
Oui, je suis à Rabat. Aujourd'hui encore, oui.
- Véronique
D'accord. Alors, pour commencer, est-ce que tu peux te présenter en quelques mots, s'il te plaît ?
- Christine
Oui, alors je suis une entrepreneuse. Depuis 16 ans, j'ai créé une entreprise d'informatique avec mon mari. Il y a déjà une bonne quinzaine d'années. Puis, j'ai créé encore d'autres entreprises, dont la dernière avec mon fils, pour l'aider justement à prendre son envol dans l'entreprenariat. Mais comme j'aime dire, ma zone de génie, en fait, c'est mon entreprise, Aventurières de la vie, qui organise des treks coaching au Maroc.
- Véronique
C'est tout un programme. Et au moment où le podcast sera diffusé, nous serons en fin d'année. Et je trouve que de faire ce podcast comme ça, ça va nous aider à nous évader grâce à toi.
- Christine
Oui, merci.
- Véronique
Alors, écoute, on va commencer par ce que tu as mentionné, aventurière de la vie. Pourquoi cette appellation ? Raconte-nous.
- Christine
Cette appellation, en fait, elle est venue un peu toute seule. J'ai écrit plusieurs livres. En fait, c'était surtout des récits de rallye, puisque j'ai fait quatre rallyes rose des sables, deux en voiture et deux en quad. Et j'aimais à chaque fin de rallye raconter. Donc, j'ai écrit des livres. où je racontais surtout mes rallies. Et dans le troisième livre, j'ai fait des études de coaching juste l'année d'avant et j'ai, pour la première fois, évoqué ce mot, aventurière de la vie. Et c'est quelque chose que j'ai gardé. Maintenant, j'ai créé deux entreprises aventurières de la vie, un podcast, un jeu de cartes. J'ai créé plein de choses. Et pourquoi aventurière de la vie ? Parce que...... La vie est une aventure et qu'il faut la vivre avec le maximum de bonheur.
- Véronique
J'adore, j'adore. Ce qui m'a incité à t'accueillir aujourd'hui, c'est qu'au travers de tes treks, je trouve que c'était une porte d'entrée très intéressante sur l'introspection. et le retour à soi au travers du trekking. J'aimerais savoir comment tu t'es lancée ce premier défi, comment tu es arrivée au trekking dans le désert ? En fait,
- Christine
avant de faire des treks au Maroc, j'ai fait des rallies. Puis un jour, j'ai vu qu'il y avait un trek en 2018 qui n'avait qu'un seul au Maroc qui se faisait. C'était assez restreint à l'époque. Et j'ai fait ce trek-là et j'ai vraiment aimé voir le désert à pied. C'était en mars. Il y avait des petites fleurs au milieu des dunes, au milieu du sable. J'ai trouvé ça merveilleux. Puis quand tu prends le temps de marcher, contrairement à la voiture, tu as le temps, en fait. Tu as le temps de découvrir les paysages. Le désert, ce n'est pas que du sable. Le désert, ce n'est pas que des cailloux. Le désert, c'est varié. Il y a des montagnes, il y a des rivières, il y a des ouèdes, il y a des plateaux de terre, des plateaux de pierres. Il y a des paysages vraiment... différents. Et de marcher comme ça, c'est un trek assez dur. On marchait quand même 10 heures par jour. C'était énorme. Ce premier trek, il y avait un vrai dépassement de soi. Il y avait un classement, donc on essayait de faire notre maximum. Surtout, j'avais aimé, en fait, c'était ça, voir le désert à pied, m'émerveiller de ces petites fleurs, en fait.
- Véronique
Et la particularité de ce premier rallye, c'était ce que tu es content de préparer. Cette émission, tu m'as dit que ce n'était pas forcément la vitesse qui était le critère premier.
- Christine
Oui, les rallies que j'ai faites avant d'organiser mes propres rallies, mes propres treks, les rallies et les treks féminins ne sont pas des rallies de vitesse. On ne fait pas le marathon des sables, on ne fait pas le Paris-Dakar, ce sont des treks d'orientation. Le premier rallye qui a été créé, c'était le rallye Aïchel et Gazelle. Il a... plus de 30 ans déjà. Sa créatrice, Dominique Serra, était une pionnière parce que créer un événement automobile que pour les femmes à l'époque c'était vraiment une pionnière. Voilà maintenant ça a changé, maintenant il y a plus de possibilités d'aller faire des expériences en automobile à pied dans plusieurs pays. Mais à l'époque, il y a 30 ans, c'était quelque chose de révolutionnaire. Et elle a créé un track, un rallye à l'orientation. Et tous les tracks et tous les rallies féminins que je connaisse, il n'y a pas de critère de vitesse. Maintenant, dans les tracks que je crée, moi, depuis 18 mois, ce sont des tracks où il n'y a même pas de classement, en fait. On fait ces tracks-là pour venir prendre soin de soi, pour venir faire une parenthèse dans sa... Dans sa vie chargée, on ne recherche pas du tout le classement, la vitesse. On est là pour se faire du bien, pour découvrir les paysages du Maroc. J'y ajoute aussi des activités comme le yoga et le développement personnel, avec trois types de yoga, le yoga du rire, le yoga nidra et le yoga kundalini. Et le soir, du partage sur un thème. Par exemple, le prochain trek, ça sera la reconnexion.
- Véronique
La reconnexion.
- Christine
Exactement. On est là, on est dans l'astrospection. Oui. On t'aime là. On t'aime tout de suite.
- Véronique
Mais oui. Et justement, moi, ce que j'aimerais bien que tu partages avec nous, avec toute cette expérience de tous ces treks auxquels tu as déjà participé, qu'est-ce que ça t'a apporté ? Qu'est-ce que toi, tu en retires de ces expériences ?
- Christine
Lorsque j'ai fait le rallye en quad en 2018, j'ai choisi de faire le rallye en quad sur le rallye Rose des Sables, si tu es un équipage où tu es toute seule. Donc tu es toute seule à faire l'orientation, toute seule à conduire ta machine, et tu dois prendre des décisions toute seule pour faire les 1000 kilomètres du rallye. Donc c'était une envie de partir pour un vrai dépassement de soi. Vraiment, en étant seule, c'était vraiment une connexion à moi pour me montrer que je suis capable de le faire. Et en fait, tu as une vraie confiance en toi. Quand tu termines et quand tu gagnes, ça te permet d'avoir une belle estime de toi aussi.
- Véronique
Je m'imagine.
- Christine
En fait, c'était vraiment... Je me suis dit que je le fais pour moi et je le fais pour me prouver que je suis capable de le faire. Voilà, c'était un petit peu ça l'objectif à cette époque-là. Maintenant le désert, quand tu marches dans le désert en petit groupe, il y a des moments où tu discutes avec d'autres personnes, il y a des moments où tu marches toute seule, il y a des moments où le soleil brille et tout va bien, il y a des moments où tu as la tempête de sable, où tu vas marcher trois heures face au vent et là tu as l'impression d'être comme dans une tempête de neige, c'est un petit peu éprouvant. Et là ça vient te chercher. Il y en a certaines, au partage, en octobre, on a eu une tempête de sable. Elle se disait, oui, j'ai eu peur. Bon, après, on n'était pas toutes seules. Il y avait le guide, il y avait un chameau, il y avait un chameulier. Donc, on était bien encadrés. De toute façon, moi, je craignais rien pour cette équipe. Voilà, elle s'est dit, qu'est-ce que je fais là ? Ça l'a marqué, ça l'a travaillé. Puis, marcher, ça permet aussi de... Tu marches, c'est un petit peu en... en état de méditatif aussi. Donc, ça vient te chercher. Cette personne, quand elle témoignait, elle nous racontait des épisodes intimes. Ça venait la chercher.
- Véronique
Et puis, j'imagine que d'être, de se retrouver comme ça dans un environnement complètement inconnu, tu n'as plus de repères.
- Christine
Oui, tu n'as plus de repères. Et puis, c'est à perte de vue. Donc, tu as un espace immense. Ce n'est pas comme en ville où tu as le repère qui est bloqué par les bâtiments. Là, tu as un repère immense et il y a peu de vie, même si tu trouves quelques plantes, si tu trouves quelques nomades, quelques animaux, ça reste quand même aride, ça reste quand même assez étrange en fait.
- Véronique
Je n'ai jamais vécu cette expérience-là, donc c'est vraiment très intriguant pour moi, mis à part une journée que j'avais passée comme ça et justement, rien que cette sensation du sable, parce qu'il y avait eu du vent le jour où j'y étais allée, Toutes ces sensations-là, c'est vraiment un autre univers.
- Christine
Oui, c'est complètement un autre univers, surtout quand tu pars cinq jours. Ça veut dire que l'équipe de la caravane de Ausha, ils ont fait des courses pour cinq jours, mais il n'y a pas de supermarché, ni possibilité de racheter en cours de route. Ça veut dire qu'on va avoir une autonomie de cinq jours pour une douzaine de personnes. Donc, les participantes et puis les chameleiers, le cuisinier, le guide, pour avoir une autonomie quand même de cinq jours, tu ne vas pas recharger ton téléphone. Tu peux l'éteindre. D'ailleurs, tu n'en as pas vraiment besoin. Mais si tu veux faire quelques photos, tu n'auras pas de prise électrique le soir pour recharger. Tu n'auras pas de lumière dans ta tente. Déjà, tu vas dormir sous la tente. Après, pour te laver, la lingette ou bien avec un gant, un seau. Voilà. Donc, tu reviens à une vie plus simple. Alors, ça fait un peu peur au départ de dire je vais lâcher ma salle de bain, je vais lâcher ma prise électrique, je vais lâcher mon lit. Mais en fait, dans un groupe bienveillant, tout le monde est parti pour la même chose. Cela se passe bien. Puis quand tu as une douche après, une prise électrique, tu dis oui, je sais maintenant ce que ça représente. J'avais un peu oublié et maintenant je sais.
- Véronique
Oui, justement, ce que tu disais quand on a préparé cet entretien aussi, ce que j'ai noté, c'est que ton intention justement en organisant ces tracks, c'était aussi de faire sortir les femmes de leur quotidien et de leur faire vivre une expérience de marche pour se reconnecter à elles-mêmes.
- Christine
Oui, complètement. Par exemple, j'ai rencontré une future aventurière qui part en février. Comme elle habitait à côté de chez moi, du coup, je lui ai dit, on prend un café, après tu t'inscris. Puis elle avait passé une période assez compliquée, donc elle avait vraiment besoin de faire un break, de prendre du temps pour elle, puis de partir avec d'autres femmes pour partager du temps entre femmes. Mais elle avait vraiment besoin de s'offrir un break. Et c'est souvent effectivement ce qui revient dans ce que les personnes recherchent. celles qui viennent sur le trek aventurier de la vie, elles recherchent un petit cocon, un espace sécurisé, une expérience différente et pour les extraire de leur quotidien le temps d'une semaine pour marcher. Alors on marche pas forcément beaucoup beaucoup, le prochain trek on va marcher 5 heures, ça va nous laisser le temps de faire du yoga, le temps de faire du partage. Et justement, c'est ce que ces femmes recherchent. C'est des espaces aussi de connexion à soi, avec l'aide du groupe, avec la bienveillance du groupe. Et puis moi, j'utilise quelques outils aussi pour permettre au groupe de réfléchir et de partager ce sujet-là.
- Véronique
Donc, en fait, si je comprends bien, tu utilises tes outils de coach dans ces expériences-là aussi ?
- Christine
Oui, c'est ça. Chaque soir, on a un petit exercice. C'est plus un... ça finit surtout par un temps de partage, mais je propose un petit livret d'exercices et puis on partage ensuite sur le sujet, en fait.
- Véronique
Ce que tu avais mentionné aussi, c'était justement cette question qu'on te posait assez régulièrement sur le fait que ce soit des groupes de femmes. Toi, tu disais aussi que ces expériences-là t'avaient apporté beaucoup en termes de partage entre femmes, justement. Est-ce que tu peux nous en parler ?
- Christine
Qu'il y a sur ces petits groupes ? une sororité en fait. On a toutes les mêmes problématiques. On a eu des enfants qu'on n'a pas eu d'enfants, mais on a toutes les mêmes problématiques, les changements avec l'âge. Et ça permet de partager entre femmes. Et je pense que s'il y avait des hommes, on n'aurait pas partagé de la même façon. C'est vraiment un besoin que les femmes qui viennent sur ces treks ont. de partager entre femmes. C'est un petit peu comme, pas dans nos civilisations européennes, mais dans certaines... Quand je vois les femmes au bord des rivières au Maroc, je leur dis oui, elles n'ont pas de machine à laver, ok, mais elles sont là, elles passent le temps qu'il faut entre elles à s'occuper du linge, et c'est du temps que l'on a besoin, en tout cas moi j'ai besoin, et que les femmes qui viennent avec moi ont besoin de se retrouver entre femmes pour partager. Parce qu'on est dans une civilisation où on n'a pas forcément toujours le temps d'être vraiment soi entre femmes. Des fois, on est obligé de... Quand on travaille, parfois, on est obligé d'être dans l'action. Donc on n'est pas forcément dans notre féminité, dans notre féminin. On est beaucoup dans notre masculin. On n'est pas forcément dans... D'en prendre le temps, le bien-être, c'est des choses, des valeurs qu'on retrouve sur le trek. Et dans notre vie de métro, boulot, dodo, marmot, comme j'aimais le dire, t'as pas le temps, beaucoup de temps. Moi je me souviens quand j'avais mes enfants qui étaient petits, c'était tu les réveilles, tu les mets à l'école, tu vas au boulot, tu ressors du boulot, tu dépends de la nounou, tu prépares à manger, et puis après le soir t'es crevé, tu vas dormir. C'est... forcément un rythme qui te permet l'introspection, pour revenir à ton sujet, et puis qui permet d'échanger avec d'autres femmes, de partager les petits bobos des enfants, ou plus tard les petits bobos de la ménopause, par exemple.
- Véronique
Oui. Moi, ce que j'aime dans ce que tu partages aussi, c'est que en tout cas, de ce que j'entrevois, ce sont des parenthèses qui permettent aussi de se poser et de se donner le temps, parce que, comme tu dis, on...... En tout cas, en Occident, c'est la course, c'est le mode pilote automatique. Et je trouve que c'est un autre rapport au temps que j'entends dans ce que tu décris, dans le fait, comme tu disais, les femmes qui lavent le linge, bon ben voilà, ça prend le temps que ça doit prendre, mais il n'y a pas de timing en se disant on doit le faire dans tel délai.
- Christine
Oui, mais c'est ce qu'on... Quand on est dans le trek, on est au rythme de la caravane. Donc il y a forcément, on est dans un environnement, donc on a l'environnement, on a levé le coucher de soleil qui rythme la journée, parce que quand il fait nuit, c'est pas pareil que quand il fait jour. Donc il y a aussi la caravane, les chameleurs, qui nous préparent à manger le matin, le midi, le soir. Donc il y a aussi ce temps, quand c'est le temps de manger, c'est pas le moment de faire du yoga. Donc moi j'adapte ma journée au temps de marche, si on a des heures de marche, on marche. Des heures où on mange, puis après des moments où on partage, des moments où on fait du yoga. Donc voilà, c'est toute une alchimie. Ça rythme et puis en même temps, on rentre dans le rythme de la caravane. Moi-même, si j'ai imaginé un timing, après, si on est fatigué et qu'il est 6-7 heures, on ne va pas forcément faire de yoga. On va faire peut-être une séance plus courte où ça va être une séance de relaxation où le temps de partage va être peut-être plus court parce que c'est la tombe et la nuit. On est obligé de s'adapter. Au rythme de la caravane, on redécouvre que les levées de soleil, les couchers de soleil, on redécouvre les étoiles, on redécouvre le rythme, la lune, on redécouvre un peu tout ça. Des choses qu'en ville, finalement, on n'a même pas le temps de... Actuellement, il est 18h, il fait nuit, tu allumes la lumière, tu prends ta voiture. Là-bas, quand il fait nuit, le soir, chercher la petite lampe électrique, mais tu vois, ça commence à être le moment de...
- Véronique
Autour au calme. Moi, j'entends beaucoup le côté cyclique aussi, se reconnecter à ce côté cyclique de la nature, du rythme, qui est un autre rythme qu'on a oublié finalement. à déconnecter.
- Christine
C'est le rythme que nous impose la civilisation, le travail et que du coup, on prend le temps. Même s'il y a des moments dans la journée où le matin, on prend le petit déjeuner, après il faut marcher. On ne peut pas traîner jusqu'à l'hier pour prendre le petit déjeuner parce qu'après, il y a quatre heures de marche. Après, le soleil se lève, on prend le petit déjeuner, il faut une heure, une heure et quart pour se préparer, après on marche, à midi, on s'arrête. Deux heures parce qu'il y a le temps que le cuisinier nous fasse à manger et puis le temps de repartir le soir.
- Véronique
Et moi, la question qui me vient là comme ça quand je t'entends, c'est est-ce que tu remarques une différence ? Est-ce que tu ressens ça avec ton groupe, entre l'énergie qu'il y a quand le groupe arrive, quand tu les accueilles ? Et... ce que tu ressens au départ ? C'est-à-dire, est-ce que tu sens vraiment un changement dans ce fameux rythme ?
- Christine
Elles arrivent, c'est l'excitation, puis on a un vol très tôt le matin, donc on est dans cette contrainte-là. Après, le groupe, il se met au rythme, de toute façon. Dès qu'on est dans le désert, on se met au rythme du désert. Il y a forcément la première journée. où on va vers le désert, donc il y a des temps de trajet. Il y a une nuit à Ouarzazate aussi pour bien dormir avant d'aller dormir sous les tentes pendant cinq jours. Oui, après, les filles s'adaptent. Il y a le groupe qui se forme. C'est quelque chose... Il faut prendre le temps de... Mais le groupe s'est échoué très rapidement, en fait. Et après, ça s'est fait rapidement. Elles étaient venues chercher une déconnexion. Elles ont très vite déconnecté.
- Véronique
Quels sont les retours que les personnes te font en matière de... Justement, tu parlais du dépassement de soi. C'était ta demande au départ, toi, à titre personnel, quand tu t'es lancée dans ton premier rallye. Est-ce qu'il y a des choses similaires qui te sont dites ?
- Christine
Il y en a qui viennent pour dépassement de soi. Il y en a qui viennent beaucoup plus... pour la reconnexion à soi. Moi, sur les rallies que j'ai fait, il y avait quand même un classement. Donc, conduire un quad toute seule, c'est très engageant quand même. Alors que quand tu marches dans un groupe, tu te fais porter par le groupe. Donc, tu as un dépassement de soi, mais il est quand même un peu plus petit. Après, sortir sa zone de confort, de toute façon, dès que tu quittes ton chez-toi et que tu arrives même la première nuit à Ouarzazate, déjà, plus chez toi tu partages ta chambre avec une ou d'autres personnes peut-être elle ronfle peut-être voilà donc forcément ensuite lorsque tu vas sous la tente tu n'as plus le même confort que dans ta chambre voilà donc il y a forcément du du dépassement de soi dans ce sens là où en fait pour moi le dépassement de soi c'est vraiment sortir de sa zone de de routine en fait de ton métro boulot d'eau marmots que tu as dans ta vie de tous les jours tu les as laissés dans leur vie ils vivent leurs semaines sans toi et du coup tu as le temps d'être avec toi et d'être avec les autres membres du groupe en fait que ce soit les autres aventurières ou même avec le guide et les chameleiers ou les nomades que l'on va croiser...
- Véronique
Par rapport à cette décision qu'elles prennent justement de laisser leur famille et de s'accorder du temps pour elles-mêmes, est-ce que ce sont des réticences qui te sont dites au départ pour celles qui existent, par exemple, à venir ? Tu vois, c'est ce côté un peu autorisation que l'on se donne de prendre du temps que pour soi.
- Christine
Oui, souvent. Les hésitations, elles ne viennent pas de ça. Elles viennent, est-ce qu'on va marcher beaucoup ? Est-ce que je ne vais pas freiner le groupe ? C'est plus ça. Est-ce que je vais réussir à dormir sous la tente avec quelqu'un d'autre ? Donc, c'est plus ces réticences-là que de s'autoriser finalement. Quand elles viennent vers moi, elles sont déjà en train de s'autoriser. Mais souvent, les questions, elles hésitent. C'est, on va passer cinq jours sans se laver, comment je vais faire ? C'est un petit peu ça, c'est les conditions. qui sont plus rudes forcément dans le désert, et de vivre en groupe comme ça pendant une semaine avec la plupart partelles ne connaissent pas les autres personnes. Donc, est-ce que je vais bien m'insérer dans le groupe ? Parce qu'elle me dit, voilà, moi je suis comme ci, je suis comme ça, est-ce que je vais bien m'intégrer dans le groupe ? Jusqu'à présent, elles se sont toutes bien intégrées dans le groupe. Parce que je passe aussi, avant qu'elles s'inscrivent, on passe le temps à discuter.
- Véronique
je réponds à leurs questions et puis ça permet de faire un groupe sympa et bien Christine on arrive vers la fin de notre épisode et la question que j'aimerais te poser c'est quelle est la leçon la plus importante que tu as appris sur toi même jusqu'à présent dans ta vie alors c'est tout domaine confondu c'est pas forcément en rapport avec le trekking mais voilà en tant qu'humaine
- Christine
on n'a qu'une vie et si tu attends la retraite, que les enfants soient majeurs et leur maison avec des enfants, etc. pour vivre, ça peut être trop tard. Donc en fait, moi, si j'ai une opportunité, je la saisis. C'est plus ça que je souhaiterais dire, en fait, pour répondre à ta question.
- Véronique
C'est de saisir les opportunités quand elles se présentent. Oui,
- Christine
et puis si tu as un rêve, essaye de le réaliser. Tu vois, moi, j'ai changé plusieurs fois de carrière. Aujourd'hui, j'ai l'opportunité de faire ce qui me plaît. Donc, les conditions sont remplies. Je le fais. Je ne vais pas attendre forcément la retraite pour voyager régulièrement, pour organiser des traites comme je le fais ou pour tout autre. projet que j'ai envie de réaliser. Si tu as un rêve, commence par faire le premier petit pas qui t'emmène vers ce rêve. Si tu as envie de changer de vie professionnelle, va faire un bilan de compétences, va mettre un premier petit pas. Tu rêves d'être pilote d'avion, commence déjà par regarder comment prendre des cours et après peut-être que tu peux prendre des cours le week-end et puis... Être pilote d'avion, peut-être déjà dans ton plaisir avant d'être pilote de ligne. Il y a toujours des petits moyens de réaliser ses rêves. Il ne faut pas attendre forcément que les enfants soient grands, que tu sois à la retraite pour le faire. On ne sait pas dans quel état financier, dans quel état de santé on sera dans 5 ans, dans 10 ans, demain. Déjà, fais le premier petit pas pour aller vers ton rêve. Si tu as envie de créer une entreprise, te renseigner, voir si c'est faisable. Tu peux créer une entreprise en plus de ton salaire s'il faut. Il y a plusieurs possibilités, il n'y a pas qu'une seule possibilité pour arriver à réagir.
- Véronique
Sachant que déjà, des rêves, tu en as accompli pas mal, notamment celui de l'écriture aussi, puisque tu as trois livres à ton actif. J'ai vu ça en quelques informations. Ça peut être un rêve aussi d'écrire un livre et t'en as écrit trois déjà.
- Christine
Oui, ben oui. je vais en écrire d'autres quand ça sera le moment mais si tu as envie d'écrire un livre commence par ouvrir ton word et commencer pourquoi pas tu peux prendre ton écriture tu n'as pas besoin d'écrire parfaitement pour écrire Pour écrire un livre, si tu ne vas pas te publier, tu seras peut-être autopublié. Mais je veux dire qu'il ne faut pas s'arrêter à la première barrière que tu vois. Il faut plutôt aller voir les opportunités dans la vie.
- Véronique
Un très beau message, Christine. Alors, justement, dis-nous, quelle est ton actualité du moment ?
- Christine
Mon actualité du moment ? Demain, je pars faire une retraite au Maroc. Ça va être une première retraite en tant que participante. C'est une retraite... de marche et de méditation. J'ai jamais fait d'événements appelés retraites. J'ai fait des treks, j'ai pas fait des retraites. Et ça va être avec des Marocaines. Donc je pense que je vais peut-être être la seule française, en fait. Ça a lieu à Essaouira, et c'est organisé par deux Marocaines. Il y a une organisatrice qui est la Marocaine qui a monté l'Everest, qui s'appelle Bouchra, qui est quelqu'un de connu, qui fait ça avec une de ses amies qui... qui fait du Reiki et de la méditation. Et donc, pour moi, c'est un challenge aussi. C'est une découverte, voilà. Et puis, mon autre actualité, c'est de travailler sur les treks de 2024. Oui. On fait des treks dans le désert de Zagora. Celui-là, on est sûr de partir puisqu'il y a déjà un minimum d'inscrits. Et puis, je travaille aussi sur celui... qui va avoir lieu dans la Vallée des Roses pour la Fête des Roses fin avril début mai et un autre qui aura lieu en octobre.
- Véronique
Donc, en moyenne, c'est trois treks par an, quoi.
- Christine
Voilà. Pour 2024, ça sera trois treks minimum. On verra si je suis à quatrième, mais pour l'instant, c'est parti pour trois treks.
- Véronique
Ouais, c'est... Bravo ! Mais écoute, est-ce que tu as quelque chose à ajouter avant la fin ? Eh bien,
- Christine
écoute, je te remercie pour ton invitation. Et le sujet de l'introspection, je trouve qu'il est vraiment intéressant. Et c'est vrai que les expériences que j'ai eues dans le désert m'ont permis tout à fait de faire de l'introspection. Marcher, même marcher, je n'ai pas fait le chemin de Compostelle, mais j'ai fait le chemin de Stevenson en France, même marcher trois heures toute seule dans un bois, c'est déjà l'introspection. Tu n'as pas forcément besoin d'aller très loin. C'est à la portée quand même de la majorité des personnes de faire ça.
- Véronique
et d'avoir cette démarche, c'est qu'elle le dit quand tu marches, de vouloir le faire. Eh bien, écoute, merci beaucoup, Christine, pour ton temps et puis bonne retraite. Alors, peut-être qu'on aura un autre épisode qui nous donnera tes ressentis pour cette nouvelle expérience que tu tentes aujourd'hui.
- Christine
Oui.
- Véronique
Et merci à tous pour nous avoir écoutés et je vous dis à bientôt. pour un prochain épisode. Merci. Merci beaucoup Véronique. À bientôt. Des questions sur Spotify, Apple Podcasts, via l'adresse email veronique@parlonsintrospection.fr ou mon site web catalysons-vos-atouts.com ou sur mon compte LinkedIn Véronique Milome. Enrichissons ensemble ce podcast Parlons Introspection avec vos idées et mes apports. Je vous remercie pour votre fidélité et je vous dis à très vite pour de nouveaux contenus. Vous pouvez maintenant entendre en douceur vos activités.