Speaker #0Bienvenue dans Parlons Introspection. Ce podcast s'adresse aux femmes expérimentées, cadres ou entrepreneuses qui traversent une période où quelque chose a changé en elles sans qu'elles arrivent encore à mettre le doigt dessus. C'est le signal que quelque chose a changé. chose de plus profond cherche à se clarifier. Je suis Véronique Milome, coach professionnel certifié fondatrice de Catalysons vos atouts. J'accompagne les femmes expérimentées à rendre leur parcours lisible pour qu'elles puissent avancer avec justesse sans se forcer ni se trahir dans leur période de transition. Chaque épisode vous donne des clés pour mieux comprendre ce qui se joue en vous et pour avancer vers votre prochaine étape avec clarté. Bonne écoute ! Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de Parlons Introspection. Ce matin, je me suis réveillée avec une pensée qui m'a accompagnée toute la journée. Je réalisais que je parvenais à une étape de ma vie où je devenais mon propre soutien. Je n'aurais probablement pas formulé les choses ainsi il y a quelques années. Pendant longtemps, lorsque je traversais une difficulté, une période de doute ou une décision importante à prendre, mon premier réflexe était de chercher les réponses à l'extérieur. Je cherchais à comprendre ce que je vivais à travers le regard des autres. J'essayais de trouver la personne qui allait m'aider à y voir plus clair. Avec le recul, je comprends que cette démarche avait du sens à l'époque. Je suis quelqu'un de profondément émotionnel, même si cela ne saute pas aux yeux au premier abord. J'ai toujours beaucoup observé les personnes, les comportements, les lieux et les ambiances. Je ressens énormément de choses. Mais pendant longtemps, je me suis davantage appliquée à analyser mes émotions qu'à les écouter, comme si les comprendre devait nécessairement passer avant le fait de les accueillir. Cette manière de fonctionner m'a aidée à traverser certaines périodes de ma vie. Elle m'a protégée. Lorsque j'y pense aujourd'hui, l'image qui me vient est celle d'une armure. Une armure solide, qui m'a permis de faire face, de m'adapter, de répondre aux attentes que je percevais autour de moi. Mais... Avec le temps, j'ai commencé à sentir que cette armure devenait trop étroite et surtout trop lourde à porter. Alors, j'ai commencé à faire un travail sur moi. Et ce travail, je ne l'ai pas fait seule. Un travail profond sur moi-même avec l'aide de thérapeutes de différentes spécialités. Chaque accompagnement m'a permis de comprendre une pièce supplémentaire du puzzle. Certaines m'ont aidé à comprendre mon fonctionnement. D'autres à accueillir certaines émotions. d'autres encore à mettre en perspective ce que je vivais. Aucun ne détenait la vérité, mais chacun m'a aidé à mieux me rencontrer. Parfois, une séance me permettait de comprendre que ce que je traversais était normal, que je n'étais pas en train de faire fausse route. Avec le recul, je crois même qu'il est difficile d'accompagner profondément les autres sans avoir soi-même accepté de regarder ce qui se joue en soi. Et cela pour mieux distinguer ce qui nous appartient de ce qui appartient à la personne accompagnée. C'est souvent dans cet espace que les prises de conscience les plus importantes deviennent possibles. Mais il y a eu autre chose de plus subtile. J'ai appris au contact de certaines personnes que l'on peut être accueilli tel que l'on est, sans avoir à se justifier, sans avoir à se corriger. Et à force de vivre cela, j'ai commencé à faire la même chose avec moi-même. Progressivement, imparfaitement, mais surtout profondément. Je crois que beaucoup de transformations commencent ainsi. Lorsque nous cessons de considérer certaines parties de nous comme des problèmes à corriger et que nous commençons à les regarder avec davantage de curiosité et de douceur. Aujourd'hui, ce qui m'aide le plus est finalement très simple. J'essaie de vivre davantage avec ce qui est là. Le moment présent est devenu une ressource. Je sais que cette expression est souvent utilisée, parfois même galvaudée. Mais c'est ce que je vis, et je suis certaine que vous l'avez déjà vécu, vous aussi, au cours d'une maladie qui vous a obligé à vous arrêter, d'une attente inattendue qui s'est prolongée, au cours d'un voyage ou d'une période de transition. Tous ces moments où la vie ralentit malgré nous. Ces moments nous obligent souvent à regarder autrement, à écouter autrement, à ressentir autrement. Et parfois c'est précisément là qu'émerge ce qui était déjà présent depuis fort longtemps. Pour la première fois de mon existence, je me sens détachée et libre de choisir la personne que je souhaite connaître, celle avec laquelle m'allier pour une période plus ou moins longue selon ce qui est juste pour l'une et l'autre. et en faisant cela je mesure combien c'est doux et simple. Il n'y a plus d'attente, plus d'exigence et beaucoup moins de questionnement, de jugement ou d'interprétation. Je décrivais cela à une amie dernièrement en lui disant que c'était comme si la vie m'amenait à lâcher ces années de contrôle. L'image qui m'est venue est celle d'une héroïne dans les films qui se retrouve accrochée à une falaise et dont les doigts se décrochent l'un après l'autre pour finalement tout lâcher. Et comme tout bon film, elle est rattrapée in extremis. Et c'est ce que je vis actuellement. Pendant la chute, il y a la surprise, la peur, l'abandon, puis l'acceptation et enfin le soulagement. Pendant longtemps, j'ai cru que le moment le plus difficile était celui de lâcher. Aujourd'hui, je crois que le plus surprenant arrive juste après. Lorsque l'on découvre que l'on peut traverser l'incertitude. que l'on peut survivre à ce que l'on redoutait, pour trouver finalement davantage de calme, davantage de confiance et davantage de liberté. Ce n'est pas magique, et il m'arrive toujours de temps en temps d'être impatiente, mais les espaces de calme et de sérénité entre mes différentes attentes s'allongent de plus en plus. Je ne cherche plus systématiquement à l'extérieur des réponses qui demandent parfois, simplement d'être. entendu à l'intérieur de moi. Et je sais aussi que demander de l'aide lorsque j'en ai besoin fait partie de cette écoute de moi-même. Je crois que devenir son propre soutien ne signifie pas avancer seul. Cela signifie savoir reconnaître quand s'appuyer sur soi et savoir quand s'appuyer sur les autres. Et c'est peut-être cela finalement la sécurité intérieure. Toutes les expériences que nous traversons laissent une trace. Les rencontres, les réussites, les déceptions, les périodes d'attente, les périodes de doute, avec le temps, elles deviennent le terreau de ce que nous sommes. Et parfois, un matin, sans raison particulière, nous réalisons que nous sommes devenus une personne sur laquelle nous pouvons enfin compter. Si cet épisode résonne en vous, j'ai une question pour vous. Dans quelle situation cherchez-vous encore la validation des autres ? avant de vous faire confiance. Si cet épisode résonne, peut-être êtes-vous à un moment où vous avez besoin d'un espace pour réfléchir avec d'autres professionnels qui traversent des transitions similaires. C'est exactement ce que propose le rendez-vous Clarté. Tous les vendredis, un groupe de six professionnels maximum est constitué. Un espace qui mêle co-développement, flash coaching et numérologie pour avancer sur ce qui vous occupe vraiment dans votre vie professionnelle. Vous venez quand vous en ressentez le besoin. Toutes ces informations sont dans les notes de cet épisode. Je vous donne rendez-vous jeudi prochain pour un nouvel épisode de Parlons Introspection et d'ici là, portez-vous bien. Merci d'avoir écouté cet épisode de Parlons Introspection. Si cet épisode vous a touché, partagez-le à une femme de votre entourage qui traverse la même chose en ce moment. Votre prochaine étape ne s'invente pas, elle se clarifie.