- Speaker #0
C'est pas si simple que ça du tout de recruter.
- Speaker #1
Il y avait un vrai besoin autour d'un CRM à l'époque.
- Speaker #0
Je me dis mince, non seulement les résultats ne sont pas incroyables, mais en plus, j'y passe un temps, mais monumental. Donc là,
- Speaker #1
tu te rends compte qu'il y a une douleur.
- Speaker #2
Quentin structure beaucoup son travail. Moi, c'est un robot. Oui.
- Speaker #0
Les calculs, j'ai 18 mois d'épargne sur mon livret A.
- Speaker #1
C'est décidé. à créer Jarvi.
- Speaker #0
C'est compliqué de changer le quotidien d'une personne. Même si tu lui fais gagner du temps, tu bouleverses son quotidien.
- Speaker #1
Déjà sur l'outil Jarvi, il y avait cette intégration sur LinkedIn qui a fait quand même votre particularité.
- Speaker #2
La rapidité à laquelle on va, c'est qu'on a tous une valeur très importante, c'est l'impatience.
- Speaker #0
Dans les valeurs,
- Speaker #2
c'est une valeur.
- Speaker #1
La valeur ajoutée pour nous en tant que recruteur, directement, on pouvait importer tous les profils et faire le suivi en temps réel. Et c'est ça la réponse à la douleur.
- Speaker #0
Soucieux, non pas. de se faire plaisir techniquement, mais soucieux que le fruit de son travail apporte aux autres.
- Speaker #1
Juste pour finir, l'ambition Jarvis. Quelle est l'ambition Jarvis ? Bonjour à tous et à toutes. Je suis ravie aujourd'hui de vous recevoir pour un nouvel épisode de People Place. Aujourd'hui, on a la chance de recevoir Johan Barry, directeur général de Jarvis.
- Speaker #2
Salut Maud.
- Speaker #1
Salut Johan. Et Quentin Decret, CEO de Jarvis. Salut Quentin.
- Speaker #0
Salut Maud.
- Speaker #1
Écoutez, je suis super contente de vous avoir tous les deux. En plus, vous venez directement de Bruxelles.
- Speaker #2
Oui,
- Speaker #0
exactement. Ce n'est pas qu'on y habite, mais on y va pour voir nos clients.
- Speaker #1
Exactement. Donc, c'était un super événement. Il paraît que vous avez vu des ambassadeurs. C'était top.
- Speaker #2
Oui, super. Lancement officiel de la Belgique.
- Speaker #1
Bon, bravo à vous. Aujourd'hui, on va parler de Jarvis, de votre aventure entrepreneuriale, de la communauté que vous avez fédérée autour de vous et surtout des fonctionnalités Jarvis.
- Speaker #2
On y va ? Quand tu veux.
- Speaker #1
Allez, let's go. Bon déjà la première question je pense qui va intéresser pas mal de monde, c'est comment ça vous est venue l'idée de Jarvis ? Je crois que c'était toi Quentin qui avait en premier eu cette idée.
- Speaker #0
Oui exactement, en fait moi je me suis frotté au monde du recrutement. Il faut savoir qu'avant Jarvis, Johan et moi on avait une start-up, on s'est croisés dans cette start-up là, mais on y a travaillé tous les deux et tous les deux à des postes de direction. Et qui dit start-up, souvent petite entreprise, moyens un peu réduits. malheureusement pas assez pour se payer les services d'un recruteur. Et donc, on a fait ça nous-mêmes, un peu innocemment.
- Speaker #1
Un ring manager ?
- Speaker #0
Non, moi j'étais CTO de la startup, donc plutôt la partie produit et tech, mais je suis arrivé, ok, maintenant il faut constituer des équipes, il faut les recruter, donc les premières ça se fait via le réseau, etc. Et puis au bout d'un moment on se dit, ok, maintenant il faut aller chercher un petit peu sur LinkedIn, on va aller sourcer un petit peu. Et donc je me suis lancé avec un peu la fleur au fusil, tu vois, voilà. Et en me disant que ça peut être simple, et en fait non, pas du tout. Je ne vais pas te l'apprendre, mais ce n'est pas si simple que ça du tout de recruter. C'est clair.
- Speaker #1
Surtout pour des managers qui ne sont pas forcément formés au recrutement. Oui,
- Speaker #0
complètement. Et en particulier le sourcing, je trouve qu'il y a en plus la technicité de comment je vais faire mes recherches, etc. Donc moi, je me dis mince. Non seulement les résultats ne sont pas incroyables, mais en plus j'y passe un temps monumental. Je suis obligé de noter qui est-ce que j'ai contacté, de faire mes relances, etc. Alors moi je n'aime pas me sentir un peu nul, donc c'est là où je prends contact avec des recruteurs. Et je leur demande de m'expliquer comment ils font, enfin tu vois s'ils sont d'accord pour m'expliquer et me dire ce que moi je fais mal et tout ça. Donc ils me donnent plein de tips qui sont intéressants, ça améliore nettement les résultats. Par contre, il y a un truc qui ne change pas, c'est que ça me prend un temps monumental.
- Speaker #1
Mais à l'époque, tu avais un outil ou pas du tout qui t'aidait à structurer ton recrutement ?
- Speaker #0
J'avais essayé, au début j'ai commencé avec Excel, j'ai essayé Excel. Et après, j'ai essayé des outils, j'ai essayé différents outils. Je ne vais pas citer les ATS pour ne pas les vexer, etc. Mais ATS qui était très très spécialisé, diffusion d'offres, donc ajouter un candidat dans l'ATS, c'était un enfer. Ok. Tant bien même, j'en trouvais quand même qu'il y avait une petite extension pour rajouter le candidat depuis LinkedIn de façon assez facile. Déjà, il fallait le faire un par un. Et puis après, c'était à moi de dire qu'est-ce que j'avais comme interaction avec eux, de noter l'avancement, etc. Et j'ai essayé des outils d'automatisation pour l'envoi de messages, comme par exemple Wallaxi ou des choses comme ça. Alors ça fait gagner du temps sur l'envoi des messages. Par contre, une fois que les messages ont été envoyés, que la personne a répondu, après je suis perdu, tu vois. Je ne sais plus dans quel stade est chaque personne. Et donc j'ai toujours perdu ma traçabilité. Et il faut que je repasse du temps pour essayer de savoir lesquels m'ont répondu, mais j'ai oublié de leur répondre. Enfin voilà. Et pour le process après, j'ai encore besoin d'un outil. C'est là où je me suis dit, est-ce qu'il n'y a pas un truc à faire ?
- Speaker #1
Ça c'était en quelle année exactement ?
- Speaker #0
Ça c'était 2021. 2021.
- Speaker #1
Ok. Donc là, tu te rends compte qu'il y a une douleur.
- Speaker #0
Oui, exactement. Je me rends compte qu'il y a une douleur. Je me rends compte que ce n'est pas lié à un manque d'organisation. Je change avec des recruteurs, je creuse leur quotidien. Je me rappelle avoir passé une journée à Paris avec Arnaud Lahi pour qu'il m'apprenne justement un peu les ficelles du recrutement et son quotidien, etc. J'ai échangé beaucoup avec Hélène Lee aussi à cette époque-là. Et pour essayer de vraiment rentrer dans le détail. Au total, j'ai échangé avec une centaine de recruteurs. Pour cette période-là. Avant même de faire quoi que ce soit pour Jarvis. Juste pour bien être sûr de comprendre ce métier, ce quotidien. Qui est vachement complexe d'ailleurs. Parce que je pensais que c'était... Un peu innocemment au début que c'était assez simple. Mais en fait, le métier est assez large, assez complexe, etc. Et à la fin, j'arrive sur le résultat de oui, il y a quelque chose à faire. Il y a un pain. Notamment sur tout ce qui est suivi. suivi du sourcing, suivi des contacts, suivi des candidats après, avec beaucoup de saisies manuelles, beaucoup de recopies, beaucoup d'actions à fait très faible valeur ajoutée pour les recruteurs.
- Speaker #1
Et donc, c'est là où tu en es venu à faire un premier logiciel, parce que c'est toi qui l'as codé. C'est toi qui le codes.
- Speaker #0
Exactement. Pour la petite anecdote, j'ai quitté Follow, j'étais dirigeant de Follow. Johan prend ma place, d'ailleurs, on se croise à peine. à peine à ce moment-là. On s'est serré la main une fois et croisé. Du tout, du tout. On s'est vraiment croisé et serré la main une seule fois.
- Speaker #1
Tu avais déjà cette idée quand tu as serré la main de Johan ?
- Speaker #0
J'étais en train de faire les... Non, non, pas encore à ce moment-là. Ça a commencé à mûrir, mais je ne m'étais pas dit que je vais me lancer. Donc je n'en parle à personne à ce moment-là, à part les recruteurs avec qui j'échange. Et je me dis, je quitte Follow, je pars sans chômage, parce que quand tu es dirigeant, tu n'as pas le droit au chômage. Et je fais un peu de freelance au début, le temps de mouiller l'idée justement pour cette période-là, d'aller creuser avec des recruteurs, d'avoir le temps de creuser avec les recruteurs. Et en parallèle, à côté de ça, je fais de la prestation de services, conseils en stratégie produit et stratégie technique pour des startups. Je mets un peu d'argent de côté du coup pendant ce temps-là. Et arrive le moment fatidique où je me dis, ok maintenant je me lance, je fais les calculs, j'ai 18 mois d'épargne sur mon livret A. Ok.
- Speaker #1
Et donc là ça a été décidé à créer
- Speaker #0
Jarvi. Ouais exactement. Là je suis décidé à créer Jarvi, j'ai ces 18 mois de cash de réserve, il faut que je dise, dans 18 mois, il faut que ça marche.
- Speaker #1
Et t'es seul ?
- Speaker #0
Et je suis seul à ce moment-là. Ok. Ouais parce qu'au début il y a beaucoup de, tu vois, tu ne sais pas trop où tu vas, tu ne t'es pas machin, voilà. Et si... pas le bon moment je trouve pour trouver un associé.
- Speaker #1
Il n'y avait pas encore le produit aussi non plus.
- Speaker #0
Oui, exactement, le produit n'est pas mature, au début c'est un concept, une idée. Et donc je passe 3-4 mois à coder, je sors une première version en me disant je vais faire un outil complémentaire, je ne vais pas venir bouleverser le quotidien des recruteurs, juste répondre à la difficulté que j'ai vu, un outil qui va leur permettre de suivre plus facilement, d'éviter les ressaisies, etc. Mais qui va venir en plus de l'ATS. Et les gens me disaient, je le montrais, c'est trop bien, excellent, etc. Et en fait, quand je les faisais tester, je voyais l'usage terminé. Donc là,
- Speaker #1
déjà sur l'outil Jarvis, le premier outil Jarvis, il y avait cette intégration sur LinkedIn qui a fait quand même votre particularité.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Donc ça, c'était déjà intégré.
- Speaker #0
Il y avait ça dedans, mais il fallait plutôt le voir comme une forme de dashboard. Tu savais avec chaque profil où est-ce que tu en étais, etc.
- Speaker #1
Tu pouvais importer tes profils LinkedIn directement. dans Jarvis et donc faire ton suivi en fait.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Donc ça, c'était la valeur ajoutée pour nous en tant que recruteur où en effet, on passait beaucoup de temps sur les projets LinkedIn. On savait, c'était un peu le bazar aussi. Et on n'avait pas à rajouter avec la donne tous les profils. Là, directement, on pouvait importer tous les profils et faire le suivi en temps réel.
- Speaker #0
Voilà, exactement.
- Speaker #1
Et c'est ça la réponse à la douleur finalement.
- Speaker #0
Voilà, exactement. C'était ça la réponse à la douleur. Par contre, il n'y avait pas les possibilités d'envoyer des messages depuis Jarvis. Pas encore. Et il n'y avait pas, pas encore effectivement. Il y avait pas à l'époque. Et il n'y avait pas non plus la possibilité de faire le suivi post. Une fois que la personne te dit c'est bon je suis intéressé, tout ce suivi après, donc finalement le suivi du candidat qui est le propre de l'ATS, il n'y avait pas ça dans Jarly. C'était vraiment l'idée, c'était un outil complémentaire, tu vois, pour 20-30 euros par mois. Et voilà. Et le consulteur me disait oui c'est cool. Il disait ça correspond à un besoin, ça correspond au problème, ça me va. Et en fait l'usage s'écroulait. me disaient que c'était cool, mais en utilisant, en fait ils n'utilisaient pas. Et c'est là où j'ai compris que c'est compliqué de changer le quotidien d'une personne, c'est compliqué de lui faire utiliser deux outils là où il en utilisait un avant, même si tu lui fais gagner du temps, tu bouleverses son quotidien en fait. Et donc c'est là où il y a eu un peu ce déclic de se dire en fait il faut faire quelque chose de complet, d'être vraiment un outil qui fait tout pour remplacer les ATS finalement.
- Speaker #1
De faire un ATS.
- Speaker #0
D'être un ATS plus solution de sourcing. ce ne sera pas... On ne source pas dans Jarvis, mais en tout cas, solution de contact et de suivi des contacts. Et plus, c'est venu un peu après, partie CRM.
- Speaker #1
OK. Et donc, Johan arrive. Donc là, tu revois un petit peu ta copie.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Tu as tes premiers clients, seul ?
- Speaker #0
Non, je n'ai pas de premiers clients. J'ai des premiers utilisateurs.
- Speaker #1
Gratuit, en bêta test.
- Speaker #0
Il pense qu'à un moment, ça va passer payant. OK. Parce que c'est toujours important de ne pas présenter son outil comme quelque chose de gratuit. Donc, je leur dis, c'est un outil qui est payant. je vous laisse essayer pour l'instant et voilà mais c'est un outil qui est payant qui coûte tant etc il commence à y avoir un petit peu d'usagé pas encore beaucoup beaucoup et là je me rends compte d'une problématique je me rends compte que faire un outil donc ats plus solution de sourcing plus crm c'est un très très gros chantier technique et produits et tout ça et je me rends compte qu'à côté de ça il faut continuer à échanger avec les recruteurs il faut continuer à les montrer à leur faire comprendre l'outil, à prendre le temps avec eux, etc. Et je ne peux pas faire tout ça, tu vois. Et maintenant que la vision, elle est très claire, qu'il y a une évidence sur ce qu'on appelle le market fit, donc sur le fait qu'il y a un besoin, il y a un problème, etc. Et bien, je me dis en fait... Et là,
- Speaker #1
tu as mis combien de temps dans tes 18 mois à arriver à ton product market fit ?
- Speaker #0
Le premier échec, c'était après 4 mois à temps plein. Au bout de 6 mois à peu près, au total 6 mois. la vision est claire, etc. et je me dis j'ai besoin d'aide. Et c'est là où je me lance en recherche d'un associé. Ok.
- Speaker #1
Et donc, Johan Barry arrive.
- Speaker #0
Ça n'a pas été si simple. On a mis du temps aussi à se découvrir. Moi, j'ai contacté plein de personnes dont effectivement Johan, mais plutôt en mode En fait, j'ai des échos hyper positifs. J'avais des échos super positifs de Johan. Les gens qui étaient restés chez Follow me disaient « Il est trop fort, il est hyper sympa, il crée ce contact, etc. » Et ça, c'est quelque chose qui me plaisait beaucoup. Donc, je le contacte. Entre autres, on se dit « Ok, travaillons un peu ensemble. » Pour l'instant, on ne se promet rien. Johan, il voulait aussi découvrir le marché.
- Speaker #2
Je voulais découvrir l'énergie humaine aussi.
- Speaker #0
C'est ça ?
- Speaker #1
Oui. Le produit en tant que tel, le recrutement, parce que toi, Quentin, tu avais déjà eu toute cette expérience de user research, donc de recherche du marché. Tu avais contacté tes 100 personnes, donc tu t'étais approprié un petit peu la communauté du recrutement. Mais toi, tu arrivais tout juste.
- Speaker #2
Oui, j'arrivais tout juste. J'avais travaillé dans la com, j'avais travaillé dans le médical. Et donc, ce qui a été super intéressant pour moi, c'est que Quentin structure beaucoup son travail. Et donc, toutes ces heures d'échange avec les recruteurs, il avait pris des notes, il avait son Notion. Pour moi, c'est un robot. Et donc, quand j'arrive et que je m'intéresse au projet, j'ai un Notion structuré de centaines d'heures de vidéos que je peux éplucher, que je peux analyser, que je peux vraiment voir quels sont les besoins des recruteurs. Faire un peu la même démarche qu'il a eue, mais en utilisant ses vidéos. Pour moi, ce n'était pas suffisant.
- Speaker #1
Tu avais envie de... De te lancer dans un projet entrepreneurial aussi ?
- Speaker #2
Non, même pas.
- Speaker #1
Toi, tu étais en CDI, tu étais bien. Moi,
- Speaker #2
j'étais directeur d'une boîte, j'étais en CDI, gros salaire. C'est sûr qu'au prime abord, il vient me proposer d'aller au chômage, je gagnais moins d'argent et j'y sautais sur l'occasion.
- Speaker #1
Qu'est-ce qui t'a dit, vas-y, j'y vais en fait ?
- Speaker #2
La relation, le contact qu'on a eu ensemble. En fait, on avait beaucoup de respect réciproque parce qu'on avait des connaissances communes. qui se trouvent faisaient des éloges respectives et il y a eu ce respect et puis après quand on a commencé à discuter il a vu que je lui ai amené des choses sur des choses qu'il ne maîtrisait pas et qu'il ne l'intéressait pas trop et vice versa moi j'assume le fait d'être très mauvais sur le plan technique d'avoir aucune appétence sur la tech qui je pense est une force dans ce qu'on fait aujourd'hui chez Jarvis et en fait on a commencé à faire connaissance à travailler ensemble et en fait ça a été très fluide c'est à dire que les relations dans le travail Merci. était très bonne sur le plan perso c'était très sain aussi, on avait plein de points communs de choses moi j'ai trois garçons, il a trois filles il y a eu plein de petits clins d'oeil comme ça et donc on a commencé sans se promettre à travailler ensemble. Et moi, ce qui était du coup important, c'était aussi de faire ma part de découvrir les recruteurs, parler à des recruteurs, aller voir d'autres personnes que lui n'avait pas rencontrées.
- Speaker #1
Donc ça, c'était en quelle année ça ? 2022. Donc ça, c'était après 6-8 mois, c'est ça ?
- Speaker #0
On est là, on est fin 2022.
- Speaker #2
On est deuxième partie de 2022.
- Speaker #1
Parce qu'à ton année, en fait, toi,
- Speaker #0
de test.
- Speaker #2
Et me faisant mon propre avis, rencontrant des recruteurs, en voyant un peu ce qu'il y a aussi comme type d'outils sur le marché, on arrive à une conclusion où on se dit que si on arrive à faire ce qu'on pense, c'est-à-dire amener cet outil là où on veut l'amener, sur cette typologie de personnes et avec notre capacité, il y a plein de choses, il y a le produit, il y a l'équipe, il y a l'accompagnement, d'être exigeant envers nous-mêmes et optimal sur cette partie-là, je pense qu'il y a quelque chose à faire. Donc on se tape dans la main, on dit on y va.
- Speaker #1
On tente l'aventure.
- Speaker #2
On tente l'aventure, alors que ce n'était pas du tout prévu pour moi. Mais par contre, je marche un peu comme ça à l'instinct et j'ai vu qu'il y avait une opportunité. Par contre, il y avait beaucoup de travail et on s'est lancé dans l'aventure. Début 2023 alors ? Alors officiellement début 2023 pour la société. Mais la chance qu'on a eue et qui nous a permis de nous lancer, c'est que tous les bêta-testeurs à qui on a proposé d'acheter leur licence Jarvi, Ce qui pour nous était un déclencheur énorme. C'est-à-dire que tu présentes un outil en bêta et tu leur dis, demain je le vends, est-ce que tu l'achètes ? Et ils ont tous dit oui. Et donc en fait, nous on s'était dit, si 50% disent oui, on se lance. Avec 100% on dit oui. Et donc du coup...
- Speaker #1
Donc là, sur ta centaine de personnes avec qui tu as fait ta recherche utilisateur, tu avais une grosse partie d'entre eux qui ont acheté la solution Jarjee.
- Speaker #0
Oui, en fait, sur les 100 avec qui j'ai échangé au début, moi j'ai échangé avec beaucoup de recruteurs qui ne sont pas forcément des recruteurs en cabinet ou indépendants, etc. Donc, ils sont hors cible, en fait. C'était un moment où il fallait comprendre un peu le besoin. Et nous, on a fait le choix d'aller vraiment sur les recruteurs qui sont en cabinet, qui sont indépendants, etc. Parce qu'aujourd'hui, c'est un peu les moins bien lotis. Et pourtant, c'est ceux qui travaillent le plus, finalement, en recrutement.
- Speaker #1
C'est comme ça que vous avez défini le positionnement de Jarvis. C'était, on commence par les cabinets de recrutement.
- Speaker #0
Oui, en fait, exactement. parce que c'est ceux qui sont le plus en souffrance au niveau des outils. Et paradoxalement, c'est ceux qui ont le plus besoin d'avoir de l'aide et d'avoir quelque chose qui leur fait gagner énormément de temps et qui leur apporte aussi beaucoup de sérénité, de fluidité dans leur quotidien. Donc c'était la cible évidente en fait.
- Speaker #2
C'est aussi des gens qui ont eu ce côté innovateur aussi, qui ont été capables de dire, « Attends, il y a une idée, il y a quelque chose, j'ai envie de tester, j'ai envie de voir. » Et c'est les gens qui se sont lancés au début avec nous.
- Speaker #1
Vous avez refait en fait un autre échantillon. Et donc dans cet échantillon-là, 100% des personnes ont pris la solution Jarvis au démarrage. Et donc c'est là où vous vous êtes dit, OK, il n'y a vraiment plus qu'à faire.
- Speaker #0
On a fait signer les premiers devis, la boîte n'existait même pas. OK.
- Speaker #2
Parce qu'il était en cours d'immatriculation.
- Speaker #1
C'est dingue. OK. Parce que ça répondait à une douleur. Qu'est-ce que vous disiez en fait les cabinets de recrutement ? C'était quoi la fonctionnalité phare ? qui leur disaient « Ok, j'y vais en fait, ça répond vraiment à mon besoin, même si j'ai un ATS qui était déjà implanté en fait. »
- Speaker #0
Je vais essayer de répondre parce que c'est Johan qui était au moment du... même si j'étais avec plusieurs, mais qui était au moment de ce moment d'annonce là.
- Speaker #2
Ce qui était très important pour ces bêta utilisateurs et ce qui est le plus ressorti lors des premières ventes, pré-ventes on va dire, c'était deux choses, il y avait le gain de temps. C'était des gens qui disaient qu'ils économisaient beaucoup d'argent grâce à Jarvi. et de temps, mais surtout il y a une charge mentale qui baissait. Aujourd'hui, ils se retrouvaient avec un outil à l'époque où les informations importantes à leurs yeux étaient disponibles dans Jarvis, étaient structurées et étaient à leur bonne place. Des choses toutes simples, mais être en capacité de savoir qui tu n'as pas contacté, qui tu as contacté, qui tu as relancé ou qui t'a répondu.
- Speaker #1
Pour le sourcing.
- Speaker #2
Pour le sourcing, par exemple. Si à chaque fois tu dois rechercher ... Je l'ai contacté par email, est-ce que c'est par message, est-ce que c'est par mail ? Je ne sais plus si j'ai relancé lui ou pas. Là, en fait, tout ça, tu ne te poses plus la question parce que tout est organisé pour toi. Et donc ça, ça a apporté une charge mentale. Tu vois, tu sentais une pression qui redescendait.
- Speaker #1
C'est vrai que j'ai été très mal outillée, c'était compliqué. de faire cette intégration aussi avec LinkedIn et de te dire, finalement, il est où mon candidat ?
- Speaker #2
Moi, en fait, en règle générale, les meilleurs arguments pour Jarvis, ce sont les clients qui nous les donnent. Ce sont leurs retours. J'ai assez fréquemment le retour de je reprends du plaisir à faire du sourcing. Parce qu'en fait, en soi, l'activité de sourcing, elle est passionnante. Mais si tu es tout le temps en train de chercher l'information, si tu fais des tâches répétitives ou chronophages, c'est ça qui ne te plaît pas. Ce n'est pas l'activité en elle-même. C'est tout ce qui l'entoure et la perte de temps. Et là, aujourd'hui, si tu amènes de l'efficacité et du gain de temps là-dedans, tu retrouves vraiment du plaisir à faire ça. Et c'est quelque chose qu'on a eu à de multiples reprises.
- Speaker #1
Parce que les outils d'avant n'avaient pas cette fonctionnalité de pipeline où tu pouvais suivre le candidat. Ça n'existait pas. Non. C'était juste des bases de données.
- Speaker #2
Pas comme on l'a fait.
- Speaker #0
Tu as le côté pipeline suivi, mais c'est à toi de dire. où est-ce qu'il en est. Les ATS sont faits pour que tu dises « Ok, j'ai fait le premier entretien, le deuxième entretien, etc. » Que tu fais, que tu marques à la main. Mais en fait, ils ne sont pas intégrés à toutes les solutions avec lesquelles tu échanges. Beaucoup étaient quand même déjà connectés avec la boîte mail. mais pas beaucoup avec l'agenda déjà alors que commodité quand même assez basique tu vois et alors avec LinkedIn bien sûr aucun et je pense que nous notre particularité c'est pas juste la connexion avec LinkedIn c'est plus globalement permettre d'agréger dans Jarvi de façon automatique toutes les données qu'un recruteur éparpille un peu à droite à gauche sur une CVTech comme le work sur bien sûr linkedin mais aussi dans son email dans son dans son agenda, etc. On parle aussi de WhatsApp. Des fois, tu envoies un petit WhatsApp au candidat, au Telegram, enfin voilà. Et nous, c'est vraiment cette idée de dire « Ok, en fait, tout ce que tu, pour bien travailler, devrais noter à la main, nous, on va l'agréger, on va le recentraliser pour toi, tout seul, automatiquement. »
- Speaker #1
Toutes les communications.
- Speaker #0
Oui, exactement. Dans J'ai envie.
- Speaker #2
C'est bien de savoir quelles sont les communications. C'est encore mieux si tu sais quelle personne a répondu et quelle personne tu as relancé. Et c'est là-dessus où ça fait une grosse différence.
- Speaker #1
C'est là-dessus que vous avez fait la différence.
- Speaker #2
Et c'est quelque chose qui est perceptible très rapidement pour le recruteur. Et donc du coup, le bénéfice d'utiliser Jarvis et du coup, ce qu'on recherchait depuis le début avec Antenne, c'était de lancer l'usage. Le plus difficile, c'est après d'avoir un usage régulier sur la plateforme. Ça, ça nous a permis d'y arriver.
- Speaker #1
Et le deuxième élément, il y avait déjà cette réussite en termes de product market fee, c'est-à-dire, ok, j'ai fait un produit qui sert, un produit qui aide des clients. Et la deuxième grosse étape, c'était la création de la communauté. Vous aviez été aussi précurseur dans ce sujet-là. Je ne pense pas que ça n'existait encore dans les RH et dans le recrutement. De lever des fonds avec la communauté et notamment ce qu'on appelle des key opinion leaders dans une communauté qui se connaît finalement.
- Speaker #2
D'autant plus qu'on n'était pas entre guillemets du serail. Oui,
- Speaker #1
exactement.
- Speaker #0
C'est très drôle de te l'entendre dire comme ça aujourd'hui, parce que je me rends compte que c'est la réalité ce que tu dis. Oui. Mais nous, on ne l'a jamais vu comme ça. Déjà avec Johan, quand on a commencé, on s'est dit, par contre, on va avoir une difficulté, c'est qu'on est nul en marketing. Et on n'aime pas ça.
- Speaker #1
Et ça, vous l'avez dit.
- Speaker #0
On se l'est dit.
- Speaker #2
Je peux te le dire encore. Je ne sais pas, on n'est pas bon. Lui, comme moi, en marketing, on n'est pas bon.
- Speaker #0
Et c'est toujours vrai. Par contre, on passe un temps... avec nos clients, essayer de comprendre nos utilisateurs. Au début, c'est des bêta-testeurs, tu vois, et à comprendre leur quotidien, comment est-ce qu'ils utilisent Jarvis, les petits détails, les petites choses, leurs suggestions, leurs idées, et avec une telle proximité qu'on intègre très très vite les améliorations. Et on le fait toujours.
- Speaker #1
Oui, ça c'est vrai que c'était votre... C'était rapide en termes de service client, c'était juste génial.
- Speaker #0
Et il y a des suggestions des fois qui sont évidentes, on dit mais oui, mais bien sûr, c'est plus clair comme ça, tac, on fait le changement, et c'est fait dans la journée, tu vois, dans l'heure ou dans la minute même. Et on garde ce côté-là toujours. Donc, en fait, assez naturellement, on a commencé à avoir cette proximité, en fait, avec ces premiers utilisateurs de jarret.
- Speaker #1
Ça, c'était le premier trimestre.
- Speaker #0
Ça, c'était déjà fin 2022. Ces premiers bédesteurs, on avait déjà cette proximité forte avec eux, en fait.
- Speaker #1
Et donc, c'est le premier trimestre 2023 où vous décidez de vous dire OK, on va se rapprocher de personnes peut-être reconnues dans le secteur du recrutement pour qu'on puisse avoir... des voix authentiques et incarnées pour qu'ils puissent parler de Jarvis. C'était ça la volonté de départ ?
- Speaker #0
Alors, ça s'est fait encore. Oui, ça s'est vraiment fait. Tu vois, on part des bêta-testeurs, il y a cette proximité qui s'installe. On fait un petit calcul business plan, etc. On est au tout début de Jarvis. On se dit, je ne sais pas à quelle vitesse on va croître, tu vois. Il y a quand même un moment où il va falloir que le livret A, il va être à sec, tu vois. À ce moment-là, il restait six mois, en fait, avant la mise à sec du livret A, tu vois. Donc, est-ce qu'en six mois de commercialisation... On va réussir à avoir une boîte qui va être à l'équilibre financièrement. Il y a quand même peu de chances. Je ne connais pas beaucoup de startups qui en six mois arrivent à être rentables. Et donc on se dit, on va proposer à nos bêta-testeurs d'investir dans la solution.
- Speaker #1
Et comment est venue cette idée ?
- Speaker #2
C'est une idée, c'est des choses qu'on avait déjà vues dans d'autres startups. Et l'idée nous vient par contre, on veut être assez exigeant aussi. C'est-à-dire que l'idée, c'est de ne pas dire on ouvre le capital de notre boîte, c'est pas ça. C'est les gens, il y avait un côté aussi partage avec la communauté qui était de dire voilà. Nous on y croit, nous on pense que ça va fonctionner, mais entre guillemets il y a plein de gens qui nous ont aidé à faire le produit. Donc c'était aussi une façon d'ouvrir la communauté en disant on veut créer une aventure humaine et ceux qui y veulent viennent. Mais par contre on le proposait à ces fameux bêta utilisateurs et on va dire les tout premiers clients qu'on avait en janvier et février, parce que je crois qu'on a fait fin février 2022. Et donc au final on ne s'adresse pas à énormément de monde. Et la réalité, c'est qu'on ne s'adresse pas... à des influenceurs ou des leaders.
- Speaker #1
Là-bas, ce n'était pas du tout l'objectif.
- Speaker #2
Aujourd'hui, peut-être qu'on peut même citer des noms, mais tu as des recruteurs indépendants qui sont au capital de Jarvis. Autant que toi, c'était particulier puisque tu avais de la visibilité, de la notoriété, mais tu correspondais au schéma dans lequel on était. Une des toutes premières à nous faire confiance. La réalité, ce n'est pas Maud est venue chez Jarvis en tant que... associé c'est tu as utilisé jarvis tout à fait et tu t'es retrouvé au moment où on a ouvert le capital voilà c'était l'ordre c'est celui là c'est à dire avant ça tu nous a fait confiance et on avait déjà cette relation de voilà comment on imagine le produit toi qu'est ce que tu en penses comment le fait et c'est par contre pour une construction en fait ensemble avaler en équipe avec nous quoi dans l'idée et donc la réalité c'est que quand on fait cette ouverture là on se dit si Si on en a 3-4, c'est génial. Et puis au final, on a dû bloquer parce que, entre guillemets, trop de monde était intéressé. Et l'idée, ce n'était pas de lever des fonds pour lever des fonds. L'idée, c'était de partager une aventure. Ça se présente aussi avec le fait que les sommes engagées sont assez minimes. On n'a pas sur des gros...
- Speaker #1
Ce n'était pas des gros tickets, c'était abordable.
- Speaker #2
Et l'idée, c'est que tu ne vas pas devenir millionnaire avec cet investissement-là. Et que si on se plantait à l'époque, ça n'allait pas... Gâcher ta vie non plus. Donc l'idée c'était vraiment d'avoir cette notion de partage. Mais par contre, ça a ancré aussi cette collaboration active avec les recruteurs au quotidien. Et le côté novateur de cette action, je pense qu'on ne l'a pas énormément ressenti.
- Speaker #1
C'est très novateur.
- Speaker #2
Mais pour nous, c'était une certaine logique dans ce qu'on faisait. Et c'est après, quand on l'a fait et l'impact que ça a eu, qu'on s'est rendu compte qu'on avait fait quelque chose de particulier. Mais je pense que c'est plus dans les yeux des autres qu'on s'est rendu compte du côté un peu exceptionnel de l'action.
- Speaker #1
Parce que finalement, vous avez réussi à fédérer quand même des noms qui sont crédibles sur la communauté du recrutement. Je pense à Tanguy, à Barry, à Hélène Lee. C'était des bêta-testeurs aussi, c'est ça ? Qui ont testé le produit, qui l'ont adopté dans leur quotidien, qui ont cru, comme moi par exemple. Et qui se sont dit, c'est qui ces deux ?
- Speaker #2
Il y a un peu de ça.
- Speaker #1
qui créent une solution Et c'est vrai qu'il y avait un vrai besoin autour d'un CRM à l'époque. C'est vrai que moi, ce que j'avais adoré, c'est ce CRM de sourcing. Parce que moi, je me souviens, quand je sourçais, j'avais mon Excel avec mon Data Studio. Et donc, je gérais moi-même à la main et c'était horrible en termes de temps, etc. Donc, c'est vrai que ça apportait ce gain de, comme tu l'as dit, tu relâches la pression, tu gagnes du temps, tu gagnes en état d'esprit. Oui. Donc ça, je trouve que c'était un peu un coup de génie quand même, ce côté communauté.
- Speaker #2
Quelque chose qu'on a noté par la suite avec Quentin, qu'on n'avait même pas fait attention, c'est que l'immense majorité, pour ne pas dire tous les advisors qu'on a chez Jarvis, c'était la première fois qu'ils investissaient dans une startup. On n'a pas fait appel à des investisseurs qui mettent des tickets. C'est des gens qui ont eu un coup de cœur et qui ont dit « je n'ai jamais investi, je n'ai jamais investi » . En fait, tous nos advisors pour la grande majorité, c'est des gens qui ont... cru à l'aventure et qui se sont sentis très heureux de participer avec nous, mais pas du tout des profils d'investisseurs. Oui,
- Speaker #1
et c'est ça quand même qui est le coup de génie. Mais ça, sur le coup, vous, vous n'avez pas forcément réalisé.
- Speaker #0
Non, on ne réalise pas du tout. On le voyait comme une nécessité pour garantir la survie de l'entreprise, mais pas du tout comme un coup marketing, entre guillemets. Et pour ce qui est de la survie de l'entreprise, au final, ça s'est très, très bien passé. et il se trouve que L'investissement de ces advisors, on l'a toujours en réserve pour le jour où on a une opportunité ou une action intéressante à faire, puisqu'on a atteint la rentabilité dans les six mois qui restaient avant de pouvoir commencer à se payer. Et aujourd'hui, on est toujours rentable sans dette, etc. Mais vraiment, à aucun moment, on n'a imaginé que ce soit un coût marketing.
- Speaker #1
Et donc après, il y a eu cette communauté qui s'est créée. Toi ?
- Speaker #0
ton expertise quand même autour des sales et de la vente, ce qui a fait aussi que Jarvis a pris aussi de l'ampleur, ton style particulier. Comment tu t'es dit, ok, maintenant, je vais dans cette aventure Jarvis, comment j'aborde les choses en termes de commercialisation ?
- Speaker #1
C'est quoi le style particulier ?
- Speaker #0
C'est un style quand même que moi, personnellement, il y avait quand même Tanguy. qui m'avait vendu une de ses solutions en un lien particulier et que j'avais trouvé très bon dans sa capacité à créer du lien avec l'autre sans pousser un produit particulier. Et toi, je trouve que tu as une relation très humaine et qui change dans un écosystème où on est souvent perçu comme une carte de crédit, nous en tant que RH ou en tant que recruteur. Et on veut te vendre absolument une solution rapide. Et donc, quand même, c'est ça le style particulier. Le style de Johan, quoi.
- Speaker #2
Et qui est devenu d'ailleurs le style de Jarvi.
- Speaker #0
Et qui est devenu le style de Jarvi. Est-ce que tu veux nous en dire un petit peu plus ?
- Speaker #1
Pour être honnête, j'ai toujours fonctionné comme ça. Et j'ai toujours été un peu particulier dans le monde de la vente, dans les entreprises dans lesquelles je suis passé. Parce que j'ai toujours fonctionné comme ça. Le côté humain m'intéresse beaucoup. Et surtout, j'aime être efficace. Et évidemment, quand tu t'intéresses sincèrement aux gens et que tu comprends vraiment leur fonctionnement, t'es beaucoup plus efficace dans tes rendez-vous. C'est bizarre, hein ? Et il se trouve qu'avec Quentin, il y avait une grosse notion de plaisir à créer Jarvis. On voyait qu'il y avait quelque chose qui se passait et j'ai voulu vraiment travailler comme j'aime. Moi, ce que j'aime, c'est rencontrer des gens, comprendre leur quotidien, m'intéresser sincèrement à ce qu'ils font. parle aussi beaucoup dans le sens où les gens me connaissent tu vois les gens savent qui je suis quelle est ma vie donc c'est un vrai échange je pense que pour avoir beaucoup d'informations sur quelqu'un et qu'il te parle mais il faut aussi donner donc voilà je crée une vraie relation pour moi clairement dans l'idée si tu prends pas jarvis c'est pas grave tu vois c'est pas la fin du monde je vois ce que je veux je suis arrivé à un point où je veux que tu prennes jarvis parce que ça te fais plaisir, et si c'est pas le cas, ne le prends pas, tu vois. Et donc, c'est très intéressant d'avoir cette notion de comprendre quel est le produit, qu'est-ce qu'il fait, comment il peut répondre à tes attentes, comprendre qui on est, pourquoi on a monté cette boîte. Et en fait, je ne vends pas qu'une solution. Je vends un projet, je vends une innovation, je vends toute une aventure qu'il y a autour de Jarvis. Et ça, ça a beaucoup plu au niveau des recruteurs, de voir que ce n'était pas qu'une solution. Il y a plein de petites choses qui accompagnent ce que je fais, la rapidité de réaction sur le support, l'accompagnement quand tu es chez Jarvis. Donc tu te sens en fait entouré. Nous, il y a beaucoup de recruteurs indépendants qui utilisent Jarvis et qui se sentent dans l'équipe avec nous parce qu'ils ont un interlocuteur, parce que si j'ai une question, ça répond. Et donc ce côté humain très ancré que je mets en avant, pour moi, il a vraiment été le curseur sur le début de Jarvis. C'est-à-dire qu'on avait des gens qui... adoraient tellement le produit et l'équipe qu'ils en faisaient des posts LinkedIn.
- Speaker #0
Donc finalement, ils étaient contents de...
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Ils étaient fiers, en fait. Il y avait un sentiment de fierté d'utiliser leur vie.
- Speaker #1
Et, remets ça en perspective de ce qu'on disait tout à l'heure, on est nuls en marketing. Tu vois, je ne sais pas communiquer Quentin non plus. Et on est surtout adeptes, nous, de mettre les bonnes personnes aux bons endroits. Donc, si je ne sais pas faire du marketing, je ne vais pas passer trois jours à essayer d'être bon. Voilà. Et il se trouve que des personnes comme toi, au tout début, et les bêta-utilisateurs et les premiers clients, on dit « j'ai trouvé une solution, c'est génial, j'aime ci, j'aime ça » .
- Speaker #0
Il y a eu beaucoup de communication sur LinkedIn, et ce qui a créé en fait un bouche-à-oreille.
- Speaker #1
Exactement. Et ça, c'est devenu notre marque de fabrique, parce qu'aujourd'hui encore, les effectifs grandissant chez Jarvis, les équipes s'étoffant, je peux dire avec beaucoup de satisfaction qu'on ne prospecte pas du tout, et que c'est toujours ce bouche-à-oreille. et Tu vois, en fait, la satisfaction des utilisateurs, ce n'est pas quelque chose qui est acquis. Il faut qu'ils soient contents du produit, il faut qu'ils soient contents de la personne. Tu achètes aussi la personne. Si tu as le meilleur produit, mais que la personne n'est pas agréable,
- Speaker #0
tu n'achètes pas. C'est vrai que tu achètes un produit aussi... Pour répondre à une douleur quand même et gagner du temps. Mais tu achètes aussi parce que c'est aussi une personne, c'est aussi en effet une communauté derrière.
- Speaker #1
En fait, nous, ça nous oblige à avoir une exigence au quotidien, que ce soit sur l'équipe produit, sur l'équipe accompagnement, sur le support. Parce que si tu veux maintenir cette satisfaction, tu es obligé toi aussi d'être très exigeant. C'est quelque chose qu'on arrive à faire aujourd'hui. Et du coup, on a le plaisir d'avoir au quotidien des postes de personnes qui aujourd'hui sont obligées de dire que c'est... pas sponsorisé parce que des fois les gens le pensent mais non vraiment j'ai on ne sponsorise pas les poses d'ailleurs je le dis et tout à fait les gens pour les postes et voilà c'est une vraie plaisir de tirer des
- Speaker #0
avantages on va dire de notre travail quotidien qu'on fait avec plaisir mais c'est vrai que le genre les clients nous le rendent bien donc vous êtes parti vraiment d'une douleur d'un problème que vous avez remis dans un contexte humain et c'est ce qui a fait en fait la sauce Jarvis et le succès aujourd'hui en tout cas que vous avez et donc pour faire le lien avec aussi un sujet dont on avait envie de parler aujourd'hui c'est toujours rester à la page de l'innovation donc je vais peut-être plutôt m'approcher de Montaigne sur cette partie là et donc vous avez monté aussi en compétence sur les fonctionnalités de Jarvis donc je me souviens à l'époque il y avait la mise en place de la scorecard et puis après... notamment WhatsApp. Est-ce que tu veux déjà nous en dire un petit peu plus sur les fonctionnalités grandissantes de Jarvis ? Et puis le deuxième point, ça va être l'IA. Comment vous allez aborder l'IA dans Jarvis ? Est-ce que c'est dans la tout doux ? Comment ça se passe ?
- Speaker #2
Alors, je vais être très énigmatique dans ma réponse. On a un principe chez Jarvis qu'on aime beaucoup, qui en anglais se dit « under-promise, over-deliver » . En gros, on préfère promettre peu. et surprendre par ce qui sort et par ce qui est fait, etc. Donc, je sais aussi qu'on est assez suivis et surveillés de près par nos chers confrères qui fondaient aussi des ATS. Donc, je ne vais pas m'étendre trop sur ce sur quoi on travaille, notamment sur la partie IA, qui est effectivement un très gros sujet en ce moment pour nous. Ok. Donc,
- Speaker #0
vous prenez le sujet, en tout cas.
- Speaker #2
On prend le sujet. On n'a pas sorti jusqu'à présent de fonctionnalités, parce qu'on a vu beaucoup de fonctionnalités qui sont très bullshit. Si tu prends ton IA, tu cliques sur un bouton et ça te génère une offre d'emploi, elle ne va pas être dingue quand même. Si tu prends ton IA pour générer des messages d'approche originaux, ça va marcher toujours moins bien qu'un message d'approche très complet par rapport à l'offre que tu proposes. Donc, on n'a pas sorti ces fonctionnalités-là. Et d'ailleurs, on a vu...
- Speaker #0
C'est par choix.
- Speaker #2
Oui, on a vu beaucoup de retours utilisateurs derrière dire en fait, nous, on l'a testé sur X, Y ou voilà. Ça ne marche pas, ce n'est pas fou. Il y a pas mal de changements un peu plus récents liés à l'IA qui aujourd'hui nous font clairement penser qu'on va pouvoir sortir quelque chose d'unique là-dessus. Mais je n'en dis pas plus.
- Speaker #0
Et en termes de fonctionnalités peut-être plus classiques, est-ce qu'il y a des choses, vous partagez pas mal de choses sur la roadmap produit dans Jarvis, mais peut-être pour ceux et celles qui nous écoutent, est-ce qu'il y a des choses aussi que vous allez mettre en place ? Bientôt sur des fonctionnalités un peu nouvelles, moins classiques entre guillemets. Oui,
- Speaker #2
bien sûr. Une des fonctionnalités qu'on va sortir bientôt, on fait une refonte complète de l'interface.
- Speaker #0
Ah génial !
- Speaker #2
Superbe ! On n'était pas préoccupés avant, notre but c'était d'amener très vite du confort au quotidien, etc. Oui,
- Speaker #0
de se concentrer sur les fonctionnalités. C'est sûr que quand on arrive dans Jarvis, on sent que c'est un produit tech. C'est un ingénieur qui l'a construit, on le sent. Donc là, vous allez faire un travail un peu plus de design du X, c'est ça ?
- Speaker #2
Oui, exactement, du Y, puisqu'on a été beaucoup d'attention à l'UX, donc la navigation, la facilité à prendre en main. Et d'ailleurs, c'est le premier retour qu'on a. En fait, c'est super facile de prendre Jarvis en main. Je ne suis pas branché tech, je ne suis pas technophile, mais là, sans explication, j'arrive à comprendre et à m'y retrouver, etc. C'est pourquoi Jarvis,
- Speaker #1
c'est simple.
- Speaker #2
Parce qu'il fallait que je le vende,
- Speaker #1
qu'on explique le présent.
- Speaker #2
C'est pour ça que c'est ça ?
- Speaker #0
Oui, c'est clair.
- Speaker #2
Donc on a vraiment ce côté très simple, etc. Par contre, il y a l'UI, donc le côté plutôt graphique, visuel, esthétique. Voilà,
- Speaker #0
esthétique.
- Speaker #2
Effectivement, on a mis en second plan, parce que ce n'était pas la priorité. Aujourd'hui, on sait que c'est quelque chose qui ferait très plaisir à nos utilisateurs. Donc, voilà. On travaille aussi là-dessus.
- Speaker #0
Je suis content, c'est une superbe nouvelle.
- Speaker #2
Et tu l'apprends en exclusivité, parce que je pense que même la plupart des utilisateurs ne sont pas au courant. Ok,
- Speaker #0
et donc ça, tu penses que ça va sortir quand à peu près ?
- Speaker #2
Ça va sortir, je pense, à la fin de l'été, à la rentrée, tu vois. Ah,
- Speaker #0
trop bien ! Je suis trop excitée parce que je pense qu'en effet, beaucoup de personnes potentiellement l'attendaient. En effet, la partie UI, donc design, on ne parle pas forcément du fond. C'est plutôt de l'interface, du design. C'est superbe. Je suis trop contente. Et enfin, pour finir, donc là, Jarvi, maintenant on est à deux ans. Donc voilà, 2023, il y a eu le début de la communauté. C'est déjà deux ans qu'on se connaît. Oui. Et merci encore de votre confiance sur le Festival RH. C'est ça aussi, c'est de rassembler cette communauté autour d'un projet aussi commun. Là, il y a combien de personnes aujourd'hui, c'est Jarvis ? On en est en termes de clients, en termes de people dans l'entreprise ?
- Speaker #2
Aujourd'hui, on est sept dans l'équipe. On est sept en CDI. On a aussi trois freelances qui bossent avec nous pour notamment la partie technique. On est sept en CDI.
- Speaker #0
Et c'est quoi donc un peu les valeurs de Jarvis ? Comment vous recrutez ? J'imagine, j'espère que vous prenez les codes du recrutement et vous utilisez l'entretien structuré pour recruter.
- Speaker #1
En fait, on a un fichier Excel.
- Speaker #0
Avec un Data Studio.
- Speaker #2
Exactement. Comment est-ce qu'on recrute chez Jarvi ? Je pense que ce n'est pas facile. Déjà, on a une grosse exigence avec Johan. Tous les deux, c'est naturel, c'est très fluide. Parce qu'il y a, je pense, de la compétence, parce qu'il y a de l'exigence, parce qu'il y a aussi du côté humain. Et déjà, c'est difficile de réunir ces trois critères-là. Notamment, je parlais un petit peu plus pour ma partie, on va dire, la partie produit et technique. Sachant qu'en plus, moi je veux que les personnes développeurs soient au contact des clients. Je veux que ce soit eux qui aillent comprendre les problématiques qui vont aboutir à une fonctionnalité. Par exemple, là, en ce moment, on sort le site carrière. Eh bien, pour information, le site carrière est le premier site carrière complètement intégré dans la page du client. à aucun moment tu n'en sors et qui est complètement dans le style du client car il reprend tes polices, il reprend tes couleurs etc. et qui s'intègre en un clic et donc on est les premiers à faire ça mais si on est arrivé là, sache que moi j'y suis pour rien j'ai rien fait dessus Baptiste qui est le premier développeur à nous avoir rejoint on savait que c'était un sujet chez les utilisateurs, je lui ai dit écoute Baptiste est-ce que tu veux prendre ce sujet là ? Il me dit oui avec plaisir Et en gros, je n'en ai pas entendu parler jusqu'à ce que ce soit sorti et qu'il y ait les clients qui témoignent, qui disent « mais c'est trop bien, c'est génial, c'est magnifique, je suis super content, etc. » Parce qu'en fait, qu'est-ce qu'il a fait ? Il a dit « allez échanger avec des clients, comprendre leurs problématiques, regarder leur site web, etc. » Il a fait une première version. Il a installé la première version chez les clients. Il a pris les feedbacks, il a continué à échanger avec eux, il a fait des améliorations jusqu'à ce que les clients disent « c'était génial, c'était trop bien. » Et moi, je n'ai rien fait. Et ça, avoir un développeur qui est capable... d'interagir comme ça, de comprendre, d'imaginer la solution, d'itérer dessus, de s'assurer de la qualité. Et même si jamais un jour, il y a quelqu'un qui lui remonte un bug ou une demande, il est là au support pour répondre. Il est capable de faire quelque chose d'aussi large, c'est super difficile.
- Speaker #0
Donc c'est quoi ? C'est une question d'autonomie, une des valeurs de Jarvis ou de proactivité ?
- Speaker #2
Oui, autonomie, proactivité, contact humain.
- Speaker #1
Tu as un côté 360 aussi, parce que pour la partie sales aussi, tu fais du support, on veut aussi garder cette proximité. C'est une... Polyvalence ? Oui, il y a de la polyvalence. Il y a un côté entrepreneuriat aussi, qui est important, je pense, pour arriver si tôt dans une entreprise comme Jarvis. Et après, il y a la rapidité à laquelle on va, que ce soit pour les ventes ou pour les features. C'est qu'on a tous une valeur très importante, c'est l'impatience.
- Speaker #2
Dans les valeurs, on peut dire que c'est l'impatience.
- Speaker #1
On aime que les choses avancent. Et du coup, avec tout ce qu'on vient de te dire là, c'est pas évident de trouver la bonne personne. Mais on y arrive, mais on a un process de recrutement assez poussé pour essayer de faire les bons choix. Mais on est conscient qu'on embauche des pères. Et les deux premières personnes à se voir rejoindre, c'est du coup Sarah et Baptiste, et qui aujourd'hui sont carrément devenus associés.
- Speaker #0
Ok, donc on ferme aussi la boucle en donnant aussi des parts.
- Speaker #1
L'investissement et le travail mis dans l'entreprise le méritent et du coup c'est naturel. Toujours dans cette idée de partage et de communauté, donc on va jusqu'au bout même avec nos salariés.
- Speaker #2
On recherche des entrepreneurs, donc on les traite comme des entrepreneurs.
- Speaker #0
Après n'oublie pas, un salarié n'est pas un entrepreneur, ça c'est mon côté des âges qui parle. Mais c'est pire en effet.
- Speaker #1
Comment tu fais alors un salarié investisseur,
- Speaker #0
c'est quoi ? Oui, après tu peux prendre des parts, mais tu as quand même un contrat de travail qui régit la collaboration.
- Speaker #2
C'est l'état d'esprit, de vouloir réfléchir, se crever la tête, imaginer et avoir la relation. pas juste se faire plaisir dans son bureau, dans une chambre ou une cave pour un développeur.
- Speaker #0
C'est l'esprit plutôt de curiosité qui nourrit des personnalités qui sont assez entrepreneuriales.
- Speaker #1
Et ces valeurs sur le plan humain de vraiment vouloir faire avancer les choses. Et je pense qu'il faut trouver des personnes avec ce profil-là pour continuer à être dans l'ADN Jarvis. C'est d'abord le plaisir de recruter ces gens-là et de les avoir à bord avec nous.
- Speaker #0
Alors, comment vous faites pour recruter ? Est-ce que vous avez des questions ?
- Speaker #2
Tu me laisses le près du processus de recrutement.
- Speaker #0
Parce que comment vous utilisez ? J'imagine que vous utilisez Jarvis. Bien sûr. Est-ce que vous avez... Comment vous définissez un peu vos fiches de poste ?
- Speaker #2
Je peux te dire pour le dev, parce que c'est assez drôle en plus la façon dont on le fait. Le développeur, il commence par... Quand il candidate ou quand on le source, il reçoit un lien et on lui dit que toutes les informations sont dans cette page blanche. Ok. Il clique sur le lien, il arrive, page blanche. Et là, il faut être...
- Speaker #0
Donc ça c'est l'offre ?
- Speaker #2
Ça c'est l'offre, ouais. Dans l'offre, il y a quand même les détails de l'offre. Ok. Voilà, mais on lui dit... Une fois qu'il postule, il reçoit un mail et on lui dit, si tu veux faire... Si tu veux passer à l'étape suivante... Fun. Il faut que tu... Ok. Il faut que tu... Va sur ce lien-là. Ok. Tu vas arriver sur une page blanche, toutes les infos sont dedans. Ok. Il arrive sur la page blanche, là il faut être un peu tech, mais le niveau c'est le niveau de base si tu veux et regarde dans la page dans le le code de la page, il trouve les informations. Voilà, exactement. Mais t'es calée, la vache !
- Speaker #0
Est-ce que je ferais postuler chez Jarvis ?
- Speaker #2
Bah vas-y, avec plaisir !
- Speaker #1
Moi, je peux pas.
- Speaker #2
Exactement, dans la console, et donc il trouve les infos, il fait un appel à l'API Jarvis, et hop, il fait passer sa candidature à l'étape suivante. Là, on repose un peu d'autres questions, et notamment, une question qui est importante pour nous, c'est est-ce que tu as déjà dans ta vie fait quelque chose, fait un produit ou un petit quelque chose pour quelqu'un sans que ce soit dans le cadre de ton travail ou que ce soit dans le cadre de tes études.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #2
En gros, que ce soit, j'ai fait le site web de ma grand-mère qui était boulangère.
- Speaker #0
C'est peut-être un peu tarnial que vous cherchez avec cette question.
- Speaker #2
Exactement. Peut-être en fait, soucieux non pas de se faire plaisir techniquement, mais soucieux que le fruit de son travail apporte aux autres. Oui. Voilà. Et ça, c'est une très grosse différence déjà de mentalité. Et après, on fait une mise en situation avec un cas justement, on se met en situation de, ben voilà, t'es face à un client. il a un besoin, échange avec lui, essaie de comprendre le besoin et après réalise une petite solution très simple, le but c'est pas qu'il y passe une demi-journée et en général ceux qui passent déjà cette étape là ils ont 90%
- Speaker #0
de chance d'être pris ok donc après il y a un point avec l'équipe c'est ça ?
- Speaker #2
c'est une demi-journée ensemble et une soirée avec toute l'équipe et là on passe plus de temps vraiment dans le détail et on apprend à faire aussi beaucoup plus connaissance encore.
- Speaker #1
C'est important d'aller rencontrer les gens, puisqu'au final, on est en full remote. Oui,
- Speaker #0
c'est ça, full remote.
- Speaker #1
C'est important d'aller voir les gens au moins une fois et passer du temps, vraiment, dans le travail. Et c'est sympa aussi de manger ensemble, de passer une soirée. Ok. Et de boire un peu, je ne voulais pas le dire.
- Speaker #0
Et donc l'ambition, juste pour finir, l'ambition Jarvis. Quelle est l'ambition Jarvis alors ?
- Speaker #1
L'ambition, elle est grande. Elle est à la hauteur de ce qu'on fait aujourd'hui. Aujourd'hui on se rend compte que le produit plaît, qu'il y a une vraie traction en France. On rentre de Bruxelles parce qu'on a lancé officiellement Jarvi en Belgique hier. Il y avait pas mal de monde, pas mal de monde motivé aussi à discuter autour de Jarvi, à faire avancer les choses. On a eu le plaisir d'ouvrir le Canada aussi officiellement. Aujourd'hui on est présent dans plus de 30 pays. Et je pense qu'on n'a pas touché 0,1% de la cible potentielle. Donc aujourd'hui, avec le produit qui ne cesse de sortir des nouvelles features, une équipe qui s'étoffe, des relais avec des ambassadeurs dans les différents pays et un potentiel énorme, puisqu'on a plein de nouvelles idées sur comment encore s'ancrer dans les pays avec les ambassadeurs, les advisors et plein de gens qui veulent nous rejoindre dans l'aventure. L'ambition est très élevée et je ne pourrais pas te donner de chiffres particuliers aujourd'hui parce qu'on ne sait pas de quoi demain est fait. Mais en tout cas, ce qu'on sait, c'est qu'on veut aller pousser la machine au maximum. On veut aller à l'international. C'est quelque chose qu'on veut faire. Aujourd'hui, par exemple, Jarvi est déjà traduit en six langues. Et on a déjà des relais dans les pays. Donc, on a des personnes en Belgique, en Italie, en Asie ou même au Canada. avec qui on discute en ce moment et il y a quelques nouvelles surprises qui vont arriver aussi sur la partie commercialisation. Donc voilà, on prépare quelques surprises, mais on est ambitieux et on veut continuer dans la dynamique qu'on a instaurée depuis deux ans.
- Speaker #2
Tout en gardant nos valeurs, nos approches. va continuer à être un produit spécialisé pour les recruteurs qui recrutent pour d'autres, donc en cabinet, indépendants, etc. C'est pour eux qu'on fait ça. On ne va pas les abandonner en disant finalement vous n'êtes plus notre type prioritaire. C'est vraiment eux notre priorité. L'autre chose qu'on va garder, c'est cette proximité. Beaucoup sont inquiets en disant mais comment vous allez faire ? Vous étiez deux, aujourd'hui vous êtes sept. Comment vous allez garder cette proximité-là ? Et aujourd'hui, on y arrive toujours. On est toujours parfait sur cet aspect proximité, réactivité, etc. Donc ça passe et par le recrutement, ça passe aussi par ces communautés d'ambassadeurs aussi qu'on arrive à créer pour garder ce côté très proche. Donc voilà, on va grossir effectivement très vite, beaucoup, mais on va garder cet ADN-là comme on le fait depuis le début.
- Speaker #0
Eh bien, longue vie en tout cas à Jarvis. Et si vous ne voulez pas avoir votre compte bloqué LinkedIn, c'est aussi quand même l'outil de prédilection. C'était aussi un des sujets. Beaucoup de recruteurs aussi se posaient. Quand on source beaucoup, on peut rapidement avoir des limites LinkedIn. Moi, personnellement, à un moment, je sourçais beaucoup. Je me suis fait bloquer mes comptes. C'est vrai qu'avec Jarvis, il y a ce côté aussi sécurisant où vous avez créé votre propre data center. Je ne sais pas comment tu appelles ça.
- Speaker #2
En fait, la particularité que nous, le choix qu'on a fait, euh euh contrairement à beaucoup d'applications, ne se connectent pas directement à LinkedIn. Parce que LinkedIn ne le souhaite pas, donc on n'utilise pas de solution comme ça pour se connecter avec votre compte depuis nos serveurs à votre LinkedIn. On ne le fait pas, c'est impossible. Utiliser Jarvis, c'est exactement comme si tu allais prendre un café et tu laisses ton ordinateur ouvert à ton stagiaire. Et ton stagiaire, il fait de la recopie dans ton ATS et il met tout à jour. C'est exactement pareil. Il n'y a pas de souci à ce niveau-là. Il n'y a pas de souci non plus sur le côté RGPD. Je pense que c'est souvent un sujet aussi pour les recruteurs. Et voire même, c'est même très intéressant sur le plan RGPD, parce que le tribunal de commerce de Paris a statué officiellement sur le fait qu'importer des profils LinkedIn dans son ATS était complètement conforme, donc sans le consentement de l'utilisateur, était complètement conforme à l'RGPD. Pourquoi ? Parce que l'utilisateur, il a mis son profil public sur LinkedIn, il a accepté de le rendre public. Par contre, ça implique derrière que s'il le retire, tu dois le retirer. S'il change des infos, tu dois les changer, etc. Et ça, c'est quelque chose que Jarvis peut faire pour toi. Et donc finalement, c'est presque moins de lourdeur administrative de faire comme ça avec du sourcing et Jarvis que de le faire traditionnellement.
- Speaker #0
Longue vie à Jarvis. Bravo en tout cas pour cette aventure en deux ans, c'est extraordinaire ce que vous avez fait. Et on se dit à très vite au Festival RH.
- Speaker #2
Merci à toi de m'être de notre côté depuis le début.
- Speaker #1
On sera évidemment présents de toute l'équipe Jarvis au Festival RH. Pour les utilisateurs, on a déjà un groupe WhatsApp dédié pour le Festival RH. On a une jolie maison aussi louée juste à côté. Il y a une piscine et tout, mais ce ne sera peut-être pas la saison.
- Speaker #0
Il y a même une tente recrutement.
- Speaker #1
Il y a beaucoup de personnes de Jarvis qui utilisent Jarvis, qui seront speakers dans la tente recrutement. Et oui, on va profiter du festival pour réunir beaucoup d'utilisateurs. Et donc, ce sera un festival RH avec du Jarvis et beaucoup de Jarvis. Et merci à toi d'avoir pris le temps. C'est la première fois qu'on se prête à l'exercice avec Quentin ensemble. Je ne sais pas ce qu'il en a pensé. Moi, c'était plutôt sympa. Ouais.
- Speaker #2
C'est toujours vachement.
- Speaker #1
Et puis, non, on a passé un bon moment avec toi. Donc, merci de nous avoir accueillis.
- Speaker #0
Avec plaisir. Et on se dit à très vite.
- Speaker #2
Bye bye.