Speaker #0Bonjour et bienvenue sur le pot pourri pour cet épisode 5. Pour cet épisode 5, je me suis dit qu'on allait discuter de la solitude. La solitude sous ses différentes formes. Pour moi, il y a deux types, voire trois types de solitude. La solitude subie, la solitude choisie et la solitude par nécessité. Pour moi, la solitude subie, c'est vraiment quand on se retrouve dans la situation où... on déteste être seul, où on a peur profondément d'être seul. Et donc, c'est une solitude qui est ressentie comme un manque, comme une souffrance. Alors que la solitude choisie, c'est un espace volontaire de recul, de recentrage. C'est le fait de choisir, d'avoir besoin d'être seul pour, je ne sais pas, peut-être avoir des réflexions personnelles, prendre du temps pour soi. Après, il y a la solitude par nécessité qui est imposée par la vie, dans le sens où quand on se retrouve dans une perte, que ce soit quand on perd quelqu'un, quand on perd une relation, quand on perd un travail, pour moi, la solitude par nécessité, c'est celle qui nous est imposée par la vie, où en fait, la vie nous force plus ou moins à prendre un peu du recul et à dire « Eh oh ! » Ce serait bien que tu te reposes un peu, ce serait bien que tu prennes un peu du temps pour toi pour réfléchir, pour avoir une réflexion sur ta vie. Donc la difficulté face à la solitude, elle est quand même je trouve omniprésente. Après je ne peux parler évidemment que de mon point de vue et des gens qui m'entourent. Je pense qu'on a tous une certaine difficulté à être seul, pleinement seul je veux dire. Donc cette solitude subie. elle est difficile pour tout le monde je pense et donc je pense que on est dans une société où on est méga actif, on est actif tout le temps surtout on remplit notre agenda à tout va pour voilà voir des copains travailler, faire du sport voir nos psy, nos médecins, nos machins, nos trucs, on remplit notre agenda au max et quand on se retrouve dans ce se vide un peu entre les deux et seul, pour beaucoup de gens, c'est une problématique. Je pense qu'en fait, la solitude, c'est faire face à ses pensées, c'est faire face à soi-même. Quand on se retrouve seul, on n'est plus en interaction, on n'est plus dans un rôle joué, parce que j'ai l'impression qu'on est quand même beaucoup défini par les rôles qu'on joue dans la société. Donc, notre rôle de fille, femme... Petit ami, notre rôle au travail, notre rôle auprès de nos amis, notre rôle auprès de nous-mêmes, les rôles sociétals qu'on met en place et qui nous définissent. Dans le yoga, on dit que c'est vraiment notre ego, c'est tout ce qui nous sépare de qui on est vraiment, ces identités qu'on se met en place au niveau sociétal, mais qui sont extrêmement importantes dans la vie dans laquelle on vit. qui nous oblige à faire une hyper-occupation comme mécanisme de fuite. On veut remplir tous ces rôles sociaux, mais au final, on se retrouve un peu dans une perte de repère quand on est seul. Et donc, quand on se retrouve seul, c'est vraiment, mais qui je suis sans les autres ? Il y a aussi cette peur du vide, la possibilité de la peur de la mort, je pense. Quand on se retrouve seul, en fait, on a un peu ce truc de, mon Dieu ! potentiellement, personne ne se rendra compte si jamais il m'arrive quoi que ce soit maintenant. Je me suis vraiment demandé si cette peur n'était pas liée à ça. Mais donc, une fois qu'on se retrouve seule, en dehors de ces rôles sociaux, sociétals qu'on s'impose, on se retrouve obligatoirement confrontée à qui je suis pour de vrai. Et comme on est dans une société en 2026 où on a vraiment l'apologie, où c'est hyper valorisé en fait d'être tout le temps occupée. Plus t'es occupé, plus t'as du succès. En fait, on a rarement ce temps d'être seul. Et donc quand on se retrouve dans cette solitude par nécessité, donc imposée par la vie, on est obligé de faire cette introspection et qui je pense fait flipper beaucoup de monde, si je peux me permettre. Et il y a aussi le rôle que jouent les autres en fait. Pour moi, par rapport à ces rôles qu'on joue, l'autre et un miroir. Il nous reflète si on est bien ou pas, si on agit correctement ou pas. Et donc on s'identifie forcément que par rapport à ce reflet. pas forcément que, mais on s'identifie beaucoup par rapport au reflet de ce miroir-là qui va nous valider ou pas. Donc, est-ce qu'on existe de la même manière sans le regard extérieur ? Je pense qu'en fait, quand on dit « on se sent bien seul » , je pense que c'est ça. Moi, je me suis posé cette question, vraiment. Est-ce que ce n'est pas ça ? C'est en fait être en accord avec ces deux personnalités, on va dire, donc le « qui je suis chez moi » . et le qui je suis en extérieur. Quand les deux matchs, là je pense qu'évidemment, on a moins de problèmes à être seul, parce qu'on est moins dans la fuite, du coup, où on est moins obligé de laisser tomber un masque qu'on s'oblige d'avoir en extérieur. Je pense qu'il y a aussi, alors je me suis posé la question, évidemment au niveau relationnel amoureux, personnellement, moi j'ai été dans des relations assez difficiles, je vous en parlerai un jour. C'est assez intime, mais pour moi, ça me paraît important de parler de ça et puis de parler de violences conjugales parce que ça ne prend pas toujours la forme qu'on pense. Ce n'est pas aussi visible qu'on le pense. Donc pour moi, c'est important, je vous en parlerai à un moment. Mais quand on se retrouve dans des relations comme celle-là, qui sont très toxiques, qui sont très difficiles, le principe même de cette manipulation, c'est de vous faire perdre votre identité. Donc on a tendance à, souvent quand on est quelqu'un qui va dans des relations toxiques, moi ça a été mon cas, j'en ai enchaîné plusieurs avant de faire une psychothérapie qui a bien fonctionné. Maintenant, heureusement j'en suis sortie. Mais je pense que j'étais dans une répétition qui était aussi due au fait de ne pas vouloir être seule. Je pense qu'on se reconnaîtra beaucoup tous là-dedans. Est-ce qu'on n'a pas tendance à se jeter dans des relations ? Parce que par peur d'être seule, en fait, moi pour le coup, après l'analyse de tout ça, c'était vraiment, donc il y avait oui, la peur d'être seule. Moi, j'avais une grosse difficulté à rentrer chez moi, à rentrer dans mon pays. Et donc, c'était une fuite pour moi vers l'avant que de rencontrer quelqu'un autre part. Voilà. Et comme j'avais un peu peur d'être seule, je pense que la première, pas la première, plus ou moins la première personne qui venait se présenter. avec tout ce que j'aurais voulu avoir, j'allais y aller parce que c'était cool et que tout d'un coup, c'était je ne serai plus seule, je vais rencontrer enfin l'être aimé. Mais problématique étant que dans des relations qui sont aussi toxiques, c'est des personnes qui vont détruire votre personnalité, qui au début vont aimer tout ce qui vous représente et puis petit à petit vont dégrader. chaque aspect de qui vous êtes jusqu'au point où en fait on sait plus qui on est et donc pour moi dans ces relations là la solitude est devenue un soulagement parce qu'en fait c'était le seul moment où je pouvais ramener ok non en fait tu n'es pas comme ça, tu n'es pas comme si tu t'en sors bien ça c'est pas normal voilà et lui d'ailleurs à l'époque avait toujours très peur du moment où j'étais seule parce que c'était souvent après ces moments là que je pouvais me rebeller et que j'avais tendance à dire non en fait c'est pas ok la façon dont tu me traites non la violence de la dernière fois n'était pas ok alors évidemment il y avait du gaslighting qui venait toujours se mettre en place mais moi ça me permettait de me ramener à moi et de me rendre compte de ce qui était ok et ce qui n'était pas ok et donc la solitude est devenue vraiment un refuge Merci. Et aussi, évidemment, dans des relations comme celle-là, on est très isolés. Donc moi, je voyais peu d'amis, je sortais peu pour éviter le conflit. Parce qu'en fait, si je faisais quoi que ce soit, évidemment, après, j'avais du conflit, des jalousies, des choses comme ça. Donc en fait, j'ai préféré éviter de sortir tout simplement. Donc la solitude, c'était vraiment mon refuge le plus précieux. Alors, même si cette expérience a été... vraiment pas top et m'a clairement trop baptisée. Je pense que ce que ça m'a donné comme super outil, c'est qu'au final, maintenant, j'ai beaucoup plus de facilité à être toute seule et c'est un vrai espace de bonheur pour moi, la solitude chez moi, dans mon appartement, à faire des choses en fait. Parce que maintenant, la solitude, c'est pas seulement être assise à attendre que quelque chose arrive. Pour moi, c'est vraiment... Peindre, créer, vous faire mon podcast, cuisiner, parfois ne rien faire, lire ou autre, marcher. Mais en fait, c'est vraiment un des seuls espaces dans lesquels je me sens hyper bien. Parce qu'évidemment, quand mon identité dans ces relations a été tellement chamboulée, pour moi, c'est devenu difficile d'être avec les autres. Parce que j'ai l'impression de m'être un peu perdue dans l'histoire. Et donc, être dans un environnement très social, avec beaucoup de monde autour de moi, j'ai l'impression de ne plus savoir quel rôle. Je dois jouer justement ces rôles sociaux. Et pour avoir vu des amis à moi, dans mes proches, perdre leur relation, il y a toujours en fait cette chute qui fait hyper peur quand on se sépare où en fait on ne sait plus qui on est tout d'un coup. Parce qu'en fait c'est comme si on est une personne dans une relation X et puis tout d'un coup, quand ça, ça part... on est perdu, on ne sait plus et puis évidemment on se sent rejeté ce qui est hyper difficile à vivre le rejet de la personne qu'on aime où on se disait qu'on allait potentiellement faire notre vie avec surtout quand on arrive dans nos âges à moi, la trentaine etc, on a plus tendance à s'imaginer des relations à très très long terme et quand on a la chute c'est terriblement difficile de se retrouver seule ça fait un mal de chien en fait, de perdre l'illusion de ce qu'on aurait pu avoir dans le futur. Et puis, le rôle qu'on jouait dans notre société où on est hyper valorisé à la trentaine quand on a des enfants, qu'on se marie, qu'on a un job, qu'on achète un appart. Quand on se retrouve à perdre cette perspective potentielle et qu'on se retrouve à 30 ans, pas marié, pas d'enfant, pas de job fixe ou... pas d'appartement acheté ou autre, en fait, c'est forcément hyper difficile. Parce qu'on se dit, non mais attends, je suis un échec, c'est horrible. Je suis seule, je resterai seule toute ma vie. Enfin, il y a cette grosse difficulté qui génère des anxiétés énormes. Pour le coup, je n'ai pas honte de le dire, parce que franchement, ça a été quelque chose qui m'a vraiment reconstruit. Mais à la sortie de cette dernière relation, moi, je suis tombée dans une dépression, je dirais. Et où pendant des mois, je ne pouvais rien faire, voir personne. Où j'ai eu besoin de au moins, je pense que ça m'a pris au moins 6 mois, pour redécouvrir qui j'étais, pour me reconnecter à moi. Et en fait, je me suis rendue compte que je pouvais le faire uniquement dans cette solitude. Parce que si je l'avais fait entourée de plein de gens, ça aurait été beaucoup trop d'anxiété. Et donc cette solitude est devenue un peu mon doudou au final. C'est vraiment cette idée pour moi maintenant, être seule c'est... C'est hyper confortable. Et je vois donc forcément les gens autour de moi qui se retrouvent dans des solitudes subies, qui au bout d'un moment apprennent à se sentir bien seule. Je pense que c'est vraiment un entraînement. Comme dans la méditation, on entraîne notre cerveau à être OK avec nos pensées, à ne pas... Se torturer de trop et puis surtout à ne pas écouter tout ce qui se raconte dans notre tête parce que tout n'est pas vrai. Évidemment, on a 60 à 65 000 pensées par jour qui, évidemment, ne sont pas toutes vraies. On apprend à ne pas écouter tout ça et on apprend à se dire qu'en fait, parfois, il vaut mieux être seule que mal accompagnée. Et c'est très, très facile à dire. C'est plus difficile à faire parce que quand on ne l'a jamais fait, c'est hyper flippant. Et quand je parle de ça, en fait, moi, ça me fait tout de suite... de penser, donc je vous racontais je suis partie en Australie j'ai abandonné tout mon travail, mon appart mes potes et je suis partie à l'autre bout du monde c'était hyper flippant en fait cette solitude ce moment de je ne vais plus avoir qui que ce soit que je connais pour valider ce que je fais parce que je pense que moi à ce moment là, je m'en suis rendue compte après dans le passé, quand je devais prendre des décisions j'allais toujours demander à au moins 4 personnes de mon entourage pour valider avant de prendre ma décision. Je n'aurais jamais pris ma décision toute seule. C'était obligatoirement, qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que vous pensez que je fais le bon choix ? Surtout, en fait, il y avait ce questionnement à longueur de temps à tout le monde avant de pouvoir choisir. Et donc, pas de décision seule. Donc, quand je suis arrivée en Australie et que je me suis retrouvée obligée à tout faire toute seule, en fait, tout est devenu une mini-victoire d'une certaine manière. Aller ouvrir un compte en banque, trouver un appartement, aller me balader seule, aller manger seule. Tout est devenu une petite victoire. Et je pense qu'à force de ça, à force d'expérimenter des mini-succès toute seule, c'est devenu plus facile d'être seule. Ouais, c'était vraiment un espèce d'entraînement. Et alors, je ne citerai pas en particulier une personne, mais je pense à une personne de mon environnement que j'ai vue, moi, pendant longtemps, faire des crises d'angoisse du fait d'être seule, qui pouvait très difficilement passer plus de 24 heures seule, même chez elle. C'était quelque chose qui était extrêmement stressant pour elle. Et puis, au fur et à mesure... Après plusieurs mois, plusieurs années, elle a réussi à passer au-dessus de ça en, je pense, se forçant. Alors je ne sais pas si vous connaissez la exposure therapy, c'est vraiment le fait de se confronter à quelque chose qu'on n'aime pas. Type, j'étais arachnophobe quand j'étais plus petite, je suis partie en Australie, je me suis retrouvée confrontée à des énormes araignées non-stop pendant 5 ans. Maintenant, je n'ai plus peur des araignées. On a peur du regard des autres. on va aller se mettre dans un environnement s'habiller très coloré et se mettre dans un environnement avec beaucoup de monde on a peur de l'eau, on va petit à petit aller dans la mer en fait c'est vraiment se forcer à s'exposer à notre peur jusqu'à ce qu'on la dépasse et en fait c'est plus ou moins obligé que notre cerveau la dépasse parce que on lui montre que c'est ok qu'on a survécu on va pas mourir de ça et donc on arrive à transformer notre cerveau comme ça petit à petit et je trouve ça assez exceptionnel et je pense que du coup ça nous ramène aussi assez directement à comment prévenir cette angoisse d'être seule et ne pas avoir d'obligation de faire l'exposure therapy je pense qu'en fait moins on joue de rôle, moins c'est difficile quand on perd ce rôle, peut-être s'obliger à passer du temps un peu seule Et quand on est dans un environnement dans lequel on joue notre rôle, avoir cette introspection régulière, qui, comme je vous le disais la dernière fois, fait partie de la pratique du yoga, qui est notre obligation plus ou moins dans le yoga, que de se poser régulièrement la question si on est en alignement avec qui on est vraiment et qui on a envie d'être. Et donc peut-être quand on est dans un environnement social ou quand on agit, avoir la possibilité de refléter. comment on agit, qu'est-ce qu'on dit et est-ce qu'en fait on est ok avec qui on est. Je sais pas pour vous mais moi j'ai toujours eu beaucoup d'anxiété sociale où en fait quand je rentrais chez moi après une soirée, un dîner ou autre, j'avais toujours beaucoup ce questionnement de oh mon dieu mais qu'est-ce que j'ai dit, j'espère que j'ai pas été trop, j'espère qu'ils m'ont pas trouvé bizarre, ça se trouve j'ai coupé la parole à telle personne. en fait beaucoup cette réflexion de me refaire la soirée de A à Z pour en gros voir là où j'avais déconné ou là où j'avais peut-être pas été dans le bon rôle et c'était énormément d'anxiété et en fait avec le temps, plus je passe de temps seule plus en fait c'est facile d'être en accord j'ai plus ces anxiétés sociales parce que quand je sors je sais que je suis exactement la même personne Il faut aussi dire que je sors beaucoup moins parce que je n'en ai pas forcément envie. En fait, je suis très, très bien dans mon petit cocon. Et quand je sors et quand je me retrouve confrontée à des gens, je suis plutôt moi. Et c'est vrai que quand je sens que l'environnement, les discussions ou tout ça ne me correspondent pas vraiment, je vais avoir tendance à partir, rentrer, aller me coucher ou finir l'interaction parce que... Parce que maintenant, je préfère être en accord avec qui je suis que de jouer un rôle dans lequel je ne serai pas à l'aise plus tard. Et donc, je trouve que dans cette société, on a un peu ce côté où on nous force à être seule, où on nous vend un peu la solitude comme un graal de... Oui, si tu sais être seule, tu pourrais être bien avec qui que ce soit. Il faut savoir être seule avant d'être en couple. Il faut savoir s'aimer soi-même. Plus j'ai l'impression que cette idée de « il faut savoir être seul pour être heureux » , c'est vraiment pas forcément le cas. Alors oui, je pense que d'une certaine manière, si tu es capable d'être seul, tu vas moins aller te jeter sur les mauvaises relations, sur les mauvais environnements, sur les mauvaises activités, drogue, autre, alcool, etc. parce que t'as moins besoin de fuite, évidemment, de toi-même. Si t'as plus la capacité à te confronter à toi, t'auras moins besoin de fuite, de toute manière. Mais je pense pas non plus qu'il faut savoir être seule pour être heureux, dans le sens où ne pas se mettre en couple si on n'est pas capable d'être seule, si on s'aime pas à 100%. Je pense que ça, pour le coup, c'est un peu du bullshit. Parce qu'il n'y a rien de plus facile que de s'aimer quand on est aimé par quelqu'un d'autre. On est des humains sociaux, on a besoin des autres, on a besoin du reflet des autres. Alors, savoir être seul, oui, c'est hyper important parce que ça nous permet d'être bien entourés, de bien choisir les gens qui nous entourent, qu'on aime, avec qui on aime passer du temps et puis qui nous font du bien. Parce que, évidemment, les relations sociales, c'est censé nous tirer vers le haut, encore une fois, et pas l'inverse. Et si on est obligé de se mettre dans une petite boîte... pour pouvoir passer du temps avec les autres, c'est que ce ne sont pas les bonnes personnes avec qui être. Donc en conclusion, pour moi, la solitude n'est ni un problème, ni un objectif. C'est vraiment un espace d'exploration de soi. Ça peut être une fuite, un refuge, et ça peut aussi être un outil de croissance. Alors, je vous encourage toujours dans cette idée de philosophie de yoga, parce que c'est ce que ça nous pousse à faire, et c'est là, je pense, où... Le yoga a été un outil merveilleux dans ma vie pour m'accompagner à travers cette découverte de la solitude et maintenant ce confort dedans. Commençons à nous poser la question, est-ce qu'on est en accord avec qui on a envie d'être quand on est dans un environnement social ? Est-ce qu'on sent une vraie libération quand on se retrouve enfin seul chez soi ? Si c'est le cas, c'est que vraiment, on a quelque chose à faire sur notre attitude en extérieur. Et puis... peut-être, ben, aller en psychothérapie, aller en psychanalyse ou se faire aider pour avoir moins de peur d'être seule. Parce que là où pour moi il y a un lien, c'est que quand on est capable de faire face à ses traumas, ses pensées un peu difficiles, sa peur du vide, sa peur de la mort, sa peur de tout ça, quand on est capable d'aborder ce genre de sujet avec notre psy, on aura beaucoup plus de facilité à être seul. Parce que souvent, c'est des idées qui sont un peu cachées, c'est des peurs qu'on a cachées qui nous forcent à être tout le temps entourés. Et puis, je vous souhaite à tous de trouver la paix dans votre solitude parce que ça peut vraiment être un outil merveilleux sans avoir besoin d'aller faire un vipassana, comme dans l'épisode avant. clairement tout le monde n'a pas besoin d'aller s'enfermer pendant 10 jours dans une retraite silencieuse moi je pense que ça a été un des outils les plus merveilleux pour justement développer cette relation avec le soi et la solitude mais tout le monde n'a pas besoin de ça et puis si vous n'arrivez pas à être seul et bien c'est pas grave vous y arriverez peut-être un jour peut-être pas et puis l'essentiel c'est que vous soyez heureux l'essentiel c'est que vous appréciez qui vous êtes et puis ben seul ou avec les autres moi je vous souhaite le bonheur j'espère que ce podcast vous a fait vous poser peut-être des questions sur votre relation à votre solitude et puis ben en attendant je vous dis à dans deux semaines pour notre épisode 6 bonne journée salut