- Speaker #0
Préambule, le podcast des ambulanciers et de la santé. Bienvenue sur Préambule, le podcast des ambulanciers et de la santé. Aujourd'hui, dans le cadre du podcaston, je mets en avant une association, celle de la protection civile. Mission de secours, formation du grand public, dispositif de sécurité et catastrophe, on va parler du réel, du terrain et de l'humain. Et pour cela, j'ai le plaisir de recevoir Émilie, responsable départementale de la protection civile du Puy-de-Dôme, qui va nous faire découvrir l'envers du décor et j'en suis sûr vous donner l'envie d'intégrer cette association ô combien importante. Émilie, bonjour.
- Speaker #1
Bonjour Jean-Paul.
- Speaker #0
Émilie, ce que je te propose c'est de te présenter avec les mots que tu veux, comme tu veux. Je te laisse le choix.
- Speaker #1
Ok, c'est parti. Je m'appelle Émilie, je suis dans la vie infirmière anesthésiste dans un bloc opératoire. Et sur mon temps libre, je suis bénévole à la protection civile depuis 2006.
- Speaker #0
Très bien. On va parler donc du coup de la protection civile dans un premier temps au niveau national. Comment est organisée cette protection civile ?
- Speaker #1
Depuis 1965, il existe une Fédération Nationale de Protection Civile. qui donne des directives et une philosophie aux associations départementales qui elles sont gérées de façon autonome sur chaque département.
- Speaker #0
D'accord, donc il y a quand même une ligne conductrice qui vient du national pour les antennes départementales, c'est ça ?
- Speaker #1
Exactement, on a un plan, une feuille de route plus particulièrement, qui est donnée pour deux ans et qui donne on va dire les grandes orientations selon les périodes. et après à chaque... protection civile à son échelon départemental, d'appliquer cette philosophie commune.
- Speaker #0
D'accord, très bien. Du coup, on parle un petit peu plus de la protection civile du Puy-d'Homme, puisque tu en es la responsable. Combien de bénévoles à la protection civile du Puy-d'Homme ?
- Speaker #1
À la protection civile du Puy-d'Homme, nous sommes actuellement une petite soixantaine de bénévoles. Mais il faut savoir qu'on est une toute petite protection civile sur le Puy-d'Homme. Il y a des protections civiles qui peuvent compter jusqu'à 500 adhérents.
- Speaker #0
Et c'est... Une petite protection civile, pourquoi ? Parce que les missions sont moins nombreuses que dans certains départements ? Ou c'est parce que problème de recrutement de bénévoles ? Je ne sais pas.
- Speaker #1
Alors, c'est vrai qu'on est le Puy-d'Homme, on a un département quand même relativement épargné quant aux catastrophes climatiques, etc. On est quand même au milieu de nos volcans, on est quand même bien protégé. Donc, voilà. Et puis, il y a aussi énormément sur le Puy-d'Homme d'associations agréées de sécurité civile. qui regroupe chacune une cinquantaine de bénévoles. Donc ça fait un tissu associatif qui est un petit peu éparpillé dans plusieurs associations. À contrario, par exemple, sur des départements où il n'existe que, mettons, deux associations agréées de sécurité civile, c'est vrai que ça fait plus de bénévoles pour l'une et pour l'autre. Nous, on est quand même plus d'une dizaine sur le puits de Dôme. Donc voilà, ça peut expliquer aussi en partie pourquoi on est une petite protection civile. Par ailleurs, on n'a qu'une seule antenne qui est située au cendre. Donc c'est vrai que le maillage territorial sur le puits de Dôme pourrait être plus développé et peut-être toucher des gens qui sont plus éloignés du cendre. Ça compte aujourd'hui la proximité géographique, le manque de transport en commun, la route, ça compte.
- Speaker #0
Moi, je confondais en préparant ce podcast sécurité civile et protection civile. Je pensais que c'était la même chose, en fait, alors que ça... C'est pas que ça n'a rien à voir, mais c'est deux choses différentes. Alors,
- Speaker #1
c'est deux choses différentes, et c'est vrai que souvent, les gens nous disent « Ah, mais votre hélicoptère ! » Non, non, non, nous n'avons pas d'hélicoptère, nous n'avons pas d'hélicoptère, parce que l'hélicoptère appartient à la sécurité civile. La confusion vient effectivement des noms qui sont quasiment similaires. Nous sommes une association agréée de sécurité civile. Voilà, il faut bien faire la différence, donc nous ne sommes pas. pas la sécurité civile, nous sommes la protection civile. C'est le nom qui avait été choisi pour désigner cette association, ce regroupement de bénévoles initialement.
- Speaker #0
D'accord. Donc tu me disais que dans le Puy-d'Homme, une soixantaine de membres de la protection civile, c'est un chiffre qui est plutôt stable. Ça fait des pics de départ d'arrivée, comment ça se passe ?
- Speaker #1
C'est un chiffre qui est plutôt stable. Alors on connaît un petit peu des vagues de départ, mais pour autant, on recrute aussi derrière. Donc c'est un chiffre qui est assez constant. Voilà, on a la chance sur Clermont-Ferrand d'avoir quand même beaucoup de jeunes étudiants qui viennent faire leurs études. qui après, pour des raisons professionnelles, sont souvent amenés à quitter la région ou alors pour poursuivre leurs études, sont amenés aussi à bouger. Donc c'est vrai qu'on sait que les jeunes, on va les garder 3-4 ans et puis après ils vont voguer vers d'autres horizons. Mais ce n'est pas grave parce qu'il y en a d'autres qui viennent frapper à notre porte de nouveau.
- Speaker #0
Turnover constant. Voilà,
- Speaker #1
il y a un turnover constant, mais aussi il y a également un noyau de fidèles, dont je fais partie et sur qui on sait qu'on peut compter.
- Speaker #0
Et toi, comment tu tentes de recruter de nouveaux membres ? Est-ce que tu as une technique particulière ? Il n'y a pas de recette miracle ni de recette magique. C'est de plus en plus compliqué pour recruter. Tu confirmes ça ?
- Speaker #1
Oui, je confirme ça. Et alors pas que dans le milieu du secourisme. C'est vrai que le tissu associatif bénévole peine à recruter, mais dans tous les domaines. Moi, je discute avec beaucoup de bénévoles d'autres. D'autres milieux complètement différents. Le constat est malheureusement le même. C'est vrai que le bénévolat, aujourd'hui, ça n'attire plus grand monde. Donc, il faut sans cesse se renouveler, que ce soit au niveau des campagnes de recrutement qu'on peut faire sur les réseaux sociaux, par le biais des journaux. On fait aujourd'hui, par exemple, ce podcast aussi, pour donner éventuellement envie aux gens de s'investir. On essaye d'investir tous les canaux qui sont possibles. pour pouvoir se faire connaître.
- Speaker #0
Chaque antenne départementale est libre de mettre en place sa méthode de recrutement comme elle le souhaite ?
- Speaker #1
Absolument. Toutes les antennes départementales, en fait, elles ont leur fonctionnement propre. La philosophie est la même, les diplômes sont rigoureusement les mêmes, les valeurs que l'on partage sont aussi les mêmes. Mais ensuite, au niveau départemental, chaque protection civile est gouvernée par son conseil d'administration qui prend lui-même ses décisions quant à l'association.
- Speaker #0
D'accord. Parle-nous des missions que la protection civile relève, que ce soit au niveau national ou au niveau départemental. Je suppose qu'il y a des similitudes dans les missions.
- Speaker #1
On a un triptyque qui nous anime depuis toujours, qui est aider, former, secourir. Aider, ça va consister à l'aide aux populations, tout ce qui concerne les sinistres, les catastrophes climatiques, les catastrophes naturelles, etc. Le triptyque se compose aussi de la partie formée. Donc on forme le grand public et les entreprises aux gestes de premier secours. Et enfin, secourir, ça va être la tenue de dispositifs prévisionnels de secours. On intervient sur les manifestations culturelles, sportives, associatives, lorsque l'organisateur nous sollicite pour sécuriser un événement.
- Speaker #0
D'accord, donc en fait, vous mettez en place une antenne de secours quand il y a un événement sportif, comme tu disais, avec du personnel.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et dès qu'il y a un petit bobo... vous prenez en charge, c'est ça ?
- Speaker #1
Petit bobo ou gros bobo. Exactement, l'organisateur, en général, les organisateurs nous sollicitent pour sécuriser leur événement. Ça c'est une obligation légale ? Ça c'est une obligation légale.
- Speaker #0
Et qu'est-ce qui fait qu'un organisateur vient vers la protection civile et pas vers la Croix-Rouge ?
- Speaker #1
La renommée, bien sûr.
- Speaker #0
D'accord. La couleur, la couleur orange. La couleur,
- Speaker #2
on en parlera après peut-être ?
- Speaker #0
Même, non, j'ai envie de dire. Est-ce que l'orange et le bleu ont une signification particulière à la protection civile ? Parce qu'ils sont tous très bien habillés, avec des couleurs qui claquent et qui attirent l'œil. Est-ce qu'il y a une signification particulière ?
- Speaker #1
Justement, le but, c'était d'attirer l'œil. L'orange et le bleu sont deux couleurs particulièrement visibles. Donc, l'orange, c'était un petit peu pour rappeler la partie secours. Et le bleu, symboliquement, je crois, c'est le symbole de la confiance, du calme, du professionnalisme. Donc voilà, c'est le choix des couleurs qui avait été fait.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et si on veut aller un petit peu plus loin, le triangle orange, c'est le danger contre lequel on se bat.
- Speaker #0
C'est une explication bien complète. Donc du coup, quand vous êtes en mission, sur des concerts, sur des catastrophes ou autre, dès qu'il y a une évacuation quelconque à faire d'un blessé, vous évacuez vous-même, vous passez par le SAMU comme une société...
- Speaker #1
Alors il peut se produire les deux cas de figure en fait.
- Speaker #0
Parce qu'il n'y a pas de médecin vous dans votre...
- Speaker #1
Si, il y a un médecin et en plus, qui plus est, on a le médecin national, c'est-à-dire que c'est le médecin fédéral. Donc c'est lui qui... Dans l'antenne du Puy-d'Homme. Oui, dans l'antenne du Puy-d'Homme. Il n'y a pas d'hélicoptère. Il n'y a pas d'hélicoptère, mais on a le médecin fédéral au sein du Puy-d'Homme, qui lui donne les grandes directives au niveau fédéral pour toutes les protections civiles de France. Donc on n'est quand même pas peu fiers, on n'a pas d'hélicoptère, mais voilà.
- Speaker #0
Il peut prendre la décision... de faire évacuer un patient ?
- Speaker #1
Alors, ce n'est pas tout à fait comme ça que ça fonctionne, parce qu'il n'est pas toujours avec nous en poste de secours. Nous, on fonctionne en autonomie. Nos secouristes sont parfaitement formés aux gestes de premier secours. Il peut se passer deux cas de figure. Soit on peut évacuer nous-mêmes une victime, parce qu'on est signataire d'une convention tripartite avec le 1063. et le SAMU qui nous autorise à évacuer les victimes ou bien lorsque ça n'est pas possible, et la plupart du temps ça se passe comme ça puisqu'on travaille beaucoup en collaboration avec le SDIS et le SAMU, ce sont eux qui se chargent de l'évacuation lorsque par exemple les blessés ont besoin d'être médicalisés ou bien que nous, nous soyons obligés de poursuivre notre poste de secours. Oui,
- Speaker #0
pour ne pas... Déshabillée, Paul. Exactement. Je comprends. La protection civile, du coup, comment elle est financée ? Comment elle fonctionne ? Tu nous disais, vous intervenez dans des manifestations sportives. C'est l'organisateur qui paye la protection civile pour sa présence ?
- Speaker #1
Oui, absolument.
- Speaker #0
Ça permet un coût de...
- Speaker #1
Oui, un autofinancement, en fait. Cherchez-le. Voilà, nous, il faut bien savoir que tous les personnels à la protection civile sont bénévoles. Nous n'avons qu'un seul salarié, dont c'est le travail au quotidien. Et quant au financement, on ne bénéficie pas de financement de l'État, on fonctionne en autofinancement. Comme tu l'as évoqué tout à l'heure, lorsqu'on fait des dispositifs prévisionnels de secours, l'organisateur rémunère la prestation. Et cette prestation-là, cet argent que l'association touche, sert à faire fonctionner l'ensemble de notre unité. On va avec ça entretenir les véhicules, le matériel, faire l'acquisition de nouveaux matériels, du consommable.
- Speaker #0
Ça c'est libre à toutes les antennes ou il y a un protocole qui dit que toutes les antennes doivent être équipées d'une certaine manière avec tel type de véhicule, etc.
- Speaker #1
Alors c'est très normé. Je veux dire les ambulances par exemple, toutes nos ambulances sont normées avec une norme. On va rentrer dans les détails, NF 1789, c'est l'armement classique des véhicules. Tout est réglementé en fait. Donc toutes les protections civiles sont équipées de la même façon. Sinon chacun irait de son petit matériel, de son petit armement. Ce n'est pas comme ça, on est tous soumis aux mêmes règles en fait.
- Speaker #0
Allez, imaginons, je suis intéressé pour intégrer la protection civile. Parle-moi un peu de qui peut rejoindre la protection civile. Est-ce que tout le monde peut l'intégrer ou pas ?
- Speaker #1
Alors tout le monde peut intégrer la protection civile. On a souvent tendance à se dire qu'il y a beaucoup de gens qui sont issus du domaine paramédical ou médical. Ce n'est pas vraiment le cas. Ce n'est pas obligatoire d'une part et ce n'est pas vraiment le cas. Tout le monde peut adhérer à la protection civile à partir du moment où on a un petit peu de temps à dégager et où on a envie. Voilà, ce sont les deux principaux critères de recrutement.
- Speaker #0
Au niveau des âges ?
- Speaker #1
Au niveau des âges, on a de tous âges, mais après c'est vrai que ça demande quand même une condition physique. Alors on ne fait pas passer de test physique, mais c'est vrai que ça demande quand même... Il y a des missions qui sont exigeantes et qui demandent une condition physique un petit peu... Voilà, compatible avec la pratique du secourisme et de nos activités de soutien en population.
- Speaker #0
Et il y a des équipiers jeunes ou pas ?
- Speaker #1
Il y a beaucoup d'équipiers jeunes, on a beaucoup, beaucoup d'étudiants. Voilà, puis après... On va dire grosso modo, on a une moyenne d'âge de 30-35 ans, mais parce qu'on a des très jeunes et on a des plus anciens aussi. On a vraiment de tous âges et de tout milieu professionnel.
- Speaker #0
Donc du coup, pas de diplôme requis pour intégrer la protection civile, on est d'accord ?
- Speaker #1
Il n'y a pas de diplôme prérequis.
- Speaker #0
Après, la formation se fait donc en interne ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
D'accord. Donc parle-nous des formations que la protection civile dispense.
- Speaker #1
Alors, il n'y a pas de formation prérequise pour rentrer, mais par contre, après, pour... intervenir sur le terrain, il y a des obligations réglementaires en matière de formation et donc nous on propose un panel de formation qui va toucher le grand public, les entreprises jusqu'à nos secouristes qui sont formés sur plusieurs types de missions. Donc ça peut aller du GQS donc les gestes qui sauvent qui sont une formation de deux heures qui peut être suivie par le grand public on va se spécialiser un petit peu en passant le PSC, le premier secours citoyen où là on va prendre sur 8 bien à prodiguer les gestes de premiers secours en tant que primo intervenant donc sans matériel et ensuite il ya des formations on va dire un plus professionnel donc le psc premier secours en équipe niveau 1 niveau 2 qui sont les prérequis indispensable et réglementaire pour pouvoir être secouriste ensuite on va avoir une déclinaison de formation où on va pouvoir pour faire le les premiers secours canin des secours à son animal Ou alors être aussi secouriste en santé mentale, où on va suivre des modules en regard de ces spécialisations-là.
- Speaker #0
Donc ça veut dire que si je veux intégrer la protection civile et que je n'ai aucun diplôme...
- Speaker #1
Tu peux arriver les mains dans les poches.
- Speaker #0
Mais il y a quand même un certain temps pour que je puisse intégrer au terrain.
- Speaker #1
Pour aller sur le terrain, après par contre, ça dépend de ce que tu veux faire. Mais si tu veux être secouriste, effectivement, il faudra impérativement que tu passes des diplômes. On ne peut pas être secouriste en n'ayant pas passé les diplômes réglementaires.
- Speaker #0
D'accord. Et à la protection civile, combien il faut donner de temps par mois ?
- Speaker #1
Ça, c'est variable. C'est très variable. L'idée, c'est de venir quand même un petit peu régulièrement, parce qu'on a un maintien à jour des compétences à faire. Et puis, voilà, si on ne vient jamais, il faut se poser la question de son engagement aussi. Il faut avoir un petit peu de temps. On n'exige pas vraiment une présence très, très normée. On demande un minimum d'heures à faire sur l'année. Donc après, on fonctionne comme ça.
- Speaker #0
Il peut y avoir des mois hauts, des mois un peu plus bas.
- Speaker #1
C'est bien un petit peu ça. On ne va pas se mentir. L'été, on galère un petit peu. Les gens partent en vacances. Même vous,
- Speaker #0
je suppose que vous avez des missions un peu plus... récurrentes sur certains mois de l'année.
- Speaker #1
On a des périodes un peu plus chargées. Ça va commencer au retour du printemps jusqu'à la fin de l'automne. Ce sont des grosses périodes. Et puis après, on est un petit peu plus tranquille. Donc, on en profite pour faire notre petit entretien de véhicule, travailler au sein de l'association.
- Speaker #0
Donc, tu dirais que faire partie de la protection civile, c'est quand même compatible avec un métier prenant. Je te rappelle que tu es infirmière.
- Speaker #1
Je suis réfirmière anesthésiste, donc ça me prend pas mal de temps. Et la protection civile me prend quasiment le reste de mon temps.
- Speaker #0
D'accord. Mais voilà, même si j'ai un métier prenant, je peux quand même arriver à me dégager un peu. Après,
- Speaker #1
l'idée, c'est aussi de pouvoir concilier sa vie professionnelle, sa vie familiale, sa vie bénévole aussi. Alors, on a bien conscience que ce n'est pas simple de faire tout ça. Mais pour autant, on a des gens qui arrivent très bien et qui viennent avec plaisir.
- Speaker #0
Et vous faites des manœuvres comme les pompiers ?
- Speaker #1
Alors on fait nous tous les mois, on n'appelle pas ça des manœuvres, mais on se regroupe pour faire des exercices, pour maintenir à jour les compétences, ça c'est primordial et moi je mets vraiment un point d'honneur là-dessus aussi, c'est que les secouristes maintiennent à jour leurs compétences de façon régulière et de façon très sérieuse. Donc c'est vrai qu'on s'entraîne souvent. sur différentes thématiques, sur de la manipulation, on va dire, de matériel, ou bien sur des gestes de secours qui sont systématiquement encadrés par des formateurs diplômés. Voilà, donc on est bénévole, mais on n'est pas amateur. C'est ça que, voilà, c'est vraiment le message que j'aimerais faire passer. Parce que c'est vrai que souvent, on a tendance à se dire, ouais, c'est bénévole, c'est un petit peu plus tranquille. Pas du tout, au contraire. Et ça, moi, je mets vraiment, vraiment un point d'honneur là-dessus. et faire passer le message que bénévole ne rime pas avec amateur.
- Speaker #2
Le jeu du vrai ou faux.
- Speaker #0
Je te propose, Émilie, un petit jeu du vrai ou faux. J'ai préparé quelques affirmations qui sont vraies ou qui sont fausses. Je te laisse répondre et puis après, on y revient pour développer les idées.
- Speaker #1
On gagne quelque chose ou pas ?
- Speaker #0
Un week-end à la protection civile. Je sais que ça te ferait le seul week-end que tu étais dispo. Hommage. La protection civile peut refuser un bénévole même s'il est motivé. Vrai ou faux ?
- Speaker #1
Faux.
- Speaker #0
En interne, un bénévole peut décider seul d'un transport vers l'hôpital.
- Speaker #1
Faux.
- Speaker #0
La protection civile peut être mobilisée en pleine nuit, en semaine.
- Speaker #1
Vrai.
- Speaker #0
Un bénévole peut devenir responsable d'équipe au bout d'un an seulement.
- Speaker #1
Joker.
- Speaker #0
Joker. La protection civile intervient seulement quand les pompiers sont débordés.
- Speaker #1
Faux.
- Speaker #0
On peut intégrer la protection civile sans jamais faire de poste de secours sur un événement sportif.
- Speaker #1
Vrai.
- Speaker #0
Les bénévoles doivent financer eux-mêmes tout leur matériel.
- Speaker #1
Faux.
- Speaker #0
Il est plus difficile de recruter des bénévoles aujourd'hui qu'il y a dix ans.
- Speaker #1
Vrai.
- Speaker #0
Allez, on revient sur la première affirmation. La protection civile peut refuser un bénévole même s'il est motivé. Tu nous disais qu'il n'y avait pas de sélection particulière, il n'y a pas de test physique.
- Speaker #1
Alors il n'y a pas de... de test physique, il y a un entretien qui a pour but de déjà présenter l'émission, présenter la protection civile, le fonctionnement, etc. D'évaluer aussi un petit peu la motivation du candidat, qu'est-ce qu'il amène vers nous. Donc on ne peut pas vraiment dire qu'il n'y a pas vraiment de sélection, mais il y a quand même un échange au cours duquel on voit un petit peu quelles sont les attentes du futur bénévole et comment est-ce qu'on peut y répondre.
- Speaker #0
C'était jamais arrivé de refuser quelqu'un.
- Speaker #1
Ça ne m'est jamais arrivé de refuser quelqu'un, mais ça m'est arrivé de me séparer de quelqu'un, par contre, une fois bénévole.
- Speaker #0
Des problèmes de savoir-être, je suppose, peut-être ?
- Speaker #1
Oui, après, sans rentrer dans les détails, c'est vrai qu'on a, on va dire qu'on applique un cadre de bien vivre ensemble. Et puis, à partir du moment où on déroge un petit peu, il m'est arrivé. Pas souvent, mais il m'est eu arrivé de le faire.
- Speaker #0
En intervention, un bénévole peut décider seul d'un transport vers l'hôpital. On en a parlé un petit peu tout à l'heure, mais la décision vient d'un peu plus haut.
- Speaker #1
La décision vient de plus haut. La décision vient toujours du SAMU, avec qui on échange sur l'état des victimes. Si cela le justifie et si cela est matériellement possible, oui, on peut évacuer. mais en aucun cas un bénévole décidera seul de l'évacuation ou non d'une vie.
- Speaker #0
Qui décide de la présence d'un médecin dans ton équipe sur un événement ? C'est l'organisateur qui dit « moi je veux donc un doc » ou c'est par rapport au nombre de personnes qui sont présentes sur l'événement ? Alors,
- Speaker #1
ça peut être l'organisateur qui souhaite une présence médicale. Si on est en mesure de la lui fournir, on la lui fournit. Sinon après, charge à lui de trouver un médecin lui-même pour sécuriser son dispositif. La plupart du temps, on intervient sans médecin. Il arrive qu'il y ait certains types de dispositifs où il y ait des médecins qui sont missionnés par l'organisateur ou bien nous, quand le nôtre est disponible aussi, il peut venir avec nous en poste de secours.
- Speaker #0
Et c'est toi qui proposes le nombre d'équipages sur l'événement ?
- Speaker #1
Non, c'est pareil, ça s'est réglementé, il y a un ratio à respecter. Donc on a une grille en fonction de plusieurs critères, en fonction du nombre de participants à la manifestation, en fonction du lieu, en fonction de la proximité ou non d'un centre de secours ou du SAMU, en fonction du type de terrain. Il y a une grille à remplir qui nous donne à la fin un nombre de secouristes théoriques idéal.
- Speaker #0
Et donc on peut très bien retrouver plusieurs associations sur un même événement ?
- Speaker #1
C'est eu arrivé qu'on travaille en interassociatif, notamment au stade de Marcel Michelin, on faisait les saisons du top 14, on a travaillé longtemps en interassociatif. C'est un mode de fonctionnement aussi qui fonctionne. Nous, c'est vrai que la protection civile, on a la chance d'avoir quasiment une protection civile dans tous les départements, donc on fonctionne beaucoup en renfort. Voilà, on travaille avec les... plus proche, on travaille beaucoup avec le Cantal, on travaille un petit peu avec l'Allier, et puis on se renforce mutuellement sur des gros dispositifs. C'est pour ça que ça fonctionne,
- Speaker #0
voilà, gros dispositif et toi, t'as pas assez de bras ?
- Speaker #1
Gros dispositif égale renfort extra-départementaux.
- Speaker #0
Et t'arrives à trouver... Facilement.
- Speaker #1
Oui, facilement.
- Speaker #0
Avec le Cantal, oui.
- Speaker #1
On se déplace aussi beaucoup, bon alors après c'est plus aussi pour faire plaisir aux bénévoles parce que c'est des postes un peu fun, mais c'est vrai que nous on va au Vieille Charrue par exemple, on va au Carnaval de Nice, on fait On a fait les JO, donc on est allé à Paris, on est allé à Saint-Etienne. On a fait les paralympiques aussi. Donc c'est vrai qu'on se renforce, on n'hésite pas. On est assez mobile sur le territoire.
- Speaker #0
Très bien. Troisième affirmation, la protection civile peut être mobilisée en pleine nuit, en semaine.
- Speaker #1
C'est vrai. C'est vrai parce qu'il y a un numéro de veille opérationnelle, donc un numéro d'astreinte. Il faut savoir que nous, on a plusieurs conventions avec des organismes tels que la SNCF, le CH de Rion. certaines mairies aussi ont signé des conventions avec nous dans le cadre de la mise en place de leur plan communal de sauvegarde, donc on a un numéro de veille opérationnelle.
- Speaker #0
Donc ça veut dire que si je suis bénévole à la protection civile, je peux être d'astreinte certaines nuits ?
- Speaker #1
Alors d'astreinte, toi non, mais tu pourras être appelé, oui. Sollicité si jamais... Si en pleine nuit, si tu as besoin. C'est ça, absolument.
- Speaker #0
J'ai le sommeil lourd, tu vas m'appeler plusieurs fois. Genre par exemple, en cas de plan Novi, Un hôpital peut faire appel à la protection civile. Il y a des conventions qui sont signées dans ce sens-là.
- Speaker #1
À partir du moment où la veille opérationnelle est déclenchée, après, si tu as le sommeil très lourd et que tu ne réponds pas, on ne comptera pas sur toi.
- Speaker #0
Mais oui,
- Speaker #1
absolument, il y a des équipes qui peuvent être mobilisées de jour comme de nuit.
- Speaker #0
Et la veille opérationnelle, c'est une veille départementale ou nationale ?
- Speaker #1
C'est une veille départementale. Il y a une veille départementale, il y a une veille zonale. Et après, il y a une veille nationale.
- Speaker #0
Très bien. Un bénévole peut devenir responsable d'équipe au bout d'un an seulement ?
- Speaker #1
Alors, ça c'est pareil. Chez nous, ce n'est pas en termes de temps. Ça va être aussi en termes d'expérience. Il y a des formations aussi de chefs d'équipe qui sont mises en place. Donc voilà, c'est en fonction aussi de l'expérience du bénévole. Est-ce qu'il y a des grades à la protection civile ? Il n'y a pas de grade, mais on va dire que graduellement, il y a des fonctions. D'accord.
- Speaker #0
Donc on commence à s'équiper. Je ne sais pas si ça s'appelle comme ça d'ailleurs.
- Speaker #1
Alors, on commence équipier. On peut après passer les formations PSE2, devenir secouriste. Et puis après, on peut être chef d'équipe, on peut être chef de poste, chef de dispositif.
- Speaker #0
On peut donc évoluer au sein de la protection ?
- Speaker #1
On peut évoluer et ça, moi, j'y suis absolument favorable à la montée en compétence, que ce soit au niveau purement secouriste ou après au niveau formation. Je favorise et j'encourage vivement la montée en compétence parce que c'est valorisant, c'est motivant et je pense que c'est aussi un levier d'engagement.
- Speaker #0
La protection civile intervient seulement quand les pompiers sont débordés ?
- Speaker #1
Alors non, parce qu'on n'a pas vraiment les mêmes missions. Nous on est vraiment là pour faire des dispositifs prévisionnels de secours Et puis on vient aussi en soutien, donc on vient pas que quand ils sont débordés On vient en soutien éventuellement de leurs actions sur des catastrophes Tu évoquais tout à l'heure les plans Novi par exemple Ou le soutien aux populations sinistrées On va venir en soutien des moyens de l'Etat
- Speaker #0
Ça vous arrive de faire des exercices avec le SAMU et les pompiers ?
- Speaker #1
Ça nous arrive régulièrement, généralement une fois par an, on est conviés à leur exercice, leur hors exercice, nos vies, puisque ce sont des moments où tous les services de l'État sont mobilisés et ont surtout besoin de se coordonner. Donc voilà, c'est en s'entraînant qu'on devient efficace et le jour J, on peut être efficacement prêt. C'est en travaillant ensemble et en se connaissant qu'on peut...
- Speaker #0
On peut intégrer la protection civile sans jamais faire de poste de secours sur un événement sportif.
- Speaker #1
Absolument vrai, on peut intégrer la protection civile en ne faisant pas de secourisme du tout.
- Speaker #0
Si ça ne m'intéresse pas d'aller... Ça ne t'intéresse pas,
- Speaker #1
j'ai quand même du boulot pour toi.
- Speaker #0
Donc en fait, la protection civile s'adapte un peu au... aux envies des uns et des autres.
- Speaker #1
Je pense que chacun peut trouver un champ d'action qui lui correspond. On a des gens qui ne souhaitent faire que de la formation, donc ils enseignent les gestes de secours au grand public. Il y a des gens qui souhaitent faire du secourisme, donc on les encourage dans cette voie-là. Et puis, il y a des gens qui ne veulent ni faire l'un ni faire l'autre, donc ce n'est pas grave. On a aussi des missions de logistique. des missions de soutien aux populations. Ça peut être du tronçonnage, ça peut être de la manipulation d'outils d'assèchement quand il y a des inondations. Il y a plein de choses à faire. On demande de... On propose plutôt une multitude de tâches. Non, pas du tout.
- Speaker #0
Les bénévoles doivent financer eux-mêmes tout leur matériel.
- Speaker #1
Non, ça... C'est absolument faux, puisque l'idée c'est qu'on vient donner de son temps, mais on ne vient pas donner de son argent. Donc en fait, nous on fournit l'uniforme, le matériel de secours, il est entièrement financé par l'association. Donc l'idée c'est vraiment que le bénévole ne dépense rien.
- Speaker #0
Et les formations dispensées par la protection civile, il y a une demande de participation de la part du...
- Speaker #1
Alors, effectivement, on fonctionne comme ça, c'est-à-dire qu'on propose la gratuité de la formation. En contrepartie, le bénévole s'engage à effectuer un certain nombre d'heures sur l'année qu'il répartit comme il le souhaite. C'est vraiment, on est quand même plutôt très tolérant et on favorise vraiment l'engagement par ce biais-là en imposant certaines contraintes, mais pas celles-ci.
- Speaker #0
Et même si on en a parlé un petit peu tout à l'heure, il est plus difficile de recruter des bénévoles aujourd'hui qu'il y a dix ans. Ça fait combien de temps que tu es à la protection civile ?
- Speaker #1
Moi, ça fait longtemps. Ça fait vingt ans. Ça fait vingt ans que je suis à la protection civile et ça fait un peu plus d'une dizaine d'années que je la dirige.
- Speaker #0
Et tu as vu une différence dans la facilité de recrutement ? Je ne sais pas si ça a été un jour facile de recruter, mais est-ce que tu vois une différence des arrivants ? Oui, je vois quand même.
- Speaker #1
Il y a moins de... L'engagement est plus difficile à obtenir. Mais ça, je pense qu'on le disait tout à l'heure, je pense que c'est pour tout issu bénévole. C'est vrai que c'est plus compliqué aujourd'hui. Les gens ont plus de mal à s'engager. Je ne sais pas comment ça peut s'expliquer, si c'est le Covid qui est passé par là aussi, qui a fait que les gens se sont plus recentrés. Il y a eu un petit pic de bénévoles sur le Covid. Il y a eu aussi un gros, gros pic de bénévoles qui sont venus nous aider, mais spontanément, sans qu'ils s'engagent pour autant, quand il y a eu la guerre en Ukraine. Puisque la protection civile du Puy-d'Homme, on s'est échauffé. Là, on s'est dit, on va devenir base régionale de collègues de dons. Et donc, pendant 15 jours, on a reçu absolument tous les dons de toutes les mairies de la région. Donc, je te laisse imaginer la quantité de choses qu'il a fallu. Lui trier, mettre en palette, ça a été un travail colossal qui a duré un petit peu plus de trois semaines. Et là, on a eu effectivement beaucoup de bénévoles spontanés, mais qui ne sont pas restés après. Je pense que les gros événements comme ça, ça favorise l'engagement, mais pas un engagement pérenne. Donc aujourd'hui, on peut le dire, on peut dire vrai. C'est un peu plus compliqué de recruter des gens, on va dire, sur la durée du mois.
- Speaker #0
Et malgré tout, t'arrives toi à garder ton noyau ?
- Speaker #1
J'arrive à garer mon noyau de bénévole, de fervent bénévole. Qui te permet de faire dormir normalement. Oui, et puis on le disait tout à l'heure aussi, c'est assez constant. On arrive à être toujours autour d'une cinquantaine, soixantaine.
- Speaker #0
Émilie, je voulais aborder un petit sujet. Comme tu le sais, je suis ambulancier.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et je dirais que certaines personnes, certains ambulanciers s'inquiètent un peu. Que certaines missions soient réalisées par la protection civile et pas ou plus par les ambulanciers privés. Alors pas dans toutes les régions. Par exemple, j'ai cherché un petit peu ce que faisait la protection civile au niveau national. J'ai noté par exemple que dans le Barin, la protection civile mettait à dispo 24 heures sur 24 un véhicule de secours à la demande du SAMU. Que la protection civile de l'île Évilaine assure des gardes SAMU aussi dans le 35. des missions qui sont habituellement données aux individus, aux ambulanciers privés. Est-ce que tu dirais qu'il y a une certaine concurrence entre la protection civile et les ambulanciers privés ? Ou pas du tout ?
- Speaker #1
Alors, est-ce que sur le Puy-de-Dôme, les ambulanciers manquent de travail ?
- Speaker #0
Non, je ne pense pas.
- Speaker #1
Alors, je ne pense pas qu'il y ait une sorte de concurrence, du moins sur le département. Je pense que les départements que tu viens de citer répondent simplement à un besoin. Voilà. Sur le Puy-de-Dôme, on n'a pas ce besoin-là, puisque je pense qu'il y a du travail pour tout le monde. Et j'aimerais rassurer nos amis ambulanciers, notre but à nous n'est pas de prendre le travail, nous c'est vraiment de répondre à un besoin et à un manque d'effectifs. Pour l'instant, il ne se pose pas la question sur le Puy-de-Dôme, et peut-être que les départements que tu as cités font face à un manque d'effectifs. Je pense que c'est la raison pour laquelle... Il y a certains types de missions qui ont émergé, notamment des gardes-sabu, etc. Nous, ce n'est pas le cas sur le Puy-de-Dôme. On a déjà quand même bien assez à faire sur les missions qui nous sont dévouées.
- Speaker #0
Et si ça doit arriver, c'est que des missions ponctuelles ? C'est une convention avec des dates ?
- Speaker #1
Si ça arrive, ça nous était arrivé il y a deux ans de prendre un petit peu, on va dire, une astreinte pour des retours à domicile. Mais c'était sur une période d'extrême tension hospitalière. Et ça n'avait pas duré très longtemps. Ça avait duré deux semaines et on n'avait été mobilisés que 15 jours.
- Speaker #0
C'est complémentaire et pas...
- Speaker #1
Je pense qu'on peut le dire, oui.
- Speaker #0
Très bien. Écoute, Émilie, si je devais te donner 30 secondes, si tu devais essayer de convaincre quelqu'un d'hésitant à rejoindre la protection civile, qu'est-ce que tu pourrais lui dire ?
- Speaker #1
Eh bien, je pourrais lui dire que potentiellement... il peut déclencher une passion fulgurante pour la protection civile.
- Speaker #0
Je sens que c'est un but.
- Speaker #1
Non, je pense qu'au-delà de ça, on y fait de belles rencontres. Pour ma part, j'y ai fait de belles rencontres. L'avantage d'avoir des gens qui viennent de tous horizons professionnels, c'est qu'on ne se serait jamais rencontrés autrement qu'ici. Donc voilà, ça c'est la première des choses. La deuxième, c'est qu'il y a vraiment pour le coup une bonne ambiance. Je trouve que les gens sont complémentaires, se rencontrent, se découvrent, apprennent à travailler ensemble. Et ça, franchement, c'est chouette. Moi, j'aime bien voir les gens se rencontrer comme ça. Et donc, quand je vois que la mayonnaise prend, moi, ça me fait toujours très plaisir. Et puis, un bénévole qui reste, alors là, pour moi, c'est tout gagné.
- Speaker #0
Et si quelqu'un est intéressé pour Jeunes à la protection civile, que ce soit du Puy-d'Homme ou d'un autre département, quelle est la démarche à suivre ?
- Speaker #1
La démarche à suivre, c'est de nous contacter. Il y a plusieurs canaux pour le faire. Soit on téléphone, soit on envoie un mail, soit on nous contacte sur les réseaux. On est à peu près sur tous les réseaux.
- Speaker #0
Ça fait de ma part, il y a un site internet qui te redirige pas mal.
- Speaker #1
Il y a un site internet. Il y a un site national qui redirige après sur le site départemental. Et puis après, on tape protection civile. depuis DOM, on nous trouve facilement un petit peu partout et généralement on se fait un plaisir de répondre dans les plus brefs délais Bon et bien j'ai fait le tour Émilie Je te remercie d'être venue jusqu'à moi,
- Speaker #0
d'avoir répondu à toutes mes questions
- Speaker #1
C'est moi qui te remercie de m'avoir invitée parce que c'est une belle occasion aussi de promouvoir l'association et j'espère de susciter quelques plus de contacts.
- Speaker #0
Merci beaucoup, à bientôt
- Speaker #1
Merci Jean-Paul