Speaker #0Je suis Virginie Cobert et je vous donne rendez-vous chaque vendredi avec moi, mais surtout avec vous, pour prendre soin du précieux de la vie en vous et autour de vous. Bonne écoute ! A toi qui m'écoute, bonjour aujourd'hui et merci à nouveau d'être là pour ce recommencement. d'un nouvel épisode avec les cycles du vivant. On a exploré la fois dernière la phase d'émergence inhérente à tout cycle et nous avons évoqué cette impulsion expansive qui se tend vers l'exploration d'un nouveau, d'un inconnu. Et nous avons vu que chaque phase d'un cycle engendre la suivante. Alors selon toi, qu'est-ce que cette émergence engendre ? Vers quelle qualité d'énergie, vers quel mouvement, vers quoi l'émergence prédispose-t-elle ? Si ce n'est au plein épanouissement des promesses qu'elle porte. Nous avions évoqué avec l'émergence les promesses de l'aube. Eh bien, le soleil est monté dans le ciel. Nous sommes maintenant au plein midi, au mi-temps de la journée. Et dans cette plénitude de lumière, de chaleur, avec le soleil à son zénith, on a vraiment le plein rayonnement de cet astre, toute sa puissance. On est au niveau de l'année, dans la saison de l'été, avec les fruits gorgés de sucre qui offrent leur richesse de saveur. On est dans la phase lunaire de la lune ronde et pleine qui va illuminer tout le paysage de sa blancheur nacrée. Et ce germe qu'on a évoqué la semaine dernière, qui émerge de terre, vers quoi tend-il si ce n'est à la prospérité de la plante mature, de l'arbre pleinement déployé et porteur de fruits ? Voilà cette phase du cycle que l'on aborde aujourd'hui, phase de plénitude, phase de pleine expansion, phase de rayonnement. et d'épanouissement. Voilà la phase des promesses réalisées. On est là à l'expansion maximale, l'intensité maximale, l'épanouissement maximal. C'est vraiment cette énergie yang de yang qui touche à une forme de complétude, en fait, de complétude dans la manifestation. Parce que depuis l'émergence, on a cessé d'expanser davantage vers la manifestation, vers le mouvement plein et vivant de la vie. Cette phase-là, c'est vraiment une phase de richesse, une phase d'abondance ostentatoire en fait. En elle, dans cette phase de plénitude, Le vivant manifeste ses trésors. Et à nous de les recevoir, de les contempler, de les honorer quelque part. Au niveau du cycle respiratoire, cette phase elle correspond au temps du souffle quand on est en fin d'inspire. Les poumons sont pleins et... C'est à ce moment-là que les échanges de gaz sont à leur maximum. Exactement comme en plein été, dans la nature, l'activité bat son plein, justement. Alors ma question pour toi aujourd'hui c'est dans quel espace et dans quel temps de ta vie est-ce que tu t'autorises cette plénitude avec tout ce qu'elle comporte d'exubérance ? La nature, elle nous donne par moments des exemples incroyables de cette exubérance. On a des animaux qui ont des robes, des plumages complètement exubérants, des parures qui se donnent à voir. Au niveau des fleurs, il y a des formes et des couleurs, elles aussi complètement incroyables. On peut voir aussi dans les parades nuptiales des animaux, dans les chants des oiseaux, il y a vraiment des manifestations folles de cette plénitude du vivant. Et dans notre culture, bien cadrée, bien polissée quelque part, À quel moment est-ce qu'on s'offre ? Et à quel moment est-ce qu'on s'autorise cela dans son quotidien, dans sa vie ? Il y a vraiment, dans cette phase, ça coïncide avec une extraversion débridée. Quelque chose qui est dans le débordement et qui est tellement spontané que ça n'a rien d'ostentatoire sur un mode péjoratif. Juste, ça se donne à voir et ça se donne à admirer parce que, waouh, c'est magnifique ! Est-ce que ça t'arrive, toi, de te contempler, de t'admirer, d'observer, de regarder tes réalisations, tes accomplissements avec ce regard-là ? Waouh, c'est vraiment merveilleux ! C'est au-delà de ce que je pouvais imaginer. C'est au-delà de ce qu'on peut imaginer. C'est vraiment ça la plénitude du vivant. Parce que justement le propre du vivant c'est d'être au-delà de ce qu'on peut appréhender. De se déployer toujours plus loin ou toujours par d'autres voies. Toujours au-delà. De ce qu'on connaît et de ce à quoi on s'attend, il y a là une liberté d'expression incroyable. C'est ce que j'appelle cette extraversion débridée, c'est vraiment cette liberté d'expression, cette spontanéité d'expression qui... qui encore une fois ne passe pas par le mental, ne passe pas par le culturel, qui emprunte ses propres voies, spontanées, instinctives, intuitives aussi. On peut voir la caricature de cette phase d'expansion maximale dans un personnage qui raconte son exploit et qui raconte encore et encore et à chaque fois cet exploit prend des proportions débordantes, là aussi, à chaque fois le poisson pêché devient plus gros, le temps d'attente ou la réalisation devient hyperbolique et jusqu'à jusqu'à ce que ça frise au grotesque quelque part. Ouais, c'est vraiment là l'expansion de cette énergie de plénitude qui se donne à voir. Qui se donne à voir non pour s'enorgueillir, qui se donne à voir parce que simplement elle déborde. C'est comme ces arbres qui croulent de fruits. C'est juste là au fer en fait. Alors cette énergie débordante, on a souvent appris à la contrôler, à l'étouffer. Bah ouais, ça peut faire un peu peur cette plénitude, ce caractère débordant. C'est comme le fleuve en cru, ça peut venir. inonder des espaces où on n'est pas prêt à recevoir tout ça. Et moi je crois que plutôt que d'être contrôlé, cette phase de cycle, cette énergie-là, elle appelle à être canalisée, à être accompagnée, à être dirigée de la même manière que, si on prend l'histoire d'une île en Égypte, eh bien, les crus étaient et Ça va vraiment diriger vers l'irrigation des cultures, et ça devenait extrêmement fertile d'ailleurs. Et il s'agit encore moins bien sûr de réprimer ce débordement, parce que le risque derrière ça, ce serait de se couper complètement du flux de la vie en soi. Mais oui, ça fait peur, ça fait peur ce débordement et puis ça peut nous confronter à de la saturation du trop, trop, trop fort, trop intense, trop vite, trop grand, trop, trop débordant. Et si ce trop, ce n'était que l'au-delà de ce que je suis capable de recevoir là ? Et si la réponse au trop, c'était une invitation à ouvrir davantage, à recevoir davantage, à s'ouvrir à ce flux de la vie ? Parce qu'à partir du moment où on le laisse couler, il n'y a pas de rétention, il n'y a pas de pression. Je n'ai pas évoqué que dans les fêtes cardinales de l'année, en fait, ce temps de... de plénitude correspond à la fête de la Saint-Jean, au feu de la Saint-Jean et au solstice d'été. Alors ça se conjugue en termes de partage, de festivité, de convivialité, de célébration et il y a vraiment aussi dans cette énergie-là, cette invitation à l'échange, au partage, au mouvement relationnel. Et maintenant, maintenant qu'on a observé cette abondance et cette plénitude de la vie dans les espaces extérieurs, comment ce mouvement de plénitude Trouve sa place dans ton quotidien. Comment est-ce que tu pourrais envisager de l'honorer, cette dilatation, cette puissance de vie ? Comment est-ce que chaque jour, au moment de la pause méridienne par exemple, sur ce temps du plein midi, ce mi-temps de la journée, comment tu pourrais te relier à cette énergie débordante, pleine ? puissante. Comment tu pourrais te connecter à la pleine lune et comment tu pourrais accueillir l'été, l'ouverture, le foisonnement. Chaque espace est en résonance, chaque plénitude est en résonance mutuelle, donc tu peux complètement, dans un temps de midi, de l'hiver, contacter la plénitude de l'été, parce que c'est ce moment du rayonnement de midi. Tu pourrais complètement contempler une pleine lune d'automne et te relier à cette énergie puissante de l'été aussi, ou de cette respiration à plein poumon. Ces résonances. entre les différents cycles. C'est une des manières de venir se relier à cette énergie. En l'occurrence ici, la plénitude, l'abondance. Et c'est quelque chose que tu peux rappeler, par exemple à l'occasion de la consécration d'un de tes projets, dans ton rayonnement familial, ce rayonnement qui pourra nourrir et éclairer tout l'espace du foyer. Ou encore, À travers l'épanouissement que tu vas porter, comme une offrande au sein de ton couple ou de tes espaces relationnels intimes. C'est l'offrande d'un été qui peut se faire à n'importe quel moment de plénitude en fait. Et pour contacter ça, pour lui faire de la place dans ta vie, pour l'inviter à se déployer davantage encore, quelle serait l'image qui pourrait l'illustrer pour toi cette plénitude du vivant et que tu pourrais visualiser pour t'y retrouver ? Quelle serait l'évocation qui te permettrait de t'y relier à chaque fois que tu le souhaites, à chaque fois que tu le choisis ? En matière d'odeurs pleines, expansives, il y aurait plein de propositions, mais je dirais pour les plus simples et les plus accessibles, peut-être ça pourrait être l'ilanguilang, et cette rondeur et cette plénitude dans le corps en particulier. Ça pourrait être le géranium rosa, qui amène la rondeur à l'étage du cœur. Ça pourrait être aussi dans un autre univers olfactif, la puissance de la sarriette, Pleine de feu, pleine de cette énergie débordante et instinctive. Ça pourrait être aussi le cyste, la danifère. Un cyste qui a aussi une odeur extrêmement puissante et pleine de vitalité, pleine de fougue. Ça pourrait être une autre odeur, peut-être que toi, de ton côté, il y en a une qui t'évoque plus particulièrement cette phase de plénitude, ce plein rayonnement, cette ouverture maximale et sans limite, autre que celle de son déclin. Alors je t'invite à partager. Quelle serait cette odeur de la plénitude pour toi ? Quel serait aussi l'espace de vie dans lequel tu t'autorises cette plénitude ? Et comment tu viens l'honorer ? Tu peux partager tes témoignages en commentaire dans les réseaux sociaux. Le lien se trouvera dans le descriptif de l'épisode. Et je te donne rendez-vous la semaine prochaine pour rencontrer, et apprivoiser peut-être aussi, la phase suivante.