Speaker #0Les mots que tu répètes en boucle finissent par devenir le monde dans lequel tu vis. Et en plus, chaque mot que tu prononces enseigne à l'inconscient de ton cerveau ce qu'il doit considérer comme vrai. Prendre soin de l'être, le podcast pour cultiver la santé holistique jour après jour. Je suis Virginie Cobert et je vous donne rendez-vous chaque vendredi avec moi, mais surtout avec vous, pour prendre soin du précieux de la vie en vous et autour de vous. Bonne écoute ! Bonjour à toi qui m'écoutes, merci d'être là pour ce nouvel épisode de Prendre soin de l'être. Je suis ravie de parler avec toi aujourd'hui du langage, des mots que tu as l'habitude d'utiliser sans y prêter forcément attention mais qui ont une portée bien au-delà de ce que tu peux considérer. Alors je ne sais pas comment tu as l'habitude de parler mais ce que je sais c'est qu'on a tous des habitudes, des expressions récurrentes que l'on emploie, on a tous aussi tendance à raconter des histoires qu'on connaît par cœur, de ce qu'on vit, de ce qu'on ressent, de ce qu'on traverse, de notre histoire. Et le plus souvent, ce qu'on raconte, ces mots-là, ce langage-là, ça tisse et ça renforce le drame personnel. Si par exemple, plein, tu te dis de manière récurrente, je suis fatigué, je suis stressé, c'est difficile, je n'ai pas le temps, je suis désolé, ou peut-être encore des tas d'autres choses, eh bien ça renforce la réalité que tu expérimentes. Et en même temps, c'est déjà formidable de pouvoir nommer les choses, de pouvoir exprimer ses ressentis, parce que tu le sais aussi bien que moi, tout ce qui n'est pas exprimé s'imprime. Et ça finit par se manifester dans un langage non-verbal, non-conscient, mais pas sans conséquences. Et puis, c'est vrai, on a tous besoin d'être entendus, reconnus dans les difficultés qu'on traverse. Mais les mots que tu emploies, ils ont une portée qui va bien au-delà de... d'un simple échange d'informations. Et quand tu les exprimes, ces mots, et en particulier sur ces phrases récurrentes, eh bien ces mots, ils sont chargés de tes émotions, de ton vécu, de ton ressenti. Et ça, c'est loin d'être anodin, parce que c'est exactement dans cette charge affective, dans cette charge émotionnelle, que les mots trouvent toute leur puissance. Et je t'invite à considérer que c'est pas du tout pareil de dire je suis fatigué et je ressens de la fatigue. Quand tu dis je suis fatigué, il y a quelque chose de l'ordre d'une conclusion définitive, c'est figé, c'est absolu, ça ne laisse aucune autre possibilité. Et puis il y a une forme d'identification totale à cette sensation. Je suis fatigué c'est un petit peu je deviens tout entière la fatigue. Et de manière chronique, si c'est quelque chose que tu te dis régulièrement, eh bien il y a comme inconsciemment cette injonction aussi à se conformer à cette définition de toi. Alors que quand tu dis je ressens de la fatigue, d'abord c'est juste un ressenti et un ressenti peut très bien cohabiter avec d'autres ressentis. Ça peut être je ressens de la fatigue mais... Et en même temps, je ressens aussi de la joie ou de la gratitude ou de la colère ou quoi que ce soit d'autre. C'est déjà beaucoup plus ouvert, beaucoup moins définitif. Et puis, un ressenti, ça évolue. Pour l'instant, je ressens de la fatigue. Et l'instant d'après, qui sait ? Ce n'est pas du tout, du tout la même chose. Et je t'invite à te mettre à l'écoute, là maintenant. À rentrer dans toi. à juste observer cette présence que tu t'offres, à observer comment c'est dans ton corps, et puis à... Essayez de laisser venir des choses comme ça que tu te dis régulièrement, des états que tu as l'habitude de nommer parce que tu les connais bien, ou une histoire que tu as l'habitude de raconter sur toi par rapport à ton enfance, quelque chose qui t'a marqué et qui peut constituer comme une bonne raison à un état ou une situation dans laquelle tu te trouves. trouve aujourd'hui, comme par exemple tu pourrais te dire, ben oui moi j'ai vécu l'insécurité, alors aujourd'hui j'ai du mal à faire confiance. Et je te laisse te rendre disponible et laisser venir cette phrase, cette expression, cette pensée que tu as l'habitude de répéter, cette histoire que tu as l'habitude de raconter. Et de sentir qu'est-ce qui se passe dans toi, dans ton énergie, dans l'espace dans toi, dans la sensation de légèreté ou de lourdeur. Commencez quand tu dis cette phrase, quand tu répètes ces mots. Et bien sûr, sans jugement, juste une observation. Tiens, qu'est-ce que ça crée dans moi ? Quand je dis, par exemple, que j'ai du mal à faire confiance, parce que j'ai vécu de l'insécurité, qu'est-ce que ça ouvre comme possibilité ? Qu'est-ce que tu peux faire avec ça, d'autre que... rester dans ce même état. Et maintenant, on vous voit comment tu peux formuler la même chose, la même idée, autrement, sans fermer, sans t'identifier, de la même manière que tu pourrais dire « Tiens, il y a du vent aujourd'hui. » Ou alors de manière soutenante, d'une manière qui ouvre des portes. Comme par exemple, oui, j'ai vécu de l'insécurité. Et ce que ça m'a appris, c'est à choisir où je mets ma confiance. Je t'invite donc à trouver une autre manière de formuler la même chose et à ressentir comment ça change dans toi. Est-ce que c'est plus lourd ? Est-ce que c'est plus léger ? Est-ce que ça crée plus d'espace ? Est-ce que c'est plus sombre, plus lumineux ? Juste en faire l'expérience. Et ça c'est quelque chose, c'est une attention que tu peux prêter chaque jour, à chaque instant du quotidien. Tu peux t'écouter parler et observer, tiens, quand je dis ça, qu'est-ce qui se passe ? Comment c'est dans moi ? Est-ce qu'il y a une autre manière de dire la même chose ? Parce que la vérité c'est que tes mots dessinent ton paysage intérieur et que ce paysage intérieur il va dé... sur ton paysage extérieur. Il va vraiment induire une certaine manière de traverser la vie, une certaine manière d'appréhender les circonstances. C'est une magie puissante que celle du Verbe et on en a rarement vraiment conscience. Il suffit de regarder les expressions qu'on emploie pour parler de quelque chose d'extraordinaire, de fabuleux. de délicieux, on dit c'est une tuerie, mais est-ce qu'on se rend vraiment compte de quoi on parle ? Cette magie du langage, cette magie des mots, elle opère à différents niveaux. Elle opère déjà sur les expériences que tu vis, dans les circonstances que tu traverses et à l'extérieur de toi. Comme je viens de l'évoquer, quand tu dis pour quelque chose qui vraiment te nourrit, qui te remplit de joie, qui te fait exulter, quand tu dis c'est trop bien, c'est trop beau ! Au-delà de ton émerveillement, au-delà de ta joie, en fait ce que ça signifie c'est que c'est trop pour toi. Trop dans le sens, c'est au-delà de ce que tu peux recevoir, au-delà de ce que tu peux contenir, au-delà de ce que tu peux accueillir. Est-ce que vraiment tu souhaites limiter la satisfaction de tes prochaines expériences ? Est-ce que vraiment tu souhaites diminuer le ressenti que tu... Ah, à ce moment-là, cette magie du verbe, elle opère aussi sur les autres. Et peut-être si tu as des enfants, tu as pu observer ça, ou si tu n'as pas d'enfants avec les enfants des autres, comment une parole peut être agissante ? Quand un enfant, un petit enfant, joue, explore, court, fait du vélo, une acrobatie... Le moment où son parent, sa mère souvent, capte ça et projette ses peurs en disant « Attention, attention, tu vas tomber ! » Et alors que tout se passait bien jusque-là, patatras, c'est le moment de la chute, c'est le moment de l'accident. Et c'est comme si, dans une résonance vibratoire subtile, l'enfant évitait de faire mentir son parent. Et ça c'est quelque chose qui a été observé par différence avec les cultures traditionnelles, les peuples premiers. Je pense en particulier à Jean Lindorf qui a écrit un livre qui s'appelle Le Concept du Continuum. Cette femme, elle a vécu pendant plus de deux ans au sein d'une tribu d'Indiens d'Amazonie, les Yekwana, et elle a observé comment ils se comportent avec leurs enfants. et d'ailleurs il y a plein de de peuples traditionnels, de peuples premiers, au sein desquels les enfants sont, dès le plus jeune âge, entraînés à utiliser des objets très coupants, à cohabiter avec un environnement qui peut être plein de périls, que ce soit par exemple dans la jungle amazonienne ou dans la savane africaine. Et donc il y a cette... Cette projection par le verbe sur l'enfant et donc sur l'autre d'une certaine réalité qui va induire un certain résultat. C'est ce qui peut se passer aussi par rapport à des héritages que certaines personnes portent de leur enfance, comme des attributs qui ont été hérités à force qu'on te répète par exemple que tu es comme ceci, tu es comme cela, tu finis par devenir cela, par t'identifier complètement à ça. J'ai reçu une femme un jour qui me racontait comment elle avait entendu de manière répétée pendant son enfance qu'elle était feignante. Et quand elle est venue me voir, elle était surmenée, elle était incapable de se poser sans culpabiliser, incapable d'accueillir l'épuisement qui la submergeait du fait de ce rythme. et s'en pose. Et c'était très clair qu'il y avait cette résonance avec si elle s'arrêtait, elle devenait fainéante. Il y avait cette construction, ce fonctionnement directement hérité des paroles reçues de manière répétée dans l'enfance. Donc les mots sont puissants sur les autres mais cette magie du langage regarde aussi comment elle peut Opérer encore plus profondément sur toi. Prends conscience du regard que tu portes sur toi. Prends conscience de l'expérience que tu te permets de vivre à travers ces mots que tu te dis. Quand tu te dis je suis fatigué, je suis stressé, je suis dans l'insécurité. C'est autant de définitions. Alors les définitions, c'est confortable parce que ça permet de se percevoir, ça permet de se présenter aussi aux autres, ça donne un positionnement, une posture. Mais dans ce que tu te dis le plus souvent, est-ce que ce sont des définitions qui te soutiennent, qui te font du bien ? Est-ce que ça te porte ? Moi, il me semble que le plus souvent, ce qu'on se raconte, ce n'est pas des belles valeurs, c'est rare qu'on se dise « Oh wow, je suis extraordinaire, qu'est-ce que j'ai comme talent ? Et j'ai une patience incroyable et j'ai une créativité inouïe. » Non, on va plus se dire « Je n'ai pas le temps, je n'y arrive pas, etc. » Regarde un petit peu comment ce que tu te dis, ça t'enfonce. Et en même temps, regarde que t'es pas obligé de t'enfermer dans une définition, dans une identité. Tu peux aussi revenir à cette réalité que tu es multiple, comme un diamant à mille facettes. Parce que tu es la vie, et la vie elle évolue perpétuellement. elle n'est jamais figée, c'est comme la rivière qui coule, c'est jamais la même eau. Et toi tu n'es jamais la même personne en réalité, parce que tu es en interaction permanente avec ton environnement intérieur, avec ton environnement extérieur, et tu es ce cristal aux mille facettes, aux mille rayonnements, aux mille iridescences. Et ce qui se passe, c'est que chaque fois que tu te définis, tu réduis l'infini des possibles à une seule histoire, celle que tu viens de nommer. J'ai envie de partager avec toi ce qu'a écrit Annick de Sousenel dans Le Symbolisme du corps humain. Annick de Sousenel, elle a beaucoup travaillé sur la langue hébraïque, qui est véritablement une langue aussi puissante. Et elle dit... Il est certain qu'un nom, en hébreu ça se dit « shem » , un nom est, comme l'indique le terme français qui en dérive, un schéma, avec toute la puissance que pourrait comporter ce schéma, comme une maquette se déployant soudain en œuvre accomplie. Donc en fait, dans cette pensée, il y a cette idée que le nom, le mot, le verbe, façonnent la matière. Et on sait aussi aujourd'hui que les mots, ce sont des sons, ce sont des vibrations. Et que ces vibrations, elles ont une portée sur notre corps, en particulier sur l'eau qui nous compose. On est vraiment dans une grande majorité composée d'eau. Que cette eau, elle va être informée par ses vibrations, qu'elle va modifier sa structure et son état en fonction de ses vibrations. Que cette eau, elle peut stocker l'information aussi. Et même notre ADN, il y a des études pointues qui ont mis en évidence que même notre ADN peut être modifié par les fréquences des mots. Donc c'est très profond. Et je te dis ça simplement parce que ça me paraît tellement essentiel. Ce langage qu'on utilise tout le temps, à tort et à travers parfois, mais le plus souvent sans conscience de la puissance dont il est dépositaire et sans conscience de comment ça pourrait être quelque chose. qui nous soutient, une ressource pour prendre soin de nous, pour nous faire du bien. J'ai envie de te demander là, est-ce que tu aurais envie, toi, de contribuer activement à ton épanouissement, à la qualité de ce que tu vis, en interaction avec l'extérieur et surtout à l'intérieur de toi, dans ton ressenti, dans ton... les différents états qui te traversent. Et bien si c'est le cas, je t'accompagne à transformer de manière concrète et consciente ta relation à toi, ta relation au monde. Ça peut être par exemple avec cocon de soie, cocon de soie c'est un accompagnement personnalisé pour incarner ton art de vivre heureux. Je t'en dis plus en message privé. Et si cet épisode t'a plu, si ça t'a intéressé, si ça t'a nourri, si ça t'a éclairé, eh bien, tu peux t'abonner, tu peux commenter, tu peux partager. À très bientôt pour un nouveau partage en mots. En mots qui, j'espère, pour toi, sont porteurs et soutenants.