Speaker #0Le problème n'est pas que tu fasses trop, le problème c'est que tu ne sais plus t'arrêter. Je suis Virginie Cobert et je vous donne rendez-vous chaque vendredi avec moi, mais surtout avec vous, pour prendre soin du précieux de la vie en vous et autour de vous. Bonne écoute ! Bonjour à toi qui m'écoutes, merci d'être là pour ce nouvel épisode de Prendre soin de l'être. Est-ce que, comme pour la plupart d'entre nous, ton quotidien est dominé par le faire ? Et oui, je sais, il y a tant à faire, et tout le temps, au travail, à la maison, avec les enfants, et pour soi encore, faire du sport, faire de la méditation. Même lâcher prise est devenue une injonction avec une multitude de pratiques pour y accéder, en faisant encore et encore, toujours plus. Alors ? Je te pose la question de ce koenzen que j'aime beaucoup. Quand il n'y a rien à faire, que fais-tu ? Et pour commencer, est-ce qu'il y a des espaces dans ta vie où il n'y a rien à faire ? Où tu peux t'octroyer de ne rien faire ? Dans le sens de ne pas prévoir, de simplement être, sans contraintes, sans exigences, sans pression. Et je peux entendre d'ici la culpabilité de ne rien faire, la nécessité d'efficacité, de ne pas perdre de temps, d'optimiser ce temps qui passe. Je l'entends d'autant mieux que j'ai été à cet endroit, formaté par une culture, une éducation de l'activisme. Je le dis souvent d'ailleurs, encore aujourd'hui, je ne sais pas m'ennuyer. Et en même temps, je dis à mes enfants mais... C'est formidable si tu t'ennuies, c'est quand on s'ennuie qu'on a les meilleures idées. Et peut-être le sais-tu toi aussi, que la créativité elle n'est du vide. Peut-être le sais-tu dans ta tête sans jamais vraiment en faire l'expérience. Alors aujourd'hui, je t'invite à regarder quel risque encourrais-tu à t'octroyer un temps de rien. Aurais-tu l'audace de choisir délibérément l'oisiveté ? Aurais-tu la curiosité de découvrir ce que cela pourrait créer comme mouvement intérieur ? Passer l'inconfort de tourner en rond et de chercher à remplir ? On a tellement de stratégies pour remplir, que ce soit par l'action, par la nourriture, par l'interaction avec un autre, par le divertissement, etc. Alors bien sûr, dans le rien, ce que tu risques c'est de te rencontrer toi. De te rencontrer toi avec tout ce qui t'habite et que tu n'as pas forcément envie de voir, de considérer. Ça peut être une certaine dose de fatigue, ça peut être des émotions désagréables, ça peut être des jugements sur toi, sur ta vie. Et ainsi tu peux réaliser qu'elle échappe à toi. constituent l'hyperactivité. Et tu peux voir que, en fait, c'est un mécanisme de survie. Alors, je t'en prie, ne t'en veux pas d'avoir sauvé ta peau à un moment où tu n'avais pas d'autres possibilités pour faire face à certaines circonstances. Ne t'en veux pas de fonctionner encore comme ça parce que c'est justement ce qui t'a permis d'être encore là aujourd'hui comme tu l'es. dans ce faire. Par contre, ce que tu peux faire, ce que tu peux considérer plutôt, c'est observer simplement que ce fonctionnement de faire, de faire et encore et encore, c'est devenu un réflexe, un automatisme. Et qu'aujourd'hui, tu n'as plus vraiment le choix. Même si les circonstances ont évolué, même si tu as des ressources que tu n'avais pas auparavant, même si tu n'es plus vraiment en condition ou en situation de survie, eh bien, tu continues à réagir comme ça, tu continues à faire, tu continues à remplir. Et voilà le problème. En vérité, c'est pas tant un problème d'être dans l'action en permanence. Là où je vois vraiment un problème, et encore c'est pas vraiment le terme, mais en tout cas une limitation, c'est que tu n'as pas la possibilité de faire un autre choix. Tu es complètement... Agis par ce pilote automatique-là et tu n'as pas le loisir de choisir de te poser, de savourer le plaisir de te poser un instant et de ne rien faire. Rien faire, c'est-à-dire juste goûter la vie qui est là. Et on entend bien que loisiveté, ce rien faire, n'est pas du tout à l'opposé de la productivité ou de l'efficacité. Il n'a rien à voir avec de l'inertie. Se rien faire, c'est vraiment l'espace où la vie, elle peut enfin te parler. Regarde un peu ce qu'il se passe quand tu voyages. En TGV, sur l'autoroute, alors c'est sûr que tu arrives plus vite. Mais par contre, tu as beaucoup moins le loisir de contempler le paysage. Tu peux... pas découvrir les trésors qui sont là au bord du chemin et sur lesquels tu peux t'arrêter si tu te balades à pied. Alors, là où tu arrives plus vite à vivre à 100 à l'heure, clairement, et je vais te le dire de manière un petit peu peut-être brutale, et bien c'est à la fin de ta vie, c'est à ta mort. Parce que ce fonctionnement en sur-régime, ce que ça entraîne, c'est un vieillissement accéléré de ton organisme. Donc là où tu arrives plus vite, c'est vraiment vers la fin de ta vie. Et dans cette course-là, est-ce que tu peux encore sentir la vie en toi ? Pas l'excitation frénétique d'un système nerveux qui est boosté à coups d'excitants, ce fameux café qui te donne un coup de fouet, une illusion de vitalité, mais est-ce que tu peux sentir ? plutôt et véritablement les fluctuations de tes marées intérieures, de tes rythmes, de tes gestations, de tes naissances successives. Est-ce que, par exemple, tu perçois le débordement de ton cœur joyeux, l'enthousiasme qui te donne des ailes, le frisson alors que tu abordes un espace inconnu, que ce soit dans une relation, dans une manière de fonctionner, à partir d'un nouveau positionnement ? Que ce soit lors d'une exploration inédite dans toi ou dans le monde, est-ce que tu perçois les appels de ton corps qui aspire au repos, qui aspire à l'intégration, ou alors qui va aspirer à un mouvement libérateur, à une expression spontanée ? Est-ce que tu perçois les saisons de tes émotions, sans les subir, sans t'y enliser, sans les éviter, sans les nier non plus juste ? Ces paysages intérieurs, ces saisons de l'âme ? Et puis aussi, est-ce que tu reconnais tes limites ? Ce stade au-delà duquel ça va être trop ? Et cela avant d'en faire les frais, que ce soit dans ton corps, dans ton énergie, dans tes relations ? Et puis enfin, est-ce que tu entends le chant de ton âme qui murmure ? C'est comme une boussole intérieure et ça te raconte la direction, le sens de ta justesse, de ta vérité, de ton épanouissement. Ce qui se passe quand tu cesses de remplir chaque instant, c'est que véritablement tu redeviens disponible à toi-même. Et j'ai envie de te proposer là. Tout simplement, maintenant, de te donner, de choisir un moment de rien, un petit espace de rien du tout minuscule dans une journée, pour juste être avec toi, pour juste observer ce qui est là, dans toi, sans rien chercher, sans rien vouloir, ni changer, ni esquiver, ni transformer, ni rien du tout, juste. Un temps pour te ressentir, pour être là avec toi. pour sentir la vie qui est là, dans toi. Peut-être un petit peu compressée dans un corps qui est tendu, contracté, peut-être dans la fluidité d'un souffle profond, peut-être une vie qui est un petit peu timide, dans une posture tournée vers l'intérieur, ou alors plus audacieuse, dans un élan expansif. Juste ça, là maintenant. Si tu fermes les yeux, si tu reviens là, dans toi, où se pose ton attention en premier ? Comment perçois-tu ton corps ? Comment sais-tu ton atmosphère intérieure ? Peut-être que tu vas avoir envie de bailler, envie de bouger, de changer de position, de te rendre vraiment confortable. Alors fais-le, suis ce mouvement du vivant en toi. Peut-être que tu vas sentir dans ton corps des espaces de tension, des contractions, des douleurs ou des sensations désagréables. Ne t'y arrête pas, juste prends note que c'est là et puis continue d'observer. Parce qu'en vérité, la vie, c'est un mouvement. Rien n'est figé. Tout change en permanence. Donc une fois que tu as observé quelque chose, eh bien ça change. Une fois que tu as noté une sensation, une perception, l'instant d'après, c'est différent. Donc juste reste là, avec ce qui est. vivant en toi ce qui bouge, ce qui appelle. Peut-être que tu vas voir des pensées dans ta tête. Et ça encore, ne cherche pas à contrôler, ne cherche pas à arrêter ce flot de pensées. Juste observe que oui, il y a des pensées. Des pensées qui pourraient capter ton attention. des préoccupations, le petit vélo qui ne sait pas s'arrêter. Observe que déjà, de voir ça, de le percevoir, c'est être avec toi. Sans te juger, sans chercher à changer. Juste, déjà, tu es là, dans ce qui s'agite dans ta tête. Tu le perçois. Et c'est tout. Et puis, observe, perçois, le mouvement du souffle, c'est aussi le mouvement de la vie en toi. Commencez de respirer juste ça et d'être pleinement ce souffle. d'être pleinement cet inspire, de goûter, de savourer cet air qui rentre dans tes poumons, et d'être complètement cet expire, ce relâchement, ce dégonflement, et se laisser aller de l'air vers l'extérieur. Et encore. Commencez de devenir ce souffle, de devenir ce flux et ce reflux. Qu'est-ce que ça change dans ton corps, dans tes pensées ? Simplement être là dans ton souffle. Qu'est-ce que ça change dans ta posture ? Pas parce que tu as voulu la changer, mais juste parce que ça vit en toi. Observe que peut-être c'est facile d'être là dans cette présence avec toi. Observe que peut-être c'est difficile, que peut-être c'est inconfortable de lâcher toute exigence, toute attente, tout effort en vue d'un résultat. Observe que peut-être ça trépigne en toi et tu peux juste être avec ce trépignement, avec cette impatience, avec cet inconfort en présence et avec la certitude que tout passe et ça aussi ça passe. Observe avec cette curiosité attentive. Tiens, après ces quelques instants-là, c'est comme ça dans moi, maintenant. C'est comme ça dans moi, dans ce petit moment furtif, en présence. Ni plus, ni moins. Et c'est tout. Et c'est déjà fini. Par contre, tu peux le répéter, le reproduire. Peut-être chaque jour, prendre ce petit temps suspendu, comme un apprivoisement de l'être, un déconditionnement du faire. Voilà, tu peux rester avec toi un instant et tout va bien. Non seulement tu survis, mais peut-être que le reste de ta journée va être différent. Et surtout, cet apprivoisement-là, il va te permettre peu à peu de retrouver la possibilité de choisir, de vraiment choisir en souveraineté quand et comment tu agis, quand et comment tu te poses, tu t'arrêtes. Parce que la vraie liberté, ce n'est pas de faire ce que tu veux, c'est de pouvoir choisir quand tu agis et quand tu ne fais rien, et que c'est bon pour toi. Alors si cette expérience t'interpelle, si tu as envie de goûter davantage à cette présence à toi, voire même peut-être que tu aurais envie de passer d'un fonctionnement conditionné à cette fameuse posture souveraine où tu choisis depuis ta justesse intérieure ce que tu fais de ton temps, ce que tu fais de ton énergie. Ou alors tout simplement pour t'apprivoiser dans cette écoute fine et sensible de toi-même. Eh bien, sache que je suis là pour t'accompagner. Et il y a plusieurs formes que ça peut prendre cet accompagnement. Si tu es dans le DIY, il y a les méditations olfactives et sonores. La prochaine à 10 et le 18 juin. C'est vraiment un temps un peu plus long que ce que tu viens de vivre là, un temps pour te déposer, un temps pour... ne rien faire et pour contacter ce qui vit en toi. Et puis, ça peut prendre la forme aussi de l'accompagnement cocon de soi. Ça c'est dans la durée, un accompagnement sur mesure qui va te permettre justement de transformer ce qu'il y a besoin, ce que tu as envie de transformer, de passer de cette chenille conditionnée qui reste à manger. La chenille, elle mange, elle agit, elle mange, elle mange, elle mange, elle grignote. Et puis à un moment, c'est tout. Dans cette vie de chenille, il y a l'horizontale, là, au ras du sol, au ras des feuilles, il n'y a pas beaucoup d'espace. Et puis tout d'un coup, il y a ce cocon. Et de là émerge comme une nouvelle dimension du papillon qui peut prendre son envol et qui peut explorer un nouvel espace. C'est vraiment la proposition de cocon de soi. Il y a l'espace au ras du sol de la chenille, celui que tu connais, celui qui est ton fonctionnement quotidien, ton fonctionnement automatique, qui est le fruit d'un certain nombre de... de conditionnement, de formatage. Et puis il y a ce à quoi tu peux accéder si tu choisis de transformer, de déprogrammer, de déconditionner ta structure pour explorer un nouvel espace bien plus vaste et avec bien plus de possibilités. Un cocon de soie, un accompagnement individuel. qui peut être aussi bien en présentiel, avec des rendez-vous au cabinet, qu'en visio, et puis ça peut être aussi mixte. Et tout ça pour cheminer à ton rythme et émerger papillon, dans une nouvelle forme, avec de nouvelles possibilités, et de nouvelles couleurs dans ta vie. Et puis ça peut être aussi une autre possibilité, d'accompagnement, c'est la bulle de ressourcement. La bulle de ressourcement, c'est un mini break dans le cours de ta vie. C'est vraiment un temps, trois jours, que tu prends. Tu sors de ton quotidien, tu viens dans la drôme et pendant trois jours, je m'occupe de toi de manière assez intensive mais aussi totalement personnalisée pour te donner la possibilité de goûter à... autre chose que ce que tu connais d'habitude. Et de cette immersion, eh bien, il y a plein de trésors qui peuvent émerger, plein de diamants qui vont être révélés à la lumière. Alors, si tu veux, si ça t'appelle, on en parle. Lors d'un appel découverte, cet appel, il est gratuit. Et tu peux le réserver dès maintenant. Tu peux me contacter en message privé. Tu peux directement cliquer sur le lien qui est en descriptif de l'épisode pour programmer ton appel découverte. Et si tu n'as pas envie d'être accompagné tout de suite, et bien c'est parfait aussi. Cela dit, tu peux t'abonner, tu peux commenter, tu peux partager cet épisode s'il t'a nourri. S'il a été une contribution pour toi. Et je te donne rendez-vous au prochain épisode. Et d'ici là, je te souhaite plein de petits moments pour juste être avec toi.