Speaker #0Ce n'est pas le temps qui manque, c'est toi qui es absent. Tu es partout, sauf là où tu es. jour après jour. Je suis Virginie Cobert et je vous donne rendez-vous chaque vendredi avec moi, mais surtout avec vous, pour prendre soin du précieux de la vie en vous et autour de vous. Bonne écoute ! Et merci d'être là pour ce nouvel épisode de Prendre soin de l'être. Je te parle aujourd'hui du temps, de ce temps après lequel tu cours, de ce temps que tu remplis, et à travers lequel finalement tu ne vis plus. La vérité, c'est que tu ne manques pas de temps, tu manques d'espace intérieur. Ton système est saturé, saturé d'anticipation, saturé de charge mentale, saturé d'injonction. Il faut, Alors bien sûr que tu as des obligations, bien sûr que tu as des contraintes, des échéances, des horaires à respecter. Bien sûr qu'il y a tout ça, il y a tout ça que tu choisis, que tu t'imposes. Et bien sûr aussi que le temps est limité, fini. Mais la réalité c'est que le temps est disponible. Il est entièrement, complètement disponible, il est à toi. En vérité ce n'est pas le temps qui te comprime, c'est la pression que tu exerces à l'intérieur de toi. Et quand ton système nerveux est en hypervigilance, tout devient urgent. Et quand tout est urgent, Plus rien n'est habité, et tu t'y sens comprimé, compressé, et tu te sens aliéné. Et ce temps-là finit par nourrir ton stress et tes frustrations, et c'est un vrai cercle vicieux. Au final, ça te gâche les nuits, ça bloque ta physiologie, et tout ce que ça te montre, c'est que tu es littéralement hors de toi. Sans cette présence à toi-même, sans cette connexion profonde à ta sécurité intérieure, tu restes en mode survie. Ton système reste en hyper-vigilance et le temps t'échappe. Par contre, tu le sais, tu en as fait l'expérience parfois, le temps se dilate. Il existe des moments de grâce. Ça peut être aussi des moments de tension extrême, et alors une seconde peut durer mille ans. Alors bien sûr, ce n'est pas le temps qui se dilate réellement, on est d'accord. Ce qui se passe plutôt, c'est une question de densité. C'est la densité du temps qui change pour toi. Et qu'est-ce qui opère ce changement justement ? C'est l'intensité de ta présence. Et là peut-être, tout de suite, je t'invite à en faire l'expérience. Tu peux simplement, là où tu es, et si tu en as la possibilité, fermer les yeux. Et tu vas poser une main sur ton corps, peu importe où, là où elle va spontanément, sans réfléchir. Et tu vas rester là, dans cette main posée sur ton corps, dans les sensations tactiles, au niveau de ta pomme, au niveau de tes doigts, dans la perception de ta peau, du contact à un vêtement. Un tissu. Et rien d'autre n'existe plus. Que cette main posée sur toi, sa chaleur, son poids, sa présence. Juste ça, tu peux être complètement là, totalement, comme absorbé tout entier dans ce contact. Et c'est tout. Ça suffit pour désamorcer la tour de contrôle. Ça suffit pour changer la densité du temps. Quelques secondes de présence. à toi-même. Observe si quelque chose a changé dans toi, dans ton espace intérieur, dans la qualité de ton atmosphère intérieure. Il ne s'agit que de ça, en fait. Et je crois que c'est vraiment ça qui fait la différence entre l'enfance et l'âge adulte. Certainement que tu t'es déjà dit qu'au fil des années, le temps accélère. Tout passe plus vite. Les années défilent et tu ne les vois pas passer. En vérité, c'est l'intensité de ta présence qui s'atténue. peu à peu. Et la résultante, c'est ce temps qui t'échappe de plus en plus. Regarde dans le vivant ce qui se passe. Rien ne court. Les saisons ne s'accélèrent pas. Les marées ne forcent pas. La fleur ne s'ouvre pas en urgence. Ce qui se passe réellement, c'est ce qui se passe. c'est que la compression du temps, c'est culturel. C'est quelque chose qu'on se fabrique. Ta présence, au contraire, elle est organique et elle t'appartient. Alors, quand le temps se contracte, quand le temps se comprime à force d'être saturé de plein de choses, Quand toi, tu te sens coincé à l'intérieur de ce temps, à l'intérieur de tes obligations, quand tu te sens coincé au point d'étouffer, une des clés pour transformer ça, pour transformer ton vécu, c'est d'intensifier ta présence. Et ça, ça commence par te saisir des interstices. Parce qu'en vérité, il suffit d'un instant, une fraction de seconde, pour changer un état, pour changer une posture, pour remettre l'énergie en circulation, pour laisser l'émotion te traverser, pour laisser le souffle passer. Il suffit... d'une fraction de seconde de conscience, d'attention, de présence, pour que tout change. Et la réalité, c'est qu'il y a plein d'interstices dans lesquels tu peux amener cette disponibilité, cette présence. Juste être là, cette fraction de seconde, entre deux rendez-vous, entre le travail et les enfants, au moment où tu montes dans ta voiture, ou alors au moment où tu descends de voiture et que tu vas juste respirer en présence l'air extérieur. Le moment où tu vas aux toilettes, le moment où tu brosses tes dents, en vrai il n'y a que ça, des interstices entre toutes tes obligations. Ces interstices ce sont ces moments de transition et c'est là vraiment que tu peux faire toute la différence. Si tu mets de l'attention, si tu mets de la présence dans ces transitions, si tu mets des respirations dans ces transitions. Tout simplement, ça évite que tout s'enchaîne, ça t'évite d'être en apnée du matin au soir. C'est ce qui se passe quand tout s'enchaîne sans transition, quand les transitions elles se passent sans toi, sans que tu les saisisses pour reprendre ton souffle. A la fin de la journée, ou même peut-être avant, tu étouffes, tu manques d'air, tu manques d'espace, tu manques de temps et... Il y a un moment où la cocotte minute, elle déborde, avec dommages collatéraux le plus souvent. Donc c'est pas la peine de te juger pour ça, c'est pas la peine de ressasser, de cogiter, c'est pas la peine de subir non plus. Si simplement tu mets des respirations dans les interstices. Et des respirations, ça peut prendre plein de formes. Ça peut être la main posée sur ton corps. sur ton cœur, sur ton ventre, là où c'est bon pour toi. Ça peut être une odeur à respirer, comme ça, de manière furtive. Ça peut être une image dans ta tête que tu visualises. Ça peut être un souffle conscient, une respiration, un soupir. Rien que ça, ça suffit. Et la vérité c'est que plus tu te donnes ces espaces, ces espaces dans les transitions, aussi furtifs soient-ils, et plus tu vas gagner du temps. Parce que quand tu gagnes de l'espace intérieur, tu gagnes de la sécurité intérieure, et tu sors même provisoirement du système de survie, du système d'urgence. C'est ça qui change. Quand tu te donnes ces transitions-là, ces espaces-là, tu gagnes en fluidité, tu gagnes en légèreté, tu gagnes en disponibilité, en concentration, en attention, en créativité, en adaptabilité. C'est vraiment toute ta vie qui change, c'est tout ton état d'être qui change et toutes tes relations du même coup. Donc en vrai le temps n'a pas de pouvoir sur toi autre que celui que tu lui donnes en t'absentant, en n'étant pas là, en lui laissant ton pouvoir. Et c'est pas ton agenda qui te vole ta vie, c'est ton absence à ce que tu vis. Parce que autant le temps est disponible, autant la vie, elle est là. La vraie question, c'est est-ce que toi, tu y es ? Et finalement, la vraie liberté, ce n'est pas d'avoir du temps, c'est d'être vraiment là. Et ça, ça t'appartient pleinement. C'est aussi pour ça que j'ai créé Reconnexion. Reconnexion, ce n'est pas un programme pour mieux gérer ton temps. Reconnexion, c'est une proposition pour densifier ta présence et modifier la valeur de ton temps par des ateliers, par des partages, par des espaces dont tu te saisis. Reconnexion, c'est le creuset d'une transformation profonde de ton rapport à ton espace intérieur. Parce que quand ton espace change, le temps change. Et pendant 4 mois avec Reconnexion, tu vas rééduquer ton système nerveux pour ne plus vivre en urgence permanente et pour apprivoiser peu à peu Le fait d'être simplement là. Alors, tu peux continuer à courir après le temps, ou tu peux décider d'habiter pleinement ta vie. D'habiter chaque instant de ta vie. Tu commences par les interstices, et peu à peu, tu deviens de plus en plus... présent dans tous les espaces et dans tout le temps qui est le tien.