Speaker #1Et loa tout, j'espère que vous allez bien. Bon, j'ai décidé de prendre mon micro pour parler de sensibilité, mais d'une façon un peu... On ne va pas vous dire ce qu'est la sensibilité, parce que je pense que si tu m'écoutes, je pense que c'est un peu au clair pour toi. Mais j'ai surtout envie de casser certains mythes sur la sensibilité. J'en parle parce que j'ai envie qu'on se décomplexifie, qu'on se décomplexe, je ne sais pas comment on dit. Qu'on arrête de complexer du fait qu'on soit sensible. Alors dans la sensibilité, oui, je mets aussi tout ce qui est hypersensibilité. Pour moi, on est tous des êtres sensibles, qu'on déploie ou pas, qu'on a envie de la déployer ou pas. Notre sensibilité fait que nous sommes des êtres humains, que nous relationnons. Aujourd'hui, je vais donner des mots que j'invente un petit peu. J'ai vraiment pris le micro, je n'ai rien de préparé. C'est ce qui nous fait en tout cas que nous sommes en relation avec le monde. C'est notre sensibilité qui nous permet de voir la beauté de la vie, d'être touché par les larmes qui coulent d'une personne à côté de nous. C'est aussi notre sensibilité qui fait qu'on peut écouter une musique et aussi être ému et ressentir vraiment quelque chose dans le ventre. Tout ça fait que notre sensibilité, c'est ce qui nous... permet d'être un humain dans toute sa splendeur, j'ai envie de dire. Parce que pour moi, si on ne se connecte pas à sa sensibilité, on est en mode automatique. Après, je ne vais pas juger les personnes qui fonctionnent un peu plus avec le mental et avec un peu plus l'aspect cognitif, parce que ça nous sert toujours, bien sûr. Mais le fait d'être un peu plus connecté à sa sensibilité, c'est vivre le monde différemment. en résonance avec ce qui se passe en nous. Et aujourd'hui, c'est un peu, pas un coup de gueule, mais j'ai envie, comme je l'ai dit, qu'on arrête de culpabiliser, on arrête de croire que montrer notre sensibilité, c'est pas bien. Et ça paraît simple ce que je dis, mais sincèrement, tous les jours, c'est la problématique numéro un qui sort chez mes clients. Et quand je dis problématique numéro un, bien sûr, vous ne venez pas en me disant, voilà, ma sensibilité n'est pas acceptée. C'est pas du tout ça, mais il y a toujours un combat, une lutte par rapport à sa propre sensibilité, au travers du fait qu'on n'arrive pas à exprimer ce qu'on ressent, déjà d'une part, ou que notre sensibilité peut être perçue par quelque chose de trop, tu es trop sensible, c'est quelque chose qu'on peut entendre, que vous pouvez entendre régulièrement, et du coup qui vous brime et qui vous fait vous couper. de ce que vous ressentez le fait de aussi d'entendre qu'on est excessive dans nos ressentis dans ce qu'on exprime dans ce qu'on ressent que c'est inadapté même et du coup on est perçu comme un être faible ça c'est souvent être sensible c'est être faible donc ça c'est vraiment tenace comme si le fait de montrer sa sensibilité et montrer ce qu'on ressent plus profond nous ça fait de nous quelque chose quelqu'un pardon de faible, un signe de faiblesse. Parce qu'on a longtemps valorisé la performance, clairement, et avec ça, ça va avec la maîtrise de soi, la capacité à être solide en toutes circonstances. Du coup, la sensibilité est vide rangée du côté des fragilités à corriger. Et par la même occasion, si tu ressens trop, tu es perçu comme instable. Si tu pleures facilement, comme fragile. Si tu as besoin de temps, d'espace ou d'une certaine douceur, tu vas passer pour inadapté. Et pourtant, comme je le dis encore une fois, la sensibilité c'est loin d'être une faiblesse, c'est même, j'ai envie de dire, une forme d'intelligence. C'est la capacité... à capter finement ce qui se passe autour de toi, à percevoir les ambiances, les tensions même, et même les non-dits. C'est une attention aux vivants, aux détails, aux émotions, celles des autres, mais aussi aux tiennes. Et en fait, ce qui rend les choses difficiles par rapport à la sensibilité, ce n'est pas notre sensibilité elle-même, mais l'absence d'espace où elle peut être accueillie. réguler et utiliser comme une ressource. Et j'ai envie de même dire que la sensibilité, notre sensibilité, ce n'est pas du tout une faiblesse, au contraire, c'est une preuve de courage. Parce que c'est ce qui nous permet de rester en lien avec soi, au milieu du bruit, des injonctions, et aussi des maladresses du monde. Une deuxième chose aussi, qui est à la vie dure, c'est le fait d'être sensible, c'est beaucoup associé à cette instabilité. À cette instabilité émotionnelle. En fait, on va confondre... que ressentir, c'est forcément quelque chose de dramatique, ingérable. Mais là encore, il y a une confusion qui est énorme, je trouve. Ce que je comprends pour de l'instabilité émotionnelle, c'est souvent le résultat d'un système nerveux qui est en alerte, d'un manque des régulations ou d'une absence d'accompagnement émotionnel dans l'enfance. Et donc, quand on a grandi, sans avoir appris à traverser ces émotions, sans cadre sécurisant pour les accueillir, on apprend à les contenir. et jusque... À un moment, elle déborde. Et donc, ce n'est pas une incapacité, en fait, c'est une tentative de survie. Donc, ce qu'on appelle instabilité émotionnelle, en fait, c'est des émotions, c'est le signal, j'ai envie de dire, que quelque chose cherche à s'exprimer, mais ne trouve pas le bon canal. Et la sensibilité, quand elle est bien régulée, elle est bien vécue, ça devient un accès direct à une grande conscience émotionnelle. Vous voyez la nuance ? Ce n'est pas la même chose. ce n'est pas la tempête permanente d'être sensible. C'est une profondeur. Et cette profondeur, elle devient une force immense à partir du moment où elle n'est pas jugée, mais elle est comprise. Ça va de pair, je le raccroche à cet amalgame qu'on peut faire entre sensibilité et réactivité. Parce que ressentir force, ça ne veut pas dire exploser, au moindre mot. Ce qui rend la sensibilité difficile à vivre, c'est souvent l'absence d'outils pour la canaliser. Donc la réactivité, comme je l'ai dit tout à l'heure, c'est une réponse un peu automatique, on va dire, à un trop-plein. C'est une alerte, encore une fois. Et ce n'est pas une identité. On n'est pas trop réactif, j'ai envie de dire, tant qu'on n'a pas appris à écouter ses émotions, à les traverser, à les laisser circuler, ça cumule. Vraiment, comme je l'ai dit tout à l'heure, jusqu'à provoquer des réactions qui sont disproportionnées. Mais ça ne veut pas dire que tu es... trop émotive, instable encore une fois, où tu t'abuses dans tes réactions, parce que ça je l'ai déjà entendu, ça veut juste dire qu'il y a un besoin de régulation, un besoin de remettre du lien entre ce que tu ressens et ce que tu vis. C'est exactement ce travail qu'on fait ensemble en séance, c'est-à-dire revenir à tes ressentis, remettre du lien entre tes émotions et tes sensations. Je vais faire une aparté sur tout ce qui... Les personnes hypersensibles, c'est ce qu'on appelle en fait, aujourd'hui, on commence vraiment à parler de neurodiversité, donc d'hypersensibilité aussi, de profil atypique. Moi, je trouve que c'est une énorme avancée parce qu'on comprend enfin qu'il y a certaines personnes qui ont un système nerveux un peu plus réactif, plus sensible aux stimuli, plus impacté par l'environnement. Et ce n'est pas une pathologie, loin de là, c'est une autre façon de fonctionner en fait, tout simplement. C'est ce qui rend la vie en fait difficile à ces personnes. Ce n'est pas leur sensibilité, c'est le fait qu'elles évoluent dans un monde qui va trop vite, trop fort, qui valorise toujours l'adaptation au lieu de la conscience de soi. Donc pour moi, revaloriser aussi la sensibilité, c'est aussi reconnaître ces autres formes d'intelligence, ces autres rythmes, ces autres besoins, parce qu'on est tous différents. Et je parle de ça parce que j'ai beaucoup de clients qui sont hypersensibles et donc j'avais envie vraiment de leur redonner aussi leur place. et qu'elle cesse aussi, surtout, De croire qu'elles doivent se corriger pour avoir le droit d'exister. Donc voilà, en gros, ce que j'avais envie de te partager sur la sensibilité, c'est déjà un peu de casser les mythes et tout ce qu'on peut raccrocher, la sensibilité qui est totalement faux. Et surtout aussi, enlever cette croyance-là que tu es trop... Voilà, tu réagis trop. En fait, non, tu n'es pas trop... Quel que soit le trop, d'ailleurs, c'est que tu as juste été trop seule, en fait. parce que Tu t'es souvent sentie trop intense, trop émotive, trop à fleur de peau, parce que tu as été trop seule à un moment donné avec ce que tu ressentais. Tu n'as pas été accompagnée dans ce que tu vivais. Et il n'y a personne à pointer du doigt pour ça. Ça s'est passé comme ça. Déjà, les adultes ont du mal avec leurs émotions. Alors imagine accompagner un enfant. Donc voilà, remettons un peu de compassion pour les adultes qui nous ont accompagnés. Voilà, c'est ça qu'il faut comprendre surtout, c'est que tu as dû porter, contenir, cacher, et aujourd'hui, en fait, il est temps, peut-être, en tout cas si tu m'écoutes, je pense que ça t'intéresse ce dont je parle, c'est qu'il est temps de réouvrir cet espace. Et pas pour t'exposer de nouveau sans filtre, mais pour te rencontrer différemment, avec douceur et surtout avec conscience, et avec les bons outils. Tu n'as pas besoin de devenir insensible pour être fort. Je le répète, tu n'as pas besoin d'être. insensible pour être fort ou forte, c'est justement bien le contraire. Tu as besoin d'apprendre à écouter, à t'écouter autrement. Et c'est ce que je t'invite à faire. Voilà. L'épisode est fini. C'était très court. Je ne sais pas ce que tu penses de tout ce que je viens de te dire. Si tu as envie de venir discuter avec moi, échanger, me donner ton point de vue, je serais ravie de te lire. Où tu veux. Sur Instagram, c'est là où je suis la plus active. En tout cas, n'hésite pas à venir partager ton avis. Merci de m'avoir écouté jusqu'au bout et je te dis à bientôt pour un autre épisode.