Speaker #0Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de Prends une pause. Je suis Louna, thérapeute psychocorporelle spécialisée en libération émotionnelle. À travers ce podcast, mon intention est de t'apporter des clés concrètes, des pistes de réflexion et un nouveau regard sur le lien entre émotion, corps et souffrance. Mon souhait est de t'aider à comprendre et libérer ce que tu ressens pour transformer tes blocages et tes douleurs en un nouvel élan de liberté et d'énergie. Bienvenue pour ce nouvel épisode, un épisode dans lequel je vais te partager mon expérience avec la respiration, plus particulièrement le breathwork, parce que je travaille en fait avec la respiration depuis des années. En sophrologie, elle est centrale, en thérapie, elle soutient le processus, et puis à un moment donné, il y a eu le breathwork. Alors au début, je voyais surtout ça comme un outil puissant pour libérer des émotions, donc une pratique à la fois intense, confrontante, et je pensais que son intérêt était vraiment là, son intérêt principal, c'était faire sortir ce qui est bloqué. Avec le temps, avec ma propre expérience, mon propre parcours d'anxieuse, j'ai compris quelque chose de beaucoup plus profond que ça. Le breathwork ne m'a pas seulement appris à libérer, il m'a appris à réguler. Et ça, je vous assure, ça change tout. Aujourd'hui, je ne t'apprends rien en te disant que la respiration, on connaît tous ses bienfaits, elle agit directement sur le système nerveux, elle influence véritablement l'équilibre entre l'activation et l'apaisement de notre système nerveux. Mais je ne vais pas rentrer dans la théorie, parce qu'au-delà de la théorie, ce que cette pratique m'a appris est vraiment très concret. Elle m'a appris comment traverser une émotion sans me noyer dedans. Et je vais te partager les principales leçons que j'en ai tirées, justement. Alors, pour les personnes qui ne savent pas ce que c'est le breathwork, je vais donner deux, trois... Petites indications pour que tu comprennes aussi de quoi on parle dans tout cet épisode. Bien que ce soit de la respiration, c'est une respiration qui est spécifique. En fait, c'est une technique de respiration consciente et continue, sans pause entre l'inspiration et l'expiration. On est vraiment sur une respiration qui est activée. Et ce rythme particulier de la respiration va aider le corps à relâcher les tensions, à faire circuler les émotions aussi qui sont engrammées dans le corps et à retrouver un état plus stable à l'intérieur. Donc on n'est pas sur une respiration de relaxation, on est vraiment sur une activation de la respiration pour retourner dans la mémoire du corps. La première chose que j'ai apprise grâce au breathwork, c'est qu'une émotion est un mouvement, pas un problème. Parce qu'en breathwork, quand l'intensité monte, le réflexe est assez immédiat. On a envie de ralentir, on a envie d'arrêter, on a envie de reprendre le contrôle. Mais une émotion, il faut comprendre qu'elle fonctionne comme une vague. Elle démarre, elle monte, elle atteint un pic, puis elle redescend. Et quand on coupe la vague trop tôt, on bloque le mouvement de l'émotion. Donc quand on reste avec, le corps peut aller au bout de la réponse. Et ce que j'ai appris, c'est que la peur, la tristesse, même la colère, ce ne sont pas des dysfonctionnements, ce sont des réponses physiologiques. Le corps cherche à compléter quelque chose. Et donc la technique du breathwork m'a appris quoi ? M'a appris à rester présente pendant la vague au lieu de la stopper dès les premiers signes. La deuxième chose que j'ai vraiment apprise avec le breathwork, c'est que la sécurité ne vient pas du contrôle. Alors pendant longtemps, je pensais que me sentir en sécurité, ça signifiait maîtriser. Et ce que j'entends par maîtriser, et ce que j'entendais en tout cas maîtriser à l'époque, c'était anticiper, comprendre, éviter l'imprévu. Et en respiration connectée, il y a des moments où l'activation elle est forte. Et on va avoir des réactions physiologiques, des picotements, des tensions, des émotions intenses aussi qui remontent. Et si tu cherches à contrôler chaque sensation, l'angoisse aussi augmente. Et ce qui régule véritablement, c'est la capacité à rester avec l'expérience dans un cadre bien évidemment sécurisé. Et la sécurité, elle est d'abord physiologique. Quand ton corps perçoit qu'il n'y a pas de danger réel, même si l'émotion est intense, elle peut redescendre. Parce que c'est ça le problème avec les émotions intenses, on a peur, on se sent en insécurité et du coup on la bloque parce qu'on a peur qu'elle prenne le dessus. Et la technique du breathwork m'a appris que je pouvais vivre une activation forte sans être en danger. Et cette expérience transforme profondément le rapport à l'anxiété. La troisième chose que j'ai appris aussi avec cette technique du breathwork, c'est que le souffle, d'une certaine façon, relie le corps et l'inconscient. La respiration, je trouve que notre respiration est très particulière. Elle est à la fois automatique, mais on peut aussi la moduler volontairement. Et c'est donc un pont entre ce qui se fait tout seul, ce qui est automatique, et ce que l'on choisit d'en faire, d'utiliser vraiment notre respiration avec un but bien précis. Et donc en travaillant avec le souffle, on agit directement sur l'état du système nerveux. Ça on le sait depuis longtemps, pour réguler notre système nerveux. mais aussi Ce que j'ai réalisé avec justement l'utilisation et l'activation de notre souffle de façon particulière, c'est qu'on ouvre un espace où des émotions émergent sans passer par l'analyse. Et parfois il n'y a pas d'histoire claire en fait. Quand tu vas faire une séance de breathwork, il n'y a pas d'histoire qui se raconte, c'est juste des sensations, c'est une mémoire corporelle, une libération. Et c'est ça que ça m'a vraiment appris dans ce que j'ai appelé « Relis le corps et l'inconscient » , c'est que Cette technique m'a appris que tout ne se passe pas par le mental. Certaines charges, en fait, charges émotionnelles, se transforment à travers l'expérience corporelle. Tu as beau connaître ton histoire, tu as beau savoir tout ce qui a pu se passer pour toi, même les choses les plus douloureuses, mais tant que la charge émotionnelle est dans ton corps, il n'y a rien qui change. Et c'est ça qui est hyper intéressant, c'est que grâce à ta respiration, tu peux décharger. Tu peux transformer énormément de choses en toi, juste parce que tu vas vivre une expérience corporelle. La quatrième chose que cette pratique aussi a mis en évidence pour moi, c'est que réguler ne veut pas dire se calmer à tout prix. Parce qu'on me confond souvent régulation et détente, régulation et être calme. Parce qu'en réalité, réguler signifie pouvoir monter en intensité puis redescendre. Réguler c'est... Quand on parle de régulation émotionnelle, de régulation du système nerveux, les deux vont de pair. J'en parle toujours souvent ensemble, parce qu'on régule son système nerveux, on régule ses émotions. C'est qu'on gagne en souplesse. C'est quoi la souplesse d'un système nerveux ou la souplesse de nos émotions ? C'est que ça monte et ça redescend. C'est actif, ça s'active et ça se désactive. Donc on est sur quelque chose de fluctuant, ce n'est pas quelque chose de stable. Je dis toujours, nous ne sommes pas des bouddhas, nous ne sommes pas faits pour vivre sous un arbre. les yeux fermés et sans parler. Ce n'est pas du tout notre réalité. Donc se réguler, c'est vraiment pouvoir vivre nos émotions, nos états émotionnels, sans pour autant exploser, sans se figer. Et en breathwork, en fait, vraiment ça, ça se met, je trouve que ça ressort beaucoup, c'est qu'il y a des phases d'activation et des phases de retour au calme. Et donc le système nerveux, lors de cette pratique, apprend vraiment la flexibilité, cette souplesse dont je viens de te parler. Et plus tu t'entraînes à rester présent dans l'intensité, plus ta capacité à tolérer les émotions s'élargit. J'en parle très souvent, cette fenêtre de tolérance, c'est ce qui te permet de rester de plus en plus présent avec des émotions fortes, sans te couper, sans exploser, sans t'éteindre en fait. Et donc la régulation devient une véritable compétence, ça s'apprend, ça se développe. Ce n'est pas une absence d'émotion, encore une fois, la régulation, c'est vraiment très important de comprendre ça, c'est une capacité à naviguer dedans. Moi j'adore ce mot, je trouve qu'il est très parlant, c'est qu'une émotion ça se traverse, et on apprend en fait en régulant son système nerveux, et en régulant son système émotionnel, on apprend à traverser, à se laisser traverser par une émotion. Et enfin la dernière chose que j'ai envie de partager avec toi, sans doute une des leçons la plus importante pour moi, c'est que le corps a besoin d'une expérience vécue, pas seulement d'une explication. Parce qu'au travers de mon parcours avec l'anxiété, je comprenais très bien d'où ça venait, je pouvais vraiment tout analyser, je faisais des liens avec tout ce que je vivais. Mais dans mon corps, dès que l'intensité montait, tout se contractait, comme si j'étais en danger. Et en fait, finalement, ce qui me manquait, ce n'était pas une nouvelle compréhension, parce que c'est bon, je pense que j'avais suffisamment compris de choses, c'était une expérience corporelle différente. Et c'est ce que j'ai vécu en fait concrètement avec le breastwork, c'est que j'ai vécu... le cœur qui va s'accélérer, les sensations qui s'intensifient, l'émotion aussi qui monte. Mais la différence, que ce que j'ai connu avant, c'est qu'au lieu de fuir ou de me crisper, je restais. J'étais accompagnée et le cadre était sécure pour moi. Et puis progressivement, de rester avec ce qui monte, de rester avec dans cette tolérance de ressenti, et bien la vague elle redescend. La respiration elle redevient calme et le corps il se relâche. Et c'est... Et ce que mon système nerveux, à ce moment-là, a appris à travers cette répétition, ce n'est pas une théorie, ce n'est pas de la théorie, c'est une sensation enregistrée, une sensation vécue qui l'a enregistrée. Et quand je parle de sensation enregistrée, ça veut dire que tu enregistres. physiquement, corporellement dans tes cellules, cette expérience, et même dans ta mémoire corporelle, entre guillemets, je peux traverser une montée d'intensité et revenir à l'équilibre. Et à force de vivre cette séquence activation-présence-redescente, le corps change sa référence intérieure. Il ne réagit plus automatiquement comme s'il y avait un danger. Et ça, ce n'est pas une idée en fait. C'est une mémoire corporelle nouvelle qui va s'installer. Pour conclure avec cet épisode, ce que j'ai surtout envie de te dire, c'est que cette pratique de respiration consciente active ne m'a pas rendue plus forte d'une certaine façon, mais elle m'a rendue bien plus présente. Il m'a appris aussi que la régulation émotionnelle ne consiste pas à éviter l'intensité, mais à l'accompagner dans un cadre sécurisé. Si tu vis avec des émotions intenses, si ton système nerveux passe rapidement de l'alerte à l'épuisement, il est possible vraiment d'apprendre autrement. Et pas en analysant encore plus, mais en vivant une nouvelle expérience corporelle. Tu trouveras le lien en description si tu as envie de réserver un appel avec moi, et si tu veux qu'on regarde ensemble comment intégrer justement ce travail dans ton parcours. J'espère en tout cas que cet épisode t'a donné envie peut-être de tester cette technique de respiration, ou en tout cas de t'y pencher pour regarder qu'est-ce que ça pourrait t'apporter. En tout cas, si tu as la moindre question, j'y réponds en commentaire avec grand plaisir. Merci de m'avoir écoutée encore une fois, et je te dis à mercredi prochain pour un nouvel épisode.