Speaker #0Hello à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode de podcast, j'espère que vous allez bien. Aujourd'hui, je vais parler de sport, de sport et d'émotions. Alors, si tu me suis un peu sur les réseaux, je parle beaucoup de running surtout, puisque je cours pas mal, je fais quelques courses. Et aujourd'hui, en fait, j'ai envie de développer ce lien entre le sport et nos émotions. Et pas dans le sens classique du sport libère des endorphines ou c'est bon pour la santé mentale, même si c'est vrai, bien sûr, mais... Aller plus dans le sens de ce que le corps en mouvement nous permet de vivre, de traverser, de comprendre émotionnellement. Je vais aussi parler de ma pratique de running, de ce que ce sport m'a apporté au-delà du physique, de comment je suis passée d'un rapport un peu mentalisé et exigeant à une expérience beaucoup plus intuitive, beaucoup plus apaisante, même thérapeutique, parce que je dis vraiment que courir c'est ma thérapie aujourd'hui. Parce qu'avant, je faisais du sport plus pour me défouler. pour avoir l'impression même d'exister, pour ressentir d'une certaine façon mon corps, mais pas vraiment pour l'écouter en fait, qu'on soit clair. Et de toute façon, j'étais coupée de mon corps, donc je ne pouvais pas non plus l'écouter vraiment. Je voulais surtout le contrôler, canaliser, j'avais besoin même d'intensité. À l'époque, je vivais beaucoup dans ma tête et je pensais que bouger suffirait à me soulager. Bien sûr, ce n'était qu'une illusion. Et à un certain moment, j'ai compris que ce n'était pas du tout en lien avec mes sensations, mes émotions, ni même ma respiration. Puis, avec le temps, la thérapie, la reconnexion au corps, à l'émotionnel, j'ai commencé à courir autrement. Et enfin, j'ai envie de dire, et ça je sais que les sportifs vont beaucoup se reconnaître, ce n'était pas pour me fuir, mais pour me retrouver. Parce que malheureusement, le sport peut être aussi utilisé comme une fuite, une stratégie d'évitement comme beaucoup d'autres. Moi, en tout cas, ça a été ma stratégie aussi à un moment donné. Donc voilà un peu de quoi on va parler dans cet épisode. Alors la première chose essentielle à comprendre, c'est que les émotions ne vivent pas dans la tête. Ça, je pense que si tu m'écoutes un petit peu, je le dis, je le redis encore et encore. Elles peuvent être, bien sûr, elles traversent aussi notre tête, mais elles ne vivent pas dans la tête. Elles passent par le corps. Chaque émotion, en fait, est un mouvement d'énergie, une impulsion, une... tension, une chaleur, un changement de rythme. Et quand cette énergie est libre, elle circule, elle s'exprime, elle se transforme. Mais quand, au contraire, elle est bloquée, contenue, non écoutée, elle va se figer. Et le corps finit par emporter les traces. Et les traces, c'est quoi ? C'est la fatigue, les douleurs, les tensions chroniques, l'agitation intérieure, l'anxiété. Le mouvement, dans tout ça, quel qu'il soit. Mais quel qu'il soit vraiment, moi je parle de running parce que c'est mon expérience, mais à côté de ça, je marche beaucoup et je fais plein d'autres choses. Donc le mouvement, la marche, la course, et même la respiration en fait rythmée, la respiration en conscience, permet à cette énergie de circuler à nouveau. Donc pas pour l'évacuer brutalement, je précise, mais pour lui permettre d'aller jusqu'au bout de son cycle naturel. Et c'est là en fait que le sport... Plus largement, vraiment, je vais parler de mouvement conscient, plus que de sport. J'ai mis sport parce que c'est vraiment là où on fait le plus de mouvements, mais le mouvement conscient prend tout son sens parce que ce n'est pas juste une pause mentale qu'on va faire. C'est un vrai moyen de réguler, de digérer, de libérer. Et clairement, je l'ai expérimenté moi. Quand j'ai commencé en fait à courir, alors je n'ai pas d'objectif de performance dans mes courses. Je cours, oui, je suis une nature assez challengeuse. J'aime bien avoir un objectif, un challenge, ça me stimule, mais c'est ma personnalité. On a tous besoin de toute façon, à un certain niveau, pas tous le même, mais d'avoir une forme de challenge, ça nous donne un but aussi pour avancer. Mais il n'y a pas d'objectif de performance, je ne suis pas du tout à regarder mon chrono, etc. Je suis vraiment loin de tout ça aujourd'hui. C'est plutôt avec une intention, je cours avec l'intention aujourd'hui d'écouter mon corps. de ressentir, de sentir les émotions qui sont présentes et que je ne soupçonnais pas même parfois. Parce que je me suis rendue compte et je me rends encore compte aujourd'hui que j'ai des choses que je pensais régler, vues, même entendues de ma part, mais finalement mon corps, lui, n'avait pas complètement intégré, pas complètement digéré. Parce que quand j'ai commencé le running, je le faisais pour me défouler en fait, pour canaliser quelque chose que je n'arrivais pas à comprendre. pas à nommer finalement. Mais plus j'avançais, plus je réalisais que cette pratique devenait un vrai miroir de mon état intérieur. Et je le réalise encore aujourd'hui. Pourrir me montre où j'en suis émotionnellement, nerveusement, énergétiquement. Et pendant mes préparations, notamment parce que j'ai fait une prépa semi-marathon à un moment donné, j'ai traversé diverses émotions et sentiments. J'ai traversé des périodes de doute, de fatigue, de découragement. et à chaque fois. En fait, je voyais à quel point mon rapport au sport me révélait mon rapport à moi-même. Et les questions que je me suis posées à ce moment-là, je me les pose aussi dans la vie finalement. Est-ce que je m'écoute ou est-ce que je me pousse ? Est-ce que je respecte mon rythme ou est-ce que je me juge ? Est-ce que je suis présente là à mon souffle ou est-ce que je suis déjà dans l'arrivée, je suis déjà plus loin ? Vraiment, je vous partage mon expérience. Ce n'est que mon expérience avec mes mots. Je ne sais pas si ça va résonner chez certains ou en tout cas éveiller un peu de curiosité. Mais le jour de ma première course, de mon premier semis l'année dernière, j'ai compris en fait que ce que je travaillais dans ma tête depuis des années, mon corps, lui, en fait, l'expérimentait réellement enfin. Et ce dont je parle, c'est finalement la régularité, l'engagement. Les forces ont cette forme de dureté aussi. Et la sensation, surtout, c'est vraiment ça sur lequel je vais appuyer, c'est cette sensation d'être là, d'être présente, vivante, ancrée, et sans chercher à fuir, en fait, toutes mes sensations. Donc j'ai parlé de mouvements pour faire circuler notre énergie et nos émotions. J'ai parlé de présence, d'être présent dans ce qu'on fait, d'être plus ancré. Et là, j'en arrive aussi à... ce que j'ai appelé le trio gagnant, le trio émotionnel, qui est le mouvement, la respiration, le système nerveux. Parce que ce que j'ai appris, c'est que respirer et bouger, c'est bien plus qu'un outil de détente en fait. C'est un moyen de réguler ton système nerveux. Alors je ne l'ai pas appris qu'au travers du sport et de ma pratique sportive, ça a juste accentué et apporté encore plus d'éléments, enrichi encore plus mes croyances et mes expériences par rapport à ça. Alors je vais t'expliquer tout ça, parce que quand tu vis du stress, quand tu es dans un cas. chaos émotionnel, quand tu as des angoisses, ton système nerveux s'active en mode défense. Jusque-là, ok. Mais qu'est-ce qui se passe avec ta respiration en l'occurrence ? Ton souffle devient court, ton corps se contracte, et ton énergie se bloque. Et à ce moment-là, tu peux réfléchir autant que tu veux, ton système est figé, ton système nerveux figé, et tu es en mode survie. En remettant ton corps un moment, sans violence, je précise, sans violence, juste dans un rythme régulier, respectueux. En respirant avec conscience, tu envoies à ton système nerveux un signal de sécurité. Tu lui dis, c'est ok, on peut relâcher. D'une certaine façon, tu communiques avec lui avec ta respiration. Et tu ne désactives pas juste un stress en fait. Tu réapprends la sécurité à ton corps et à ton système nerveux. Et c'est ça que je vis aussi dans le sport aujourd'hui. Et c'est ce que je propose d'ailleurs aussi dans les séances en extérieur. Je propose des séances en extérieur à mes clients. qui est de marcher, respirer, se reconnecter. Parce qu'à l'air libre, au contact du sol, avec le souffle qui revient, le mouvement, les émotions trouvent une issue. Et quelles que soient d'ailleurs les pratiques que je propose, il y a toujours du corporel, du mouvement. D'ailleurs, je pratique de la relaxation dynamique, alors il y a aussi des moments de silence, mais ça se joue aussi avec des moments de mouvement, de mise en mouvement du corps. Parce que ce que j'ai compris dans mon propre parcours, déjà il y a plusieurs années, et que j'observe encore de plus en plus, encore et encore chez les personnes que je peux accompagner, c'est qu'on peut passer des années à comprendre, à comprendre tout, sans jamais vraiment se sentir apaisé. On peut faire le tour de son histoire, avoir lu tous les livres, suivre aussi plein de thérapies, mais tant que ton corps n'est pas impliqué, tant que l'émotion reste un concept, il manque quelque chose. Et tu ne peux pas libérer une émotion avec ton mental. impossible. Tu peux la comprendre, tu peux même l'expliquer, ça n'a aucun problème. Mais le corps, lui, il a besoin de la vivre, de la traverser et de la relâcher. Et ce que le mouvement permet, que ça soit du running, de la marche, de la respiration, même consciente, rythmée, c'est justement cette traversée-là. Et pas avec des mots, en fait, avec des sensations, avec du souffle et avec de la présence. Voilà un peu ce dont j'avais envie de te parler. Le sport aujourd'hui pour moi c'est bien plus qu'une performance, je le redis, c'est une pratique finalement d'alignement, un retour à moi, un rendez-vous. Avec mes émotions, mon énergie, mon souffle, parfois je cours, parfois je marche, parfois je respire à l'air libre, simplement. Mais je sais en fait qu'à chaque fois, je me donne un espace pour être vraiment avec moi-même. Et si tu ressens toi aussi que tu es trop dans ta tête, que tes émotions stagnent, que ton corps peut être tendu, figé ou trop contrôlé, je t'invite aussi à remettre du mouvement. Encore une fois, pas pour fuir quelque chose, pas pour te prouver quelque chose, mais justement, au contraire, te retrouver. En tout cas, si tu as envie d'expérimenter par toi-même ce lien entre le corps, les émotions et la respiration, comme je le disais, je propose aussi des séances en extérieur, c'est à Bordeaux et ailleurs par moment. Des espaces qui sont simples, puissants, où on va marcher, on respire, on se reconnecte sans pression, à son rythme. Et ça fonctionne de plus en plus, moi j'adore ces espaces aussi. N'hésite pas à regarder mon agenda et à regarder mon site internet où il y a toutes mes propositions d'accompagnement. Je serais curieuse de savoir si tu pratiques une activité sportive, comment tu le vis, est-ce que ce que je viens de te partager résonne en toi ? Vraiment, je serais ravie de te lire. Je te laisse m'écrire sur Instagram ou sur LinkedIn, sur mes réseaux sociaux où je suis présente, ou même par mail si tu en as envie. Ça me permettrait aussi de voir un petit peu, d'échanger et de voir aussi d'autres angles de vue que le mien. C'est toujours très intéressant pour moi. En tout cas, j'espère que cet épisode, que tu l'as apprécié déjà. et qui t'a apporté aussi un nouveau regard sur le mouvement, sur le sport. En tout cas, n'hésite pas à le partager si tu penses qu'il peut servir à quelqu'un. Et je te dis à bientôt pour un nouvel épisode.