Speaker #0Hello à tous, j'espère que vous allez bien, bienvenue pour ce nouvel épisode de Prends une Pause. Je vais commencer cet épisode en disant une phrase que j'ai entendue un nombre incalculable de fois. Et cette phrase c'est « Je ne comprends pas, tout va bien dans ma vie et pourtant je me sens angoissée, je ressens une tension permanente et le pire dans tout ça c'est que je culpabilise » . Alors peut-être que toi aussi au final tu ressens ça et cette phrase te parle. Une espèce de forme d'anxiété un peu présente, un peu sourde même, qui ne s'explique pas, en tout cas pas vraiment, et qui ne s'accroche à rien de concret. Tu te dis que tu devrais te sentir bien, parce que tu n'as aucune raison de te sentir mal et de ressentir ça, que tu devrais même peut-être être reconnaissant, profiter même de ta vie, te sentir plus léger, plus légère, mais à l'intérieur, ce n'est pas vraiment ça qui se passe. Et surtout derrière ça, il y a cette culpabilité, j'aime bien dire qu'elle vient comme une deuxième vague en fait. Comme si ce que tu ressentais était injustifié, voire même déplacé. Et cette pensée même, elle crée encore plus de mal-être parce qu'au lieu de t'apaiser, au final tu n'arrêtes pas de te juger. Donc aujourd'hui au travers de cet épisode, ce que j'ai envie c'est de te proposer un autre regard sur cette expérience, sur ce que tu peux ressentir, de te montrer que... l'anxiété, sans raison, vous ne me voyez pas, mais là je suis en train de faire des guillemets, sans raison apparente en tout cas, n'est pas une anomalie. Elle a un sens, elle a une fonction et elle a aussi une origine. C'est l'un des grands paradoxes de notre monde intérieur. Tu peux avoir coché toutes les cases. On peut tout nommer, un travail qui te plaît, des relations stables, même une routine qui tient la route, des enfants que tu aimes. Et pourtant, Il y a ce fond un peu d'inquiétude, cette tension que tu peux ressentir dans la poitrine, une boule un peu au niveau du ventre. Et tu as beau chercher une cause, il n'y en a pas de visible en fait. Comment ça se termine au final ? Tu vas finir par douter de toi. Tu te dis que tu es un peu compliqué, voire même peut-être ingrat, ingrate, voire un peu bizarre. Là, je vais soulever la première chose importante à comprendre dans cette histoire, c'est que tu ne vas pas mal sans raison. Le problème, ce n'est pas qu'il n'y a pas de raison au fait que tu ailles mal. Le problème, c'est qu'on t'a appris à chercher déjà des explications logiques à tout ce que tu peux ressentir. Or, le monde émotionnel ne fonctionne pas selon les règles rationnelles. J'ai plein d'exemples à te donner par rapport à ça. Parce que, par exemple, tu peux être entouré et malgré tout te sentir seul. Tu peux être en sécurité de façon matérielle. Avoir tous les biens nécessaires à ta survie, voire même plus, à pouvoir laisser des choses à tes enfants, petits-enfants. Et aussi avoir peur de tout perdre. Parce que ton corps, ton système nerveux, ta mémoire émotionnelle... Eux n'ont pas la même temporalité que ton esprit. Ton corps, en fait, il ne sait pas que tout va bien, juste parce que les faits le disent. Il se base en fait sur ses propres archives. Alors vraiment, je te simplifie les choses pour que ça soit compréhensible. Donc sur ses archives, sur ce qu'il a vécu en fait, sur ce qu'il a appris. Et il continue d'agir comme si c'était encore vrai. On va donc parler de mémoire du corps. Donc quand tu ressens l'anxiété alors que... rien ne semble l'expliquer objectivement, toujours entre guillemets, parce que selon moi, on n'est jamais vraiment objectif, ce n'est pas que tu inventes une histoire. C'est souvent en fait que ton corps, il réagit à une mémoire. Et donc cette mémoire émotionnelle, relationnelle aussi, parfois même traumatique, elle est inscrite bien plus, bien avant même, que tu sois capable de la nommer. Pour beaucoup de personnes, le calme extérieur n'a jamais été synonyme de sécurité. Alors ça, ce dont je vais parler là, je vais être assez brève, parce que j'en ai fait tout un épisode, c'est l'épisode 110, qui s'appelle « Quand le calme et le silence t'angoissent » . Je parle de tout ce que je vais évoquer, donc si tu as envie de creuser ce sujet, je t'invite à aller écouter cet épisode, et je mettrai aussi le lien de cet épisode dans le descriptif du podcast. Donc, comme je le dis, le calme n'a pas toujours été pour... tout le monde, un synonyme de sécurité. Parce que dans l'enfance, le calme pouvait être trompeur. Je m'explique. Un moment calme, dans certains contextes, dans certaines histoires, pouvait précéder une crise, une tension, un retrait affectif, par exemple. Ou bien, il y a donc cette possibilité, ou bien aussi, le calme n'existait pas. Il n'y avait que du bruit tout le temps, de l'agitation, de l'instabilité. Donc le résultat de tout ça, c'est que ton système nerveux s'est adapté à une forme d'alerte, à de l'hypervigilance. Et même aujourd'hui, même si... tu as une vie qui est bien plus posée, il continue de scruter les moindres détails. Il attend que quelque chose arrive. C'est comme s'il anticipait un danger, même s'il n'y en a pas. Et cette forme d'anxiété, elle est souvent liée à des traumatismes émotionnels qui sont précoces d'ailleurs. Quand je parle de précoces, c'est vraiment un jeune à l'âge, souvent c'est entre les premières années de vie. Et ce qu'on appelle parfois aussi des traumatismes de développement. Et il s'agit... pas forcément d'un événement choquant ou violent, parce que c'est vrai qu'on parle de traumatisme, on pense toujours à un choc, mais il ne s'agit pas forcément d'un événement précis, choquant, violent, mais ça peut être aussi un contexte répétitif où tes besoins émotionnels fondamentaux n'étaient pas sécurisés, n'étaient pas assouvis. Par exemple, ça peut être ne pas être entendu, ne pas être soutenu, ne pas être accepté sans condition. Et ça, en fait, tout ça, je te parle de tout ça, parce que tout ça, ton corps ne l'oublie pas. Même des années plus tard, il peut continuer à encore envoyer des signaux de stress dans des contextes qui peuvent être neutres, parce que pour lui, le calme est inconnu, ou pire, il est suspect. Et donc, c'est pour ça que tu ressens cette anxiété, sans explication, pas parce que tu es instable, bizarre, pas normal, etc., mais parce qu'une partie de toi reste en alerte. Et là, j'en viens à parler de la culpabilité, de se sentir mal quand tout va bien, parce que je pense que c'est la partie la plus douloureuse finalement. Parce que tu dis que tu exagères, que tu n'as même pas le droit de ressentir ça, que d'autres ont vécu pire, ça je l'ai beaucoup entendu, même moi, je me suis déjà dit, et que tu commences à te juger, à te refermer et à te sentir too much en fait, t'en fais trop. La vérité, c'est que... Tu n'as pas choisi de ressentir ça, j'imagine. En tout cas, si tu m'entends, tu m'écoutes là, c'est que c'est peut-être un problème pour toi. Donc j'imagine que tu n'as pas fait le choix de ressentir ça. Tu ne le provoques pas volontairement. Et j'ai envie de dire, tu n'as même pas à t'excuser de cette culpabilité, parce que je sais que c'est compliqué de ressentir la culpabilité. Et ce que tu ressens, ce n'est pas un caprice. C'est, comme je l'ai dit, c'est une tentative de ton corps de t'alerter, de te protéger, de te maintenir en sécurité. Est-ce que tu peux changer, en fait ? Ce n'est pas ton émotion, c'est ton rapport à elle. Comme toujours, je le dis toujours, on ne peut pas changer les émotions, nos émotions sont universelles, c'est les mêmes pour tout le monde et elles sont là pour nous prévenir de quelque chose. On ne peut pas changer les émotions, au contraire, heureusement qu'elles sont là et qu'on ne peut pas les changer, mais en revanche, on peut, et c'est là où on a notre plus grand pouvoir sur notre vie, c'est de changer notre rapport à l'émotion, comment on décide de la vivre. Donc c'est ça que j'ai envie de te proposer par rapport à la culpabilité, c'est apprendre à la rencontrer autrement, à l'écouter au lieu de la fuir, à la réguler au lieu de la juger. Parce que la culpabilité, alors heureusement qu'on a ce sentiment de culpabilité, c'est ce qui nous permet de poser aussi une morale, avoir une conscience aussi, de pouvoir avoir des relations plus ou moins saines avec les gens, parce que si on n'a pas de culpabilité, on peut... peut-être qu'on pourrait tuer des gens et ça ne nous ferait rien. Mais là, en l'occurrence, c'est la culpabilité qui est plus une forme de honte de ressentir ça. Et justement, tout ce que je t'explique aujourd'hui, tout ce que je veux t'apporter comme élément de compréhension par rapport à cette anxiété qui est présente malgré toi, c'est justement pour sortir de cette culpabilité. Parce que, en comprenant que Merci. c'est légitime ce que tu ressens, parce que il y a des choses en toi qui sont inconscientes, il y a des ressentis qui sont toujours présents, des émotions en tout cas qui ne sont pas libérées, qui n'ont pas été exprimées, qui sont refoulées, ça légitime ce que tu ressens et ça te fait sortir de la culpabilité. Parce que tant qu'en fait on ne donne pas de légitimité dans ce qu'on ressent, dans ce qu'on vit, on ressent de la culpabilité. Donc j'espère qu'en tout cas, que tout ce que je peux t'expliquer aujourd'hui... te permet de sortir de cette culpabilité, de ressentir cette anxiété, et aussi te dire qu'il y a des solutions, que tu n'es pas bizarre, tu n'es pas anormal, c'est des ressentis que tu ressens réellement, et que tu peux te faire aider, tu peux être soutenu dans tout ça, et que ça va être réglé à un moment donné. Et ça me fait rebondir sur le fait qu'on a tous appris à gérer nos émotions parlementales. Mais ce qu'il faut comprendre, encore une fois, je pense que je le dis très très souvent, c'est que Face à une anxiété d'origine traumatique ou chronique, le mental ne suffit absolument pas. Tu peux comprendre, analyser, intellectualiser, mais ton corps, lui, il ressent toujours cette anxiété, il ne s'apaise pas pour autant. Ce qui va changer profondément les choses... Ce travail sur le système nerveux, c'est la régulation de ton système nerveux. Donc ça se fait par plein de choses, par le mouvement, la respiration, des pratiques corporelles. Tu vas permettre en fait à ton système nerveux de sortir progressivement de l'hypervigilance. C'est d'une certaine façon en fait, tu vas reprogrammer une autre manière de fonctionner. Et tout ça, c'est un apprentissage, un travail de fond. C'est possible, bien évidemment. Et bien sûr, tu ne vas pas devenir zen du jour au lendemain. On a aussi une forme de tempérament, on ne va pas non plus se changer pour autant. Mais en revanche, tu peux réduire cette tension constante. Et tu peux créer petit à petit un espace où tu te sens suffisamment en sécurité pour pouvoir te détendre, relâcher, etc. Je vais conclure cet épisode en te disant que tu n'as pas à culpabiliser de ce que tu ressens, que ce soit de l'anxiété ou autre chose. Tu n'as pas à prouver aussi que tu es heureux pour avoir le droit de ressentir. Ce que tu vis est légitime, ce que tu ressens est légitime, c'est quelque chose qui est à accueillir et pas du tout un symptôme à corriger. Ça je le dis encore et encore. Si tu as envie d'expérimenter par toi-même la régulation de ton système nerveux, de retrouver un peu plus de calme, de te libérer petit à petit de l'anxiété, j'ai plusieurs ressources à ta disposition, je te mets tout dans le descriptif de ce podcast. Tu as une séance qui t'est offerte, tu as aussi un challenge pour apaiser ton esprit. Et j'ai un programme qui est spécifique d'ailleurs, qui s'appelle Bye Bye Anxiété, qui fonctionne très bien, vraiment pour dire au revoir enfin à l'anxiété. C'est un programme vraiment à 360 qui prend en charge tous les symptômes de l'anxiété pour vraiment s'en libérer une fois pour toutes. En tout cas, je te mets tout dans le descriptif. Tu peux regarder si tu as des questions, tu m'écris où tu veux, sur Instagram, LinkedIn ou par mail d'ailleurs. voilà l'épisode est terminé je te remercie encore une fois de m'avoir écouté jusqu'au bout, j'espère que cet épisode te sert et qu'il a pu t'apporter en tout cas des clés de compréhension sur ce que tu ressens, sur ce que tu vis. Je te dis à bientôt pour un nouvel épisode.