Speaker #0Hello à tous, j'espère que vous allez bien. Bienvenue pour ce nouvel épisode. Aujourd'hui, on va parler du besoin de tout contrôler. Je pense qu'on est plein là, dans ce cas-là. C'est un épisode qui va parler à beaucoup d'entre nous. Ce besoin profond de tout anticiper, de tout vérifier, de tout maîtriser. Ce besoin même qui donne l'illusion d'être en sécurité. Mais à la longue, ça devient une vraie prison quand même. Alors peut-être que toi aussi tu ressens cette fatigue, cette tension constante de devoir tout prévoir, tout encadrer, parce que ouais, il faut le dire, c'est quand même fatigant. Et que tu en as peut-être assez de t'épuiser à vouloir que tout soit sous contrôle, mais malgré toi tu n'arrives pas à lâcher. Sache que tu n'es pas seul à ressentir ça, et ce que j'ai surtout envie de dire, parce qu'on a tendance à croire, ça je l'ai beaucoup entendu, que quelqu'un qui est... hyper contrôlant, qui est beaucoup temps de contrôle, c'est quelqu'un qui manque de confiance en lui, en elle. Alors, ce n'est pas vrai, ce n'est pas une vérité, parce que c'est bien plus profond que ça. C'est surtout la trace d'un vécu où perdre le contrôle signifiait qu'on se mettait en danger. Et c'est donc une stratégie de survie bien plus profonde et qui est d'ailleurs une intelligence que notre cerveau a eue à un moment donné pour nous protéger. Mais aujourd'hui, on peut le dire, c'est un peu lourd à porter, on en a marre. Comme je viens de le dire, le besoin d'hyper-contrôle a une origine, ça ne vient pas de nulle part. On ne naît pas en voulant tout contrôler, tout régir et se fatiguer en permanence. Pas du tout, j'imagine que tu comprends ce que je dis. Mais l'hyper-contrôle, c'est souvent le fruit d'expériences de vie où l'imprévisible a été une source d'angoisse, voire de douleur, de déséquilibre. Si un enfant, alors je parle toujours d'enfant, mais ça peut se passer même un peu plus grand, notre cerveau se finit à l'âge de 25 ans, donc il peut se passer plein de choses de notre naissance à après, voire même avant notre naissance. Donc si tu as connu un environnement plutôt instable, imprévisible, chaotique émotionnellement, ton système nerveux lui a appris que rester en alerte pouvait te protéger. Donc anticiper, planifier, prévoir, ça devient des moyens de réduire les risques et de te sentir... un peu plus en sécurité. Et cette stratégie, jusqu'à présent, elle a marché. Si tu es là à m'écouter, ça veut dire que tu es plus ou moins équilibré en vie, tu as réussi à fonctionner jusqu'à présent. Ça t'a surtout permis de continuer à fonctionner malgré le stress, malgré les manques, malgré l'insécurité. Et le problème, en fait, c'est qu'aujourd'hui, même dans des contextes où il n'y a plus de danger immédiat, ton corps, lui, il va agir encore comme s'il fallait tout contrôler pour survivre. Et ce besoin, il est donc profondément ancré dans ton histoire. Il n'est pas là parce que tu es trop rigide, tu n'as pas confiance en toi, tu es trop exigeant. Il est là parce qu'à un moment de vie, ça a été nécessaire pour toi. Donc on peut dire que c'est une forme aussi de tentative de régulation de ton système nerveux. C'est que lorsque ton système nerveux, comme je l'ai dit, perce l'environnement comme menaçant, imprévisible, il va s'activer en mode hypervigilance. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il va anticiper, scruter, analyser, préparer des scénarios pour éviter le pire. Et ce mode hyperactif, au début, te donne l'impression finalement d'être efficace, performant, ça te rassure. Mais à long terme, ça épuise énormément physiquement, mentalement. Et pourquoi ça épuise ? Parce que tu restes dans un état de tension permanente qui va user tes ressources physiques, tes ressources mentales et même tes ressources émotionnelles. Tu n'arrives pas à te détendre et tu es toujours en train de penser à l'après, aux détails que tu pourrais oublier, à ce qui pourrait mal tourner aussi. Et tu as beau essayer de lâcher prise, d'essayer de lâcher prise, tu n'y arrives pas, ce n'est pas aussi simple en fait. Je pense que tu l'as compris, si je parle du système nerveux, comment sortir du piège de cet hyper contrôle, ça va être, comme toujours, réguler son système nerveux, passer par le système nerveux qu'il faut rassurer. parce que Passer par le mental, bien sûr, ça ne va pas fonctionner. S'il suffisait juste de la volonté, je pense que tu ne m'écouterais pas. C'est un chemin qui passe par le corporel, par le corps, des moments où tu vas ressentir dans ton corps que tu peux être en paix, même sans tout contrôler. Ça passe par des micro-expériences de sécurité. Bien sûr, il y a des pratiques pour ça, mais ce qu'il faut aussi avoir en tête, c'est qu'il faut apprendre à tolérer petit à petit l'inconfort du lâcher-prise. Parce qu'au début, c'est normal que le calme, l'incertitude, le non-contrôle soient inconfortables, voire très inconfortables. Et c'est un espace en fait que tu peux apprivoiser avec douceur, en construisant une vraie sécurité intérieure. Pas une illusion, comme je dis, une illusion fake de maîtrise extérieure, en fait. Voilà, l'épisode est relativement court. J'avais juste envie de faire passer ce message parce que j'ai discuté il n'y a pas longtemps avec une personne sur les réseaux sociaux qui me parlait de ce besoin de contrôle et ça m'a donné envie de faire cet épisode qui est court. Toujours revenir à la sécurité. La sécurité intérieure, ça passe par... notre corporalité, revenir à notre corps, sortir du mental, réguler son système nerveux. Je répète, je martèle, toujours les mêmes choses, mais parce que c'est ça qui fonctionne. Si tu as envie en tout cas d'essayer une séance, juste pour voir ce que ça fait de retourner dans son corps, je t'offre une séance, elle est à disposition là, juste en dessous, il suffit de cliquer dessus, tu marques ton nom et je te l'envoie par mail. Voilà, tu pourras expérimenter, n'hésite pas à venir me dire qu'est-ce que tu en as pensé, qu'est-ce que... comment tu te sens à l'issue de cette séance. En tout cas, ça me ferait plaisir de partager avec toi. En tout cas, j'espère que cet épisode a pu te servir et t'apporter des clés de compréhension sur comment tu fonctionnes et sur ce que tu ressens. N'hésite pas à le partager à quelqu'un si tu penses que ça peut l'aider. Et moi, je te dis à bientôt pour un nouvel épisode.