Speaker #0Hello les amis, j'espère que vous allez bien, je suis ravie, mais vraiment ravie de vous retrouver pour ce nouvel épisode. J'ai l'impression que ça fait très longtemps que je n'ai pas pris le micro pour enregistrer un épisode. En fait ça fait un peu plus de 15 jours, mais c'est vrai que les derniers épisodes que je vous avais mis en ligne, je les avais enregistrés au préalable, j'avais peut-être enregistré 2-3 épisodes avant, donc ça fait quelque temps que je n'ai pas pris le micro. Et à vrai dire, il y a aussi le fait que je rentre... Je suis rentrée la semaine dernière, lundi dernier, d'un stage de méditation vipassana qui a duré dix jours. Donc j'avoue que ça fait une semaine que je suis rentrée là, le jour où j'enregistre, ça fait une semaine que je suis rentrée. Je suis encore un peu là-bas, ici, un peu entre les deux. Je vais en parler, je vais t'en parler. En tout cas, aujourd'hui, l'épisode à ce titre-là, ressentir pour se guérir de ses blessures, le chemin que personne ne t'apprend. C'est vraiment ça dont je vais parler, je vais beaucoup parler de sensations, ça va vraiment être le cœur de cet épisode. Bien évidemment, si je vais parler de sensations et de ce stage de méditation, il y a vraiment un grand lien qui va se faire et bien sûr que je vais en parler. Donc déjà quelques mots sur ce stage, stage slash retraite, peu importe le nom, c'est des enseignements en fait, on nous apprend à... Cette technique de méditation qui s'appelle Vipassana, c'est une pratique de méditation très ancienne, qui est issue pour moi, c'est vraiment la base de toutes les méditations qui existent, puisque c'est la méditation de Bouddha, de l'être éveillé j'ai envie de dire. C'est lui qui a transmis vraiment cette méditation qui est la méditation pour la libération des souffrances, c'est comme ça qu'il l'appelle. Après, toutes les autres méditations, selon moi, sont inspirées de cette méditation. En tout cas, ça, c'est mon point de vue. Les enseignements que j'ai reçus pendant ces dix jours, vraiment ce stage, cette retraite, sont laïcs. Les enseignements sont laïcs, même si c'est issu des enseignements du Bouddha. Ils retirent quand même tout le côté dogmatique, etc. pour rester vraiment sur quelque chose de laïc, que tout le monde peut se saisir et peut appliquer dans sa vie. Ce qui est particulier dans cette retraite que j'ai suivie, c'est que pendant dix jours, on est comme confinés, j'ai envie de dire, ce mot on le connaît bien. C'est dix jours de méditation qui se passent totalement en silence depuis notre arrivée jusqu'à notre départ pratiquement. Il n'y a aucune distraction possible puisqu'on nous demande de ne pas ramener notre téléphone, on le prend mais on l'éteint dès notre arrivée. Pas de livre, pas de quoi écrire. on ne fait pas de pratique sportive, il n'y a vraiment strictement aucune distraction possible. Même les sorties, on peut quand même marcher un petit peu à l'extérieur, mais c'est limité, le périmètre est limité. Tout ça pour une simple raison, pour se retrouver vraiment face à soi-même, tout simplement, puisqu'on le sait, quand on a un téléphone, quand on a un livre, même quand on a de quoi écrire, on peut facilement s'échapper de ce qui se passe. en nous, à l'intérieur de nous, on peut s'échapper de ce qu'on ressent. Alors c'est exactement pour cette raison que moi j'y suis allée. Alors il y a deux raisons pour lesquelles j'y suis allée. Le but de cet épisode, ce n'est pas de te raconter totalement mon expérience, parce que je ne sais même pas si ça t'intéresse. Alors je sais que vous êtes nombreux quand même sur Instagram à m'avoir écrit pour me demander mon retour. Donc je l'ai fait plus ou moins à certains en fonction de mes disponibilités. Mais le but, ce n'est pas de vous donner mon avis. Si vraiment vous avez envie que je le donne, je le donnerai avec grand plaisir. Mais c'est vraiment de t'amener dans mes compréhensions profondes. Et que ça puisse te servir aussi. Parce que ce que j'ai compris, ce que j'ai vraiment intégré là-bas, c'est très certainement que ça va faire partie aussi de mes accompagnements. Puisque j'ai compris beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses. Donc il y a deux raisons pour lesquelles je suis allée faire cette retraite. Déjà d'une part... j'avais besoin de me retrouver. J'y suis vraiment allée pour moi parce que j'avais besoin d'un temps pour moi. Alors chaque année, je m'offre ce temps. C'est un luxe que je m'offre. Chaque année, je prends environ une semaine pour moi. Cette année, c'était dix jours. Ces dix jours-là, pour vraiment faire un pas de côté, me retrouver, avoir une pratique aussi pour moi, un moment vraiment hors du temps pour moi. Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis maman d'un petit garçon qui a 7 ans, je suis en couple. Je mène une vie totalement traditionnelle. Et c'est vrai que c'est un moment où je mets tout en parenthèse pour prendre ce temps pour moi. Et c'est un moment d'introspection aussi personnelle. Faire un peu le point sur ma vie, sur comment je me sens, qu'est-ce qui se passe pour moi. Même si je le fais très régulièrement, c'est quand même le fait de sortir de chez soi et de se retrouver seule. Moi en tout cas c'est quelque chose que... qui me convient vraiment pour faire cette vraie introspection et que je recommande d'ailleurs. Et c'est pour ça que là, je crée de plus en plus des immersions, même sur une journée, pour vraiment faire ce pas de côté. Parce qu'il n'y a pas photo, il faut vraiment sortir de son quotidien aussi pour vraiment avoir cette introspection personnelle. Donc la première chose, c'était celle-là. C'était pour moi, ce moment pour moi. Et en sachant aussi que cette méditation est très particulière avec tout un contexte, c'était aussi pour... Voilà, libérer aussi moi tout ce qui pouvait encore être présent pour moi. Il y a pas mal de choses encore que je travaille personnellement sur ma vie perso. Donc j'avais envie aussi de faire quelque chose d'intensif. Donc ça c'est la première chose. La deuxième raison pour laquelle aussi j'avais très envie d'y aller, c'est parce que je voulais confronter mes pratiques, confronter mon savoir. ce que je propose aussi ce que je vous propose avec cette notion de libération émotionnelle et notre rapport au corps c'est un moyen alors c'est pas du tout la pratique moi que je vous propose propose pas de la méditation de libération mais en tout cas j'avais envie voilà de confronter moi ce que je propose comment je vois la libération émotionnelle comment je vois là je vous y emmène comment j'ai mis en même mot aussi mais comment je vous y emmène au travers soit de la respiration soit de la thérapie, de la sophrologie. Et voilà, je voulais aussi avoir une autre grille de lecture et pouvoir aussi me saisir de certaines choses qui peuvent me servir, tout ça en expérimentant moi-même. Vous le savez, pour ceux qui me connaissent bien, je ne vous propose que des choses que j'ai expérimentées et pas qu'une fois. En général, quand je décide de mettre des choses en place dans des ateliers ou dans mes accompagnements, c'est des choses que j'ai expérimentées moi-même, dans ma chair vraiment, et que j'intègre aussi. pour pouvoir en faire quelque chose et vous les proposer de façon juste, cohérente, en fonction de vous, et après aussi de façon personnalisée. Et donc j'en viens là, à cet épisode, sur les sensations, parce que ce que j'ai vécu là-bas m'a profondément remué, je ne vais pas vous le cacher, ça a été très intense, très fort, puisque j'ai vraiment joué le jeu jusqu'au bout, je suis allée, donc pendant dix jours en fait, j'ai médité pendant dix heures par jour. Et l'idée, c'est vraiment de retourner dans ces sensations encore et encore et encore. Donc, pensez bien que pendant dix jours, j'ai eu le temps d'y aller. Et j'ai mis encore plus le doigt sur ce qui me paraît, moi, aujourd'hui fondamental, en plus dans tout ce que j'ai envie de vous transmettre, c'est qu'on ne peut pas se libérer sans revenir au corps. Pour moi, aujourd'hui, déjà que j'y croyais fort, mais j'y crois encore plus fort, parce que On croit toujours que le mental va nous aider, l'analyse, la compréhension intellectuelle, mais je suis désolée, c'est vrai que je le dis, désolée, non, je ne suis pas désolée, parce que tout ce que je te dis, c'est pour t'aider encore mieux à comprendre et à saisir comment se passe la libération de nos émotions enfouies. Et quand je parle d'émotions enfouies, bien évidemment, je parle de toutes nos blessures émotionnelle, de tous nos traumas tous les chocs, de tout ce qui en fait nous bloque à l'intérieur et qui nous a fait souffrir, qui a été douloureux, tout passe par nos sensations. Et nos sensations, quelle que soit la sensation en fait, il faut retourner. Je déteste ce mot « il faut » , mais là je l'emploie de façon très consciente. C'est une réalité, il le faut. Retourner dans ces sensations. Les tremblements, les crispations, la chaleur, le froid, la tension, tout ça c'est des sensations. et Et tant qu'on ne se reconnecte pas à ce qu'on ressent, à nos ressentis corporels, à la sensation qui se trouve dans notre corps physique, la libération, la guérison n'est qu'à moitié. Je vais commencer par le début et donner aussi l'explication pourquoi on a besoin absolument de revenir à nos sensations, parce qu'à un moment donné, on s'est coupé de nos sensations. Et on croit souvent que c'est notre... C'est nous le problème en fait. On s'est coupé parce qu'on s'est déconnecté, on n'est pas assez à l'écoute, on est trop dans le mental. On peut aussi se juger beaucoup par rapport à ça. Mais ça justement, j'ai envie déjà de clarifier ça et déculpabiliser aussi, de vous faire déculpabiliser. Vous savez que ça j'aime bien aussi vous faire déculpabiliser parce qu'on se rend coupable de plein de choses mais c'est des mécanismes un peu inconscients. Parce qu'on se coupe en fait de nos sensations. Parce que c'est un réflexe de survie, tout simplement. Parce que quand on traverse un choc, un trauma, une douleur qui est trop grande à vivre à un moment donné, au moment où ça se passe, le corps fait ce qu'il peut pour continuer à fonctionner de façon normale. Et souvent, la solution qui est la plus efficace, celle qu'il trouve la plus rapide, à court terme, c'est toujours à court terme que le cerveau fonctionne, ça va être de se couper. Et donc, en fait, quand tu es coupé, tu coupes. uniquement de tes sensations, de tes ressentis, mais tu continues en fait à vivre, à travailler, à sourire. Ta vie, elle continue relativement normalement. Mais en fait, à l'intérieur, vraiment à l'intérieur de toi, ça c'est à un moment donné, tu prends conscience effectivement que je ne ressens rien, je suis coupée, il se passe quelque chose. Donc c'est comme si c'était complètement fermé, tu ne ressens plus vraiment ce qui se passe. Ou alors, voilà ce que je disais, c'est que tu ressens... Soit tu ressens trop, tu as l'impression d'être submergé par ce qui se passe. Tu as ce versant-là, ou l'autre versant, c'est que tu es coupé. Ou même tu as l'impression de bloquer. Tu le fais de façon très inconsciente, tu as le sentiment qu'il y a quelque chose qui remonte, et tu bloques. C'est très inconscient tout ça. Ce phénomène qui se passe, c'est ce qu'on appelle la dissociation. En psychologie, c'est ce qu'on appelle se dissocier. C'est un mécanisme qui est très fréquent. Donc vraiment, au contraire, soyons. heureux d'avoir ce mécanisme de survie, j'ai envie de dire, parce que peut-être que bien beaucoup d'entre nous ne seraient peut-être plus en vie face à des chocs ou des traumas qui ont été trop douloureux. Donc c'est un mécanisme qui est fréquent et qui est, je trouve, encore mal compris. C'est pour ça que j'insiste dessus. C'est une stratégie du corps pour survivre. Bien sûr qu'à long terme, en fait, ça devient une barrière. Voir même, on a l'impression d'être emprisonné dans ce mécanisme-là. Et c'est là, en fait, où ça devient une... un problème. Pas quand ça arrive, mais quand, à un moment donné, on se rend compte que on se sent un peu étriqué, quand même, avec ce mécanisme qui nous plombe, plus qu'il nous aide aujourd'hui. C'est qu'on se rend compte qu'on est coupé de nos sensations et qu'on est figé, on tourne en rond, on est bloqué et là, on se rend compte qu'il faut faire quelque chose. Et là, je vais insister sur le piège du mental, en fait, dans le parcours de guérison, de libération, parce que je le vois... tellement souvent, et j'ai été dans ce cas-là, moi, vraiment, j'ai vraiment été totalement dans ça, donc je comprends totalement que même des personnes qui sont très engagées dans leur développement personnel, dans leur évolution, dans leur guérison, ils n'arrivent pas à se sortir sans sortir, ou à se sentir libérées, libres à l'intérieur d'eux-mêmes, parce que on a envie de comprendre, on a envie de mettre des mots absolument, trouver des explications, des raisons à ce que... à pourquoi ça s'est passé, comment, qu'est-ce qui se passe en moi, pourquoi, pourquoi, pourquoi. Donc on va aussi lire des livres, souvent, on va se renseigner sur le sujet, on va taper sur Google, on va faire aussi des formations, ça je le vois. Vraiment, beaucoup d'entre vous qui venaient me disent, « Ouais, voilà, j'ai pris une formation, machin, mais ça ne m'a pas aidé. » On va analyser nos comportements, mais vraiment, j'insiste sur le fait que comprendre, ce n'est pas... par ressentir. Il y a vraiment un grand fossé entre les deux. Et vous le savez au travers même de ce podcast que je vous enregistre chaque semaine, ma volonté c'est que vous compreniez, que vous... de vulgariser même de plus en plus la psychologie. Parce qu'en plus, même moi, je veux dire, je suis thérapeute dans le psychocorporel. Donc il y a le psycho, je suis en cours de certification pour être psychopraticienne. Donc je fais de la psychopathologie, je... Pour moi, c'est très important de comprendre le mécanisme et de savoir d'où ça vient. Il y a son importance, mais ça ne suffit pas. C'est pour ça que je lis le psycho et le corporel. Le corps, tu as beau comprendre ton passé, tu peux mettre des mots, tu peux en parler pendant des heures même. Si tu ne reviens pas dans ton corps, si tu ne ressens pas, ce qui est rester coincé en fait, donc cette charge émotionnelle qui est rester coincée, que tu ne la libères pas. tu resteras bloqué encore et encore, et tu resteras en plus bloqué dans la tête. Parce que ce qui est important aussi de comprendre, c'est que le corps, ce n'est pas juste un outil pour libérer ses émotions. C'est bien plus que ça, c'est le lieu de notre mémoire émotionnelle. Alors il y a effectivement dans notre cerveau aussi la mémoire limbique, mais dans notre corps, surtout on part du principe que dans notre corps, c'est notre inconscient, tout y est inscrit. Et c'est ce qu'on oublie en fait, dans beaucoup de démarches de guérison. Parce qu'on va parler, voilà ce que je disais, on va analyser, on comprend. Mais ce qu'il faut, encore une fois, j'insiste dessus, c'est ressentir. Revenir à l'endroit précis. où ça s'est figé, où j'ai retenu, où je me suis figée. Quand j'ai figé, j'ai figé quelque chose en moi et c'est corporel, ce n'est pas dans la tête. Et tant que je n'ai pas laissé circuler ce qui a été stoppé, ce qui a été figé, je reste encore dans mon trauma, je reste dans mes blessures. Je vais insister aussi sur le fait que quand je parle de revenir à ces sensations, je ne suis pas en train de parler d'une idée un peu farfelue ou vague, revenir à tes sensations, ce n'est pas du tout ça, je parle vraiment concret. c'est à dire ressentir ton souffle, ressentir une tension dans le ventre, une chaleur, une crispation, une vibration même dans le plexus, dans la jambe, dans la poitrine. En fait c'est comme ça que je travaille, c'est à dire je propose dans mes pratiques, quelle que soit la pratique, alors mes pratiques sont la respiration, la sophrologie, la thérapie, le mouvement, c'est pas de la détente, c'est pas allez qu'est ce que tu ressens, non vraiment je vous emmène. Ah, je vous prends par la main, parce que je sais que ce n'est pas évident. C'est un chemin. On y va, tout doucement, ensemble. Aller ressentir dans le corps, là où ça s'est arrêté, pour refaire circuler. Justement, remettre en mouvement ce qui s'est figé. Parce que tant que tu ne ressens pas dans ton corps la colère, la peur, la honte, la tristesse que tu as pu connaître à un moment donné, tu vas rester au même endroit encore et encore. C'est pour ça que j'insiste vraiment autant sur le passage par le corps. Après, quelle que soit la pratique corporelle, mais j'insiste vraiment, comprendre ne suffit pas et que la libération émotionnelle, c'est un processus qui est corporel avant tout. Ce n'est pas une idée, ce n'est pas quelque chose à comprendre, en fait c'est une expérience. C'est pour ça que je parle tout le temps d'une expérience, parce que l'expérience, elle se vit et elle se vit au travers de notre chair, elle ne se vit pas au niveau de la tête. Même si, vraiment, je le redis encore, bien sûr, comprendre c'est très très important. On a besoin de mettre du sens. L'être humain a besoin de ça, et c'est pour ça aussi qu'on a un cerveau. Contrairement aux animaux, on a une conscience, etc. Comprendre, ça fait partie aussi du processus de guérison. Comprendre des mécanismes. Mais ensuite, à un moment donné, ça ne suffit pas. Vous êtes nombreux, et je pense que si tu m'écoutes aussi, la moitié de mes clients sont déjà allés voir des psychologues. Je n'ai rien contre ce métier. On travaille même en synergie. Mais on va voir des psychologues, mais on a l'impression de toujours être au même point. Oui, parce que le psychologue n'a pas de pratique corporelle, tout simplement. Après, c'est de combiner ça avec une pratique qui est psychocorporelle. Donc concrètement, je vais donner aussi quelques clés, si tu n'as pas l'occasion de venir me voir et d'expérimenter avec moi en atelier ou en séance individuelle, c'est concrètement comment je reviens à mes sensations. Comme je l'ai dit tout à l'heure, on a l'impression que c'est compliqué, que c'est difficile. J'ai envie de dire que non, en fait. Parce que ça commence par des choses qui sont ultra simples, même hyper concrètes, en fait, et très accessibles. Parce que c'est vrai qu'il y en a beaucoup qui viennent me voir et me disent « Non mais, on fait une première séance. » Je dis « Non mais, je ne ressens rien. » Et en fait, c'est impossible de ne rien ressentir. Je vous le dis de façon très sûre et certaine, ce n'est impossible de ne rien ressentir. Déjà, te dire... si tu arrives à percevoir que tu as chaud ou que tu as froid, c'est que tu ressens quelque chose. Donc voilà, déjà, d'emblée, tu sais que tu ressens. Après, effectivement, ça s'affine. Et en fait, c'est ça que... C'est pour ça que je fais cet épisode aujourd'hui, c'est que pendant dix jours, chaque heure que j'ai médité ou je suis retournée dans mes sensations, j'ai affiné. Je suis allée de façon très grossière au début dans mes sensations, donc déjà au niveau de la respiration, et petit à petit, en fait, au fur et à mesure des heures, au fur et à mesure des jours, J'ai affiné de plus en plus, mais j'étais dans les sensations les plus subtiles, imperceptibles. Il n'y a que vraiment dans des moments de pratique intense, de silence intense qu'on peut y arriver. Mais comme quoi, c'est ça aussi que j'ai compris, c'est plus on pratique, plus on peut aller chercher la sensation la plus subtile. Et bon, le but, ce n'est pas d'aller chercher la sensation la plus subtile, c'est pourquoi cette sensation ? Vers quoi m'emmène cette sensation plus subtile ? Eh bien, à mon mène. à aller vraiment chercher des blessures bien plus profondes. Je vous assure, les hommes ligés, j'ai libéré des choses dont je n'avais même pas idée, en fait. Parce que je suis allée dans le subtil, je suis allée explorer des choses encore plus en profondeur, encore et encore. Et du coup, je suis allée en profondeur dans ma libération. Donc, concrètement... Qu'est-ce que tu peux faire maintenant, dès maintenant, tester des petites choses, juste pour te reconnecter à tes sensations ? La première chose qui est hyper simple, c'est de fermer les yeux. Tu fermes les yeux et tu observes ce que tu ressens, par exemple, dans ton ventre. Là, c'est la zone un peu plus facile, où en général, on sait, on a mal, on n'a pas mal. Pour les filles aussi, au niveau de l'utérus, quand on a nos règles ou pas, on sait qu'on a mal ou qu'on n'a pas mal. C'est une zone où c'est un peu plus facile. Donc, au moment de te reconnecter et te demander, comment je me sens là, et sans jugement. En fait, le tout, c'est d'observer, comme si tu regardais un film. Tu regardes, tu observes, tu fermes les yeux et tu observes ce qui se passe dans ton ventre. Et tu vois, est-ce que c'est tendu, c'est crispé ou plutôt contracté ? Est-ce que ça a l'air d'être creux ou tu as l'impression d'être lourd, gonflé ? Tu mets les mots que tu veux, mais juste observer avec une grande curiosité, j'ai envie de dire, cette zone-là. Ça, c'est la première chose assez facile à faire. La deuxième chose aussi que je préconise souvent, c'est... de s'allonger et de scanner son corps. J'ai une séance, d'ailleurs, que je préconise pour le sommeil. Tu peux la trouver, je te la mettrai dans le descriptif du podcast et que tu trouves sur mon site pour t'aider au sommeil, de scanner ton corps. Vraiment, de passer, tu passes par ta tête, ton visage, ton cou, et tu descends petit à petit. Tout ça en fermant les yeux. Par moment, tu vas partir dans tes pensées. Souvent, quand on essaye de se concentrer, on va partir dans les pensées. C'est pas grave. Pas grave du tout. Au contraire, c'est prendre conscience. Attends, je m'en vais. Je suis en train de penser à tout à l'heure. Reviens. Et tu reviens. Ah, attends, je suis où ? Ce n'est pas grave. Je suis dans le bras. Je reviens dans le bras. Et voilà, tu continues comme ça. Et tu essaies pareil de voir qu'est-ce qui s'y passe. Tiens, mon visage. Tiens, je sens que je crispe la mâchoire là. Alors que je suis allongée. Je n'ai pas besoin. Vas-y, je vais décrisper un petit peu. Et voilà. En fait, tu continues juste d'observer dans ton corps. qu'est-ce qui se passe ? Est-ce que t'as froid, t'as chaud ? Est-ce que... tu ressens un petit frisson, ou au contraire, tu sens une tension dans la fesse, et ainsi de suite. Une troisième chose aussi qui est assez simple et qui est très accessible, c'est de respirer, de sentir sa respiration. Essayer vraiment de respirer par exemple que par le nez, donc tu inspires par le nez, tu expires par le nez, essayer de respirer lentement, et de ressentir l'air qui rentre et qui sort. Vraiment se focaliser sur la sensation de l'air. qui rentre et de la sensation de l'air qui sort. Déjà, juste se focaliser sur cette sensation, ça te permet de revenir justement à tes sensations. Une dernière chose aussi qui est simple, alors celle-là, je la préconise pour des personnes, peut-être que tu en fais partie, qui ont du mal à s'asseoir, qui peuvent être très agitées, et l'immobilité peut être un peu compliquée, en tout cas dans les débuts, même si c'est quelques minutes. Donc c'est d'observer ces sensations dans le mouvement. C'est possible aussi. Et c'est du mouvement... plutôt doux, lent, parce que si on va trop vite, si on se remue dans tous les sens, ça peut être complexe. Mais de bouger doucement, en fait. Pas mettre de musique, rien, juste être dans du mouvement. Peu importe le mouvement, on s'en fiche. Et en laissant, en fait, ton corps un peu t'indiquer ce dont il a besoin. Alors, quand je dis ça, c'est par le moment qu'on se met à bouger, on se rend compte qu'on a un peu mal au dos, au bas du dos. Et du coup, quel mouvement je peux faire pour soulager le bas de mon dos ? Tiens, je me rends compte que j'ai mal à l'épaule. il y a un peu mal au bras là, quel mouvement je peux faire pour peut-être ressentir autrement mon bras et déjà c'est se connecter aussi à ce que je ressens dans mon corps même au travers du mouvement ça c'est quelques clés, essaye, si tu essayes tu peux m'écrire et me dire si t'as réussi ou pas, je serais ravie d'échanger avec toi et peut-être te guider sur d'autres pratiques si t'as envie en tout cas tout ce que je te partage là c'est pour te montrer, en tout cas cette petite technique là c'est de montrer que c'est vraiment pas si compliquée, et sans aller s'imaginer, parce que souvent aussi, on a peur de revenir dans ces sensations, parce qu'on a peur, c'est un mécanisme de protection de se couper de ces sensations. On a cette idée que dès lors qu'on va ressentir, on va souffrir, et ça va être douloureux. Alors je ne vais pas te dire que ça ne va pas être douloureux, c'est inconfortable, bien évidemment, puisque si on s'est coupé, c'est qu'à un moment donné, ton corps a compris qu'il y avait douleur, donc on coupe. Mais la vraie souffrance, les amis, il faut le comprendre, la vraie souffrance, c'est de rester avec cette douleur tout le temps. Une douleur, si tu l'as comme un choc, un coup, tu chutes, tu tombes, bam, t'as mal un coup, et ça passe. La souffrance, c'est quand ça s'installe, en fait, imaginons, t'as le pied cassé, tu restes avec des mois et des mois, tu vas pas à l'hôpital, tu te mets pas de plâtre. Alors que si, voilà, t'as le pied cassé, tu vas mettre un plâtre. Au bout de quelques semaines, c'est terminé, tu remarches. tout va bien et même peut-être que tu marches encore mieux qu'avant, et bien voilà c'est terminé et bien c'est pareil, la comparaison et c'est dur là mais c'est vraiment pareil, c'est à dire que la souffrance existe quand tu laisses traîner tout en fait, tout ce que tu n'as pas libéré, toutes les blessures, tous les traumas. Dès lors que tu reviens dans tes sensations, comme je le dis, c'est inconfortable et c'est très furtif, ça ne dure pas et ça durera en tout cas beaucoup moins longtemps que tout le temps où tu n'es pas bien en fait. C'est une certitude. Donc vraiment pour le résumé de cet épisode, vraiment ce que j'avais envie de te partager au travers des sensations, c'est que Si tu veux te libérer de ce qui te bloque, si tu veux vraiment guérir de ce qui pèse là depuis toutes ces années que tu portes là, il va falloir à un moment donné revenir dans ton corps, c'est une réalité. Habiter en fait ce que tu ressens, t'autoriser aussi à sentir, à te sentir en fait. Et bien plus que de la libération, bien plus que de la guérison, c'est une porte d'entrée à toi, à revenir à toi. Encore une fois, libérer une tension, une émotion qu'on n'a pas ressentie, on ne peut pas libérer une émotion qu'on n'a pas ressentie. C'est impossible. Une émotion passe par le corps. Donc si tu veux libérer toute la tristesse, toute la rancœur que tu as en toi, si tu ne la ressens pas, en tout cas à un moment donné, ce n'est pas ressentir, mais en tout cas si tu ne vis pas ce qui est présent là pour toi, tu ne pourras jamais la libérer en fait. Et on ne peut pas ressentir non plus si on n'est pas présent à soi. L'un et l'autre vont de pair. C'est exactement ce que je propose. Dans mes accompagnements, que ce soit en individuel ou en groupe, sache que je crée des espaces qui sont concrets. Encore une fois, je ne suis pas en train de te proposer des choses magiques. On va aller concrètement dans ce que tu ressens, libérer ce que tu ressens, aguerrir ce qui te freine aussi, ce qui te bloque, à retrouver ton corps comme repère. On parle de sécurité et tout, mais c'est dans ton corps que ça se passe, la sécurité, c'est pas dans ta tête encore une fois. Donc tous ces espaces-là pour libérer tes émotions, je te les mets dans le descriptif, en tout cas tu peux m'écrire aussi si cet épisode t'a parlé, si t'as envie d'en discuter. Sache qu'en tout cas il y a mon site internet où je mets tous les événements et tous mes accompagnements. Dans la description du podcast, tu as le lien vers mon site. Voilà, j'attends ton retour. En tout cas, j'espère que cet épisode t'a plu. Il est un petit peu long, je crois. J'ai beaucoup parlé, il y avait beaucoup de choses à dire. Et encore, je n'ai pas tout dit. J'espère en tout cas que cet épisode te sert vraiment à comprendre encore plus. Je sais que vous me suivez, vous avez conscience de la corporalité, etc. Mais voilà, j'avais envie de remettre une couche. C'est toujours bien, ça fait toujours du bien de réentendre des choses. Même moi, c'est pour ça que j'explore encore et encore. Ça fait toujours du bien de retrouver, de reconnaître, de confronter. En tout cas, j'espère que ça t'a servi. Vraiment, vous êtes nombreux à venir m'écrire sur Instagram. N'hésitez pas à venir m'écrire pour me dire s'il y a une prise de conscience supplémentaire au travers de cet épisode. En tout cas, je te dis à bientôt, sans doute dans cet épisode ou peut-être ailleurs. Et vraiment aussi, une petite faveur de bien vouloir noter mon podcast, ça permet aussi à plus d'auditeurs d'avoir accès à ce que je peux proposer, à ce que je peux dire. parce que vraiment j'ai envie que les gens prennent conscience de ce qui se passe en eux, dans leur corps, pour pouvoir se libérer. J'ai cette vocation en tout cas, et cette croyance qu'on peut tous se sentir libre à un moment donné. Donc voilà, et tu peux le partager à qui tu veux aussi. En tout cas, je te remercie pour ton écoute, et de m'avoir écoutée jusqu'au bout surtout. Je te dis à bientôt pour un nouvel épisode.