Speaker #0Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de Prends une pause. Je suis Louna, thérapeute psychocorporelle spécialisée en libération émotionnelle. À travers ce podcast, mon intention est de t'apporter des clés concrètes, des pistes de réflexion et un nouveau regard sur le lien entre émotion, corps et souffrance. Mon souhait est de t'aider à comprendre et libérer ce que tu ressens pour transformer tes blocages et tes douleurs en un nouvel élan de liberté et d'énergie. Il y a une phrase que j'entends souvent à mon cabinet, c'est Je ne comprends pas, j'ai tout ce qu'il faut dans ma vie, mais je ressens toujours un vide à l'intérieur de moi. Alors peut-être que toi aussi tu la vis, cette impression que rien n'est jamais suffisant, que même lorsque tu réussis des choses professionnelles, personnelles, que tu es aimé ou même entouré, il reste comme un manque, comme un creux impossible à remplir. Et ce vide intérieur, il est hyper douloureux. Il peut donner le sentiment d'être incomplet, incomplète, de passer même à côté de sa vie. Ça, je l'ai déjà entendu, je l'ai même déjà ressenti. Ou même de ne pas savoir qui on est, en fait, véritablement. Alors, souvent, dans ces cas-là, on cherche à combler, puisque l'être humain n'aime pas le vide, le cerveau n'aime pas le vide. Donc on va combler avec le travail, souvent par des consommations diverses, des relations aussi. On va se mettre dans des dépendances affectives, parfois avec de la nourriture aussi ou les écrans. Et ça fonctionne plutôt bien, quelques heures, quelques jours en général, mais le vide, lui, à un moment donné, il revient, on le ressent plus fort. Même des fois, on devient encore plus exigeant, j'ai envie de dire. Donc dans cet épisode, j'ai envie de t'expliquer d'où vient ce vide, cette sensation de vide. Parce que dans ce vide, il y a deux dimensions. Une dimension personnelle. donc lié à ton histoire, et une dimension un peu plus universelle, qui est liée à la condition humaine. Et comprendre ça, c'est déjà le premier pas, selon moi, pour ne plus subir cette sensation, mais plutôt apprendre à transformer ce vide en un espace d'ancrage, j'ai envie de dire, et même de liberté. Alors pour qu'on parle vraiment de la même chose, et peut-être que ça te parle un peu plus, comment reconnaître en fait ce vide intérieur ? Alors je pense que... Si tu m'écoutes, si tu écoutes cet épisode, c'est que sans doute que ça t'a interpellé, et que ce que j'ai dit là déjà en préambule, en introduction, résonne peut-être quelque part. Mais le vide intérieur, c'est cette sensation, pour que vraiment on aille plus en profondeur, c'est cette sensation un peu d'insatisfaction permanente. Comme je l'ai dit au début, même quand tout semble aller bien, on a le sentiment vraiment d'avoir tout, d'avoir tout, tout le monde. On est entouré, on a ce qu'il faudrait, entre guillemets, mais on a quand même cette sensation d'être insatisfait. C'est aussi avoir besoin de plus. Il me manque quelque chose pour me sentir complète. De chercher sans cesse à combler quelque chose de flou, d'insaisissable. Et aussi, il y a cette sensation d'éprouver une forme de solitude qui persiste même si on est entouré. Et c'est un peu comme... une faim émotionnelle, je mets des guillemets sur ça, c'est un peu l'image que j'ai trouvée, que rien ne vient nourrir vraiment. Tu sais, quand tu as faim, quand tu manges une tablette de chocolat, en fait, tu n'as pas vraiment faim, c'est juste que tu avais envie de ce chocolat et que tu viens combler quelque chose. Plus tu essaies de combler ce vide à l'extérieur, grâce à tout ce que j'ai dit, et plus tu te déconnectes à l'intérieur. Ça, c'est une réalité. Alors, comme je l'ai dit, cette sensation de vide, elle est liée à Deux dimensions. Donc la première, comme j'ai dit, elle est liée vraiment à quelque chose de très personnel, plutôt à nos blessures personnelles. Donc d'un point de vue thérapeutique, on trouve une partie de ce vide, on trouve l'origine de ce vide dans ton histoire. Ça peut être, mais vraiment, plein de choses en thérapie. L'humain est complexe, et donc voilà, chaque histoire l'est aussi. Mais ça peut être si... Enfant, tu n'as pas reçu une attention stable, sécurisante. Ça peut être un attachement qui a été marqué par l'absence, un attachement à ta figure parentale, des gens qui se sont occupés de toi. Donc ça a été marqué par l'absence, le rejet, la critique aussi. Et aussi, ça c'est vrai qu'on ne le dit pas très souvent, mais si tes émotions n'ont pas été suffisamment accueillies, n'ont pas été accueillies même du tout. Dans ces cas-là que je viens de nommer, c'est que tu as appris à chercher à l'extérieur. ce qui manquait à l'intérieur de toi. Ça va être donc la sensation de manque souvent. Dans ces cas-là, ça va être d'amour, de validation, de sécurité. Et donc adulte... Si tu ne t'en occupes pas à un moment donné, adulte, ce mécanisme continue. Tu peux avoir une carrière brillante, une famille la plus aimante possible, des enfants merveilleux, un mari merveilleux, une épouse merveilleuse, des réussites aussi visibles, même de la reconnaissance sociétale. Mais tant que cette blessure d'attachement n'est pas reconnue, n'est pas apaisée, n'est pas soignée, le vide va rester présent. C'est comme une cicatrice qui va rester ouverte, tout le monde t'a vu. Donc j'en viens à la deuxième dimension, parce que réduire le vide intérieur à une blessure psychologique, franchement, je pense que ce serait trop simple. Parce que ce vide n'est pas seulement personnel, il est aussi existentiel. Alors j'ai conscience que là, je pars un peu dans de la philosophie existentielle, donc en tant qu'être humain, ça nous concerne vraiment. Et c'est d'ailleurs cette partie-là, cette dimension-là, qui m'a donné envie de faire cet épisode, parce que j'ai Je trouve que c'est un angle dont on ne parle que peu, ou en tout cas pas forcément en thérapie. On en parle dans d'autres milieux plus philosophiques. Donc j'avais envie vraiment que tu prennes conscience de cette dimension-là, qui en fait est très importante dans cette sensation de vide, si tu te reconnais dans tout ce que j'ai dit. Parce que chaque être humain, tôt ou tard, se confronte à cette sensation. Ça c'est une réalité. On est tous touchés par ce sentiment à un moment donné. La conscience que rien d'extérieur ne pourra jamais combler totalement le besoin d'être rassasié. Je répète, la conscience que rien d'extérieur ne pourra jamais combler totalement le besoin d'être rassasié. Cette sensation, elle est universelle, j'ai envie de dire. Parce que ce vide, c'est la part de nous qui se questionne, en tant qu'être humain, pourquoi je suis là ? Quel sens a ma vie ? Que reste-t-il quand tout disparaîtra ? Parce que ça, c'est des questions, même si tu ne te les poses pas de cette façon, je pense que, si tu m'écoutes là, tu comprends ce que je dis, c'est des questions d'humains. C'est-à-dire qu'à un moment donné, on se pose ces questions, quel que soit l'âge, peut-être pas enfant, mais en grandissant, toutes les crises existentielles que nous pouvons faire, les chamboulements de vie, nous amènent à ces questions-là. Même si on nomme pas les questions comme ça, c'est vers ça que ça nous amène. trouver ce sens, comprendre en fait pourquoi on est là. Et beaucoup cherchent à fuir ces questions, parce qu'elles font peur, clairement, parce qu'est-ce qu'il y aurait une réponse ? Vraiment, c'est une question que je pose. Y a-t-il des réponses à ces questions, véritablement ? Mais elles font peur, mais elles sont universelles, ces questions, elles font partie de la condition humaine. Et le problème, c'est que notre société nous pousse à ne jamais nous arrêter. à combler, ça fait partie de notre société d'aujourd'hui, à combler immédiatement ce qui manque. On nous vend l'idée qu'il existe toujours quelque chose pour remplir ce vide. C'est vraiment la société de consommation dans laquelle nous sommes. On peut remplir ce vide par un produit, par une réussite, par une relation, etc. Mais en fait, ce qu'il faut comprendre, c'est que plus on fuit, plus ce vide se creuse. Ça, c'est une réalité. Donc voilà, vraiment, j'avais envie de te parler de cette dimension-là pour qu'aussi tu puisses te lâcher un peu la grappe, c'est mon expression favorite, par rapport à ce sentiment de vide, te dire que tu es un être humain normal si à un moment donné tu as cette sensation. Tu as compris que la clé pour transformer le vide en espace investi, j'ai envie de dire un espace intérieur investi, ça ne va pas être d'essayer de combler ce vide. C'est justement d'apprendre à l'habiter. C'est vrai que ça paraît un peu conceptuel comme ça, mais c'est vraiment ça, c'est habiter ce vide. Et concrètement, ça veut dire quoi ? Ça va être d'accepter le vide. C'est pour ça que vraiment j'ai insisté sur les deux dimensions. C'est reconnaître sa présence au lieu de le fuir. C'est-à-dire, en tant qu'être humain, la vie après la mort, c'est le vide. Est-ce qu'on sait ce qu'il y a ? Peu importe nos croyances en plus. Est-ce qu'on sait ce qu'il y a après la mort ? Question ? Oui, non, je ne sais pas. Mais déjà, ne serait-ce que cette question, forcément, on ressent une forme de vide, de néant intérieurement. C'est une limite vertigineuse, mais c'est une réalité. C'est reconnaître, donc sa présence, c'est reconnaître que je ne sais pas tout, qu'il y a ce vide en moi, il y a des zones floues que j'ignore. La vie fait que ça me donne le vertige. OK, je l'accepte, c'est comme ça. Même si d'accord ou pas d'accord, c'est juste se dire, reconnaître que ça existe. La deuxième chose, c'est aussi s'y déposer, se déposer en fait dans ce vide. D'une certaine façon, ça va être... Comment se déposer dans le vide ? C'est revenir au corps. Vraiment, encore et encore, il n'y a pas 50 000 solutions. C'est revenir à ta corporalité, parce que c'est là, en fait, que tu vas pouvoir t'apaiser aussi. Donc ça va être à la respiration, grâce à ta respiration qui vraiment te connecte à ce qu'il y a de plus profond en toi et qui peut apaiser aussi, t'apaiser. Au silence aussi, pour apprivoiser cet espace. On a beaucoup peur du silence, ça c'était... Vraiment, la semaine dernière, en séance, j'ai eu trois clients pour lesquels la séance a tourné autour du silence, que le silence est difficile. Et c'est une réalité, le silence nous amène vers des parties qui ne sont pas du tout confortables pour nous, c'est souvent le vide, le néant, le rien. Donc, plus on appréhende le silence, plus on... voilà, mieux on vit avec. Je continue donc comment apprendre à habiter le vide, c'est mettre des mots aussi, encore et encore toujours la même chose, mais c'est exprimer toutes les émotions qui se cachent derrière. Vous voyez, quand je vous ai parlé, je vous ai dit, les clients qui sont venus avec cette notion de silence, ça a été l'occasion pour eux, avec moi, d'exprimer en fait qu'est-ce qui se cache derrière le silence, qu'est-ce que ça veut dire le silence pour eux. Parce qu'on peut, voilà, tergiverser, parler, mais... C'est qu'est-ce que ça nous évoque intérieurement qui est important, parce que c'est ça qui va nous faire vivre, bien ou pas bien, les choses. Donc c'est exprimer, vraiment reconnaître ces émotions qui se cachent derrière, les nommer. Et nommer, vraiment, les amis, c'est commencer à les transformer. Parce que quand on reconnaît qu'effectivement là, en fait, j'ai une angoisse, mais une peur énorme dans le ventre, là, ça me noue, déjà on commence à transformer cette émotion. Et aussi, ça va être de changer de regard. Voir le vide non pas comme un gouffre, mais comme un espace fertile. Ça, c'est vraiment une phrase que j'ai mise parce que je trouve que ça peut être intéressant. De voir le vide comme quelque chose qu'on peut remplir, en fait. Et pas quelque chose où il n'y a rien. C'est vraiment très subtil, mais ça fait tout. Puisque ça peut être un lieu d'ouverture où tu peux véritablement créer du sens. ton sens, au lieu de chercher à combler un manque. Dans beaucoup de traditions spirituelles, je pense même la majorité, le vide n'est pas une absence. C'est plutôt une source, un espace intérieur qui te permet de rencontrer ta profondeur et de retrouver aussi, comme je l'ai dit tout à l'heure, une forme de liberté. Donc si tu ressens ce vide intérieur... Cet épisode est aussi pour ça, comme toujours, pour arrêter de culpabiliser, de se dire qu'on n'est pas normal ou qu'il me manque quelque chose pour être complet ou complète, comme je l'ai dit. Mais ce vide, vraiment, retiens ça, fait partie de l'expérience humaine. Il devient en fait une souffrance quand tu le refuses, tu le rejettes et que tu essayes en fait de le remplir à tout prix. Donc apprendre à l'habiter, c'est apprendre à revenir à toi, tout simplement. Vraiment, si je dois mettre des mots beaucoup plus simples que tout à l'heure, c'est... revenir à toi, à ton corps, à tes émotions, pour pouvoir aussi transformer ce vide en fait en une forme d'ancrage, un socle d'ancrage même. En tout cas, sache que c'est une notion aussi qu'on traverse dans mon accompagnement Libération Intérieure. Donc c'est un parcours de six mois dans lequel vraiment on va réguler, il y a plusieurs piliers, trois grands piliers, qui sont dans la régulation, la régulation de ton système nerveux, on va libérer les blessures. qui aussi peuvent alimenter ce vide, comme je l'ai dit, dans la dimension personnelle, et aussi retrouver une sécurité qui ne dépend plus de l'extérieur. Parce que c'est vrai, là, j'y pense en parlant que, selon moi, ce vide n'est pas une condamnation finalement, mais plutôt une invitation à se rencontrer, à te rencontrer, à créer du sens, mais ton sens, ton propre sens, et à te sentir peut-être un peu plus vivant parce qu'on oublie. Ça, quand on part dans nos peurs, dans nos angoisses, c'est où on oublie en fait combien on est vivant là maintenant. Voilà, j'en ai terminé avec cet épisode. J'espère sincèrement que cet épisode t'a servi et qu'il t'a aidé aussi à t'ouvrir à une autre dimension, une dimension beaucoup plus existentielle et qui peut peut-être apaiser certaines émotions, certaines douleurs que tu peux ressentir. En tout cas, n'hésite pas à le partager à quelqu'un si tu penses qu'il peut l'aider. Je t'invite... Et toujours aussi, s'il te plaît, si tu n'es pas abonné à t'abonner, puisque je ne comprends pas pourquoi tu n'es pas abonné, venir aussi me faire un petit coucou sur Instagram si tu utilises cette plateforme. Je te dis à bientôt pour un nouvel épisode.