Speaker #0Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de Prends une pause. Je suis Louna, thérapeute psychocorporelle spécialisée en libération émotionnelle. À travers ce podcast, mon intention est de t'apporter des clés concrètes, des pistes de réflexion et un nouveau regard sur le lien entre émotion, corps et souffrance. Mon souhait est de t'aider à comprendre et libérer ce que tu ressens pour transformer tes blocages et tes douleurs en un nouvel élan de liberté et d'énergie. Alors tu connais peut-être... Cette sensation de rentrer le soir complètement vidé. Alors là, je vais parler d'expérience personnelle. Alors pas seulement à cause de la journée de travail, de ta journée de travail ou de tes responsabilités, mais parce que tu as passé ton temps à faire bonne figure, à sourire, à dire oui, à montrer une version de toi qui ne te dérange pas, qui ne te déçoit pas, qui est gentille. Parce que c'est un rôle qu'on joue sans s'en rendre compte. En tout cas, moi, longtemps, je ne me suis pas rendue compte de ce rôle que je prenais. Celui d'avoir le besoin de plaire, vouloir être aimé, reconnu, validé par tout le monde, avec qui que ce soit, même des gens que tu connais à peine, les gens du bureau que tu croises, t'as juste envie d'être gentil pour montrer que t'es gentil. Et ça, ça paraît anodin au début, tu te dis, ben voilà, c'est normal. En tout cas, moi j'ai ressenti longtemps ça en me disant, c'est normal de paraître sympa. Et en fait, je me suis rendu compte surtout que ça m'épuisait beaucoup. Donc c'est là où je me suis posé la question, est-ce que c'était normal d'être aussi fatiguée, de faire bonne figure, parce qu'il y a des fois où j'allais pas bien, et j'avais pas envie de montrer cette partie-là de moi souriante alors que j'avais pas envie de sourire. Et c'est là où je me suis vraiment rendue compte que c'était épuisant, que ça m'épuisait énormément, et que ça me vidait en fait, vraiment ça me vidait de l'intérieur. Donc aujourd'hui j'ai envie de parler de ça, j'ai envie de t'expliquer pourquoi on s'épuise à vouloir faire à tout le monde, parce que... Bien évidemment, j'ai décortiqué ça pour moi, j'ai essayé de comprendre quand même. Donc on va parler du masque social qu'on porte, du besoin humain aussi d'être reconnu, parce qu'il y a un besoin derrière qui est vraiment propre à l'humain. De ce que ça crée aussi quand ce besoin prend toute la place. Déjà, je t'ai donné un petit aperçu et surtout, comme toujours, je vais te donner des petites pistes pour apprendre à déposer ce masque en fait, pour respirer à nouveau, sans pour autant te dire que je suis la méchante. Alors on va commencer par parler de ce masque social, parce que ça c'est important de comprendre ça, pour comprendre un peu tes mécanismes aussi. J'imagine que si tu m'écoutes, tu dois te reconnaître aussi un peu comme moi, tu vois. Donc en psychologie, on appelle ça le faux self. C'est une notion pas forcément à retenir, mais en fait c'est cette partie de toi qui s'adapte, qui fait ce qu'il faut pour être accepté. Donc forcément c'est utile, on a tout ça, tous les êtres humains, parce que ça te permet en fait de t'in... d'intégrer, de maintenir des relations, d'éviter les conflits. Donc dans l'absolu, c'est plutôt sympa. Mais quand en fait ce faux self prend toute la place, ça devient là trop lourd, ça devient une armure dans laquelle tu es coincé. Et tu finis par montrer aux autres uniquement une version de toi acceptable. Et à force, tu en oublies qui tu es. Tu t'effaces, tu es tellement effacé que tu oublies même toi-même. En fait, un peu comme un mythomane qui, à force de mentir, il ne sait plus où est la réalité. C'est un peu le même principe. C'est qu'à force de montrer une version de toi juste lisse, acceptable, aimable, que tu oublies en fait que tu es vraiment dans tes tripes. Et c'est comme si aussi, moi j'aime bien donner cette image, tu vivais avec un masque un peu collé à ton visage. Vraiment quand on parle de masque, c'est vraiment ça. Au début tu crois que ça va t'aider à être aimé, mais en fait au fil du temps, ce masque il se serre sur ton visage, il t'étouffe et tu n'arrives même plus à l'enlever. Alors pourquoi on fait ça finalement ? Comme je l'ai dit, le besoin de reconnaissance est universel. La psychologie sociale et même, j'ai envie de dire, la biologie de l'évolution expliquent que pour nos ancêtres, être rejeté du groupe était synonyme de danger. On avait besoin du groupe pour survivre. Donc résultat, notre cerveau est encore programmé pour chercher l'approbation, éviter le rejet et maintenir le lien. Donc vouloir plaire, finalement, c'est même plus une... C'est même plus à voir comme une faiblesse. On va dire que c'est une stratégie même de survie qui est inscrite en nous. Mais là où ça devient un problème, donc je te dis tout ça pour aussi qu'on fasse redescendre un peu la pression, mais là où ça devient un problème, c'est quand ce besoin en fait il prend toute la place. Comme je t'ai dit, à un moment donné tu te rends compte que ton estime de toi finalement repose uniquement sur ce que les autres pensent. C'est-à-dire que tu vas plus te demander qu'est-ce qu'on attend de moi que de quoi j'ai envie moi-même. Donc c'est vraiment cet équilibre à trouver. Parce que quand j'ai parlé de fatigue tout à l'heure, ce qui fatigue, ce n'est pas d'aimer les autres, ou de leur faire plaisir de temps en temps. Parce que c'est vrai que dans l'absolu, on a envie d'être sympa avec tout le monde. Je pense qu'il y a très peu de gens qui n'ont pas cette envie. Sauf si vraiment, des fois, quand tu es énervé ou quoi. Ce qui fatigue, en fait, c'est de vivre dans une hyperadaptation constante. Et c'est ça, en fait. C'est ce mot-là, l'hyperadaptation. Parce que quand tu es dans cette suradaptation, ton système nerveux, il reste, lui, en alerte. Et ton corps, en fait, il va surveiller sans arrêt. Est-ce que j'ai été assez bien ? Est-ce que l'autre est satisfait ? Est-ce que j'ai déçu ? En fait, c'est du stress en permanence. On est tout le temps en questionnement. On se pose tout le temps plein de questions, même si ce n'est pas conscient. Il y a tout le temps ces questions qui tournent en boucle. Donc ça devient même un stress chronique. Et même si tu ne t'en rends pas compte, ton corps va dépenser une énergie énorme pour maintenir cette vigilance. Et plus, en plus de ça, ce que je disais aussi, c'est que plus tu joues ce rôle, plus tu t'éloignes de ce que tu ressens vraiment. Tu dis oui alors que tu as envie de dire non, clairement, même ton corps tout aimerait dire non. Tu vas sourire alors que tu es complètement épuisé, que tu es triste. J'ai tellement connu ça. d'être profondément pas bien, mais pour diverses raisons. Tu te lèves des fois le matin, t'es pas bien, même pour que sais-je, quelle que soit la raison. Et en fait, t'as pas envie de faire semblant, mais tu le fais quand même en disant oui. Et ça, ça prend énormément d'énergie, vous n'imaginez même pas. Tu tiens aussi un rôle, mais à l'intérieur, tu t'éteins finalement. Alors j'ai noté les signaux d'alerte pour vraiment... C'était des signaux d'alerte que j'ai reconnus chez moi. et que je voulais te partager, pour savoir si vraiment tu es en train de t'épuiser à vouloir plaire. Parce que des fois, comme j'ai dit, c'est un juste équilibre à reconnaître. Et peut-être que ça va te faire prendre conscience aussi de ce masque que tu prends, que tu ne pensais pas aussi présent dans ta vie. Donc les signes qui sont très parlants selon moi, c'est quand tu dis oui et que tu regrettes quasiment aussitôt. ça arrive à tout le monde de dire il y a une invitation qui tombe tu dis oui et en fait dans la seconde qui suit pourquoi j'ai dit ça j'ai tellement pas envie d'y aller j'ai pas envie de rencontrer ces gens je pense que ça arrive à beaucoup de gens un autre signe aussi c'est que tu ressens une fatigue sociale vraiment une sorte de vide après certaines interactions t'as l'impression d'avoir à bouffer ton énergie Tu évites aussi de dire ce que tu penses, ça aussi c'est un autre signe, de dire ce que tu penses vraiment, pour pas créer de vagues. Alors je comprends, des fois il vaut mieux ne rien dire pour éviter des conflits, je suis partisane de ça, des fois il vaut mieux se taire que de parler. Mais par moment, quand c'est trop souvent, et surtout dans des cercles où c'est toléré, où c'est accepté, mais même dans le milieu du travail, et lui dire qu'on n'est pas d'accord vraiment sur des fondements de quelque chose et que... On ne le dit pas juste parce que j'ai trop peur que ça va créer quelque chose, créer des vagues. Un autre signe aussi, c'est que tu ressens de la colère, de la frustration après avoir fait plaisir. Parce que ça, moi, je l'ai ressenti beaucoup. Je fais quelque chose pour quelqu'un, mais ça me demande. Pourtant, j'ai quand même fait quelque chose pour faire plaisir, entre guillemets. Et je suis énormément frustrée. Donc ça, c'est vraiment les signes. Il y en a peut-être d'autres que je n'ai pas identifiés. Mais en tout cas, pour moi, ça, c'est des indicateurs clairs. Et vraiment, je n'ai pas envie de dire que ce sont des signes qui montrent que tu es trop gentil. Ce n'est pas vraiment ça. C'est plutôt le signe que ton vrai toi est caché derrière un masque et que ce masque commence aussi peut-être à peser. Donc comment déposer le masque ? Comment déposer enfin ce masque, sortir de ce cercle ? Donc la clé, encore une fois, ce n'est pas... Bon, vous me connaissez maintenant si vous m'écoutez, c'est pas de devenir complètement insensible à tout, dire tout ce qu'on pense à tout moment, être égoïste, etc. Ça va être plutôt de réapprendre à exister pour toi-même, en fait. En tout cas, là, moi, vraiment, cet épisode est vraiment centré sur ma propre expérience, clairement. Et moi, là, ce que je vais te dire, c'est des étapes que j'ai franchies qui m'ont vraiment aidée à être qui je suis aujourd'hui. qui j'espère est toujours gentil quand même, mais en tout cas qui ne fait plus semblant d'être gentil ou qui ne se force pas à être gentil. Voilà, c'est plutôt ça que je veux dire. Et quand je n'ai pas envie d'être gentil, je ne le suis pas. Donc les étapes, ça a été ça. La première, vraiment, clairement, ça a été de réapprendre mes limites. J'étais quelqu'un qui ne savait pas poser de limites. Et soyons clairs, pour savoir poser des limites, réapprendre à connaître ces limites, C'est ton corps, c'est ton corps qui va les définir. Écouter ton corps, c'est vraiment la première chose à faire. Parce que ton corps, en fait, il communique. Comme je dis toujours, tu communiques à travers ton corps, donc il y a toujours des messages qui sont dans ta globalité, dans ton intimité, intériorité. Et c'est en fait respecter ce signal. Quand tu as cet élan, quand tu dis oui, et tout de suite tu dis non, en fait il se passe quelque chose dans ton corps. C'est-à-dire qu'il y a un truc qui se sert dans ton ventre, dans ta poitrine. Tu te dis pourquoi j'ai dit oui ? Donc c'est ça qu'il faut vraiment réapprendre à écouter. La deuxième chose, ça va être... C'est vrai que je l'ai mis, parce que ça a été un vrai exercice pour moi de dire non, sans culpabiliser. Là ça paraît peut-être que... Ça paraît peut-être simple, je ne sais pas, mais moi ça a été compliqué de dire non, juste non. Quand je n'avais vraiment pas envie, j'avais du mal à dire non à l'autre, et surtout sans la culpabilité, parce que dire non, ok, mais sans avoir ce sentiment impuré, j'aurais peut-être dû dire oui, et qu'est-ce qu'il va penser, et bon, le pauvre, voilà. Donc ça aussi, ça a été un autre apprentissage. Et c'est vrai qu'on l'entend souvent ça, mais c'est tellement vrai que dire non à l'autre, en fait, c'est se dire oui à soi-même. Parce qu'en fait, oui, dire non, c'est se respecter soi. Donc ça fait tellement du bien de savoir dire de façon juste non. Ensuite, ça va être de retrouver peu à peu sa propre authenticité. C'est se montrer soi, en fait, avec toutes ses facettes. Et c'est vrai que ça peut être progressif aussi. c'est vrai que Au début, on a du mal à se dire, attends, est-ce qu'on a tous des côtés de nous qu'on n'aime pas ? C'est aussi pour ça qu'on montre que la part gentille. Il n'y a que nous qui ne les aimons pas parce qu'on les juge et c'est parti de nous. Et qu'on ne les connaît pas bien aussi, souvent. Mais on n'est pas obligés de montrer tout à l'autre. Être authentique, pour moi, ce n'est pas non plus se dévoiler complètement, parler de ses faiblesses à tout le monde, à tout va, pas du tout. Être authentique, c'est juste être soi, être en accord avec soi. En tout cas, ça c'est ma définition à moi. Et que l'autre en face ne peut pas ébranler la personne que je suis. Et tu peux juste montrer des petites parts de toi parfaites, sans pour autant tout montrer. Le repos aussi, j'ai mis repos émotionnel, mais c'est parce que, je ne sais pas comment on peut l'appeler, mais je trouve que c'est très approprié le repos émotionnel. Alors moi qui aime beaucoup être seule, j'avoue, c'est aussi accepter de ne pas être disponible pour tout le monde tout le temps quand je disais que vraiment j'avais ce sentiment qu'on me pompait mon énergie parce que comme je n'étais pas moi-même, je laissais les autres je leur ouvrais en fait mon énergie je leur donnais tout ça a été d'accepter aussi de me reposer émotionnellement de... De m'isoler même. Aujourd'hui, j'ai beaucoup plus de facilité à le faire, mais ça a été un apprentissage de dire non pour aussi juste rester toute seule, en fait. Je dis non à des copines, non à des amis, des gens que je connais, juste pour rester toute seule chez moi. Et juste me reposer et ne pas avoir à socialement faire bonne figure. Et donc, encore une fois, ça, je suis obligée de l'ajouter, donc écouter son corps, ça, c'est vraiment un apprentissage, un réapprentissage à faire. Et ça, tu peux le faire dès maintenant. Juste après avoir m'écouté, tu peux essayer de penser à un événement à lequel tu dois participer et sentir comment ça résonne en toi. Tu es content d'y aller ou tu n'es pas content d'y aller et de sentir dans ton corps comment ça se passe. Parce que souvent, c'est tout simplement ça en fait. C'est juste écouter son corps et voir comment il réagit. Au travers de cet épisode, je pense que tu as compris pourquoi on s'épuise autant à vouloir plaire à tout le monde. Sache qu'en tout cas, tant que tu joues un rôle qui n'est pas toi, ton énergie est investie dans ce rôle et toute ton énergie part dans ça. Et du coup, tu auras toujours ce sentiment d'être épuisé. Le seul conseil que j'ai envie de te donner, c'est juste retrouve-toi, toi, et plus tu seras toi, et puis... Tu seras en équilibre avec toi-même, ton énergie sera équilibrée. Et quand je parle d'énergie, c'est vraiment ce sentiment d'être bien, d'être au bon endroit, au bon moment, et d'être investi, épanoui dans sa vie tout simplement. Alors si tu as envie d'être accompagnée sur ce chemin pour retrouver un peu ton authenticité, savoir un peu qui tu es, pour retrouver aussi toute cette énergie, je te mets en descriptif tous mes accompagnements, en tout cas mon accompagnement, j'en ai un accompagnement Libération Intérieure, et les séances aussi, si toutefois tu as envie de prendre une séance pour essayer. Alors déjà, des centaines de personnes écoutent ce podcast chaque mois pour avancer sur leur chemin de libération émotionnelle. Vraiment, merci pour ça. Merci de votre fidélité. Je sais que vous êtes très nombreux à être fidèles, à m'écouter chaque semaine. Donc vraiment, je tenais à vous remercier particulièrement. Et bien sûr, toi qui n'es pas abonné et si cet épisode t'a parlé, tu peux dès maintenant t'abonner pour écouter les prochains épisodes, pour ne rien manquer surtout de ce qui arrive par la suite. Tu peux m'écouter sur toutes les plateformes d'écoute et aussi sur YouTube, sur laquelle aussi je mets en diffusion tous mes épisodes. En tout cas, merci de m'avoir écoutée jusqu'au bout. Et à bientôt pour un nouvel épisode.