Speaker #0Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de Prends une pause. Je suis Louna, thérapeute psychocorporelle spécialisée en libération émotionnelle. À travers ce podcast, mon intention est de t'apporter des clés concrètes, des pistes de réflexion et un nouveau regard sur le lien entre émotion, corps et souffrance. Mon souhait est de t'aider à comprendre et libérer ce que tu ressens pour transformer tes blocages et tes douleurs en un nouvel élan de liberté et d'énergie. En séance, j'entends souvent cette phrase, ces phrases. Je déteste me mettre en colère, j'aime pas me mettre en colère. En fait, on me dit ça comme si la colère était une faute, comme si c'était une émotion qu'il fallait éviter à tout prix. Et c'est vrai que dans notre société, la colère a mauvaise réputation. On nous dit souvent d'être calme, souriant, poli, ne pas faire de vagues, ça, petit, on l'a beaucoup entendu. Au final, au résultat de tout ça, on finit par croire que la colère, c'est une faiblesse, c'est une perte de contrôle, c'est quelque chose de honteux qu'il faut cacher, qu'il ne faut pas montrer, en fait. Mais la vérité, c'est que la colère, elle n'est pas ton ennemi. C'est un signal vital. Je trouve que c'est vraiment une émotion qui a un moteur qui est très très puissant. Alors, elle peut être destructrice, oui, mais si elle n'est pas comprise. Et son autre versant, c'est qu'elle peut aussi devenir une force de transformation qui est incroyable. C'est ce que je vais t'inviter aujourd'hui à explorer avec moi dans cet épisode. Alors déjà, première partie, c'est pourquoi on t'a appris à détester la colère ? Comme je l'ai dit, en fait, dès l'enfance, on nous montre, on nous fait croire que la colère... C'est quelque chose qu'il ne faut pas montrer, parce qu'elle est souvent réprimée. Ne fais pas de colère, tu exagères, tais-toi, tu déranges. Alors moi qui ai un petit enfant, mon fils aujourd'hui a 7 ans, c'est vrai que petit, quand les émotions, même encore maintenant, un enfant, les émotions dévient très fortement. En fait, il les vit parce qu'il ne sait pas ce que c'est, et il faut l'accompagner dans ça. Et souvent, on a tendance, mais même moi je me suis surprise, une ou deux fois, à lui dire, mais arrête ! Et... Et à me reprendre en me disant « mais pourquoi je lui dis arrête ? » Il y a juste à l'accompagner, à gérer, à mieux vivre cette émotion. Parce que plus on lui dit d'arrêter, et en fait, on lui donne cette idée. Moi, je parle de mon fils, mais c'est valable pour vraiment tous les enfants. On grandit avec l'idée que la colère, en fait, elle est interdite. On doit la ravaler, on doit se tenir tranquille, on doit la stopper. Et en fait, ce conditionnement, au fil du temps, si vraiment... on nous l'a dit, est matraqué, ça ne disparaît pas en fait à l'âge adulte. Et donc beaucoup, comme je l'ai dit en commençant, de mes clients, et même moi j'ai pu le dire longtemps, je préfère éviter les conflits, je n'aime pas me mettre en colère. Et en fait c'est un rejet, mais qui est forcé, qui est inconscient. et qui est renforcée aussi par une culture qui valorise la maîtrise, le contrôle, le calme apparent. Comme si exprimer une émotion, là on parle de la colère, donc une émotion vive, était un signe de faiblesse. Et pourquoi elle est perçue comme ça ? Parce qu'il y a une nuance essentielle, c'est que la colère fait peur parce qu'on la confond souvent avec la violence. Mais il y a une différence fondamentale. La colère, c'est une émotion. Elle est naturelle, universelle, physiologique. Donc son message de la colère, c'est vraiment « quelque chose n'est pas juste pour moi, une limite a été franchie » . Quant à la violence, elle, c'est une action. C'est ce qu'on fait de cette énergie quand on ne sait pas la contenir, quand on l'exprime de manière destructrice. La colère n'est pas dangereuse en soi. Avec cette définition, je pense que tu comprends que la colère n'est pas dangereuse. Elle devient dangereuse quand elle est refoulée trop longtemps, puis... qu'elle explose ou quand elle est utilisée pour dominer l'autre. C'est ce qui se passe en fait avec la violence. Souvent la violence, c'est la colère qui est vraiment refoulée depuis très longtemps. Mais accueillir sa colère, l'accueillir et la canaliser, ça devient vraiment un mouvement sain. Elle est même nécessaire. Alors qu'est-ce qui se passe quand tu rejettes ta colère ? Il y a deux choses possibles. Tu la refoules, donc tu fais comme si elle n'existait pas. Mais ce qui se passe, c'est que ton corps, lui, il la garde, il la stocke. Ça se traduit par la suite, par des tensions, des douleurs chroniques, de la fatigue, de l'anxiété même. Et la deuxième possibilité, c'est que tu vas exploser. À force de l'accumuler, elle va jaillir d'un coup, parfois de façon un peu disproportionnée. Dans ces moments-là, d'ailleurs, tu finis par regretter ton comportement. Et c'est souvent ça qu'on retient de la colère, c'est qu'on se dit « ah non, mais j'ai peur d'exploser » . En fait, on retient sa colère parce qu'on a peur de vomir sa colère. Vraiment, ce mot même n'est pas suffisamment fort, parce que ça sort vraiment. de façon complètement incohérente, disproportionnée. Alors que ce n'est pas la colère, c'est ce qui se passe si tu ne la vis pas et si tu la ravales. Donc tu comprends que dans les deux cas, ce n'est pas la colère le problème, c'est le fait de ne pas savoir comment l'accueillir et l'exprimer. J'ai vraiment envie de redorer cette émotion, parce que la colère, pour moi, c'est une énergie vitale. C'est une énergie brute, une force de vie. Elle dit, par son message, ça suffit. Et parfois, c'est exactement ce dont tu as besoin pour avancer, pour protéger tes limites, pour mettre fin à une situation aussi qui te rend malheureux, qui te détruit. Et dans l'histoire, la colère, elle a été même l'origine de grandes transformations. C'est vrai que si on se remémore, dans l'histoire, il y a eu des luttes sociales, des combats pour la justice, des changements même de société qui sont nés d'une colère face à l'injustice, en fait. plein de gens célèbres pour ça, tu vois, Martin Luther King, Nelson Mandela, Rosa Park, voilà, je pars vraiment sur des grands noms, mais qui ont transformé leur colère en action, en courage, en mouvement collectif. Donc la colère, c'est vraiment une énergie, ok, qui peut détruire quand on ne l'écoute pas, mais qui peut aussi vraiment construire. Tout dépend de la façon dont tu l'utilises. Alors on en vient à la partie, donc comment apprendre à vivre sa colère ? Comment l'apprivoiser ? Merci. Donc ça va être apprendre à l'écouter, à la canaliser, à l'utiliser, tout simplement. Concrètement, ça veut dire quoi ? L'identifier, c'est quoi ? C'est reconnaître que tu es en colère sans honte. Vraiment, j'insiste sur ça. Parce que souvent, quand on ressent de la colère, on a un peu honte de ressentir ça. Parce que des fois, on ressent de la colère pour des personnes qu'on peut aimer. C'est plus facile quand c'est quelqu'un qu'on ne connaît pas. Mais quand c'est notre enfant, notre chéri, notre maman, notre père, on a un peu honte des fois de se sentir en colère. Donc voilà, c'est juste reconnaître, ok, je ressens de la colère là, et c'est ok. Donc ça va être mettre des mots, après identifier c'est mettre des mots, donc dire je ressens de la colère quand, au lieu de nier ou d'accuser. Ça c'est aussi important face à l'autre, ne pas lui porter cette responsabilité, c'est notre émotion, donc reconnaître que je ressens de la colère quand tu fais ceci, quand tu fais cela. Donc déjà là on discute aussi de façon posée, on est vraiment dans une discussion bienveillante. La suite, c'est laisser circuler l'énergie, puisque si tu la reconnais, que tu l'exprimes par des mots, ça va être la faire bouger, la mettre en mouvement, donc par la respiration, par du mouvement corporel. C'est vraiment libérer physiquement cette tension, puisque c'est une tension, la colère vient nous prendre aux tripes. Vraiment, on le sent au niveau du bas-ventre, du ventre, ça nous prend dans les tripes. Donc suite à tout ça, ça va être de transformer cette énergie en action. Je rappelle qu'une émotion qui est un signal, un message, nous demande en fait à porter une action. Et donc la colère n'y échappe pas, donc c'est aussi utilisé comme moteur, cette émotion, cette colère. Donc ça va être vraiment poser une limite, changer ce qui a changé, dire ce qui a à dire, pour vraiment utiliser, mettre en mouvement cette énergie qui vous demande en fait de poser une limite, vraiment de vous faire respecter. Et traverser comme ce que je viens de vous dire, de l'apprivoiser, d'utiliser vraiment sa colère à bon escient pour soi. Ça devient un allié, la colère c'est ce qui te permet de dire non, de protéger ce qui compte pour toi, d'affirmer ton droit d'exister même. Tu l'as compris, cet épisode j'avais vraiment envie de parler de cette émotion, d'en reparler, j'en ai déjà parlé. à parler, mais encore différemment, pour que tu comprennes que la colère, ce n'est pas ton ennemi. C'est un signal qui est vital, ta boussole intérieure, elle vient protéger tes limites et peut devenir une énergie de transformation si tu apprends à l'écouter au lieu de la rejeter. Donc la prochaine fois que tu te dis « je n'aime pas me mettre en colère » , demande-toi en fait si ce n'est pas ta façon de la vivre que tu n'aimes pas. Voilà, c'est ça la nuance. Plutôt que l'émotion elle-même. Si tu as envie d'explorer en tout cas la colère, colère et toutes les émotions aussi qui sont refoulées, que tu n'arrives pas à exprimer. T'as envie d'aller plus loin et de les explorer. Donc tu as mes ateliers, mes accompagnements aussi individuels. Donc on utilise la respiration, le corps, un travail d'écoute profonde aussi, pour que tu apprennes à libérer cette énergie qui est bloquée et transformer aussi bien ta colère mais aussi toutes tes autres émotions qui ont toutes leurs places en toi, en force de vie. Donc si tu veux aller plus loin, tu peux retrouver toutes les infos sur... tous mes accompagnements, mes ateliers en description de l'épisode. Merci en tout cas de m'avoir écoutée jusqu'au bout. Si tu n'es pas abonné, je ne comprends pas pourquoi, je te laisse t'abonner pour connaître et poursuivre les prochains épisodes. D'ailleurs, je vais continuer, je pense, sur d'autres émotions. Je te dis à bientôt pour un nouvel épisode.