Speaker #0Bienvenue dans Prends une pause, je suis Lugna, thérapeute psychocorporelle spécialisée en régulation émotionnelle. Ici, on explore le lien entre tes émotions, ton corps et ton système nerveux, parce que ce que tu ressens ne se joue pas seulement dans ta tête, ça vit aussi dans ton corps. Mon intention ici est de t'aider à ne plus te laisser submerger par ce que tu ressens, en apprenant à le réguler par le corps plutôt qu'à l'analyser sans fin, pour retrouver plus d'apaisement, de sécurité et de liberté. Alors pendant tout l'été, je vais t'embarquer dans une série entièrement dédiée aux relations. L'été, c'est une période qui a quelque chose d'assez particulier, puisque le rythme ralentit, les agendas aussi se libèrent un peu, on se retrouve souvent avec les autres de manière plus intense qu'en temps normal. Ça peut être la famille, le couple, les enfants, les amis qu'on retrouve, les ados aussi qui testent un peu les limites, tout ça en même temps, avec souvent moins de ressources pour tenir. Parce que les relations, ce n'est pas juste une question de communication, de concession, elles activent quelque chose de beaucoup plus profond. Elle réveille notre histoire, notre système nerveux, nos besoins les plus anciens. Et tant qu'on ne comprend pas ce qui se joue à ce niveau-là, on continue à réagir, à subir et à s'épuiser sans vraiment savoir pourquoi. Alors cet été, il est temps de faire autrement pour des relations plus harmonieuses, et on commence maintenant. Alors tu rentres d'un repas de famille, d'une soirée entre amis, d'un après-midi en couple, rien de grave ne s'est passé, il n'y a pas eu de conflit, il n'y a pas eu de dispute, et pourtant tu te sens épuisé. Pas fatigué comme après une longue journée de travail, plutôt épuisé de l'intérieur, comme si tu étais vidé d'une façon que tu n'arrives pas vraiment à expliquer. Et souvent, la première chose qu'on se dit dans ces moments-là, c'est que quelque chose ne va pas chez nous, qu'on est trop sensible, qu'on devrait être capable de passer une soirée sans rentrer dans cet état. Mais ce n'est pas ça du tout, et c'est exactement ce qu'on va explorer aujourd'hui. Alors ce que tu vis dans ces moments-là... de la fragilité, c'est pas non plus que tu es asociale, parce que ça je l'entends, ou que tu n'aimes pas suffisamment les gens. Ce qui se passe, c'est qu'il y a certaines relations qui te demandent plus d'énergie que d'autres. Et ce n'est pas parce qu'elles sont mauvaises ou toxiques, ça c'est important de le dire, parce qu'on n'est pas dans ce registre-là, parce que parfois c'est avec des personnes qu'on aime profondément, des personnes avec qui on n'a jamais véritablement de conflit, mais ce sont des personnes auprès de qui, en fait, on ne se sent jamais tout à fait posé. Et ça, ça a une explication. Alors quand on est en relation avec quelqu'un, il ne se passe pas que des échanges en fait en surface. Il y a quelque chose en nous qui évalue en permanence, de façon totalement automatique et inconsciente je précise, et en fait des questions de ce type. Est-ce que je peux être moi-même ? Est-ce que je dois faire attention à ce que je dis ? Est-ce que je dois surveiller l'humeur de l'autre, anticiper ses réactions, m'adapter pour que ça se passe bien ? Et quand la réponse en fait à ces questions est oui, même inconsciemment, je précise encore une fois, quelque chose en nous va se mobiliser. Et donc, on va rester en état de vigilance. C'est un état de vigilance qui est relativement doux, j'ai envie de dire. On n'est pas sur quelque chose qui nous agite, mais cet état de vigilance est permanent. Donc, on ajuste, on anticipe, on va modérer aussi. Et tout ça, c'est épuisant, même quand on n'en a pas conscience sur le moment. Et ce qui est important de comprendre, c'est que cette façon d'être dans les relations ne sort pas de nulle part, bien évidemment. On a toutes, tous appris quelque chose sur les relations. très tôt. Sans que personne ne nous le dise explicitement, on a compris ce qui était acceptable de montrer ou pas. Si on pouvait prendre de la place ou s'il valait mieux se faire discrète. Si exprimer un besoin amenait une réponse ou au contraire de l'attention. Et en fait, le corps, ton corps, a tout enregistré. Il a appris à réagir d'une certaine façon dans certains contextes relationnels. Et il a développé des réflexes de protection qui, à l'époque, étaient complètement utiles et intelligents. Rappelons-le. Le problème, c'est que ces réflexes continuent à se déclencher aujourd'hui, même quand la situation ne le justifie pas. Et même avec des personnes qui sont plutôt bienveillantes, même quand on est adulte et qu'on a les ressources pour faire autrement. Et c'est pour ça que l'épuisement relationnel n'est pas toujours lié à l'autre. Il est souvent lié à ce que l'autre réactive en nous, sans qu'on s'en rende compte. On arrive à la partie « qu'est-ce qui peut aider vraiment ? » Parce que face à cet épuisement, la plupart du temps, on fait l'une de ces deux choses. Soit on réduit les contacts avec les personnes qui fatiguent, ce qui peut soulager à court terme, mais ne change rien au fond. Soit on se dit qu'il faut faire un effort, être plus positive, arrêter de se laisser affecter. Donc on est dans le mental. Mais ce qui revient à demander quelque chose d'automatique et d'ancien, de simplement s'arrêter parce qu'on le décide. On sait très bien que ça ne fonctionne pas comme ça. Donc ce qui aide vraiment, c'est d'abord de commencer à observer ce qui se passe. Alors, encore une fois, ce n'est pas... Analysez, pas chercher à tout comprendre mentalement, mais observez. Remarquez ce que tu ressens dans ton corps pendant... Et après aussi, certaines interactions. Est-ce que tu te contractes ? Est-ce que ta respiration change ? Est-ce qu'il y a quelque chose qui se sert quelque part ? Parce que ton corps a des informations vraiment précieuses sur ce qui se passe vraiment dans une relation. Et apprendre à l'écouter, c'est le début de quelque chose de très différent. La deuxième chose qui aide aussi, c'est de se donner un temps de transition après ces interactions. En fait, ce n'est pas essayer d'enchaîner immédiatement sur autre chose. Ça va te prendre quelques minutes peut-être d'aller marcher, respirer, bouger. Quelque chose qui va permettre à ton corps de sortir de cet état de mobilisation et de comprendre que l'interaction est terminée. Et enfin, la troisième chose que je trouve intéressante, et qui est peut-être la plus importante d'ailleurs, c'est de commencer à distinguer ce qui appartient à la situation présente et ce qui vient de beaucoup plus loin. Parce que souvent, ce qui épuise dans une relation aujourd'hui, c'est autant le présent que tout ce que le présent réveille. Et ça, c'est un travail qui se fait... progressivement et avec douceur. Et c'est exactement le type de travail qu'on fait dans Libération Intérieure, en fait, mon accompagnement individuel. On ne reste plus à la surface des choses. On va voir ce qui se joue vraiment dans mon corps, dans mes réflexes émotionnels et relationnels, dans ce qui se répète, en fait, depuis longtemps pour que quelque chose change durablement, pas juste le temps d'une bonne résolution. D'ailleurs, si tu sens que c'est le bon moment pour toi de commencer ce travail sur tes émotions, sur tes relations à toi et aux autres, La liste d'attente pour la session de fin septembre est maintenant ouverte. Je t'invite à réserver ton appel de consultation qui est offert. Donc on prendra le temps de faire le point ensemble sur ta situation et on voit si c'est la bonne direction pour toi et aussi quel axe on pourrait prendre pour que je t'accompagne. Le lien est dans la description de cet épisode. Alors voilà pour ce premier épisode de notre série estivale. J'espère qu'il t'a aidé à regarder cet épuisement différemment. Pas comme un défaut, je le précise bien, mais comme un signal. Quelque chose qui mérite d'être entendu. Pas combattu encore une fois. Donc on se retrouve pour le prochain épisode mercredi prochain. Et en attendant, prends soin de toi.