Speaker #0Bienvenue dans Prends une pause, je suis Lugna, thérapeute psychocorporelle spécialisée en régulation émotionnelle. Ici, on explore le lien entre tes émotions, ton corps et ton système nerveux, parce que ce que tu ressens ne se joue pas seulement dans ta tête, ça vit aussi dans ton corps. Mon intention ici est de t'aider à ne plus te laisser submerger par ce que tu ressens, en apprenant à le réguler par le corps plutôt qu'à l'analyser sans fin, pour retrouver plus d'apaisement, de sécurité et de liberté. Pendant tout l'été, je t'embarque dans une série entièrement dédiée aux relations. L'été, c'est une période qui a quelque chose de particulier, puisque le rythme ralentit, nos agendas se libèrent un petit peu, et on se retrouve avec les autres de manière plus intense qu'en temps normal, aussi bien avec la famille, le couple, les enfants, les amis, tout ça en même temps, avec souvent moins de ressources pour tenir. Parce que les relations, ce n'est pas juste une question de communication ou de concession, elles activent bien souvent quelque chose de beaucoup plus profond, elles réveillent notre histoire, notre système nerveux. Nos besoins les plus anciens, et tant qu'on ne comprend pas ce qui se joue à ce niveau-là, on continue à réagir, à subir, à s'épuiser, sans vraiment savoir pourquoi. Alors cet été, il est temps de faire autrement, pour des relations plus harmonieuses, et ça commence maintenant. Il y a des moments avec les enfants qu'on n'ose pas vraiment formuler à voix haute. Ces moments où leur crise, leur insistance, leur façon de ne pas lâcher, déclenchent quelque chose en toi qui dépasse largement la situation. Je pense qu'en tant que parent, on a tous vécu ça. Du coup, ça va déclencher en toi une irritation qui monte bien trop vite, une tristesse aussi, un peu soudaine, qu'on ne s'explique pas, ou parfois un sentiment de vide, d'impuissance, presque de panique, pour quelque chose qui, objectivement, n'est pas grave. Et après, il y a souvent cette culpabilité, celle d'avoir réagi trop fort, celle de ne pas avoir été la mère qu'on voulait être à ce moment-là. Ce que j'ai envie de te dire aujourd'hui, c'est que cette culpabilité-là mérite d'être regardée différemment, parce que ce qui se passe dans ces moments, c'est rarement ce qu'on croit. Alors les enfants ont une... place particulière dans nos vies. Ils sont la relation la plus proche, la plus intense, la plus inconditionnelle qu'on puisse vivre. Et c'est précisément pour ça qu'ils activent des choses que peu d'autres relations touchent. Quand ton enfant pleure, sans raison apparente, quand il refuse ce que tu lui proposes, quand il réclame encore et encore alors que tu n'en peux plus, quelque chose en toi répond à ça. Pas juste en tant que mère, mais en tant que personne qui a elle-même été un enfant et qui a elle-même eu des besoins. qui a elle-même vécu des moments où ses besoins n'ont pas été entendus ou pas de la façon dont elle avait besoin. Ce n'est pas conscient, bien sûr, ce n'est pas quelque chose qu'on décide non plus, mais ton corps, lui, fait des liens. Il répond parfois à la détresse de ton enfant avec la détresse de l'enfant que tu as été. Deux choses en même temps, dans le même moment, et c'est pour ça. souvent que ça déborde. Et bien sûr qu'en temps normal, avec le rythme scolaire, les activités, la vie, le quotidien, en fait, tout ça structure le quotidien de tes enfants. Il y a des moments qui sont définis, des transitions qui sont assez claires, des espaces où chacun est dans sa bulle, en fait. Mais l'été, bien sûr, ça enlève tout ça. Les enfants sont là en continu, avec leurs besoins, leur énergie, leurs demandes, et toi, tu es là aussi avec moins de ressources parce que tu es toi-même fatigué de l'année. Donc, moins de temps pour toi. et moins d'espace aussi pour souffler. Et dans ces conditions-là, ce qui était gérable dans l'année, ce qui était possible durant toute l'année, devient beaucoup plus difficile à tenir. Quand c'est l'été et quand les enfants sont en permanence avec toi. Pas parce que tu es moins bonne mère en été, il faut vraiment, ça j'insiste dessus, mais parce que tu as moins de marge. Et quand la marge diminue, ce qui remonte, c'est ce qui était déjà là. Et ce qui attendait finalement juste un moment de fragilité pour se montrer. La première chose qui aide, pour vraiment désamorcer le conflit avec son enfant. Ça va être de commencer à distinguer ce qui appartient à la situation présente et ce qui vient d'ailleurs. Quand tu sens que quelque chose commence à monter en toi face à ton enfant, une intensité, une tristesse, une irritation, ce qui te semble disproportionné, pose-toi cette question. Est-ce que ce que je ressens là parle de lui ou est-ce que ça parle aussi de moi ? Et tout ça, ce n'est pas pour te culpabiliser davantage. Je pense qu'en tant que parent, on a suffisamment ce sentiment de culpabilité en permanence. Mais juste pour créer une forme d'espace. Parce que quand on sait que quelque chose en nous a été activé, on peut commencer à le traverser différemment. La deuxième chose qui va aider aussi, c'est de prendre soin de toi sans culpabilité dans ces moments. Pas pour fuir, pas pour abandonner la situation, mais reconnaître que tu as aussi besoin de ressources pour être présente. Ton corps, en fait, ne peut pas donner durablement ce qu'il n'a plus. Et la troisième chose, c'est peut-être le plus important, je garde toujours le meilleur pour la fin, c'est de comprendre que les réactions que tu as parfois avec tes enfants ne font pas de toi une mauvaise mère. Je me le dis aussi à moi. Elles font de toi quelqu'un qui porte des choses et ces choses-là méritent aussi d'être vues. et non pas d'être jugé. Ce travail de démêlage, comprendre ce qui t'appartient, ce qui appartient à la relation, ce qui vient de ton histoire, c'est exactement ce qu'on fait ensemble dans Libération Intérieure, c'est mon accompagnement individuel de six mois. En passant par le corps, par les sensations, par ce qui se joue vraiment en dessous de ce qui se voit. La liste d'attente pour la session de septembre est ouverte, donc c'est fin septembre, le démarrage. Si tu sens que c'est le bon moment pour toi, je t'invite à réserver ton appel de consultation offert. Vraiment, prends-le, c'est un appel qui dure. 20 minutes, on fera le point ensemble sur ta situation. On voit aussi si c'est la bonne direction pour toi. Le lien est dans la description de cet épisode pour prendre ton rendez-vous. Ce que j'ai envie que tu retiennes de cet épisode, c'est que si tes enfants font remonter des choses que tu ne t'expliques pas, c'est parce qu'ils touchent quelque chose de bien plus profond en toi. Et c'est une invitation, encore une fois, à aller voir ce qui, à l'intérieur, attend encore d'être entendu. On se retrouve la semaine prochaine, mercredi prochain exactement, pour le prochain épisode. En attendant, passe un bel été et prends soin de toi !