Speaker #0Bienvenue dans Prends une pause, je suis Lugna, thérapeute psychocorporelle spécialisée en régulation émotionnelle. Ici, on explore le lien entre tes émotions, ton corps et ton système nerveux, parce que ce que tu ressens ne se joue pas seulement dans ta tête, ça vit aussi dans ton corps. Mon intention ici est de t'aider à ne plus te laisser submerger par ce que tu ressens, en apprenant à le réguler par le corps plutôt qu'à l'analyser sans fin, pour retrouver plus d'apaisement, de sécurité et de liberté. Et on poursuit avec un épisode de notre série de l'été « Relations et émotions » . Et aujourd'hui, on va parler de la colère. La colère, c'est peut-être l'émotion dont on parle le moins. Pas parce qu'elle est rare, au contraire, mais parce qu'elle fait peur. Peur de ce qu'elle dit de nous, peur de ce qu'elle pourrait faire si on la laissait vraiment exister. Souvent, c'est ce que j'entends. Alors, on la ramane. On va la contrôler aussi, on va la justifier. On va même s'en excuser. Ou au contraire, elle va sortir d'un coup, trop fort, sur la mauvaise personne, au mauvais moment, et après, on en a. honte. Alors ce que j'ai envie de te dire aujourd'hui, c'est que la colère, c'est pas le problème. C'est ce qu'on en fait, c'est ce qu'on fait avec elle et ce qu'on ne fait pas, justement, qui crée la souffrance. Alors la colère, comme toute émotion, a un message. Quand elle arrive, elle porte toujours quelque chose. Une limite qui a été franchie, un besoin qui n'a pas été respecté, une injustice ressentie, même si personne d'autre ne la voit comme ça. Le problème, c'est qu'on lui a rarement appris à parler clairement. Alors, elle parle comme elle peut. Elle explose sur des détails, elle s'accumule pendant des semaines et ressort de façon totalement disproportionnée. Ou aussi, ça peut arriver, elle se retourne contre toi, sous forme de culpabilité, de tension dans ton corps, d'une fatigue qu'on n'arrive pas à expliquer. Mais dans tous les cas, elle essaie de te dire quelque chose et tant qu'on ne l'écoute pas, elle continue à chercher une sortie. Alors comme je l'ai dit tout à l'heure, il y a deux faces d'un même problème, c'est exploser ou ravaler. Donc ces deux façons de gérer la colère, il n'y en a aucun. des deux, qui ne règlent vraiment le problème de fond. La première, donc l'explosion, la colère va sortir, souvent trop fort, souvent au mauvais endroit, et après, il y a la honte, les excuses, l'impression d'avoir tout gâché. Mais ce qui s'est passé dans ton corps dans ce moment-là, c'est simplement que la pression est devenue trop forte pour être contenue, et ce n'est pas un manque de maîtrise, encore une fois, c'est quelque chose qui a saturé et qui a trouvé une issue, une sortie, comme elle pouvait. Donc la deuxième, c'est la rétention. On va ravaler, On se dit que ce n'est pas grave, qu'on va gérer, que ce n'est pas le moment. Et la colère, elle reste là, quelque part dans ton corps. Ça peut être n'importe où. Or, souvent, les zones où elle est située, c'est souvent les épaules, la mâchoire. Souvent la mâchoire. Dans cette tension aussi chronique qu'on a normalisée depuis tellement longtemps qu'on ne la remarque même plus. Et ce que j'observe vraiment au travers de mon travail, au travers de mes clientes, c'est que beaucoup de femmes ont appris très tôt que leur colère n'était pas la bienvenue, qu'elle dérangeait. qu'elles les rendaient trop, trop intenses, trop difficiles. Alors, elles ont appris à cacher leur colère. Et voire même, elles ont appris à sourire quand ça bouillait intérieurement, à s'adapter quand elles auraient dû dire non. Et cette colère-là, qui n'a jamais eu de place, elle ne disparaît pas. Elle s'installe, encore une fois, dans ton corps et elle attend. À travers cet épisode, ce que j'ai envie de te partager, c'est que le but, ce n'est pas de lâcher ta colère sur tout le monde. Ça n'a pas de sens. C'est surtout d'apprendre à l'entendre avant qu'elle déborde. La première étape, ça va être de commencer à reconnaître les signaux dans ton corps avant que ça explose. La colère, vraiment, elle est très identifiable. C'est souvent très chaud. On sent de la chaleur qui monte dans le visage, la poitrine. Une tension dans la mâchoire, les épaules, comme je l'ai dit tout à l'heure. Une sensation que quelque chose se serre à l'intérieur. Et si ce signe-là, c'est la colère en fait qui arrive. Et si tu peux la reconnaître à ce stade, avant qu'elle ne déborde, tu as encore une marge pour choisir ce que tu en fais. Ça, c'est vraiment primordial de comprendre ça. La deuxième étape, ça va être de te demander ce qu'elle essaie de te dire. Alors, bien sûr, ce n'est pas analyser, pas intellectualiser, mais écouter, ce n'est pas la même chose. Vraiment être présente, comme je dis toujours, c'est observer. Observer, ce n'est pas analyser. Alors, on fait comme on peut, bien évidemment, ce n'est pas simple, mais en tout cas, essayer de sortir du mental et d'analyser. Et on peut se demander, quelle limite a été franchie ? Vraiment, la colère, ça se joue à ça, le respect, les limites. Quelle limite a été franchie ? Quel besoin n'a pas été respecté ? Qu'est-ce qui, dans cette situation, touche quelque chose d'important pour moi ? Et enfin, la troisième étape, ça va être d'apprendre à lui donner une sortie qui ne te fait pas de mal et ne fait pas de mal aux autres aussi. Donc, ça peut être bouger, ça peut être marcher vite. C'est vrai que c'est très intense, la colère. Donc, souvent, on a besoin d'extérioriser avec du mouvement. Ça peut être aussi expirer plus fort. Écrire aussi, c'est quelque chose qui nous va bien. Écrire ce qui monte. Encore une fois, ce n'est pas pour faire partir la colère. Ce n'est pas du tout ça. C'est pour lui donner un espace. pour vivre, pour s'exprimer. Ce n'est pas la même chose. Le but, encore une fois, ce n'est pas de faire disparaître ou de contenir, mais de donner un espace d'expression. Parce qu'une émotion qui a de la place pour exister dans ton corps va se transformer beaucoup plus facilement qu'une émotion qu'on cherche à contrôler ou à faire taire. Alors si tu te reconnais dans ce que je viens de décrire, cette colère qui sort trop fort, ou celle que tu ravales depuis trop longtemps et que tu ne sais même plus comment faire pour l'exprimer. Alors je veux te parler de libération intérieure. c'est mon accompagnement individuel dans lequel... On travaille exactement sur ça. Alors pas juste en comprenant d'où vient ta colère, mais en passant justement par ton corps pour lui redonner une place juste, sans qu'elle te déborde ou t'épuise. Bien sûr, je parle de la colère ici, mais c'est toutes les émotions qu'on va apprendre à mieux vivre au niveau du corps et à réguler. Alors tu peux dès à présent réserver ta place pour septembre, donc c'est la prochaine session. Si tu sens que c'est le bon moment pour toi, je t'invite à réserver ton appel de consultation offert avec moi, donc on fera le point sur ta situation aujourd'hui, sur ta problématique. Tout ce que je viens de te dire est en lien dans la description de cet épisode. Alors ce que je veux que tu retiennes de cet épisode, c'est que ta colère n'est pas un défaut de caractère. Tu n'es pas né colérique ou tu n'es pas quelqu'un qui ne ressent pas de colère. En fait, c'est une émotion qui porte quelque chose d'important. Et apprendre à l'écouter et vraiment l'écouter, pas la contrôler, c'est souvent le début d'un changement profond dans tes relations et dans ta façon de vivre, de te vivre toi-même. Voilà, j'en ai terminé pour cet épisode. On se retrouve mercredi prochain. Prends soin de toi.