Speaker #0Bienvenue dans Prends une pause, je suis Lugna, thérapeute psychocorporelle spécialisée en régulation émotionnelle. Ici on explore le lien entre tes émotions, ton corps et ton système nerveux, parce que ce que tu ressens ne se joue pas seulement dans ta tête, ça vit aussi dans ton corps. Mon intention ici est de t'aider à ne plus te laisser submerger par ce que tu ressens, en apprenant à le réguler par le corps plutôt qu'à l'analyser sans fin, pour retrouver plus d'apaisement, de sécurité et de liberté. Je continue à t'embarquer dans une série entièrement dédié aux relations, relations et émotions. Donc, on continue pour cet épisode. Alors, on parle beaucoup de limites dans les livres de développement personnel, dans les podcasts, dans les conversations entre amis. On sait qu'il faut en poser. On comprend pourquoi aussi, c'est important. Et pourtant, au moment de le faire, vraiment, au moment de dire non, de s'arrêter, de ne pas céder, quelque chose dans ton corps résiste. Alors, on ne le sent pas toujours, tout de suite, mais là, je vais le décrire. Je pense que tu vas comprendre de quoi je parle. La gorge qui peut se serrer, le ventre qui peut se nouer, une sensation de danger qu'on ne s'explique pas vraiment, alors que la situation objectivement n'est pas dangereuse. Et souvent, on conclut qu'on n'est pas suffisamment forte, pas encore assez confiante, pas encore suffisamment guérie pour y arriver. Mais je vais te dire que ce n'est pas ça. Et c'est exactement ce qu'on va voir aujourd'hui. Déjà, la première chose que j'ai envie de poser avec toi, c'est pourquoi poser une limite déclenche quelque chose dans ton corps. Parce que poser une limite, c'est pas juste une décision mentale, c'est un acte qui engage vraiment tout ton corps. Et pour beaucoup de femmes, cet acte-là était associé très tôt à quelque chose de risqué. Pas physiquement, mais relationnellement. Dire non, s'affirmer, ne pas répondre aux attentes de l'autre, pouvait entraîner du conflit, ou du rejet, ou de la froideur, ou de la déception. Des choses en fait que ton corps a appris à éviter à tout prix pour maintenir le lien. Du coup, ton corps a développé une réponse automatique. Dès que tu t'apprêtes à poser une limite, il interprète ça comme une menace. Et ce n'est pas une menace réelle, encore une fois, c'est une menace entre guillemets relationnelle. Et il fait ce qu'il a toujours fait face à la menace, il va te pousser soit à céder, soit à t'adapter, soit à lisser les choses pour que le lien soit préservé. Donc quand je te dis tout ça, tu comprends bien que ce n'est pas une forme de faiblesse quand tu n'arrives pas à poser une limite. En fait, c'est une mémoire, c'est de la mémoire. Ton corps se souvient de ce que ça a coûté par le passé de ne pas répondre aux attentes de l'autre. Et puis, il y a aussi la culpabilité, celle qui arrive. juste après avoir dit non. Ou parfois même avant, qui te fait revenir sur ta décision avant qu'elle soit vraiment posée. Cette culpabilité, elle n'est pas une preuve que tu as mal agi, parce que souvent c'est ce qu'on se dit, c'est une preuve en fait que ton corps anticipe les conséquences relationnelles de ce que tu viens de faire. C'est comme s'il calculait en fait. Est-ce que l'autre est déçu ? Est-ce que le lien est menacé ? Est-ce que j'ai fait quelque chose de mal ? Même des fois c'est très très inconscient et ça va très vite en fait, tout ce qu'on se dit. Et souvent, la conclusion c'est... Oui, la réponse à tout ce que je viens de dire, la conclusion c'est oui. Même quand la limite était juste, même quand elle était nécessaire, même quand une partie de toi sait très bien qu'elle était la bonne chose à faire. Et parce que cette culpabilité ne parle pas de la situation présente encore une fois, elle parle de tout ce que ton corps a appris sur les conséquences de s'affirmer. Et tant qu'on ne comprend pas ça, on reste dans ce cycle. On cède pour éviter le malaise, on s'épuise, on finit par déborder, et on continue, on repart de zéro. Alors ce qui aide vraiment, la première chose vraiment qui aide, c'est de comprendre que la difficulté à poser des limites, c'est pas un problème de confiance en soi ou d'estime ou de caractère, c'est une réponse automatique qui vient de loin. Et ça, franchement, ça change tout de comprendre ça, d'en prendre conscience, parce que ça enlève la culpabilité de ne pas y arriver et ça ouvre du coup la porte à quelque chose de différent. La deuxième chose, c'est d'apprendre à reconnaître dans ton corps ce qui se passe au moment en fait où tu t'apprêtes à poser une limite. Vraiment être dans cette reconnaissance, je t'emmènerai toujours à cet endroit. Je pense que tu me connais maintenant. Allez écouter ce qui se passe dans ton corps. Donc, allez observer cette tension dans ta gorge, peut-être observer ta respiration, ton souffle qui se raccourcit. C'est quelque chose qui se contracte, peu importe où, mais justement c'est là où il va falloir observer, dans le ventre, le dos, que sais-je. Et ces signaux-là, en fait, ne sont pas des preuves que tu as tort. Encore une fois, ce sont les traces d'une vieille protection. et les reconnaître. juste les reconnaître, ça crée déjà un espace. C'est toujours la même chose. Plus je reconnais et je ne nie pas ce qui se passe pour moi, plus j'arrive petit à petit à prendre de la distance. Et enfin, la troisième chose, celle qui change tout, je trouve, sur la durée, c'est de commencer à expérimenter. Progressivement, mais expérimenter que poser une limite ne détruit pas le lien. Que dire non, ça ne va pas entraîner le rejet. Que le corps aussi peut apprendre quelque chose de nouveau. Pas en une fois, parce que ça demande un peu de temps, pas en claquant des doigts, mais à chaque petite expérience qui se passe autrement que ce qu'il redoutait en fait. Et c'est comme ça en fait que ça va changer. Pas par la volonté, mais par l'expérience. Je vous le dis suffisamment, la volonté ça ne suffit pas. En fait, tant qu'il y a une mémoire corporelle, c'est l'expérience, il faut changer cette mémoire dans le corps, justement pour ancrer les choses. ce n'est pas dans la tête, c'est dans le corps que ça se passe. Et c'est ce qu'on voit d'ailleurs ensemble, dans mon accompagnement individuel, Libération Intérieure, apprendre à traverser ces moments d'inconfort dans le corps, à reconnaître ce qui se déclenche automatiquement et à créer progressivement de nouvelles expériences, aussi bien physiques, mais aussi des expériences relationnelles, des expériences où ton corps va apprendre enfin que tu peux exister pleinement sans que le lien soit menacé. En tout cas, si tu sens que c'est le bon moment pour toi d'être accompagné, Je t'invite à prendre ton appel de consultation avec moi, tu réserves ton créneau, je mets le lien dans la description de cet épisode. C'est un appel dans lequel on fera vraiment le point, on prendra le temps d'explorer ensemble ce qui est juste pour toi, si aussi ce que je propose est adapté à ce que tu traverses. Et voilà, on arrive au bout de cette série estivale sur les relations. On a eu huit épisodes pour regarder différemment ce qui se joue entre toi et les autres, ce que les relations réveillent en toi, ce que ton corps porte aussi et comment commencer progressivement. habiter tout ça autrement. J'espère sincèrement que cette série t'a apporté quelque chose de concret, pas juste de la compréhension, mais une façon peut-être un peu plus nouvelle de te regarder dans tes relations. En tout cas, prends soin de toi et on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode.