Speaker #0Bienvenue dans Prends une pause, je suis Lugna, thérapeute psychocorporelle spécialisée en régulation émotionnelle. Ici on explore le lien entre tes émotions, ton corps et ton système nerveux, parce que ce que tu ressens ne se joue pas seulement dans ta tête, ça vit aussi dans ton corps. Mon intention ici est de t'aider à ne plus te laisser submerger par ce que tu ressens, en apprenant à le réguler par le corps plutôt qu'à l'analyser sans fin, pour retrouver plus d'apaisement, de sécurité et de liberté. On est fin août, et peut-être que tu sens déjà... sans vraiment savoir l'expliquer. Il y a quelque chose qui change, une tension qui revient tout doucement, une liste dans ta tête qui se remplit toute seule sans que tu lui aies rien demandé. Et cette impression que le temps de souffler est déjà terminé, alors que les vacances ne sont même pas finies. Et en même temps, il y a peut-être cette petite phrase dans ta tête, celle qui revient chaque année à la même période, cette fois, ça sera différent. Cette fois, je m'organise mieux, je fais attention à mon énergie, je pose enfin mes limites, j'arrête de tout porter toute seule. Et puis, septembre arrive, Le rythme reprend et trois semaines après, tu es exactement au même endroit que l'année dernière, fatiguée, débordée, en train de tenir sans vraiment te sentir bien dans ce que tu fais. Alors je veux te dire quelque chose tout de suite, avant même de rentrer dans le sujet. Ce n'est pas un manque de volonté, parce que ça, on se le dit très souvent. Et ce n'est pas non plus que tu ne saurais pas quoi faire, parce que la plupart des femmes que j'accompagne savent très bien ce qu'il faudrait faire. Elles ont lu, elles ont compris, elles ont travaillé même sur elles. Le problème est ailleurs. Et il est beaucoup plus profond que ce qu'on croit. Donc dans cet épisode, je vais t'expliquer ces schémas qui reviennent, ce qui les maintient en place dans ton corps, pas juste dans ta tête, et surtout ce qu'il faut vraiment pour que ça change, parce qu'il y a une logique derrière tout ça. Et quand tu comprends, tu arrêtes de croire que le problème c'est toi. Avant de commencer, si ce podcast t'aide à mieux comprendre ce que tu vis, je te laisse t'abonner, ça soutient vraiment mon travail et ça permet à ces épisodes de toucher plus de personnes. Merci pour ça. Alors je trouve qu'il y a quand même quelque chose de très intéressant dans cette période. Donc on vient de passer des semaines... qui étaient censées nous reposer. Et pourtant, pour beaucoup de femmes, fin août, c'est un moment de l'année où on sent le plus fatigué. Pas une grosse fatigue qu'on remarque tout de suite, plutôt une fatigue de fond, un manque d'élan, l'impression que l'été n'a pas rechargé ce qu'il devait recharger. Et ce qu'on dit en général, c'est « j'ai pas su profiter, j'aurais dû mieux couper, je suis peut-être quelqu'un qui ne sait pas se reposer » . Et là, je vais te dire ce que j'observe, moi, chez les personnes que j'accompagne, c'est que c'est pas du tout ça. Ce qui se passe fin août, en fait, c'est que l'été a fait quelque chose que le reste de l'année ne fait jamais. Il a enlevé le rythme, il a enlevé les horaires, l'organisation, les automatismes, tout ce qui te permet de tenir sans trop sentir ce qui est là. Et en enlevant tout ça, il a laissé remonter ce qui attendait derrière. Des tensions que tu n'avais pas eu le temps de ressentir, des émotions que tu avais mises de côté pour plus tard, une fatigue que tu portais déjà bien avant le mois de juin. Et c'est quelque chose de très connu, tu l'as peut-être déjà vécu d'ailleurs. C'est ce qui fait que beaucoup de gens tombent malades le premier jour des vacances. Ce n'est pas un hasard, ce n'est pas de la malchance non plus, c'est que le corps qui redescend enfin et qui laisse sortir tout ce qu'il avait mis en attente pour pouvoir tenir. Donc l'été ne crée pas cet épuisement en fait, il le montre. Et c'est une information très importante même si ce n'est pas agréable à recevoir. Et là, il se passe autre chose aussi, c'est que parce qu'en même temps que tu digères ça... Avec septembre qui approche, ton corps se remet déjà en marche. Donc avant même que la rentrée soit là, le mental lui recommence à tourner, les listes reviennent et quelque part en toi, sans que tu l'aies décidé, tu te prépares déjà à tenir à nouveau. Cette espèce de charge mentale qu'on connaît toutes. Et tout ça, c'est pas conscient. Ton système nerveux, lui, il sent que quelque chose arrive. Et il fait ce qu'il a toujours fait, il anticipe, il va se contracter et il va se mettre en route. C'est vraiment ce principe de mémoire. Et ça ? Ça te prend énormément d'énergie, de l'énergie que tu dépenses avant même que septembre ait commencé. C'est pour ça que fin août, c'est souvent plus fatigant qu'on ne le pense. Tu portes deux choses en même temps en fait. La fatigue que l'été a fait remonter et l'anticipation de ce qui arrive. Donc deux charges au même moment et personne pour te dire que c'est normal. Alors septembre arrive et avec lui les bonnes intentions. Cette fois, ça sera différent. Sauf que trois semaines passent et rien n'a bougé. Et là, je veux prendre le temps parce que c'est vraiment le cœur de l'épisode. C'est ce que j'explique le plus souvent à mes clientes et c'est ce qui change tout quand justement c'est compris. On croit que si on a compris quelque chose, ça va changer. On croit qu'une bonne décision, une nouvelle organisation, une résolution bien prise, ça peut modifier les choses en profondeur. Mais les schémas qui reviennent, cette façon de tout porter, de t'oublier, de mettre tes besoins après ceux des autres, de tenir jusqu'à être épuisé, ce n'est pas des habitudes, c'est des automatismes. Des façons de faire qui se sont construites très tôt dans des environnements où être forte, où ne pas déranger, gérer seul, faire attention aux autres, c'était ce qui permettait de tenir, d'être aimé et d'avoir ta place. Et voilà ce qu'on ne dit pas souvent. Ces automatismes-là ne sont pas rangés au même endroit. que ce que tu as compris sur toi. Ce que tu as compris, ce que tu as lu par exemple, ce que tu as travaillé en thérapie, ce que tu peux expliquer avec des mots, c'est une mémoire consciente. Tu peux y aller quand tu veux, tu peux en parler. Mais tes schémas, eux, ils sont dans une autre mémoire, une mémoire automatique. C'est la même que celle qui te fait rouler à vélo ou conduire sans y penser. Elle ne passe pas par les mots en fait. Elle se déclenche toute seule avant même que tu aies le temps de réfléchir. Donc, quand tu essaies de changer, une réaction qui est automatique avec de la volonté et de la compréhension. Tu tapes au mauvais endroit. Ce n'est pas que tu t'y prends mal, c'est que ce que tu utilises n'a pas d'effet sur cette partie-là. Et c'est exactement ce que veulent dire mes clientes quand elles me sortent cette phrase que j'entends peut-être plus que toutes les autres. Je comprends tout sur moi, mais à l'intérieur, ça ne suit pas. Elles ont raison. Ça ne suit pas parce que la compréhension toute seule n'a pas de prise là-dessus. Il faut autre chose. Et cette autre chose, elle passe par le corps, par le fait de vivre quelque chose de différent. pour de vrai, dans un moment où ton corps est assez posé pour l'enregistrer. C'est ça qui fait bouger un schéma. Pas une décision, une expérience. Donc si chaque rentrée ressemble à la précédente, c'est pas parce que tu n'essaies pas assez, c'est parce que ce qui doit changer n'est pas là où tu le cherches. Quand septembre revient, il ne remet pas juste le rythme en marche. Il remet en marche quelque chose de beaucoup plus ancien. La façon dont tu te places dans la vie, la place que tu prends ou celle que tu laisses aux autres. La façon dont tu réponds aux demandes avant même de te demander ce dont toi tu as besoin. Cette idée aussi que tu dois mériter le repos peut-être avant de te l'autoriser. Tout ça n'est pas là par hasard et surtout ce n'est pas des pensées qui le maintiennent, c'est l'état de ton corps. Je t'explique. Ton système nerveux évalue tout le temps si ce qui l'entoure est sûr ou pas. Tout le temps et sans te demander ton avis. Ce n'est pas une réflexion, en fait c'est automatique. Ça se fait. en dessous de ta conscience. Et quand ce système a appris très tôt que la sécurité, c'était de tenir, de bien faire, de ne pas déranger, eh bien, il continue à fonctionner comme ça, même 30 ans après, même quand la situation d'aujourd'hui n'a plus rien à voir. Donc concrètement, ça donne quoi ? Ça donne que quand tu penses à dire non, ton corps, il réagit avant toi. Ton cœur va s'accélérer, ta gorge qui va se serrer, une chaleur qui monte, et cette envie très forte de t'expliquer, de te justifier, d'arrondir. Et ça donne que, quand tu t'arrêtes vraiment, il y a quelque chose qui remonte. De la culpabilité, du vide, de l'agitation. Et tu repars tout de suite dans l'action pour ne pas rester avec ça. Ça donne que quand quelqu'un est déçu ou un peu froid avec toi, tu vas y penser pendant trois jours. Ce n'est pas parce que tu es fragile, encore une fois. C'est parce que ton corps lit ça comme un vrai danger. Et maintenant, regarde bien ce qui se passe. Chaque fois que ton corps réagit comme ça et que tu recules, que tu dis oui, que tu repars dans le faire, que tu t'adaptes encore, ton système nerveux en conclut. « J'avais raison, c'était dangereux et j'ai bien fait de faire comme ça. » Donc le schéma ne fait pas que rester, il se renforce à chaque fois. Et là, je veux être très claire avec toi parce que c'est peut-être le plus important de tout l'épisode. Ton schéma n'est pas un défaut, ce n'est pas un manque de maturité et ce n'est pas un manque de travail sur toi. C'est une façon de te protéger qui a été très utile, qui t'a servi et qui n'a jamais eu l'occasion d'apprendre autre chose. Elle n'a pas besoin qu'on lutte contre, elle a besoin d'apprendre du nouveau. Et ça, ça ne se fait pas avec une bonne résolution d'entrée. Ça se fait dans le corps, dans l'expérience et dans un cadre qui tient. Parce qu'on ne traverse pas correctement quand on est toute seule. Déjà, épuisée avec un système nerveux qui n'en peut plus. Alors maintenant, la vraie question, qu'est-ce qui marche ? Alors je vais te partager la façon dont je travaille parce que je pense que ça peut t'aider même si tu ne travailles jamais avec moi. C'est un chemin avec des étapes et l'ordre compte beaucoup. C'est souvent là que ça coince chez les personnes qui ont déjà beaucoup essayé. Donc la première étape, c'est... de redonner de la place à ton système nerveux. Alors, encore une fois, c'est pas comprendre, pas analyser, calmer d'abord. Parce qu'un corps qui est en alerte tout le temps, il ne peut rien apprendre de nouveau. Il n'y a plus de disponibilité pour ça, tout est occupé à tenir. Et c'est pour ça que je commence toujours par là avec mes clientes. À chaque fois, la respiration, le mouvement, la présence aux sensations, les appuis, ça a l'air simple, même... Trop simple, j'ai envie de dire. Mais c'est ce qui rend tout le reste possible. Et la bonne nouvelle, je le redis souvent parce que c'est vrai, le système nerveux est plastique. Il peut apprendre, il peut changer. C'est pas figé. La deuxième étape, c'est d'apprendre à repérer les signaux avant que ça déborde. Beaucoup de femmes arrivent en me disant qu'elles ne comprennent pas leurs réactions. En fait, les réactions sont annoncées bien avant, mais par des signaux dans le corps, qu'elles ne savent pas encore lire. La mâchoire qui serre, par exemple, la respiration qui devient courte, le ventre qui se ferme. La voix qui monte, le débit qui accélère. Je te dis tout ça parce que c'est des choses que tu vas pouvoir, au fur et à mesure, déceler chez toi aussi. Et quand tu apprends à repérer ça, tu gagnes quelque chose d'énorme, tu gagnes du temps. Tu passes d'une réaction qui te tombe dessus à un moment où tu peux en faire quelque chose. Et c'est là que ça change tout au quotidien. La troisième étape, c'est de traverser ce qui est là, pas de le comprendre, de le traverser. Et ça, c'est la partie que personne ne fait tout seul. Et c'est normal, parce que... Ce qui remonte quand on arrête de tenir, c'est souvent des choses qu'on garde à distance depuis des années. Ça peut être de la colère qu'on n'a jamais eu le droit d'avoir, une tristesse aussi profonde, ancienne, de la fatigue aussi immense. Et ça, ça ne se traverse pas dans un livre, ça se traverse dans un corps, avec quelqu'un qui reste là pendant que ça monte, qui sait aller doucement et qui sait quand il faut s'arrêter. Et c'est exactement ce qui manque à toutes celles qui ont fait des années de travail avec la tête, qui bloquent toujours au même endroit. Et la quatrième étape, c'est de vivre de nouvelles expériences dans ta vie de tous les jours. concrètement, dire un non, poser une limite, prendre du temps pour toi sans te justifier. Et là, c'est le plus important. Rester avec ce que ça fait dans ton corps au lieu de repartir tout de suite dans le faire. Parce que c'est à ce moment-là que quelque chose change. Quand ton corps sent l'inconfort, la culpabilité, la peur que l'autre le prenne mal et qu'il voit ensuite que rien ne s'est écroulé, que la relation a tenu et que tu es toujours là. Une fois, ça ne suffit pas. Ça, je le dis, la répétition fixe la notion. Ton corps a besoin de vivre plusieurs fois pour changer une conclusion aussi ancienne. Mais avec la répétition, ça s'installe. Et là, c'est plus une bonne résolution, c'est quelque chose que ton corps a appris. Et ça, ça ne se perd pas au premier coup de fatigue. Voilà pourquoi je dis souvent que c'est pas une question de faire plus d'efforts, tu en as déjà fait énormément j'imagine si tu m'écoutes, c'est une question de méthode et d'ordre. Et qu'est-ce que ça change concrètement pour toi ? Je veux te donner une idée très concrète de ce à quoi ça ressemble, parce que je trouve qu'on reste trop souvent dans le flou sur ces sujets. Alors bien évidemment, si tu me connais, tu sais que ce n'est pas devenir zen. Ce n'est pas non plus ne jamais être stressé, ni ne plus jamais réagir. Ça, c'est une promesse que je ne ferai jamais, vraiment. Et je me méfie beaucoup de ceux d'ailleurs qui la font. Ce que ça change, c'est ça. Tu sens que ça monte avant que ça déborde. Et tu sais quoi faire à ce moment-là. Tes réactions avec les autres deviennent moins fortes. Tu ne t'effondres plus et tu n'exploses plus pour des choses que tu mettrais par terre avant. Tu arrêtes de repasser la scène en boucle après coup et de te juger pendant trois jours. Tu redescends plus vite. C'est ça la vraie régulation. Ce n'est pas ne jamais monter, c'est pouvoir redescendre rapidement. Tu peux dire non aussi sans passer la soirée à te justifier dans ta tête. Et il y a quelque chose aussi de plus difficile à expliquer, mais que mes clientes me disent presque toutes avec les mêmes mots, je me sens plus solide à l'intérieur. Une base. Quelque chose qui tient sans que tu aies besoin de te crisper. Et c'est ça l'objectif. Pas être parfaite avec tes émotions, être stable. Alors si tu te reconnais dans ce que je viens de décrire, cette fatigue que l'été a fait remonter, ces schémas qui reviennent malgré tout ce que tu comprends déjà de toi, je veux te parler de libération intérieure. Donc c'est mon accompagnement individuel, et il est construit exactement sur le chemin dont je viens de te parler. On calme ton système nerveux, on apprend à repérer tes signaux, on va traverser ce qui est resté bloqué dans ton corps, et on installe de nouvelles expériences dans ton quotidien. Une par une, jusqu'à ce que ça tienne tout seul. Donc ce n'est pas un accompagnement où on va parler de toi pendant des mois, c'est un travail avec le corps, très concret, où il se passe quelque chose à chaque séance. La prochaine session démarre le 14 septembre, et je prends un nombre limité de personnes pour pouvoir accompagner correctement. Donc si tu sens que c'est le bon moment pour toi, je t'invite à réserver ta consultation découverte offerte. On prend le temps de faire le point sur ta situation, et je te dis ce que je vois, et on regarde ensemble si c'est la bonne direction pour toi. Bien évidemment, c'est sans engagement. Et c'est vraiment un beau moment selon moi pour ce travail parce que la rentrée, c'est précisément le moment où ces schémas se remettent en route. Donc on peut travailler dessus pendant que ça se joue. Donc le lien pour réserver ta consultation est dans la description de cet épisode. Et ce que j'aimerais que tu retiennes de cet épisode, c'est simplement ça. Si tu repars sur les mêmes schémas à chaque rentrée, c'est pas parce que tu n'essaies pas assez, c'est parce que ce qui doit changer n'est pas là où tu le cherches. C'est pas dans ce que tu comprends, c'est dans ton corps, dans ton système nerveux et dans ce que tu lui donnes à vivre. Et cette rentrée peut vraiment être différente. Pas parce que tu vas faire plus encore une fois, mais parce que tu vas t'y prendre à l'endroit où ça peut bouger. Merci de m'avoir écoutée, en tout cas jusqu'au bout, et je te dis à mercredi prochain pour un nouvel épisode.