Speaker #0Bienvenue dans Prends une pause, je suis Lugna, thérapeute psychocorporelle spécialisée en régulation émotionnelle. Ici, on explore le lien entre tes émotions, ton corps et ton système nerveux, parce que ce que tu ressens ne se joue pas seulement dans ta tête, ça vit aussi dans ton corps. Mon intention ici est de t'aider à ne plus te laisser submerger par ce que tu ressens, en apprenant à le réguler par le corps plutôt qu'à l'analyser sans fin, pour retrouver plus d'apaisement, de sécurité et de liberté. J'ai passé des années à travailler sur moi. J'ai lu Un certain nombre de livres, j'ai fait des thérapies, des formations, des stages, des méthodes que j'ai testées sérieusement pendant longtemps en y croyant vraiment. Et pendant une bonne partie de ce temps-là, ça n'a pas marché comme je voulais. Et pas parce que j'en faisais pas assez, au contraire j'en faisais énormément. C'est même une des choses que je comprends le mieux aujourd'hui. Chez les femmes que j'accompagne et qui viennent me voir, ce ne sont jamais des femmes qui n'ont rien fait, ce sont des femmes qui ont beaucoup fait et qui ne comprennent pas pourquoi ça ne change rien. Alors aujourd'hui j'ai envie de te partager mon expérience personnelle. Je vais te dire ce qui a vraiment marché pour moi. Mais je vais aussi te dire ce qui m'a fait perdre un temps fou, parce que je crois que c'est tout aussi important. Et parce que ce que je croyais à l'époque, toi tu le crois peut-être encore aujourd'hui. Alors je vais te parler de six croyances, six choses que j'étais persuadée d'avoir comprises et qui étaient fausses. Alors pas complètement fausses, c'est ça qui est un piège, mais fausses juste assez pour me maintenir au même endroit pendant des années. Alors avant de commencer, si ce podcast t'aide à mieux comprendre ce que tu vis, je te laisse t'abonner, parce que vous êtes nombreux à m'écouter sans être abonné. ça soutient vraiment mon travail et ça permet à ces épisodes d'aller toucher d'autres personnes. Merci pour ça. Alors la première croyance, le problème c'est moi. Alors c'est la première et c'est celle qui tient toutes les autres je pense. Autour de moi, tout le monde avait l'air de gérer. Les gens travaillaient, avaient des enfants, des projets et ça avait l'air d'aller. Moi aussi j'avançais, moi aussi j'avais l'impression de gérer. Mais à l'intérieur, ça me demandait un effort permanent. Donc la conclusion tombait en fait toute seule, presque j'ai envie de dire. Si tout le monde y arrive et que moi ça me coûte autant, C'est qu'il y a quelque chose qui ne va pas chez moi. Je pense que beaucoup de femmes vivent avec cette phrase de fond. Je suis trop sensible, je suis trop peintant, je suis trop dans ma tête, je ne suis pas assez solide, je dois être capable de gérer ça. Et ce que cette croyance en fait produit, c'est très concret. Tu passes ton temps à essayer de te réparer. Parce que c'est vraiment ce que j'ai essayé de faire pendant des années. Tu travailles sur ta personnalité, tu essayes de corriger ce qui, en fait, chez toi, te semble. défectueux, entre guillemets, et à chaque fois que ça ne marche pas, ça confirme le point de départ. Tu te dis, ben voilà, en fait, j'y arriverai pas. Alors voilà ce que j'ai compris, et c'est peut-être ce qui a pu changer pour moi. La question n'était pas la bonne. Je me demandais, qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? Et en fait, le jour où j'ai commencé à me demander autre chose, j'ai commencé à me demander dans quel état est mon corps en ce moment. Et ben tout s'est déplacé. Parce que c'est pas la même question du tout. La première parle de qui tu es, et la deuxième parle de comment tu vas. Et il y a une différence énorme entre les deux. Une personnalité, ça ne se change pas et heureusement. Un état, lui, ça se change. Un corps qui est épuisé, ça se soigne. On en prend soin. Un système nerveux qui est resté trop longtemps en alerte, ça se régule et ça peut réapprendre. Donc la première chose qui a vraiment marché, en fait, c'est ça. Arrêter de me demander ce qui n'allait pas chez moi et commencer à regarder dans quel état j'étais. Et je le dis souvent à mes clientes, et je sais que vous êtes nombreux à m'écouter. Parce que je le pense sincèrement, tu n'as rien à réparer. Tu as un corps qui a beaucoup porté et qui a besoin d'autre chose. Alors la deuxième croyance, et alors celle-là, je l'ai gardée très très longtemps, j'étais persuadée que si j'arrivais à comprendre d'où venaient mes réactions, elles allaient s'arrêter. Que si je remontais assez loin, si je faisais assez de liens, à un moment, ça se dénourait. Bien évidemment, j'ai... tout décortiqué au niveau des lectures, j'ai analysé, j'ai fait des liens avec mon enfance, mes relations, mes façons de réagir. Honnêtement, vraiment, là je suis très honnête, j'ai compris énormément de choses sur moi. Et tant mieux. Et voilà le point que je trouve important, celui dont on ne parle jamais. Comprendre ça soulage vraiment. C'est pas rien quand tu as une prise de conscience, il se passe quelque chose. Tu te sens plus légère, tu vois plus clair, tu as l'impression d'avoir avancé et cette sensation-là, elle est réelle. Mais le problème, c'est qu'elle dure deux jours. Allez, une semaine peut-être. Et après, la même situation revient, et tu réagis exactement pareil. Mais comme tu as ressenti soulagement, tu te dis que tu es sur la bonne voie. Alors tu continues dans la même direction. Tu lis un autre livre, tu cherches une autre explication, et tu creuses encore. Et tu peux faire ça pendant dix ans, en fait. C'est ce que j'ai fait. C'est exactement ce que j'ai fait, ce que mes clientes me disent aussi quand elles arrivent, avec cette phrase que j'entends peut-être. Plus que toutes les autres, encore une fois, je comprends tout sur moi, mais à l'intérieur, ça ne suit pas. Alors qu'est-ce que j'ai compris dans tout ça ? J'ai compris que ce que le corps a appris ne se défait pas avec des mots. Et ce que tu comprends de toi, en fait, c'est conscient, c'est verbal. Tu peux l'expliquer à quelqu'un, tu peux l'écrire même. Mais tes réactions ? Elles, elles ne sont pas rangées au même endroit. Elles sont dans une mémoire automatique. La même que celle qui te fait rouler à vélo sans y penser. Elles ne passent pas par des mots. Elles se déclenchent toutes seules avant même que tu aies le temps de réfléchir. J'aime bien cet exemple du vélo. Vraiment parce que je trouve que ça décrit vraiment comment ça fonctionne. Au niveau de tes réactions. Donc quand tu essaies de changer une réaction automatique avec de la compréhension, tu n'as pas de prise sur ça. Et ce n'est pas que tu t'y prends mal, c'est que ça n'agit pas sur cette partie-là. Et ce qui marche, c'est de vivre autre chose, pas de comprendre autre chose. Et ça, ça a été un vrai deuil pour moi, parce que j'étais très à l'aise avec la compréhension. J'ai envie de dire que c'était un peu mon terrain même. Accepter que ça ne suffirait pas, ça voulait dire aller vers quelque chose que je maîtrisais beaucoup moins du coup. Alors troisième croyance, et celle-là, je la trouve très très répandue. Je voyais la détente comme un moment agréable. Un truc sympa, mais pas très sérieux en fait. Pas un outil de travail. Dans ma tête, la relaxation, c'était une récompense. Quelque chose qu'on s'accorde quand tout le reste est fait. Donc dans mes priorités, elle passait vraiment à toute fin, toujours après tout ce que j'avais à faire, après le travail, après les responsabilités, après avoir réglé ce qui n'allait pas finalement. Et il y a aussi une autre version de cette croyance que je vois beaucoup. Celle où tu essaies de te détendre et où ça ne marche pas. En fait, tu t'allonges, tu te mets une méditation, et au bout de trois minutes, Tu es plus agité qu'avant, ton mental s'accélère encore plus, et tu ne tiens pas en place. Tu te dis que décidément, tu es vraiment inquiet. Voilà ce que j'ai compris, et c'est très concret. Un corps tendu, ça retient. C'est mécanique, il n'y a rien de mystique là-dedans. Quand une mâchoire est serrée, quand une gorge est fermée, quand un ventre est verrouillé, rien ne peut sortir. Tu peux parler de tes émotions pendant des heures. Si ton corps est fermé, il ne se passera rien de profond. La détente, ce n'est pas la récompense du travail. C'est ce qui rend le travail possible. Et c'est la première marche en fait, pas la dernière. Et même j'ai envie d'ajouter deux choses, parce qu'elles vont peut-être t'éviter de te juger. La première, c'est qu'on ne se détend pas sur commande. Se forcer à se détendre, c'est encore une tension de plus en fait qu'on se rajoute. Si ton corps ne se sent pas en sécurité, il ne va pas lâcher parce que tu lui as juste demandé. La deuxième, c'est qu'on ne commence pas toujours par le calme. Ça, c'est vraiment important. Quand un corps est en alerte, lui demander de s'immobiliser, de s'asseoir et de méditer, souvent c'est le pire moment pour le faire. Il faut souvent bouger d'abord, marcher, secouer, respirer plus fort, décharger. Et c'est seulement après que le calme devient possible. Et c'est la raison pour laquelle, dans mon travail, je commence toujours par le corps et par la régulation, pas parce que c'est agréable, mais parce que sans ça, tout le reste ne tient pas. On arrive à la quatrième, et pour moi, c'est peut-être la plus importante de l'épisode. Alors voilà comment ça se passe. Il y a une remarque. Un ton un peu sec, un imprévu, quelque chose de petit objectivement, et tu réagis fort. Tu pleures ou tu t'énerves, ou tu te fermes complètement. Et juste après, il y a la deuxième couche, celle qui fait souvent le plus mal. Tu t'en veux. Tu te dis que tu es exagéré, que ce n'était pas si grave finalement, et que les autres n'auraient jamais réagi comme ça. Alors du coup, moi pendant très longtemps, je cherchais des solutions pour migérer le moment. Des techniques, des respirations, des phrases même à me dire quand ça monte. Alors ça marchait un petit peu, je peux le dire. Mais ça m'a aidé... à ne pas exploser, mais le fond n'a jamais bougé. Voilà ce que j'ai compris. Je voudrais vraiment que tu l'entendes bien. Une réaction disproportionnée, ça n'existe pas. Je répète, une réaction disproportionnée, ça n'existe pas. Quand tu réagis très fort à quelque chose de petit, ce n'est pas la situation qui pèse là. C'est la situation plus toutes les fois où tu n'as rien dit. Plus toutes les fois où tu as pris sur toi. Plus... toutes les fois où tu t'es adapté alors que ça ne te convenait pas. L'intensité, en fait, ne vient pas de l'événement, elle vient du cumul. Donc, quand tu travailles seulement sur le présent, quand tu cherches uniquement des outils pour gérer l'émotion au moment où elle monte, c'est comme essayer de vider un bateau qui prend l'eau. Tu vides, ça soulage, et le niveau remonte tant que tu n'as pas résolu le problème de pourquoi ce bateau coule. Donc, ce qui marche, c'est de libérer ce qui est resté du passé pour que le présent redevienne à sa taille réelle. Et là aussi, il faut que je te dise autre chose parce que c'est une erreur que j'ai faite. Je crois pendant un moment que plus je ressentais fort, plus je me libérais. Que la solution, en fait, était dans la grosse décharge. Le stage intense, la séance où tu pleures pendant trois heures. Et c'est faux. Vraiment, je peux dire aujourd'hui que c'est faux. Tu peux vivre quelque chose de très fort et être exactement au même endroit le lendemain parce que décharger, ce n'est pas intégré. En fait, une décharge, c'est un moment. Ça peut faire du bien et ça peut même être nécessaire. Mais si ton système nerveux n'est pas prêt à accueillir ce qui remonte, tu ne fais que revivre en fait, tu ne traverses pas. Et la différence entre revivre et traverser, c'est tout mon métier. Revivre, c'est être submergé à nouveau. Traverser, c'est sentir ce qui est là, en restant présente, avec assez de sécurité pour que le corps enregistre autre chose. Et ça, ça demande du dosage, ça demande d'aller doucement, ça demande quelqu'un qui sait quand ralentir. Et c'est pour ça que je me méfie beaucoup des méthodes qui promettent beaucoup de choses et beaucoup de libération d'un week-end. Ce n'est pas que rien ne se passe, c'est que ce qui se passe n'a pas le temps de s'installer en fait. Cinquième croyance, alors j'étais ce genre de personne qui faisait une séance, un stage, même une retraite. J'en sortais transformée et je me sentais beaucoup plus claire, légère, ouverte. Et je me disais, ça y est, j'ai trouvé. Et trois jours plus tard, la vie me rattrapait. Une journée un peu compliquée, un conflit, une fatigue qui prenait un peu le dessus. J'étais exactement comme avant. Alors qu'est-ce que j'en concluais ? Deux choses. Soit que la méthode ne marchait pas. Soit, et ça c'est le plus fréquent que je vois aussi autour de moi, que c'est moi. Que je ne suis pas capable de garder ce que j'ai trouvé. Voilà ce que j'ai vraiment compris. Le vrai indicateur, ce n'est pas comment tu te sens pendant la séance, c'est ce qui se passe le mardi soir quand tout part en vrille par exemple. Se sentir bien dans un espace protégé où quelqu'un s'occupe de toi, où tu n'as rien d'autre à faire que ressentir, c'est même presque facile. La vraie question, c'est ce qui reste quand tu retournes dans ta vie. Ce que je dis dans la vraie vie, avec tes enfants, ton travail, tes contraintes, tes gens. Et ce qui manquait, ce n'est pas la volonté, c'est l'intégration. Une expérience vécue une seule fois, ça reste un beau souvenir, ça ne change pas grand chose finalement. Mais une expérience qui est reprise, répétée, ramenée dans le quotidien, expérimentée en petit, petit à petit dans la vraie vie, là ça devient un apprentissage. Et un apprentissage, ce n'est pas la même chose. Un apprentissage ne se perd pas au premier coup de fatigue. C'est pour ça que je travaille toujours sur ce qui se passe entre les séances. Pas seulement pendant, parce que la transformation ne se joue pas dans mon cabinet, elle se joue dans ta semaine. Et on arrive à la dernière. Celle qui, avec le recul, m'a peut-être coûté le plus de temps. J'étais convaincue que je devais y arriver seule. Que si je lisais assez, si je pratiquais assez, si je m'appliquais assez, je finirais par y arriver par moi-même. Et regarde ce qu'il y a de complètement logique là-dedans et en même temps, d'un peu absurde. Une femme qui a appris très tôt à ne pas déranger, à gérer seule, à ne pas demander. Cette femme-là ne va évidemment pas demander de l'aide pour apprendre à ne plus tout porter toute seule. Le schéma lui-même empêche de sortir du schéma. Il y a ça et il y a aussi autre chose que j'ai fait et que je vois beaucoup chez mes clientes, c'est que j'ai voulu guérir avec exactement la même énergie qui me faisait souffrir. Aller vite, être efficace, cocher les étapes, faire de ma guérison un projet à mener concrètement. C'est-à-dire du contrôle, encore du contrôle, appliqué cette fois à mon propre apaisement. Voilà ce que j'ai compris, c'est que c'est une question de fonctionnement et non pas une question de faiblesse. Un système nerveux se régule en partie au contact d'un autre système nerveux posé. Et ça, ce n'est pas du soutien moral, ce n'est pas de la gentillesse non plus. Ton thérapeute, il n'est pas là pour être gentil avec toi. C'est physiologique. Notre système nerveux capte en permanence l'état des personnes autour de nous. Un corps qui est calme à côté de toi envoie des informations de sécurité à ton corps. C'est comme ça qu'on se régule depuis qu'on est bébé. Et ça ne s'arrête jamais. Donc essayez de réguler seul un système nerveux qui est en alerte depuis des années. c'est possible, mais c'est très long. Ça, je l'ai compris. Et surtout, il y a des choses qu'on ne peut pas traverser seul. Ce qu'on a passé 20 ans à éviter. On ne regarde pas un dimanche après-midi toute seule dans son salon, en fait. Et ce n'est pas un manque de courage, encore une fois, vraiment. J'emploie ces mots parce que c'est des choses que j'entends très souvent et que j'ai moi-même pensé. C'est juste que le corps ne le permet pas. Il attend une présence pour se sentir assez en sécurité pour lâcher. Alors, si je résume tout ça, voilà ce que ça peut donner. J'avais un peu tous les morceaux depuis longtemps, vraiment. La compréhension, je l'avais. La respiration, je la connaissais à peu près. Le travail sur le passé, j'en avais fait un petit peu. Les pratiques corporelles, j'en avais essayé aussi pas mal. Et ce n'est pas que les outils ne marchaient pas. Encore une fois, ces outils fonctionnent. C'est qu'ils arrivaient dans le mauvais ordre. En fait, j'essayais de libérer des choses avant d'avoir un corps assez détendu pour les laisser sortir. J'essayais d'intégrer avant d'avoir libéré. Je cherchais à comprendre avant d'avoir ressenti. Et quand on fait les choses dans le désordre, alors qu'on soit d'accord, ça s'entremêle aussi, mais il y a quand même un ordre qui est important. Et quand on fait les choses dans le désordre, ce n'est pas juste moins efficace. Parfois, en fait, ça ne marche pas du tout. Et on en conclut finalement que la méthode est mauvaise ou qu'on est à un cas particulier. Ça aussi, on peut se le dire. Et ce qui a fini par marcher pour moi, c'est un ordre. Et c'est quatre marches. D'abord, détendre le corps et calmer le système nerveux, parce que sinon, rien ne peut sortir, et parce qu'un corps en alerte, il ne peut rien apprendre de nouveau. Ensuite, c'est libérer ce qui est resté du passé, parce que tant que le cumul est là, le présent restera écrasé. Ensuite, apprendre à vivre autrement les émotions d'aujourd'hui, les sentir monter avant qu'elles ne débordent, savoir quoi en faire. Et enfin, c'est intégrer, ramener tout ça dans la vraie vie, comme je dis. Petit à petit, plusieurs fois, jusqu'à ce que ça tienne tout seul. Et c'est exactement dans cet ordre que je travaille aujourd'hui avec les personnes que j'accompagne. Pas parce que ça fait joli sur le papier, là j'ai une méthode toute faite, c'est super, je te donne une trame. Parce que c'est ce que j'ai mis des années à découvrir en le faisant à l'envers. Et je veux terminer par quelque chose qui est très honnête. Je ne suis pas devenue quelqu'un d'autre avec tout ce travail, toute cette compréhension et toute cette méthode dont je te parle. C'est que je réagis. Il y a encore des périodes où tout me pèse, des moments où je sens que... je repars dans le contrôle des journées où je peux être aussi à fleur de peau. En fait, la différence, c'est le temps que ça prend. Avant, ça pouvait durer des semaines, être dans ces réactions, la colère, je pouvais faire la tête pendant des semaines. Maintenant, je le vois arriver, je sais ce que c'est, et je sais quoi faire. En fait, ce que je veux te dire, c'est que ce n'est pas une promesse de vie parfaite. C'est beaucoup mieux que ça, je trouve, en tout cas pour moi. C'est de ne plus se sentir emporté par ce qui monte. Si tu t'es reconnu dans ces croyances, si tu t'es dit plusieurs fois au cours de cet épisode, ça c'est moi, alors je veux te dire quelque chose. Tu n'as pas besoin de mettre autant de temps que moi, vraiment, je te fais gagner du temps si tu en as envie. Mon accompagnement individuel, Libération Intérieure, démarre le 14 septembre. C'est exactement ce chemin-là, ces quatre étapes, dans le bon ordre, accompagné. On calme d'abord ton système nerveux, on libère ce qui est resté bloqué, on apprend à vivre autrement ce que tu ressens et on intègre tout ça dans ton quotidien. Il reste encore quelques places, là on est proche de la date au moment où j'enregistre cet épisode, proche de la date où je clôture les inscriptions. Donc là, de mémoire, il doit rester quatre places. Donc si tu veux me rejoindre, ça commence toujours par une consultation, c'est sans engagement, sans que tu aies à décider sur le moment, mais c'est un temps où tu me racontes ce que tu traverses, où je te dis aussi ce que je vois de ta situation, et on regarde ensemble si cet accompagnement est vraiment bon pour toi. Parce que ce n'est pas fait pour tout le monde, j'en ai conscience et je préfère te le dire franchement pendant l'appel, plutôt que de t'embarquer dans quelque chose qui n'est pas adapté. Donc le lien pour réserver ta consultation est dans la description de cet épisode. Alors ce que j'aimerais que tu retiennes de cet épisode, c'est que si tu as beaucoup travaillé sur toi, si tu as l'impression que ça ne change rien, ce n'est pas parce que Titi prend mal. C'est vrai que je le dis tout le temps, mais je veux que vous l'intégriez. C'est probablement parce que tu crois encore une ou deux choses dont je viens de parler là. Ce qui m'a sorti de là, ce n'est pas d'avoir compris plus, c'est d'avoir arrêté de croire certaines choses, d'avoir fait les choses dans le bon ordre, et de ne plus les avoir faites toutes seules aussi. Merci de m'avoir écoutée jusqu'au bout, j'espère sincèrement que cet épisode a pu t'aider, et que le fait que je te partage aussi mon expérience personnelle donne plus de sens aussi à ce que tu peux traverser, et à tout ce que je peux proposer aussi. Et je te dis à mercredi prochain pour un nouvel épisode.