Speaker #0Bienvenue dans Prends une pause, je suis Loubna, thérapeute psychocorporelle spécialisée en régulation émotionnelle. Ici on explore le lien entre tes émotions, ton corps et ton système nerveux, parce que ce que tu ressens ne se joue pas seulement dans ta tête, ça vit aussi dans ton corps. Mon intention ici est de t'aider à ne plus te laisser submerger par ce que tu ressens, en apprenant à le réguler par le corps plutôt qu'à l'analyser sans fin, pour retrouver plus d'apaisement, de sécurité et de liberté. Et nous sommes au jour 2 de préparer une rentrée sereine. Tu dois connaître ce moment. Quelqu'un qui te dit une phrase, ou tu reçois un message, ou aussi un imprévu, un contre-temps, un truc de rien du tout. Et tu sens que ça monte. Ça commence en général avant même que tu aies compris qu'il se passe quelque chose, s'accélère à l'intérieur. Et immédiatement, une pensée arrive. Pas maintenant. Alors tu vas serrer les dents, tu vas te retenir, tu vas continuer à parler normalement, en tout cas t'essayes. Et pendant tout ce temps-là, il y a une bataille un peu à l'intérieur de toi pour que rien ne se voit. C'est de ce moment précis que je veux te parler aujourd'hui, parce que c'est là que tout se joue. Alors une émotion, ce n'est pas d'abord une pensée, c'est un mouvement dans ton corps. Ça, c'est un rappel, je le dis tout le temps. Et ce mouvement a une forme. En fait, ça monte, ça atteint un sommet et ça redescend, un peu comme une vague. Donc laisser tranquille, en fait, une émotion, ça ne dure pas très longtemps. Elle fait son trajet et elle repart. Le problème, c'est ce qu'on fait au moment où elle monte. Quand tu sens que ça monte et que tu te dis non, pas maintenant, tu ne fais pas disparaître la vague en fait. Tu la bloques en plein milieu et elle ne peut plus redescendre parce que c'est comme si tu tenais le couvercle. Et l'énergie qui devait servir à traverser, sert maintenant à contenir. Et c'est pour ça que tu es épuisé après. Ce n'est pas l'émotion qui t'a vidé, c'est la lutte contre cette émotion. Et il y a un deuxième effet en plus, comme si ça ne suffisait pas. celui que je trouve le plus injuste d'ailleurs, comme rien n'est allé au bout, ça reste. Et ça revient plus tard. Souvent le soir, souvent sur quelqu'un qui n'y était pour rien. Donc quand je dis qu'on va travailler ce moment où ça monte, ce n'est pas pour que tu arrives à mieux te contenir, c'est exactement l'inverse, tu as bien compris, c'est pour que tu n'aies plus besoin justement de le faire. Alors je veux être claire sur l'objectif, parce que c'est souvent mal compris. L'objectif n'est pas que tu ressentes moins. Vraiment, j'insiste sur ça. Ce n'est pas non plus que tu laisses tout sortir n'importe où, n'importe comment, n'importe quand. En fait, ça, ce n'est pas réaliste. Tu es dans une réunion, tu es avec tes enfants, ça ne va pas être possible. L'objectif, en fait, c'est de tenir debout pendant que ça te traverse, de rester présente avec ce qui monte sans être emportée, en fait, et sans avoir à tout bloquer. Et pour ça, ton corps, il a besoin d'une chose très simple, d'un appui. Alors, voilà ce que je te propose. Ça se fait en 10 secondes, vraiment top chrono. sans que personne ne voit quoi que ce soit. Donc tu peux être assise en réunion, debout, dans une file d'attente, au téléphone, peu importe, vraiment ça se fait n'importe quand. Trois appuis dans cet ordre. Le premier, tes pieds. Tu poses vraiment tes deux pieds bien à plat et tu appuies dans le sol. Mais vraiment, pas juste les poser. Pousse légèrement, comme si tu voulais laisser une trace vraiment sur le sol avec tes pieds. Et tu sens le sol qui te renvoie vraiment cette pression. La deuxième. ton dos ou ton assise. Si tu assises, tu appuies vraiment ton dos contre le dossier où tu sens le poids de ton corps vraiment sur la chaise. Si tu es debout, tu peux poser une main sur une table, un mur, quelque chose en fait de solide. Le troisième appui, ça va être tes mains. Tu poses tes deux mains, l'une contre l'autre ou sur tes cuisses comme tu préfères, et tu appuies un peu. Et là vraiment, tu restes présente, tu sens la chaleur, la pression, le contact. Et pendant ces quelques secondes, parce que c'est assez rapide, dès que ta conscience soit là de tes appuis, tes pieds, ton dos, tes mains, tu ne cherches pas à comprendre quoi que ce soit. Tu ne cherches pas à comprendre ce qui se passe. Tu ne cherches pas à savoir comment tu réagis, ni si c'est justifié. Juste tu appuies, c'est tout, point. Tu te concentres sur tes appuis. Et ce que tu fais là, en fait, c'est précieux. C'est donner à ton corps l'information qu'il y a quelque chose de stable. Et quand il a un appui solide, la vague peut monter. sans que tout parte avec elle. Et tu remarqueras d'ailleurs souvent que ta respiration va se rallonger toute seule après quelques secondes. Ne la force pas, laisse-la se faire. Alors ce que je veux que tu retiennes aujourd'hui, Tu n'as pas besoin de mieux te contrôler, je pense que tu m'as compris. Tu as besoin de mieux tenir debout pendant que ça te traverse. Et ce n'est pas du tout la même chose. Et ça ne demande surtout pas la même énergie. Voilà pour l'épisode d'aujourd'hui. Demain, je prends un peu plus de temps. Ce sera un épisode un peu plus long qui est filmé aussi. Tu pourras regarder sur YouTube si tu as envie. Je te raconte mon propre parcours, tout ce que j'ai cru et qui m'a fait perdre aussi beaucoup d'années. Je te fais gagner du temps demain. Et je vais terminer avec l'annonce des inscriptions à Libération Intérieure, donc mon accompagnement individuel qui dure six mois. Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 13 septembre. Donc si tu as envie de rejoindre cette session, ça commence toujours par une consultation découverte. Donc c'est une consultation qui est totalement offerte sans engagement pour qu'on puisse regarder ensemble en fait où tu en es et si c'est vraiment approprié et si c'est vraiment le bon accompagnement pour toi. Le lien est en description si tu as envie de réserver un créneau avec moi. Et donc, à demain pour continuer à préparer une rentrée plus sereine.