Speaker #0Tu ne seras jamais assez parfait pour faire disparaître la pression. En fait, c'est la cacophonie dans la tête. On ne sait plus qui on est, on ne sait plus ce qu'on doit faire. Et surtout, c'est des choses qu'en fait, personne ne nous apprend. Et ça crée une charge mentale énorme. Je peux avoir du pouvoir sur cet aspect de pression que moi, je ressens à l'intérieur de moi-même. C'est vrai, tu manques de l'énergie. Mais c'est faux, tu ne manques pas de force. Comme dans la vie, tout commence dans notre esprit. Bienvenue dans No Brain No Flow, le podcast des danseurs qui va au-delà de la technique pour explorer la danse sous un angle fondamental, celui du mental. Je m'appelle Marine Vallée, je suis préparateur mental spécialiste des sports d'endurance et de performances artistiques. J'accompagne principalement des danseurs internationaux dans l'évolution de leur carrière et de leur passion. Dans ce podcast, je partage les clés ici des séances de préparation mentale, des prises de conscience et tout ce que j'aurais aimé avoir comme ressources en tant que danseuse investie. Mon but, amener votre mental et votre danse à un tout autre niveau. Et pour y parvenir, je vous parle état d'esprit, gestion des émotions, concentration, résilience, motivation et confiance en soi. Soyez prêts à libérer votre potentiel et à transformer votre danse un peu plus à chaque épisode. Belle écoute ! Bonjour tout le monde, j'espère que vous allez super bien aujourd'hui. Il fait une chaleur de dingue, ça y est, c'est l'été. Hydratez-vous, si vous allez danser, prenez 36 t-shirts pour pouvoir changer et vous sentir bien pendant vos danses. Je crois que c'est des trucs que je peux vous conseiller. Et aussi avec la transpiration, on transpire énormément de sels minéraux, donc prenez pourquoi pas des électrolytes pour pouvoir refaire la balance au niveau de tout ce que vous allez transpirer dans la sueur. Bon ben voilà, c'était la petite minute. Bien-être avec Marine, je suis très heureuse de vous retrouver pour ce nouvel épisode que je fais encore à destination des professeurs de danse, mais aussi des danseurs qui sont vraiment curieux de savoir ce que leur professeur peut-être est en train de vivre ou vit au quotidien. Ça me tenait énormément à cœur de vous faire une petite série justement sur cette thématique, parce qu'en étant moi-même professeure de danse, préparatrice mentale, compétitrice, danseuse, et j'ai eu aussi beaucoup d'autres casquettes en fait par le passé, j'avais vraiment envie de mettre un point d'honneur pour toutes ces personnes qui ont plusieurs casquettes. Et d'ailleurs, je sais à quel point c'est aussi compliqué au niveau de l'identité, au niveau de la pression qu'on peut se mettre et au niveau de vraiment beaucoup de choses, de ne plus savoir sur quel pied danser. C'est pour ça que dans cet épisode, j'ai envie de vous partager trois clés hyper importantes pour justement la suite de votre carrière. Alors évidemment, vous pouvez continuer sans... Mais je trouve ça trop dommage de pouvoir passer à côté. Le podcast, il est vraiment conçu pour vous donner de la valeur. Et donc, c'est dans cet épisode que j'ai envie de vous donner trois clés hyper importantes que je pense chaque prof devrait au moins écouter pour pouvoir conscientiser des choses et peut-être aussi relâcher la pression qu'il a à l'intérieur de lui. Parce que c'est vrai que quand on est professeur, on danse beaucoup, on performe, on donne aussi des cours, souvent tard le soir, on fait nos compétitions. On peut aussi organiser, on peut aussi accompagner, on forme les gens. Et en fait, on est vraiment dans un écosystème où on tient tout, tout le temps. Et on se demande à quel moment est-ce que nous, on peut aussi souffler. Alors ouais, c'est quand on rentre le soir chez nous. Mais des fois, il y a toujours ces questions de « Ok, j'aimerais bien avoir juste ce sas de décompression et c'est compliqué pour moi. » Surtout que je sais que là, je vous enregistre cet épisode en fin juin et souvent, c'est un peu le rush avec les galas. Il y a eu beaucoup de répétitions et donc c'est un moment qui est vraiment important et qui clôture. toute une année de travail et que l'été est enfin là pour pouvoir souffler, voire pour déjà ouvrir les cours pour septembre. Donc bon courage pour tous ceux qui sont en plein rush. Et parmi toutes ces casquettes qu'on porte en tant que professeur, souvent on se demande est-ce que je sais encore qui est-ce que je suis ? Et quand est-ce que je ne suis pas en train de porter un rôle ? Quand est-ce que je suis moi-même ? Et on a un peu cette ambivalence qui peut être là. Et c'est pour ça qu'en fait, les trois révélations que j'ai envie de vous faire aujourd'hui Merci. Ce sont trois révélations qui, pour moi, sont importantes, mais aussi que je travaille avec les danseurs et les professeurs que j'accompagne. Ce n'est pas une recette, ce n'est pas une to-do list. Ah tiens, pense à faire ça, pense à faire ça. J'ai vraiment envie de vous partager des prises de conscience, comme des basculements de posture, qui peuvent vous aider dans votre enseignement, dans votre vie de tous les jours. Et surtout, c'est des choses qu'en fait, personne ne nous apprend. Moi, je me suis beaucoup formée pour donner beaucoup de cours, beaucoup formée à la technique, auprès de champions, auprès aussi de gens qui sont moins... Comment dire ? gradés dans le système WSDC, pour ce qui est du West Coast Swing. Et donc, du coup, ces choses-là que personne ne nous apprend, puisqu'on est vraiment très cadrés. Alors, je ne vais pas dire à faire tous la même chose, mais en tout cas, on donne tous des cours techniques. Notre pédagogie, elle change et nos métaphores utilisées changent aussi. La façon de transmettre notre énergie est aussi différente en fonction des individus. Mais au final, on donne tous des cours techniques. Et c'est vrai qu'il y a des choses qu'on ne nous apprend pas et qui pourtant changent tout. Et c'est ça que j'ai envie de vous révéler aujourd'hui. La clé numéro... une, pour moi, c'est se souvenir que ce n'est pas ton énergie qui te manque, c'est plutôt ton espace identitaire qui est peut-être saturé. Je m'explique. En gros, tu cumules des rôles en tant qu'enseignant, enseignante, danseur, danseuse, compétiteur, compétitrice. Tu dois créer, tu dois porter des projets, tu animes peut-être aussi la création de cours au sein de ton école de danse, tu dois peut-être justement faire tenir la structure avec beaucoup d'administratifs, etc. Et donc, ce n'est pas que tu manques d'énergie pour tout faire, c'est que tu manques plutôt d'un cadre identitaire qui est clair, qui est précis, qui est structuré. En gros, tu arrives des fois en danse sociale, parce que tu arrives aussi de pouvoir aller dans le sens social, et souvent, tu as la tête qui est encore dans ton dernier cours, dans « Ah tiens, est-ce qu'on a ouvert ce créneau ? Est-ce que la liste a été validée pour les gens pour demain ? » Etc. On arrive vraiment au moment où on peut danser, où on peut souffler, mais en fait, la tête, elle n'est pas encore là. Et du coup, le corps, il va mettre deux, trois, quatre, cinq danses à se mettre vraiment dedans. Et je parle du corps, mais aussi surtout de votre esprit qui se met plus ou moins de temps à se connecter à l'autre et à se connecter à la musique et à la danse. Et si en plus, tu dois monter sur scène pour faire un pro-show, peut-être que tu es aussi en train de penser à ta commune star. Oh mon Dieu, mon téléphone. Il faudrait quelqu'un le filmer à partir d'ici, dans cet angle-là, vertical, horizontal, machin. Et du coup, tu es déjà en train de penser à tout l'écosystème que tu dois faire vivre pour faire vivre ta visibilité finalement, pour te rendre visible sur les réseaux sociaux, pour peut-être mettre sur ton site internet, pour faire venir les gens à tes cours. Et du coup, tu es en train de performer, mais tu es encore dans ta tête du prof irréprochable, tu sais, du prof qu'il faut absolument montrer ce qu'il enseigne, des choses cool. et du coup, doit se surpasser pour pouvoir montrer ce dont il est capable finalement. Et un truc que je travaillais avec mes coachés et que j'avais envie de vous partager aujourd'hui, c'est vraiment le fait de poser une intention claire. Et poser une intention claire d'identité. En gros, à quel moment est-ce que je suis ici danseuse ? À quel moment est-ce que je suis ici professeur ? Et à quel moment est-ce que je suis juste moi en tant que personne et individu ? Et c'est ça qui va vraiment changer tout. Parce que si vous restez dans cette pensée où vous êtes tout à la fois, En fait, c'est la cacophonie dans la tête. On ne sait plus qui on est, on ne sait plus ce qu'on doit faire. Et on se retrouve au moment peut-être de performer ou de danser, de se connecter avec l'autre, de pouvoir créer des conversations, créer un lien, l'école de danse, créer des nouveaux cours. On a tout ça dans la tête et ça crée une charge mentale énorme. Ce qui fait que, je vous laisse imaginer, d'ailleurs, qu'est-ce que ça peut créer à votre avis ? Ça crée une pression interne qui fait monter effectivement le stress et qui peut amener certains pros de la danse. à faire comme des burn-out aussi, ou de ne plus savoir qui ils sont, quand ils sont, quoi faire, et qu'ils se retrouvent dans un état où ils se sentent vraiment surmenés. C'est souvent le moment où parfois on n'arrive plus à répondre aux messages en temps voulu, on y répond, mais jusqu'à tard le soir, on est impliqué dans trop de trucs, on arrive à moins dormir, on ressent de la pression constamment, et en gros, en posant cette intention claire, ok, là je danse, là j'enseigne, là je suis moi, Ça change beaucoup de choses parce que le cerveau se retrouve avec un truc qui est « Hey, t'as pas besoin de faire moins, t'as juste besoin de définir. Aujourd'hui, je suis ça. » Tu définis un rôle à la fois que tu vas porter. Pas douze rôles à la fois, un seul. T'as juste besoin de poser cette intention-là pour être beaucoup plus clair, beaucoup plus posé au niveau de ton énergie. Et du coup, tu seras beaucoup plus efficient dans ce que tu vas vouloir transmettre, dans ce que tu vas vouloir vivre ou dans la performance que tu vas vouloir faire. La clé numéro 2. elle est tout aussi importante parce qu'elle va directement vous parler de la pression. C'est-à-dire que tu ne seras jamais assez parfait pour faire disparaître la pression. Et ça, je pense que c'est vraiment important d'en prendre conscience. C'est qu'on ne va pas faire disparaître la pression, mais par contre, tu peux apprendre à danser avec. Je m'explique encore une fois. C'est que je comprends vraiment qu'en tant que professeur, quand on fait un pro-show ou quand on fait une performance, On a envie d'être bon, on a envie d'être bonne, on a envie d'être visible, on a envie d'être crédible, on a envie d'être booké, on a envie d'avoir des contrats, on a envie d'être à la hauteur, on a envie de faire rêver nos élèves. Et du coup, on a vraiment tout ça qui se cumule. Et je te laisse imaginer si à chaque fois que j'avais dit une phrase, on remplissait le verre d'un petit peu d'eau. Eh bien, qu'est-ce qui fait le verre ? Il déborde. Et donc là, l'idée, c'est de prendre conscience que la pression, elle ne vient pas de... la pression que te mettent tes élèves, la pression que mettent les organisateurs dans « je book ou pas un pro » ou tout ça, elle est dans ta perception des choses. Elle vient en réalité du lien qui se fait à l'intérieur de toi entre si je ne suis pas performant ou performante, je suis en train de perdre ma valeur. Du coup, si je perds ma valeur, peut-être je perds ma crédibilité. Ah, mais si je perds ma crédibilité, du coup, je ne suis pas rebookée. Et du coup, tu te crées une histoire dans ta tête avec la croyance que tu as. Et qui est complètement légitime. Je ne suis pas du tout en train de juger la croyance qu'on se met dans notre tête. Parce qu'en fait, il y a un système qui évolue, qui fait que plus on va faire des compétitions, plus on va être vu, plus on va marquer de points, plus on va être meilleur. Et plus on donnera envie aux organisateurs de nous embaucher. Parce qu'on va dégager quelque chose d'unique, on va créer quelque chose avec un partenaire. Et du coup, ça va leur donner envie qu'on vienne transmettre à des élèves ce que nous, on sait faire. Mais le truc, c'est que le lien, si je ne suis pas performante, je perds ma valeur. eh bien, ce n'est pas un vrai lien de cause à effet, il est faux. Parce que dans un précédent podcast, je vous ai expliqué que la performance n'était pas égale à l'amour, que la performance n'est pas égale à la reconnaissance durable. La vérité, c'est que tu performes ou que tu ne performes pas, tu restes le même être humain à la base. Ça ne remet pas en cause la valeur que tu as, les croyances que tu as, le système justement de valeur, ce qui fait que tu es un être humain qu'on apprécie plus ou moins. que tu as quand même une famille, que tu as quand même un entourage proche et que le soir même, ils seront quand même là pour toi et les autres jours à venir. Et ce qui te rend finalement légitime, ce n'est pas le fait d'avoir une image parfaite et une performance parfaite et tout, c'est plutôt... à quel point tu es aligné avec toi-même, à quel point ton énergie, elle résonne avec ce que tu es et tu arrives à le transmettre. Parce que c'est quand tu arrives à transmettre ce que tu es toi et que tu te connectes à qui tu es à l'intérieur de toi que tu vas réussir à donner au public, à donner des choses. Tu danses pour toi, mais du coup, en te connectant puissamment à ça, tu vas réussir à transmettre quelque chose qu'en fait, X, Y, Z personnes n'arriveront pas à le faire parce qu'en fait, tu oses exprimer toi. qui tu es dans ton fond intérieur. Et c'est ça qui plaît. Je connais des professionnels de la danse qui ont arrêté de faire des performances, qui ont arrêté d'enseigner et qui, pour autant, tournent énormément parce qu'ils ont beaucoup à apporter. Et c'est parce que tu es très fort à faire des performances que tu as plus à apporter qu'une autre personne. Même quelqu'un qui ne performe pas a des choses à apporter aussi. Et je suis aussi consciente que, oui, le système est fait, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, plus de visibilité égale plus de contrats. Merci. Mais c'est peut-être la majorité des cas, mais ce n'est pas la plupart des cas. On a besoin de profs, on a besoin justement de différents êtres humains qui sont capables de transmettre des choses avec une certaine pédagogie, transmettre certaines idées. D'autres dansent, qui ont été cherchées chez d'autres champions, etc. Et donc, ce qui te rend vraiment légitime, j'ai besoin que tu le comprennes, et je vais te le redire, ce n'est pas ton image parfaite, c'est ton intégrité. Et donc, c'est de... savoir performer en diminuant cet aspect justement de pression pour pouvoir te connecter à toi, le danseur, et plus toi, le professeur, qui doit bien faire, faire parfait, faire rêver et tout. Juste te connecter à toi. Et d'ailleurs, juste en m'entendant le dire, je suis curieuse de savoir qu'est-ce que ça te fait toi en tant que prof de te dire « ah mais oui, je peux être aussi un danseur et je peux avoir du pouvoir sur cet aspect de pression que moi je ressens à l'intérieur de moi-même » . Et que le fait d'être performant ou pas, ça ne fait pas varier ma valeur, ça ne fait pas varier qui je suis. En gros, Léon Marchand, qu'il gagne ou qu'il perde au championnat olympique, il reste Léon Marchand avec tout ce qui fait qu'il est Léon Marchand. Alors maintenant, il a gagné en plus une certaine notoriété, évidemment. Il est parmi les champions les plus titrés. Il est reconnu au niveau De tout le monde, tu vois, il fait rêver beaucoup de gens par rapport à la natation. Mais lui, dans son vécu, il reste Léon. Intègre, aligné. Et c'est pour ça aussi qu'il a beaucoup intrigué les gens. C'est parce que souvent, quand on devient une figure publique, évidemment, les médias vont s'intéresser à nous. Mais du coup, ça va être la personne qui est derrière la célébrité, qui crée aussi les histoires, qui... suscite plus ou moins l'intérêt, qui suscite plus ou moins l'attachement. Et c'est vraiment, qu'est-ce que dégage cette personne ? Et donc, le fait de diminuer cet aspect de pression et de pouvoir danser en étant soi, en étant danseur, et plus les 36 chapeaux que tu as dans ta vie, moi, je sais que de l'avoir compris et de l'avoir autorisé chez moi, ça m'a énormément soulagée. Et je vois qu'on fait des séances de coaching par rapport à ça sur certains danseurs. Et ils se retrouvent avec des outils et des clés. Et surtout... Une dépressurisation finalement. Et c'est comme ça qu'ils se permettent de retrouver aussi le plaisir de danser finalement. Et la clé numéro 3, pour moi, elle est vitale. C'est pour ça que j'ai envie de vous la mettre là en dernier dans cet épisode. C'est la notion que ton cerveau, il ne peut absolument pas performer s'il n'a pas d'endroit pour souffler, pour respirer. Parce que peut-être que tu es dans un événement et que tu dois juger des compétitions, tu dois faire des entrées en scène, peut-être que tu dois passer d'un coaching. à autre chose, tu te fais toi-même former, peut-être que tu es en train de donner des cours particuliers. Et du coup, tu cours vraiment partout. Et puis, boum, c'est à toi d'aller performer cette fois-ci. Et donc, du coup, de monter en scène et d'aller présenter ce que tu as à présenter, que ce soit un spotlight, que ce soit une représentation en groupe, peu importe. Et du coup, à ce moment-là, tu te dis, oh là là, je manque vraiment de force parce que j'ai fait tout ça. Et maintenant, moi, il faut que j'aille performer. Et je suis un peu... Il me manque de l'énergie. Donc, je vais aller chercher surtout de la caféine, du sucre, quelque chose qui va nous donner un coup de peps. Eh bien, je te souhaite de te le dire, mais c'est vrai, tu manques de l'énergie, mais c'est faux, tu ne manques pas de force. Ce qui te manque, c'est de la régulation mentale. La régulation mentale, c'est quoi ? C'est une sorte de technique qui va te permettre de réguler ce qui se passe dans ta tête et de switcher d'un mode à un autre, pour pouvoir justement souffler et ensuite aller faire ta performance. Et en gros, je vais te proposer même concrètement quelque chose, pour que ça fasse un peu sens par rapport à ce que je dis. Ce que je te propose, c'est de faire un reset de 90 secondes. Allez, 1 minute 32 minutes. C'est un sas qui va être sous forme de micro-pratique. Et en fait, tu peux aussi l'adapter selon tes besoins. C'est-à-dire, est-ce que j'ai besoin de juste fermer les yeux et de respirer ? Est-ce que j'ai besoin de lever les bras au ciel et prendre une inspiration et de relâcher ? Est-ce que j'ai besoin de me dire quelque chose ? Est-ce que j'ai besoin de mettre mon casque sur les oreilles et de m'isoler ? Est-ce que j'ai besoin de me mettre encore plus dans le feu et du coup de m'entraîner, de me fermer et de faire quelques pas tout seul ? Moi, ce que j'aime bien proposer, c'est un moment de calme. Vraiment, c'est pour ça que j'appelle ça un reset, le reset mental. Un peu comme Tony Parker, quand il fait ses shoots et qu'il les rate, souvent il fait un reset mental pour pouvoir être capable de ne pas s'effondrer parce qu'il vient de rater son shoot, mais juste de refaire un shoot, essayer de marquer le plus de points possible. Imaginez si à chaque fois qu'un joueur de basket ou un joueur de foot, il s'effondre ou il explose de frustration parce qu'il n'a pas réussi à mettre dans le panier ou dans les cages, ils ne sont pas prêts de continuer le match. Donc, il y a énormément de techniques qui s'apprennent pour ça. Et le reset mental, moi, je l'aime beaucoup. Et donc, j'ai dit que je vous proposais un truc, ce serait par exemple un sas, où vous allez faire une première respiration, vous allez vous dire une phrase positive dans la tête, et tu expires pour venir en fait ancrer cette phrase positive. Et donc, avec l'intention, on peut fermer les yeux, prendre une respiration, se dire je suis capable de faire, je sais, je me sens bien, je me sens tranquille, je suis prêt, n'importe quoi, un mantra positif. Et en le soufflant, c'est comme si cette phrase venait dans tout votre corps. Elle venait traverser votre nuque, vos épaules, votre bras, votre plexus solaire, votre ventre, votre dos, jusque dans les jambes, jusque dans les pieds. Pour vraiment faire ancrer cette intention positive et créer un switch dans la tête en mode la respiration me calme d'un coup et ensuite j'ancre du positif à l'intérieur de moi. Et pourquoi pas, ça peut être aussi un sas de vitalité. C'est-à-dire que vous pouvez aussi dire « Allez, j'active mon énergie. » Et je souffle. Vitalité pour vraiment mettre toute la vitalité dans votre corps à ce moment-là. Et je vous invite à le faire en même temps que vous écoutez le podcast ou juste après. Respiration, ma phrase, et expiration pour l'ancrer. Et vous allez voir tout de suite, en plus si vous couplez ça à la respiration ventrale, vous allez voir que c'est un moment qui vous impacte au niveau du taux de stress que vous pouvez peut-être avoir, au niveau de tension que vous avez, au niveau de la tête. Et tout de suite, il y a tout qui s'apaise. C'est un moment où vous êtes en train de débrancher de tout pour vous rebrancher sur vous. Et c'est ça qui permet de faire ce que j'appelle moi une réduction. Je fais une réduction depuis mon environnement extérieur sur mon monde intérieur. Je n'ai pas besoin de le faire pendant 10 minutes. J'ai besoin de juste 30 secondes, 60 secondes, 1 minute, 1 minute 30 et boum ! J'ai fait un reset mental. Et je suis prête à y aller. Parce qu'en fait, notre mental, ce n'est pas un insistant. tu vois Chad GBT, il est très fort pour nous aider. Mais notre mental, ce n'est pas ça. On n'est pas encore des machines. Et j'espère que jamais on ne sera remplacé par des machines. À force de voir des films où les robots remplacent les humains, je me dis, bon, quand même, j'espère que l'IA n'arrivera pas jusqu'à là. Bref, ton mental, ce n'est pas un insistant. Ce n'est pas une machine. Mais par contre, c'est un moteur. Et un moteur, il sait accélérer. Il sait ralentir. Et surtout, il a besoin des fois de refroidir. Des fois, il a besoin d'alimentation. Et il a besoin de couper le moteur et il a besoin d'une pause. Et quand on doit switcher de « je viens de donner un cours particulier » , « je viens de donner un cours collectif » à « je dois aller moi-même performer sur scène » , ce sas-là de décompression, il est hyper précieux et ça peut changer énormément de choses. Parce que quand je me reconnecte à moi et à mon énergie à l'intérieur, mon énergie, elle revient ici. Elle revient dans moi, dans mon corps. Et ce qui veut dire que si je suis fortement connectée à moi, je vais pouvoir vraiment être ancrée dans ma danse, vraiment la posséder et pouvoir ensuite en faire de ce que j'en ai envie, transmettre ce que j'ai envie de transmettre. Et du coup, de me reconnecter à moi, à mes émotions et à qu'est-ce que la musique me dit et comment est-ce que j'ai envie de la faire vivre. Alors que quand on ne fait pas ce sas, c'est comme si notre énergie, il y avait encore plein d'électrons qui partaient comme ça de nous et on... Je visualise ça beaucoup à une toile d'araignée qui s'étend constamment parce qu'on a le cours pas, le machin, le jugement, peut-être les retours, les blabla, on doit faire attention à nos élèves, un machin, et bidule, et chouette. En fait, ton énergie, elle est énormément dilapidée partout, il y a des fuites d'énergie. Et donc ensuite, pour danser, c'est compliqué de venir se reconnecter à soi, se reconnecter à la musique, se connecter à un partenaire. Et donc du coup, je vous invite vraiment à tester ce reset mental, cette petite régulation mentale. Et donc, c'est votre petit challenge d'Holly Bag. À la prochaine compétition, à la prochaine représentation que vous allez avoir à faire, au prochain Pro Show, pourquoi pas, parce que c'est vrai que dans deux mois, ça va être la rentrée. Peut-être que là, vous avez organisé justement des sessions où vous allez montrer à quoi ressemble votre danse. Peut-être que vous avez des choses en audition à aller montrer aussi. Essayez cette méthode du reset, du petit sas que vous créez uniquement pour vous. Et s'il vous plaît, venez me voir en DM pour me dire ce que ça vous a apporté, qu'est-ce que ça a changé et qu'est-ce que ça vous a appris sur vous-même. Qu'est-ce que ça vous a aussi permis de faire dans votre danse qu'avant vous galériez peut-être à faire. Je suis vraiment très curieuse de savoir si ce micro-changement peut vous apporter quelque chose. Moi, j'en suis persuadée. Et si ça ne fonctionne pas, c'est parce qu'on ne nous a pas appris à le faire ou trop rarement. Et donc, essayez de trouver peut-être la méthode qui vous convient le plus ou... continuer à le faire parce que souvent, quand on essaye quelque chose de nouveau, le cerveau fait un peu « Oula, non, c'est nouveau, les gars, c'est pas ma zone de confort, je sais pas trop ce que c'est, on va pas y aller tout de suite. » Et du coup, il fait un peu de la résistance. Il faut calmer ce système de peur pour lui dire « T'inquiète, ça va bien se passer, viens, on teste un nouveau truc. En plus, ça peut te faire du bien. » Et oui, des fois, on peut aussi se parler à soi-même. Voilà, ça y est, c'est la fin de cet épisode. J'avais vraiment envie de vous partager ces trois clés qui, pour moi, sont pas là juste pour vous alléger. mais surtout, elles sont là pour vous ouvrir vers une nouvelle voie. En gros, c'est une façon de continuer à donner, une façon de continuer à exister, à performer sans t'abîmer, toi, en tant que professeur de danse. Parce qu'on a besoin de toi, il y en a qui comptent sur toi. Et donc, pour pouvoir donner le meilleur de toi et le transmettre à ton plus haut potentiel, en fait, finalement, l'idée, c'est de le préserver et pourquoi pas même de le débloquer grâce à ces clés-là. Donc si tu t'es reconnu dans cet épisode, sache que tu n'es pas tout seul à porter tout ça. Si tu veux qu'on en parle, moi je suis là, je suis présente sur les réseaux sociaux, Instagram, Facebook. Tu peux m'envoyer un message et surtout, tu peux envoyer cet épisode à un autre prof qui, tu penses peut-être, a besoin d'entendre cet épisode. Et puis, en attendant le prochain épisode, je t'invite à écouter les autres si tu ne l'as pas fait pour continuer à te reconnecter à toi-même et surtout, à ta danse. Et je te dis à très bientôt. Belle journée. Ciao, ciao.