Speaker #0Bonjour bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de No Brain No Flow. Je vous fais cet épisode non pas pour les danseurs mais restez quand même parce que j'ai des pépites à vous partager. En fait ça va être un focus 100% sur la préparation mentale dans le patinage artistique. Tout simplement parce que j'ai vécu le gala du patinage artistique de Grenoble hier soir. J'ai été invitée parce que j'avais des coachés qui performaient sur la glace et du coup j'avais envie d'en faire un épisode de podcast par rapport à tout ce qui m'a touché à travers leur représentation. Et aussi ce qui m'a confirmé encore une fois pourquoi je fais ce métier. Donc comme je vous le disais, hier j'étais au gala de fin d'année du club de patinage et j'avais une place offerte par un papa d'un petit patineur que j'accompagne en coaching et qui est arrivé d'ailleurs vice-champion de France cette année. Coucou Lilian si tu nous écoutes. Donc je suis arrivée là-bas avec mon oeil de spectatrice bien évidemment, mon oeil un peu enfantin puisque en fait c'est très magique de vivre un gala de danse, un gala de de patinage, mais aussi et surtout mon œil de préparatrice mentale. Et ça, c'est quelque chose que je me suis rendu compte que je ne veux pas éteindre en fait, parce que quand je regarde quelqu'un sur la glace, je ne vois pas juste un programme qui est construit, je vois bien plus que ça. Et aujourd'hui, j'avais envie de vous emmener avec moi, justement sous la surface de qu'est-ce que je vois dans mes yeux. Et est-ce que tu sais ce que je voyais hier ? Et bien en fait hier je voyais des patineurs, j'ai vu des patineuses consacrer évidemment des heures et des semaines et des mois de travail pour ce moment. Donc là on parle évidemment que d'un gala mais il y en a beaucoup qui se sont consacrés au championnat de France au mois de mars. Il y en a qui ont été au JO de cette année puisqu'on est en 2026 et il y avait les JO à Milan avec Kevin qui est notamment allé, Kevin Hemoz qui a été aux Jeux Olympiques. et souvent en fait quand on regarde Un gala, quand on regarde une prestation, que ce soit même dans la danse, parce que je le vis aussi dans la danse, on voit surtout le résultat. On voit le costume, on voit la musique, on voit les sauts. Mais on ne voit pas tous les levées à 5h du matin pour aller à la patinoire. On ne voit pas non plus les chutes. On ne voit pas les fois où les artistes sont rentrés chez eux en train de pleurer parce qu'ils n'arrivent pas soit à fixer un triple, un saut, à faire quelque chose. On ne voit pas non plus les blessures. Parce que du coup, quelqu'un que j'ai accompagné qui était au championnat de France, il y allait un peu en serrant les dents, parce qu'il avait cet objectif-là de faire le championnat de France, mais il était blessé. Et donc, ça a été très compliqué de savoir est-ce que je le fais ou est-ce que je le fais pas. On voit pas non plus les régimes alimentaires, les sacrifices sociaux. Hier, il faisait une blague en disant, ben voilà, tous ces jeunes que vous voyez sur la patinoire, ils ont dit non à des soirées de pizza pour aller s'entraîner sur la glace. Et c'est vrai en fait. Ils font des sacrifices au niveau liens sociaux, amicaux. scolaires et familiaux, mais bon en même temps leur vie devient le patin, devient la danse et le cercle de famille devient en fait ce cercle là. Et c'est aussi normal en fait en tant que public qu'on voit pas tout ça, mais moi quand je les regarde danser, je devine beaucoup de choses, parce que je sais ce qu'il y a derrière ces cinq minutes, je l'ai vécu moi même, mais surtout il y a des choses que je vois qui est que Voir quelqu'un qui a mis tout ce temps d'investissement, tout cet argent, toute cette préparation physique, technique, qui s'effondre le jour J et qui s'abote dans sa propre tête, ça me fait toujours quelque chose. Je vous en parle parce qu'en fait je l'ai vu déjà juste au gala hier, j'ai vu des gens qui tremblaient sur la glace, j'ai vu des gens qui ont perdu leur équilibre, j'ai vu des gens qui rataient un saut, j'ai vu des gens qui sortaient du programme, qui ne savaient plus où ils étaient, puis de re-rentrer dedans. J'ai vu des gens qui survivaient plus leur chorégraphie plutôt que de la vivre. Et en fait c'est ça qui m'active énormément dans mon métier, c'est de voir un athlète qui réussit tout à l'entraînement, qui a le potentiel, qui a travaillé, et qui en fait le jour de la compétition, le jour de la représentation, il arrive à montrer que 60% de son vrai niveau. Et c'est exactement ça en fait que j'ai vu hier sur certains programmes, et d'où cet épisode. Donc je vais vous parler de ce que j'ai vu, c'est ce qui... Pardon. Ce que j'ai vu chez ceux qui ne gèrent pas leur stress, puisque beaucoup luttent contre ce stress-là. Ce que j'ai vu aussi chez ceux qui gèrent et ce que j'enseigne. Et évidemment, ensuite, comment est-ce que ça marche vraiment ? Et d'ailleurs, il va y avoir des petites pépites à la fin de l'épisode, donc restez vraiment jusqu'au bout. De toute façon, mon théorie, ça ne devrait pas être trop long, je devrais durer qu'une vingtaine de minutes. Donc voilà, aujourd'hui j'ai envie de vous parler de qu'est-ce que j'ai vu, qu'est-ce que je transmets aussi dans mes coachings, sans avoir parlé d'ailleurs, je vais dire ce que j'ai vu sur la glace, mais sans avoir parlé à aucun des patineurs. Alors évidemment ceux que je coach et ceux avec qui je suis en contact, mais tous les autres en fait je les connais pas. Juste j'ai regardé leur corps, j'ai regardé ce qu'ils étaient en train de faire, parce qu'en fait le corps lui il ne ment pas et c'est pour ça que je suis facile. ...assiné par, coaché dans le mouvement, et d'ailleurs par le mouvement en général, parce que notre corps trahit tellement de choses. Il trahit notre état d'esprit, ce qu'on est en train de penser, ce qu'on est en train de ressentir. Alors évidemment, on ne peut pas savoir précisément ce que la personne est en train de se dire, mais moi je suis capable de vous dire, là il y a un truc qui se joue. Et d'ailleurs, des fois j'en parle avec des juges qui eux ne voient absolument pas ce côté-là, parce qu'on n'a pas appris non plus à le faire. Donc à la fin de cet épisode... J'espère que tu vas comprendre une chose, c'est que si tu te sabotes en compétition alors que tu réussis à l'entraînement, c'est pas que tu manques de talent, c'est que tu manques pas non plus de préparation technique, mais qu'il y a autre chose, qu'il y a autre chose qui est invisible, et c'est ça que j'ai envie de te montrer. Alors on y va, on plonge sous ce fameux iceberg. Donc en première partie, j'ai envie de parler de qu'est-ce que j'ai vu chez ceux qui ne gèrent pas du tout leur stress. En fait, le corps parle... avant la bouche. Elle va être bizarre cette phrase, mais en fait, la première chose que je veux que tu comprennes, c'est que t'as pas besoin de parler à un patineur pour savoir comment il vit son programme, puisqu'en fait son corps est en train de parler pour lui. Et hier j'ai fait un truc qui revenait beaucoup en boucle, et notamment ce qui m'a marquée, c'est une patineuse qui arrive, elle entre sur la glace, et en fait avant même qu'elle commence, l'énergie avec laquelle elle rentre sur la glace trahit déjà son état. En plus j'ai bien lié parce qu'au micro la nana disait La présentatrice disait, en fait, ça va, ils n'ont pas l'air trop stressés, donc ils arrivent et tout. Et là, on les voit rentrer dans la glace et l'attitude quand ils ont mis le pied sur la glace, trahissait déjà que ça n'allait pas trop. Les bras un peu Ausha, le plexus solaire fermé, la tête un peu baissée, pas de sourire. Et donc, il y a beaucoup de choses dans l'attitude, tout simplement, que ça trahit. D'ailleurs, ça se voit aussi dans la danse, quand quelqu'un arrive sur le parquet et qui est en train de... Regarder par terre ou la regarder partout, de surbouger ou de pas bouger ou d'avoir le plexus fermé, la tête un peu baissée, un peu le dos bossu, au lieu de s'ouvrir, en fait ça trahit beaucoup sur avec quel état d'esprit est-ce qu'il rentre d'ailleurs sur la compétition. J'ai cette phrase qui m'est venue, c'est qu'en fait là c'était pas juste une entrée sur la glace, c'était une survie déguisée en entrée. Elle rentre mais en même temps c'est un peu comme si elle rentrait sur une arène. et qu'elle ne savait pas trop ce qu'allait se passer, ou alors qu'elle sait à quoi s'attendre et ça la fait flipper. Et du coup, elle ne prend pas l'espace, elle est déjà ailleurs, elle est déjà dans sa tête. Et en fait, elle se préparait mentalement à ce qu'allait venir, comme si elle allait au combat. Et du coup, c'est ça qui te donne tout le ton du programme. Parce qu'en fait, à partir du moment où ton entrée, elle est un peu en mode défensif, tu sais, genre... En fait, ton programme, il devient défensif aussi. Et d'ailleurs, ce qui a suivi, c'est qu'elle commence le programme, Et elle fait tout de suite une première chute. Et une fois que la chute est passée, il y a comme un truc qui redescend dans son corps, et un truc qui s'est activé chez elle en mode, ok, ben là, je suis tombée, donc ce qu'il me reste à faire, c'est de tout donner. Et j'ai l'impression que c'est un peu la chute qui est arrivée, parce qu'en gros, ce qui est arrivé, c'est ce qu'elle redoutait, et elle l'a un peu créé avec l'attitude avec laquelle elle est arrivée. Quand elle a pris son impulsion, elle n'était pas sûre, pas bien ancrée, elle n'a pas très bien tourné. Du coup, à l'atterrissage, elle s'est écrasée, et puis elle n'était pas solide. Et puis une fois que le truc qu'elle redoutait le plus qui est arrivé, elle s'est enlevée et elle a continué son programme. Et je trouvais ça assez fascinant parce que c'est souvent ça. C'est-à-dire que je redoute un truc, le truc que je redoutais se passe de par soit mon attitude, ce que je suis en train de penser, ce que je suis en train de dire, mon action. Et une fois que c'est passé, je vois que j'ai survécu au truc, du coup j'ai plus qu'à vivre le programme, puisque de toute façon j'ai plus rien à perdre, j'ai vécu ce dont j'avais peur. Et c'est assez fascinant de voir ce schéma à chaque fois qu'il arrive. Et puis il y a d'autres personnes où c'était hyper impressionnant. Ils étaient tous en groupe là, je ne sais pas combien ils étaient sur la glace, peut-être 50. Et ceux qui étaient juste devant nous, devant le public, si on regardait la tête de la jeune fille, elle n'était pas vraiment là. Et en fait si on regardait ses jambes, ses jambes étaient en train de trembler de fou. et c'était super visible, les jambes elles vibraient et tu sens que c'est pas juste le froid parce qu'ils étaient quand même bien habillés et puis en mouvement tu sens qu'en fait il y avait le système nerveux qui était suractivé et du coup elle avait un léger décalage dans la musique par rapport à sa chorégraphie et en fait ouais ce qui se passe c'est que son système nerveux à ce moment là il est en mode fight or flight tu vois combat ou fui et elle est restée parce que du coup elle voulait faire sa chorégraphie donc elle a combattu mais Du coup, elle reçoit des décharges d'adrénaline dans le corps. Et en fait, cette décharge, comment est-ce que se manifeste ? Par des tremblements, par une instabilité et du coup par une perte d'ancrage et même un retard dans le mouvement, dans la musique. Et qu'est-ce que tu fais quand tes jambes, elles tremblent ? Et bien, notamment sur une lame de patin, tu perds ton équilibre, tu perds peut-être aussi ton sens de l'orientation sur la glace, tu sais plus où t'es, et d'ailleurs, à chaque fois dans les chorés de groupe, ce que je voyais, c'est qu'il y avait vraiment une perte de... Ok, je suis pas sûre, ok, où est-ce qu'ils en sont les autres ? Ah oui, c'est comme ça le mouvement, ok, très bien. Et en fait, ils étaient constamment en train de checker à gauche, à droite, mais avec un regard qui traduisait du stress, pas quelque chose de très confiant, je fais ma choré, et je check juste si... on est tous ensemble sur la musique. Il n'y avait vraiment pas le pilier, le confiance n'était pas activé, l'ancrage n'était pas là, l'équilibre n'était pas que ça là, en train de perdre l'équilibre sur la glace. Du coup je me rattrape à mon partenaire qui est à côté, et du coup je crée comme une tension dans la danse, dans le matin. Du coup ils étaient en train de danser. Et en fait qu'est-ce que ça fait ? Ça fait que tu as un incident sur toi, sur ta chorégraphie, sur à quel point tu arrives à la performer ou pas. mais en plus tu es en train d'impacter les autres puisque tu es en train de leur dire attention s'il te plaît sauve-moi. Et du coup ça devient plus une lutte finalement le programme ou la choré, plus qu'une danse. Et puis en plus ça devient même un cercle vicieux pour chacun. Parce que quand tu perds l'équilibre tu es en train de te stresser, quand ton système nerveux est en train de stresser il s'active de plus en plus, du coup tu trembles encore plus et en fait le cercle est infini. Et puis, il y a aussi... Donc là je parlais des jambes, je parlais de l'ancrage, de l'équilibre, mais il y a aussi tout ce qui est le plexus solaire dont je vous ai parlé en tout début d'introduction, c'est-à-dire que le plexus tout fermé, les épaules qui sont rentrées, la cage thoracique qui se referme et tu as l'impression que le diaphragme il est aussi bloqué. Ouais, et ça c'est vraiment parlant, parce qu'en fait le plexus, bon le ventre est le centre de nos émotions, mais le plexus aussi c'est un centre émotionnel fort, et quand... tu le fermes, quand tu coupes le diaphragme, là tu te coupes de toi-même, et du coup tu te coupes de tout, tu te coupes de tout ton corps, tu te coupes peut-être de tes émotions, tu peux pas y accéder, donc tu peux pas vibrer avec la musique, tu peux pas transmettre pour le public, et en fait t'es en train de te couper de tout, et tu te coupes même de la musique. J'en ai vu qui étaient évidemment en retard, mais j'en ai même vu qui étaient beaucoup trop aussi dans le rush, trop d'explosivité en mode... Oh là là, c'est trop cool ce que je suis en train de faire et du coup je suis en train d'exploser sur la glace et je vais trop vite. Et dans ce cas-là, eux ils n'ont même plus un plexus fermé, ils ont un plexus qui est beaucoup trop ouvert, mais en fait des mouvements qui sont beaucoup trop sharp, ils ne sont plus dans l'élégance du mouvement, ils sont poum Bon quand c'est une choré hip-hop ça ne pose pas de problème, mais quand c'est une choré où tu sens qu'en fait il aurait fallu prendre le temps et qu'à la fin ils ont effectivement fini avec 8 ans d'avance, bon ben c'est un problème. Et donc là, le plexus solaire, ce que j'ai envie de dire, c'est le centre énergétique. Et ça traduit tout de suite beaucoup de choses quand il est fermé. Et en plus, si je passe ma journée avec le plexus fermé et un peu bossu, pour ceux qui me voient en vidéo, vous voyez bien que j'ai pas une posture déjà jolie, mais surtout ça va envoyer des messages à ma tête comme quoi tout ça va mal. Alors que si je me tiens droit et que j'ouvre mon plexus, ça va envoyer un message à ma tête de « Ah, je me sens bien, je peux respirer, je débloque mon diaphragme » . Et donc là, le stress qu'il induit, c'est deux choses différentes. C'est soit une surouverture et du coup un mode électrique qui est activé. Et du coup, la personne, elle a trop d'explosivité et elle n'arrive plus à gérer son énergie. Tu vois, elle a trop d'énergie et elle explose et donc elle est trop en avance sur la musique. Elle n'est pas patiente dans ses mouvements et donc elle est trop rapide et ça se voit, c'est rushé. Ou à l'inverse, du coup, tu as un Black Swix qui se ferme. J'ai peur, je n'ai pas confiance, je me coupe de tout, de mes ressources. Et du coup, je deviens en retard, je ne deviens pas sûre de moi. Ça revient un peu à tout ce que j'ai dit avant. C'est-à-dire qu'un corps qui est fermé, c'est un corps qui ne respire pas. Et un corps qui ne respire pas, c'est un corps qui ne bouge pas de manière libre. D'ailleurs, j'ai vu des bouts de bras qui n'étaient pas calés jusqu'au bout du mouvement, qui ne prenaient pas leur place, qui n'étaient pas assez grands, des jambes pas tendues. En patinage, il y a beaucoup de... De choses qu'on fait, par exemple, on peut faire des sauts, on peut faire des figures, et en fait, il y a besoin d'être solide, il y a besoin d'être 100% sûr de toi quand tu la fais, ou au moins de le faker, mais genre, vas-y, fais-le jusqu'au bout. Parce que sinon, tu restes restreint dans le mouvement, et ça rend quelque chose qui n'est pas joli. Et le patinage artistique, c'est comme la danse, il y a beaucoup la notion d'esthétisme, d'aller jusqu'au bout du mouvement, prends la place, etc. Grandis-toi, et en fait, ça c'est impossible quand... Quand les bras restent à moitié levés, quand les jambes ne se tendent pas, quand le mouvement ne va pas jusqu'au bout. Il y a beaucoup de choses comme ça que j'ai vues. Je voyais qu'ils avaient beaucoup travaillé, mais du coup je voyais qu'il y en a qui faisaient que leur programme à 60% peut-être de leur capacité. Alors que ce n'était pas un manque de capacité qu'ils avaient, par contre c'était un manque d'accès à leurs ressources à ce moment-là. Ce qui fait que du coup, le corps, il ne pouvait pas donner les 40% restants. Et donc le système nerveux, il avait verrouillé l'accès à ces ressources-là. Et tout à l'heure, je vous parlais d'explosivité avec quelqu'un qui avait des mouvements qui étaient beaucoup plus rapides. Et j'ai trop envie juste d'en donner un petit tips par rapport à ça. Enfin, même pas un tips, mais une explication. C'est-à-dire que, en fait, quand tu es stressé, ton cerveau, il accélère tout à l'intérieur de toi. Une seconde dans la tête, ça équivaut à une demi-seconde dans la réalité. et en fait la jeune fille que j'ai vu performer son programme je voyais bien qu'elle connaît 100% son programme vraiment elle le connaissait par coeur et en fait le problème elle le connaissait par coeur et elle avait trop hâte de le montrer du coup elle avait un demi temps d'avance sur la musique et donc c'est elle qui à la fin a fini avec huit ans d'avance et donc elle attaquait tous ses mouvements trop tôt elle prenait ses impulsions trop tôt ses temps à pardon ses sauts arrivaient avant le temps de la musique et Et c'était pas voulu de sa part, tu vois, c'était qu'elle était tellement emballée que du coup ça se traduit en mouvement extérieur. Et je trouve aussi important de parler de ça parce qu'on parle du stress qui te rend très fermée, alors qu'elle, elle est arrivée, elle a eu une énergie explosive, mais du coup, comme elle ne sait pas gérer cette énergie explosive, du coup ça a créé beaucoup de choses à améliorer dans sa chorégraphie, et ne serait-ce que d'être en temps, de pouvoir prendre le temps, d'accepter des moments de pause, de prendre le temps dans ses mouvements, etc. Et du coup, vraiment danser. En fait, il y a beaucoup de choses qui m'ont marquée pendant ce programme, et c'était super intéressant, tu vois. Donc, je vous ai parlé aussi de la patineuse qui tombe au début de son programme, la patineuse qui est trop explosive, la patineuse et le patineur. J'ai vu un garçon, il n'y en a pas beaucoup qui patine, mais d'ailleurs, je le coache un. Mais en tout cas, il y a des jeunes hommes dans le patinage qui, je vois, étaient hyper prudents. Genre, ils n'étaient pas sûrs de lui. Et du coup, à chaque fois qu'il faisait des choses, je me suis dit, si je devais donner un adjectif pour définir sa danse, il a une danse prudente. C'est, ok, on doit faire un saut, mais je vais faire un saut petit. Ok, il faut faire plein de tours, mais je vais faire que quelques tours et en même temps faire attention. Je dois être équilibrée, du coup je vais me rigidifier pour être sûre d'être solide. On doit faire un mouvement, je vais quand même checker au cas où, si c'est bon et j'y vais. Et en fait, il était vraiment tout le temps dans l'alerte constante. Ce qui fait que dès qu'il fallait faire des choses, il les faisait, mais du coup un peu à moitié. Pas avec l'amplitude dont il y avait besoin pour le mouvement, pas à la même vitesse, parce que peut-être qu'il y a un truc sur la vitesse. En gros, il y avait une danse prudente, un patinage prudent. Et je me suis dit, tiens, mais il se passerait quoi s'il débloquait sa confiance ? S'il prenait confiance et s'il y allait en mode ? Vas-y, je donne tout à 100% et on voit ce qui se passe. Et je me suis dit, parce qu'en fait, il est super beau, il est grand, il est très élégant. Et je suis là, j'aimerais trop l'aider à venir débloquer son potentiel. Juste, allez, viens, on débloque tout ce qui te bloque, tout ce qui se passe dans ta tête qui fait que, attention, mode survie activé. Pour que tu puisses justement vivre ta danse, vivre ton patinage comme tu as envie de le vivre. Et qu'on puisse le voir à ce moment-là. Ouais, ça m'a beaucoup marqué ce jeune homme dans son patin. Et d'ailleurs, j'ai eu envie d'aller parler avec sa famille à la fin. Mais bon, le gars-là, on était 1500 personnes. C'était un peu compliqué. Mais ça, c'est la prep mentale à l'intérieur de moi qui voit trop de trucs. Et qui se dit, j'ai envie d'aller les aider. Tu vois, ah tiens, il y a peut-être ça à aller apporter. Ah tiens, j'ai envie d'en parler. Et donc, c'est aussi pour ça que je fais ce podcast. Pour que les patineurs... puissent aussi avoir une ressource puisque je coach dans le patinage artistique, dans la danse, dans le snowboard freestyle, dans le snowboard cross, dans plein de choses où le mouvement est au coeur parce que le mouvement pour moi c'est la vie et libérer sa tête, libérer son esprit pour avoir un mouvement le plus vivant possible, c'est ça qui compte en fait finalement. Et du coup j'ai très envie de vous parler de ceux qui arrivent à gérer le stress parce que du coup donc j'ai des coachés qui ont fait le gala Et puis il y avait aussi Kevin Hemmose, pour ceux qui ne le connaissent pas, qui est quelqu'un qui a participé au JO, qui est arrivé 7e, qui a gagné les championnats du monde en patin, qui a gagné beaucoup de fois le championnat de France, je crois que c'est 7 fois. Enfin bref, il a beaucoup de titres et il est à Grenoble. Et là, ce qui saute aux yeux, c'est vraiment le contraste. C'est-à-dire qu'ils arrivent pour faire un tableau à 4, et c'est du coup le meilleur niveau, puisqu'il y a Kevin, il y a Lilian que je coach, et il y a les deux filles. Et du coup j'ai plutôt envie de parler du contraste que j'ai vu, donc pas sur tous les cadres, j'ai plutôt parlé de Lilian et puis de ce que j'ai vu aussi de Kevin, parce que je trouve que c'est hyper chouette aussi de parler des gens qui ont beaucoup travaillé sur ça. Et en fait ce qui était saisissant vraiment c'est quand ils sont arrivés sur la glace, il y a une puissance qui est arrivée mais genre indescriptible. Je pense que... En vidéo, ça retranscrit pas ce truc-là, mais de le voir arriver avec son feu là, c'était incroyable. De voir la puissance qu'il a sur la glace, l'ancrage qu'il a, et ça tu le vois dès l'entrée. Ils ont tous posé le pied sur le patin, sur la glace, et alors là l'entrée c'était une vraie entrée. Ils arrivaient, ils ont pris l'espace, ils ont pris le temps, ouais, ils ont incarné quelque chose. Et déjà tu sentais que ça allait avoir quelque chose de différent sur le tableau. Et donc la première chose qui les distingue, chez les gens qui... gèrent le stress, qui savent quoi en faire et qu'on bosse dessus, c'est la fluidité tout simplement. Et une fluidité qui n'est pas juste là par moment, mais qui est là vraiment tout le temps. Parce que c'est ça en fait qui est dingue, c'est qu'un corps qui se régule, c'est un corps qui peut maintenir la fluidité du début à la fin du programme. Ça ne veut pas dire que c'est facile, mais c'est dire que j'arrive à le réguler, même dans les passages difficiles, même après une petite erreur. Et c'est là que tu vois que le travail mental, parce que que le travail mental paye. Parce que justement, le travail technique, en fait, tout le monde bosse sa technique, tu vois. Il peut être fluide, mais émotionnellement sous pression, il n'y a que ceux qui bossent leur mental qui le ressentent. Alors, je n'aime pas faire des généralités. Je ne peux pas dire qu'il n'y a que ceux qui bossent leur mental, mais en tout cas, ceux qui bossent leur mental arrivent à le gérer de manière différente et arrivent à changer ça. On peut effectivement y arriver à force de faire, faire, faire, faire, parce que quand tu fais plus, tu prends plus d'expérience, tu t'habitues. Mais c'est un peu soigner le mal par le mal. Hier, j'ai une danseuse qui voulait travailler avec moi et qui va commencer un accompagnement dans la danse, une professeure. Elle me disait que le seul truc que j'essayais, c'est toujours de faire plus. Je lui disais, ah oui, on soigne le mal par le mal. Elle me disait, ouais, parce que c'est dur, et en même temps, des fois, ça ne débloque pas. Et des fois, je me ré-enferme dans mes trucs. Je lui dis, bah oui, parce qu'en fait, on nous a appris que pour corriger quelque chose, il fallait faire... plus alors que des fois c'est pas de faire plus des fois faut peut-être faire moins et des fois faut peut-être aussi faire autrement et le coaching mental c'est ça c'est viens on va faire autrement on va changer les perspectives on va changer le blocage on va aller chercher la peur on va aller changer tout ça tout ce qui se passe à l'intérieur de toi pour que ça vienne débloquer justement les choses et là c'est pour ça que je dis ok il y a que ceux qui bossent vraiment leur mental avec des clés précises qui peuvent arriver à gérer tout ça parce qu'en plus ils arrivent à faire ça à leur transmettre à d'autres gens mais aussi à le transmettre au public. Et c'est ce que je trouve assez fascinant, d'utiliser tous les piliers de la performance pour réussir à faire la performance que tu as envie de faire, à te connecter au plaisir que tu as quand tu performes, à te connecter à ton potentiel que tu peux exploiter à 100% à ce moment-là, à te connecter à toutes les ressources que tu as. Ok, j'ai fait une erreur, mais comment est-ce que je recover ? J'ai confiance et je vais y arriver et ce n'est pas grave, je continue. la tête haute, le sourire, incarner. Et c'est ça qui est fort. D'ailleurs, on va parler des erreurs. C'est-à-dire qu'eux aussi, ils en ont fait. C'est pas parce que t'es au haut niveau que tu fais pas d'erreurs. Parce qu'en plus, personne n'est parfait, même le meilleur. Mais la différence, c'est ce que je vous ai dit, c'est ce qui se passe après l'erreur. C'est-à-dire qu'un patineur qui gère pas son mental, j'en ai vu plein hier, ils font une erreur et en fait, ça les... Oh ! Ils sont... Oh mon Dieu ! Oh, j'ai de la glace sur moi ! Oh, il faut que je me relève ! Ah, où est-ce que je me trouve ? Ah, attends, il faut que je repars ! Donc il y en a c'est ça, il y en a c'est pouf, ils se ferment et alors là, ils se ferment et complets et 8 ans passent, 12 ans, 14, 15, 16 et en fait plus la musique continue à avancer plus ça y est, ils commencent à rebouger, ils commencent à ressourir et seulement là ils se rire mettent mais ils passent un énorme temps de résilience à revenir dans la danse et dans le patin et ça c'est long en vrai quand tu fais une choré et quand tu es tout seul sur la glace ou avec le groupe ouais Quand tu penses que ton programme est gâché et que tu portes l'erreur jusqu'à la fin, bon bah oui, il est gâché de A à Z. Mais nous ce qui nous intéresse c'est comment est-ce que je donne mon meilleur même si j'ai rien de me foirer. Comment est-ce que j'active ma résilience ? Parce qu'un patineur qui gère, c'est comme un danseur qui gère. On fait une erreur et en fait, trois secondes après, on a oublié qu'il avait fait une erreur parce qu'en fait il est revenu dans le moment et il continue à donner sa vérité à lui et à incarner sa chorégraphie à lui. Et c'est ça la régulation émotionnelle en temps réel. Ça s'improvise pas, ça se travaille. Tu peux essayer de l'improviser, ouais, peut-être que tu vas y arriver, mais sur le long terme, pour que ça reste... pour que ça soit solide, pour que ça reste sur le long terme, et pour vraiment avoir débloqué ce qui t'impacte et t'affecte, y'a besoin de travailler ça. Et c'est pareil sur l'ancrage et la musicalité, parce qu'en fait, le bas du corps... Il est sur la terre planté, stable, solide, tu vois, comme s'il y avait des racines qui partent de leurs pieds jusqu'au cœur de la glace. Et pareil pour les danseurs qui sont très ancrés. Parce que je trouve que ce qui est dingue... Quand t'es ancré, t'as tout le haut du corps qui se libère, parce qu'en fait t'es si solide sur tes pieds, que le haut il peut s'exprimer, que tes bras peuvent prendre la place, que tu peux aller dans la musique, etc. Tu peux relâcher ton cou, t'as le visage qui s'ouvre, le plexus, jouer avec ça. Et du coup, voir la musicalité émerger à travers les corps, tout simplement, parce que le mouvement il est plus contrôlé par la tête, il est traversé par la musique. Et en effet, à 70% d'eau dans le corps, La musique, ça crée des vibrations dans le corps. Et en fait, de laisser cette vibration bouger, c'est là où la musique guide le corps. Et c'est ça qui est magnifique dans la danse, dans le patinage. C'est que c'est pas l'inverse. Ça pourrait être l'inverse, mais ça donne pas du tout la même chose. Et c'est ça qui était flagrant dans leur danse, c'est que la musique guidait leur corps. Et ça, c'était super fort, tu vois. Quand le corps, il respire, c'est trop beau à voir. Et avoir accès à ce truc-là, se donner les moyens d'y avoir accès, les strophes que... personnellement ça n'a pas de prix de débloquer tout ça. Et quand tu as ta cage thoracique qui s'ouvre, le dos qui se déploie, les épaules basses pas relevées, le corps qui bouge, qui respire, qui a accès à ses émotions, parce que du coup, si tu es en train d'écouter ce podcast, tu danses peut-être pour toi, mais tu danses aussi peut-être pour transmettre, pour avoir accès à une émotion et la partager avec un public. Et en fait c'est ça le but final, c'est pas juste réussir des éléments techniques. en tout cas dans ma vision des choses et de la façon dont j'aide les gens à progresser, c'est que oui, on va venir maîtriser des éléments techniques et grâce au déblocage que tu vas avoir dans ta tête, tu vas pouvoir maîtriser de plus en plus d'éléments. Mais c'est surtout transmettre quelque chose, venir toucher le public, venir aussi te toucher toi. Quand tu arrives à avoir accès à tes émotions, c'est incroyable ce que tu peux vivre à l'intérieur de toi-même. Et ensuite, arriver à le retransmettre. Parce que tu peux toucher personne si toi, tu n'es pas en contact avec ce que tu ressens. C'est assez peut-être logique quand je le dis comme ça. Et ça me donne envie de parler de l'expression faciale. Parce que l'expression qu'on a sur notre visage, c'est un truc, c'est dur de faire semblant. C'est dur de porter les masques. Et toi, un patineur stressé, un danseur stressé, il a un visage qui est figé. Il a une bouche qui est crispée. Des fois, elle est ouverte, elle n'est jamais refermée. Elle a des... Ils ont des yeux qui sont là mais en fait ils voient pas vraiment tu vois. Alors qu'un visage qui est régulé, c'est un visage qui est beaucoup plus vivant, qui exprime ce que la musique elle raconte, qui crée une connexion avec le public, qui est plus crispé mais qui est vraiment relâché, t'as accès à tout ça. Et du coup ça c'est pas du jeu d'acteur, c'est quelque chose qui vient naturellement quand ton système nerveux finalement il est régulé, parce que t'as pas besoin de penser à ton visage. Il va s'exprimer parce que t'es en contact avec toi-même, ce que tu ressens. Et boum, ça libère tout ça. Voilà, j'ai donné plein d'infos là jusqu'à maintenant, j'aurais dû les numéroter peut-être. Mais j'aime bien aussi laisser libre cours à ma pensée, j'ai aussi mes notes là sous les yeux pour être 100% sûre de ne rien oublier par rapport à ça. Et ça nous fait arriver à la dernière partie, qui est pourquoi est-ce que les choses elles marchent comme ça finalement ? Et surprise, surprise, mais en fait... Le système nerveux, il dicte tellement de choses. Il dicte tout. Parce que tout ce que je viens de décrire, les tremblements, le plexus fermé, l'explosivité, les sauts incertains, la fluidité, l'ancrage, l'expression, tout ça c'est dicté par ton système nerveux. Pas par ta volonté, pas par ta préparation technique, non plus par tes affirmations positives, mais vraiment par ton système nerveux. Parce que quand tu rentres en compétition, Ton système nerveux fait un choix, inconscient, en une fraction de seconde. Soit il considère que c'est une opportunité, et du coup il te met dans un état de présence ouverte. Tu vois, t'as accès à toutes tes ressources, c'est une opportunité, ok let's go, on y va. Soit il considère que c'est un danger, et alors là, c'est le mode survie qui s'active dans ton cerveau, c'est pas du tout la même partie. Et du coup, boum, tu perds 45% de tes ressources, en tout cas de l'accès à tes ressources, et du coup à ton potentiel. Le potentiel, c'est ton 100% de toi, de tout ce que tu peux te donner. C'est toutes tes compétences à un instant T, tout ce à quoi tu as accès, sans avoir les interférences, pouvoir donner le 100% de toi-même. En fait, tu n'as pas la main sur ton système nerveux très facilement. Tu peux très bien dire à ton système nerveux, « Ok, calme-toi, c'est juste un gala, c'est une compétition et je ne vais pas mourir. » Il y a une fille d'ailleurs qui fait de la compétition en danse, que j'ai coachée hier, et elle me disait... En fait, c'était la compète et je me suis dit, ça va, tu vas pas mourir, il y a pire dans la vie. Mais pour autant, la veille... Oh j'ai eu mal au ventre, j'ai pas pu dormir, je suis arrivé black out, j'ai pas compris. Bah ouais parce qu'en fait il y a des choses qui se passent au niveau inconscient, on n'a pas la main dessus. Et tant qu'on va pas aller chercher, ils vont continuer à nous guider. Et ton système nerveux va continuer à s'en moquer complètement de ce que tu lui dis parce qu'en fait il va réagir en fonction de ce qui est inscrit à l'intérieur de lui. Et donc pourquoi tu réussis à l'entraînement et pas en compétition ? Et bien parce que la compétition c'est un environnement considéré comme stressé, stressant. Tu vois, genre la compète, l'entraînement c'est ok je suis là pour m'entraîner, je vais donner le meilleur de moi et c'est cool. Et il y en a qui sont très forts à l'entraînement et qui du coup s'effondrent en compète parce que la pression, l'enjeu, plaire, qu'est-ce qu'on va penser de moi, qu'est-ce que je vais penser de moi-même, est-ce que je suis capable de, à quel point j'ai confiance dans mon truc, oh blabla. Tu peux te planter le jour J alors que tu as été très fort à l'entraînement et souvent c'est ce qui arrive. Parce qu'à l'entraînement ton système nerveux il est régulé, il considère que c'est la safe place, du coup tu as accès à 100% de tes ressources, alors que le jour de la compète, le système nerveux il n'est plus du tout dans le même état. La situation elle devient dangereuse, du coup ça coupe à tout, ça coupe à tes ressources, et tu te retrouves à patiner ou à danser avec peut-être 50%, 60% de tes capacités. C'est pour ça que je te dis, tu peux continuer à t'entraîner autant que tu veux, tu peux faire tous les sauts que tu veux, toutes les heures que tu veux, mais si tu ne travailles pas ton système nerveux, le jour J va venir et il va couper l'accès à tout ça. Ça varie en fonction des gens, il y en a qui sont coupés à 10, 20, 30%, il y en a qui sont coupés à plus de 50%. Et c'est vraiment ça que j'ai envie que tu comprennes, toi, cher auditeur, tu vois, c'est que... On passe des heures et des heures et des heures à s'entraîner, à faire plus, alors que si tu passais une heure à bosser sur ton mental toutes les 2-3 semaines, pendant X mois, t'imagines même pas à quel point ça peut être game changer pour toi en tant que du coup artiste, danseur, patineur, en tant qu'entrepreneur dans la vie, en tant que salarié dans la vie, en tant que chéri dans ton couple, en tant que tout dans tout. Ça va impacter l'être humain derrière l'artiste. L'être humain derrière le danseur, derrière le patineur, derrière peu importe qui tu es, ça va entraîner l'être humain et ça va le faire bouger. Donc c'est pas un problème de préparation souvent, c'est vraiment un problème de régulation du système nerveux. Et ton système nerveux, c'est pour ça que tu peux pas... C'est très compliqué de changer un système nerveux par soi-même. D'ailleurs même moi en tant que coach, tu vois, j'ai beaucoup de techniques que des fois je m'applique, mais des fois en fait j'aime venir me faire coacher parce que... Je sais pas, c'est comme un chirurgien qui devrait s'opérer, tu vois, il y a un moment donné il est limité. Bon bah il va demander à un autre chirurgien de l'opérer, et bah c'est pareil. Parce que ton système nerveux il s'est construit avec des années d'expérience, avec des moments de réussite, avec des moments d'échec, avec des moments de jugement, de toi-même, de ton entourage, avec des moments de pression, des moments où on t'a fait sentir que t'étais pas à la hauteur. Et tout ça c'est inscrit à l'intérieur de toi, et c'est ça qui dicte tes réactions le jour J. Et c'est dur de voir ça tout seul. Parce que ton cerveau, il te cache tout ça pour te protéger, pour te permettre de fonctionner. Puis surtout, il est dans son système de fonctionnement, lui, le cerveau. Il est content, en zone de confort. Je fais ce que je connais. Mais c'est pour ça qu'à un moment donné, t'as peut-être besoin de quelqu'un qui te tend un miroir ou en tout cas d'avoir des feedbacks. D'ailleurs, c'est hyper important en technique d'avoir des feedbacks pour ajuster parce que ce que moi, je suis en train de penser à propos de moi ou de où est-ce que je pense et mon corps, des fois, c'est pas vrai. Et on a besoin d'avoir ce feedback. Moi, c'est le cas en... En crossfit, j'ai l'impression que mon corps, mes fesses sont suffisamment hautes, en fait pas du tout, mes épaules sont suffisamment derrière, en fait non, redresse encore un peu plus, et j'ai besoin que mon coach me fasse des feedbacks pour être meilleure. J'ai besoin de ce miroir, j'ai besoin qu'il me dise des choses que je vois pas, qu'il me pose la question que je me pose pas. Et c'est tout ça qu'on fait du coup dans les accompagnements avec les patineurs qui étaient au gala, mais aussi tous les danseurs, les entrepreneurs qui... coach aussi ceux qui veulent monter leurs écoles. Je les aide beaucoup à venir chercher ce qui s'est inscrit dans leur système nerveux. On va pas faire des scans du cerveau. Ne vous inquiétez pas. En fait, c'est venir identifier ce qui se déclenche quand tu rentres dans un environnement stressant. Et du coup, on va venir travailler pour faire péter tous ces blocages. Pas pour corriger, mais pour vraiment intégrer des trucs. Pour qu'en fait ton système nerveux puisse te donner accès à ton 100% de toi-même le jour J, tout simplement comme un entraînement. Voilà, moi c'est ce genre d'expérience qui me dit toujours « Ok Marine, t'es au bon endroit » et « Ok Marine, il y a encore des gens à aider, c'est trop cool » . C'est ce qui me fait aussi progresser, je pense, en tant que préparatrice mentale. Et du coup, comment est-ce que je vais finir cet épisode ? Je pense que j'ai très envie que chacun la prenne à un moment honnête avec soi-même. Un peu comme un petit moment d'introspection, là, pour les quelques minutes qu'on reste encore ensemble. C'est se poser la question de, déjà, comment est-ce que je performe entre la compétition ? Et quand je suis dans un environnement qui est stressant, donc je perçois stressant, qui me stresse, est-ce que mon corps il tremble ? Est-ce que la veille j'arrive à dormir, à manger ? Qu'est-ce que je ressens dans mon corps ? Est-ce que je perds mon équilibre, mon orientation ? Mes mouvements, est-ce que j'ai un blackout ? Est-ce que mes mouvements vont jusqu'au bout ? Est-ce que je suis en train d'attaquer mes soins en avance ou pas, par anticipation ? Est-ce que je survis à mon programme au lieu de le vivre ? Est-ce que j'ai accès à ce que je ressens ? Je fais plein d'évocations pour voir qu'est-ce qui résonne chez vous. Et aussi pour vous voyez en fait c'est pas un problème de prépa physique, c'est un problème qui est beaucoup plus grand que ça. Et donc tant que c'est pas travaillé spécifiquement, peu importe le nombre de glaces ou de parquets sur lesquels on va aller bouger, on va continuer à vivre la même chose. Et donc c'est pour ça que je vous ai créé un questionnaire spécial danseur et aussi spécial patineur, c'est tout nouveau, ça vient de sortir et en fait les liens sont dans la description. Ça s'appelle le point de départ mental du patineur. Ce n'est pas un truc pour te vendre quelque chose, c'est juste un questionnaire en 5 minutes pour que tu puisses voir plus clair où est-ce que tu en es mentalement dans ton sport. Tu vois quels sont tes vrais blocages, qu'est-ce qui se déclenche en compétition, ce qui te coupe aussi l'accès à ton 100%. Donc 5 minutes pour pouvoir répondre et tu vas recevoir du coup le questionnaire si tu cliques juste en dessous, c'est un petit Google Form, tu verras. il y a beaucoup de danseurs qui l'ont déjà rempli et qui me disent que ça leur a aidé à prendre conscience de choses qu'ils voyaient pas du tout juste en répondant aux questions évidemment il y en a qui ont voulu aller plus loin pour les accompagnements mais j'ai pas du tout envie d'en parler pour le moment, là ce que j'ai envie de vous faire c'est ok vous venez d'écouter une ressource gratuite, je vous ai mis une autre ressource gratuite qui est le questionnaire dans le lien de l'épisode, il est aussi en lien sur mon instagram marine.valet dans ma bio donc n'hésitez pas et puis si vous avez envie de me dire ce que vous avez pensé de l'épisode, envoyez moi un petit DM, j'y réponds toujours, quand ça se noie pas dans les messages, et n'hésitez pas à partager aussi l'épisode à un patineur une patineuse, un danseur, peu importe qui aurait peut-être besoin d'entendre tout ce que je viens de raconter, parce que peut-être que ça va lui parler et puis que tu décides ensuite d'avancer ou pas sur ton mental, il y a aucun souci, mais juste au moins tu sais où est-ce que t'en es, et ça c'est déjà énorme voilà, j'espère que cet épisode Ta pluie, je l'ai voulu un petit peu différent parce que ce gars-là, il m'a vraiment touchée. J'ai vu des enfants, des ados, des adultes jusqu'à 50 ans qui ont performé et qui ont sacrifié tellement de choses pour ces 5 minutes de représentation sur la glace. J'ai vu des gens qui ont du coup vécu un petit cauchemar parce que le système nerveux était là, trop activé, ça les a boté par moments. Ça s'a boté au lieu de briller. Et ça, ça me touche tellement. Ça me touche. Et donc si t'es patineur, parent de patineur, coach de patineur, j'espère que cet épisode t'a permis de mettre des mots sur les choses. J'ai l'émotion qui est en train de monter quand je parle de tout ça, mais en gros j'espère que ça t'a ouvert les yeux, que ça t'a permis de mettre des mots sur les choses. La préparation mentale c'est pas juste un petit truc en plus, mais par contre c'est pas non plus un truc qui est réservé que aux champions. Et c'est ça qui fait surtout la différence entre un patineur qui va venir survivre à son programme. Un patineur qui va venir vivre son programme, tout simplement. Moi, je pense que j'ai envie de finir la note de l'épisode en vous disant que... Parce que ça me fait réfléchir à chaque fois et je me dis... Ok, ben en fait, moi, en tant que préparatrice mentale, je suis là pour que toutes ces heures d'entraînement, tous ces sacrifices, tous ces investissements, ils soient pas réduits à néant parce que le système nerveux, il a pas appris à s'autoréguler sous pression. Si tu te reconnais dans tout ce que j'ai décrit, ben je te... Je t'invite à commencer par le questionnaire, le lien est en bio. Je m'arrête ici. Bravo en tout cas à tous les patineurs et les patineuses du club de Grenoble-Isère-Métropole-Patinage que j'ai vu hier. Parce qu'ils ont tous, à leur manière, mis leur cœur sur la glace et c'est ça qui a été super beau. Les tableaux étaient magnifiques. Mention spéciale à Lilian, mon petit vice-champion de France cette année. J'ai eu la chance d'accompagner, que je vais continuer d'accompagner. Tu t'inspires beaucoup, je vois que tu grandis, c'est incroyable. Voilà, donc prenez soin de vous. Continuez de patiner, continuez de danser avec tout ce que vous êtes et je vous dis à très bientôt dans un prochain épisode. Ciao !