Speaker #0Salut les amis, j'espère que vous allez bien. Je vous fais cet épisode en direct de ma chambre du French Open 2026. Donc moi je suis pas dans l'hôtel de base. D'ailleurs ça se voit pour ceux qui sont sur la vidéo que l'entourage c'est pas l'hôtel de luxe. Mais en tout cas je suis au calme pour pouvoir vous enregistrer cet épisode. Donc là tous les Jack and Jill viennent de se finir au French Open et j'avais vraiment envie de prendre mon micro pour vous parler d'un truc qui m'a fait beaucoup réfléchir sur les dernières semaines, pour pas dire les dix derniers jours. Parce qu'en fait, je viens d'enchaîner deux événements, le Made in Swing et le French Open. Et en fait, dans ces deux événements, j'ai bien évidemment fait, comme d'habitude, les compétitions. Et surprise, j'ai pris que des noms en prélim. Aucune finale, zéro. Par contre, j'ai eu que des noms de tous les juges. Donc, ils étaient tous d'accord. Et je voulais te demander, est-ce que tu sais ce qui s'est passé ? C'est que plein de gens sont venus me voir avec cette tête genre, « Ah bon ? Mais comment ça se fait ? Et pourquoi t'es pas passé ? » Mais Marine... Pourquoi t'es pas encore all-star ? Pour ça, ça fait deux ans et demi qu'on me le dit, je crois. Pourquoi est-ce que t'es pas encore all-star ? Et en fait, j'ai eu envie de répondre à ces gens de manière peut-être plus publique dans ce podcast parce que j'ai l'impression que derrière ces questions, en tout cas derrière ce résultat et derrière ces questions qu'ils me posent, ils se cachent beaucoup de choses. Et je me suis dit, ok, en fait, prends ton micro et vas-y. Donc, cet épisode, il est à propos du résultat, des résultats qu'on a en compétition. à propos du vécu du résultat de la compétition et aussi de comment est-ce que je fais quand je ne passe pas en finale pour pouvoir continuer à profiter de mon événement et ne pas mettre l'argent par les fenêtres et du coup, rien en faire. Et du coup, peut-être déprimer, remettre tout en question ma vie, ma vie de danseur, etc. Donc, restez vraiment jusqu'à la fin parce qu'après, il y aura des choses qui seront vraiment applicables. Donc, si tu es en train d'écouter cet épisode parce que tu n'as pas fait la finale du French Open, Ou parce que t'as pas fait la finale de n'importe quel event, et Dieu sait qu'en général ça nous arrive au moins une fois dans notre vie de pas faire une finale, par rapport en général aux probabilités, et bien en fait t'es au bon endroit. Si t'es professeur de danse, t'es au super bon endroit aussi pour pouvoir au mieux accompagner tes élèves. Et puis c'est pas parce qu'on fait des finales que des fois on vit pas des émotions fortes, donc aussi bienvenue dans cet épisode. Alors... Déjà je vais vous parler un petit peu de moi et de comment est-ce que je vis les choses parce qu'en fait le truc que j'ai envie de répondre aux gens qui me disent mais pourquoi t'es pas encore à ce stade dans ta danse, qu'est-ce qui fait que tu ne passes pas les cuts, les prélims, des fois je vais en semi, à Buda j'ai fait les semis, j'ai pas fait la finale. En fait j'ai envie de répondre mais pourquoi est-ce que je me prendrais à croire que je vais passer en finale, moi, Marine Vallée. Parce qu'en fait, quand je regarde ma vie de manière objective, par les gens, je suis désolée de vous le dire, mais je ne danse plus. Je prends plus de cours de danse, je fais plus de chorégraphie, et en fait, ma vie, elle se résume à construire déjà un, ma vie perso, et ensuite, ben, je fais du crossfit, je fais du wakeboard, je viens de passer 4 mois à Val Thorens pour faire du snowboard, j'ai fait des compétitions de crossfit, j'ai fait des compétitions d'Irox. Et je voudrais passer en plus en finale de Jack and Jill avec ce niveau d'investissement qui est quand même ridicule en termes de danse. Franchement, je pense qu'il faut vraiment être honnête avec soi-même. Et d'ailleurs, on va remettre l'église au centre du village. Parce qu'en fait, tu vas voir qu'en disant ça, mon but, c'est pas de te démoraliser. Au contraire, mon but, c'est de venir vous libérer d'un poids aussi énorme que peut-être beaucoup de danseurs et de danseuses portent sans s'en rendre compte. Et souvent déjà on se rend pas compte à quel point c'est peut-être lourd les émotions qu'on vit quand on est en final, surtout pas en final, puisque là ça s'adresse aux non finalistes, mais aussi quand les gens et ton entourage te dit « Ah mais je comprends pas, j'ai vu tes danses, t'aurais dû passer, etc. » Et donc comme je vous l'ai dit, aujourd'hui on va voir plein de choses. Et la première chose, c'est on va parler de mathématiques. Parce que les maths ne mentent pas. Et ça c'est un rappel qui est... qui fait pas du bien en général, parce que je pense que c'est quand même important de poser les bases malgré tout. Et je vais finir ma phrase d'avant, c'est que il fait pas du bien parce que c'est la réalité. Et nous, on est beaucoup drivés par, ok, les émotions, mes envies, mon égo, etc. Et quand la mathématique, il parle, c'est pas cool. Parce que du coup, comme je vous disais, ok, on va poser les bases. Une finale de Jack and Jill, ça fait combien de personnes ? Je pense que je vous apprendrai rien. Quand je vous dis que dans une finale, il y a maximum 15 participants, des fois il n'y en a que 12, des fois il y en a 10, des fois il y en a 7, des fois il y en a 5. Et combien il y a de personnes qui s'inscrivent en prélim ? Des fois il y en a 50, des fois il y en a 80, des fois il y en a 120, dans les plus gros événements. Et donc si on fait les maths, mathématiquement, on ne peut pas tous être... en finale, c'est juste impossible. Et pourtant, en fait, on est tous là à se dire « Ok, cette fois c'est la bonne, ok, je vais y aller, j'ai envie de passer. » Et on se prend à y rêver. Et du coup, quand on se prend à un non, on est complètement dévasté. Et je l'ai vécu auparavant dans ma carrière de danseuse de West Coast et de compétitrice. Et malheureusement, en fait, c'est la mécanique de la compétition. C'est-à-dire que quand tu fais un marathon, t'as fait ta prépa, tu cours, à la fin t'as un chrono et t'as un objectif peut-être de chrono à respecter. Par exemple, moi je voulais le faire en moins de 3h45, je l'ai fait en 3h43, je suis trop contente, tu vois. Sauf que dans la danse, y'a pas un chrono à la fin, y'a des places en finale qui sont très limitées pour un grand nombre qui s'y inscrivent. Et donc c'est pas une injustice, c'est pas une preuve que t'es nulle, c'est mathématique. Et je pense que c'est important vraiment à intégrer. Parce que quand on part dans un événement en se disant « Ok, je vais aller passer en finale » , moi je trouve ça cool de se driver par rapport à cet objectif de résultat, parce qu'en fait, pour un sportif, c'est un goal, c'est un rêve. C'est pour ça qu'on continue à s'entraîner, c'est parce qu'on a un rêve qui est suffisamment grand, qui nous demande de l'investissement, et en fait on est ok d'investir là-dedans, en temps, en termes d'entraînement, en argent, en voyage, en déplacement, en cours particulier, en cours collectif. Et donc c'est chouette, mais ça peut aussi te créer une pression qui est assez énorme. Et peut-être que du coup tu te prépares aussi à une déception qui est énorme. Parce que tu te dis ok j'ai une chance de passer, mais statistiquement je risque peut-être de prendre un non. Et en fait ça changerait quoi de se dire j'ai une chance de passer mais statistiquement je risque de prendre un non. J'ai buggé sur statistiquement t'as vu. En fait j'ai l'impression qu'on devrait être surpris d'être en finale. En fait, le truc de base, ça devrait être « Ok, j'ai plus de chances de prendre un non, donc je vais prendre un non. » Et on devrait être surpris de se taper un oui. Parce qu'en fait, qu'est-ce que ça va créer ? C'est-à-dire que si tu te crées de la pression pour aller en finale, il y a des moments où ça peut être chouette, parce que quand on voit la courbe d'activation performance que j'enseigne à mes coachés, il y a un certain niveau de stress qui est nécessaire pour aller dans sa zone de performance et potentiellement atteindre son 100% de performance, puisque c'est l'idéal. On a envie d'aller à son 100% de ses capacités. à un instant T pour donner le maximum de soi-même. C'est ça, donner le maximum, c'est être à son 100%. Et malgré tout, dans cette courbe d'activation performance, il y a un moment donné où si tu bascules dans le trop de stress, c'est cortisol à fond là et tout, et bien en fait tu te crées une pression énorme, un stress de folie, et du coup, ça ne va pas du tout t'aider. à aller maximiser tes chances et atteindre ton 100% de potentiel, puisqu'en fait, tu as trop de stress pour ça. Ce qui veut dire que tu arrives avec une autre énergie, tu es plus libre dans la danse, et tu es peut-être même moins présent, ou alors tu n'arrives plus à bouger comme tu veux, ou alors tu es un Pikachu dans la danse, et du coup, tu ne donnes pas ton 100%. Et donc, ce n'est pas du défaitisme, c'est vraiment du réalisme, et en tout cas, c'est ce que moi j'observe quand je vois les gens, quand je discute par rapport aux études que j'ai pu faire, et les études scientifiques aussi. qui alimentent mes recherches, c'est que déjà de partir en se disant « Ok, je sais que j'ai plus de chances de prendre un nom. » Et en fait, on peut calculer cette chance à partir du moment où on connaît le nombre de compétiteurs qui rentrent dans la catégorie. Et bien en fait, ça t'allège d'un poids. Ça n'empêche pas de ne pas tout donner. Il y a juste le truc de « Ok, j'ai envie d'être surpris pour avoir un oui, donc let's go, je vais donner le maximum de moi. » Et donc j'avais vraiment envie de rationaliser ce truc-là. Je sais qu'au niveau des émotions, et peut-être quand je vous explique ça, il y a la tête qui est en train de partir, en train d'expliquer, de se poser des questions ou de pas du tout être d'accord, et c'est ok. C'est complètement ok. D'ailleurs, on va voir maintenant l'illusion dans laquelle on vit. Et pour le coup, je vais prendre mon cas perso. C'est-à-dire que je vais vous parler un petit peu de moi encore une fois. C'est-à-dire que, ok, si... Je me regarde, je me dis, ok, t'es prof de danse, donc je suis prof de danse depuis 2016, j'enseigne moins aujourd'hui, parce qu'en fait j'ai voulu développer la casquette de préparatrice mentale, spécialisée justement dans l'artistique, dans la danse, et l'amener dans le West Coast Swing particulièrement. Je me suis formée en tant que juge, et donc j'ai plein de billes par rapport à ça, je continue de me former régulièrement, j'accompagne des danseurs internationaux, et en fait si je m'en tiens à cette super carte, en fait je me dis... Tout ça, ça montre que je suis légitime et je devrais avoir ma place en finale. Mais en réalité, est-ce que c'est aligné avec la réalité ? Parce que comme je vous ai dit, quand je regarde concrètement ce que je fais dans ma vie de danseuse, en fait, je prends plus de cours, je ne prends plus le temps de danser, je pratique plus du tout. Et pendant ce temps-là, qu'est-ce que je fais ? Je fais tellement d'autres trucs. Alors que les autres, ils font quoi ? Moi, quand je les vois, ils sont hyper importants. Ils sont hyper investis. Les autres danseurs, les autres danseuses, ils dansent. Ils dansent chaque semaine, ils prennent des cours. Je les vois, ils font des pro-hommes, ils font des chorés. Et en fait, ils s'investissent tellement. que je me demande comment est-ce que je pourrais croire qu'ils ne sont pas en train de devenir meilleurs que moi. Parce qu'ils bossent leur danse, alors que moi je suis en train de bosser mon crossfit. Parce qu'ils bossent leur danse, alors que moi je suis en train de gérer ma pression et ma gestion de stress sur une piste noire en snowboard. Rien à voir. Et du coup ça semble complètement logique que leur danse elle progresse, alors que la mène elle est en train de stagner. Et si tu regardes par rapport à eux, peut-être même qu'elle recule. Je sais pas. Et en fait le piège de l'identité, il est vraiment assez énorme, et je pense que c'est important d'en prendre conscience, parce que le piège de l'identité c'est de laisser parler son ego, et du coup ça crée un écart entre la réalité et ce que je pense de ce qu'est la réalité. Je sais que mon identité de danseur ou de danseuse, elle est forte, je suis comme ça. Du coup, mon cerveau, lui, continue à fonctionner comme si j'étais la danseuse active, comme si j'investissais dans la danse, alors qu'en fait, factuellement, pas du tout. Et donc, c'est là où j'ai envie de vous dire, ce que je crois à propos de moi, ou ce que je crois de qui j'étais moi, ou mon ancien moi, ne suffit pas. Parce que je vais faire un épisode justement sur « Personne ne devient hyper fort dans une discipline juste par talent. » Ce sont les efforts, et c'est le travail qui paye. Donc tu peux te dire, ok, je suis danseur, je suis danseuse, autant que tu veux. Mais si t'es pas en train de mettre les efforts qui correspondent aux ambitions que tu as, tu peux pas exiger les résultats qui correspondent à ton identité. Et ça, je me souviens, j'ai fait un workshop avec Thibaut Ramirez, et il en parlait. Il était en mode, je suis pas devenu champion par hasard. J'ai bossé comme un malade pour devenir champion. Désolée Thibaut, du coup je te cite. Et en fait, j'ai bossé comme un malade pour devenir champion. Et les gens qui me disent que j'ai de la chance... ou qui m'idéalisent, déjà ils n'ont pas compris que ce n'était pas de la chance. Et ensuite, ils sont en train de vivre dans une illusion de moi aussi, je veux devenir comme toi, mais ils ne sont pas prêts à investir tout ce que ça représente. Parce que ça a des coûts, en fait, de se dire, je veux devenir all-star, je veux devenir champion. Et que ce soit un coût argent, un coût de temps, un coût d'énergie, tout ça, c'est des ressources qui sont limitées. Et si on n'est pas prêts à les investir, en fait, on est en train de vivre dans une illusion. Le résultat, il suit toujours l'investissement réel. Il suit pas l'image que l'on a de soi. Et je trouve qu'en fait, la compète, elle crée un moment d'humilité avec soi-même quand on arrive à reconnaître tout ça. Et c'est vrai que je suis hyper humble avec moi. Ouais, je fais la compète parce que j'adore la compète. Mais en fait, je vis pas dans cette illusion de « Oh là là, je vais faire une first place aujourd'hui, tu vois. » Genre, encore une fois, j'ai fait une first place. Au Westinon 2025, je suis choquée de moi-même, tu vois. Je me dis, oh, waouh ! Alors j'avais un super leader, mais je remets pas tout sur leader, ça reste une danse à deux, tu vois, donc on a travaillé à deux. Mais j'y allais pas du tout avec cette intention. Et donc j'ai envie de te poser une question honnête, c'est quels efforts tu mets aujourd'hui vraiment dans ta danse ? Pas ceux que t'aimerais mettre, pas non plus ce que tu dis que tu fais, mais vraiment concrètement, OK, qu'est-ce que tu fais ? Combien de cours par semaine est-ce que tu prends ? combien d'heures de pratiques réelles ? Tu travailles ta technique, ton ressenti, ton lead, ton follow ? Est-ce que tu danses avec des gens qui te challengent ? Et donc, si ta réponse, c'est pas grand-chose, pas trop, pas vraiment, alors c'est complètement OK. Et en fait, ce qui est important, et c'est ce que je transmets, c'est de rester aligné entre ce que tu investis et ce que tu attends en termes de résultats. C'est pas encore une fois une question de talent, c'est plutôt une question d'investissement. Et je trouve que cette... prise de conscience, elle peut être libératrice. Parce que d'un coup, t'arrêtes de te flageller quand tu perds et que tu prends un nom. Moi, quand j'ai vu que j'avais même pas passé le cut des prélims, j'étais en mode... J'allais dire que j'étais Pompélope, mais en fait, j'étais déjà Pompélope avant. Donc en fait, ça m'a même pas impactée. Après, j'ai regardé qui était, j'ai eu envie d'aller voir les semis, j'ai envie d'aller féliciter les gens que j'ai vus danser, j'ai envie de leur demander « Ok, comment c'était pour toi ? » Parce que je sais que ce nom, il est totalement con. cohérent avec tout ce que j'ai investi. Il n'est pas cohérent avec la Marine d'avant, de 2022, 2023, 2024, qui a dépensé 50 000 balles dans la danse. Par contre, il est cohérent avec Marine 2026 et la vie qu'elle est en train de développer. C'est la réalité. Et du coup, il y en a qui me disent « Mais Marine, pourquoi tu continues à t'inscrire, à prendre un dossard, si tu sais qu'en fait, t'as pas la foi, t'as pas envie de te battre pour une finale et tout ? » En fait, la réponse, elle est multiple. Déjà, ça m'appartient, le choix que j'ai envie de faire par rapport aux compètes. Et ensuite, pardon d'aimer la compétition. Moi, j'aime beaucoup l'ambiance des événements. J'aime beaucoup cette énergie. J'aime danser avec plein de personnes différentes. J'aime aussi me confronter à moi-même. Et en fait... C'est un regard complètement, tu vois. Je me fiche complètement de ce qu'on peut penser du résultat. Ou qu'on me dise que ça sert à rien de prendre un dossard. Pour moi, c'est important de faire partie du truc. Et c'est comme ça que j'ai décidé d'en faire partie. Parce que je pourrais très bien être sur le côté et observer juste les gens que je coach. Il y en avait beaucoup en plus au French Open. Et c'est tout. Et les autres, évidemment, et être disponible émotionnellement et tout. Mais j'ai envie d'en faire partie. J'ai envie de me tester, j'ai envie d'y aller, ça reste un environnement de compétition, ça change du social, c'est un autre exercice, et moi j'aime ça. Et ensuite, il y a une autre raison, c'est que, je vous l'ai dit, j'ai une autre casquette. Et comme je suis préparatrice mentale, et bien en fait, moi quand je suis sur un événement, je suis pas juste là pour ma pomme, je suis là avec beaucoup de présence et beaucoup d'observation pour les autres. Je regarde, j'écoute, je vois, et en fait, je vois les danseurs qui sortent sur scène. scènes complètement fermées, qui n'arrivent plus à parler à personne, qui s'effondrent. Je vois aussi cette danseuse qui se cache dans le couloir pour pleurer parce qu'elle a pris un nom. Je vois aussi ces couples qui se prennent la tête parce qu'il y en a un qui a gagné, l'autre non, ou parce que la pression elle est trop forte, et du coup dans le lien intime, comment il est plus facile de péter un câble sur la personne qui vit avec nous que les copains. Je trouve aussi des coachs, des professeurs qui se trouvent nuls. alors qu'ils viennent de gagner. En fait, il y a vraiment de tout, et tout ça, moi, ça me nourrit. Pas dans un sens, ok, j'ai trop envie d'observer les gens et de bicher dessus, mais en fait, dans un sens vraiment humain. C'est-à-dire que ça me permet de comprendre, en plus de tout ce que j'ai vécu, ça me permet de comprendre encore plus que les gens, ils vivent en compétition, ça me permet de me rendre beaucoup plus proche de vous, et de voir aussi avec mes propres yeux les mécanismes qui se déclenchent, de ressentir l'ambiance. Et pour moi, ça, c'est important. En tant que préparatrice mentale, c'est d'ailleurs ce qui fait que ce que je propose est assez unique, puisque déjà la préparation mentale dans la danse ça n'existe pas, mais alors en plus la préparation mentale dans le West Coast avec quelqu'un qui connaît très bien tout ça, ça n'existe pas du tout. Et moi j'aime vivre l'expérience, j'aime aller sur la piste, j'aime parler, j'aime sentir, j'aime observer, j'aime trop de choses. Parce qu'en fait je ne peux pas accompagner quelqu'un sur quelque chose que je n'ai pas vécu. Dans le sens où ce serait trop étrange pour moi d'accompagner quelqu'un sur je sais pas quel sujet que j'ai pas vécu, mais je le sais quand on vient me solliciter. D'ailleurs, j'attire à moi des clients qui ont envie de travailler avec moi et que j'inspire. C'est très rare que j'attire quelqu'un qui se sent pas du tout inspiré par ce que je dégage ou par les choses que j'ai pu faire dans ma vie. Et c'est complètement ok, en fait. D'ailleurs, j'ai envie que... quand je travaille avec quelqu'un, il y ait ce lien de confiance, que j'ai confiance en la personne, qu'elle ait confiance en moi, qu'elle ait confiance en mon accompagnement, parce que sinon, on pourra jamais aller loin ensemble. C'est-à-dire que le coaching, c'est de l'humain à l'humain. Et si ça ne fonctionne pas, je ne suis pas la bonne coach pour toi. Bref, je me suis un peu égarée. Du coup, j'ai envie de poursuivre en recentrant la conversation sur la déception. Parce que là, j'ai envie de te parler à toi, l'auditeur. J'ai envie de te parler à toi, qui Bien de vivre, c'est Jack and Jill qui est en plein événement de danse et qui en fait ne passe pas. Et peut-être que tu fais beaucoup de stages, tu t'investis aussi beaucoup, tu pratiques toutes les semaines, tu mets de l'argent, du temps, de l'énergie et tu passes toujours pas. Et la déception, elle est toujours là, elle est toujours grande. Et du coup, c'est pas la même que ce que je décrivais auparavant parce que là, t'as fait des efforts concrets et t'as mis l'investissement. T'as aussi l'identité, du coup, qui est alignée avec tout ça, et t'as l'action qui est aussi... Pardon, t'as l'identité qui est alignée avec ton action. C'est plutôt ça comme ça que je veux dire. Et pourtant, tu te prends des noms. Et donc, on a beau comprendre que, ok, l'accord, c'est les mathématiques, mais en fait, il y a deux questions importantes, je pense, à se poser à un moment là, qui peuvent t'aider. La première, c'est de... Ok, quand t'es en compétition, dans cet environnement stressant, là... Est-ce que tu arrives à reproduire ton 100% ? En gros, est-ce que tu arrives à reproduire en compète ce que tu fais à l'entraînement, ce que tu fais en social ? Parce que ça, c'est super fréquent. Tu danses super bien chez toi, super bien en social, quand tu fais les exercices peut-être de spotlight, c'est stressant, mais tu arrives à le faire et à faire un truc. Mais par contre, quand t'arrives à l'entraînement, pardon, quand t'arrives à la compète, ça marche plus du tout. T'arrives plus à être toi-même, tu te crispes, et t'es plus à ton 100%, tu sais, je parlais du 100% activation courbe, performance avec le niveau de stress, ben là, t'es peut-être à 60% de ton potentiel. Et donc si c'est ça ton problème, ça veut dire qu'il y a un travail spécifique à faire, vraiment spécifique, parce que c'est d'aller venir débloquer ton 100% de potentiel en condition de performance. Et c'est là où on rentre dans le domaine de la préparation mentale vraiment pure, parce qu'on va aller voir comment est-ce que ton système nerveux réagit sous pression, comment ta charge émotionnelle vient aussi brouiller tes ressources, parce que ta ressource, c'est quoi ? C'est mes compétences, c'est vraiment mes trucs ressources sur lesquels je peux me rattacher et venir les utiliser. Et puis ensuite, comprendre comment tu peux apprendre à rester dans ton corps, dans ton ressenti malgré le stress. Et en fait, ça, c'est pas des trucs qu'on débloque tout seul. On peut faire beaucoup et du coup, on finit par s'y habituer. Mais c'est vrai que ça prend souvent beaucoup plus de temps que de venir chercher le pourquoi, du comment et comment faire pour agir différemment. Il y a aussi des méthodes qui permettent de venir éteindre le feu. Le feu, pour moi, c'est le stress. D'ailleurs, j'ai fait un épisode de podcast qui était la méthode SOS que tu as besoin d'apprendre. Et franchement, je te conseille d'aller l'écouter juste après cet épisode. En gros, tout ça, c'est vraiment le travail que moi, je fais avec mes coachés. Donc, donner des outils de SOS, mais surtout aller travailler à la racine. pour pouvoir justement danser et agir différemment. Donc ça, c'était par rapport à ma question 1. Et la deuxième question que je pense qu'il est intéressant de se poser, c'est est-ce que ta déception est disproportionnée par rapport à l'événement ? Parce qu'il y a une vraie différence entre ok, je suis déçue, ça pique mais ça va, ou je suis dévastée, j'ai envie d'arrêter de danser, je remets toute ma vie en question. pourquoi je suis encore là, j'ai envie de rentrer chez moi. Et honnêtement, si t'es dans la deuxième catégorie, la vraie question, je suis pas sûre que ça porte à propos de la finale. Je pense que c'est cette déception-là, et ce que tu ressens là à cet instant T, qu'est-ce qu'elle vient dire à propos de toi ? Parce que si un non en prélim te fait remettre tout ça en question, pardon, mais je pense qu'il faut qu'on plonge sous l'iceberg, parce qu'il y a un truc en dessous là. C'est que ta valeur, ton identité, ton estime de toi est attachée à ce résultat. Et c'est là que ça pose un problème. Ça devient même dangereux. Parce qu'en fait, c'est une montagne russe émotionnelle qui s'arrêtera jamais. Tu prends un oui, t'es genre what, pompe et lope. Et tu prends un non, t'es dévastée. Et du coup, tu vis ta vie de danseur ou de danseuse un peu en otage de ces résultats. Et d'ailleurs, pas plus tard que cette semaine, j'ai eu une cliente en coaching qui m'a dit exactement ça. Elle m'a dit, ok, si je passe en finale, c'est trop bien. Si je passe pas, mais que j'ai quand même 3 oui sur 5, ça va. Alors par contre, si je passe pas parce que j'ai que des non, je dois remettre en question ma danse, je dois remettre en question tout ce que je suis en train de faire, peut-être qu'il faudra que j'arrête et tout. Là, j'en ai demandé, cher auditeur, est-ce que tu te rends compte de la croyance qui lui fait penser à ce truc-là ? C'est-à-dire que certainement qu'elle a tellement de doutes sur sa place dans la communauté de la danse ou en tant que danseuse, que si le résultat lui dit pas « oui oui t'inquiète, c'est tout bon, c'est validé » , en fait elle remet en question ce qu'elle est en train de penser. Et c'est ça la prison. C'est que pas de finale, égal je suis nulle, égal je dois arrêter parce que je le crois, parce que je doute. Et c'est quelque chose qui est ultra limitant, et surtout quelque chose qui est ultra faux. Et pourtant elle l'avait intégré comme une vérité absolue, et je dis « l'avait » parce que du coup on a travaillé là-dessus. Parce qu'en fait, tant que cette équation était là, elle vivait chaque compétition comme un référendum sur sa valeur, si je peux utiliser tous ces mots. Or, la compétition, qu'est-ce que c'est ? Ce n'est pas un objectif de résultat. C'est pas ça que je voulais dire. Or, la compétition, qu'est-ce que c'est ? C'est pas un outil de validation. C'est un outil de processus. Parce qu'il y a des choses qui dépendent de toi, et il y a des choses qui ne dépendent pas de toi. De rêver du résultat, c'est cool, mais le résultat, il ne dépend pas à 100% de toi. Ce qui dépend à 100% de toi, c'est tout le process, tout ce que tu mets en place pour y tendre. Et donc de voir la compétition comme un outil de validation, c'est hyper dangereux, comme tu viens de le voir dans ce que j'ai raconté juste avant. Par contre, de le voir comme un outil de processus, ah, je vais me tester. Je vais apprendre à gérer mon stress, en plus d'essayer de danser. C'est là où en fait on grandit. Et ça me donne envie de vous parler du coup de la partie où, en fait, parfois, l'action elle suffit pas. C'est-à-dire que... Il y a un moment donné où on a besoin de faire péter des blocages, parce qu'il y a beaucoup de coachs qui vont dire « Ok, vas-y, mais fonce, oh tu stresses, mais c'est rien, let's go, tu devrais passer » , tu vois, ils disent plein de trucs. Mais moi je trouve qu'il y a des moments où juste l'action seule, elle suffit pas. C'est-à-dire que tu peux te forcer à agir, mais peut-être que ta charge émotionnelle, elle est trop forte. Peut-être que tes peurs, elles prennent trop de place, et peut-être qu'il y a des blocages qui sont tellement ancrés que... Ton système nerveux, il soit se paralyse littéralement, soit il explose littéralement avant même que t'arrives sur la piste. Et peut-être que t'as connu ça, et peut-être que tu te dis, « Ah, faudrait que j'arrive à me lâcher, à me faire confiance, à respirer. » Mais en fait, sur le moment, t'y arrives pas du tout, parce qu'il y a la charge émotionnelle qui est en train de prendre le volant de ta voiture. Et qui fait que ton corps, il se crisse, et que ton mental, il s'emballe, et que les pensées parasites arrivent en surcharge, et que... C'est le bordel dans la danse. Et en fait, tu peux pas juste décider d'aller mieux. Des fois, c'est facile et des fois, c'est compliqué ou c'est temporaire. Parce qu'en fait, la décision logique, elle a aucun pouvoir sur ton système nerveux qui est activé. Et du coup, c'est là où la préparation mentale, elle change beaucoup de choses. Et c'est pour ça qu'elle existe, fort heureusement. Et je vous en parlerai dans un autre épisode. Mais c'est vrai qu'en coaching, c'est exactement ce que je fais. Tu vois, j'aide Adélie de faire péter le barrage qui t'empêche finalement de passer à l'action pleinement. Je t'aide à venir redescendre dans le corps et dans la sensation. Franchement, si tu me payes pour que je te dise « Allez, vas-y, t'es capable » , je ne vais pas le faire tant qu'on n'a pas bossé sur tout ce qui te limite. Je vais vraiment aller chercher les vraies croyances, les vraies peurs, le vrai discours interne qui se déclenche au moment où tu mets le pied sur la piste. Et c'est pour ça que mon podcast, je le commence souvent en disant « Ok, dans la danse comme dans la vie, tout commence dans l'esprit. » Parce qu'en fait, tout commence dans la tête. Et qu'est-ce que je crois à propos des choses ? Et du coup, ça découle dans le corps et ça découle dans la danse. Et souvent, d'ailleurs, mes coachés, ils deviennent vraiment différents en tant que danseurs. Ils expriment quelque chose de différent et ils dégagent quelque chose de différent. Bref, je pense que le plus important, là, vu que tu es en train d'écouter l'épisode parce que tu n'es pas passé en finale, c'est de te dire, OK, comment est-ce que je fais de manière concrète pendant mon week-end de compétition ? Alors, concrètement, ce week-end, soyons concrets. Tu viens de prendre un nom, et ça va pas. Franchement, ça t'embête. Et donc, je pense qu'en termes de protocole, voici ce que tu peux faire. C'est, t'as pris un nom, et t'es déçue. C'est complètement ok, et t'as le droit de vivre cette déception. En tant que compétitrice, j'ai été beaucoup déçue par mes résultats de compète. Ok ? Et j'étais beaucoup très contente d'avoir des résultats de compète. Mais quand je suis déçue, ce que je fais, c'est que je prends au moins une heure, maximum deux, pour pouvoir vivre mon émotion. et je t'invite à faire la même chose. Tu te définis, tu mets ton chrono. Une heure, deux heures, tu vis ton émotion. Tu vas dans ta chambre, tu pleures si tu veux, tu cries dans ton oreiller, t'appelles un pote, tu lui manges une glace, peu importe. Et une fois que c'est passé, parce qu'en fait ce qui est important de savoir, c'est que l'émotion, elle reste 90 minutes maximum dans le corps et après c'est toute l'histoire qu'on se raconte à propos de l'émotion qui fait perdurer la sensation. Et le temps est assez efficace, donc prends l'heure. décharge-toi et ensuite tu y retournes. Ensuite tu retournes voir tes copains tu retournes en soirée, tu retournes danser parce que le fait de bouger et ben ça va te refaire vivre les choses complètement différemment mais surtout en fait t'as payé un pass pour venir, t'as payé un déplacement t'as payé un hôtel, t'as investi du temps t'as investi quoi d'autre ? De l'énergie de la charge mentale et donc si tu gâches le reste du week-end à déprimer dans ta chambre, tu jettes tout ça par la fenêtre Et en fait, au-delà de l'argent, tu vois, il y a d'autres trucs qui sont importants. C'est-à-dire que tu vas rater peut-être des opportunités de progression, des opportunités de danser avec des gens incroyables, de regarder les finalistes de ta caté et de comprendre pourquoi t'es pas dedans. D'ailleurs, si tu comprends pas, je t'invite à prendre un retour avec quelqu'un sur tes vidéos. Et puis, peut-être que tu rates des connexions humaines, parce qu'en fait, le West Coast, c'est des connexions humaines. Tout ça pour quoi ? Pour un an en prélim, que tu vas certainement oublier en X mois. Ça me touche parce que... Ça me touche toujours quand les gens, ils sont dévastés par rapport à ça parce qu'ils n'arrivent pas à atteindre. Et du coup, ils s'enferment dans un cercle de frustration. Ça me fait une montée en émotions. C'est assez incroyable. Mais surtout, en fait, tu sais quoi ? Le fait que tu n'arrives pas à retourner danser après un an, c'est une information qui est ultra précieuse. Parce que du coup, ça dit que... Ce que tu ressens est que ton discours interne, il est beaucoup trop fort. Et du coup que ton équation, ok je suis pas en finale, donc je suis nulle, donc personne m'aime, donc je vais être rejetée, peu importe, bah c'est trop actif. Cette équation est trop active. Et du coup ta charge émotionnelle, elle est en train de prendre toute la place, tout l'espace. Et j'en viens à mon pourquoi je fais de la prépa mentale, c'est pour travailler ça en fait, parce que c'est pas normal. C'est normal d'être déçu, c'est normal de vivre une émotion forte après ça, c'est normal. Mais la terre elle s'arrête pas, et malheureusement il faut tomber pour apprendre à se relever, c'est dans la difficulté que ça nous rend plus fort, etc. Certainement que je te l'apprends pas en te le disant, mais digère, intègre, bouge. Et si t'y arrives pas, c'est qu'il y a quelque chose à regarder peut-être plus loin. Voilà, je pense que je vais arrêter l'épisode. J'ai l'impression qu'il est assez full. Je ne sais pas depuis combien de temps je parle, mais j'ai vraiment l'impression que les choses à retenir de cet épisode, c'est que la compétition n'est pas un outil de validation. Vous savez, valider des petits trucs, je ne sais pas moi, je ne sais même pas ce que ça peut venir valider. Parce qu'en fait, même quand tu dis, ok, ça valide mon niveau, ça valide ma place, ça valide mes entraînements, ça sous-entend que quand tu ne passes pas, ça ne valide pas tout ça. Alors qu'en fait, ce n'est pas vrai parce qu'il y a d'autres personnes dans le hit, d'autres personnes qui sont peut-être aussi des très bons danseurs. Et il y a un moment donné, il faut départager. Le chief judge a peut-être choisi de départager les gens différemment. On a peut-être donné une indication en termes des juges sur ce qu'on recherche. Et ce n'était peut-être pas ça que tu matchais. Peu importe. Mais l'incompétition, c'est un outil de progression. Arrête d'utiliser la compète en disant... Je le fais parce que ça va me prouver que j'ai de la valeur, ça va me prouver que je suis fort, ça va me prouver que j'ai ma place, on va m'aimer. Je t'invite encore... Pardon, je parle d'un troisième épisode de podcast, mais j'ai fait un épisode qui disait « Ta finale ne t'apportera pas de l'amour. » Tu vois, le fait d'avoir des résultats en compète ne t'apportera pas de l'amour. Arrête de croire ça. Il a plu énormément. Et d'ailleurs, je t'invite vraiment à aller l'écouter. Parce que l'idée, c'est vraiment de commencer à utiliser la compète comme un endroit pour te confronter à toi-même, pour voir où est-ce que t'en es, pour voir ce que tu dois travailler. Et c'est dans ces moments-là où t'es libre. T'es libre parce que peu importe le résultat, en fait, tu repars avec quelque chose. Ah oui, c'est trop bien, ça te donne envie de continuer dans cette direction. Alors qu'un non, c'est ok, ça te montre clairement qu'est-ce que t'as à bosser. Où est-ce que t'as peut-être pas encore investi ? Où est-ce que les autres sont meilleurs et que du coup, peut-être je vais travailler sur mes cartes faibles ou je vais venir renforcer mes cartes fortes ? Et dans les deux cas, c'est génial, tu gagnes une information hyper précieuse pour progresser. Et moi, dans mon cas, ce qui est génial, c'est que je peux prendre mes noms avec une légèreté incroyable, parce que je sais que c'est cohérent avec tous mes efforts, que je ne fais pas. Et je sais aussi que ça reflète la réalité, et pas un jugement sur ma valeur. Et en plus, comme je te disais, mon rôle quand je suis sur place, c'est aussi d'observer, d'être présente pour les autres. Donc même quand je prends un nom, je sais que mon week-end, il va être hyper utile. Pour moi, c'est ça en fait. Ma compréhension de moi-même et ma compréhension pour les danseurs que j'accompagne. Peut-être que la prochaine fois que tu ne passes pas en finale, non, on va dire comme ça, la prochaine fois que tu te dis je vais passer en finale, pose-toi la vraie question, avec douceur, au regard de ce que j'ai vraiment investi dans ma danse ces derniers mois, est-ce que c'est réaliste de m'attendre à ça ? Oui ? Non ? Et donc si oui, c'est super, vas-y avec ambition. Si c'est non, sois honnête avec toi-même sans te juger. Offre-toi la liberté de quand même prendre un dosard et de prendre ces non comme un feedback. Du coup, aligné avec la réalité, pas du tout comme une injustice. C'est, je pense, le conseil que j'ai vraiment envie de te donner. Et sinon, si t'as envie d'avancer un petit peu plus loin par rapport à tout ce que je te dis, si tu t'es reconnu dans l'un des endroits que je viens de te raconter, Si tu sens que ta relation à la compétition, elle est compliquée, que tu n'arrives pas à reproduire ton 100% quand ça compte vraiment, que la gestion des émotions, la gestion de stress, c'est chaotique. Alors j'ai créé un questionnaire pour pouvoir t'aider à identifier exactement où est-ce que tu en es. Ça s'appelle le point de départ mental du danseur. Tu le retrouveras dans la bio de cet épisode, aussi dans la bio de mon Instagram. Ça va te prendre 5 minutes pour vraiment avoir un peu une photo claire de tes blocages spécifiques. Donc voilà, je t'invite vraiment à remplir ce questionnaire-là. Et avec tout mon cœur, mon humilité, ma bienveillance, la prochaine fois que tu fais une compète, peu importe le résultat, vis-le comme une expérience, pas comme un examen. Je sais qu'on a l'habitude de passer des exams et de nous dire t'es nulle, t'es pas nulle, A+, F. 20 sur 20, c'est bien. 12, c'est pas assez. Vis ta danse. C'est trop bien, la danse. Vis-la. Sois alignée avec toi-même. Et la prochaine fois quand quelqu'un te demande pourquoi t'es pas en finale, peut-être que tu sauras à quoi lui répondre. En tout cas, je te dis à très bientôt sur le dancefloor. À très bientôt, peut-être aussi en dehors du dancefloor sur le podcast. Prends soin de toi. À très vite. Ciao.