- #Enora Teyssendier
Bienvenue sur Psycho-Sexo, le podcast de l'Eipsho. Je suis Enora Tessandier, psychopraticienne spécialisée en sexologie et psychotrauma et fondatrice de l'Eipsho, l'école internationale de psychosexologie. Dans ce podcast, je vous partage des ressources, des témoignages et des approches concrètes en psychosexologie pour approfondir vos compétences et enrichir votre pratique. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode. Aujourd'hui, j'ai la joie d'accueillir Lisa Journiac pour parler de la PMA, donc Procréation Médicale Moins Assistée. Bonjour Lisa.
- # Lisa Journiac
Bonjour Enora. Merci de m'avoir invitée à participer à cet épisode de podcast.
- #Enora Teyssendier
Avec plaisir. Donc du coup, je vais te présenter un petit peu, puis je te laisserai rajouter tout ce que tu as à rajouter. donc Tu es clairement une experte en PMA. Franchement, ton parcours m'a bluffée. Tu vis en Espagne et tu bosses depuis dix ans dans des cliniques ou une clinique de fertilité. Tu fais des conférences sur ce sujet en France. C'est ça déjà ?
- # Lisa Journiac
Oui, tout à fait. Ça fait dix ans que je travaille avec des cliniques de PMA en Espagne. Au départ, je travaillais depuis la France et maintenant, ça fait 8 ans que je vis en Espagne. Et en 2020, j'ai décidé de me former en coaching et en programmation neurolinguistique. C'est-à-dire qu'au départ, ma première expérience dans les cliniques de PMA, j'ai aidé les patientes qui contactaient les cliniques à avoir des informations, savoir comment ça se passait, etc., sans vraiment qu'il y ait un accompagnement derrière. Et c'est vrai qu'en suivant tous ces parcours, je me suis rendue compte qu'il y avait un bon accompagnement médical au niveau des traitements de PMA, mais finalement d'un point de vue émotionnel, que c'était des parcours qui étaient très compliqués et que souvent les personnes n'étaient pas forcément bien accompagnées. Donc à partir de là, j'ai vraiment eu à cœur de lancer mon activité d'accompagnement en coaching. Mais avant, je me suis formée parce que je pense que c'était important de passer par ce processus pour pouvoir proposer un accompagnement de qualité et surtout d'avoir un rapport qui soit correct, éthique vis-à-vis des femmes. Je parle des femmes parce que c'est vrai que globalement, c'est plutôt des femmes que j'accompagne lors des accompagnements. Voilà un petit peu. Et effectivement, j'ai eu l'occasion. d'intervenir en conférence en France sur des sujets tels que le don d'ovocytes, puisque c'est vrai qu'en Espagne, c'est un sujet, le don de gamètes, qu'on aborde beaucoup, sur lequel il y a souvent beaucoup de questions. Et c'est un peu aussi un domaine d'expertise que j'ai autour de la PMA.
- #Enora Teyssendier
Bon, c'est bon, je n'ai plus rien à dire. Les accompagnements que tu proposes, il y a Au rendez-vous ou c'est uniquement des programmes d'accompagnement ?
- # Lisa Journiac
Je propose les deux formats, c'est-à-dire que soit on va travailler dans le cadre d'un rendez-vous, on organise au fur et à mesure selon les besoins des personnes que j'accompagne, des sujets. Et également, je propose un programme où là, on fait vraiment un accompagnement de trois mois qui est très structuré souvent lorsqu'il y a eu un... plusieurs échecs et que le parcours commence à être vraiment compliqué et que là, on a besoin d'un coup de boost.
- #Enora Teyssendier
Et donc, du coup, tu es aussi l'auteur du podcast Parlons PMA.
- # Lisa Journiac
Tout à fait.
- #Enora Teyssendier
C'est via le podcast d'ailleurs, il me semble, qu'on s'est rencontrés.
- # Lisa Journiac
Oui, c'est vrai.
- #Enora Teyssendier
Bref, c'était un coaching qu'on a fait ensemble.
- # Lisa Journiac
de The V-Boost je sais plus bref c'est pas grave en tout cas c'est bien finalement ça fait quelques mois qu'on échange voilà qu'on est en contact et tu vois je sais même plus par quel lieu c'était j'avais
- #Enora Teyssendier
demandé dans la communauté s'il y avait d'autres personnes qui avaient un podcast ah oui tout à fait c'est vrai ouais c'est ça ouais Et donc, aujourd'hui, tu es aussi intervenante dans la formation en psychosexologie, dans la formation que je propose.
- # Lisa Journiac
Oui, oui, oui. J'aurai le plaisir prochainement d'animer une conférence sur l'APMA, pour expliquer tout sur l'APMA à tes élèves. Donc, encore merci de ta confiance d'ailleurs.
- #Enora Teyssendier
Merci à toi. C'est un honneur, une experte comme toi ! Non, c'est vraiment... tu as une super expérience. Donc justement, déjà aujourd'hui, tu vas pouvoir nous expliquer, pour commencer, est-ce que tu peux nous expliquer ce que c'est qu'une PMA et la FIV et la différence ?
- # Lisa Journiac
Oui, alors en fait la PMA, c'est la procréation médicalement assistée. Et donc en fait, ce sont toutes les techniques. qui vont permettre d'aider à la conception lorsque ça ne fonctionne pas naturellement ou que ce n'est pas possible naturellement. Et donc, à l'intérieur de la PMA, on va retrouver plusieurs techniques, dont la FIV, qui est la fécondation in vitro, mais aussi les inséminations artificielles, les dons de gamètes. Mais pour expliquer un petit peu, les inséminations artificielles... En fait, on va utiliser les gamètes de monsieur qu'on va récolter, qui vont être traitées au laboratoire pour ensuite être inséminées chez la partenaire. C'est-à-dire concrètement ? Concrètement, monsieur fait un recueil de sperme dans un laboratoire. Ensuite, le laboratoire s'est préparé. et ensuite c'est réinjecté par un gynécologue dans l'utérus de la partenaire. Voilà, directement. Et la différence en fait, il peut y avoir une stimulation hormonale ou pas, c'est-à-dire des injections, des échographies de suivi, et dans le cadre de la FIV, donc là ça va être un peu différent, ça va être plus lourd pour la femme. Donc du côté... masculin on va retrouver la même chose le recueil des spermes la préparation et par contre du côté féminin donc là on aura la stimulation hormonale stimulation hormonale est ce que tu peux nous préciser ce que c'est s'il te plaît la stimulation hormonale en fait c'est on va stimuler à l'aide donc d'injection d'hormones pour avoir finalement plusieurs follicules qui vont se développer en même temps, pour ensuite aller pouvoir les récupérer, ce qu'on appelle les ponctionner, c'est la ponction des ovocytes, donc ça, ça se fait au bloc opératoire, avec soit une anesthésie locale ou une anesthésie générale, et ensuite, une fois qu'on a ces follicules, ils vont être aspirés, et à l'intérieur de ces follicules, il y a des ovocytes, et donc c'est là qu'on va récupérer les fameux ovocytes. que l'on va ensuite féconder au laboratoire directement avec les spermatozoïdes du conjoint. Ça peut être un donneur également dans le cas d'un monde au sperme, pour les couples où il y a un problème de facteur masculin, ou alors lorsqu'on est chez une femme en parcours solo, chez des couples de femmes, on va avoir besoin d'un donneur. Donc à partir de là, la fécondation se fait au laboratoire. Donc, on met en contact les spermatozoïdes, les ovocytes, et ensuite, on va attendre 3 à 5 jours pour pouvoir faire le transfert de l'embryon, l'embryon qui aura commencé son développement au sein du laboratoire. C'est pour ça que ça s'appelle la fécondation in vitro.
- #Enora Teyssendier
Et alors, si je reviens sur l'insémination artificielle, tu as dit avec ou sans stimulation hormonale, c'est-à-dire que possiblement... on stimule les hormones pour, en gros, qu'il y ait comme une ovulation ?
- # Lisa Journiac
En fait, on va stimuler pour qu'il y ait plus d'air. Si tu veux, normalement, sur un cycle classique, on va, chaque mois, avoir une ovulation d'un ou deux ovocytes. Et avec la stimulation hormonale, on va booster pour être sûr que, voilà. que ça se développe. Alors, c'est vrai qu'en France, je crois, je ne veux pas dire de bêtises, mais il me semble que globalement, sur les stimulations pour les inséminations artificielles, on ne fait pas trop de stimulation. Mais après, en Espagne, on a tendance à quand même toujours stimuler un petit peu. Voilà, s'il y a des gynécologues qui nous écoutent, à rebondir si je dis des bêtises, mais en général, moi, c'est un peu le retour que j'ai vu sur les femmes que j'ai pu accompagner et à la clinique. Sauf que la différence avec la fibre, ça va être le dosage. La stimulation va être beaucoup plus forte dans le cadre d'une fécondation vitro que dans une stimulation artificielle. Et dans l'insémination artificielle, de toute façon, ça sera des faibles dosages parce que ce qu'on ne veut pas, c'est que si on stimule trop, forcément, on va avoir plusieurs follicules qui vont se développer à la fois. Et par exemple, globalement, s'il y a 3-4 follicules, finalement, l'insémination peut être annulée parce qu'on ne veut pas qu'il y ait une grossesse forcément détriplée ou quadruplée à la fin. parce que c'est quand même le risque aussi. Et les dosages aussi, il faut penser que ça va dépendre aussi de la réserve ovarienne de la patiente, de l'âge de la patiente. Donc ça, c'est tous les protocoles. Ça, je laisse cette partie aux médecins qui choisissent si c'est nécessaire ou pas.
- #Enora Teyssendier
Merci pour toutes ces explications.
- # Lisa Journiac
J'espère que j'ai été claire. J'essaye de faire mon langage simple pour expliquer parce qu'on est ici aussi, je pense, pour... pour un peu parler de la PMA et puis expliquer, parce que finalement, on se rend compte que lorsqu'on n'est pas touché par la PMA, finalement, on ne sait pas du tout comment ça se passe.
- #Enora Teyssendier
Oui, c'est pour ça que je me suis permise ces questions, ces demandes de précision, parce qu'en fait, insémination artificielle, on peut s'imaginer plein de choses, stimulation hormonale aussi, quand on ne connaît pas bien. Donc, c'est sûr qu'il y a des vocabulaires qu'on prend l'habitude quand on connaît.
- # Lisa Journiac
et qu'en fait finalement tout le monde ne connait pas tout seul c'est vrai non non c'est vrai que c'est souvent un peu finalement notre charabia parce que voilà et puis surtout en PMA il y a plein de sigles PMA, FIV, AMH enfin c'est donc d'ailleurs les personnes qui démarrent le parcours souvent sont un peu perdues parce que il y a tellement de vocabulaire spécifique Merci. au domaine de la PMA qu'au départ, on peut avoir un peu du mal à s'y retrouver.
- #Enora Teyssendier
Oui. Et c'est beaucoup de choses à apprendre d'un coup aussi. Oui. Faire une PMA, c'est un procédé qui peut être long, qui n'est pas si simple aussi. Nombre de personnes qui m'ont dit je vais faire une PMA, mais qui en fait ne s'attendaient pas à tout ce qu'il y avait derrière. Est-ce que tu peux nous expliquer concrètement ce qui se passe, comment ça se passe ?
- # Lisa Journiac
Oui, alors déjà, je revendique sur ce que tu as dit. C'est vrai qu'on a l'impression que la PMA, c'est un peu la solution à tout quand ça ne fonctionne pas. Et c'est vrai qu'on ne sait pas vraiment souvent ce qu'il y a derrière, ce que ça implique. Et surtout, on peut avoir l'impression qu'on rentre dans un parcours de PMA et hop, ça va fonctionner tout de suite. Alors qu'effectivement, il y a des cas où ça fonctionne. très rapidement et des cas où ça va mettre beaucoup plus longtemps malheureusement. Et en fait, on a une certaine incertitude. Et donc concrètement, finalement, comment ça se passe ? Les recommandations déjà pour des personnes qui ont un projet de bébé, on sait qu'en gros, généralement, les personnes vont consulter leur gynécologue et si ça fait en général le gynécologue. à part s'il y a des pathologies particulières. Mais si on a moins de 35 ans, on considère qu'on va attendre 12 mois, essayer naturellement pendant 12 mois pour voir si ça fonctionne. Et au-delà de 35 ans, on va essayer dans les 6 mois et si on voit qu'il ne se passe rien, là, on va commencer plus rapidement à faire des tests, des examens. pour voir s'il y a des problèmes et commencer un parcours de PMA. Ça peut être au départ simplement des stimulations simples, des inséminations artificielles, et puis après on va passer sur la FIV. Ou alors, par exemple, on peut avoir des cas, je te donne un exemple concret, chez une patiente où on découvre que les trompes sont bouchées. Donc, soit on va essayer de voir si, les médecins vont voir si on peut déboucher les trompes, ou si ce n'est pas du tout possible, ou si ça ne fonctionne pas. Là, on va être obligé de passer en FIF, parce qu'évidemment, si les trompes sont bouchées, il ne va pas pouvoir y avoir de fécondation naturelle, même avec une insémination artificielle.
- #Enora Teyssendier
Et bien oui.
- # Lisa Journiac
Donc, voilà, il va y avoir plusieurs étapes, et les étapes, ça va être évidemment consulter son gynécologue, selon le temps de... d'essai bébé de manière naturelle. On va après revoir le gynécologue et puis après, on continue avec les examens.
- #Enora Teyssendier
J'ai une question, même deux peut-être. Pour les troncs bouchés, Oui. Bon, ça ne va pas pouvoir passer par le tube normal, on va dire. Est-ce que, du coup, il y a une ponction qui peut être faite directement dans les ovaires ?
- # Lisa Journiac
Dans les ovaires, oui, c'est ça. Parce qu'en fait, le problème des trompes bouchées, c'est qu'effectivement, l'ovocyte ne va pas pouvoir circuler et spermatozoïde. Voilà, il ne va pas y avoir de rencontre possible. Par contre, effectivement, on peut aller directement chercher dans les ovaires. Donc, c'est pour ça que dans ces cas-là, on ne peut pas passer par une insémination simple, une insémination artificielle, on va passer directement en fil.
- #Enora Teyssendier
Et c'est par le ventre ? Non,
- # Lisa Journiac
ça se passe par voie endovaginale. La ponction, en fait, et la ponction concrètement des ovocytes, c'est qu'on a une petite aiguille qui passe par voie vaginale. Et on va aller prélever directement des ovocytes dans les ovaires. Enfin, aspirer les follicules dans les ovaires.
- #Enora Teyssendier
Mais par les trompes ? Si elles sont bouchées ?
- # Lisa Journiac
Non, on ne passe pas par le trompe. On va directement dans les ovaires.
- #Enora Teyssendier
Mais d'où ?
- # Lisa Journiac
On passe l'aiguille. On ne va pas passer par l'extérieur. On va passer vraiment en endomaginale.
- #Enora Teyssendier
C'est-à-dire du vagin ?
- # Lisa Journiac
Oui, on a une petite aiguille qui va passer en intérieur. Il faudra qu'on publie une petite vidéo pour voir. concrètement comment ça se passe mais voilà en fait on a l'aiguille qui passe en onde vaginale et qui va ça va être ça se fait au bloc opératoire, le gynécologue donc suit bien l'aiguille et il va directement aspirer dans les ovaires.
- #Enora Teyssendier
Donc ça sort par le vagin ?
- # Lisa Journiac
Oui on a l'aiguille l'aiguille va passer par le vagin tout à fait.
- #Enora Teyssendier
Et t'en as une vidéo qu'on peut partager ?
- # Lisa Journiac
Je pense qu'on peut en trouver on cherchera.
- #Enora Teyssendier
Ok d'accord
- # Lisa Journiac
Normalement, on doit pouvoir trouver des explications parce que c'est vrai qu'on ne s'imagine pas. Alors, ce qu'il faut savoir, parce que ça peut faire un peu peur, on pense à une aiguille qui passe par le vagin, en plus, tu es sexologue. Alors, il faut penser qu'en général, c'est un acte qui se fait soit sous anesthésie locale, soit sous anesthésie générale. Ça dépend des centres. Ça, c'est les choix des centres. ça reste un geste qui n'est pas très invadu, parce qu'il faut penser que c'est une toute petite aiguille qu'on aspire. Donc voilà, en fait, il y a une récupération qui est très rapide et surtout, ça se fait en ambulatoire. C'est-à-dire qu'en gros, les patients arrivent le matin dans leur centre de PMA, on fait la ponction et on le ressorte le jour même. Donc ça reste un geste. Voilà, simplement, on va... C'est vrai que si on le fait sous anesthésie générale, etc., c'est pas invasif, mais derrière, la douleur est très bien contrôlée. Mais voilà, ça reste un acte médical.
- #Enora Teyssendier
Bon, alors du coup, avec ma question, je t'ai coupée dans tes explications. Est-ce que tu veux reprendre ? Est-ce que tu peux reprendre, s'il te plaît ?
- # Lisa Journiac
Oui, donc voilà, comme je disais, le début du parcours de PMA, il va dépendre déjà, au départ, du... Depuis combien de temps on est en essai naturel, voir si on a des pathologies, etc. Le gynécologue va prescrire un certain nombre de tests du côté de monsieur, du côté de madame. Si on va sur un couple hétéro, si c'est un couple de femmes, ça sera directement, en fait, là, on va aller directement à soit l'insémination, soit la FIV. il faudra qu'on... fassent des bilans de chaque côté. Et puis après, ça va dépendre du projet de couple de femmes. Et ça, on en reparlera un peu plus tard. Et donc, on fait ces examens. Le gynécologue voit en fonction des examens ce qui peut être problématique. Il faut savoir que dans certains cas, en fait, on n'a pas vraiment d'explication. Donc, dans ces cas-là, tous les paramètres sont ouverts. mais finalement, naturellement, ça ne fonctionne pas. Et dans ce cas-là, on va quand même démarrer un protocole de PMA. Et après, on va lancer soit, si on trouve des causes, je reprends mon exemple des troncs bouchés, qu'on n'arrive pas à déboucher, bon, là, on sait qu'on va passer sur une FIV. Sinon, en général, une des premières étapes, c'est quand même de passer par l'insémination artificielle, mais ça va dépendre de la patiente. parce qu'à partir d'un certain âge, il est plutôt recommandé de passer directement. en FIV, parce que les résultats sont meilleurs que de tenter d'abord des inséminations artificielles qui sont de prime abord moins invasives, mais c'est vrai qu'après, on a la question du temps aussi en PMA. Donc finalement, les gynécologues ici vont évaluer, est-ce que on commence par une insémination artificielle, selon l'âge de la patiente, la pathologie, etc., soit on part directement sur une FIV. Après, Donc on démarre le processus. Tout à l'heure, j'ai expliqué un petit peu les différences entre l'assimilation artificielle et la FIV. Donc voilà, comme je l'ai expliqué, on va avoir une période où on va avoir la stimulation, on va avoir la période où on va avoir soit une assimilation, soit une ponction des ovocytes, puis un transfert d'embryons, dans le cas où on a une assimilation ou une FIV. Et puis ce processus, en gros, Il faut compter à peu près entre le moment où on démarre le traitement et le moment où on va faire un test de grossesse. Il se passe environ trois semaines. Et si ça fonctionne, c'est génial. Et sinon, il faut réévaluer avec le gynécologue les prochaines étapes. Donc, si on était en insémination artificielle, est-ce qu'on tente une insémination artificielle ou on passe directement au FIV ? Si on était déjà en FIV, on va voir si on a des embryons surnuméraires qui ont été congelés. Parce que finalement, quand on a fait la FIV, qu'on a fait la fécondation, on peut à la fin avoir plusieurs embryons. Et on va transférer un, voire deux embryons à la fois. Et les embryons qui sont surnuméraires, on va les congeler. Donc, si on a fait un premier transfert d'embryons et que ça n'a pas fonctionné, on va reprendre les embryons qui ont été congelés pour les décongeler. et faire un nouveau transfert d'embryons. Donc oui, il est possible de congeler les embryons, pour ceux qui ne le savaient pas forcément. Et si on n'avait pas eu d'embryons surnuméraires, on peut recommencer dans un processus de fil. Donc ça, c'est un peu les différentes étapes du parcours. Et puis après, il y a encore une étape dont on parle moins en France, mais en tout cas, on en parle moins, c'est le don de gamètes. Parce qu'il peut y arriver qu'en FIV, avec ses propres ovocytes, ça ne fonctionne pas. Parce qu'on a des ovocytes qui sont de mauvaise qualité, ou on n'en a pas. Et donc dans ces cas-là, on a cette option du don d'ovocytes. Donc là, on va utiliser les ovocytes d'une autre femme, qu'on va féconder avec les spermatozoïdes du conjoint, ou même d'un donneur. parce qu'on peut aussi avoir des problèmes d'infertilité des deux côtés, masculin et féminin, parce que ça aussi, je ne l'ai pas précisé, mais c'est vrai qu'on parle souvent de l'infertilité chez la femme. Mais en ce moment, c'est vrai qu'on en parle de plus en plus. Il y a de l'infertilité masculine et il faut savoir qu'il y en a de plus en plus aussi. Donc, s'il y a des femmes qui nous écoutent aussi, qui ont des problèmes de fertilité dans le couple, ou qui voient que ça ne fonctionne pas, attention parce que ça ne vient pas toujours de la femme, ça peut être chez l'homme. Et c'est pour ça qu'il est important dès le départ d'étudier les paramètres de fertilité féminine, mais aussi masculine, parce qu'il faut bien regarder tout ça. Et aussi une petite information sur l'environnement de la PMA en France. Il faut penser qu'en France, le parcours de PMA est pris en charge. Et il peut y avoir une prise en charge de six inséminations artificielles par la Sécurité sociale et quatre FIV également par la Sécurité sociale. Donc c'est vrai qu'en France, on est assez chanceux parce qu'il y a quand même une très bonne prise en charge, même si dans les établissements privés, il peut y avoir un petit dépassement. d'honoraires sur les actes, mais c'est très bien prise en charge. Pourquoi je dis ça ? Parce que moi, je vis en Espagne, et en Espagne, il faut penser qu'on a deux systèmes séparés, système public et système privé. Et dans le système privé, on va avoir une prise en charge qu'on va devoir payer de sa poche à 100%. Donc, il faut penser que quand même, les traitements de PMA, ça coûte cher. Et dans le système privé, public qui a une prise en charge, mais il faut savoir qu'il y a de longs délais d'attente et qu'à partir de, je ne sais plus si on en est à 38 ou 40 ans, ça devient compliqué d'être pris en charge dans le système public en Espagne. Donc, on est assez chanceux sur la prise en charge en PMA, en FIV, en France.
- #Enora Teyssendier
Si on rentre dans les clous ?
- # Lisa Journiac
Si on rentre dans les clous, parce qu'effectivement, tu as raison, je n'ai pas précisé, pour la FIV, c'est jusqu'à 43 ans. Donc, au-delà de 43 ans, on ne peut plus faire de traitement, enfin, plus de commencer de nouvelles FIV. Après, il y a une petite nuance. Si vous avez fait une FIV avant 43 ans et qu'il vous reste des embryons congelés, le transfert d'embryons congelés est possible jusqu'à l'âge de 45 ans.
- #Enora Teyssendier
Ok.
- # Lisa Journiac
Ça, c'est vrai qu'on n'en parle pas beaucoup, mais bon, ça implique quand même d'avoir fumé une fille avant 43 ans et d'avoir des embryons congénés.
- #Enora Teyssendier
Ok. Donc, dans tout ce processus-là, il y a aussi toutes les fois où ça ne prend pas.
- # Lisa Journiac
Oui.
- #Enora Teyssendier
On est d'accord ?
- # Lisa Journiac
Oui. Comme on disait tout à l'heure, quand on rentre dans un parcours de PMA, souvent, on a un peu tendance à se dire que ça va marcher tout de suite, etc. Et c'est vrai que... et des fois il y a des grosses surprises c'est à dire que moi j'ai accompagné des femmes qui faisaient une première FIV et sur une première FIV qui se rendaient compte qu'elles n'arrivent même pas à avoir un embryon et là c'est la grosse c'est la douche froide et c'est compliqué parce qu'en fait on était persuadé que ça allait fonctionner alors le but de dire ça c'est pas de créer une appréhension non plus pour les personnes qui se démarrent un processus mais c'est juste de démarrer en disant voilà c'est une aide Merci. Mais ce n'est pas parce que je fais mon traitement de PMA que ça va forcément fonctionner sur le premier transfert. Je parle beaucoup de FIV, parce que c'est vrai que je vois beaucoup de personnes qui sont en FIV qui sont déjà dans un état un peu plus avancé des essais, en tout cas, plus que des personnes qui font des inséminations artificielles. Mais c'est vrai que ce n'est pas magique. Et on a encore plein de choses à apprendre sur la fertilité. des choses qu'on ne connaît pas. Et c'est pour ça que tout à l'heure, je parlais de fertilités qui sont inexpliquées. Des fois, ça ne fonctionne pas et on ne sait pas pourquoi, en fait.
- #Enora Teyssendier
Donc, du coup, tout ça, ça joue au niveau émotionnel.
- # Lisa Journiac
Oui, ça joue au niveau émotionnel parce que finalement, déjà, c'est un parcours où il y a beaucoup d'incertitudes. Souvent, il y a une petite phrase qu'on entend pour les personnes qui sont dans ces parcours de PMA, c'est de se dire, en fait... je sais quand je commence mon parcours de PMA, mais je ne sais pas quand ça va être terminé. Et donc, en fait, déjà, il y a cette grosse incertitude. Et puis, on est sur un projet de bébé. Un projet de bébé, c'est souvent un projet qui est viscéral, qui est vraiment émotionnel. Et la PMA, c'est un parcours où, en fait, déjà, on n'a pas beaucoup de contrôle. Parce que finalement, ça se passe beaucoup... au laboratoire, le traitement médical, etc. C'est un parcours où il peut y avoir beaucoup de hauts et de bas, c'est-à-dire qu'on place beaucoup d'espoir, et puis finalement, on se retrouve avec un test de grossesse qui est négatif, et on doit recommencer. Et puis quand ça dure longtemps, ça devient quand même mentalement, émotionnellement très compliqué aussi. Donc il y a vraiment... on parle souvent des montagnes russes émotionnelles en PMA et de cet effet aussi ascenseur émotionnel, pourquoi ? parce que par exemple concrètement tu vois tout à l'heure là j'ai parlé de personnes des fois qui font une première fibre et qui se retrouvent à ne pas avoir d'embryon, c'est à dire que ils sont passés par tout le protocole, la stimulation la ponction des ovocytes etc et le lendemain de... la mise en fécondation, le laboratoire peut les contacter et leur dire qu'on ne peut pas faire de transfert d'embryons parce qu'on n'a pas d'embryons. Et là, émotionnellement, c'est hyper compliqué parce qu'on est dans une démarche où on veut un résultat et on arrive à ce moment-là et là, c'est une grosse frustration parce qu'on ne peut même pas essayer, on ne peut même pas transférer un embryon.
- #Enora Teyssendier
Oui. Et puis, il y a des infos qui sont données qu'on ne peut pas avoir tout de suite. On va le savoir au dernier moment. À telle date, on saura si l'embryon, il a pris. Et puis, on vous tiendra au courant. Oui,
- # Lisa Journiac
tout à fait.
- #Enora Teyssendier
Il y a ces choses-là aussi. Et j'ai accompagné... C'était une femme, donc en couple. Donc, la première fois, il n'y a eu qu'un embryon qui a pris. Et donc, la grossesse a pris. Donc, ils étaient contents. Parce que c'était la première. Il y en avait qu'un. Et fausse couche quasiment à trois mois.
- # Lisa Journiac
Ouais.
- #Enora Teyssendier
Donc là, grosse claque. Et sauf qu'il n'y avait qu'un embryon, donc obligé de recommencer tout le processus. Donc là, ils avaient en tête que ça allait durer encore des mois. Ils se sont dit... Et maintenant, ils ont pris beaucoup de recul. Là, le côté... C'est quoi ? quand on cherche à voir positivement les choses pour que ça marche, il y a un nom à ça, ou la méthode Coé, ou je ne sais quoi, où on se répète les choses positivement. Là, elle n'était pas là-dedans parce qu'elle se disait, je molo, on verra ce qui se passera au fur et à mesure. Et donc, cette fois-ci, il y a pu y avoir plusieurs embryons, par contre. Et en fait, ça a été beaucoup plus rapide que ce qu'ils avaient imaginé. En plus, on leur avait dit, bon, mais par contre, là, il y a les congés d'un tel. Après, c'est Noël, donc il y aura les congés. Donc, il s'était imaginé que ce serait encore plus long. Et finalement, en novembre, c'est bon, on peut... Tu me diras si je me trompe de mot, on peut transplanter l'embryon. Est-ce que c'est bon ? Transférer. Et puis cette fois-ci, la grossesse a pris. Mais voilà, c'est...
- # Lisa Journiac
Il va continuer surtout, parce que c'est vrai que...
- #Enora Teyssendier
Il va continuer au-delà des trois mois, oui.
- # Lisa Journiac
Oui, mais c'est vrai que ça, c'est important. et d'ailleurs on va Il faut penser que les femmes qui sont en parcours de PMA, d'ailleurs, lorsqu'il y a une grossesse, le premier trimestre, ça reste souvent une étape compliquée où il y a pas mal de doutes, de peurs, parce qu'effectivement, on sait qu'il peut y avoir une grossesse qui s'arrête dans ces trois mois parce que c'est là où il y a le plus de grossesses qui s'arrêtent finalement dans ce premier trimestre. Et ça reste assez angoissant. Et des femmes que j'accompagne qui tombent enceintes, qui peuvent avoir des débuts de grossesse aussi où elles sont assez stressées, assez anxieuses, parce qu'on ne sait pas ce qui va se passer. Et comme je te disais tout à l'heure, c'est un parcours où on ne contrôle pas les choses, et tout comme la grossesse derrière.
- #Enora Teyssendier
D'où l'importance d'avoir un accompagnement au niveau émotionnel et de tes accompagnements, du coup.
- # Lisa Journiac
Oui, en fait, l'idée de mes accompagnements, c'est vraiment de vivre le parcours de la meilleure manière possible. Parce que, comme je disais, c'est un parcours qui peut aller vite, mais ça peut être long aussi. Et au début, on peut... on tient le coup, on continue, on est forte, etc. Et à un moment donné, on commence à avoir beaucoup de doutes, à se poser beaucoup de questions, à culpabiliser, à avoir un dialogue intérieur qui est dur, à avoir des croyances qui se développent. Par exemple, souvent, on peut arriver à un moment où on se dit, je ne suis peut-être pas faite pour être maman. Tu vois, des phrases comme ça. Et c'est super dur, en fait. C'est super dur. Et quand on commence à cogiter, etc., en fait, c'est là que ça devient dur. Et moi, c'est à ce moment-là où j'interviens. C'est-à-dire que je n'interviens pas du tout dans l'optique d'optimisation des résultats. Parce que je sais que les femmes qui sont en parcours de PMA, souvent, les femmes et les couples, mais souvent, beaucoup les femmes, quand même, se concentrent sur cette partie-là. C'est-à-dire, elles essayent de tout faire pour optimiser, pour que ça fonctionne, ça fonctionne, ça fonctionne. parce que... Finalement, c'est un peu la chose sur laquelle on a le contrôle. Et moi, je ne suis pas dans cette optique-là. Je ne vais pas non plus avoir un discours sur si on est moins stressé, ça va moins fonctionner, etc. Là, vraiment, l'idée, c'est de se sentir... Comment ?
- #Enora Teyssendier
Si on est moins stressé, ça va mieux fonctionner ?
- # Lisa Journiac
Non.
- #Enora Teyssendier
J'ai entendu moins.
- # Lisa Journiac
Oui, dans le sens de si on est moins stressé, ça va mieux fonctionner. Oui. Sauf que là-dessus, les études scientifiques qu'il y a au jour d'aujourd'hui, elles sont très contradictoires. Et surtout, en plus, ce côté stress, je trouve qu'il est assez dit de court autour du stress. Tu vois, il y a beaucoup de femmes qui ont dit « oui, madame, vous êtes trop stressée, ça ne va jamais marcher » . Sauf qu'un moment donné, tu arrives et tu es stressée d'être stressée, tu vois. C'est un peu le cercle, c'est un cercle vicieux. et je pense que la question elle est pas là et puis en plus les études scientifiques comme je te disais sont pas tout va pas du tout dans la même direction c'est très contradictoire encore à ce jour donc vraiment et moi j'ai vu des choses où on dit si tu stresses avec moi tu vas me moins stresser et je vais augmenter tes chances d'avoir un bébé quelqu'un qui veut ça en accompagnement il vient pas me contacter parce que nous on va vraiment pas être là on va être là pour se sentir mieux, pour aller jusqu'au bout du process. Parce qu'il ne faut pas oublier que c'est un processus, un parcours qui est difficile. Et il y a quand même beaucoup de couples qui abandonnent. parce que justement c'est trop difficile émotionnellement et d'ailleurs il faut penser il y a le couple aussi le couple il y a plein d'enjeux autour de ça aussi donc voilà d'ailleurs on a fait un épisode de podcast sur ton podcast si vous ne l'avez pas écouté n'hésitez pas parce que du coup Enora nous a donné plein de conseils autour du couple et de la sexo et je crois que c'est un point qui est important aussi à regarder quand on aime ce parcours auquel on ne fait pas toujours attention parce que comme je disais, c'est un parcours qui peut être long en fait et il faut arriver à continuer à vivre pendant ce parcours il y a des personnes qui ont des parcours de 5, 6, 8 ans pour arriver à avoir un bébé ça peut être long à... Donc ici, ce qu'on veut, c'est essayer de retrouver un équilibre, vivre le parcours le mieux possible. Et ce que je dis toujours, c'est que des hauts et des bas, il va y en avoir. On ne va pas pouvoir être... Tout à l'heure, tu parlais du fait d'être positif tout le temps, etc. Non, il va y avoir des moments difficiles, etc. Mais l'idée, c'est de pouvoir mettre plein de choses en place pour rebondir et traverser ça de la meilleure manière possible, en tout cas. Et c'est vrai que parfois, seul, et souvent même, c'est difficile de... prendre du recul sur toutes ces choses-là et d'avancer. Et en fait, souvent, on a un peu l'endroit de tendance. Et c'est pour ça que d'ailleurs, souvent, les personnes que j'accompagne, les femmes que j'accompagne, elles ont souvent fait déjà des tentatives. Et c'est vrai qu'au début, on est fort, etc. Mais au bout d'un moment, ça s'accumule, ça s'accumule, ça s'accumule et on ne sait plus trop comment avancer. Et donc, on va vraiment... Moi, je vais vraiment intervenir à ce moment-là.
- #Enora Teyssendier
Merci pour toutes ces explications. J'ai encore une question. Je vais commencer par expliquer une situation assez particulière. J'ai des amis, elle a déjà plusieurs enfants. Lui, c'est un homme trans, donc c'est-à-dire qu'à la base, il avait un utérus, des ovaires, et il voulait avoir un enfant ensemble. Mais comme elle, elle avait plusieurs enfants, elle se fichait que ce soit des ovocytes à elle. Et donc, il voulait que ce soit des ovocytes à lui avant de prendre des hormones et tout ça. Et que ce soit elle qui porte la grossesse. Est-ce que déjà, là, c'est clair dans ta tête pour espérer que ce soit clair dans celle des auditeurs ?
- # Lisa Journiac
Alors, je récapitule. Comme ça, tu me dis si j'ai bien compris. Donc, un couple, elle avait déjà des enfants. Lui est une personne trans, donc avait des ovocytes.
- #Enora Teyssendier
Oui.
- # Lisa Journiac
OK. Et la grossesse, on veut la porter chez la partenaire.
- #Enora Teyssendier
Oui, avec ses ovocytes à lui.
- # Lisa Journiac
Avec ses ovocytes à lui. OK.
- #Enora Teyssendier
Et donc, pour ces raisons-là, ça ne peut pas avoir lieu. ni en France ni en Suisse. Parce qu'en France, tu ne peux pas faire une five avec des ovocytes d'une personne connue et que ça aille dans le ventre d'une autre personne.
- # Lisa Journiac
Oui, d'ailleurs, je vois exactement ce que tu veux dire. Et d'ailleurs, on retrouve ce cas chez les couples de femmes, tout simplement. chez qui pas forcément trans ce que je veux dire c'est que qui où on veut en fait utiliser les ovocytes d'une partenaire et que ça soit l'autre partenaire qui porte la grossesse et effectivement ça s'appelle c'est ce qu'on appelle la méthode ROPA et cette méthode là elle est pas autorisée en France effectivement je crois qu'elle est pas autorisée en Suisse par contre effectivement elle est autorisée en Espagne c'est là où je voulais en venir Oui. Oui, tout à fait. Et d'ailleurs, il y a beaucoup de couples de femmes qui viennent en Espagne parce qu'elles ont ce projet. Et d'ailleurs, c'est ce qu'on appelle un projet de maternité partagée.
- #Enora Teyssendier
Et moi, je trouve ça totalement logique. Un couple de femmes où du coup, tu te dis bon, ok, c'est pas mes ovocytes, mais c'est moi qui les ai portés. Je ne sais pas, moi, je trouve ça beau. Donc, pareil pour mes amis. Donc ils sont obligés d'aller en Espagne. Et justement, ma question à la suite allait être, est-ce que tu as d'autres... Il y a d'autres encore raisons que celles-là, ces deux qu'on vient de citer, pour lesquelles les gens vont en Espagne ?
- # Lisa Journiac
Oui. Alors, en Espagne, c'est vrai que historiquement, déjà, on avait beaucoup de couples de femmes et de femmes en parcours solo qui venaient. Il est vrai que la loi en France a changé, ça fait quatre ans maintenant, je ne sais plus, j'ai une notion du temps un peu, mais je crois que ça va faire environ quatre ans, ou avec la PMA pour toutes. Donc, c'est vrai qu'on aurait pu penser que finalement, les patientes françaises n'allaient plus du tout venir en Espagne. Mais ce qui s'est passé, c'est qu'en termes de dons de gamètes en France, les stocks ne sont pas très élevés et les délais d'attente sont assez longs. Pour avoir un bénéficiaire d'un donnant de sperme, ça peut être de 1 à 2 ans selon les régions. Il y a tout un parcours, des entretiens psychologiques, etc. Donc ça peut être un processus assez long. Et c'est vrai que de ce fait, si tu as 30 ans et que tu n'es pas trop pressé, tu vas attendre. Si tu as 40 ans et que tu as envie d'utiliser tes ovocytes, tu as quand même un peu la pression du temps. Et à temps de 2 ans, de 40 ans à 42 ans, la fertilité ne va pas forcément être la même. Et souvent, dans ces cas-là, les couples vont à l'étranger. les couples ou les femmes seules en tombant à l'étranger parce que sinon elles vont être en perte de chance pour leur projet de bébé avec leurs propres ovocytes. Donc ça c'est des cas qu'on continue à recevoir en Espagne. On a aussi le cas de la FIV avec le diagnostic préimplantatoire. Je ne sais pas si tu sais ce que c'est, Enora ?
- #Enora Teyssendier
Non, je veux bien que tu expliques.
- # Lisa Journiac
Alors je vais expliquer pour nos auditeurs et nos auditrices aussi. En fait, le diagnostic préimplantatoire, C'est avec le fait de réaliser une petite biopsie des embryons pour aller voir finalement si ce sont des embryons qui sont normaux et qui ont la capacité de s'implanter dans l'utérus, que la grossesse arrive à bout et d'avoir, si possible, un bébé qui est sain à la naissance. Et donc ça, pour l'instant, en France, c'est possible de le faire, mais simplement lorsqu'il y a une idée de transmission de maladies génétiques des parents à l'enfant. Dans ces cas-là, ça va être possible. Mais par contre, on ne va pas regarder tous les facteurs comme la trisomie. Il y a des trisomies qui font que les embryons ne vont jamais s'implanter et du coup, les femmes font des fausses couches à répétition ou que les embryons ne s'implantent jamais. Et donc, qu'est-ce qui se passe ? on se retrouve des fois avec des femmes qui font des grossesses, des fausses couches à répétition. Et en fait, en France, on n'a pas d'outil pour aller chercher la cause de ça, parce qu'on n'a pas le droit de faire cette biopsie embryonnaire dans ces indications. Et donc ça, c'est ce qu'on peut faire par contre en Espagne. Et c'est une autre raison pour laquelle on a des... des femmes, des couples qui viennent en Espagne, c'est pour pouvoir réaliser ce type d'examen lorsqu'on a... Je ne sais pas, des fois, il y a des femmes qui font deux, trois, quatre fausses couches, elles ont plein d'embryons, mais ça ne s'implante jamais, ou on fait des fausses couches. Et en fait, ce qu'on ne sait pas, c'est finalement d'où vient le problème. Est-ce que finalement, on n'a que des embryons ou la majorité des embryons qui sont de « mauvaise qualité » , et du coup, on aura beau les transférer, il ne se passera jamais rien. ou est-ce qu'on a un problème au niveau de l'endomètre. Et on sait que quand même, environ 90-95% des cas, la problématique, c'est l'embryon. Donc voilà, en Espagne, on va pouvoir faire ce diagnostic préimplantatoire pour ce qu'on appelle aneuploïdie. Aneuploïdie, soit les embryons sont oploïdes, normaux, entre guillemets, je fais le discours facile, ou aneuploïdes, c'est anormaux. Ah d'accord. Voilà. Une fois qu'on a fait la biopsie, on fait un petit prélèvement de quelques cellules sur les embryons. C'est envoyé à un laboratoire de génétique. Ensuite, les résultats reviennent. On va dire embryon numéro 1, normal. Embryon numéro 2, il a trisomie un tel, un tel, un tel. On va avoir toutes les informations sur chaque embryon et à partir de là, on va avoir ceux qui peuvent être transférés ou pas. Pendant ce temps-là, ils sont congés.
- #Enora Teyssendier
Mais du coup, Je ne suis pas sûre que ce soit bien clair dans ma tête.
- # Lisa Journiac
Oui.
- #Enora Teyssendier
Donc, c'est dans le cadre de la fille, vous y font ces biopsies ?
- # Lisa Journiac
Oui. Dans tous les cas, il faudra forcément faire une fécondation de vitro.
- #Enora Teyssendier
Et on ne peut pas faire une biopsie sur... Je vais peut-être dire une connerie et je vais peut-être paraître dégueulasse aussi en disant ça, mais quand on fait la fausse couche, le fœtus, on ne peut pas faire une biopsie ?
- # Lisa Journiac
Alors, oui, il y a des analyses qui peuvent se faire, effectivement, lorsqu'il y a une fausse couche.
- #Enora Teyssendier
C'est peut-être pas une biopsie, le nom, mais quand on évalue pourquoi il y a une mort, en fait.
- # Lisa Journiac
Oui, oui, tout à fait. Il peut y avoir des analyses suite à ça. Mais en fait, ici, là, ce qu'on va vouloir, ce qu'on veut, c'est qu'il n'y ait plus de fausses couches, de grossesses qui s'arrêtent, en fait, parce que psychologiquement, pour les femmes qui vivent ça, c'est très difficile. Alors, c'est vrai qu'on peut se dire, on peut partir du principe... On a fait une fibre, on a six embryons, et on continue, et on transfère, on transfère, on transfère, on transfère. Sauf qu'une femme qui a déjà fait plusieurs fausses couches, en fait, c'est de virer psychologiquement, parce qu'elle transfère, et on ne sait pas si... Déjà, on ne sait pas si ça va fonctionner, mais en plus, on ne sait pas si ça va encore entraîner une nouvelle grossesse qui va s'arrêter, et psychologiquement, c'est quand même très difficile. et... D'un point de vue scientifique, c'est vrai qu'il y avait des études qui disaient que ça n'apporte pas d'intérêt parce que finalement, on va les transférer. Si on a un qui est bon, on va finir par le trouver. Sauf qu'il y a quand même un vécu psychologique qui est important. Et puis, il ne faut pas oublier qu'on perd du temps. En fait, on perd du temps à force de transférer. Donc voilà, ça c'est des choses... J'explique un petit peu le contexte, l'environnement, mais c'est surtout pour répondre à tes questions. La FIV avec le diagnostic préimplantatoire, c'est une des choses qui se fait en Espagne, qui n'est pas encore autorisée en France. Je ne sais pas si ça évoluera. Il y a beaucoup de lobbies en France qui font qu'ils ont du mal à ce que ça soit accepté, bien que les médecins, les gynécologues soient tout à fait globalement en faveur de pouvoir pratiquer cet examen.
- #Enora Teyssendier
Ouais, en fait, je m'étais perdue, je pense, dans ma tête, parce que quand j'ai posé la question, j'imaginais des personnes qui ont des fausses couches sans la FIV. Mais oui, effectivement, si on est dans le cadre de FIV, c'est bien de pouvoir faire ces biopsies en amont. Et puis, vous n'avez pas vu, les auditeurs, la tête que j'ai tirée quand elles disaient qu'on pouvait continuer à les faire jusqu'à ce qu'on tombe sur le bon. C'est horrible, psychologiquement, de faire vivre ça au couple, quoi. Et puis, il y a la femme qui se mange toutes les hormones à chaque fois pour les stimulations hormonales et tout ça, quoi.
- # Lisa Journiac
Oui, oui, non, c'est sûr. Et puis, alors, c'est vrai qu'une fois que, de toute façon, on a fait la stimulation hormonale, on a récupéré les ovocytes, etc., on a nos embryons. Une fois qu'on a nos embryons, finalement, on n'est pas obligé de refaire tout si tu veux. Mais par contre, il y a une petite préparation au transfert. Et puis, en fait, toutes ces étapes, c'est un tel impact émotionnel. je veux dire à chaque fois que tu euh S'il y a des femmes qui nous écoutent, qui sont au parcours de PMA et qui le vivent, à chaque fois que tu vis, on parle toujours des 15 jours d'attente après le transfert d'embryon. C'est une période super compliquée parce qu'on t'a fait transférer l'embryon et pendant 15 jours, tu attends ton résultat. Et tu ne te fais qu'une manière de savoir si ça a fonctionné, si ça n'a pas fonctionné. Tu as des symptômes et finalement, les symptômes, ça ne te dit pas. ni des choses dans un sens ou dans l'autre, parce que ça peut être lié aux hormones du traitement, ça peut être lié à plein de choses, donc tu peux tirer aucune conclusion. Donc en fait, il ne te reste plus que deux semaines à attendre, deux semaines qui sont super longues, et en plus, donc voilà, tu as ça, et après, tu peux être en plus en train de te dire, est-ce qu'en plus, c'est une grossesse qui va évoluer ? Donc, psychologiquement, c'est un impact, et je pense qu'on en... on en parle vraiment pas assez en fait parce qu'on parle vraiment du parcours on a l'impression que on revient toujours à ce qu'on disait au début mais que c'est ça va être mal nique mais en fait c'est un parcours qui est dur qui peut être dur justement
- #Enora Teyssendier
dans 15 jours après la sortie de cet épisode il y a un épisode qui va sortir avec Yo de Laus qui est un épisode sur la fertilité et donc Merci. Vous nous connaissez, il me semble.
- # Lisa Journiac
Oui, oui, on se connaît tout à fait.
- #Enora Teyssendier
Et puis, elle nous disait que très... Déjà, régulièrement, dans le problème de fertilité, c'est le fait de ne pas faire l'amour dans des périodes où la femme est fertile. Et en fait, moi, dans mon boulot de sexologue, je l'ai vu plusieurs fois, et des fois, j'hallucine comme les médecins acceptent une PMA, mais non pas... posé aucune question à ce niveau-là. Donc, il y a des personnes que je connais et très bien pour eux que ça ne se soit pas posé. Au moins, ils n'ont pas eu de difficultés à ce niveau-là. Mais en fait, ils n'avaient jamais de rapport. C'est un couple qui ne faisait pas l'amour depuis des années. Donc, eux, c'était pas un problème. Enfin... Il se trouve que le mari avait un taux de fertilité assez bas. Donc, bon, pour les médecins, ça coche la case, quoi. Mais ensuite, il n'y avait pas de sexe. Ensuite, bon, la grossesse a permis qu'il se retrouve à ce niveau-là. Un autre sujet. Après, j'avais reçu quelqu'un qui m'a dit, nous, on a failli partir avec mon ex, on a failli partir sur une PMA parce que pendant six mois, on a essayé d'avoir un enfant, mais ça ne marchait pas. Et je lui ai dit, mais attendez, vous ne m'avez pas dit que vous viviez à je ne sais plus combien de centaines de kilomètres l'un de l'autre et que vous ne vous voyiez qu'une à deux fois par mois ? Ah si, si, c'est bien ça. Comment ? Enfin...
- # Lisa Journiac
il faut avoir de la chance pour tomber sur pile la fenêtre de fertilité pour les rapports oui c'est vrai que c'est des cas qui arrivent fréquemment c'est que si on n'a pas des rapports très réguliers ça devient plus compliqué en fait et puis en plus tu le sais mais souvent en fait on ne calcule pas bien les moments de fertilité aussi, avec toutes les applications, etc., alors que c'est complètement... Je crois qu'on en avait parlé, d'ailleurs, mais les fenêtres de fertilité ne sont pas les bonnes, en fait. Et donc, du coup, il y a plein de situations qui font que, finalement, ça ne fonctionne pas, et sur lesquelles on pourrait, effectivement, je pense que c'est peut-être ce dont tu as parlé avec Kyo. mais déjà il faut revoir la base et d'ailleurs après moi par exemple sur les couples que j'accompagne c'est vrai que je rappelle toujours qu'il y a des pathologies on sait vraiment que ça va être hyper compliqué mais moi le nombre de cas écoute ça m'est arrivé d'ailleurs un épisode qui va être publié dans les prochains jours
- #Enora Teyssendier
dans les prochains jours quand on enregistre ?
- # Lisa Journiac
Oui, c'est ça. Donc, quand vous y serez, quand il sera déjà sorti, que vous pourrez...
- #Enora Teyssendier
On pourra mettre le lien.
- # Lisa Journiac
Oui, que vous allez pouvoir écouter. Ou ils ont commencé, en fait, ils allaient commencer un parcours de PEMA parce que ça ne fonctionnait pas, que tout était OK. Et finalement, entre-temps, il y a eu un diagnostic. de cancer du testicule chez le conjoint. Et il a été opéré, il n'a pas eu besoin de chimio par chance, etc. Et quelques mois après, finalement, elle est enceinte naturellement. Alors qu'ils avaient commencé un parcours de PMA et qu'il n'y avait pas forcément de facteur masculin non plus qui avait été diagnostiqué. donc en fait on peut avoir des grossesses même naturelles, même si on est en parcours de PMA et rapprochement j'ai encore un autre exemple en tête d'une femme avec qui j'ai échangé qui a fait une five et pour elle vraiment c'était pour eux c'était très compliqué en fait ce parcours de PMA etc, elle n'a pas envie etc ils ont eu plein de choses dans leur vie, le temps a passé a passé et finalement elle est tombée enceinte naturellement, donc voilà pour reprendre déjà il y a la base, parce que j'ai un peu divagué, mais à la base, effectivement, il faut quand même avoir des rapports assez réguliers pour ce que ça fonctionne. Et parfois, on se lance dans un parcours de PMA et ça peut arriver quand même de manière naturelle. Donc, effectivement, ce que je reprends à ce que je disais avant, c'est que s'il y a des pathologies concrètes, on sait que vraiment ça va être très compliqué, mais il n'y a jamais de 0% non plus. Donc, si on peut continuer... avoir ces rapports et c'est pour ça qu'aussi quand on sent que le d'un point de vue sexo ça devient compliqué pour le couple pourquoi pas se poser la question est justement d'aller voir de parler avec une sexologue et moi c'est quelque chose que j'ai déjà recommandé aussi pendant mes accompagnements parce que finalement dans le parcours de pma vous pensez qu'il ya des moments où il ya des pauses aussi et où il se peut passer plein de choses aussi et c'est vrai que comme le parcours de PMA comme on l'a évoqué dans notre épisode à Enora il peut impacter ce côté intime la sexualité etc en fait ça fait partie des choses aussi qu'on peut faire consulter quelqu'un qui accompagne comme toi Parce qu'il peut y avoir des belles surprises naturellement aussi.
- #Enora Teyssendier
Ce couple qui n'avait pas de rapport sexuel, le médecin a dit, bon, mais d'ici la prochaine, donc il fallait à nouveau refaire la stimulation hormonale, la ponction et tout, d'ici la prochaine, qui sait, peut-être que vous pourriez tomber enceinte naturellement. Et puis, elle, elle me raconte ça. Elle était mandirée et elle me dit, bon, c'est bien abstenu de lui dire qu'il n'y avait pas de risque, étant donné qu'on n'a pas de rapport.
- # Lisa Journiac
Oui, oui, oui. Après, voilà, ça arrive. Bon, c'est vrai que d'un point de vue, en toute sincérité, là, comme ça, je ne sais pas. Et je pense que même les médecins, pour eux, ça doit être compliqué de savoir si finalement, si les patients l'évoquaient, s'ils ont le droit de prendre en charge s'il n'y a aucun... aucun paramètre en fait tu vois ce que je veux dire s'il n'y a pas de paramètre qui explique l'infertilité il a d'entendre dans le cas que tu évoques de 1 ils n'ont pas parlé mais de 2 il avait à priori un facteur voilà qui pouvait quand même gêner gêner la consé en tout cas ralentir la conception mais c'est vrai que c'est même pas tu vois en discutant avec toi si Quel est l'étude à tenir de la part des médecins dans ces cas-là ? Ça serait intéressant de savoir.
- #Enora Teyssendier
J'ai l'impression qu'il y en a beaucoup qui ne posent pas les questions de toute façon. En tout cas, à Paris, la personne avec qui j'avais été formée, elle, elle travaillait avec un gynécologue qui travaillait dans la PMA. Et lui, il orientait très régulièrement sur elle. quand il... quand selon lui c'était plus une histoire de sexo que de problématique de fertilité.
- # Lisa Journiac
Oui.
- #Enora Teyssendier
Et donc moi je trouve ça intéressant effectivement que peut-être il y ait déjà au moins quelques rendez-vous en sexo quand la problématique n'est pas autour de la fertilité. Après si je pense à la personne que j'ai accompagnée... on n'allait pas les prendre de force les deux, maintenant vous allez ken, pour être un peu vulgaire, et puis c'est tout.
- # Lisa Journiac
Oui, oui, non, mais c'est vrai que c'est, finalement, c'est des situations qui sont assez complexes. Ce projet de bébé, en fait, il est quelque chose qui paraîtrait si simple, qu'on a, qu'on voit quand même beaucoup comme quelque chose de simple, finalement. Il y a beaucoup de choses autour de ça qui font que finalement, c'est plus compliqué d'avoir des enfants que ce qu'on pensait.
- #Enora Teyssendier
Oui, et je me demande si aujourd'hui, ça ne l'est pas encore plus qu'avant avec tous les perturbateurs endocriniens et tout ça. Oui,
- # Lisa Journiac
il y a les perturbateurs endocriniens. Il y a le fait aussi qu'on fasse des enfants de plus en plus tard aussi.
- #Enora Teyssendier
Oui, c'est vrai.
- # Lisa Journiac
Par exemple, sur le côté, tout à l'heure, je parlais de l'infermité masculine. Il y a des études qui montrent que la fertilité chez les hommes, elle a baissé de manière incroyable.
- #Enora Teyssendier
Et le téléphone dans la poche aussi, non ? Il n'y a pas des...
- # Lisa Journiac
Oui, il y a des études. Et puis bon, après, ça aussi, si ça vous intéresse, l'infertilité masculine, j'avais enregistré sur Pallon PMA un épisode avec un médecin biologiste qui nous expliquait aussi, tu vois, par exemple, il y a des infertilités qui sont dues à... ça c'était de toujours nos professions forcément si il y a une exposition à la chaleur des testicules forcément il va y avoir un problème au niveau de la création du
- #Enora Teyssendier
développement en tout cas des spermatozoïdes il y a plein de paramètres aussi comme ça qu'il faut regarder mais d'environnement bon j'ai clairement pas vu le temps passer est-ce que il y a encore un dernier point que tu souhaites aborder Avant de clore l'épisode.
- # Lisa Journiac
Avant de clore. Déjà, merci de nous avoir écoutés, déjà, sur l'épisode. Et j'espère qu'on a pu, en tout cas, vous apporter des informations. Finalement, moi, avec mes connaissances de la PMA, et ENora aussi, qui est sexologue, parce que ça fait vraiment partie de ce tout dans l'accompagnement de la PMA. Juste, moi, je voulais souhaiter du courage aux personnes qui nous écoutent. qui sont en parcours de PMA parce que c'est un parcours qui est compliqué et il peut y avoir des moments qui sont difficiles et aussi peut-être ce que je voudrais ajouter pour terminer parce que je n'en ai pas parlé c'est la congélation des ovocytes parce que là on a parlé du fait qu'on fait des enfants de plus en plus tard et s'il y a des femmes qui nous écoutent Il faut savoir qu'en France, il est possible de faire ce qu'on appelle une vitrification des ovocytes. Quand on n'a pas de projet de bébé tout de suite, pour x ou y raison, ça peut être parce qu'on n'a pas le partenaire, la partenaire pour se lancer dans ce projet bébé. On n'a pas forcément envie de se lancer dans un parcours solo. On peut avoir des contraintes de vie qui font que... Et en général, il est conseillé, si possible, de faire cette congélation des ovocytes avant l'âge de 35 ans. Et ça, c'est possible maintenant de faire en France. Donc, pour terminer, j'avais envie de faire un peu de prévention, entre guillemets, si vous n'êtes pas au clair, si vous voulez avoir un enfant, ou si vous voulez avoir un enfant, mais plus tard, etc. C'est des choses qui peuvent se faire, avec quand même une information importante que ce n'est pas magique non plus. C'est-à-dire que ce n'est pas une garantie à 100% que parce qu'on va congé ses ovocytes, ça va forcément fonctionner. Mais en tout cas, ça fait partie des choses qui maintenant existent, auxquelles vous avez accès. Et comme dans cette dynamique de faire des enfants de plus en plus tard, je crois qu'il reste quand même intéressant. Et n'hésitez pas, si vous avez des questions là-dessus, parce que je ne vais pas développer plus, parce qu'on n'a pas trop le temps aujourd'hui. Mais en tout cas, vous pouvez me contacter au Enora et on pourra vous donner plus d'informations là-dessus. Que moins de 35 ans ? En France, on peut le faire jusqu'à l'âge de 37 ans. Après, c'est vrai que si on peut le faire entre 30 et 35, même avant, mais après, il faut voir la réalité des choses. C'est-à-dire que c'est comme tout. Si tu peux le faire à 25 ans, c'est mieux. Entre 25 ans et 35 ans, souvent, tu ne sais pas trop ce qui va se passer, si tu vas rencontrer quelqu'un, etc. Mais en France, je crois que c'est possible. Je ne sais plus si c'est entre 30 et 37 ans, 28 et 37 ans. J'ai un petit trou de mémoire comme ça. Mais voilà, en gros, la tranche d'âge, en tout cas, dans laquelle on peut le faire. Donc, je pense que c'est une bonne information à avoir, en tout cas, pour les personnes qui nous écoutent et les femmes. Parce que chez l'homme, on a moins ce problème du temps, en tout cas de la baisse de la fertilité, bien qu'on puisse congeler du sperme aussi. Mais c'est vrai que chez la femme, pour le coup, on est quand même un peu plus impacté. On a un peu plus cette pression du temps et cette horloge biologique au-dessus de notre tête. Moi, j'ai plein de copines qui l'ont fait. C'est vrai que le fait de congeler... Mine de rien, d'un point de vue psychologique, émotionnel, ça t'enlève quand même une pression. Parce que des fois, tu es dans une situation où tu n'as pas le choix et que tu ne peux pas concevoir. Et d'avoir ce type d'option, c'est quand même une chance. En plus, c'est pris en charge en France.
- #Enora Teyssendier
Merci pour l'information. Avant d'aller sur la fin, tu as un petit guide que tu offres aux auditeurs.
- # Lisa Journiac
Oui, tout à fait.
- #Enora Teyssendier
C'est... Tu peux nous en dire un peu plus sur le guide ?
- # Lisa Journiac
Oui. En fait, c'est un petit guide que j'ai préparé qui permet d'avoir mes six conseils pour se préparer au transfert d'embryons. Ce n'est pas forcément des conseils médicaux, c'est plutôt des conseils émotionnels sur comment se passe le transfert d'embryons, etc. N'hésitez pas à le télécharger. C'est gratuit, comme le disait Nora.
- #Enora Teyssendier
OK, merci. donc pour te retrouver tu es sur Instagram Lisa Jornia coaching, c'est ça ? Je mettrai le lien de toute façon dans la description. Donc ton podcast, Parlons PMA, pareil, il y aura le lien. Et tu as un site internet. lisajourniaccoaching.com
- # Lisa Journiac
C'est facile.
- #Enora Teyssendier
Il y a autre chose ?
- # Lisa Journiac
Oui, principalement sur ces trois canaux. C'est vrai que vous pouvez m'envoyer un mail également. Je peux mettre mon mail dans la description avec plaisir. Justement, si vous avez des questions sur les parcours de PMA, sur les accompagnements, sur la vitrification des ovocytes, n'hésitez pas. Je réponds toujours avec plaisir. Comme l'a présenté Nora, c'est... Le domaine de la PMA, c'est quelque chose, voilà, c'est mon quotidien. Et c'est vrai qu'en plus, la PMA, ça peut nous toucher personnellement, ça peut toucher l'entourage. Et c'est vrai qu'il y a toujours beaucoup de questions. Donc, moi, je réponds régulièrement aux personnes qui me contactent avec grand plaisir.
- #Enora Teyssendier
Ok, ben merci beaucoup pour tout ça. Merci pour le temps que tu nous as consacré. Et puis, bonne fin de journée, bonne soirée ou bonne nuit, en fonction de quand vous nous écoutez.
- # Lisa Journiac
Merci beaucoup, Nora. Merci à vous de nous avoir écoutées. Et puis, à bientôt.
- #Enora Teyssendier
À bientôt. Avant de te laisser filer, j'ai une petite pépite à t'annoncer. Lydia Vasquez, qui avait l'entreprise FreeMoon, elle était précurseur en France sur la pratique de l'œuvre de Yoni. Je ne sais pas si ça te parle. Elle a décidé d'arrêter son entreprise, mais elle a transmis toutes ses formations à l'EPSO pour que ces formations puissent continuer de vivre, d'être partagées et de soutenir des personnes qui souhaitent se reconnecter à leur corps. et à leur sexualité de manière consciente. Et en cette période de Noël, j'ai envie de les remettre en lumière. Noël, c'est souvent un moment où l'on cherche à offrir ou à se faire offrir quelque chose qui a du sens et quelque chose qui nous accompagne vraiment. Donc, j'ai décidé, roulement de tambour, de proposer moins 50% sur toutes les formations de Fremont. Donc, pour les particuliers, tu peux choisir parmi... la pratique de l'œuvre de Yoni, la continence menstruelle qui est aussi appelée flux instinctif libre, des méthodes de contraception naturelle, ça en regroupe 6. Et si tu optes pour le pack complet, avec ces 3 formations, tu reçois en bonus 2 webinaires, Sexualité sacrée et Yoni, Temple sacré. Pour les professionnels, il y a 2 formations qui sont disponibles, celle pour accompagner à la pratique de l'œuvre de Yoni, celle pour accompagner... à la continence menstruel. La promotion est valable jusqu'au 25 décembre à 23h. Oui, j'ai pris en considération ceux qui ont un petit peu de retard dans les cadeaux de Noël ou pour recevoir leurs cadeaux de Noël. Et donc, pour en profiter, il suffit d'utiliser le code CNOEL et je mets les liens en description de l'épisode. Prends bien soin de toi et puis à la semaine prochaine.