Speaker #0Bienvenue à toi dans Râs la frange, le podcast de celles qui ne veulent plus continuer comme ça. Je suis Emma Calas, sophrologue et coach certifié, et j'accompagne les femmes qui en ont ras la frange de s'oublier, se suradapter, se sentir trop ou pas assez. Tout en douceur, mais sans langue de bois, je les aide à mieux se comprendre, à renouer avec leur corps et à s'accepter pour mieux s'aimer. Tu es prête ? C'est parti pour l'épisode du jour.
Est-ce que ça t'est déjà arrivé (ou ça t'arrive encore) de te lever le matin et d'être fatiguée même si t’as dormi 8h ?
De fantasmer régulièrement de tout plaquer et partir seule faire du fromage de chèvre sur le plateau du Larzac ?
D'être très souvent tendue comme un string et d'exploser pour des miettes qui ont été laissées sur le plan de travail ?
De te rendre compte que la dernière fois que tu as eu un vrai fou-rire, et je parle pas d’un rire nerveux, c’était en 1986 ?
Si t’as répondu oui à au moins une de ces questions, bienvenue dans le club très privé mais sacrément peuplé des femmes en chemin vers le burn-out féminin !
Et oui, ça existe. Et non, c'est pas dans ta tête. Et surtout, t'es pas toute seule.
Des milliers de femmes vivent exactement la même chose que toi.
En silence, en souriant, en continuant de tout gérer et de serrer les dents (et le reste...).
Mais aujourd'hui, on va mettre des mots sur ce que tu vis.
Parce que nommer, ben c'est déjà commencer à sortir la tête de l'eau. Et parce que tu peux pas changer ce que tu ne réalises pas.
(Bruit de transition)
Le burn-out féminin, c’est quoi ?
Le burn-out féminin, grosso modo, c'est un épuisement profond qui vient du fait de tout porter : le travail, la maison, les enfants, la charge mentale, les émotions de tout le monde... sans jamais passer en premier.
C'est l'épuisement d'être indispensable partout, sans jamais être prioritaire nulle part.
Pour bien comprendre ce que c'est vraiment, commençons par clarifier ce que ce n'est PAS.
Parce que le burn-out féminin est souvent invisible, mal compris, minimisé.
Ce n'est PAS juste être fatiguée au travail
Le burn-out professionnel, c'est l'épuisement lié à ton boulot.
Le burn-out féminin, lui, dépasse largement le cadre du travail.
Tu ne t'épuises pas qu'au boulot.
Tu t'épuises à TOUT porter :
Le travail, oui
Mais aussi la maison
Les enfants
La charge mentale
Les émotions de tout le monde
Les repas, les courses, les RDV, les devoirs, les conflits...
Ton épuisement ne se limite pas à ton job.
Il envahit chaque aspect de ta vie.
Ce n'est PAS un coup de mou passager
Les gens ont vite fait de te dire des choses du style :
"Oh, tu es juste fatiguée, ça va passer. C’est une mauvaise période"
"Tu as un petit coup de mou, c’est normal, ça arrive."
« Tu sais, tout le monde est comme ça, aujourd’hui. »
Non.
Le burn-out féminin, ce n'est pas passer une mauvaise semaine.
C'est un état d'épuisement profond qui dure depuis des mois, voire des années.
Et que tu as appris à masquer.
Parce que tu continues quand même.
Parce que tu souris quand même.
Parce que personne ne voit à quel point tu es à bout.
Ce n'est PAS quelque chose qui se règle avec des vacances
Parce que même en vacances :
C'est toi qui fais les valises
C'est toi qui gères les repas
C'est toi qui organises les activités
C'est toi qui gères les tensions, les pleurs, les conflits
Tu ne te reposes jamais vraiment.
Et même si tu y arrives par moment, dès que tu retournes à la vie quotidienne et aux habitudes, tout recommence.
Parce que le burn-out féminin, ce n'est pas un problème de planning, d’organisation ou de congés.
C'est un problème de charge invisible que personne ne voit, mais que toi tu portes 24 heures sur 24 et 7 jours7.
Le burn-out féminin est différent du burn-out professionnel
On connait souvent le mot « burn-out », mais il est le plus souvent associé à la sphère professionnelle. C’est comme ça qu’il a été expliqué et mis en lumière.
Moi, par exemple, j’ai vécu un burn-out professionnel quand j’étais salariée.
Mais quand j’ai vécu un burn-out féminin, je n’avais pas le mot pour le dire. J’avais du mal à l’expliquer.
Les deux sont des réalités d'épuisement profond.
Les deux sont réels.
Les deux sont graves.
Les deux te changent pour toujours.
Mais ils ne fonctionnent pas de la même manière.
Le burn-out professionnel a un cadre identifié
Le burn-out pro :
Il est lié à ton travail
Il a une source claire : ton job, ton boss, ta charge de travail, le manque de reconnaissance, …
Il est reconnu médicalement
Il peut faire l'objet d'un arrêt maladie
Tu peux en parler à ton médecin, aux RH, à ton entourage
Le burn-out féminin :
Il n'a pas de cadre identifié
Les sources sont multiples et diffuses : travail + maison + famille + charge mentale
Il n'est pas reconnu officiellement
Il n'y a pas d'arrêt maladie pour "charge mentale excessive"
Difficile d'en parler parce que tu ne sais même pas comment le nommer
Résultat : tu te sens épuisée, mais tu ne sais pas vraiment de quoi.
Tu te dis : "C'est normal, c'est la vie."
Mais non, ce n'est pas normal.
Et au mieux, tu vas plutôt consulter pour :
Des problèmes physiques (cervicales, dos, mâchoire, migraines, sommeil, …)
De l’anxiété, du stress
De la fatigue
Mais tu ne vas pas forcément réaliser que ce que tu vis, c’est un burn-out féminin.
Le burn-out professionnel offre une porte de sortie
Le burn-out pro :
Tu peux quitter ton job
Tu peux changer d'entreprise
Tu peux te faire arrêter
Tu peux dire "stop, je n'en peux plus"
Il y a une fin possible
Le burn-out féminin :
Tu ne peux pas démissionner d'être mère
Tu ne peux pas prendre un arrêt maladie de ta famille
Tu ne peux pas poser ta démission de la charge mentale
Tu ne peux pas dire "Je ne veux plus gérer tout ça, trouvez quelqu'un d'autre"
C’est pour ça que tu te sens coincée dans des rôles dont tu ne peux pas sortir.
Et même si tu es épuisée, tu continues. Parce qu'il faut bien que quelqu'un le fasse.
Et ce quelqu'un, c'est toujours toi.
Le burn-out professionnel est visible
Le burn-out pro :
Ça se voit au travail
Tu pleures au bureau
Tu fais des erreurs
Ton chef / Tes collègues le remarque(nt), il y a des conflits
Tu peux faire remonter par écrit les choses qui ne vont pas
Le burn-out féminin :
Il est invisible
Personne ne voit la liste mentale que tu gères en permanence
Personne ne voit l'anticipation constante de tout ce qu'il faut prévoir
Personne ne voit que tu penses à 15 choses en même temps
Personne ne voit l'épuisement que tu caches derrière ton sourire
Le burn-out professionnel est légitime socialement
Le burn-out pro :
On comprend que tu craques
On dit : "Son job était trop dur"
On te soutient
On te conseille de te reposer, de changer de job
Le burn-out féminin :
On te dit : "Mais pourquoi tu te mets dans cet état ?"
On dit : "C'est pas si compliqué quand même"
On minimise : "Toutes les femmes font ça"
On te culpabilise : "T'exagères un peu, non ?"
Parce qu'on attend de toi que tu gères TOUT :
Sans te plaindre
Sans craquer
Sans avoir l'air fatiguée
Avec sourire, douceur, patience
Parce que, implicitement, c’est ton rôle.
On attend de toi que tu sois :
La mère parfaite
La femme parfaite
La professionnelle parfaite
La fille/sœur/amie parfaite
Alors je ne dis pas que le burn-out professionnel est "moins grave".
Les deux sont violents. Les deux te détruisent. Les deux te changent pour toujours.
Mais le burn-out féminin a une spécificité :
Il n'a ni cadre, ni pause, ni porte de sortie, ni reconnaissance.
On ne le connait pas parce qu’on n’en parle pas et qu’on ne le nomme pas.
Mais ce n’est pas pour ça qu’il n’existe pas.
Le burn-out féminin, c'est aussi (et surtout) une crise identitaire
Au-delà de la fatigue et de l'épuisement, le burn-out féminin, c'est aussi et surtout une crise identitaire profonde.
C'est le moment où tu réalises que tu t'es oubliée en route.
Tu as tellement été la mère parfaite, la femme parfaite, la professionnelle parfaite, la fille parfaite...
Que tu ne sais même plus qui TU es en dehors de tous tes rôles.
En dehors de ce que tu fais pour les autres.
Tu en as marre d'avoir été la "bonne fille" toute ta vie
Sage. Polie. Gentille. Serviable. Souriante.
Tu as fait ce qu'on attendait de toi.
Tu as dit oui quand il fallait dire oui.
Tu t'es tue quand il fallait se taire.
Tu as fait passer les autres avant toi.
Parce qu'on t'a appris que c'était ça, être « quelqu’un de bien ».
On t’a appris que c’était ça d’être une femme.
Mais aujourd'hui, tu en as ras-le-bol (moi je dis « Ras la frange » !).
Tu en as marre de porter, de gérer, d'être toujours celle sur qui on compte.
Tu veux exister autrement.
Et tu as bien raison !
Tu ne sais plus pourquoi tu fais tout ça
Métro, boulot, dodo. Les courses, les repas, les devoirs, le ménage. Les RDV, la charge mentale, les conflits à gérer.
Et puis… On recommence !
Mais est-ce que c’est vraiment ça, la vie ?
Est-ce que vivre comme ça ne donne pas la légère impression d’être un hamster dans une roue ?
Tu as peur de dire non, de décevoir, de ne plus être aimée
Alors tu continues.
Tu continues à dire oui, à tout gérer, à te taire.
Même si tu te lâches un peu de temps en temps, ça ne dure jamais vraiment parce que tu as peur :
Peur de décevoir
Peur du conflit
Peur qu'on t'en veuille
Peur de ne plus être aimée si tu poses tes limites.
Mais à force de dire oui aux autres, tu te dis non à toi.
Le burn-out féminin, c'est tout ça.
Ce n'est pas juste de la fatigue : c’est une crise d'identité, de sens et de limites.
C'est le moment où tu réalises que tu ne peux plus continuer comme ça et que quelque chose doit changer.
Mais comment savoir si tu es concernée ?
Voici ce que tu vis peut-être au quotidien...
(Bruit de transition)
Comment savoir si tu es en burn-out féminin (ou en chemin pour l’être…) ?
Voici ce que tu vis peut-être au quotidien...
Au niveau physique
Fatigue permanente (même après 8h de sommeil).
Tensions corporelles (dos, cervicales, mâchoire… ton corps est tendu en permanence).
Migraines fréquentes (qui arrivent sans prévenir et te clouent sur place).
Troubles digestifs (boule au ventre, nausées, intestins en vrac)
Système immunitaire affaibli (tu tombes malade plus souvent)
Au niveau émotionnel
Pleurer « pour un rien » (un mot gentil, une question anodine et les larmes montent de suite)
Exploser pour des broutilles (une tâche, des miettes, « on mange quoi ce soir ? » et bim ! Tu pètes un cable).
Irritabilité (tout le monde t’énerve).
Sensation d’être à bout (tu es sur le fil et tu sais qu’il suffit d’un rien pour que tu craques)
Envie de tout plaquer (tu as envie que le temps s’arrête, ne serait-ce que pour quelques jours, le temps pour toi de dormir et souffler).
Au niveau mental
Brouillard mental (Tu cherches tes mots, tu perds le fil, tu ne sais plus ce que tu devais faire).
Difficulté à te concentrer (Tu lis la même phrase 5 fois sans la comprendre. Tu commences une tâche et tu oublies pourquoi).
Oublier des choses importantes (Les RDV, les dates, les trucs à faire... alors que d'habitude, c'est TOI qui penses à tout !).
Ruminations nocturnes (Tu te couches épuisée, mais ton cerveau tourne en boucle : les courses, les RDV, ce qu'il faut prévoir...).
Impression de perdre pied (Comme si tu n'avais plus le contrôle et que tout t'échappait).
Au niveau comportemental
Te réfugier dans le sucré/l'alcool/les séries (Pour déconnecter, ne plus penser et t’anesthésier).
T'isoler socialement (Tu annules les sorties, évites les appels).
Ne plus rien faire pour toi (Tu ne prends plus de temps pour toi et tu passes systématiquement en dernier).
Fonctionner en mode automatique (Tu agis par habitude. Tu gères, mais tu ne vis plus vraiment).
Perdre tout plaisir (Les trucs que tu aimais avant ne te font plus envie).
Si tu te reconnais dans ces signes
Laisse-moi te dire plusieurs choses très importantes.
Tu n'es pas seule
Des milliers de femmes vivent exactement la même chose que toi.
Des femmes qui sourient en public et qui pleurent en se cachant aux wc.
Des femmes qui ont l'air d'aller bien et qui sont au bout du rouleau.
Tu n'es pas seule.
Et tu n'as pas à avoir honte.
Ce n'est pas de ta faute
Tu n'as pas "mal géré".
Tu n'as pas "manqué d'organisation".
Tu n'as pas "choisi d'en arriver là".
Tu as porté. Parce qu'on t’a appris à être sage, polie, gentille, forte et parce qu’il fallait bien que quelqu'un le fasse.
Tu as continué. Parce que tu croyais que c'était normal.
Tu n'es pas faible. Tu portes juste trop.
Ce n'est pas normal (même si tu en as l’habitude)
Non, ce n'est pas "juste de la fatigue passagère".
Non, tu ne "dramatises" pas.
Non, tu n'es pas "trop sensible".
Ce que tu vis, c'est un burn-out féminin.
Et c'est réel.
Oui, tu as le droit de craquer.
Oui, tu as le droit d'être épuisée.
Oui, tu as le droit de dire STOP.
Il y a une sortie
Le burn-out féminin n'est pas une fatalité.
Quand on s’est oublié pendant longtemps,
Quand on a trop porté,
Quand on a trop géré,
On peut malgré tout retrouver de la légèreté et de la joie de vivre. On peut vivre autrement qu’en se sacrifiant pour les autres et en s’oubliant.
On peut le faire petit à petit, un pas après l’autre.
Des femmes qui vivaient exactement ce que tu vis ont réussi à s'en sortir.
Elles ne sont pas devenues des super-héroïnes, ni « Madame Parfaite » (au contraire, elles ont abandonné ce côté-là d’elles !).
Elles n'ont pas tout révolutionné du jour au lendemain.
Elles ont juste commencé à se choisir. Petit à petit.
Et aujourd'hui, elles respirent à nouveau.
Et toi aussi, tu peux vivre autrement que pour et à travers les autres.
(Bruit de transition)
Donc là, tout de suite, je sais ce que tu te dis : « Elle est gentille, Emma, j’ai bien compris qu’elle parlait de moi, mais je fais quoi concrètement maintenant si je ne veux pas finir en burn-out complet ou décalquer quelqu’un parce qu’il m’a juste demandé l’heure ?? » !
Déjà, je ne vais pas te dire de "prendre soin de toi" ou de "te reposer", parce que ça, tu le sais déjà (et en plus, ça veut dire quoi, prendre soin de soi, pour de vrai ?).
Je vais plutôt te dire par où tu peux commencer, sans pression, sans culpabilité, juste pour y aller en douceur et progressivement.
(Bruit de transition)
Le premier pas, c'est de nommer et d’accepter.
Parce que tant que tu te dis "c'est juste de la fatigue", tu continues.
Tant que tu te dis "tout le monde vit ça", tu ne changes rien.
Tant que tu minimises, tu ne te donnes pas le droit de ralentir.
Tu as tellement l’habitude d’être forte que la plupart du temps, c’est difficile pour toi d’accepter et de dire que tu es épuisée. Parce que tu vois ça comme une faiblesse.
Alors que ce n’est rien d’autre qu’un constat.
Tu as le droit de dire que tu n'en peux plus.
Même si :
D'autres vivent "pire" que toi
Tu "devrais" être heureuse
Ça ne te paraît pas « grave ».
Tu n’es pas un robot et tu as le droit d’être fatiguée et de le dire.
Point.
Je ne te dis pas de le crier sur tous les toits et de le dire à tout le monde.
Mais autorise-toi à le dire à quelqu’un !
Ta moitié, une amie, ta sœur, ta voisine, un médecin...
Dis-lui : "Je suis épuisée. J'ai besoin d'aide."
Même si je sais que c’est difficile, c’est le premier pas à faire.
Si ça ne va pas, il faut en parler.
(Bruit de transition)
Le deuxième pas, c'est de savoir ce dont TU as besoin.
Parce que tu passes ton temps à répondre aux besoins des autres, mais tu ne connais même plus les tiens.
Et aussi parce que, peut-être, tu ne t’es même jamais posé cette question.
Et aussi parce que le plus souvent, tu sais de quoi tu en as marre, ce que tu ne veux plus, mais c’est plus compliqué pour toi de savoir ce que tu veux…
Pose-toi cette question :
"Si j'avais une baguette magique et que je pouvais changer UNE chose dans ma vie immédiatement pour me sentir mieux, ce serait quoi ?"
Laisse venir la réponse sans la filtrer, sans la juger, sans te dire "c'est impossible".
Juste : de quoi j'ai VRAIMENT besoin, là, tout de suite ?
Par exemple :
Dormir
Être seule
Ne plus avoir à gérer les repas
Qu'on me demande comment je vais
Faire un truc tranquille, dans le calme, juste pour moi
Qu'on reconnaisse ce que je fais, de la compréhension.
Ce besoin, c'est ta boussole. Laisse-le émerger.
(Bruit de transition)
Le troisième pas, c’est d’identifier tes ressources
Maintenant, regarde autour de toi :
Qui peut t'aider ?
Ta moitié
Tes enfants
Une amie
Tes parents / un membre de ta famille
Une voisine
Un médecin
Qu'est-ce que tu peux simplifier ?
Courses en ligne
Repas tout faits
Femme de ménage (même 2h/mois)
Service de livraison
Tu n'es pas obligée de tout porter toute seule.
Et dans tes ressources, il y a aussi les choses qui te font du bien, rechargent tes batteries.
Qu’est-ce qui te nourrit ? Pas ce qui « devrait » te faire du bien, ni ce que tu fais pour les autres, mais quelles activités, quels moments te font te sentir plus légère et guillerette ?
Par exemple :
Lire quelques pages
Marcher seule
Ecouter de la musique à fond
Prendre un bain
Le silence du matin avant que tout le monde se réveille
Jardiner
Regarder le ciel
Ecrire
Une activité créative (peindre, dessiner, faire de la poterie, etc…)
(Bruit de transition)
Le quatrième pas, c’est d’identifier ce qui te vide le plus
Souvent, ce que tu ressens, c’est un ras le bol général.
Mais qu’est-ce qui te pèse le plus, précisément ?
C’est important AUSSI de faire le point là-dessus, parce que tu ne peux pas te recharger si tu continues à te vider en même temps !
Est-ce que ce sont des activités ? Des personnes ? Des situations ? Des comportements ?
Par exemple :
Les personnes qui te demandent toujours quelque chose sans jamais demander comment tu vas
Les obligations sociales où tu te forces
Les tâches que tu fais par habitude mais qui ne servent à rien
Les moments où tu dois "faire bonne figure"
Essaie d’éclaircir un peu tout ça et de voir si tu es en capacité d’agir sur certaines de ces choses, de les diminuer, d’en diminuer la fréquence ou de les éliminer (je ne parle évidemment pas d’éliminer des personnes, attention !).
(Bruit de transition)
Le cinquième pas, c’est de te laisser un peu de place. Et donc de poser tes limites.
Pour ça, tu peux essayer de faire preuve d’assertivité.
Késako ? Communiquer avec assertivité, c’est s'affirmer tout en respectant les autres. Autrement dit, faire preuve d'assertivité, c'est être ni agressif, ni passif, ni manipulateur.
C’est dire ce que tu ressens sans exploser, sans imposer, sans supplier (d’où l’importance de connaître ses besoins).
Grosso modo, au lieu de concentrer ta phrase sur l’autre ou sur ce qui ne vas pas, tu vas la concentrer sur ce que tu RESSENS.
Tu peux t’aider de ceci : "Quand [situation], je me sens [émotion] parce que [besoin]. J'ai besoin que [demande concrète]."
Je te donne des exemples :
Au lieu de : "T'es vraiment insupportable, tu fais jamais rien !"
Tu peux dire : "Quand je gère tout toute seule, je me sens épuisée parce que j'ai besoin d'aide. J'ai besoin que tu t'occupes des bains des enfants cette semaine."
Au lieu de : "C'est bon, je vais le faire..." (en serrant les dents)
Tu peux dire : "Je ne peux pas m'en occuper cette fois. J'ai besoin de souffler."
Règle d'or : Tu n’agresses pas mais tu ne t'excuses pas non plus !
Tu ne dis pas : "Excuse-moi de te demander ça..."
Tu dis : "J'ai besoin de ça."
Point.
Tu as le droit d'avoir des besoins.
Tu as le droit de les exprimer.
Tu as le droit de dire non.
(Bruit de transition)
Le sixième pas, c’est d’accueillir tes émotions (surtout la culpabilité)
C'est d'arrêter de fuir ce que tu ressens.
Parce que les émotions refoulées ressortent toujours d’une façon ou d’une autre.
En pleurs. En explosions. En tensions physiques.
La culpabilité est une émotion, et c'est même l'émotion numéro 1 du burn-out féminin !
Tu culpabilises :
De dire non
De te poser 5mn
De poser tes limites
De ne pas en faire assez
D’en faire trop !
D'être fatiguée
De craquer
De ne pas tout réussir parfaitement
Mais ressentir de la culpabilité ne veut pas dire que tu as tort ou que tu as fait quelque chose de mal.
Ça veut juste dire que tu t'éloignes un peu de ce qu'on attend de toi.
Et ça, c’est plutôt une bonne nouvelle !
La prochaine fois que tu ressens de la culpabilité :
Nomme-la : "Tiens, je me sens coupable."
Accepte-la : "Ok, j'ai le droit de ressentir ça."
Questionne-la : "De quoi je me sens coupable exactement ? Est-ce que ce que je fais est grave ? Est-ce que c'est vraiment légitime ?"
Souvent, tu vas réaliser que tu culpabilises de prendre soin de toi.
Et ça, ce n'est PAS légitime.
(Bruit de transition)
Et enfin, le dernier petit pas, c'est d'accepter que tu n'es pas obligée de t'en sortir toute seule.
Parce que demander de l'aide, ce n'est pas un échec.
Moi, je vois plutôt ça comme un acte de courage.
Si tu es épuisée depuis plusieurs mois, que tu as essayé de t'en sortir seule et que ça ne fonctionne pas, il est temps de consulter.
Même si tu ne penses pas faire un burn-out féminin, mais être sur le chemin.
Qui peut t'aider ?
Ton Médecin généraliste
Psychologue
Psychiatre
Sophrologue (coucou, c’est moi ! Et je suis aussi secouriste en premiers secours de santé mentale)
Naturopathe
Ostéopathe
Kinésiologue
Hypnothérapeute
Coach
Groupe de soutien, groupe de parole
Associations
Groupes de parole, ressources gratuites
Ligne d’écoute et de soutien gratuit et anonyme
Il n’y a pas de bon ou de mauvais choix. Juste ce qui te convient le mieux à TOI, en fonction de tes besoins et de tes moyens.
N’hésite pas à consulter plusieurs spécialistes différents jusqu’à ce que tu trouves celui qui te fait le plus de bien.
Et si tu ne peux pas te le permettre financièrement ?
Il existe des solutions :
Psychologue remboursé : dispositif Mon Psy
Psychiatre remboursé
CMP (Centre Médico-Psychologique)
Associations
Mutuelles : certaines remboursent des séances de sophro, ostéo, naturo...
Aides sociales : CAF, département, CCAS... pour une aide à domicile par exemple.
Ne renonce pas à te faire aider par manque de moyens.
(Bruit de transition)
Le burn-out féminin n'est pas une fatalité.
C'est le signal que tu as trop porté, trop longtemps, sans jamais te choisir.
Mais aujourd'hui, tu peux décider d'arrêter de t'oublier.
Et ce n’est pas être égoïste, c’est juste vital de faire ça.
Ça se fait un pas à la fois, pour déconstruire des années de conditionnement, de culpabilité, d'oubli de soi.
C'est réapprendre à t'écouter, à te respecter, à te choisir.
Et si tu as besoin d'aide pour avancer, je suis là.
J'accompagne les femmes qui, comme toi, en ont marre de tout porter et veulent retrouver de la légèreté.
N'hésite pas à me contacter.
Tu n'es pas obligée de traverser ça toute seule.
Prends soin de toi, vraiment.
Mais pas "quand tu auras le temps" : Maintenant.
Parce que tu mérites de vivre pleinement ta vie, comme les autres.
Voilà, j’espère que cet épisode t’a plu. Il était un peu plus long que d’habitude, mais je pense que le sujet est vraiment important, et ça me tenait à cœur de bien te dire tout ce qui me paraissait important à ce sujet.
Si ça t’a plu, penses à t’abonner, à mettre 5 étoiles et surtout, à partager cet épisode autour de toi.
Je te dis à très vite, et en attendant, n’oublie pas de penser à toi.
Saut !