Speaker #0En ce moment, j'entends beaucoup dire que le secteur de la petite enfance est en crise en 2025. On parle de la pénurie de professionnels, qui a l'air impossible à résoudre, de la réglementation de plus en plus complexe, qui empêche toute innovation, de la gestion administrative hyper lourde, qui tue les projets avant même qu'ils voient le jour. On parle aussi de la méfiance des parents, après les livres, les scandales, les reportages à charge, et bien sûr, la crise financière avec l'inflation et la baisse de la natalité. Cerise sur le gâteau, il y a le discours des politiques et de l'administration de plus en plus hostile au secteur privé. Avec cette idée qu'il faudrait réformer quoi qu'il en coûte, même si ça ferme des places. Résultat, les faillites de crèches ont fait x6 et les gestionnaires sont à bout. Si tu ne me connais pas encore, je suis Amale Cosma et avec Aurélie Clément, on accompagne les gestionnaires qui ont besoin d'un coup de main pour réussir à allier qualité et rentabilité. Donc oui, je ne vais pas te dire le contraire, c'est la crise. Si tu me demandes mon avis, en soi, je pense que c'est pas si mal d'arrêter de vendre du rêve. On en a vu dire que les micro-crèches, c'était l'Eldorado. J'ai même lu une newsletter début 2025 qui disait que c'était le meilleur moment pour ouvrir une micro-crèche. J'étais un peu surprise. Donc en bref, c'est peut-être pas si mal de se rendre compte que c'est un vrai travail exigeant et pas un bon filon. Et moi, j'adore ce travail. Gérer une micro-crèche, ça a été la plus belle expérience de ma vie. Et aujourd'hui encore, j'adore aider les gestionnaires de crèches à gérer leur micro-crèche, à gérer leur équipe, à faire du bon management, à faire de la qualité d'accueil. Donc mon propos, c'est pas de dire que c'est terminé et qu'il faut tout arrêter. Pas du tout. C'est un super travail, mais il est aussi difficile que n'importe quel autre. C'est pas un bon filon et c'est pas comme certains ont pu le croire, un investissement passif comme par exemple investir dans l'immobilier. Pas du tout. Donc si j'en reviens à 2025, le contexte est vraiment difficile, c'est la crise et ce n'est pas une vue de l'esprit. Par contre, là où je dis stop, c'est d'en faire une fatalité. Quand un entrepreneur se dit que tout est un problème de contexte, que le problème est extérieur, que finalement il n'y peut pas grand chose, c'est la fin des haricots. Et oui, parce que cette façon de voir les choses, elle a des effets très concrets sur la façon dont tu gères ta crèche. Tu arrêtes de chercher des solutions, tu te convains que le problème est externe, c'est le marché. Tu es passif face à la baisse de chiffre d'affaires. Tu ne prospectes pas de nouvelles familles ni de nouvelles entreprises. Tu es prêt à tout pour inscrire le peu de familles qui se présentent à toi, même à baisser tes tarifs. Tu justifies ton inaction. Parce que plus tout le monde dit que le marché est difficile, plus ça devient la vérité. Tu n'arrêtes pas de le lire sur les réseaux sociaux. Si c'est la crise, si c'est la catastrophe, on n'en peut plus. Alors tu justifies tes résultats par le contexte au lieu de changer ta stratégie. Tu l'as compris, c'est fini l'ambiance conviviale des débuts où les gestionnaires se retrouvaient tous autour d'un café pour échanger sur leurs bonnes pratiques dans la joie et la bonne humeur. L'ambiance n'est plus à la fête. Sur le terrain, beaucoup de gestionnaires rament, s'épuisent et deviennent de plus en plus pessimistes. Ils commencent à se dire « j'en ai marre, je n'en peux plus, j'ai envie de vendre » . Alors oui, en 2025, je peux le dire, le marché des crèches a changé. 2025 a été marqué par des nouveaux textes très importants. Le décret d'avril 2025, qui réforme l'accueil du jeune enfant. Le référentiel qualité, qui donne une base de pratiques à appliquer dans les crèches. Et le nouveau diplôme petite enfance, qui s'appelle titre professionnel d'intervenant éducatif petite enfance. Ce sont des textes importants, qui angoissent tout le monde. Tous les gestionnaires nous en parlent à chaque coup de fil. Qu'est-ce qu'on va faire de ce décret ? Comment on va pouvoir l'appliquer ? Est-ce que ça va rendre notre travail impossible ? Mais la vraie question reste la même. Comment on continue à faire de la qualité alors qu'on a toujours plus de contraintes ? Et je vais te dire une chose, cette question je me la posais déjà en 2010, en 2012, en 2014, en 2016. Parce que depuis que je suis dans la petite enfance, en 2007, des réformes, des inquiétudes, on en a eu tout le temps. Et on a toujours su que dans la petite enfance, on était tributaire des politiques publiques. C'est comme ça, c'est le job. Alors soyons pragmatiques, il faut avancer avec nos moyens. Pendant longtemps, dans le secteur des crèches, on a connu une forme d'opulence. Il y avait beaucoup de demandes, beaucoup d'ouvertures, des financements. Et soyons honnêtes, on pouvait faire à peu près n'importe quoi, ça marchait. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Il n'y a plus de marge de manœuvre, il n'y a plus non plus de marge financière, et il n'y a plus de place pour l'à peu près. Alors je vais te dire ce qui va se passer. Quand un marché devient saturé, il y a deux solutions. Soit tu fais moins cher, soit tu fais plus qualitatif. Le système pousse déjà très fort vers le low cost, avec des financements qui n'ont pas bougé depuis 10 ans. Pour moi, céder au low cost, c'est une impasse, surtout dans la petite enfance. La seule sortie possible, c'est la qualité. Et avec la qualité... on va sortir par le haut. La qualité d'accueil, la qualité du management, la qualité des décisions vont apporter de la satisfaction chez les familles et chez les professionnels. C'est comme ça qu'on a des relations durables, moins de rupture de contrat et un bouche à oreille qui fonctionne. Alors souviens-toi que la qualité a un coût, mais que ce coût, c'est un investissement durable sur le long terme. Et pour pouvoir financer ce coût, il faut que la crèche soit rentable. En 2025, je l'ai beaucoup répété, la rentabilité, ce n'est pas l'ennemi de la qualité, c'est sa condition. Sans rentabilité, on ne finance pas une équipe stable, de la réflexion, du temps, bref, une qualité durable. C'est exactement pour ça qu'Aurélie et moi, on a terminé l'année 2025 avec une série de 4 épisodes et un webinaire qui s'appelle Crèche rentable. Parce qu'on ne peut pas défendre la qualité sans travailler sérieusement la rentabilité. Et ça a été un succès. Nos épisodes ont été écoutés des centaines de fois et on a déjà plus de 100 inscrits à notre webinaire Crèche rentable. Pour nous aussi, chez Références Petite Enfance, 2025 est une année importante. La qualité d'accueil en microcrèche, on sait faire. Alors on a accompagné une quinzaine d'entreprises de microcrèche. Et je vais te dire ce que ça a donné. On a fait que des accompagnements en one-to-one, c'est-à-dire en face-à-face, individuels et individualisés, avec un niveau d'implication très fort. On a ciblé des transformations globales, en passant au crible, tous les aspects de la gestion du microcrèche. Les finances, le management, l'organisation du travail, le remplissage, les RH, les plannings, etc. Le bilan de ces accompagnements a été très positif et on a eu 100% de taux de satisfaction. D'ailleurs, si ça t'intéresse, tu peux écouter les interviews de Barbara, de Muriel ou de Laurence sur le podcast. Je te mettrai les liens dans les notes de l'épisode. Mais ça nous a posé deux problèmes. Le premier problème, c'est qu'en travaillant comme ça, on limite énormément le nombre de structures qu'on peut accompagner. Et le deuxième problème, c'est qu'on a remarqué que pas mal de gestionnaires ne se projettent pas dans un changement aussi radical, dans une démarche aussi globale. Ils ont besoin de quelque chose de plus court, de plus simple, de plus ciblé pour pouvoir se projeter dans le changement. C'est pour ça qu'en 2026, on va changer d'approche. Et oui, être acteur du changement, ça ne vaut pas que pour les autres, ça vaut pour nous aussi. Alors en 2026, on va te proposer des programmes plus courts, plus ciblés. L'idée, c'est d'avoir des premiers résultats rapides et ensuite d'aller plus loin. Et devant le succès du webinaire Crèche rentable, dont la première édition a eu lieu en décembre 2025, on a aussi envie de relancer une dynamique plus collective avec du soutien, de l'entraide. Parce que les micro-crèches, c'est une communauté, on a beaucoup de points en commun, on a beaucoup de choses à partager, à s'apporter les uns aux autres. Et nous, on l'a connu comme ça à la micro-crèche, dans l'entraide, dans la communauté, dans le soutien. Et c'était vraiment beaucoup plus sympa. Voilà, on arrive à la fin de cet épisode. Si je devais résumer 2025, je dirais que la crise est bien réelle et qu'elle nous oblige à être plus exigeants, plus précis. Ce que je retiens, c'est que la qualité d'accueil, qui n'a jamais été un luxe pour moi, est aujourd'hui plus que jamais... une nécessité. La qualité, ça doit être ta seule stratégie. Si toi aussi, tu veux appliquer tout ça dans ta propre crèche et avoir un modèle rentable qui soutient la qualité, inscris-toi à notre webinaire Crèche rentable. On répondra à toutes les questions en direct. Et tu repartiras avec un plan clair pour faire de 2026 une réussite pour ta micro-crèche. Ciao !