Speaker #0Bonjour, c'est Amale Cosma. Vous voulez booster la qualité d'accueil dans votre micro-crèche en donnant des super pouvoirs à votre équipe ? Vous êtes au bon endroit. On va parler de la petite enfance comme vous n'en entendez jamais parler. Je suis ravie de commencer cette deuxième saison du podcast Références Petite Enfance. Je démarre avec un sujet dont on me parle sans arrêt, qui revient toujours comme un boomerang. Dès qu'on veut mettre des choses en place, comme la référence, aborder des sujets de fond, c'est le premier frein. Je parle bien sûr des absences et dans cet épisode, je vous donne mes solutions. Le préalable, c'est de s'interroger sur le type d'absence. Est-ce que c'est une absence plutôt ponctuelle ou plutôt répétée ? Est-ce qu'il s'est passé quelque chose à la crèche pour cette professionnelle ? Y a-t-il des tensions au sein de l'équipe ou avec une famille ? Des difficultés avec un enfant ? Bref, est-ce que quelque chose n'a pas été entendu ? Parce qu'un professionnel entendu est beaucoup plus investi et plus présent. Les solutions dont je parle dans cet épisode s'appliquent aussi bien sûr pour des absences prévues ou prévisibles. comme par exemple une absence pour une journée de formation. L'idée c'est quoi ? C'est de se préparer et de ne pas subir l'absence, de ne pas être toujours en réaction. On est préparé, on sait ce qu'on a à faire. Il y a quatre grandes solutions. La première c'est l'intérim. Ses avantages sont assez évidents, c'est une solution immédiate. On se protège, on fait appel à un tiers, une entreprise d'intérim. Comme ça on peut respecter systématiquement les taux d'encadrement. Et on montre à l'équipe et aux familles qu'on ne fait pas d'économie sur la masse salariale. On ne profite pas de l'absence pour gagner. en rentabilité. Les inconvénients, c'est d'abord un coût extrêmement élevé et pour un retour assez mitigé. En général, il y a un manque de fiabilité, de la discontinuité et on ne met pas en valeur l'autonomie de notre équipe, on ne mobilise pas nos ressources en interne. Attention, souvent, personne n'est disponible pour intégrer l'intérimaire, il ne sait pas quoi faire, il va s'asseoir et rester passif. Ça, ça va être mal vu par l'équipe et par les parents et ça va créer de la tension. Deuxième grande solution, embaucher une volante. Personnellement, j'ai embauché ma première volante à partir de quatre micro-crèches, mais la question à se poser c'est surtout votre besoin de service. Est-ce que cette personne que je vais embaucher va être occupée tous les jours ? Je prévois sa fiche de poste et ses missions. Question profil, dans l'idéal on imagine une professionnelle qui a une très bonne représentation du travail en crèche, de la fonction, de ce qu'elle va avoir à faire, un bon diplôme, de l'expérience. Mais attention, c'est un poste peu valorisé et avec beaucoup de mouvements, donc on n'a pas forcément ces candidats-là. Ce que je vais regarder, c'est la... personnalité du candidat. Est-ce qu'il va être capable de s'adapter ? Est-ce qu'il est très volontaire, travailleur et surtout fiable ? Il doit comprendre qu'on compte sur sa présence plus que tout à ce poste-là. Bien sûr, je vérifie son lieu d'habitation par rapport aux trajets, parce que les trajets vont être divers et variés. Si j'ai quatre établissements par exemple, ou si j'en ai dix, la personne va être amenée à faire différents trajets et il faut que tous les trajets soient envisageables. La professionnelle volante a besoin d'un accompagnement. et de préférence, on fait fonctionner le poste de volante sur des remplacements de longue durée. Le gros avantage, c'est que la professionnelle volante connaît la crèche, l'équipe et les enfants et elle connaît très bien le projet d'accueil de l'entreprise. On a des leviers de management avec elle qu'on n'a pas avec l'intérim, puisque l'intérimaire est un électron libre quand il arrive dans notre entreprise. Attention, avec la volante, l'idée c'est de ne pas en faire un électron libre justement. On lui donne un chef, on lui montre de l'importance, on la cadre, il lui faut un rattachement. Cette personne a du potentiel. mais si elle n'a pas de cadre, ça peut mal se passer. Par exemple, elle pourrait être frustrée et véhiculer de la négativité d'une crèche à l'autre. La troisième grande solution, c'est le planning à trois. Si ma volante est prise, ou s'il s'agit d'une absence ponctuelle pour une formation d'une journée par exemple, ou si on est dans l'attente d'un recrutement imminent, dans ce cas, je vais mettre en application un planning à trois, ma quatrième professionnelle étant absente. L'idée, c'est de rendre le planning prévisible. Je donne tous les scénarios d'absence dès le départ. Ça sécurise les professionnels qui savent à quoi s'attendre et je gagne en temps et en efficacité. Je ne réfléchis pas au planning à chaque absence. Il est prévu, prévisible. Ensuite, en plus du planning, je décris une organisation de travail à trois. C'est une organisation de travail détaillée, je l'ai en temps normal, elle est prévue à quatre professionnels et là, je la détaille avec trois professionnels. C'est le qui fait quoi à quelle heure de la journée en crèche. Réfléchissez à quelles tâches sont prioritaires et quelles tâches doivent... impérativement être faites. Ces tâches-là, on les garde dans l'organisation à trois. On peut, par exemple, retirer un détachement ou une réunion. Enfin, une quatrième solution, c'est une nouvelle pratique que j'ai vue émerger. Ce sont des professionnels indépendants qui proposent de l'accompagnement et des interventions sur le terrain. L'avantage, c'est que c'est des professionnels investis dans leur travail et qui s'engagent parce qu'elles ont créé leur propre emploi, leur petite entreprise. Généralement, elles ont une belle expérience, un bon diplôme. L'inconvénient, c'est un peu comme pour l'intérim. Ce sont des personnes extérieures et le coût peut être élevé. Mais si on la connaît bien et qu'elle fait partie des intervenants réguliers de la structure, ça me semble être une solution très intéressante. Surtout si on n'a pas encore la taille de prendre une volante à temps plein en interne. En plus, cette intervenante ne fait pas forcément que des remplacements. Elle peut aussi faire des interventions et y a un vrai suivi avec elle. Pour finir, un point clé, ne négligez pas l'information. En cas d'absence, parfois on est sous pression, la tête dans le guidon, et on oublie de communiquer. On n'a pas besoin de donner beaucoup d'informations, l'information nécessaire seulement. Pour une absence ponctuelle, par exemple, on ne donne pas les mêmes informations que pour une situation de longue durée. Un outil très sympa pour ça, c'est le panneau photo à l'entrée. Il s'agit d'un panneau qu'on met à l'entrée de la crèche et sur lequel figurent des emplacements. Pour chaque horaire, pour une personne absente, malade, pour une personne en formation. Le matin, quand j'arrive, je mets ma photo au bon endroit. Ça permet à tout le monde de s'y retrouver. Enfin, il y a la communication de la direction. qui passe par les mails et aussi par de la présence pendant les transmissions. Ça j'en parlerai un peu plus en détail dans un autre épisode. Je donne plus de détails dans la newsletter de référence petite enfance. Vous pouvez vous abonner, je vous mets le lien dans les notes de l'épisode. Et pensez à mettre une note 5 étoiles. A la semaine prochaine !