- Speaker #0
Mes copines m'avaient dit, choisis vraiment la proximité. Quand tu devras le déposer et aller travailler derrière, ça sera vraiment ultra facilitant pour toi. On avait une crèche en bas de chez nous qu'on n'a pas choisie. Nous, on fait 15 minutes à pied pour déposer notre fils et on est hyper content de le faire parce qu'on est dans une crèche qu'on adore et on est super content du cadre qu'il peut avoir. Ce qui a été hyper inspirant pour nous, c'est d'aller directement dans la crèche. Je me souviens d'une commerciale qui m'avait dit « signe le devis » . Et ensuite, tu pourras visiter la crèche. J'avoue que sur le coup, je n'avais pas trop accroché avec cette façon de procéder. En fait, je te dis que j'ai visité deux crèches, mais j'en ai visité trois, et notamment une où effectivement, j'avais été choquée de l'attitude d'une des pros. Dans notre crèche actuelle, les pros souvent disent d'abord bonjour aux enfants par leur prénom, avant de nous dire bonjour à nous. Et c'est là qu'on se dit que l'enfant est au premier plan et qu'on n'est pas traité comme des clients.
- Speaker #1
Il y a une chose que 99% des dirigeants de micro-crèches m'ont dit cette année, c'est qu'ils n'arrivent plus à remplir leur place. Il n'y a plus de demande, les places sont vides, c'est la pénurie, c'est la baisse de la natalité. Pourtant de l'autre côté, les parents disent aussi que c'est la galère de trouver une place en crèche. Alors il est où le problème ? Est-ce qu'il y a trop d'offres ? Est-ce qu'il n'y a plus assez de demandes ? Ou est-ce que l'offre ne rencontre pas la demande ? Parce que pour les parents qui cherchent un mode de garde, il y en a des parents. Et des crèches, il y en a aussi. Mais peut-être que les parents... ne cherchent pas à déposer leur enfant n'importe où, dans n'importe quelles conditions et à n'importe quel prix. Ce qu'ils veulent, c'est une crèche de qualité qui répond à leurs valeurs et ils veulent être sûrs qu'on va bien s'occuper de leurs enfants. Ils veulent savoir concrètement ce qu'on va faire dans la crèche. Et ça, c'est quelque chose sur lequel les dirigeants de micro-crèches sont nuls. Ils ne savent pas donner les messages. Quand tu regardes les sites internet, il y en a plein qui sont moches, gnangnang, un peu niais, démodés. Et en plus, on a l'impression qu'ils disent tous les mêmes banalités. Comme s'il suffisait de dire qu'on a une crèche et qu'on fait de la qualité, qu'on est bienveillant pour que les parents arrivent à notre porte et s'inscrivent. Alors aujourd'hui, j'ai décidé d'interviewer une jeune maman pour comprendre ce que veulent les parents. Parce que comme on dit dans le monde de la vente, la première chose à faire pour vendre, c'est d'écouter ton client. Alors bienvenue à Sabine, la première maman du podcast référence petite enfance. Bonjour Sabine.
- Speaker #0
Bonjour Amal.
- Speaker #1
Alors Sabine, toi t'as eu ton fils Oscar il y a deux ans. Est-ce que tu te souviens des premiers réflexes que t'as eu ? Quand t'es tombée enceinte, est-ce que tout de suite tu t'es dit il me faut une place en crèche ?
- Speaker #0
Je me souviens que quand je suis tombée enceinte, avant même de finir le premier trimestre, on m'a dit il faut absolument que tu ailles inscrire ton fils, enfin ton bébé, du coup ton embryon en crèche. Et du coup j'avoue que sur le coup j'ai pas trop compris, j'étais même pas encore inscrite à la maternité, qu'il fallait que j'inscrive en crèche. C'était assez déroutant. Je me souviens surtout que...
- Speaker #1
Qui c'est qui t'a dit ça ?
- Speaker #0
Mes amis, le milieu de la crèche, les mairies.
- Speaker #1
Beaucoup de parents.
- Speaker #0
Les parents, la municipalité. Il fallait vite que je fasse un dossier pour la municipalité. Globalement, je crois que c'était ça. Même les sages-femmes, parfois. Ça venait un petit peu de partout.
- Speaker #1
Tu t'as dit que ça fait déjà deux ans, donc ça remonte à loin, mais ce n'est pas si loin que ça. Est-ce que tu as l'impression que deux ans plus tard, ça a changé, puisque tu es de nouveau enceinte ? Ou est-ce que pour toi, il n'y a pas de grosse différence ? Le paysage des crèches, toi en tant que maman, je veux dire.
- Speaker #0
Moi, ce qui est rassurant, c'est que je sais maintenant comment ça fonctionne, plus ou moins. Donc, je ne suis pas forcément stressée par le fait d'aller vite inscrire mon deuxième futur bébé dans une crèche ou trouver une solution de garde. Par contre, je sais que ça va être un peu de travail au moment où on va se poser la question de où est-ce qu'on choisit de mettre notre futur enfant un petit peu plus tard.
- Speaker #1
Ok, donc tu parles un peu de travail, donc tu as l'impression que ça a été quand même... Un peu du taf de choisir ta crèche, comment ça s'est passé, c'était quoi tes premières démarches ? Donc on te dit, oh là là, mais attention, t'es même pas encore inscrite à la maternité, mais il faut déjà t'inscrire à la crèche. Tu savais que tu voulais une crèche ou tu te disais, pourquoi pas un autre mode de garde ?
- Speaker #0
Déjà, je me suis posé la question en effet, de est-ce que je vais vers une assistante maternelle ou vers une crèche ? Et ça, j'avoue que cette question, elle était assez nébuleuse pour moi. J'ai contacté du coup pas mal de parents et de pros. de la petite enfance que j'avais la chance d'avoir dans mon réseau pour essayer de comprendre un petit peu les principales différences et puis qu'est-ce qu'eux, ils pouvaient me recommander. Et ça, je me rappelle que c'était vraiment la première question que je me suis posée, savoir si je préférais plutôt aller vers une assistante maternelle ou vers une crèche et surtout à quel moment j'aurais envie de mettre mon enfant à la crèche, à quel âge en fait.
- Speaker #1
Ok. Toi, tu habites en banlieue parisienne, tu es cadre, on va dire que tu es dans la classe moyenne des Français. Est-ce que pour toi, il y avait... C'était plus une question de typologie de mode d'accueil, de ce qu'on va faire concrètement avec l'enfant, ou est-ce que c'était plus une question de budget ? À quoi tu as pensé au tout début, en fait, quand on t'a dit, vite, il faut t'inscrire, et que tu t'es dit, bon, déjà, est-ce que je veux de l'individuel ou du collectif ?
- Speaker #0
Moi, j'avoue que la première chose à laquelle j'ai pensé, c'est la sécurité de mon enfant, savoir s'il serait dans un cadre... Bien sécurisé, parce qu'on entend quand même des choses assez sordides en ce moment. Après, je n'ai essayé de pas trop aller lire dans les journaux et dans la presse, parce que c'est vraiment le mauvais réflexe. Mais c'était vraiment la sécurité. Et puis, je me souviens de quelque chose qu'on m'avait dit, c'était avant la marche, c'est peut-être bien qu'ils soient plutôt dans un cadre individualisé. Et puis ensuite, une fois qu'ils marchent, ça peut être intéressant qu'ils aillent vers de la collectivité. Ça, c'était quelque chose qui m'avait marquée. et du coup c'est ce qu'on a choisi de faire mais c'est aussi ce qu'on a choisi de faire par contrainte aussi parce que mon fils il est né en fin d'année et du coup bah j'avais pas de place en crèche avant le début de l'année d'après donc il y avait à la fois ce qu'on me disait ce que je ressentais et puis la réalité aussi mais j'avoue que la crèche ça a toujours été un mode de garde je sais pas qui nous a attiré le côté collectivité ouais
- Speaker #1
en fait Tu as été obligée de mettre ton bébé en accueil individuel parce que c'était en cours d'année et que c'était difficile d'entrer avant le mois de septembre.
- Speaker #0
Et ça me rassurait aussi au début, qui est vraiment à cinq mois, cette notion de « il y a une personne qui est vraiment dédiée » . Et surtout, c'était une personne qu'on connaissait de longue date. Donc en fait, je ne me suis pas trop posée de questions. On va dire que les étoiles se sont alignées. La vie est quand même bien faite.
- Speaker #1
Oui, voilà, c'est ça. Finalement, ça s'est aligné. Ça se passe bien aujourd'hui. Bon, tu as un peu spoilé la fin de l'épisode, mais tu as trouvé une assistante maternelle au début et ensuite tu as switché vers la crèche en septembre. Donc, quand ton fils avait un peu moins d'un an. Et aujourd'hui, il est toujours en crèche. Et ça se passe bien. Est-ce que tu as eu l'impression au début qu'on était venu te chercher ? C'est-à-dire, est-ce que tu as l'impression qu'il y avait des démarches ? actif des crèches pour se faire connaître et pour que tu puisses en fait trouver la bonne crèche pour toi, identifier qui t'allais choisir.
- Speaker #0
Là où on a de la chance, c'est que là où on vit, il y a quand même beaucoup de crèches. Donc il suffisait d'aller sur Internet et on se rendait compte qu'il y avait quand même beaucoup d'offres, que ce soit privées ou publiques. Donc ça, c'était plutôt quelque chose de rassurant. Je me souviens que ce qui nous a lancé vraiment dans ce que j'appelle le travail et dans la partie plutôt de démarchage, c'est qu'en fait, à côté, dans notre rue, il y avait une affiche. qui disait on a des places disponibles, contactez-nous, un peu à l'ancienne, mais finalement quand tu rentres du travail et que tu tombes là-dessus, ça a attiré notre attention, du coup on a contacté cette micro-crèche et c'est comme ça qu'on a commencé à se pencher sur les questions de où est-ce qu'on va mettre notre enfant à la crèche.
- Speaker #1
Le premier truc c'était un flyer, c'est ça, ou une affiche ?
- Speaker #0
Oui, une affiche collée sur un poteau, un peu à l'ancienne.
- Speaker #1
Donc ça, ça marche toujours,
- Speaker #0
comme quoi. En fait, quand tu rentres du travail, finalement, c'est des choses auxquelles parfois tu fais attention. Surtout quand tu étais dans la démarche, je pense. Il y avait un logo de bébé, donc tout de suite, ça a attiré notre attention. On avait un peu les warnings qui étaient allumés.
- Speaker #1
Est-ce que tu avais regardé sur Instagram, par exemple ? Est-ce qu'aujourd'hui, tu as l'impression que c'est des choses que tu regardes sur Instagram ou c'est plus justement localement, les affiches ?
- Speaker #0
J'ai surtout regardé sur Google le référencement. dès le crèche qui était à côté de chez moi, ce que la municipalité aussi mettait en avant sur toute la politique parentalité. Et après, je dirais que dans un deuxième temps, je suis allée sur Instagram et j'ai regardé de manière un petit peu plus poussée les sites, etc. Mais déjà, pour dégrossir, il fallait que je regarde à proximité de chez moi ce qui était disponible.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai qu'on dit toujours, nous, à nos clients dirigeants de crèche, le premier prescripteur, en fait, c'est le site de la ville. Donc, si tu arrives à être référencée sur le site de ta ville, en fait, les parents, c'est la première source d'info. Ils vont aller regarder sur le site de leur ville, c'est quoi les offres d'accueil dans leur ville. Il y a aussi le site monenfant.fr de la CAF. Donc ça, je ne sais pas si tu y étais allée.
- Speaker #0
J'allais dire que j'étais allée sur Amélie. Mais en fait, non, c'est sur la CAF. Non, c'est sur la CAF. Confusion. J'ai confondu. Confusion de jeunes futurs mamans. Oui,
- Speaker #1
c'est ça.
- Speaker #0
et du coup j'avais regardé toutes les listes aussi qui étaient disponibles mais après c'est vrai que c'est des listes un peu rébarbatives donc qui donnent pas beaucoup d'infos mais au moins il y a quand même le cachet de c'est la ville ou la CAF qui te met en avant des structures et
- Speaker #1
ça c'est plutôt rassurant aussi en tout cas t'as eu un flyer une affiche qui t'a marqué Alors que finalement, dans ta ville, il y a, je crois qu'il y a 10 ou 15 crèches, je ne sais plus. Donc finalement, il n'y en a qu'une qui a réussi à aller te chercher, entre guillemets. Tu as vu combien de crèches finalement ? Comment ça s'est passé tes démarches ? Alors je précise, toi tu es dans une ville particulièrement chargée en offres d'accueil. Ce n'est pas le cas de toutes les villes. Donc toi, il fallait vraiment faire le tri. Souvent, il y a un peu moins d'offres. je dis ça parce que Pour mes auditeurs, ils sont un peu paniqués en ce moment. Ils se disent, la concurrence et tout, ce n'est pas toujours aussi concurrentiel que dans la ville de Sabine. Donc, on se calme. Mais bon, dans ta ville en tout cas, comment tu as contacté les crèches ? Est-ce que tu t'es dit, il faut toutes que je les vois les 15 ? Comment ça s'est passé ?
- Speaker #0
Moi je suis plutôt du genre à bien aimer tout voir et être vraiment sûre au moment où je décide. Mais ce que j'ai fait c'est que j'ai regardé je pense les cinq ou six grosses enseignes qui étaient présentes dans ma ville. Et puis ensuite on a complété des formulaires de prise de contact. Soit je trouvais des numéros de téléphone et on appelait directement au téléphone, soit il fallait passer par un formulaire et du coup je passais par le formulaire. Et après souvent on se faisait recontacter par les commerciaux de ces grandes enseignes qui... avait un premier contact avec nous. Et puis après, forcément, j'étais un petit peu plus vigilante quand je marchais dans la rue pour voir où étaient les différentes crèches. Mais assez rapidement, je me suis rendue compte que je ne pouvais pas rentrer comme ça. Tu ne peux pas débarquer dans une crèche et dire « Bonjour, j'aimerais bien juste regarder pour voir si ça marche bien. » Non,
- Speaker #1
c'est sûr.
- Speaker #0
Ça ne fonctionne pas comme ça et je comprends. Heureusement, sinon, il perdrait trop de temps.
- Speaker #1
D'ailleurs, tu parles des commerciaux. Est-ce que tu as tout de suite identifié qu'il y avait des crèches privées et des crèches publiques ? Pour toi, c'était pas...
- Speaker #0
Honnêtement, je n'y comprenais rien. Si tu me demandais d'expliquer aujourd'hui, je pense que je pourrais te l'expliquer très rapidement, mais même pas forcément très bien.
- Speaker #1
Tu n'es même pas sûre de faire la différence.
- Speaker #0
J'ai compris qu'il y avait la municipalité qui gérait une partie des crèches et puis après, il y avait le système privé qui était géré par des entreprises de crèches. Mais j'avoue que là où j'ai eu de la chance, c'est comme je disais, j'ai dans mon réseau et dans mon entourage des personnes qui sont expertes de ce milieu-là. Et j'aurais passé un coup de fil et mon mari s'est rapidement éclairé et expliqué sur les différences. Mais c'est quand même assez, je le disais tout à l'heure, c'est hyper nébuleux.
- Speaker #1
Pour toi, c'était un critère ou pas ? Tu t'es dit, non mais moi je veux une crèche publique ou une privée ou ce n'était pas le sujet pour toi ?
- Speaker #0
Non, ce n'était pas le sujet pour moi. Moi, le sujet, c'était déjà d'avoir la place et puis surtout d'être rassurée au moment où j'allais déposer mon fils.
- Speaker #1
Est-ce que d'ailleurs tes critères ont évolué ? C'est-à-dire qu'au début, il me semble que tu m'as dit, pour moi au début, c'était plus la proximité ?
- Speaker #0
Plutôt la sécurité.
- Speaker #1
Plutôt la sécurité. Parce que, bon, toi, t'étais jeune maman, t'avais jamais eu d'enfant, donc t'as tout de suite pensé à la sécurité.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Au tout début.
- Speaker #0
Mais ça doit être mes billets personnels.
- Speaker #1
Non, non, non, mais voilà, je pensais, en préparant cette émission, je pensais qu'il y avait vraiment cette idée de quartier de proximité.
- Speaker #0
Alors, mes copines m'avaient dit, choisis vraiment la proximité parce que quand tu devras le déposer et aller travailler derrière, ça sera vraiment ultra facilitant pour toi. Mais au fur et à mesure de mes discussions, je me suis rendue compte qu'on avait une crèche en bas de chez nous qu'on n'a pas choisie parce qu'elle ne nous a pas forcément inspiré autant que l'autre crèche. L'autre crèche, c'était une crèche aussi qu'on nous avait recommandée par notre entourage. Et aujourd'hui, il y a plein de parents qui ne feraient pas ce choix, mais nous, on fait 15 minutes à pied pour déposer notre fils. Et on est hyper content de le faire parce qu'on est dans une crèche qu'on adore et on est super content du cadre qu'il peut avoir.
- Speaker #1
Donc, ces 15 minutes, pour toi, au début, ça te semblait être un peu une montagne, c'est ça ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et finalement ?
- Speaker #0
Finalement, c'est la marche de santé.
- Speaker #1
La marche de santé, c'est ça. Et ça ne t'empêche pas de travailler, ni toi, ni ton mari ?
- Speaker #0
Non, pas du tout. Au contraire. C'est la petite bouffée d'oxygène le matin. On va déposer notre fils. On est content. On sait qu'il est bien. Mais après, encore une fois... Chaque parent a ses critères et nous, c'est ça qui est parti de nos critères. Non,
- Speaker #1
mais ce qui est intéressant de voir, c'est que tes critères n'étaient pas forcément au début, les mêmes qu'à la fin de ton parcours. Donc, on découvre aussi quand on est parent. D'où l'intérêt pour les crèches aussi de peut-être un peu plus être proactifs sur leurs argumentations. Est-ce que toi, tu as eu l'impression, vu qu'en plus, je sais que tu es commerciale, est-ce que tu as détecté qu'il y avait des argumentaires et est-ce que ces argumentaires t'ont semblé pertinents ? Et est-ce que finalement, ce qui t'a convaincue, c'est ce qu'on t'a dit, ce que t'ont dit les commerciaux ? Ou est-ce que c'est plutôt des signaux faibles, des choses que tu as pu observer ?
- Speaker #0
Sur la première prise de contact avec les commerciaux, je trouvais que c'était assez impersonnel parce qu'assez rapidement, je les voyais derrière leur CRM en train de prendre toutes leurs notes sur mon profil et sur potentiellement à quelle période j'allais pouvoir être closée. Donc je dirais que le premier contact, le premier filtre, ce n'est pas forcément ce qui m'a inspirée. Par contre, ce qui a été hyper inspirant pour nous, c'est d'aller directement dans la crèche, de rencontrer le ou la directrice de crèche, les équipes. Et là, c'est là que l'humain rentre un petit peu plus en jeu. C'est vraiment ce moment-là où on s'est dit, OK, il y a un alignement avec ce qu'on recherche, avec la façon dont on se sent dans cette structure. Mais je me souviens d'une commerciale qui m'avait dit, signe le devis et ensuite, tu pourras visiter la crèche. J'avoue que sur le coup, je ne m'avais pas trop accrochée avec cette façon de procéder parce que, oui, je comprends que c'est du business et qu'il y a des notions de rentabilité pour faire survivre une crèche, mais il y a aussi des parents hyper... soucieux de mettre leurs enfants dans des endroits qui leur correspondent et dans des cadres qui sont propices au développement de l'enfant. Et donc, du coup, avec quand même une grosse partie d'humains.
- Speaker #1
Tu sais, je rassure aussi mes auditeurs parce que moi, il y a 20 ans, donc en 2007, j'ai eu le même cas que toi. Donc, ma fille a été admise dans trois crèches différentes. Donc, tu vois, comme quoi, on dit, mais ce n'est plus pareil qu'avant. Mais moi aussi, j'ai eu trois places en crèche et j'ai dû choisir. Et donc, c'était deux crèches associatives et une crèche départementale. Donc, dans les deux crèches privées qui étaient associatives, il y en a une des deux qui m'a dit, de toute façon, nous, on ne vous fera pas visiter la crèche tant que vous n'aurez pas signé et payé la compte. Et donc, moi, bien sûr, je n'ai pas signé ni payé la compte. Je me suis dit, non, mais elle est folle. Qu'est-ce qu'elle me raconte ? Je ne sais rien de sa crèche. J'ai trouvé ça vraiment brutal. Donc, finalement, les choses n'ont pas tant changé que ça. Ok, donc en tout cas le contact commercial tu l'as pas forcément trouvé très pertinent quoi.
- Speaker #0
Non, après j'imagine qu'il traite énormément de demandes de parents, mais on sent ce côté très impersonnel, des commerciaux au siège qui du coup te prennent un petit peu plus pour un numéro et un compte bancaire.
- Speaker #1
Ouais je pense que ça c'est aussi plus tu grossis, plus tu as une grosse taille de structure, c'est-à-dire que si tu as 30 crèches, bah tu peux pas en tant que dirigeant, tu peux pas forcément répondre à toutes les demandes. Donc là, tu es obligé d'avoir une équipe de commerciaux après une certaine taille. Alors que quand tu as des petites structures qui ont 3, 4, 5, 6 crèches, en général, même si tu as une personne qui gère les inscriptions, nous, à la Giraffe étoilée, on avait 10 micro-crèches et Aurélie gérait les inscriptions. Mais Aurélie et moi, on était un binôme, donc on était très proches. Donc en fait, son discours était extrêmement proche du mien. Alors que si tu en as 40 des crèches, tu vas avoir une petite équipe de commerciaux, une directrice commerciale, etc. Et je pense que là, il y a ce risque, effectivement, de... tomber dans un truc impersonnel. C'est un peu ce que tu décris. Le problème, c'est que quand on reçoit 100 demandes de parents, on ne va pas faire 100 visites. Forcément, on est tenté de faire un filtre par téléphone. Tu dis que le filtre par téléphone, ça ne m'a pas du tout...
- Speaker #0
Du coup, ça m'a aussi permis de faire le filtre sur les structures où j'avais envie d'aller et celles où je n'avais pas envie d'aller. Finalement, ça m'a aussi permis de faire un certain... tri dans ma recherche et de ne pas aller visiter toutes les crèches. Je sais aussi que par la qualité des échanges qu'on a pu avoir, mais des choses... Alors encore une fois, c'est très personnel, mais en fonction de la tournure du mail que j'ai reçu, avec les informations commerciales, etc., s'il y avait une faute d'orthographe dans le mail ou si le PowerPoint avait 150 slides, tout de suite, ça ne m'envoyait pas forcément des bons signaux. J'avais aussi envie de me dire si un mail est propre et clean et structuré, ça veut dire que derrière, il y a aussi des équipes. qui sont aussi structurées et clean, et elles savent ce qu'elles proposent, elles savent ce qu'elles vendent. Donc ça, ça m'a aussi assez rapidement dit, ça j'ai envie d'aller visiter, celle-ci j'ai un petit peu moins envie d'aller visiter.
- Speaker #1
Ah ça c'est intéressant ce que tu dis, parce qu'en fait ça veut dire que pour toi, la vision de l'entreprise, et donc ça c'est ce qui est porté par le gérant, enfin le chef d'entreprise, le fondateur, elle va se traduire, donc si la personne elle est structurée, elle va transmettre... Sa vision structurée du service, je suis complètement d'accord avec toi. Moi, je suis quelqu'un de très carré, donc j'ai vraiment utilisé ça pour mes équipes. Et ça me parle complètement ce que tu dis. Et c'est vrai que souvent, je pense que les gestionnaires de crèche, ils ne mesurent pas à quel point ça peut avoir un impact. Donc toi, tu dis même une faute d'orthographe, ça pouvait finalement te donner une mauvaise image de la crèche. Finalement, tu en as visité combien des crèches ?
- Speaker #0
Je crois qu'on en a visité deux ou trois.
- Speaker #1
Oui, pas tant que ça finalement.
- Speaker #0
Non pas tant que ça, on n'a pas voulu non plus trop s'éparpiller. Une fois qu'on avait fait notre premier filtre, on n'a pas voulu démultiplier. On s'est dit que deux ça nous permettait aussi de comparer. Et finalement on est très content d'avoir visité les deux. Comme ça on a pu se dire en fait oui effectivement celle-ci elle se démarque par ces critères là. Et celle-ci elle se démarque par ces critères là. Et puis quand tu fais ta balance après tu choisis.
- Speaker #1
C'était quoi les différences notables dont tu te souviens entre les deux ? Les plus grosses différences, je dirais. Je ne te demande pas de me faire la liste exhaustive. Mais qu'est-ce qui t'a le plus resté en tête ?
- Speaker #0
Alors, je me souviens qu'on m'avait vraiment conseillé d'aller dans une crèche avec un jardin. Et à cette époque-là, j'avais un petit peu ri au nez de ma cousine qui m'avait dit ça. Je ne voyais pas trop, mais en même temps, je n'avais pas encore accouché. Donc, je ne pouvais pas comprendre. qu'est-ce qu'un enfant avait véritablement besoin ou pas. Et on m'avait dit, le critère du jardin, vraiment ne le mets pas de côté. Et en fait, là où on vit, Toutes les crèches n'ont pas de jardin. Donc ça, je me souviens que c'était vraiment quelque chose qu'on regardait. Quand on a visité les deux crèches, il y en a une qui avait un jardin et l'autre qui avait plutôt une petite terrasse à côté d'une zone de travaux. Donc on a privilégié l'espace calme avec le jardin qui faisait quand même une certaine superficie. Donc il y avait vraiment l'espace extérieur qui se différenciait. Ensuite, je dirais le contact qu'on a eu quand on est arrivé dans la crèche. Moi, je fonctionne beaucoup au ressenti. Et je me souviens qu'il y a une des crèches où... On y allait à un moment du repas où ça sentait... Après repas où ça sentait pas forcément très bon. Et il y avait des personnels de la crèche qui, en plus, faisaient des blagues autour de ça. Donc moi, j'avoue que ça m'a un petit peu refroidie.
- Speaker #1
Quel genre de blague ?
- Speaker #0
Bon, là, on est sur un podcast, donc...
- Speaker #1
T'as le droit de dire, hein.
- Speaker #0
Mais ça sentait les couches de bébé, en gros.
- Speaker #1
Et elle parlait entre elles ou elle faisait des blagues envers les parents ?
- Speaker #0
Je sais plus exactement, mais je me souviens que la directrice lui a dit « Non, non, ça sent juste le poulet, c'est pas des... » C'est pas des couches de bébé. Du coup, ça m'a... Sur le coup, ça m'a un petit peu refroidie. Et puis, je voyais que le sol n'était pas forcément très propre. Les couches débordaient dans les poubelles. Donc ça, c'était un peu des signaux qui m'ont...
- Speaker #1
C'était juste après le repas, tu dis ?
- Speaker #0
C'était juste après le repas. Les petits étaient partis à la sieste. Donc, mon mari, lui, il me disait, mais c'est normal. Sable, c'est normal qu'il y ait des miettes par terre. Il y a de manger. Mais du coup, je pense qu'il faut aussi savoir choisir les moments où on emmène des parents pour faire une visite. Parce que j'avoue que... L'autre crèche, on y est allé, je crois, je ne sais plus exactement le moment de la journée.
- Speaker #1
Un bon moment, c'est pendant le repas, en fait, parce que les parents arrivent, ils voient les enfants manger. C'est un moment agréable. Alors, si c'est bien tenu, parce que ça peut être aussi la foire d'emploi, le repas. Mais si justement, tu as une crèche de qualité, normalement, le repas, c'est un moment agréable pour tout le monde. Donc, nous, c'est vrai qu'on aimait bien faire visiter nos crèches pendant le repas. Les enfants sont à table, tout le monde est à son poste. et... On n'est pas obligé non plus d'entrer dans la section avec les parents. On peut juste regarder depuis la porte de la section. Mais comme tu dis, juste après le repas, c'est un peu la crise. Il faut tout ranger et tout. Et en tout cas, dans ce que tu dis, il y a aussi le fait de tenir ses équipes. C'est-à-dire que si tout le monde dit n'importe quoi devant les parents, c'est quand même un mauvais signe.
- Speaker #0
Et puis, je me souviens qu'il y avait du manque de staffing sur la crèche qu'on n'a pas choisi. Donc, du coup, tout s'explique. Mais ça nous a un peu laissé penser qu'elle n'était pas forcément très bien gérée.
- Speaker #1
Comment tu as su qu'ils avaient des problèmes de personnel ?
- Speaker #0
Je crois que la directrice était très honnête avec nous. Elle nous avait dit qu'il lui manquait des personnes, qu'il y avait pas mal de personnes malades. Elle a été tellement transparente avec nous qu'elle nous a même annoncé que dans sa crèche, il y avait souvent des grèves.
- Speaker #1
Ouh là, d'accord.
- Speaker #0
Chose qu'on n'a pas eue pour l'instant dans notre crèche actuelle. Donc tant mieux, je touche du bois. Et le dernier point... qui a été aussi facteur de différence, c'est... Alors c'est un peu un gros mot projet pédagogique parce que moi je ne viens pas forcément de ce milieu-là, mais on avait un petit peu questionné sur le fil rouge tout au long de l'année, quel type d'activité ils allaient proposer aux enfants. Et on a une crèche qui avait un petit carnet de projet pédagogique qu'elle nous avait montré. Il y avait un travail qui était fait au fil des saisons, avec le toucher. Enfin, tout était bien construit. Et l'autre crèche qu'on avait visitée, c'était plutôt un peu le fouillis, quoi.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
On a trouvé du matériel de récup, on a collé des choses, puis on va proposer ça aux enfants, enfin...
- Speaker #1
C'était pas clair.
- Speaker #0
C'était pas clair, et puis c'était même... On savait pas trop s'ils avaient le droit d'utiliser tel ou tel matériau. Enfin, je me souviens que j'en avais parlé avec ma belle-sœur, qui est ancienne directrice de crèche, et elle m'avait dit « Fais attention, parce qu'il y a quand même des matériaux qu'on n'utilise pas avec les enfants. » Et ça partait un petit peu plus en foire d'un côté, et de l'autre, c'était un peu plus rangé, donc... Voilà, c'est, je dirais, les trois arguments qui ont fait qu'on a choisi notre ressenti. Donc, le premier, c'est l'espace extérieur. Je ne les ai pas forcément catégorisés en termes de priorité, mais le deuxième, c'est un peu l'ambiance générale, la propreté, le cadre, la sécurité. Et puis, est-ce que les équipes t'inspirent ou pas ? L'ambiance globale. Et puis, le troisième, c'est le projet pédagogique, un peu la journée type d'un enfant.
- Speaker #1
C'est ce qui a retenu ton attention. Et du coup, tu n'as même pas mis dans tes gros points différenciants, tu n'as pas mis la distance en fait. Ça vient après.
- Speaker #0
Oui, mais parce que nous, on était prêts à ça. Et je pense que ça, c'est des arbitrages de vie perso. Oui,
- Speaker #1
mais ça veut dire aussi que finalement, ce qui compte pour les parents, c'est plus comme avant. Avant, on disait, je veux absolument avoir une place n'importe où. Après, c'est vrai qu'on espérait que ce soit près de chez nous. Mais bon, voilà, on n'avait pas trop le choix. Maintenant, tu es allé chercher vraiment des choses bien précises. Donc, ça vaut le coup quand même de se pencher, je pense, sur ce qu'on dit aux parents, ce qu'on donne à voir. Et les parents, je crois, ne sont pas dupes. Je pense que tu as pu observer des choses, tu as entendu des blagues. Peut-être que tu as vu aussi chez des professionnels des attitudes. Est-ce que tu te souviens de ça ?
- Speaker #0
Oui, en fait, je te dis que j'ai visité deux crèches, mais j'en ai visité trois. Et notamment une où, effectivement, j'avais été choquée de l'attitude d'une des pros. qui jouait avec un hochet, avec un petit enfant. mais qu'il ne regardait même pas dans les yeux. Et je crois qu'il regardait au plafond et bougeait son rocher comme ça, de manière très monotone. Alors après, c'est des métiers qui ne sont pas faciles. Peut-être qu'on est arrivé à un moment où il y avait de la fatigue, etc. Mais on est là une demi-heure, c'est la demi-heure où on a envie de voir des choses qui sont rassurantes. Ça, ça avait été un peu un red flag pour nous. On s'était dit non, il n'y a pas cette sécurité peut-être émotionnelle qu'on recherche aussi au travers des personnels de la crèche. Et si nous, on ne se sent pas en sécurité émotionnelle, que dire d'un petit bébé qui a 9 mois et qui ne connaît pas grand-chose encore ? Donc ça, dans notre tête, on avait stoppé la visite. On savait que ça ne serait pas ici. Oui,
- Speaker #1
donc comme quoi, vraiment, c'est important. Ce que tu viens de dire, pour les auditeurs, on ne se rend pas compte. Les parents voient tout. On croit qu'ils sont dupes. Il suffit de mettre une pro assise sur un tapis et qu'un hochet. Mais en fait, là, ce que tu as observé, c'est qu'elle n'était pas disponible psychiquement pour l'enfant. Elle ne le regardait pas. Donc, l'enfant sent très bien ces choses-là. Et maintenant que tu as un enfant depuis deux ans, tu le sais, toi, que quand on est attentif à l'enfant, ça change tout. Et quand on n'est pas attentif et qu'on est là sans être là, qu'on regarde son smartphone ou qu'on regarde au plafond, l'enfant, il fait très bien la différence.
- Speaker #0
Complètement. Et d'ailleurs, dans notre crèche actuelle, les pros souvent disent d'abord bonjour aux enfants par leur prénom. avant de nous dire bonjour à nous.
- Speaker #1
C'est très bon signe.
- Speaker #0
C'est là qu'on se dit que l'enfant est au premier plan et en fait, nous, on n'est pas traités comme des clients. Finalement, ils sont vraiment au service du bien-être de l'enfant et du développement de l'enfant. Et ça, c'est plutôt rassurant par rapport à ce que tu viens de dire.
- Speaker #1
Oui, écoute, c'est un très bon signe. Donc, bravo à l'équipe de ta crèche. Maintenant, j'imagine que ce n'est pas une équipe parfaite et qu'il y a eu des moments moins bons que d'autres. Donc, voilà. On n'est pas en train de dire qu'il y a des crèches parfaites et d'autres qui sont nulles. C'est quoi qui, aujourd'hui, après tout ce temps en crèche, c'est quoi le bilan pour l'instant ?
- Speaker #0
On a fait un an déjà dans cette crèche. Là où on est vraiment super content, comme tu dis, c'est que tu ne peux pas anticiper tous les mouvements, tout ce qui se passe. Comme dans toutes les crèches, il y a du turnover. Comme dans toutes les crèches, il y a des enfants qui se font mordre. Je ne vais pas faire toute la liste. Mais ce qu'on apprécie particulièrement, c'est la disponibilité de l'équipe, la capacité à se remettre en question aussi par rapport à des choses qu'on peut leur dire. Et finalement, ça, c'est le plus important, et le côté toujours rassurant pour le parent, mais aussi reconnaissance des faits. Ils sont là pour nous rassurer et on sent qu'il y a vraiment cette écoute, mais ils ne sont pas là pour nous mentir.
- Speaker #1
Et ils ne te disent pas non plus que c'est rien quand ton enfant se fait mordre ? Ils te disent quoi concrètement ?
- Speaker #0
que c'est des choses qui arrivent, que les mains des enfants vont plus vite que les mains de n'importe quel autre être humain, et qu'il y a des choses qui vont être mises en place pour essayer de corriger ça, mais que, de toute façon, j'ai l'impression que c'est un sujet global dans la catégorie d'âge entre 1 et 2 ans. On aimerait bien que ça se passe pas, mais en fait... Quel que soit l'endroit où l'enfant va être, je crois que ça peut arriver. C'est un peu toi et ta chance. Et puis au fond, il n'y a pas de gravité.
- Speaker #1
Tu as quand même dit qu'ils t'avaient parlé d'un plan d'action. Ils t'ont dit on va mettre des choses en place. Donc ça, je pense que c'est quand même très important pour les parents.
- Speaker #0
Oui, c'est sûr que s'il n'y a rien qui change, nous, on était prêts à changer de crèche. Et on l'avait dit, si vous restez statu quo et que les problèmes de staffing continuent. Il n'y a pas assez de jouets pour tous les enfants. Enfin, j'exagère, j'extrapole, puisque notre crèche, elle est super. D'entendre qu'il y a des choses et des réunions pédagogiques qui sont mises en place pour discuter de tout ça, avec des coordonnatrices qui viennent, qui échangent, c'est important pour nous. Et du coup, on se sent quand même plutôt bien d'accompagner.
- Speaker #1
Est-ce qu'il y a eu la question de la réinscription pour toi ? Parce que quand on est là pour... deux ans ou trois ans. Est-ce que pour toi, tu l'as vécu comme un truc automatique ? Je suis entrée, donc je reste trois ans. Ou est-ce que tu t'es dit, tiens, est-ce que je me réinscris ? Comment ça s'est passé ?
- Speaker #0
On ne savait pas trop comment ça se passait, surtout que nous, on est dans une crèche privée avec financement d'entreprise qu'on a perdu. Donc ça aussi, c'est tout un... Sujet important. Sujet important qu'on a découvert à posteriori. À l'époque, j'avais des grands cousins qui nous disaient, c'est trop bien, dans mon entreprise, j'ai une place en crèche. Donc moi, je trouvais ça un peu nul comme avantage. mais aujourd'hui je comprends que c'est comme une voiture de fonction une place en crèche en fait c'est quand même assez important quand tu cherches une crèche privée donc on a perdu notre financement d'entreprise en cours d'année mais du coup on a été honnête on l'a dit à la crèche et en fait on a eu de la chance parce que notre crèche a pu faire des aménagements particuliers pour qu'on puisse se réinscrire alors je devrais peut-être pas le dire
- Speaker #1
Personne ne sait de quel crèche il s'agit donc c'est pas grave mais ce que tu veux dire pour qu'on comprenne bien finalement t'as visité des crèches et des micro crèches et finalement vous êtes inscrite en crèche pas en micro crèche
- Speaker #0
Oui on a visité des multi accueils et des micro crèches et on s'est posé la question des micro crèches au moment de la réinscription parce qu'on avait perdu notre financement d'entreprise donc on faisait des plans A, B, C pour être sûre que notre fils puisse aller à la crèche quoi.
- Speaker #1
Oui, parce qu'en fait, vous étiez dans un cas où l'employeur financier, vous êtes en toute petite entreprise, c'est ça. Et donc, ça va, ça vient. Donc là, en l'occurrence, plus d'entreprise. Et finalement, aujourd'hui, vous payez toujours le tarif national, le tarif qu'on appelle PSU. Donc, ça vous coûte finalement moins cher. Vous n'avez plus le prix de l'entreprise à payer. Vous payez le même barème pour vous.
- Speaker #0
Pour nous, c'est pareil au final. On ne s'en rend pas compte, c'est juste la subvention entreprise. On ne sait pas trop comment... comment ils s'y retrouvent. En tout cas, nous, tous les mois, ça se passe comme l'année dernière. Il n'y a pas de changement pour nous.
- Speaker #1
Tu peux nous donner un ordre d'idée de ce que ça vous coûte à peu près par mois, la crèche ?
- Speaker #0
Ça dépend des mois, mais je dirais entre 800 et 1000 euros.
- Speaker #1
Entre 800 et 1000 euros, c'est un prix qui est quand même conséquent. Quand tu avais visité, ça c'est une grosse question que se posent souvent les gens et qu'on nous pose. Est-ce que c'est plus cher d'aller en micro-crèche ? Est-ce que tu as eu l'impression qu'il y avait une différence pour toi en net entre la crèche et la micro-crèche ?
- Speaker #0
Alors la micro-crèche, je ne sais plus. Je sais en tout cas qu'on nous avait dit que le multi-accueil, c'était le même tarif rattaché à la CAF que les crèches municipales. Donc déjà, c'était cool pour nous de se dire que dans tous les cas, on payait le même prix. Il n'y avait pas de surcote. liées au privé. Enfin, il y avait juste la part entreprise en plus que l'entreprise paye, mais du coup, que nous, on ne ressent pas dans notre compte bancaire à la fin. Et je crois que la micro-crèche, c'était à peu près pareil, si je ne dis pas de bêtises, mais je ne me souviens plus exactement.
- Speaker #1
En général, oui.
- Speaker #0
Il n'y avait pas de différence notable. Et du coup, ça, c'est plutôt rassurant de se dire qu'en fait, chacun ne fait pas un peu ce qu'il veut. Il ne fixe pas un peu les prix à la tête du parent, mais qu'il y a un barème conventionné, que la CAF définit un coefficient et que dans tous les cas, c'est hyper réglementé.
- Speaker #1
C'est hyper réglementé. C'est simplement que ça va être moins dégressif en micro-crèche qu'en crèche. En micro-crèche, si tu n'as pas le financement de l'entreprise, si tu as des revenus faibles, ça va être probablement compliqué de pouvoir payer la facture. Mais quand on a deux salaires, etc., ça revient à peu près au même entre la crèche et la micro-crèche. En tout cas, ça n'a pas été un critère pour toi. Donc ça c'est intéressant. On a fait un peu le tour, je ne voudrais pas que l'interview dure trop longtemps, donc je vais te poser encore une ou deux questions. Tu as parlé des commerciaux tout à l'heure, je voulais savoir si tu as eu l'impression que les crèches allaient au bout de leur démarche d'inscription. Est-ce qu'on t'a relancé, est-ce qu'on est venu te chercher vraiment, ou est-ce que, en fait, si tu n'es pas proactif, la crèche, elle perd son client quelque part ?
- Speaker #0
Pas de relance, rien. Non, j'ai reçu les premiers mails d'information et après, plus de signes, plus de signes. Du tout. À tel point qu'il y a des crèches que j'ai relancées qui ne m'ont pas répondu, que j'ai dû moi-même relancer plusieurs fois.
- Speaker #1
Et tu penses que c'est parce qu'elles n'avaient pas de place à te proposer ?
- Speaker #0
Honnêtement, je ne pense pas, parce que je savais qu'il y avait des places qui se libéraient en septembre et on s'était mis d'accord là-dessus. C'est juste que nous, on attendait des informations particulières et que je pense qu'ils n'avaient pas les infos et du coup, ils oubliaient. Enfin, je n'en sais rien, je ne sais pas.
- Speaker #1
En tout cas, le sentiment que tu as eu, c'était plutôt de la négligence.
- Speaker #0
J'avais le sentiment qu'ils étaient débordés. qu'ils avaient trop de demandes de parents et que du coup, ils en oubliaient de rappeler certains parents.
- Speaker #1
J'ai une dernière question. Qu'est-ce qui, pour toi, a été le plus dur dans ce parcours ? Est-ce que c'est le fait de trouver une crèche, le fait de choisir une crèche, le fait de laisser ton enfant dans une crèche ?
- Speaker #0
Je vais me remettre à pleurer. Je dirais que le plus dur, ça a été de comprendre. Où est-ce qu'on allait mettre les pieds, de comprendre un peu ce système assez opaque. Et ça c'est vraiment de se dire, allez je me lance, mais je ne sais pas par où me lancer. Donc ça, ça a été difficile je dirais. Et après, quand tu dois décider, c'est un process de décision, donc ça implique quand même des conséquences importantes. Donc ce n'est pas forcément évident, mais bon, ça s'est bien fait. Et après c'est marrant, tu parles de laisser son enfant. ça ça a été peut-être le plus dur mais bon voilà une fois que tu t'entoures bien on te dit tu vas retrouver du temps pour toi ça va aller et puis quand tu vois que ton enfant il rentre de la crèche il est trop content il te raconte, alors il raconte pas encore sa journée mais il dit des petits mots et il a l'air de vraiment bien s'épanouir voilà quand tu mets tout dans la balance au final on est très content d'avoir choisi la crèche et on le recommande
- Speaker #1
Tu es une maman qui a son enfant en crèche et qui va mettre son deuxième enfant peut-être en crèche, mais tu es aussi une commerciale, tu as travaillé dans plusieurs startups. Je pense qu'après cette interview, tu pourrais peut-être nous dire ce que tu penses, toi, du process d'inscription et de ce que font les crèches. Est-ce qu'aujourd'hui, tu penses qu'il y aurait quelque chose à faire ? Est-ce qu'aujourd'hui, tu aurais un conseil, en tout cas, pour les dirigeants de crèches qui ont envie d'avoir un meilleur process, en tout cas, de remplissage ? Ce serait quoi tes observations, ton conseil ?
- Speaker #0
Ce serait de rester humain dans les échanges que vous pouvez avoir avec les parents, parce que ça, de toute façon, on ne peut pas mentir là-dessus. C'est quelque chose qui se ressent. Donc vraiment essayer de toujours se dire que quand on parle à un parent, on lui parle de l'une des choses, de ce qui est le plus important pour lui. Donc vraiment toujours se remettre à la place du parent et de se dire que l'humain prime quand même. Et après, je dirais peut-être sur les canaux d'acquisition, de visibilité, peut-être d'aller au plus près. pour âge des parents. Alors aujourd'hui, il y a plein de choses qui existent, des salons autour du bébé, des choses sur Insta, des lives sur Insta. Je ne sais pas après exactement comment, mais en tout cas, je trouve qu'une fois qu'on s'intéresse au monde de la parentalité, en fait, on gravite un peu tous autour des mêmes lieux, des mêmes questionnements. Donc, essayer de se rendre visible auprès des parents.
- Speaker #1
Tu trouves qu'ils ne sont pas spécialement visibles, en fait ?
- Speaker #0
Non, pas du tout.
- Speaker #1
Tu ne les trouves pas du tout visibles ?
- Speaker #0
Non, après, c'est peut-être que je ne suis pas bien renseignée, mais...
- Speaker #1
Non, je n'ai pas l'impression.
- Speaker #0
Je ne les trouve pas très visibles, non. Et voilà, ce seraient mes deux conseils.
- Speaker #1
Ok, écoute, merci beaucoup. C'est vrai que c'est un peu le constat que je fais. Donc, tu as confirmé plusieurs choses dans cet épisode. Tu as confirmé l'importance de la sécurité que renvoie la crèche, que pour toi, c'était le critère numéro un, mais qu'en fait, tu avais aussi été extrêmement sensible à ce que donne avoir la crèche. Finalement, tous ces signaux faibles qu'on... pense pouvoir mettre de côté parfois parce que on galère tellement à gérer son personnel. On se dit, ça c'est pas grave, je verrai ça plus tard. Mais en fait, les parents ne sont pas dupes et les enfants non plus d'ailleurs. Donc voilà, il suffit d'un pro qui regarde le plafond pour que le parent ait son red flag dans la tête. Donc attention à tous ces signaux faibles. Tu as confirmé aussi que la distance, c'était pas forcément la priorité. Donc il faut pas croire qu'automatiquement, tous les gens du quartier... vont venir s'inscrire chez vous juste parce que vous avez ouvert une crèche, il faut aller beaucoup plus loin. Je pense que ça c'est vraiment le rôle de la communication différenciante. Nous en tout cas chez Références Petite Enfance, c'est un des points qu'on travaille avec les dirigeants de crèche et on est en train d'admettre tous les nouveaux dirigeants dans le cercle des dirigeants de micro-crèche pour cette année et on va commencer le sprint sur la communication en novembre. donc les auditeurs continuez à nous suivre inscrivez-vous à la newsletter venez à nos webinaires tous les mois et vous allez en savoir plus pour pouvoir vous différencier vous faire connaître par les parents comme Sabine et remplir vos places bah merci Sabine à la prochaine merci Amal ouais à la prochaine à bientôt à bientôt