- Speaker #0
Les micro-crèches, ce qu'on sent dans leur communication, on utilise beaucoup les mêmes mots, c'est des beaux mots, mais seuls, ils ne peuvent pas tout dire et surtout spécifier ce qui fait la différence de son établissement. Les familles comparent aujourd'hui plusieurs établissements, parfois très rapidement, et si l'identité n'est pas claire, la crèche risque d'être choisie seulement selon la disponibilité et le prix. L'enjeu, c'est de dire clairement et simplement qui nous sommes et en cela, en quoi nous sommes différents du voisin. Un établissement peut très bien revendiquer son prix parce qu'il met en œuvre un projet qui est sensiblement différent de son voisin. Encore faut-il être capable de l'exprimer. La différence, elle ne vient pas forcément d'une promesse spectaculaire. Elle vient souvent d'un positionnement simple, vrai et bien assumé.
- Speaker #1
Est-ce qu'une mauvaise communication peut vraiment faire la différence, peut faire perdre des familles à une très bonne crèche ? Tout le monde persiste à dire... que les parents galèrent pour trouver une place en crèche. La vérité, c'est qu'en 2026, les crèches galèrent à remplir leur place. Quand on parle de communication avec les dirigeants de micro-crèches, ils pensent réseaux sociaux, Instagram, Facebook, faire des posts ou des pubs. Mais la communication, ça commence bien avant ça. Le nom de ta crèche, ton logo, les couleurs que tu utilises, ton site internet, tes photos, tes affichages, toutes ces images en disent long à une famille, bien avant qu'elle ait franchi le seuil de ta porte. Pendant longtemps, c'était pas un sujet prioritaire pour les gestionnaires. Les familles arrivaient comme par magie. Oui, parce que l'offre était inférieure à la demande. Il y avait très peu de places en crèche pour beaucoup de demandes de familles. Mais ça a bien changé. Il y a plus de crèches, il y a moins d'enfants, il y a de la concurrence. Les familles comparent. Elles cherchent sur Internet, elles regardent les avis. À côté de ça, il y a des scandales et donc les familles en plus ont besoin d'être rassurées. Elles se méfient des crèches. Et surtout, avoir une bonne crèche, ça ne suffit plus. Si personne ne sait de l'extérieur pourquoi ta crèche est différente, Et pourquoi on devrait lui faire confiance ? Pourquoi on devrait la choisir, elle, plutôt qu'une autre ? Alors, comment construire la bonne communication pour ta crèche ? Comment te différencier quand toutes les crèches ont l'air de raconter à peu près la même chose ? C'est quoi un bon logo ? C'est quoi refaire son site et à quoi ça sert ? Est-ce qu'il faut être sur Instagram ? Et surtout, quand on a peu de temps et peu de budget, par quoi commencer ? Pour en parler, je reçois aujourd'hui mon directeur artistique préféré. Celui qui a construit toute l'identité visuelle de la girafe étoilée, Emmanuel Pérez. Et il se trouve que c'est aussi mon amoureux, mais ce n'est pas le sujet du jour. Bonjour Emmanuel, bienvenue sur Références Petites Enfances.
- Speaker #0
Bonjour Amal.
- Speaker #1
Entrons dans le vif du sujet, Emmanuel. C'est quoi un directeur artistique ? Quand on parle de communication, souvent on entend parler de différents métiers, graphiste, web designer, community manager, une agence de com, du marketing. Alors de quoi est-ce qu'on a besoin quand on est dirigeant de microcrèche ? C'est quoi qui est essentiel ? pour mon entreprise.
- Speaker #0
Un gérant de microcrèche a généralement besoin d'un directeur artistique, peut-être plus que d'un graphiste designer, parce que le directeur artistique doit se projeter sur une vision et partager la vision avec le gérant. Contrairement à un graphiste qui va être un petit peu plus exécutant, on va plus lui demander, lui préciser ce qu'il y a à faire. Le directeur artistique, lui, peut partager avec le gérant des valeurs, une position stratégique, et en fait, le directeur artistique, lui, On aura plus les compétences pour mettre des choses en œuvre graphiquement, pour raconter une histoire et composer la communication de son établissement.
- Speaker #1
En fait, toi, tu as fait des études de communication. À la base, tu es un spécialiste de la communication. Ce que j'entends dans ta réponse, c'est que ce n'est pas forcément le graphisme, l'esthétique qui va compter, mais plutôt ce que le directeur artistique va t'aider à définir. Quel est le message que tu veux communiquer ? Le dirigeant de crèche, il a besoin de raconter une histoire.
- Speaker #0
Le dirigeant de crèche, finalement, rencontre plusieurs problèmes. C'est souvent des problèmes fréquents. C'est des problèmes liés au fait que les micro-crèches se ressemblent dans leur communication. On utilise beaucoup les mêmes mots, bienveillance, éveil, confiance, accompagnement. C'est des beaux mots, mais seuls, ils ne peuvent pas tout dire et surtout spécifier ce qui fait la différence de son établissement. D'autres problèmes qu'on peut identifier, c'est de voir que les projets pédagogiques sont souvent difficiles à expliquer. Et du coup, on n'arrive pas à extraire les valeurs du projet pédagogique dans un logotype, alors que c'est tout à fait jouable. Des problèmes, il y en a beaucoup comme ceux-là.
- Speaker #1
Tu as l'impression que c'est difficile à expliquer le projet pédagogique pour les gérants de micro-crèches ?
- Speaker #0
Les équipes ont souvent une vraie mission éducative, mais elles peinent à le traduire dans des mots simples et concrets pour les familles. Et en fait, ce n'est pas de dire que le projet pédagogique n'est pas valable, c'est de les accompagner pour essayer de traduire ce projet en mots simples et surtout en images cohérentes avec le projet pédagogique.
- Speaker #1
L'objectif de la communication, justement, ce n'est pas de faire de l'esthétique, c'est vraiment de traduire quelque chose, d'envoyer un message. Je pense que c'est vraiment le fond de la communication, c'est pas parler de soi.
- Speaker #0
Très clairement, l'idée c'est de ne pas faire, comme on dit dans le jargon, de la cosmétique. C'est pas faire beau pour faire beau, c'est faire beau au service de valeur et au service d'une vision et d'un positionnement. En fait, ça participe aussi au problème rencontré le plus fréquemment par les gérants, c'est que la concurrence locale est... et très agressive et que l'enjeu c'est finalement cette concurrence, là où les familles comparent, etc., de rapidement être capable et simplement de clarifier ses valeurs et son positionnement. Imaginons par exemple qu'on fait nos courses au marché, on est devant un étal de pommes, il y a plein de variétés de pommes, on adore les pommes, on a besoin d'une pomme. Mais une pomme qui va être de telle ou telle couleur, il y a des pommes qui fonctionnent dans notre sensibilité, va plus nous attirer qu'une autre. Et aujourd'hui, les familles ont le choix, elles vont plutôt choisir... tel établissement que tel autre, juste au regard d'un logotype, de son environnement graphique.
- Speaker #1
C'est vrai que ton image, elle me parle parce que je me souviens quand on s'est rencontré au début et qu'on a parlé justement de ma communication en tant que crèchiste, en tant que dirigeante de crèche, je disais bah oui mais en fait moi ce que je fais c'est la même chose que les autres, je fais rien de spécial et j'avais du mal à imaginer que je pouvais me différencier. Pour moi j'avais une micro crèche, c'était la même que celle du voisin quoi. Donc les pommes, je trouve que c'est exactement ça. Pour moi, j'étais juste une pomme à côté d'autres pommes. C'est vrai que tu m'as vachement aidée à comprendre cette notion de différenciation. Et c'est vrai que souvent, les dirigeants de micro-crèches avec qui on travaille, ils nous disent, soit ils nous disent, ce qu'on fait, c'est bien, on est meilleur que les autres, mais en fait, ils ne savent pas dire pourquoi. Ils disent juste, on fait de la qualité. Ou soit ils disent... en fait, on fait la même chose que les autres. On veut faire de l'accueil bienveillant, etc. Donc, c'est comme tu disais tout à l'heure, c'est des mots qui sont tellement galvaudés qu'en fait, ils ne disent plus rien. Ils n'ont plus tellement de sens.
- Speaker #0
Oui, et souvent, et c'est ce qui est très intéressant quand on est dans la phase de positionnement stratégique avec les gérants, c'est de réfléchir autour du projet pédagogique qui est vraiment la clé, le point de départ de tous les projets que j'accompagne, de les aider finalement à identifier leur spécificité, si toutefois, ils craignent de ne pas être si différents de leurs voisins. Et finalement, c'est vraiment peut-être l'un des enjeux principaux de la communication pour les micro-crèches, c'est cette concurrence locale. Les familles, aujourd'hui, comparent plusieurs établissements proches, parfois très rapidement.
- Speaker #1
Ils disent souvent tes clients ?
- Speaker #0
Ils ne me le disent pas directement, mais je le sens bien, et je vois très bien le... Je vois très bien, j'observe aussi les implantations. On commence par deux choses en fait, quand on attaque un projet. C'est le projet pédagogique duquel on tire des valeurs, donc ça va faire trois. Et à côté, je leur demande de me constituer un petit benchmark, c'est-à-dire un petit dossier avec des adresses de leur concurrence directe, c'est-à-dire locale. Et du coup, parfois, ils se demandent, malgré leur spécificité, ici. Ils vont réussir à remplir leur crèche parce que l'environnement est assez, encore une fois, agressif. Et finalement, c'est ce qui se passe. Les familles comparent aujourd'hui plusieurs établissements, parfois très rapidement. Et si l'identité n'est pas claire, la crèche risque d'être choisie seulement selon la disponibilité et le prix. Alors que parfois, un établissement peut très bien revendiquer son prix parce qu'il met en œuvre un projet qui est sensiblement différent de son voisin. Encore faut-il être capable de l'exprimer.
- Speaker #1
Tu connais très bien l'univers des crèches et des micro-crèches surtout, puisqu'effectivement tu as été le directeur artistique de la Girafe étoilée pendant 8 ans et puis tu as bossé pour pas mal d'autres boîtes de crèches. Tu as pas mal de dirigeants de crèches dans tes clients, c'est un peu ta spécialité, tu connais très bien notre secteur. Aujourd'hui, quelles sont les erreurs qui reviennent souvent chez les dirigeants de micro-crèches dans leur communication ?
- Speaker #0
La première erreur qui est souvent... Le plus préjudicable à l'image de l'établissement, c'est le manque de cohérence et d'homogénéité. C'est peut-être aussi l'un des problèmes de communication les plus fréquents, c'est que les gérants ont un manque de temps et parfois aussi naturellement de méthode. J'entends parler que les directeurs doivent gérer les enfants, les équipes, les parents, l'administratif, et que la communication passe souvent après le reste. Et du coup, à force de négliger la communication, l'image perçue... et diluée, parfois incohérente, au pire pas du tout en rapport avec... encore une fois les valeurs et le projet pédagogique et ça envoie pas les bons signaux d'abord de confiance donc c'est peut-être l'un des points les plus problématiques c'est ce manque de cohérence, ça a été le cas récemment sur un projet quand il s'agit de mettre en place, mettre à jour un profil facebook ou linkedin ou je ne sais quoi avec une bannière, le nouveau logo et je leur demande de d'être attentif à la manière dont ils postent. Tant au niveau de l'image, si toutefois ils avaient à partager un carousel, qu'au niveau des mots qu'ils vont choisir. Puisqu'à chaque occasion pour eux de communiquer sur un rendez-vous, une rentrée ou un événement quelconque, c'est une occasion à pas manquer pour repréciser des mots-clés qui vont constituer notre positionnement.
- Speaker #1
Oui, c'est quelque chose que j'avais lu d'ailleurs, euh... quand j'ai commencé à m'intéresser aux réseaux sociaux et à la communication, c'était le fait que, par exemple, si tu veux te positionner en haut de gamme, comment on sait que tu es haut de gamme ? Et le spécialiste qui parlait de ça dans l'article, il disait, comment tu sais que quand tu entres chez Louis Vuitton, comment tu sais que c'est haut de gamme ? Quand tu entres chez Zara, comment tu sais que ce n'est pas spécialement haut de gamme ? C'est justement une cohérence dans le positionnement. On ne peut pas confondre, en fait, quand tu entres dans un magasin de luxe, tu vois bien que c'est du luxe et quand tu entres chez Zara tu vois bien que c'est plutôt un autre positionnement qui est plus grand public. Donc je pense que ça parle vraiment de cette cohérence qui va se dégager de tout ce que tu vas faire en fait.
- Speaker #0
C'est un bon exemple de parler de cette marque de luxe, ça tient à plein de petits détails et c'est l'occasion peut-être de rappeler à nos auditeurs que l'identité de marque ne se résume pas à un logotype. Si Louis Vuitton s'était consenté d'avoir le logotype avec ses monogrammes qui existe, il n'aurait pas pu y injecter toutes les valeurs qu'on reconnaît aujourd'hui. Ce logotype existe au sein d'un écosystème, d'un environnement de choix graphique, donc de photos, images, illustrations, factures photographiques. Ils ne font pas appel à n'importe quel photographe, ils vont chercher en fonction de ce qu'ils veulent véhiculer, tel ou tel... style photographique, ce qu'on appelle une facture photographique, et de la même manière pour les mots. Et c'est dans cet environnement-là que le logotype va être chargé de toutes ces valeurs. Seul, le logotype ne vaut finalement pas grand-chose. Ce serait plus simple parce que ça nous permettrait d'être toujours très cohérents, mais malheureusement il faut faire des choix typographiques, il faut faire des choix de couleurs, il faut faire des choix parfois de textures, de styles de photos, de styles d'illustrations, de quelle manière on va On va traiter les pictogrammes si on a besoin de pictogrammes, etc.
- Speaker #1
Tu parles beaucoup de logotypes parce qu'en effet, parfois on a l'impression que, pas que les crèches d'ailleurs, mais toutes les PME, les TPE, à partir du moment où elles ont un logo, elles pensent que ça y est, elles ont ce qu'il faut, alors qu'en fait, il y a beaucoup de choses à faire en plus du logo. Est-ce que tu peux me dire à quoi tu reconnais une communication qui a été construite avec une vraie réflexion ? par rapport à quelque chose qui a été fait, vite fait, mal fait.
- Speaker #0
La manière dont on peut l'identifier, c'est surtout, c'est la manière dont l'établissement est compris et ressenti par sa cible. À partir du moment où moi je vois quelque chose, même si ça ne me ressemble pas tout à fait que je comprends le propos, le positionnement, je pense que c'est réussi. Que j'y adhère ou non, j'entends. À partir du moment où c'est plus disparate, moins homogène, parfois certains choix ne sont pas cohérents avec d'autres choix,
- Speaker #1
ça brouille le message et là j'adhère moins et je trouve ça moins réussi ce qui est intéressant aussi c'est que tu parles de la cible et en effet le dirigeant il vient de voir justement parce que il ne touche plus tellement sa cible en général c'est que la liste d'attente ça me nuise et nous on dit toujours à nos dirigeants c'est pas qu'il n'y a plus de demande ok il y a une baisse de la natalité, ok il y a plus de concurrence mais il y a toujours des places qui se remplissent mais c'est surtout où vont les gens, est-ce qu'ils vont chez toi ou est-ce qu'ils vont chez le voisin Donc, en effet, c'est est-ce que tu touches ta cible et est-ce que la personne, elle a compris ce que tu faisais de bien et qui répondait à son besoin. Nous, chez Références Petite Enfance, on vise justement des personnes qui ont à cœur de faire de la qualité d'accueil. Donc, on a des hauts standards de qualité. C'est ce qu'on a hérité de notre expérience en tant que gestionnaire, Aurélie et moi, à la girafe étoilée. Forcément, notre image de marque, c'est qu'on essaye de véhiculer ces exigences de haute qualité. Donc nos clients, on estime aussi que s'ils viennent nous voir, c'est parce que c'est des personnes qui valorisent la qualité d'accueil. Et donc, à partir de là, si les gens ne viennent pas chez eux, c'est que ça ne se voit pas qu'ils font de la qualité.
- Speaker #0
Certainement. Encore une fois, c'est lié à ces secteurs ultra concurrentiels où les offres peuvent se ressembler. Une identité claire est naturellement une structure à devenir mémorable. L'idée, c'est que dans cet environnement-là, on ne prenne pas le risque d'être confondu avec notre voisin.
- Speaker #1
Il y a quelques années, beaucoup de gestionnaires n'avaient pas du tout besoin de se poser ces questions-là. D'ailleurs, moi, quand j'ai démarré en 2007, j'ouvrais... Les inscriptions et les demandes, elles arrivaient directement. Il n'y avait rien à faire et ça a duré très longtemps comme ça. Et aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Je ne sais pas si tu es d'accord avec moi, mais je pense que les crèches, de ce fait, ont pris du retard sur ces sujets de communication.
- Speaker #0
Je pense, j'en suis même certain, et c'est peut-être aussi la raison pour laquelle j'affectionne ce secteur, parce que je pense qu'il y a encore tout à faire. Les parents ne choisissent pas simplement une place disponible, je le disais tout à l'heure. Ils choisissent surtout un lieu auquel ils peuvent confier leur enfant avec confiance. Et surtout dans le cadre d'un projet ou d'un lieu qui leur ressemble. C'est en touchant la sensibilité des parents que l'établissement va être capable d'être attractif, en fait.
- Speaker #1
Ce que j'allais dire, à quoi sert la communication aujourd'hui ? Parce que je me souviens, dans le temps, on disait souvent, les directrices pédagogiques ou quoi, elles se moquaient un peu du côté commercial en disant « On ne fait pas du marketing, nous. »
- Speaker #0
Oui. Oui, je connais ça dans d'autres secteurs.
- Speaker #1
Tu connais ça ?
- Speaker #0
Dans le monde de la culture, parfois c'est difficile à vendre l'approche commerciale.
- Speaker #1
Oui, parce qu'on se dit, non mais ils veulent mettre de la poudre aux yeux. Alors que la communication aujourd'hui, est-ce qu'elle sert à mettre de la poudre aux yeux ? Est-ce que c'est du marketing ?
- Speaker #0
C'est mis de la poudre aux yeux et c'est du marketing. Effectivement, c'est là pour déjà être reconnu et identifié. Et dans le meilleur des cas, d'adhérer. Et si on est capable d'assurer les trois. On est sûr qu'on vendra une place de plus par rapport à notre concurrent. Qu'on soit bien d'accord, l'enjeu, ce n'est pas de raconter des histoires. L'enjeu, c'est de dire clairement et simplement qui nous sommes. Et en cela, en quoi nous sommes différents du voisin. Parce que l'enjeu aussi de cette communication-là, ce n'est surtout pas de raconter de fausses histoires. Parce que les parents le verraient vite. Et ça peut être au final... contre-productif. Aujourd'hui les parents ont besoin finalement, vu qu'ils ont le choix, ils vont aller vers ceux qui procurent le plus de confiance, d'assurance, et qui cochent des cases de leurs sensibilités. Que ce soit une approche Montessori, une ouverture à l'extérieur ou à la nature. et que si la crèche dit qu'elle le fait et qu'elle le revendique et qu'elle ne le fait pas, c'est mensonger, ça peut être contre-positif. Non, non, l'enjeu, c'est vraiment d'être en cohérence. Et finalement, la raison pour laquelle j'affectionne ce secteur-là, c'est toujours très intéressant d'accompagner les gérants dans cette première phase-là pour identifier simplement leurs valeurs au sein d'un projet pédagogique qui parfois peuvent leur paraître non pas complexes, mais ils ne savent pas trop quelle épingle tirer du... du propos.
- Speaker #1
Donc en fait, c'est parler de soi, mais pas parler pour ne rien dire. Et puis, c'est aussi parler vrai. Donc on appelle ça le true marketing. C'est-à-dire qu'il faut parler de ce qu'on fait, dire ce qu'on fait et faire ce qu'on dit. Donc si je résume, la communication aujourd'hui, ça sert à se faire connaître, ça sert à remplir sa crèche, ça sert à rassurer les familles, ça sert à donner confiance. se différencier. D'ailleurs, tu as parlé des familles, mais ça sert aussi à recruter.
- Speaker #0
Tout à fait. Et ça, j'insiste souvent sur ce point. À partir du moment où on touche aux problématiques de l'identité de marque, on s'adresse à la culture d'une entreprise. On parlait de valeur, etc. C'est aussi défini la culture, les usages, les habitudes, la manière de vivre ensemble, etc. C'est fondamental quand on échafaude ce projet-là de sensibiliser les gérants au fait que c'est une occasion rêvée pour eux remobiliser des équipes. Encore, faut-il que le dirigeant inclue les équipes dans le projet. L'identité visuelle va toucher à cette identité, à cette culture d'entreprise. Plus précisément, on parlait du bénéfice d'une identité de marque pour une micro-crèche pour les familles, ça l'est tout autant pour les équipes. On peut fédérer une équipe dans un établissement. Aussi parce qu'ils adhèrent à l'identité de marque et tout ce qu'elle véhicule.
- Speaker #1
Oui, mais c'est pareil s'ils sont déçus sur le terrain et qu'ils disent « Non, mais elle m'a vendu du rêve à l'entretien d'embauche » . forcément, c'est pire que tout.
- Speaker #0
C'est contre-productif, d'autant que c'est quand même un réseau et que les choses se savent vite. Donc, effectivement, l'enjeu essentiel, c'est d'être bien cohérent avec les valeurs et ce qu'on a envie de dire. Cet environnement est concurrentiel. La différence, elle ne vient pas forcément d'une promesse spectaculaire et c'est l'erreur à ne pas commettre. Elle vient souvent d'un positionnement simple, vrai et bien assumé.
- Speaker #1
Oui, c'est intéressant, ça. Ce n'est pas forcément le côté spectaculaire. on n'a pas besoin de se différencier par un truc magique incroyable, c'est peut-être pour ça d'ailleurs qu'on bloque on a peut-être le syndrome de la page blanche parce qu'on croit qu'il faut trouver un truc de fou alors qu'en fait c'est surtout être soi-même et vraiment arriver à sortir le plus simplement possible qui je suis, pourquoi j'ai fait ça etc etc on va arriver bientôt à la fin de cet épisode mais on va faire d'autres épisodes sur le même thème parce qu'il y a encore sur... plein de choses à dire, notamment sur, une fois qu'on a fait ce constat, qu'est-ce qu'on fait ensuite, donc plus concrètement. Pour les auditeurs, vous allez pouvoir suivre d'autres épisodes sur cette thématique. Mais j'ai encore une ou deux questions à te poser pour terminer. Déjà, est-ce qu'une mauvaise communication peut vraiment faire la différence, peut faire perdre des familles à une très bonne crèche ? C'est-à-dire si j'ai déjà la bonne organisation de travail, la bonne qualité d'accueil ? j'ai revu mes tarifs, etc. Enfin, voilà, je suis au taquet, quoi. Est-ce que ça peut être la communication le problème ?
- Speaker #0
Très clairement. Vous pouvez vous targuer d'avoir le meilleur fruit de l'étalage. Si votre fruit n'a pas la bonne apparence, ce n'est pas le fruit que vous choisirez. Donc, clairement, une mauvaise communication peut être préjudiciable à n'importe quel établissement de microcrèche et au-delà, à n'importe quel produit, service ou entreprise.
- Speaker #1
D'ailleurs, c'est vrai que... les fruits moches, les légumes moches, il y a eu toute une communication pour les vendre autour de, justement, de leur...
- Speaker #0
Oui, d'ailleurs, une super communication très réussie qui finit par les rendre sexy. En soi, effectivement, naturellement, on va privilégier...
- Speaker #1
Rien n'est foutu, quoi. Rien n'est moche, en soi, rien n'est fichu.
- Speaker #0
Voilà, et c'est souvent de très bons fruits. Je pense simplement qu'effectivement, des erreurs de communication, en tous les cas, avoir un... Un logo à peu près confié à l'IA ou des choix de mots, de rédactionnels, de postes pas forcément bien pesés, peut porter préjudice à l'image d'un établissement.
- Speaker #1
L'IA, c'est un sujet très actuel. On en parlera dans un autre épisode. Ce que je te propose, c'est qu'on se revoie très bientôt et qu'on aborde ce sujet-là. En tout cas, merci Emmanuel pour cet épisode sur la communication des crèches. On l'a compris, la communication ne remplace pas une bonne organisation de travail, ne remplacera pas la bonne qualité d'accueil, les bonnes valeurs. Par contre, si tu fais tout bien dans ta crèche, mais que personne ne le sait, tu n'auras pas de famille, tu n'auras pas de liste d'attente, et tu vas galérer, tu ne vas pas remplir, et tu vas avoir des problèmes financiers, pas assez de chiffre d'affaires, et donc tu coules. Donc, on ne le dira jamais assez, il faut communiquer. Je te retrouve très bientôt. pour savoir quelles actions on va pouvoir mener pour avancer. Et puis, les auditeurs, pensez à vous inscrire à notre prochain webinaire sur le système crèche qu'on met en place chez Références Petite Enfance où on vous donne toutes nos astuces pour savoir comment gérer votre crèche avec à la fois la meilleure qualité sans sacrifier la rentabilité. Le lien pour vous inscrire est dans les notes de l'épisode. À bientôt Emmanuel et à bientôt à tous.
- Speaker #0
Merci Niamal, à bientôt.