Speaker #0Bienvenue chez Restat Your Mind, vous écoutez le 84e épisode. Ça y est, et voilà, nous sommes le 1er janvier. Ce moment un peu suspendu où l'on se réveille avec Ausha un léger mal à la tête ou une envie de silence absolue. Mais souvent aussi avec cette petite pression invisible qui murmure. Bon, et maintenant, va falloir la réussir ton année. Comme si le simple fait d'avoir changé de calendrier allait miraculeusement résoudre tout ce que tu peux. portait hier encore. Raté. Rien ne s'efface en une nuit. Et honnêtement, c'est très bien ainsi. Arrêtons d'espérer de la magie du 1er janvier où l'on oublie tout. Et où l'on repart d'une feuille blanche. Nous ne sommes pas une feuille blanche. Au contraire. Et si ce 1er janvier était vrai pour une fois ? C'est exactement ce que j'ai envie de te proposer pour ce 1er janvier 2026. Un peu de vrai. Beaucoup d'authenticité. Et pour une fois, un peu beaucoup de toi. L'épisode qui suit est un des épisodes qui t'a profondément marqué aussi cette année. Résilience de la faiblesse à la force. Parce qu'on commence mieux une année lorsque l'on arrête de confondre force et dureté. Lorsque l'on cesse de se raconter qu'il faut tenir pour avancer, tenir coûte que coûte, quoi qu'il en coûte. Vous n'avez pas besoin d'être une version optimisée de vous-même. Vous avez besoin d'être, nous avons tous besoin, de plus d'alignement, de lucidité. d'ancrage en nous-mêmes. Tu sais, cette capacité à regarder à l'intérieur de nous et de nous dire « I got you » , « Je suis là » , « Tu es la personne sur qui tu peux le plus compter » , « Je suis derrière toi » , « Je suis la personne qui restera à tes côtés » , « No matter what » . Et surtout, choisir qui tu as envie d'être en 2026, plutôt que de subir ce que tu penses que l'on attend de toi. Cet épisode, c'est une invitation, pas à te transformer, pas à performer. mais à te poser cette question pour toi, juste pour toi. Qui ai-je envie d'incarner en 2026 ? Vers qui ai-je envie de tendre ? Qu'est-ce que j'ai envie de mettre de plus dans ce mois de 2026 ? Et qu'est-ce que j'ai envie de mettre en moins, bien évidemment ? Qu'est-ce que j'ai envie de laisser en 2025 ? Et si tu ne sais pas par où commencer, ne t'inquiète pas, tu trouveras dans les commentaires de l'épisode un guide pas à pas pour faire le point, vraiment. et te propulser vers cette nouvelle année 2026. Si tu ne me dis pas dans les commentaires de l'épisode, je te donne rendez-vous sur mon site web reset-yourmind.com Dans la partie ressources, tu trouveras ton bonheur. Bonne écoute et surtout bienvenue en 2026. Dans le monde du digital dont je suis issue, ces monnaies courantes que de changer de stratégie, d'actionnaire, de politique de recrutement ou de priorité business. On s'adapte en permanence au marché, aux besoins de nos clients, aux compétiteurs. Cela implique des organisations qui sont acculturées à ces changements fréquents puisque cela implique des réorganisations fréquentes au niveau national ou international. Des décisions stratégiques d'actionnaires aussi qui peuvent chambouler tout un plan défini depuis longtemps. C'est aussi développer son agilité. à intégrer ces changements, et ce n'est pas un luxe dans ce type de contexte, c'est une nécessité. Et c'est là que la résilience devient une force. Et si c'est vrai dans le monde du digital, ça l'est aussi dans beaucoup d'autres industries, il ne faut pas se leurrer. Alors, prenons un exemple pour vous remettre dans le contexte. Imaginez que vous êtes membre d'un codire ou d'un comex d'une entreprise internationale, ou franco-française, peu importe, Et du jour au lendemain, les actionnaires... décident de fermer certaines filiales ou de déprioriser certains marchés. Parce qu'ils ont décidé de se reconcentrer sur une autre activité, ils veulent investir plus fortement dans un secteur innovant ou tout simplement repositionner la stratégie d'une entreprise. Bref, vous n'avez pas votre mot à dire, quand bien même soyez-vous membre d'un board. Mais vous êtes chargé de porter ce message aux équipes. Alors comment garder le cap ? inspirer ses collaborateurs et ne pas vous épuiser au passage. C'est précisément ce dont nous allons parler aujourd'hui. Pourquoi notre première réaction est-elle de résister ? Pourquoi persistons-nous envers et contre tout, sachant que cette résistance est inutile et surtout qu'elle peut nous mener droit au burn-out ? Quel est notre meilleur allié dans ce cas pour surfer sur les vagues du changement et reprendre les rênes, voire retrouver du fun malgré tout ? Et enfin, comment garder une vision à long terme ? même lorsque tout semble chambouler. Parlons un peu de ce réflexe naturel de résistance. Lorsque des décisions imposées arrivent, que ce soit la fermeture d'un marché, la restructuration d'une filiale, une coupe budgétaire quelconque, notre premier réflexe est souvent de lutter, de nous y opposer. D'ailleurs, c'est valable aussi bien dans le contexte professionnel que personnel. « Remémorez-vous la dernière fois que votre belle famille s'est invitée à l'improviste ? Je suis certaine que vous êtes déjà un peu plus dans l'ambiance de résistance. » Et c'est là que des phrases du type « ça n'a pas de sens » , « mes équipes ne vont jamais s'en remettre » ou même « je vais tout faire pour garder le projet vivant » . Ce réflexe de résistance est tout ce qu'il y a de plus humain. Il montre notre volonté de protéger justement l'existant, ce que nous avons construit, vouloir une certaine forme de permanence dans l'impermanence de la vie. et surtout vouloir protéger nos équipes. Alors, si cette résistance est humaine et tout ce qu'il y a de plus normal, tout changement suscite une phase de deuil. Et celle-ci, on a tendance à l'oublier et à rester dans la résistance. Deuil de la vie, des vies que nous avions imaginées avant l'arrivée de cette nouvelle. Deuil des efforts réalisés pour en arriver là et certainement aussi. Deuil... d'un retour sur investissement, d'une reconnaissance que nous espérions une fois l'objectif atteint. Et je parle bien de deuil, il s'agit vraiment d'accepter ce moment, ce temps nécessaire à processer toutes ces pensées, toutes ces émotions qui se passent en vous à ce moment-là. Cette résistance va venir alimenter ce deuil de toute façon. L'intérêt est de réussir à s'en libérer. Pourquoi ? Parce que cette résistance peut devenir notre pire ennemi, parce qu'elle épuise notre énergie. et celle de nos collaborateurs, c'est comme essayer de retenir un tsunami à main nue. Plus on lut, plus on s'épuise, sans jamais pouvoir arrêter le changement en lui-même. J'ai souvent vu des managers s'enfermer dans cette boucle de résistance, en essayant de sauver des projets condamnés jusqu'à perdre de vue leurs propres objectifs. Je l'ai moi-même pratiqué plus d'une fois, avant d'en prendre vraiment conscience. Quant aux équipes, si ces changements d'organisation, de priorisation ne sont pas bien accompagnées, elles finissent par se sentir épuisées, incomprises et parfois même abandonnées. Il y a alors un cercle de dévalorisation qui peut se créer dans vos équipes et pour vous-même. Cercle totalement facultatif, mais surtout très pénalisant sur la durée. En restant dans cette posture de résistance, on perd non seulement son énergie, mais aussi sa capacité à voir au-delà de l'obstacle immédiat. Vous savez, de faire ce petit pas de côté qui peut changer toute la perspective. Or, il y a toujours une autre grille de lecture possible, une opportunité plus long terme que l'on ne voit pas immédiatement. Vous savez, c'est comme cette expression de l'arbre qui cache la forêt. Et c'est là que la résilience rentre en jeu, non pas comme un mur pour se protéger, mais plutôt comme un tremplin pour passer ce mur. La résilience est une aptitude à embrasser le changement. Et c'est pour ça qu'elle est si importante à cultiver dans ce monde dans lequel nous vivons, qui bouge et qui évolue tant. Alors, si la résilience est si importante pour s'adapter dans notre monde, qui bouge si vite et tout le temps, pourquoi est-ce si difficile de faire preuve de résilience ? Pourquoi un espace plus naturel d'y accéder ? Tout d'abord, parce que la résilience a longtemps été confondue avec résignation. Résignation qui mène sur un chemin d'impuissance et une position de victime que tout le monde déteste forcément. La résilience, elle, elle induit aussi de lâcher-pris. Or lâcher prise pour beaucoup signifie ne plus être à la hauteur, échouer, perdre la face. Et la société et la culture dans laquelle nous évoluons, que ce soit depuis l'école, les cercles familiaux ou professionnels, perdre la face est un aveu de faiblesse, d'incompétence. Alors que c'est tout l'inverse. Je le vois souvent en coaching à quel point lâcher prise est difficile pour mes clients à cause de ces associations. Si on lâche prise, Alors ? c'est que nous sommes incompétents. Si on lâche prise, c'est alors que nous ne sommes pas là à leur routeur. Pourtant, c'est tout l'inverse. Il est même parfois nécessaire de lâcher prise pour atteindre ses objectifs. Alors, comment lâcher prise dans un contexte de réorganisation internationale si nous restons sur notre exemple ? Le lâcher prise, c'est accepter que certains éléments échappent à votre contrôle et qu'il est parfois plus stratégique de relâcher la pression, de prendre du recul. de souffler. C'est un peu comme surfer. Si vous résistez à chaque vape, vous vous épuiserez très vite. Mais si vous apprenez à vous accorder au mouvement de l'eau, à vous laisser porter, c'est là que vous garderez l'équilibre. Si vous ne faites pas de surf, comparez ça à n'importe quel autre sport, c'est accepter de ne pas courir sur tous les points au tennis, de ne pas courir peut-être sur toutes les balles, au hand, au basket ou au foot. C'est accepter de jouer stratégique. Il y a un outil simple pour ça que j'appelle l'acceptation active. C'est l'idée de regarder les décisions imposées, sur lesquelles on n'a pas de prise, non pas comme des obstacles, mais comme des occasions de réajuster notre vision. Avoir des briques de Lego complémentaires, certes, peut-être pas de la forme prévue initialement ou désirée, mais de la ressource complémentaire quand même. Le marché que vous portiez à bout de bras est dépriorisé ? Ok, prenons l'exemple d'un leader toujours dans le digital, suite à une réorganisation. Son marché principal est coupé. Ok, que feriez-vous ? Coupe budgétaire ? plus de disponibilité dans les roadmaps des équipes IT, dans les équipes de communication, enfin voilà, plus de ressources, plus de budget pour investir sur ce marché. Plutôt que de lutter, de ruminer, ronchonner et raviver l'injustice de ce monde qui s'acharne contre vous et ne vous reconnaît pas à votre juste valeur et ne voit pas le plein potentiel de ce marché, que pourriez-vous décider d'autre ? Accepter ce ralentissement comme une bouffée d'oxygène bienvenue peut-être ? Repositionner vos équipes sur un projet... d'innovation interne ou en renfort sur d'autres marchés qui sont plus en difficulté. Créer des partenariats externes peut-être, que vous aviez prévu de lancer plus tard. En redéfinissant ainsi vos priorités, en acceptant que ce monde change perpétuellement, vous arriverez à remotiver vos collaborateurs et donner un nouveau souffle à vos équipes, tout en restant alignés avec vos valeurs et celles de l'entreprise. En lâchant prise, Vous pouvez passer outre ce deuil initial, recentrer, vous recentrer, vous et vos équipes, sur de nouveaux projets, de nouvelles compétences. Mais tout d'abord, il faut que vous acceptiez de lâcher prise, et ça c'est vraiment capital. Et c'est là que la résilience prend tout son sens, car la résilience n'est pas seulement rebondir. La résilience est la capacité à voir au-delà des bouleversements. Dans un environnement en constante évolution, elle nous permet de rester visionnaires, même quand les décisions nous échappent et qu'on a l'impression d'être dans le brouillard. Il est essentiel de comprendre que chaque réorganisation, chaque décision imposée, est une pièce d'un puzzle stratégique, dont nous n'avons pas forcément tous les détails, quand bien même soyez-vous membre d'un board. Pourquoi parfois de par la structure même de l'entreprise, qui ne l'autorise pas ? Je pense aux entreprises cotées en bourse par exemple qui ne peuvent diffuser toutes les informations comme elles le souhaitent et qui doivent suivre un certain calendrier de diffusion. Parfois parce que c'est la culture même de l'entreprise, mais peu importe, entre impossibilité de communiquer pleinement ou contexte économique qui vous impose des décisions difficiles, en tant que leader résilient, votre rôle est d'avoir cette vision plus large. Vous aidez ainsi vos équipes à prendre du recul. à comprendre que ces changements font partie d'un tout plus grand, d'un écosystème plus complet, et avoir les nouvelles opportunités qui se décident. Un exemple que j'aime partager est celui d'un de mes clients, CEO dans une entreprise tech. Après une décision stratégique qui a entraîné un arrêt des recrutements alors qu'ils avaient prévu de beaucoup embaucher pour faire face à leurs ambitions et à leurs besoins de renforcer et de seigneuriser leurs équipes, ça n'a pas pu être possible. Et là, il avait deux options. Soit ruminer sur cette décision que lui-même devait prendre et ainsi avoir du mal à la porter auprès de ses équipes. Ou alors lâcher prise. Pour lui, en l'occurrence, c'était un peu d'égo d'être le sachant et d'avoir pas aussi bien anticipé les cycles de vente qu'il aurait aimé, qui étaient plus longs prévus et donc nécessitaient de délayer dans le temps la dépense de son capital. Et pour pouvoir faire ça, il fallait lâcher prise. Lâcher prise sur ce que lui-même pensait de lui. Et pourtant, il a réussi à faire ce travail-là, en se reconnectant à son pourquoi, à quel était son objectif, et quelles étaient les ambitions de son entreprise. Et il a su réexposer ses enjeux à ses équipes. Le pourquoi derrière cette décision aussi, il a su l'expliquer très naturellement, très factuellement. Et ainsi, utiliser ce moment, pour recentrer l'entreprise sur de l'automatisation et de l'innovation. Ces équipes ont embarqué très rapidement. Après une phase de déception et de deuil bien humaine, il s'est exprimé, qu'il a su aussi accueillir, ses équipes ont sauté dans le bateau de Réveil. Grâce à cela, il a su montrer que chaque crise, chaque changement, contient une occasion de croissance et de réinvention. Et il a su porter ce message. Donc, en adoptant cette posture de résilience visionnaire, il a su inspirer ses collaborateurs à ne pas voir la réorganisation comme un échec. à cette coupe de recrutement comme un échec, mais bien comme un ajustement sur la route. Un détour entre Paris et Bordeaux, en s'arrêtant peut-être à Poitiers. C'est un nouveau chapitre. Et ça, ça a été game changer pour lui, sa façon de voir les choses, mais aussi de le porter auprès de ses équipes. Pour conclure, retenez ceci, la résilience... ce n'est pas de la résignation. C'est au contraire refuser de se positionner en victime. C'est une force fluide qui nous permet d'embrasser le changement, de voir au-delà de l'obstacle et de rester aligné avec notre vision. Même quand tout vacille et que vous avez l'impression d'être dans le brouillard. Alors la prochaine fois que vous faites face à un changement imposé, posez-vous cette question. Comment puis-je m'accorder au mouvement et en tirer parti ? pour continuer d'avancer et ne pas ramer à contre-courant. J'espère que cette approche de la résilience vous inspirera. Je sais qu'en ce moment, c'est compliqué pour beaucoup d'entre vous. J'espère que ça vous encouragera à lâcher prise sans pour autant vous remettre entièrement en cause et entrer dans le flot pour devenir des leaders visionnaires capables de voir au-delà des vagues. Je vous dis à la semaine prochaine pour un épisode où l'on explorera d'autres stratégies pour continuer à évoluer dans ce monde en plus. perpétuel mouvement. Si vous souhaitez que je vous accompagne ou en savoir plus sur le coaching, vous pouvez me contacter à contact.resetyourmind.fr ou prendre rendez-vous directement sur le lien en commentaire. J'ai besoin de vous. Si cet épisode a fait écho en vous, pouvez-vous prendre 5 minutes pour le noter, le commenter ou le partager. Vos avis et votre soutien sont extrêmement importants et puissants pour faire connaître et saturer le plus grand nombre. Merci à vous.