Speaker #0Bienvenue sur Reset Your Mind, vous écoutez le 88ème épisode. Hello et bienvenue en ce début 2026, toujours plus froid et neigeux. Comment se passe ce début d'année de votre côté ? Vraiment, je serais curieuse de savoir, envoyez-moi un petit message ou un petit commentaire pour me dire comment cette année démarre. De mon côté, c'est beaucoup de projets qui se finalisent et voient enfin le jour. hâte de pouvoir vous en dire plus. J'enregistre cet épisode juste après un coaching de groupe au sein du programme Winter Reset et c'est fou de voir ce que l'on arrive à débloquer en à peine deux mois déjà. Cette session a été particulièrement intense, je ne le cache pas, et j'espère que les bonnes ondes du jour se sentiront aussi à travers cet épisode. En tout cas, je vous en envoie plein. Savez-vous ce que nous avons en commun ? Tous. Leader, manager, dirigeant, ou non, peu importe. Nous vivons tous avec quelqu'un à l'intérieur de nous. Quelqu'un qui nous parle en permanence, qui commande, qui interprète, qui anticipe, qui juge, qui motive parfois, et qui critique, souvent. Cette personne, c'est notre alter ego, notre dialogue intérieur, notre diable au temps, même, je dirais, intérieur. Et ce que je vois tous les jours en coaching, c'est que ce n'est pas le poste, ce n'est pas le boss, ce n'est pas l'entreprise ou les résultats qui épuisent le plus. Ce sont ces conversations-là, avec nous-mêmes. et pas la meilleure version de nous-mêmes. Et c'est ce dont j'ai envie de parler avec vous aujourd'hui. À toi qui écoutes cet épisode, je le répète souvent, Reset Your Mind n'est pas un espace pour performer plus et performer coûte que coûte. C'est un espace pour déprogrammer ce qui t'a tenu trop longtemps sous l'eau, les fausses obligations, les exigences qui ne sont pas les tiennes, les rôles que tu as endossés pour être à la hauteur. Ici, nous cherchons non pas à améliorer pour améliorer, Mais nous invitons à refaire surface, à libérer de l'espace dans la tête, à relâcher la pression inutile que l'on s'impose, à exploser les contraintes imaginaires qui t'ont fait croire que tu devais serrer les dents pour avancer, serrer les dents toujours et encore, tenir pour avoir de la valeur, pour mériter ta place. Reset your mind, c'est un lieu où l'on met du fun, de la légèreté, du vrai, et surtout, et surtout, où l'on redécourt cette évidence simple, oubliée, pourtant fondatrice. Tchiii ! déjà assez pour créer une vie professionnelle, une vie personnelle qui te ressemble vraiment, réellement. On travaille fort, on travaille dur, mais sans se prendre trop au sérieux. Alors bienvenue. Cela t'est déjà arrivé de te dire à toi-même « t'es nulle ma pauvre fille, n'importe quoi, tu n'as encore rien compris » . Si oui, bienvenue dans le pays le plus tyrannique qui soit, toi-même. On passe énormément de temps. à parler de management, de leadership, de posture, d'impact. Mais on parle très peu de la voie avec laquelle on dirige tout ça. Et pourtant, c'est la seule avec laquelle on vit 24h sur 24. De notre naissance à notre mort. En termes de longévité, je n'ai pas mieux. J'ai envie de te partager un élément de prise de conscience qui m'est revenu à l'écriture de cet épisode. Lors de mes premières interventions en comex, ou devant des collaborateurs des entreprises où j'ai évolué, ou encore lors de salles ou de conférences, même au tout début de mes interventions en entreprise ou en masterclass en tant que coach. Avec parfois en face de moi des dizaines de personnes, voire plusieurs centaines de personnes, il m'est arrivé sur ces premières interventions, ou à chaque fois que c'était quelque chose de nouveau je dirais, il m'est arrivé quelque chose d'assez trouble, une forme de dissociation de personnes. Alors même que je parlais concentré, que je cherchais à me connecter à mon auditoire, à les emmener avec moi, à créer les déclics nécessaires à leur interaction ou à leur adhésion. J'avais une deuxième version de moi, et clairement pas la meilleure, une version de moi assise sur le côté de la scène, les bras croisés, le regard enfrogné, bien évidemment, en train de m'observer et de commander chaque geste, chaque phrase, chaque slide, je dirais. Peux-me faire, Steph. Tu parles trop vite, Stéphanie. On comprend rien à ce que tu racontes. Et parfois même, t'es vraiment nulle, ma pauvre fille, mais qu'est-ce que tu fais là ? Pour qui te prends-tu ? Et chaque fois que ces mots étaient prononcés intérieurement, c'était comme une aiguille, comme une flèche, quelque chose qui venait écorner mon apnon, ma présence, ma confiance, et même ma croyance dans ce que je disais. Alors que, si j'étais là, c'est bien parce que j'y croyais, que j'avais envie de faire passer un message, que j'avais envie de faire bouger les choses. C'est pas mon genre d'être là juste pour faire tapisserie. Si j'y crois, j'y vais, et je trouverai toujours les moyens pour faire bouger les choses. Mais... malgré toute cette passion, toute cette volonté, et bien c'est une petite voie. Il suffisait de deux, trois d'aller. Je remarque grand maximum et je perdais, en tout cas je trouvais que je perdais en impact, en présence. Et je le vois sur les vidéos lorsque je les regarde à postériori pour les analyser. D'ailleurs c'est un merveilleux outil si tu as une prise de parole à préparer, à condition d'introduire beaucoup de bienveillance comme postulat de départ. Je ferme la parenthèse. Donc je le vois sur les vidéos en plus. à quel moment en fait ce dialogue intérieur vient forcément prendre le dessus, mais en tout cas vient prendre beaucoup plus de place que ma connexion à mon propos et à mon auditoire. Alors un jour, lors d'une autre intervention au plus petit comité, une personne m'a interrompu et m'a demandé de répéter. Vraiment, tu vas voir, l'anecdote est assez basique, simpliste, mais j'ai eu un espèce d'électrochoc à ce moment-là. Donc cette personne m'interrompt, je m'exécute, je répète. Alors que je finis de parler, je vois son regard changer, s'embuer, presque. Je pourrais même dire que j'entendais son cerveau fonctionner à distance. Et elle me dit, wow, merci, je n'avais jamais vu les choses sous cet angle-là. Ça change tout en fait. Et là, il s'est passé quelque chose dans le moi. Toujours dans cette dissociation de personnes, dans cette schizophrénie, je me revois très clairement prendre cette deuxième version de moi par la main, la raccompagner à la porte et le claquer la porte au nez. Mais littéralement, je me revois mentalement faire ces actions. parce qu'en fait ce jour-là j'ai compris quelque chose et il y a une énorme différence entre comprendre intellectuellement et comprendre viscéralement ce jour-là j'ai compris que ces deux dialogues s'ils pouvaient cohabiter en nous, en permanence quel que soit notre âge, quel que soit notre niveau d'expérience quel que soit notre poste notre statut, j'ai compris vraiment viscéralement que l'on avait toujours le choix de laisser plus de place à l'un qu'à l'autre j'ai compris à quel point celui que l'on nourrit influence tout Ce que nous sommes, ce que nous disons, incarnons, partageons, vient de là, de celui que l'on nourrit plus. Notre vision de nous-mêmes est rarement, on le sait, objective. Notre présence, notre élocution, notre lucidité, notre concentration, notre manière de décider, tout ça dépend de la version de nous que l'on nourrit le plus, que l'on écoute le plus. D'un point de vue neurosciences, c'est essentiel de comprendre ça, car le cerveau ne fait pas la différence entre une pensée et un fait. Chaque pensée est traitée comme une information à analyser, un risque. Est-ce que ce risque met en cause ta survie ou pas ? Sécurité ou danger ? Donc, lorsque ton dialogue intérieur te répète « Tu n'es pas assez expérimenté, tu n'es pas légitime, tu ne fais pas assez, tu devrais déjà savoir, tu n'as pas le droit de faiblir, tu dois assurer » , ils vont être déçus. Si tu ne fais pas ceci, en plus, si tu ne prends pas ce dossier, cette intervention, sait que tu n'es pas à la bonne place. Le corps, lui, il n'entend pas. Ah, intéressant ! Ton corps, lui, il se met en vigilance immédiate, en tension, en accélération, en surcontrôle, et donc, sur le long terme, en fatigue. Et un système nerveux en hypervigilance perpétuelle, en alerte, ne se projette pas. Il ne pense pas loin, il ne pense pas à demain. Il pense court, là, immédiatement. Protection, anticipation, mais du risque immédiat. Et du coup, il se restreint. Il se restreint connu. pour une meilleure maîtrise, une meilleure réassurance. Donc non, le dialogue intérieur, c'est pas un sujet de développement personnel, bobo, bien-être, basique. C'est un véritable sujet de leadership intérieur. Et encore une fois, leader, c'est un titre professionnel. On n'a pas besoin de l'avoir pour être déjà leader soi-même, au minima, de sa propre vie. Et un leader intérieur, ce n'est pas quelqu'un qui pense positif tout le temps. C'est quelqu'un qui sait reconnaître une pensée. sans la confondre avec la réalité, sans la confondre avec elle-même ou avec le même. Tu n'es pas cette pensée, je ne suis pas assez. En revanche, ce que tu peux faire, c'est que tu peux observer. Tiens donc, je suis en train de penser que je ne suis pas assez. Et cette micro-distance, elle change tout. Parce qu'elle crée un espace entre l'intention et l'action. Il y a, dans cet espace, tu récupères quelque chose de fondamental. Dans cet espace, tu récupères le choix. Choisir comment tu te parles, choisir comment tu te réponds. Choisir depuis quel état intérieur tu décides, et ça c'est fondamental. Chez mes coachés, quel que soit leur poste, leur rage, leur aspiration, leur dialogue intérieur est souvent très exigeant, très pressé, très critique, très orienté, erreur, t'aurais pu mieux faire, là ce petit détail franchement c'est pas de ton niveau, t'aurais dû y penser. Dans notre société, malheureusement, on appelle ça la lucidité, l'exigence, la responsabilité ou même la performance. Je pense que tu l'as compris à mon ton, je n'adhère pas, ou en tout cas je n'adhère plus du tout à ces définitions-là. En tout cas, ce qui se passe biologiquement, ton corps, lui, il entend danger permanent sur le qui-vive. Et c'est pour ça que fréquemment je parle d'hypervigilance. Et un leader qui vit intérieurement en état d'urgence, ou une leader qui est tout le temps en état d'urgence, en état d'hypervigilance, finit toujours par décider, driver sa vie, son équipe, son business, de vivre en état d'urgence, de cette... hypervigilance, action, réaction, mais pas réflexion. Donc certes, les décisions sont rapides, mais souvent plus rapides que justes. Les visions, souvent plus étroites, moins créatives, et moins de respiration aussi, moins de projection, moins de demain ou après-demain. Plus dans l'immédiat, t'es là tout de suite, maintenant, il y a une urgence, il y a un inconfort, il faut le gérer. Aujourd'hui, j'ai donc envie de te proposer trois... mouvements simples, trois petits packs cotés qui, je l'espère, vont t'aider à faire changer ta posture par rapport à ça. Le premier, c'est écouter. Remarquer ce que tu te dis à toi, remarquer ce dialogue intérieur que tu entretiens sans lutter. Juste le notifier. Tiens, ok, je me suis dit ça. Deux, le nommer. Je remarque que je me suis dit ça. Je remarque que je pense que cette situation me génère ceci. Et puis trois, question. Est-ce que c'est un fait vraiment factuel ? Est-ce que c'est la vérité seule et unique, basique, neutre ? Ou est-ce que c'est une interprétation ? Une interprétation personnelle, de moi-même, ou une interprétation apprise, héritée aussi, de ton éducation, du milieu social dans lequel tu évolues, du monde professionnel dans lequel tu évolues, peu importe. Écouter, nommer, questionner, c'est l'acte touchant. Pas pour du plus mou, pas pour du gnangnan, pour du plus clair, pour du plus concret et du plus à vue. Très fréquemment dans mes coachings, je parle de ta meilleure alliée, ta meilleure amie. Est-ce que ces mots que tu te dis à toi-même, tu les dirais à haute voix ? 1. Et 2. Est-ce que tu les dirais à ta meilleure amie ? La plupart du temps, ta réponse est non. Ta réponse est de dire, je ne le dirais même pas à mon pire ennemi. Et c'est là que tout change. Comment peux-tu te parler d'une certaine manière alors que tu ne dirais pas tes propres mots à ton pire ennemi ou quelqu'un que tu n'apprécies pas du tout ? J'aimerais que tu retiennes ceci. Tu ne contrôles pas ces pensées qui te traversent. Elles font partie d'un héritage, d'un mode de fonctionnement, de mécanisme réflexe. Mais tu peux apprendre à les contrebalancer, à les compenser, et à diriger ce qui te dirige quelque part. Ton dialogue, il sera toujours là. La question n'est pas du tout de comment le faire taire, mais de le nourrir aussi avec autant d'intensité, de manière plus positive je dirais, que de l'intensité négative qu'il dégage. Et la question, elle est plutôt de qui est aux commandes. Alors partage-moi tes réflexions autour de ce dialogue intérieur et de la première petite brique que tu vas mettre en œuvre, la première petite constatation que tu vas essayer de faire bouger. Et si tu sens que ce sujet te parle, si tu sens que ce que tu te dis aujourd'hui conditionne ton énergie, ta posture, tes décisions, la semaine prochaine démarre le prochain groupe de coaching. Un espace pour travailler précisément cette posture de leader intérieur. dans la durée, avec d'autres qui sont dans les mêmes situations que toi. D'autres dirigeants, cadres dirigeants, entrepreneurs ou managers ou parfois juste des personnes qui ont envie de faire bouger les choses. Donc rendez-vous directement sur reset-yourmind.com où tu peux prendre rendez-vous avec moi si tu souhaites pour en discuter. Si tu as envie de nous rejoindre, il est encore temps. Et quoi qu'il arrive, écoute-toi parce que tu es la personne que tu écoutes le plus. Et à chaque fois que tu entends une phrase qui te traverse, que tu n'oserais même pas dire à audoir, essaye de la reformer. Ou tout simplement de la balayer d'un peu vers demain. Parfois, tu sais, il suffit d'oser d'un millimètre et ce millimètre crée le mouvement, crée le changement. Alors non, ce n'est pas simple tous les jours. Et oui, il y a des doutes. Mais oui, c'est possible. Et si cet épisode t'a plu, je t'invite à le partager autour de toi ou à le noter sur la plateforme de ton choix. C'est à travers ces petits gènes que l'on fait bouger les choses. A la semaine prochaine.