- Speaker #0
Bonjour à toutes et tous, je suis Stéphanie Pelleret-Delga. Vous écoutez le podcast Sois, Vie, Aime. Oser un leadership authentique et inspirant, au service de soi, des autres, de son écosystème et du vivant. Tous les mois, je reçois des dirigeantes, dirigeants, experts, expertes. entrepreneurs, entrepreneuses qui ont fait ce chemin entre vulnérabilité et puissance, qui ouvrent leur cœur et partagent leurs expériences professionnelles et plus personnelles. Par leur parcours et personnalité, ils, elles, sèment des graines sources d'inspiration. Et vous, quelles graines avez-vous envie de semer ? Quel leadership souhaitez-vous incarner ? À mon micro ! Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'accueillir Amélie Garcin. Bonjour Amélie.
- Speaker #1
Bonjour Stéphanie, bonjour tout le monde.
- Speaker #0
Merci d'avoir accepté mon invitation. On enregistre aujourd'hui cet épisode dans mon salon, transformé en studio pour l'occasion, après une petite balade en forêt. Chère Amélie, on ne se connaissait pas jusqu'à tout à l'heure. J'ai été très touchée par un de tes posts LinkedIn où j'ai découvert une personne passionnée. Par le lien humain et les rencontres authentiques, j'ai ressenti ton enthousiasme et ton authenticité à travers tes partages d'expériences, comme par exemple étaler une corde à linge pour un stand d'écoute gratuit, avec les 50 cartes Oser les rencontres authentiques. Voilà ton métier, provoquer les belles rencontres et cultiver les bonnes relations. Grâce à tes talents de graphiste et illustratrice, ta curiosité, ton audace certainement, Tu as conçu et illustré ce jeu composé de 50 cartes avec des questions pour oser les rencontres authentiques. Tu proposes aussi des conférences expérientielles autour de la rencontre. Les rencontres sont pour toi un très beau voyage. Tu rêves d'un monde plus connecté, à toi, aux autres, enrichi par nos différences. Est-ce que tu serais d'accord, Amélie, pour nous partager un peu plus de ton parcours et ce qui t'a amené à déployer tes talents ? pour favoriser justement ce lien à soi et à l'autre de façon authentique.
- Speaker #1
Mais oui, moi j'aime bien commencer par redire la date du jour. On est le 2 février 2026, ce qui me permet, moi, d'évoluer et de me dire ce que je dis aujourd'hui, c'est aujourd'hui. Et puis je pourrais changer après.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui a fait que finalement tu es tisseuse de liens dans la vie ?
- Speaker #1
Probablement que je l'ai toujours été. Ce qui a... provoqué ça, c'est la création de ce jeu de cartes, Oser les rencontres authentiques. Moi, j'étais illustratrice et puis suite à une formation très introspective qui s'appelait la quête entrepreneuriale, je me suis rendue compte que ce qui me procurait de la joie, c'était les rencontres. Et donc, j'avais une équation à résoudre. Je suis illustratrice, graphiste et j'aime les rencontres. Qu'est-ce que je fais avec ces deux entités-là ? Et donc, j'ai créé ces cartes, Oser les rencontres authentiques. Donc, c'est venu au début d'une introspection. Voilà. Et puis ensuite, qu'est-ce qui s'est passé ? Je bafouille, ça y est.
- Speaker #0
Mais tu as bien le droit de bafouiller. Moi, ce que j'ai compris, du coup, c'est que finalement, suite à ce stage assez introspectif, tu étais dotée de, à la fois, tes talents d'illustratrice, de graphiste, et tu sentais bien que tu avais un super pouvoir aussi à l'endroit de la relation.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
et du coup c'est c'est Moi, j'aime bien savoir un peu, ça s'est passé comment ? Un matin, suite à cette prise de conscience, tu t'es dit, non, je te vois mieux. Non,
- Speaker #1
je te fais nom de la tête. Non, en fait, à la fin de cette formation, on devait faire un engagement public devant tout le monde. Et moi, je me suis engagée à aller vers ma joie. Parce qu'à ce moment-là, je n'allais pas hyper bien, je n'avais plus trop d'énergie. Et puis, peut-être que je m'ennuyais un peu, je ne m'en rendais pas compte parce que j'aimais mon boulot. et c'est un boulot que je fais à la maison pour être... pour m'occuper de mes quatre enfants. Donc, pour moi, j'étais à ma bonne place. Donc, je me rends compte que ma joie, c'est les rencontres. Et je me dis que je n'en déborde pas en ce moment de joie. Donc, l'engagement public que je fais, c'est d'aller vers ma joie. Donc, je me donne le challenge de rencontrer dix personnes inspirantes que je ne connais pas. Et je rencontre des gens un peu au hasard, que je trouve autour de moi, comme toi. Tu vois, des gens inspirants comme toi dans ton podcast. Sauf que moi, ce n'est pas pour un podcast. Et puis à chaque fois, je partage avec mes copines. J'ai eu une discussion géniale avec telle et telle personne. Et puis mes copines me disent, mais Amélie, il n'y a que toi pour faire ça. Oser rencontrer des gens, puis avoir directement des discussions profondes. Alors je me dis, non, ce n'est pas vrai, il n'y a pas que moi. Mais peut-être que j'ai quelque chose que les autres n'ont pas. Et puis à l'époque, je me fais aussi accompagner par un coach qui s'appelle Kylian Talin, qui me dit, Amélie... Si je te donne un micro, tu fais quoi ? Tu fais un podcast ? Je dis non, pas un podcast parce que je suis encore toute seule chez moi derrière mon écran. Et donc, je me dis tiens, je vois une conférence, pourquoi pas ? Donc, je dessine une conférence sur comment se rencontrer, comment aller vers les autres, comment oser la vulnérabilité, l'empathie. Et puis, je me dis, pendant cette conférence, ce serait bien quand même que les gens goûtent à l'expérience de rencontrer quelqu'un qu'on ne connaît pas et avoir des discussions sincères, parler en cœur à cœur. Donc, je dessine une dizaine de cartes et je mets les gens en binôme en disant, voilà, vous ne vous connaissez pas, mais vous allez répondre. à qu'est-ce qui vous procure de la joie, quel est votre défi du moment, quelle est la meilleure décision que vous ayez prise, etc. Et puis, on me dit, ah, c'est génial, il faudrait les éditer, etc. Je les auto-édite en faisant une campagne Ulule qui a super bien marché. D'ailleurs, en 24 heures, j'ai atteint mes 100% uniquement par mes propres relations. Et puis après, j'ai été bien embêtée parce que moi, je suis en soi une artiste, enfin, quelqu'un qui aime la vie et les autres, mais je ne suis pas une commerciale. Et donc, j'ai beaucoup réfléchi avec mon coach en me disant, j'ai envie de les vendre, j'ai envie de les faire connaître le plus loin possible, mais je n'aime pas vendre. Alors, ma question, c'était comment vendre sans vendre ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est comme ça que je me suis mise à faire des actions remarquables, driveées par ce qui, moi, me fait pétiller, c'est l'amusement. Voilà.
- Speaker #0
Merci, merci. En plus, j'avais quand même un peu fouillé, j'avais caché, je n'avais pas tout vu.
- Speaker #1
J'en garde un peu sous le coude.
- Speaker #0
Merci. Donc, en fait, un engagement à la base d'avoir rendez-vous avec ta joie. Et cette joie-là, justement, c'est le lien. Et du coup, tu es au rendez-vous de ton engagement et tu rencontres une dizaine de personnes. Tu parles de ces rencontres et puis on te dit, mais il n'y a que toi pour faire... de faire des rencontres comme celle-là, tu devrais en faire quelque chose. Et puis, t'en parles avec ton coach. Et puis, finalement, tu décides une conférence pour laquelle tu dessines déjà une dizaine de cartes. Et de là, des retours de personnes extrêmement, j'entends, contentes. Et puis, toi, un pétillement de dingue.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
Et du coup, de là, c'est comment transformer ce que j'ai créé, moi, en tant qu'artiste pour pouvoir aussi en faire un business model. Et là, tu te dis, pour ça, il faut qu'il y ait de l'amusement.
- Speaker #1
Et en fait, tu sais, pendant cette première conférence, il y a une de mes cartes qui dit « Quand vous êtes-vous sentie vraiment à votre place ? » Moi, j'ai eu vraiment cette sensation. Et pourtant, Dieu sait si j'avais peur, parce qu'il y a toujours ce syndrome de l'imposteur. Mais qui je suis, moi, pour donner une conférence ? Je n'ai jamais parlé en public. Je suis une pauvre petite graphiste-illustratrice derrière mon ordi. qui je suis. Une grande illustratrice graphique, bien sûr. 1m54, s'il vous plaît. Grande si on veut. Mais oui, tu as toujours cette peur de qui je suis moi pour faire ça. Et cette peur-là, elle me poursuit dans tout ce que je fais.
- Speaker #0
Et comment tu l'apprivoises alors, cette peur ?
- Speaker #1
En fait, le truc, c'est que je me suis rendue compte qu'à chaque fois que je la dépasse et que j'y vais, il se passe des choses géniales. Et quand je suis bien avec moi, à ma bonne place, et que j'écoute ce qui, moi, me fait vibrer, m'amuse, me plaît, me donne de la joie, eh bien, ça résonne vachement et de plus en plus loin. Donc voilà, moi, je dis souvent que les guerres dans le monde, toute la merde qu'il y a en ce moment autour de nous, je n'y peux rien. Mais par contre, le bien que je peux faire autour de moi et le plus largement possible, là, j'ai un rôle à jouer.
- Speaker #0
Merci. Et merci d'avoir ce courage de sortir de ta zone de confort pour justement donner vie à ce rôle que tu as à jouer, en permettant des espaces de pétillement comme toi tu les vis quand tu es dans ton flot. Et alors, si on revient un peu, j'ai un peu de curiosité. Ce pétillement par rapport à l'autre, et tu parles aussi de rencontre à soi, parce que les deux sont liés. Quand tu étais petite, la petite Amélie dans la cour de récré, tu étais plutôt… observatrice ou déjà créatrice de liens ?
- Speaker #1
Non, moi, dans la cour de récré, je n'ai pas de super souvenirs de créatrice de liens. Je crois que j'étais peut-être un petit peu en retrait, peut-être en observation. Je n'avais pas encore sorti la Amélie d'aujourd'hui, tu vois ? Je n'ai pas de super souvenirs, peut-être un peu au collège, mais au primaire, pas tant. Peut-être que j'étais dans un environnement qui ne me le permettait pas non plus. Mais voilà, ça n'a pas toujours été.
- Speaker #0
Est-ce que tu penses que... Aussi, aujourd'hui, c'est autant présent parce qu'il y a quelque chose qui aurait... En fait, tu disais que j'étais plutôt observatrice. Peut-être que l'environnement ne le permettait pas. Est-ce que tu penses qu'il y a quelque chose en toi qui aurait aimé être déjà dans ces liens authentiques ?
- Speaker #1
Alors, en fait, je vais quand même mettre un petit bémol là-dessus. C'est que là, je me remémore la Amélie dans une cour de récré. Mais dans ma famille, là... toujours aimé créer des belles relations, qu'il y ait un environnement sympa autour de moi. J'ai toujours aimé soit me faire remarquer en faisant la petite mariole, soit que les gens se parlent.
- Speaker #0
Donc, ça a toujours été là, même si ce n'était pas exprimé dans tous les environnements.
- Speaker #1
Voilà, exactement.
- Speaker #0
Et par rapport à ces fameuses rencontres, est-ce que tu aurais le souvenir, toi, d'une rencontre ? qui a marqué ou même changé ta vie, qui a créé un peu une bascule intérieure ?
- Speaker #1
Oui, la rencontre avec Kylian Thalin, qui a été mon accompagnateur pendant une année, puis encore toute une année, et qui m'a aidée vraiment à... Enfin, lui et puis d'autres, parce que j'étais accompagnée par d'autres personnes. En fait, c'est tout un entourage. J'aime m'entourer de gens et je sens quand les personnes vont m'aider à me révéler. vont m'aider à sortir le meilleur de moi-même, etc. Donc, il y a eu Kylian qui m'a beaucoup aidée à trouver mon chemin, ma route d'entrepreneuse et qui n'aime pas les recettes toutes faites d'entrepreneuriat, qui dit qu'en gros, on a tous notre chemin. Et si moi, ce qui me fait... En fait, c'est ce que j'ai dit tout à l'heure, ce qui me fait pétiller à l'intérieur, ça va avoir des éclats. Et donc, si aujourd'hui, j'ai vendu presque 3000 jeux sans pub, sans newsletter, sans diffuseur, sans distributeur, tout est dans mon garage. C'est simplement parce que j'expérimente, j'analyse, je partage. J'expérimente plus grand, j'analyse, je partage. Et que je me nourris de tout ce que j'entends des gens que je rencontre.
- Speaker #0
Tu incarnes ta pleine authenticité. aussi, j'entends. Et alors justement, moi, ce qui me touche aussi beaucoup, c'est quand tu dis au départ, je fais un stage à cette période-là, finalement, je ne me rends pas trop compte, mais la joie n'est pas si souvent là. Et de là, finalement, je fais une promesse, ce qu'on se disait tout à l'heure. Et donc, j'ai l'impression qu'il y a un peu un parallèle entre accepter une certaine forme de, peut-être, vulnérabilité pour se déployer, se révéler. dans tes talents, tes super pouvoirs. Est-ce que tu fais une relation, un lien entre la vulnérabilité et la puissance ?
- Speaker #1
Oui, je ne sais pas si je vais réussir à l'expliquer. En tout cas, si moi je me connecte à mes fragilités, à mes failles, à mes faiblesses, ça me donne la possibilité de comprendre les failles, les faiblesses, les tristesses, les souffrances de tout le monde. Tu vois, ça me donne une empathie naturelle. Et en fait, ça me donne... une puissance humaine, parce qu'en fait, on est tous fragiles. Et moi, ce que j'aime, c'est voir ce qu'il y a sous la carapace, ce qu'il y a derrière tes lunettes, derrière nos apparences. Et à l'intérieur, on a tous ces moments où on n'est pas fiers de soi, ces moments où on a peur, où on doute. Et je trouve, oui, que quand on va voir cette fragilité-là, en tout cas, moi, je me sens forte de cette entièreté. Je ne me sens pas forte de tout ce que je fais, d'un peu atypique. Je me sens forte de ce que je suis.
- Speaker #0
Tu te sens forte de ce que tu es. Waouh ! Merci pour ce message et de ton entièreté, tu disais. Et qui passe aussi par l'acceptation. Dans ce que j'entends, qui fait aussi l'humanité et peut-être le relief intérieur de quelque chose qui ne soit pas que lisse et qui puisse avoir créé peut-être les petits suppléments d'âme. Et tu dis, c'est ça que je trouve beau. Et c'est ça qui me permet aussi d'être en lien, j'entends.
- Speaker #1
Oui, exactement.
- Speaker #0
La société, elle ne serait pas pareille si tout le monde pensait comme ça.
- Speaker #1
Peut-être. Oui, je pense que la société, si elle acceptait toutes nos différences, si elle acceptait nos fragilités, oui, je pense qu'elle serait peut-être un peu plus belle.
- Speaker #0
Merci d'y contribuer, à ça, à inviter les uns, les autres à se parler depuis un espace qui soit sécure. Tu donnes des indications d'ailleurs pour ça dans ton livret. On va pouvoir en parler et d'avoir la curiosité de l'autre dans toutes ces différences. Merci d'inviter à ça. Alors, tu invites à quoi justement ? Parce que je trouve que c'est intéressant de le nommer ici pour nos auditrices et nos auditeurs. Je crois que tu invites, je reprends les termes que tu nommes dans ton livret, à la liberté et à l'écoute. Tu veux nous en dire un tout petit peu plus ?
- Speaker #1
Ça, c'est les règles que je donne quand je fais une animation en entreprise, dans les collèges, dans la rue, quand je fais participer les gens à mes cartes, quand je fais un stand d'écoute gratuit à Châtelet-Léal. Je dis qu'il y a deux règles. La liberté, c'est-à-dire que vous avez droit à tous les jokers que vous voulez et surtout, vous avez le droit à ne pas répondre. Et vous avez le droit à répondre dans le degré de profondeur que vous voulez. En fait, on ne peut pas, et ce n'est pas une bonne chose, d'être toujours authentique. Je suis authentique avec toi parce que je sens de l'écoute et parce que je sens de la bienveillance. Et je fais le cadeau de cette authenticité à tous ceux qui m'écoutent. Je ne sais pas s'ils sont bienveillants ou pas, mais voilà. Il faut écouter ce qu'on... Donc la liberté, c'est quelque chose de fondamental pour l'expression de soi. Et l'écoute, c'est parce qu'il y a une bonne écoute. que je vais me livrer. Donc l'écoute, ça s'apprend et c'est quelque chose que j'aime beaucoup apprendre.
- Speaker #0
Merci. Et je crois que tu nommes aussi du coup la liberté de pouvoir, comme tu viens de le dire là, ne pas répondre, si tu peux ne pas répondre. Et puis dans l'écoute, ce que j'aime bien, c'est que tu nommes aussi le fait qu'écouter, c'est aussi pouvoir ne pas être d'accord. On a le droit d'être d'accord ou pas d'accord. Mais c'est surtout reconnaître l'autre. dans ce qu'il vit. D'aller un petit peu sur son côté de la montagne.
- Speaker #1
Exactement. En fait, je me suis fait cette réflexion récemment. Je rencontre encore beaucoup de personnes parce que ça me nourrit.
- Speaker #0
Pardon.
- Speaker #1
Je rencontre beaucoup de personnes qui m'inspirent et certaines personnes, je ne les rejoins pas du tout. Il y a des choses qui m'inspirent, certaines choses qui m'inspirent chez elles, d'autres absolument pas. Je n'ai absolument pas envie d'aller dans cet endroit-là. dans un endroit de... Je ne sais pas, moi je suis chrétienne, donc il y a quelque chose, quelques trucs qui me dérangent un peu dans le sacré. Voilà. Tu veux dire,
- Speaker #0
par exemple, des rendez-vous autour de la spiritualité ?
- Speaker #1
Ou le chamanisme, tout ça. Je ne suis pas à l'aise avec ça. Malgré tout, quand une personne me parle de ça, ou d'énergie, etc., je suis très intéressée. Mais je mets bien mes pieds au sol, je m'ancre dans... ce qui fait que moi, je suis moi et j'écoute avec intérêt, ça ne veut pas dire que je suis d'accord. Ça veut dire que je reconnais ce que tu es en train de vivre. Je reconnais que toi, c'est ça qui t'habite, ça qui te fait vivre. Moi,
- Speaker #0
je ne sais pas parler de ça maintenant. Non, mais ça aurait pu.
- Speaker #1
Pas toi. Et la personne qui m'a parlé de ça était absolument géniale et inspirante. Mais là, je ne l'ai pas rejoint. Et ça ne veut pas dire que je ne l'écoutais pas.
- Speaker #0
Et donc, c'est ta curiosité, en fait, et ton non-jugement à cet endroit-là. qui est au service de cette écoute et de cette pleine écoute du cœur, en quelque sorte. Qu'on appelle aussi écoute active, écoute du cœur. Du coup, moi, j'ai bien envie de te proposer de tirer une petite carte.
- Speaker #1
Si tu veux. Si tu veux.
- Speaker #0
Trop bien. Alors, il y a deux tas. Il y a un tas, puisqu'on a parlé d'authenticité, où j'ai sélectionné quelques questions. Tu es OK pour tirer une carte dans ce tas-là ?
- Speaker #1
Allez, je suis OK.
- Speaker #0
Mais il y en a au moins une vingtaine. Vous n'êtes pas couchés,
- Speaker #1
les gens.
- Speaker #0
Je te propose d'en tirer trois.
- Speaker #1
Allez, hop. Un, deux, trois. Suspense. Je les retourne les trois ou une à la fois ?
- Speaker #0
Oui, tu peux retourner les trois. Et dire à la... Tu peux les retourner les trois et je vais dire à laquelle tu souhaites répondre en premier.
- Speaker #1
Allez, si vous aviez le droit de revivre au moins un moment de votre vie, lequel choisissez-vous ? Eh bien, moi, je choisis les 50 ans de mariage de mes parents, parce que pour moi, c'était un petit goût d'éternité. Tu vois, j'avais organisé un orchestre avec des bidons, on tapait dessus, tous les neveux nièces avaient fait de la musique avec ce qu'ils savaient faire. Donc, c'était une grosse cacophonie, c'était vraiment pas... les mélomanes n'allaient pas aimer ça, mais il y avait juste la joie d'être ensemble. Et puis... On avait aussi préparé des merci à dire à nos parents. Et j'aime bien l'idée de se parler tant qu'on est vivant. Voilà, c'est quelque chose qui me touche beaucoup parce que moi, j'ai perdu mon frère qui avait 19 ans quand j'en avais 22. Donc, j'ai accidentellement, j'ai mesuré la... richesse de la vie. Et donc, dans tout ce que je fais, il y a se rencontrer soi-même et les autres, et il y a aussi nous sentir vivants, profiter de la vie et dire, tant qu'on est là, merci, pardon, s'il te plaît, je t'aime, etc. Et donc, ce moment-là, je le reviserai bien, parce que c'était vraiment chouette.
- Speaker #0
Wow ! Je vois de l'émotion, et moi, en tout cas, ça me touche. Merci pour ton partage dédié au... au sacré de l'existence du vivant et de rendre hommage aussi.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et peut-être d'oser dire je t'aime.
- Speaker #1
Mais oui, mais oui. Et pardon. Et je n'ai pas tout aimé de l'éducation que vous m'avez donnée, mais ça, voilà, on peut aussi le faire avec humour. On s'était marré pendant ce discours-là, mais voilà, c'est... Oui, s'exprimer.
- Speaker #0
Et ça me fait penser à Ho'oponopono. Je suis désolée. Pardon, je t'aime. Merci.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Bon. Je dis ça, mais peu.
- Speaker #1
Je ne connais pas, mais tu vois, c'est aussi une prière chez les catholiques, chez les chrétiens. C'est une manière de prier. Moi, quand je prie, je dis bonjour, s'il te plaît, merci, pardon. Ça tient sur les cinq doigts de la main. C'est très simple.
- Speaker #0
Eh bien, Ho'oponopono, je ne suis pas assez calée pour le présenter là aux auditeurs et auditrices, mais c'est une prière. Et chouette de voir qu'il y a aussi dans différentes, qu'il y a des choses qui se ressemblent. en termes de rituels ou de pratiques de prière, dans une culture ou dans une autre. C'est sûr. Je trouve ça assez beau, parce que j'ai l'impression que le principe d'altérité, il est au cœur aussi de ce que tu permets, ce à quoi tu invites, le respect de l'altérité par rapport à tes cartes. Et du coup, je trouve ça assez chouette, cette petite synchronicité de parler de prières qui se ressemblent soit dans une prière catholique, soit issues de ce principe. Ho'oponopono.
- Speaker #1
Et ce que je voudrais ajouter, c'est que tu vois, ces 50 questions, je les ai créées au début sans me poser de questions. Je les ai créées en écoutant ce qui venait, les questions que j'aime poser aux gens.
- Speaker #0
Ton intuition.
- Speaker #1
Oui, mon intuition. Il se trouve qu'elles sont universelles. C'est-à-dire qu'elles sont utilisées dans les familles, dans les collèges, dans les prisons, dans les entreprises, par les coachs, etc. Ce qui veut dire qu'au final, on est... tous pareils. On a tous, tu vois, l'humanité, si tu poses ces questions, je vais me retrouver avec quelqu'un qui est complètement opposé à moi, si je l'écoute vraiment. Et je trouve ça beau de se dire qu'au final, on a de quoi bien s'entendre, on a de quoi vivre ensemble facilement.
- Speaker #0
Se relier au-delà des différences, en fait, dans son humanité.
- Speaker #1
Et tu vois, il y a une question dans mes cartes. Qu'est-ce qui vous fait peur ? Moi, si je réponds aujourd'hui, je crois que ce qui me fait peur, c'est la haine. La haine qu'on aurait les uns envers les autres. Et pourquoi on aurait de la haine ? Parce qu'on n'a pas pris le temps de se rencontrer.
- Speaker #0
J'ai l'impression aussi parce que la peur fait naître des polarités.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et que ces polarités, elles sont entretenues par la peur. Oui.
- Speaker #1
Et si tu fais se mêler des mondes qui ne se connaissent pas, si tu offres un moment de fraternité... Il y a une association que j'aime beaucoup qui s'appelle La Fabrique du Nous, qui œuvre pour la fraternité et on va probablement travailler ensemble. La fraternité, c'est d'ailleurs ce mot-là. Il est républicain, il est catholique et puis il est familial. Il est magnifique ce mot. En fait, si on œuvre pour plus de fraternité, on va plus les uns vers les autres. Et puis, on est différents et on se respecte. Et pour moi, c'est possible.
- Speaker #0
Merci de ce message qui, pour moi, est peut-être un des préalables à la paix, effectivement. Et ça me fait penser, ça me fait plaisir de te le partager ici, justement, puisqu'on parle de différents horizons. Chez les bouddhistes, Tishnathan, le village des pruniers, une des choses qu'ils partagent, c'est si j'avais dû choisir entre la fraternité et le bouddhisme, j'aurais choisi la fraternité. Je trouve ça vraiment très, très beau. Et ça me fait penser à un autre mot. Du coup, c'est l'adélphité.
- Speaker #1
Tu m'en apprends aujourd'hui.
- Speaker #0
Je l'ai appris il n'y a pas très longtemps.
- Speaker #1
Entre bonobobos, c'est le terme.
- Speaker #0
Mais tu m'en apprends plein aussi. Et l'adélphité, c'est un mot que je trouve assez sympa parce qu'il n'est pas genré. Donc, il représente la fraternité et la sororité.
- Speaker #1
Oui, d'accord. Oui, très bien.
- Speaker #0
Tu dis que tu continues à faire des rencontres inspirantes. C'est quoi que tu apprends encore sur toi à travers chaque rencontre ?
- Speaker #1
Bonne question. Moi, je crois que ce que je préfère dans la vie, c'est laisser une part de mystère, d'inconnu. Et souvent, quand je rencontre quelqu'un, je n'attends rien. Quelquefois, on me dit, tu fais du réseau. En fait, je ne fais pas du réseau, je m'intéresse à l'autre. Et à chaque fois que je grandis, je ne sais pas ce que je cherche. En tout cas, je sais ce que je trouve après chaque rencontre. Je me suis peut-être posé des questions pas mal sur ma foi. J'ai essayé de la rendre plus adulte, plus volontaire. Et quand je rencontre une personne qui est chamane, ça me conforte finalement. Je me dis, ah bah oui, je n'ai pas envie d'aller vers là finalement. peut-être que ma foi c'est un peu Elle est bonne. Tu vois, ça me redéfinit. Je m'ouvre à plein d'autres choses et je me recentre sur ce qui est important pour moi.
- Speaker #0
À travers l'autre, tu sais aussi ce que tu as envie de choisir.
- Speaker #1
Oui, complètement. Et puis, ça me donne de l'élan aussi. Quand je vois quelqu'un qui réalise plein de trucs, je me dis, tiens, il l'a fait. Oui, pourquoi pas ? Ça me fait... Ça me fait emprunter des chemins insoupçonnés.
- Speaker #0
Ça t'inspire ? Oui. Et j'ai l'impression, quand tu dis, parce que je sais qu'il y a un sujet qui t'est cher, c'est l'audace. Et quand tu dis, ah bah ouais, je peux y aller. J'ai envie justement qu'on puisse nommer un peu l'audace ici. Comment tu inviterais les uns et les autres à plus d'audace ? Quel conseil t'aimerais donner ?
- Speaker #1
Ah ouais, c'est une très bonne question. Eh bien, qu'est-ce qui, pour vous, a de l'importance ? Vous imaginez... le réaliser et vous sentir fier de vous et qui vous fait peur. Et ce n'est pas forcément des immenses choses. Ça peut être une petite chose. Ça peut être dire non à quelqu'un qui vous emmerde. Ça peut être aller sonner chez votre voisin. Voilà, parce que vous avez regardé encore à nouveau Desperate Housewife et vous vous êtes dit « Ah ouais, c'est quand même sympa d'amener des cookies chez son voisin. » Voilà, ça peut être un truc comme ça. Ça peut être... organiser un événement. Ça peut être n'importe quoi et ça peut être des toutes petites choses. Mais ça vous rend vivant, ça vous fait un peu peur et quand vous l'avez terminé, vous imaginez que vous serez fiers de vous.
- Speaker #0
Donc c'est aller à l'endroit de ce qui pétille à l'intérieur, si on reprend un petit peu ton histoire.
- Speaker #1
Et qui fait flipper.
- Speaker #0
Et qui fait flipper. Et de commencer du coup par le premier petit pas, en quelque sorte. Mais oui,
- Speaker #1
mais oui. En fait, le marathonien, il n'arrive pas direct au bout des 40 kilomètres. Il en a chié un peu tous les jours, tu vois. Il en a bavé et il a commencé par sortir de chez lui et faire un kilomètre. Donc, quelle est la toute petite chose, tu vois ? Dans une carte que j'ai créée, il y a, si vous ajoutiez un peu d'audace à une de vos prochaines actions, ce n'est pas beaucoup, ce n'est pas un truc énorme. Moi, je n'ai pas commencé en faisant une visio avec 500 inconnus.
- Speaker #0
Alors, on va en parler justement. Oui,
- Speaker #1
je n'ai pas commencé comme ça.
- Speaker #0
Mais tu as quand même été.
- Speaker #1
J'y suis allée, mais pas du premier coup. Tu vois, la première fois, maintenant, quand je vais dans la rue et que j'écoute les gens, je suis suivie par une radio, par une radio RZN. Ça n'a pas été le cas. Au début, je ne l'ai fait que pour moi. Je n'ai pas filmé les gens. Et moi, j'ai encore beaucoup de peur là-dessus. Tu vois, j'ai encore... Attends, excuse-moi, je fais une digression.
- Speaker #0
Mais vas-y, bienvenue aux digressions.
- Speaker #1
Voilà. Moi, j'ai eu d'abord très, très, hyper peur d'être connue.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Voilà. Et ensuite...
- Speaker #0
C'est quoi le risque à être connue pour toi ? Est-ce que tu savais ce qui faisait que tu avais peur de ça ?
- Speaker #1
Plus être humble.
- Speaker #0
Tu avais peur de perdre en humilité ?
- Speaker #1
J'avais peur de perdre en humilité. J'avais peur d'avoir un égo surdimensionné. Voilà, ça, c'était ma plus grande crainte.
- Speaker #0
Bon, et ce n'est pas le cas.
- Speaker #1
Je n'espère pas.
- Speaker #0
En tout cas, moi, je n'ai pas l'impression.
- Speaker #1
Du coup, je ne sais même plus où on en était.
- Speaker #0
Il n'y a pas de problème. On parlait de la conférence. Et tu disais, je ne suis pas allée d'un coup à cette conférence. Oui, voilà. Je suis allée par petits pas. et au départ, donc tu me disais, excuse-moi je t'ai coupé du coup, au départ moi j'avais peur d'être connue, ah oui pardon, et tu partageais que t'avais commencé par aller proposer des animations et qu'au départ t'étais pas suivie non voilà,
- Speaker #1
j'étais pas suivie par des radios et j'osais même pas le partager ces moments, j'osais pas parce que j'osais pas filmer les gens parce que moi comme je déteste d'être filmée je détestais à l'époque être filmée ou me montrer, et ben je me disais que les gens c'était pareil, en fait c'est pas vrai et plus ça va plus je me rends compte que les réponses des uns à mes questions font réfléchir les autres. Donc finalement, ce serait égoïste de ma part de ne pas partager.
- Speaker #0
tout ce que je vis et que j'expérimente. Voilà.
- Speaker #1
Et merci de partager. Donc, au départ, il y avait des peurs, comme celle d'être connue, de perdre ton humilité. Moi, ce qui me venait, mais peut-être à tort, je ne sais pas, est-ce que tu avais peur du jugement ou pas ?
- Speaker #0
Oui, oui. Et puis, tu sais, quand tu t'exposes sur les réseaux, tu as peur du jugement de tous les gens que tu ne connais pas. Mais en fait, tu as surtout peur du jugement des gens que tu connais. t'as surtout peur d'être euh vu comme celle qui fait différemment. En fait, dans ta famille, dans tes amis, tu es dans une case, tu vois. Et cette case-là, c'est hyper dur d'en sortir. Donc, ah ouais, Amélie, toi, tu fais des vidéos dans la rue, mais enfin, tu étais graphiste, illustratrice. Donc, sortir d'un environnement, c'est très difficile. Et donc, j'avais peur du jugement de ma famille, de mes amis.
- Speaker #1
Et ce qui t'a aidée à dépasser ça, c'est d'aller chercher ce pétillement. avec lequel tu t'es projetée d'avoir envie, en commençant donc par des premiers petits pas.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et qu'est-ce qui a fait qu'à un moment donné... Ah oui, parce que, pardon, tu me dis... Bon, et en même temps, un jour, j'ai compris que finalement, déjà, tout le monde n'avait pas le même rapport que moi à la caméra, et qu'il y a des gens que ça ne dérangeait pas d'être filmé. Et puis en plus, je trouvais ça hyper enrichissant de partager les réponses des uns et des autres, parce que c'est inspirant. Et donc ça, ça t'a donné une autorisation d'être au service de quelque chose de plus grand ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est venu t'aider à nourrir cette audace ?
- Speaker #0
Oui, mais surtout, et surtout, moi j'aime bien, tu vois, je vis ma vie, je ne me pose pas de questions, je veux marrer avec mes copines, je veux marrer avec mes enfants, et de temps en temps, je fais des petits bons dans l'introspection. Et là, j'ai fait un petit bon, un grand bon, avec une séminaire qui s'appelait « Incarner votre voix pour transformer le monde » . Et là, je suis allée visiter ma... peur, mais elle a regardé les droits, les yeux dans les yeux. Qu'est-ce qu'elle veut dire, cette peur d'être connue, etc. Donc, j'ai évité ma peur, j'ai laissé couler des torrents de larmes qui avaient besoin de couler. Et puis, voilà, je suis aussi allée voir ma tristesse, etc. Et en fait, c'est toujours cette introspection qui me dit, ok, cette peur, en fait, je ne sais pas trop comment définir ce qu'elle voulait dire, mais elle peut peut-être vouloir dire qu'il y a quelque chose de plus grand qui t'attend. Et ça, ça fait peur. En fait, ça fait peur parce que depuis le début de cette aventure, il y a quelque chose qui me dépasse, qui est plus grand que moi, que je ne maîtrise pas. Voilà.
- Speaker #1
Et merci là aussi d'inviter à ne pas se laisser paralyser par justement ce qui peut être de l'ordre de la peur, peut-être pour d'autres de la colère, et de pouvoir rencontrer ces émotions. Et donc aussi le pouvoir de se rencontrer, soit au-delà de ce que peut-être... chacun, chacune peut avoir l'habitude de se raconter à propos de soi-même et j'entends que c'était un vrai rendez-vous avec soi-même et qu'une fois que la peur allait rencontrer, même si là tu dis je ne sais pas trop comment le définir, mais en tout cas il y avait une invitation à oser, oser justement être dans quelque chose de plus grand, oser ta puissance.
- Speaker #0
Oui, c'est sûr.
- Speaker #1
Et l'offrir au monde en fait, au service. Ce n'est pas pour... C'est un texte de Marianne Williamson qui nous invite à ne pas nous auto-censurer, pour inviter les uns et les autres à ne pas s'auto-censurer.
- Speaker #0
Tu me diras, il a l'air intéressant ce texte.
- Speaker #1
J'aimerais bien te le lire, ce texte, peut-être je vais te le lire. Et dans toute cette démarche d'ouverture à soi, donc à soi aussi, qu'est-ce qui se joue en moi, j'entends dans les peurs, qu'est-ce qui me donne de la joie ? Donc, c'est quoi en fait un peu mon fil rouge ? Qu'est-ce qui fait que je vais retourner un peu dans mon fil rouge ? Ton pétillement, le rapport à l'autre, en plus de tes talents d'illustratrice et de graphiste. Donc, tu rejoins un peu ton fil rouge et puis tu crées ce jeu. Au départ, tu avances un peu masqué parce qu'il ne faudrait quand même pas trop être connu. Donc, tu composes un peu avec tes peurs. Et puis finalement, chemin faisant, tu te rends compte que si tu dépasses ces peurs, tu peux être aussi au service de quelque chose de plus grand. Vous servez d'une société plus inclusive, plus tolérante. Et donc, d'inviter les uns les autres à cet esprit de curiosité, être en lien avec soi pour être encore mieux en lien avec l'autre, être inspiré. Pour moi, c'est quelque part un peu comme la base d'un leadership. Comment tu aurais envie de définir un leadership authentique ?
- Speaker #0
Déjà, pour moi, un leadership, c'est prendre sa place. et avoir de l'impact. Mais pour moi, avoir de l'impact... C'est intéressant si on a de l'impact pour le bien, pour le bon, pour quelque chose qui, en nous, résonne et trouve de l'intérêt.
- Speaker #1
Je trouve ça génial de nommer, prendre sa place au service aussi de l'impact pour quelque chose de beau et de bon. Et merci pour cette définition que je trouve effectivement... En fait, souvent, j'aime bien dire, c'est développer son pouvoir d'agir et donner du pouvoir d'agir aux autres. Et effectivement, pouvoir se poser la question au service de quoi j'ai envie d'être.
- Speaker #0
Et tu vois, pour moi, d'avoir dépassé cette peur de me montrer. Et de temps en temps, ça peut m'arriver quand j'écris un post LinkedIn, de dire je suis encore en train de me mettre en avant. Je parle de moi, Qu'est-ce que j'ai fait ? Moi, mon nombril, ma petite personne, machin. Quelquefois, j'ai même... Je me dis mais c'est bizarre. C'est bizarre de se mettre en avant comme ça. Et en même temps, quand je vois les commentaires de gens qui me disent à grâce à toi j'ai osé faire ça, grâce à toi... Donc si on revient à cette visio des 500 inconnus que j'ai organisée en décembre, mon objectif c'était d'apprendre, en fait toujours pareil, on est cantonné à une place dans notre entourage, dans notre famille, etc. Et en fait quand tu parles à un inconnu, c'est le moment où tu peux te dévoiler différemment, parce qu'il ne va pas te juger.
- Speaker #1
Il n'a pas d'attente. Il n'a pas d'attente, tu ne le reverras pas.
- Speaker #0
C'est ce qui se passe. Tout le monde dit, oh là là, pendant les voyages, on fait des rencontres géniales et on se livre à des gens qu'on ne reverra pas. Eh bien, ce moment-là où tu te livres à quelqu'un que tu ne reverras pas et sur des questions profondes, c'est ce moment où tu peux peut-être t'autoriser à être un peu plus celle que tu voudrais être. Et donc, pendant cette visio en décembre, mon objectif aussi, c'était... que les gens se parlent vrai pendant les fêtes de Noël. Toujours parce que je sais que la vie peut s'arrêter. Et que du coup, quand on se rencontre, on peut facilement passer un dîner avec des amis ou avec notre famille sans rien se dire. Et en fait, c'est comme ça, c'est le statu quo, c'est les choses qui sont faites comme ça. Et donc, il faut, ça peut paraître artificiel, ces cartes. Mais quand tu dépasses le côté artificiel, quand tu dépasses le fait de se dire à... D'habitude, ça ne se fait pas comme ça, mais on va le faire différemment. En fait, il se passe des choses, les gens se disent des choses, se vivent des choses. Et puis, quand on partage nos fragilités, on se sent plus proche. Et quand je reçois un nombre incalculable de gens qui me disent « Grâce à toi, j'ai parlé avec mon père. Grâce à toi, j'ai entendu mon père dire que sa difficulté, c'était d'être plus en lien avec sa sœur et que son rêve, ce serait de reparler avec sa sœur. Grâce à toi, des ados ont parlé avec leurs grands-parents. » et il y a eu des discussions intergénérationnelles pendant les dîners de Noël, je me dis que ça vaut bien le coup que je continue à dépasser cette peur de me montrer.
- Speaker #1
Je trouve qu'effectivement, ça vaut bien le coup que tu dépasses cette peur. Et peut-être qu'en fait, c'est juste une petite part de toi qui dit « Oh là là, oh là là, je parle encore de moi » . Et que cette part-là, elle parle sûrement de ton humilité. Mais elle n'est pas toi. Donc, la dépasser, c'est rendre service au monde, comme tu le dis. Et c'est vrai qu'on l'a abordé tout à l'heure, mais c'est quand même assez incroyable d'avoir comme ça réussi à réunir 500 personnes qui ne se connaissent pas.
- Speaker #0
Alors, il y avait 480 inscrits et dans la visio, on était 260, mais qui sont restés jusqu'au bout.
- Speaker #1
C'est extraordinaire.
- Speaker #0
C'est dingue.
- Speaker #1
C'est dingue. Et qui reste jusqu'au bout. Parce que je crois que c'était une expérience que tu offrais. Donc, une expérience de découverte aussi de ton jeu et d'un fait que tu as été à titre gracieux. Et des fois, les gens ne restent pas jusqu'au bout quand c'est à titre gracieux. Donc, un grand bravo. Et donc, moi, j'ai envie de te partager ce texte parce que tu disais dépasser ma peur. Donc, de Marianne Williamson qui a été reprise lors de l'investiture de Nelson Mandela. Notre peur la plus profonde. n'est pas que nous ne soyons pas à la hauteur. Notre peur la plus profonde est que nous soyons puissants au-delà de toute limite. C'est notre lumière et non nos ténèbres qui nous effraient le plus. Nous nous demandons, qui suis-je pour être brillant, magnifique, talentueux et fabuleux ? En fait, qui es-tu pour ne pas l'être ? Tu es un enfant de Dieu. Te restreindre et voir petit ne rend pas service au monde. Il n'y a rien de brillant. à se diminuer afin que les autres ne puissent pas se sentir menacés autour de toi. Nous sommes tous nés pour briller, comme des enfants le font. Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous. Elle n'est pas seulement chez certains d'entre nous, elle est en chacun de nous. Alors que nous laissons notre propre lumière briller inconsciemment, nous donnons aux autres la permission d'en faire de même. Alors que nous nous libérons de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres.
- Speaker #0
Eh bien, magnifique, magnifique. J'ai envie de te répondre avec un autre texte. C'est un discours de Roosevelt sur l'audace. Donc c'est un texte qui est affiché en face de mon bureau et qui m'aide à chaque fois que j'ai une action qui me fait peur et que j'ai peur du jugement des autres, je lis ce texte. Ce n'est pas la critique qui compte, ni celui qui montre du doigt l'homme qui a trébuché ou qui explique comment on aurait pu mieux faire. Tout le mérite revient à celui qui descend vraiment dans l'arène, dont le visage est couvert de sueur, de poussière et de sang, qui lutte vaillamment, qui se trompe, qui échoue encore et encore. car il n'y a pas d'effort sans échec, mais qui fait son maximum pour progresser, qui connaît de grands enthousiasmes, qui se consacre à une noble cause, qui au mieux connaîtra in fine le triomphe de l'accomplissement et qui au pire, s'il échoue, aura osé avec audace et saura que sa place n'a jamais été parmi les âmes froides et timorées qui ne connaissent ni la victoire ni l'échec.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
On se fait des cadeaux.
- Speaker #1
On se fait des cadeaux. Ça, c'est pas mal. Merci beaucoup.
- Speaker #0
Ça s'appelle L'homme dans l'arène.
- Speaker #1
L'homme dans l'arène. Merci beaucoup pour ce partage, Amélie. Dans ta vie aujourd'hui, pour toi, ça veut dire quoi aimer ?
- Speaker #0
Aimer. Alors, je vais me mettre dans ma vie de maman parce que c'est là que j'aime le plus souvent. Et dans ma vie d'épouse, dans ma vie de fille, dans ma vie d'amie. Et puis dans ma vie aussi de leader. Je vais oser le mot. Aimer, c'est prendre soin. Aimer, c'est être présent quand il faut et au bon moment, c'est-à-dire quand mes enfants rentrent de l'école, moi je peux être prise dans mes actions et j'essaye de prendre un moment pour être être avec eux. Aimer, c'est partager de la légèreté, c'est rire, c'est s'amuser, c'est vivre des expériences ensemble. Et puis aimer, c'est partager aussi ce qui est plus compliqué. C'est partager nos tristesses, nos colères, partager nos émotions. Aimer, c'est rêver ensemble. Aimer, ça peut être faire des projets ensemble. Quand j'aime quelqu'un, j'ai envie de vivre encore des choses intenses avec elle.
- Speaker #1
Les fameux pétillements.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Merci beaucoup. On arrive vers la fin de cette interview. Et j'ai envie de te proposer un petit voyage.
- Speaker #0
Allons-y.
- Speaker #1
T'es d'accord ?
- Speaker #0
Ouais, j'accroche ma ceinture.
- Speaker #1
T'accroches ta ceinture, tu peux fermer les yeux si tu veux. Et donc, nous décollons, nous voyageons vers 2040. Nous sommes en février 2040. Amélie, qu'est-ce qui fait battre ton cœur ?
- Speaker #0
La première chose, c'est mes proches. La première chose, c'est mon mari, mes enfants, mes parents, mes frères, mes amis. Voilà, ça. C'est la première chose et je le redis parce que c'est important et parce que quand on sent qu'on commence à avoir un peu d'impact, on peut facilement se perdre, je ne sais pas, dans le fait d'aider les gens, aider un maximum de gens, aider plus loin, plus fort encore. Et en fait, moi, je veux garder ma source. Donc ça, ça fait battre mon cœur. Et ce qui fait battre mon cœur aussi, c'est de voir combien j'ai. Aider un max de cœur à aimer mieux, à être plus acteur de leur vie, à se sentir plus vivant, à oser aller les uns vers les autres, à oser nos différences. Voilà ce qui fait battre mon cœur en 2040 avec mes cheveux blancs et mes rides.
- Speaker #1
Et puis, j'ai encore une toute dernière petite question. Si on a envie d'acheter tes cartes, Amélie, comment on fait ?
- Speaker #0
Alors, pour l'instant, tout est dans mon garage. Donc, vous allez sur mon site. www.osezlesrencontresauthentiques.com Le nom le plus court du monde est OSEZ avec ER. Et donc, je me ferai un plaisir de vous envoyer votre colis.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Amélie.
- Speaker #0
Merci, merci, merci. C'était super.
- Speaker #1
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