- Speaker #0
Bonjour à toutes et tous, je suis Stéphanie Pelleret-Delga. Vous écoutez le podcast Sois, Vis, Aime. Oser un leadership authentique et inspirant, au service de soi, des autres, de son écosystème et du vivant. Tous les mois, je reçois des dirigeantes, dirigeants, experts, expertes, entrepreneurs, entrepreneuses qui ont fait ce chemin entre vulnérabilité et puissance, qui ouvrent leur cœur et partagent leurs expériences professionnelles les plus personnelles. Par leur parcours et personnalité, ils, elles, sèment des graines sources d'inspiration. Et vous ? Quelles graines avez-vous envie de semer ? Quel leadership souhaitez-vous incarner ? À mon micro, aujourd'hui, j'ai le plaisir d'interviewer Charlotte Figared. Bonjour Charlotte. Bonjour Stéphanie. Merci d'avoir accepté mon invitation dans Sois, Vie, Aime. Je suis ravie d'avoir fait ce petit bout de balade en forêt avec toi à l'instant et on enregistre maintenant cette interview dans mon salon. Chère Charlotte, fille d'agriculteur, tu as grandi avec le goût du vrai, du bon. Du vivant. Tu es passionné par le bon qui fait du bien. Tu as construit ton parcours professionnel de Valrhona, le chocolat pour ceux et celles qui ne connaissent pas, à Café Joyeux entre stratégie, innovation et engagement. La gastronomie, le fil rouge de ton parcours, tu aimes créer du lien, du sens, du plaisir autour d'une bonne table et d'un bon verre. Alors, quand le chef Damien, cofondateur de 750g le site et 750g le restaurant, te parle de ses créations de boissons pour sortir des sodas industriels, tu sais que c'est plus qu'une idée, c'est le début de quelque chose. Vous sillonnez la France ensemble à la rencontre d'agriculteurs bio, de cueilleurs sauvages, d'artisans capables de cultiver des ingrédients bruts qui racontent la terre, le soleil, les saisons. Vous créez Naissance, une gamme de boissons bio sans bouteilles et sans chimie, des boissons artisanales à infuser. Tu dis que tu es une entremetteuse professionnelle autour du goût, du savoir-faire et du bon sens. Alors moi, ça me questionne un peu. C'est quoi une entremetteuse professionnelle autour du goût, du savoir-faire et du bon sens ?
- Speaker #1
C'est vrai que c'est une expression un peu rigolote, qui est d'ailleurs née à New York. Quand j'ai passé un an et demi à New York, j'ai suivi mon mari. qui allait créer et ouvrir une chocolaterie à New York. Et nous sommes arrivés juste avant le Covid, en février 2020. Bon sens du timing. Et en fait, pendant cette année et demie à New York, moi j'ai travaillé chez French Founders. J'ai rejoint ce réseau de dirigeants francophones dans le monde entier. Et j'accompagnais toute la communauté de New York en particulier et toute la communauté autour de la food dans le monde à échanger. autour de leur sujet de cœur. Et en fait, cette notion d'entremetteuse, elle est vraiment née à ce moment-là. Je crois qu'avant, je ne savais pas que j'aimais mettre les personnes en connexion et que ça faisait partie un petit peu de moi. J'ai toujours aimé, au travers de mon fil rouge de la gastronomie et mes différentes expériences, rencontrer, aller à la rencontre de l'autre. Comprendre ce qui l'animait, où en était la personne, quels étaient ses défis. Et c'est ce qui m'a animée d'ailleurs chez Valrhona. Mon métier à ce moment-là chez Valrhona était de comprendre la situation de la personne en face, quelle qu'elle soit, que ce soit un groupe comme le groupe Accor ou une association comme les Relais Château. Et en fait, effectivement, à ce moment-là, pour moi, faire du développement commercial ou créer ces deals grands comptes. C'était comprendre quelle était la problématique de l'autre et savoir de quelle manière on allait pouvoir apporter de la valeur. Et donc, à chaque fois, de manière personnalisée. Et ça, en fait, c'était en moi quand je suis arrivée à New York et que j'ai rejoint French Founders, cette communauté de dirigeants, d'entrepreneurs francophones dans le monde entier. Et là, moi, mon métier à ce moment-là, c'était de mettre en relation les membres de la communauté. en se disant, voilà, en comprenant quelle était la problématique de l'entrepreneur ou de l'investisseur et qu'elle serait dans notre réseau. la meilleure ressource possible pour y répondre. Et parfois, effectivement, on le sait tous, parfois on a un sujet qui nous trotte dans la tête, une problématique. Il suffit d'avoir la bonne personne en face de nous, qui va nous éclairer, qui va nous parler de son expérience dans un autre secteur ou une autre industrie. Et finalement, ça va nous donner des clés pour avancer sur notre sujet propre. Et donc, j'ai fait effectivement de l'entreprise professionnelle à ce moment-là et j'ai trouvé ça passionnant. Parce qu'on est créateurs de valeur. Ces connexions étaient vraiment au service d'une problématique de nos membres. Et on passe notre temps à écouter les problématiques de nos membres, de comprendre comment vraiment, derrière le premier niveau d'analyse, qu'est-ce qui se cache derrière. Et surtout, on va essayer d'apporter de la valeur. Créer une solution, apporter une solution, mais surtout créer de la valeur.
- Speaker #0
Donc du bon sens. du savoir-faire, de l'humain, des connexions. Je ressens aussi de l'intuition, peut-être, à savoir qui connectait à quel moment.
- Speaker #1
Oui, effectivement, parce que tout ça, pour le coup, ce n'est pas forcément très rationnel, mais c'est, à un moment donné, écouter ce qui résonne en soi et emmener la personne qui a cette problématique, en l'occurrence, et se dire, moi, je pense que c'est ça qui va faire avoir de la valeur pour toi. Et donc, je... Je te propose d'aller dans cette direction et là, c'est complètement s'écouter soi, écouter son intuition.
- Speaker #0
Merci. Valrhona, il y a le chocolat, il y a la mise en lien dans ton développement de business, d'écoute en fait, des besoins des uns des autres. Dans cette période à New York, il y a un lien peut-être aussi avec le goût ou pas nécessairement.
- Speaker #1
Alors, en fait, ça, je crois que c'est très personnel. Mais moi, je suis une passionnée de gastronomie, de la gastronomie même du quotidien. Des très bonnes pâtes, c'est juste super bon. Un sandwich avec du bon pain et un jambon frais, c'est excellent. Et en fait, moi, j'ai vraiment cette passion du produit. Cette gourmandise, je pense qu'on peut employer ce terme. Et ça, je trouve que, à la fois moi, ça me nourrit, parce que je trouve que c'est génial de boire ou de manger quelque chose qui a du goût. Et en même temps, c'est aussi se faire du bien. C'est du caring, en fait. C'est-à-dire qu'en fait, on reçoit soit une émotion, soit un bien-être à prendre soin de soi en mangeant quelque chose qui soit bon. Parce qu'on vient, voilà, c'est de la satisfaction personnelle, mais c'est aussi de la... On vient apaiser quelque chose en soi qui est assez profond, en se faisant plaisir avec quelque chose qui a du goût.
- Speaker #0
Du bon pour les papilles et du bon pour le cœur, j'entends, le corps et soi. Et alors, c'est quoi dans ton histoire, justement,
- Speaker #1
qui t'amène à ce lien au vivant et au plaisir et au bon ? Alors, tu le disais, moi, je suis née dans une famille d'agriculteurs et surtout, mes parents étaient aussi entrepreneurs. Donc, ils avaient plusieurs entreprises à côté et c'était des très, très gros bosseurs. Et donc, des personnes passionnées, très engagées dans leurs activités. Et vraiment, ce qui m'a marquée, c'est le fait que... Ils étaient très investis dans leurs activités professionnelles, on ne les voyait pas beaucoup, ils avaient peu de temps libre. Et le moment de retrouvailles, c'était le moment où on s'attablait tous autour de la table de la cuisine pour partager nos repas. Et d'ailleurs, c'était des repas qui étaient souvent assez longs parce qu'il y avait ces tours de table où chacun racontait sa journée, ou racontait ce qu'il avait appris dans tel cours d'histoire géo, etc. Donc il y avait ce partage vraiment très nourri. Et ce plaisir d'être ensemble. Et ça, c'était matérialisé par un moment assis autour d'une table de cuisine et d'un partage d'un repas. Et en fait, ça, moi, ça m'a marquée parce que je pense que j'étais en quête de ces moments de retrouvailles. Et donc, je me suis dit, en fait, poser un plat au milieu de la table, un plat qui permet... de rassembler ces personnes et de créer ces connexions de cœur, c'est génial. Et poser un plat qui est bon, dans lequel on a mis de l'attention dans la préparation et dans la qualité. Moi, je faisais beaucoup de pâtisserie, il y avait vraiment une attention du détail dans la présentation et dans le goût du dessert préparé. En fait, ça créait une émotion. Et je me suis dit, en fait, non seulement ça fait du bien, comme je disais, ça fait du bien à chacun individuellement. Et en même temps, ça crée les conditions de la retrouvaille collective. On lui dit, ça c'est génial, et moi je veux être artisane de ces retrouvailles et de ces petits moments de félicité au sein d'une famille et par extension dans la société. Petit moment de félicité grâce aux retrouvailles autour d'une table. Et c'est peut-être justement ce qui a fait écho quand le chef Damien t'a proposé Enfin, tu as partagé son projet. En fait, les boissons, et en particulier les boissons fraîches, les sodas ou les boissons rafraîchissantes sans alcool, pour le terme, on va dire, marketing, ce sont vraiment les grandes oubliées de la transition écologique. C'est-à-dire que tu regardes aujourd'hui une carte d'un palace, une carte de boissons fraîches d'un palace, d'un bar PMU. d'un restaurant, d'une cantine végétarienne, il n'y a pas beaucoup de différence. Sur la partie boisson fraîche sans alcool, il n'y a vraiment pas beaucoup de différence. Tu retrouves les mêmes marqueurs en général. Bien sûr que toutes les cartes sont différentes et il y a beaucoup de cartes particulières, mais globalement, tu retrouves les 80% de la carte qui est identique. Et ça, aujourd'hui, je pense que personne n'en a conscience. D'ailleurs, c'est pour ça qu'on a cette situation. personne n'a conscience qu'on n'a pas traité le sujet. Et donc quand Damien, chef Damien, il y a trois ans, quand je l'ai rencontré et qu'il m'a parlé de ce projet de bousculer les codes de la boisson parce que justement ça n'avait pas de sens d'être hyper engagé sur sa carte, sur son menu, d'avoir une approche un peu puriste sur la carte et sur ce qu'on met dans nos assiettes, qu'on soit professionnel ou consommateur. de se poser cette question et d'avoir ce niveau de conscience, mais de ne pas finalement tirer le fil sur les boissons. Lui, en fait, ça lui est paru quand même complètement incongru. Et quand il me l'a expliqué, je lui ai dit, bien évidemment, en fait. Effectivement, c'est du bon sens. On a tous en tête qu'il faut faire attention à ce qu'on met dans nos assiettes. La suite, c'est de faire attention à ce qu'on met dans nos verres.
- Speaker #0
Alors justement, est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur cette rencontre ? Et qu'est-ce qui a fait qu'à un moment donné, tu t'es dit, le projet en tant que tel, oui, c'est évident, par rapport à toute cette sensibilité que tu viens de nous partager, par rapport au bon qui fait du bien, justement. Mais j'imagine aussi qu'il y a à ce moment-là aussi une rencontre entre deux personnes. Est-ce que tu veux bien nous en dire un peu plus ?
- Speaker #1
C'est une rencontre un peu improbable, qui aurait pu ne pas avoir lieu. Damien avait imaginé dans son restaurant et expérimenté le fait de préparer des boissons sur place à partir de ses recettes. Ses ingrédients, son sourcing, etc. Juste, pardon, quand tu dis préparer des boissons à partir de ses recettes, concrètement, c'est faire quoi ? En fait, l'idée, c'est de dire aujourd'hui, quand tu bois une limonade ou une ginger beer, C'est 90% d'eau, des arômes, du sucre, etc. qui a été mis en bouteille il y a un certain temps, transporté, stocké chez un distributeur. Ensuite, ça arrive à la table de ton restaurant. Donc, c'est une logistique qui est assez lourde. Et d'ailleurs, 63% de l'empreinte carbone d'une boisson, c'est l'emballage et le transport. C'est énorme. Sachant qu'en plus, 90% de la boisson, c'est de l'eau. On se dit qu'il y a quand même un non-sens. Donc Damien est parti du principe de dire, en fait, la bouteille, on n'en a pas besoin, on enlève. L'eau, on a de la chance d'avoir une eau de très grande qualité au robinet. Qui plus est, si elle est microfiltrée et gazéifiée sur place, donc on a de l'eau. Donc qu'est-ce qui va nous manquer ou qu'est-ce que l'enjeu ? En fait, c'est d'avoir une base, c'est-à-dire un concentré de boissons qui soit le plus naturel et le plus pur possible. pour créer cette boisson. Et donc, en fait, Naissance, c'est une recette de chef Damien, un sourcing d'ingrédients bio, naturels et super exigeants que les restaurateurs vont transformer. Donc, ils vont, en cuisine, préparer leur propre concentré de boisson, avec de l'eau, ils vont faire infuser. Donc, ils vont tenir vraiment leur concentré de ginger beer. Et c'est ça qu'ils vont allonger d'eau pétillante sur place. pour proposer une ginger beer à la carte aux consommateurs. Et plein d'autres boissons, on en a une quinzaine aujourd'hui.
- Speaker #0
Et donc ça, c'est ce que c'est Naissance aujourd'hui. Et à l'époque, je t'ai posé la question, pardon, quand il te dit, quand il fait sa recette.
- Speaker #1
C'était ça, mais version artisanale, version cuisinier dans son restaurant.
- Speaker #0
Et du coup, parce qu'on parlait de la rencontre. Et du coup, tu me disais, ah bah oui, quand il m'a parlé de ses recettes, c'était improbable. Mais finalement, quand il m'a parlé de ses recettes...
- Speaker #1
Lui, il a expérimenté ça dans son restaurant et il a vu que ça marchait. C'est-à-dire qu'il vendait deux fois plus de boissons et ça lui coûtait globalement deux fois moins cher à produire. Il s'est dit, il y a quand même quelque chose à faire. Et poussé par son fils, un de ses fils, Thomas, ils se sont dit, mais si on proposait ça finalement, si ça devenait la norme dans la restauration. Si on revenait à des boissons préparées sur place, et si naissance était le vecteur d'un mouvement au sein de la restauration qui amène à reproduire ces boissons sur place. Et donc, ils ont expérimenté ça quelques mois. Ils ont vu qu'il y avait quelques... ça fonctionnait bien. Et fort de ça, Damien a écrit, comme il le sait, et fait aussi naturellement, assez régulièrement, sur LinkedIn, en disant, en fait, j'ai une super idée, qui veut être mon associé ? Et c'est un ami en commun qui a vu ce poste et qui m'a appelé et m'a dit, écoute, vous devriez vous rencontrer. Donc, lui a eu cette intuition, cette sensibilité à la fois sur la complémentarité business et humaine de se dire, à mon avis, il y a quelque chose à faire.
- Speaker #0
Wow. Et à ce moment-là, tu n'étais plus à New York alors ?
- Speaker #1
À ce moment-là, je n'étais plus à New York, j'étais rentrée et j'avais rejoint Café Joyeux pour m'occuper du développement des nouveaux business.
- Speaker #0
Et donc, tu le rencontres et là, ton feeling, c'est que le projet te parle. Et qu'est-ce qui fait que tu dis mais go, go ?
- Speaker #1
Alors, le projet me paraît complètement farfelu. Ah, pardon. Non, en fait, ça me paraît être extrêmement logique, extrêmement naturel. Je me suis dit mais oui, bien sûr. Et en même temps, contre-intuitif. Puisque tout le... En fait, toute l'industrie de la boisson est déjà trustée par trois géants qui nous ont alimenté de beaucoup d'imaginaires au travers de leurs grandes campagnes médias. Donc on a ces imaginaires, on a cette recherche, ces marques qui sont fortes. Et puis on a cette habitude de la boisson. ready to use, elle est instantanée, on ouvre le frigo, on prend une bouteille, une canette, c'est prêt. On ne questionne pas forcément la composition, on ne questionne pas forcément l'impact pour nous et pour la planète, mais bon, c'est comme ça. Donc en fait, naissance, le prérequis, c'est de dire, on oublie tout ce qu'on sait, et on revient à se dire, si aujourd'hui, on devait imaginer la première boisson, comment on la ferait ? Moi, ça, j'adore et ça, ça me parle. En revanche, c'est sûr que c'est extrêmement audacieux parce qu'il va falloir emmener toute une catégorie de consommateurs, de professionnels, d'une industrie à se dire, mais oublie tout ce que tu sais et si, désapprends à porter des caisses, à stocker, à gérer tes vides, tes plans, etc., à te faire mal au dos et aux bras à porter tes plateaux. plein de bouteilles lourdes. Oublie tout ça et tu vas voir, ça va être génial. Et donc, c'est extrêmement... Tout en audace. Je pense que c'est ça qui m'a plu parce que la base de Naissance, c'est que c'est évident, c'est du bon sens, c'est évident de bon sens et que c'est évident que c'est créateur de valeur pour tous les maillons de la chaîne, sur la durée. Ça répond aux attentes de consommation d'aujourd'hui. Et c'est très audacieux. Et donc ça, je trouve, c'est ça qui m'a aussi beaucoup parlé. Parce qu'il y avait vraiment quelque chose à craquer.
- Speaker #0
Donc toi, l'audace, c'est moteur. D'avoir quelque chose à craquer, c'est moteur. Parce que Naissance, aujourd'hui, c'est d'abord un business en B2B, même s'il y a aussi une offre pour les consommateurs en B2C. Est-ce que tu peux nous dire un peu, en chiffres, c'est quoi Naissance aujourd'hui ?
- Speaker #1
Naissance a été créée il y a trois ans, bientôt. C'est près de 3 millions de bouteilles évitées. On a des boissons qui sont proposées en sachets, et un sachet pour la restauration, c'est l'équivalent de 120 bouteilles, à peu près. Donc c'est assez mathématique. On vend un sachet, c'est cinq caisses de bouteilles qui n'ont pas été produites, transportées et gérées en fin de vie. C'est près de 1000 tonnes de CO2 évitées. Donc voilà, c'est 1000 restaurants en France, 1000 restaurants, bars, hôtels, guinguettes, populaires ou gastros qui mettent naissance à la carte et font ce petit pas de côté. Je veux dire, ok, il y a ce qu'on sait, il y a ce que l'on connaît, mais il peut y avoir aussi autre chose. Ces 12 collaborateurs, et ça c'est je pense notre plus grande fierté, cette équipe qui... qui nous fait confiance quand même, parce qu'on a parlé d'audace, mais c'est aussi audacieux de rejoindre une start-up qui porte un projet aussi audacieux. Et cette équipe est mobilisée sur le terrain pour emmener, embarquer tout le monde, que ce soit les consommateurs ou les professionnels, à prendre conscience qu'en fait la boisson, elle peut se penser différemment et que ça peut être génial.
- Speaker #0
Donc il y a un travail de pédagogie incroyable à cet endroit-là. J'entends en fait là, dans tout ça, que c'est très audacieux. Donc c'est embarquer une équipe dans un projet extrêmement audacieux et en même temps plein de sens. J'imagine que ce sens-là, c'est peut-être aussi le fil conducteur.
- Speaker #1
Oui, c'est audacieux et en même temps, on a reçu une douzaine de prix de l'innovation.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
sur des... Et bravo, parce que franchement,
- Speaker #0
c'est extraordinaire. Bravo de ça. Est-ce que tu peux citer ceux qui sont peut-être... Moi, j'avais en tête le prix de l'innovation Futures Food.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Dernier si rare. On a reçu le prix de la Good Economy. Oui. Deux, un double prix il y a deux ans, remis par les mains du directeur général adjoint de l'ADEME et comme une invitation à accélérer. Ça, ça marque une trajectoire de dirigeant. C'est audacieux, c'est validé par les professionnels. On a beaucoup de prix de la restauration, d'univers professionnel.
- Speaker #0
Le goût,
- Speaker #1
le produit en tant que tel. La solution, mais c'est aussi validé au niveau de la société et de l'impact pour la société. Ce prix a été extrêmement marquant pour nous et très incitant à accélérer pour aller plus vite sur notre trajectoire. Donc, c'est des prix. J'ai aussi vu sélectionner par challenge dans les 100 startups à investir. Ce n'est pas rien non plus. Tout à fait. Et là, ce qui est intéressant, c'est que toute la démarche de sélection des startups est menée par un... Un bureau d'école de commerce, en fait, bureau d'étudiants d'école de commerce, qui, au travers d'une méthodologie bien calée, analyse les dossiers des startups et leur propension à répondre à un besoin du monde de demain. Et donc ça, je trouve que c'est aussi une autre validation du modèle, c'est-à-dire que les générations de demain croient en cette solution et en vit en fait ce qu'elle... qu'elle se pose ou s'impose.
- Speaker #0
Qu'elle se démultiplie.
- Speaker #1
Qu'elle se démultiplie, exactement. Naissance, c'est sans bouteille,
- Speaker #0
sans eau, sans chimie. Donc du low-tech, bas carbone, bon pour la santé, bon pour, évidemment, l'environnement, la société, ça paraît assez évident. Et pour autant, dès le départ, dans ce que tu nous partages, tu t'es dit « Waouh ! » évidemment. Et pour autant, c'est peut-être un peu farfelu quand même, parce qu'il y a un travail de pédagogie assez exceptionnel. Ça a été quoi le... Le premier step, le premier petit pas, tu te dis, il y a de l'audace là, oui, j'y vais avec Chef Damien. Ça a été quoi ? Par quoi tu as commencé ?
- Speaker #1
J'ai commencé par ranger le bureau. J'ai commencé, je pense que j'ai commencé par aller derrière le bar, dans le restaurant 750 grammes La Table, pour comprendre... Comment Naissance s'intégrait dans un restaurant et dans un quotidien de professionnels ? Et comprendre quels gestes ça avait changé, quels nouveaux gestes ont créé et quel impact positif ou négatif ça avait. Et en fait, j'ai moi-même été convaincue. C'est là où j'ai été convaincue en voyant ces serveurs revenir avec des plateaux, du coup, avec uniquement des verres. il n'y avait plus de bouteilles, en voyant qu'il faisait deux fois moins de rotation, puisque tu mets plus de consommation sur un plateau, et en voyant que, par exemple, sur un dîner, où vous avez toujours une ou deux personnes à une table qui ne boit pas d'alcool, on recommande une consommation au cours du repas. En général, on peut prendre une boisson industrielle à l'apéro, mais on n'en prend plus au milieu du repas, parce que ce ne sont pas des boissons de table. Et là, en voyant qu'il y avait la recommande au cours du repas de ces boissons-là, je me suis dit, en fait... En fait, ça marche. En fait, ça a du sens. Ça a du sens parce que, opérationnellement, c'est intéressant pour les équipes. Donc, on va rendre service. On allait venir apporter de la valeur aux équipes sur le terrain en restauration. Et on crée une expérience intéressante à table pour les consommateurs. Tout un chacun a le droit de boire du vin, un cocktail ou une boisson sans alcool. Et potentiellement même de marier les trois au cours d'un repas, s'il est un peu long et festif. Et donc, naissance permet ça. Permet de commencer avec un cocktail, un gin tonic, mais du coup préparé sur place, d'aller sur du vin et potentiellement de finir avec une boisson au pamplemousse corse qui vient bien se marier avec le dessert que tu vas prendre. Et donc, en fait, cette ouverture du champ des possibles... Ça crée des opportunités pour le consommateur et ça crée des opportunités de business pour le restaurateur. Et donc là, pour moi, ça a été un marqueur de me dire, OK, on est créateur de valeur, donc on a une place à prendre.
- Speaker #0
OK, tu as été convaincue et tellement convaincue qu'il y avait l'énergie, j'entends, en fait, parce que je te parlais de ces premiers pas. Donc, tu m'as parlé de ranger le bureau. Tu viens là de nous décrire avec l'impression de le vivre. Merci pour ça. Tu étais derrière le bar et que tu as pu justement constater cette création de valeur, que ce soit en interne, dans l'organisation, par rapport au consommateur en tant que tel. Donc le plaisir et aussi cette création de valeur pour le restaurateur, parce que potentiellement, il y a cette possibilité de prendre plusieurs boissons. De la ginger beer, tu disais, ou un autre parfum pour bien accompagner le dessert.
- Speaker #1
Comme le mousse paradisou.
- Speaker #0
Pamplemousse Paradisou, merci beaucoup. Et de Corse, parce que ça vient vraiment de Corse. Les pamplemousses et la clémentine de cette boisson.
- Speaker #1
Et donc, ça te donne de la force, de l'élan, de l'énergie. Oui, parce que pour le coup, comme un peu ce que je disais chez Valrhona tout à l'heure, en fait, je trouve que la meilleure... En fait, la plus belle chose quand on est commercial ou dirigeant d'entreprise, c'est de se dire qu'est-ce que ça change, qu'est-ce que j'apporte au monde ? Alors tout simplement, attention, mais humblement, mais de se dire qu'est-ce que ça crée comme valeur ? Et moi, en tout cas, ce qui me porte, c'est de la valeur pour l'homme avec un grand H. Et pour la société. En fait, c'est se dire vraiment qu'est-ce que ça va créer, quels sont les impacts positifs pour la personne qui va consommer mon produit. Est-ce que c'est une émotion ? Est-ce que c'est de l'appartenance sociale ? Est-ce que c'est un bilan carbone qui est baissé ? Est-ce que c'est juste une très belle expérience ? Quel que soit le niveau de valeur apportée, je trouve qu'il faut apporter une valeur. Sinon, c'est juste de la consommation. Et en fait, il y a encore une fois... dans l'acte de consommer ce produit, on ne va pas réveiller le vivant en la personne. Et en fait, si on veut réveiller le vivant en la personne qui va consommer notre produit, qu'est-ce qu'on va lui apporter comme valeur ? Et donc réfléchir à se dire, nous en fait on a ce rôle-là, je trouve qu'en tant qu'entrepreneur. à se poser cette question et s'assurer tous les jours que notre service ou notre produit va apporter cette valeur. Et en fait, chez Naissance, je l'ai vu et j'ai été convaincue de la valeur qu'on apportait. Déjà sur l'émotion qu'on procurait, parce que c'est très bon, sur tous les pans, j'ai été convaincue de cette valeur. Et donc, je me suis dit, ça me confirme qu'il faut y aller.
- Speaker #0
Et donc tu y as été. Et donc j'y suis allée. Et ça, c'est vraiment trop bien. Et merci. Et naissance, comment le mot qui s'écrit N-E-C-E-N-S-E, il est venu comment, ce mot-là ?
- Speaker #1
Alors, l'histoire des créations de marques, c'est toujours des grandes histoires. Mais au démarrage, quand Damien a lancé sa première expérimentation, accompagnée par son fils, etc., ça s'appelait « Mes boissons maison » . Oui. D'ailleurs, l'INPI avait retoqué ce nom de marque qui n'en est pas un, en disant que c'est « mes boissons maison » , c'est un statut, ce n'est pas un nom de marque. Toute la réflexion a été menée sur quelle est la promesse de la boisson. Et derrière Naissance, il y a trois choses. Il y a les essences de plantes, c'est quand même la base, le sourcing, les ingrédients bruts en direct de la nature, les essences. C'est très chargé, Naissance. Et toutes les boissons, toute la démarche de sourcing et de création de recettes de naissance est extrêmement liée à l'origine de nos ingrédients, la manière dont ils sont produits, la relation qu'on a avec les producteurs. Parce qu'on souhaite vraiment remettre ça, en tout cas faire vivre ça dans nos boissons.
- Speaker #0
C'est le fameux vivant, du coup, que tu proposes à tes consommateurs.
- Speaker #1
Exactement. Donc, il y avait la base de ça. Ensuite, c'est une nouvelle manière de consommer. La boisson n'est pas instantanée, il faut la faire infuser. On a un rapport à un temps long, un rapport à la boisson qui n'est pas instantanée et individuelle d'ailleurs. C'est une boisson qui se partage. Donc c'est la naissance d'une nouvelle manière de consommer. Et puis ça s'écrit d'une manière un peu incongrue parce que c'est ce petit pas de côté qui dit c'est un peu déroutant, naissance au démarrage, ça nous fait poser plein de questions. C'est assez intrigue mais surtout ça embarque. Et voilà, cette écriture, elle vient un peu poser ce petit pas de côté que l'on fait au quotidien avec nos clients.
- Speaker #0
Donc 100% vivant, un temps long et un pas de côté. Et en plus, un graphisme absolument magnifique. Merci pour ce partage, effectivement, tellement intéressant. Et alors, tu parlais de ralentir, justement. Est-ce que pour toi, ralentir dans la vie, c'est important ?
- Speaker #1
Je ne suis pas complètement connue pour ralentir. Preuve en est quand on marchait dans la forêt.
- Speaker #0
Oui, mais on a fini par ralentir.
- Speaker #1
On a fini par ralentir. En fait, je crois que ce n'est pas tant ralentir, c'est le temps, le juste temps des choses. Quand on prépare un apéro chez soi, quand on a la possibilité ou l'envie, on va préparer les choses. On va faire des courses, peut-être qu'on va se préparer à Oumouos maison, on va faire des gougères ou même juste des petits toasts avec un peu de tapenade. En fait, on va préparer quelque chose et cette préparation prend du temps. C'est-à-dire qu'on peut aussi ouvrir un paquet de chips et c'est OK. Mais du coup, les temps sont différents en fonction de l'intention, de la projection que l'on fait du moment partagé. Et pour Naissance, c'est un peu la même chose. C'est-à-dire que la boisson, si on veut d'ailleurs boire que ce soit un coca ou un champagne ou un vin naturel, en fait, parfois, il faut le mettre au frais. Et la dégustation en sera d'autant meilleure. Ça, ça nécessite une anticipation. Sauf à moins d'aller chez son caviste et de l'acheter frais. Sinon, il faut l'avoir anticipé. Et c'est une attention qu'on a portée au moment, à la qualité de la boisson, etc. Naissance, c'est juste ça. C'est-à-dire que ça nécessite, si on veut préparer quelque chose nous-mêmes, d'avoir une vraie ginger beer. une limonade fraîche et pure pour les enfants, on va prendre ce temps et on va anticiper la consommation en faisant infuser notre préparation naissance. Mais une fois qu'elle est faite, qu'elle est infusée et qu'elle est filtrée, elle est dans notre frigo pour trois mois. Et dans ces cas-là, elle devient instantanée. Le rapport au temps est de toute façon présent dans tout notre quotidien. Là, ce que Naissance fait... C'est qu'elle le pose sur la boisson. Et sur la boisson, en y apportant la naturalité et une expérience de dégustation. Et c'est source d'attention pour soi et pour le moment partagé dans la consommation.
- Speaker #0
Donc il y a un rapport au temps qui est celui d'être dans le juste tempo. Et toi, dans ta façon d'être entrepreneuse, j'ai bien entendu ce juste tempo dans la façon de préparer, offrir, déguster Naissance. Et moi, ce qui va m'intéresser là maintenant, c'est de revenir à toi, Charlotte, dans ta façon d'être dans le juste tempo en tant qu'entrepreneuse, en tant que leader. Qu'est-ce qui t'aide justement dans ton quotidien ? Parce que Naissance a trois ans, c'est douze collaborateurs, c'est trois millions. de l'équivalent de bouteilles évitées. Comment tu fais pour rester dans le juste tempo ou proposer un juste tempo et être aussi dans une certaine forme, alors quel serait le bon terme, de robustesse plus que de performance ?
- Speaker #1
Alors, je crois qu'on a appris à ralentir avec Chef Damien. Les premières années, on est encore jeunes. Oui. Mais les premières années, je pense qu'il y a... En fait, le fait de vouloir aller vite, c'est parfois une manque de confiance en soi et en son modèle, en se disant qu'il faut aller vite pour être sûr d'arriver là où on veut arriver. Et en fait, aujourd'hui, au travers des prix que l'on a reçus, des collaborations que l'on a avec des groupes internationaux, des chefs reconnus et des interlocuteurs de tous les secteurs, de tous les types de restauration ou de tous types de consommateurs. Je crois qu'aujourd'hui, on a confiance en notre modèle. On a confiance en le fait que cette nouvelle manière de consommer, elle trouve sa place et elle est en train de changer les habitudes. Et que maintenant, on n'est plus dans du sprint. On a été dans du sprint pour poser la marque et la proposition de valeur. Parce que c'est un monde aussi qui va très vite, l'univers de la boisson qui innove énormément et qui est très dynamique en termes d'innovation produit. En revanche, aujourd'hui, je pense que la proposition de valeur est posée, elle n'a plus besoin d'être mise en question. Et donc maintenant, on va construire. On construit beaucoup plus sereinement les prochaines étapes. que ce soit en France, à l'international, que ce soit en B2B ou en B2C. Et je crois aussi que... Et ça, ça amène à ralentir, où en fait, le ralentissement permet de cette construction. C'est dans les deux sens. Et c'est surtout notre équipe aussi qui nous l'a dit. En disant, mais en fait, les premiers même qui nous ont rejoints alors qu'on avait à peine un an, en fait, nous disent encore aujourd'hui, en fait... Arrêtez, tout va bien. Tout va bien et ça va cartonner et ça cartonne déjà. Donc on y va avec force, ambition, conviction,
- Speaker #0
forte dynamique de croissance, mais tranquille. Rajouter de la sérénité dans l'impatience parce que tout est déjà là. Et alors tu parles de ton équipe, quel type de leader, Charlotte, tu es, tu penses ? Alors, je ne sais pas si je suis capable de répondre à cette question.
- Speaker #1
Moi, j'aime, je pense que j'ai une vraie vision sur les business, les organisations. La stratégie. La stratégie. Je pense que ça, vraiment, ça m'anime. En revanche, sur la manière de la dérouler, je suis plutôt une personne qui... En tout cas, qui a envie de créer des conditions pour que l'équipe prenne les sujets et déroule la manière dont elle le conçoit.
- Speaker #0
Donc donner du pouvoir d'agir aux équipes.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
C'est le leadership, en tout cas pour moi. Moi, j'entendais tout à l'heure, quand on parlait un peu hors micro, effectivement beaucoup de structures, d'organisations, mais d'écoute aussi, dans ce que tu me partageais, capacité à entendre un peu et de vision. Qu'est-ce qui te semble important et où est-ce que tu as envie d'embarquer ? Je pense que ce qui moi m'anime,
- Speaker #1
c'est effectivement de comprendre où on est chacun. On est pris chacun par nos contraintes d'agenda et nos journées quand même bien remplies. Même si on ralentit et qu'on est hyper zen, on est quand même bien occupés. Mais en tout cas, il y a une vraie volonté de mon côté de... d'être à l'écoute de chacun de l'équipe pour comprendre où en est la personne et surtout, comprendre où elle en est dans son rapport. à son périmètre, ses responsabilités, pour être sûre qu'elle a les bons éléments pour en dérouler. Et moi aussi, c'est aussi assez me nourrir de sa perception du business pour alimenter cette stratégie, pour que cette stratégie, cette vision long terme qui, je pense, moi m'anime, soit toujours connectée au réel. En fait, il y a toujours une... une crainte de mon côté, ou en tout cas une envie d'être toujours connectée à aujourd'hui où on en est, quelle est la vraie réalité de la marque et de l'entreprise, et pour challenger au quotidien la manière dont on fait, et surtout pour être meilleure demain. Parce que je considère de la même manière quand Chef Damien m'a dit écoute, les boissons, il faut les penser différemment, et que notre rôle, c'est de faire oublier à tout le monde la manière dont il y a le rapport aux boissons et de se projeter dans une autre manière de faire, je considère que quand on dirige une entreprise, chaque jour, on se réveille en se disant « Aujourd'hui, comment je fais ? » En sachant tout ce que j'ai acquis jusqu'à hier, tout en étant vierge de tous mes principes de fonctionnement. Pour se dire à chaque fois, est-ce que c'est la meilleure manière d'opérer ? Donc ça, c'est une remise en question perpétuelle et ça nécessite... Ce n'est pas du doute, c'est plutôt de se dire qu'à chaque fois, il faut coller à la réalité d'aujourd'hui. Et la réalité d'aujourd'hui est différente de celle d'hier. Et donc ça, moi, j'ai plutôt envie que l'équipe soit toujours aussi dans cette... Alors, ça peut challenger, mais ce n'est pas du doute. C'est plus de se dire comment on est plus fort demain parce qu'on a appris d'hier. Et je crois que notre modèle est... une solution très intéressante pour le monde de demain parce qu'il est frugal, parce qu'il est vertueux pour tous, pour la nature, l'homme professionnel et l'homme consommateur. Mais pour ça, il va devoir évoluer. Et donc, voilà, je sais comment on va faire évoluer ce modèle, l'enrichir, le nourrir, l'adapter. Et j'ai envie que l'équipe, chacun soit un peu dans cette agilité permanente.
- Speaker #0
C'est ça, ce que tu... ce que tu fais vivre par rapport à ton business, j'ai l'impression que c'est ce que tu vis aussi en intra-équipe, d'agilité, de connexion les pieds dans la terre, pas pour rien par rapport à ce que tu nous partageais de ton histoire, donc de pragmatisme et d'échange, de fertilité croisée dans les échanges que vous pouvez avoir de c'est quoi le réel ? sans œillères, d'être toujours en évolution.
- Speaker #1
C'est pour ça que ça peut être fatigant. Mais je pense que c'est assez riche. C'est assez riche parce que ça questionne, ça nourrit. Il y a beaucoup d'exigences aussi, de mon côté. Est-ce qu'on est sûr que c'est la meilleure solution pour notre client, pour Naissance, pour la planète ? Et donc, cette recherche, cette quête du meilleur possible en sachant ce qu'on connaît en l'état actuel de la science ou de la connaissance de l'entreprise.
- Speaker #0
Plein d'ingrédients en fait aussi. Donc, j'entends dans les boissons d'essence et dans ta façon d'être leader, moi j'entends plein d'exigences. Et j'entends aussi par rapport à toi-même finalement, de l'intuition, de l'audace. de pied bien dans le réel, de l'agilité, du questionnement et tout ça au service de quelque chose de fertile.
- Speaker #1
En tout cas, on le souhaite. En fait, on passe quand même beaucoup de temps à travailler.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #1
je me dis si on a la possibilité de faire quelque chose qui nous nourrit intérieurement et qui Adieu ! créer de la valeur pour notre entourage.
- Speaker #0
Et la société, l'environnement ?
- Speaker #1
En fait, c'est quand même tellement mieux. On y passe l'essentiel de notre temps, dans notre sphère professionnelle. Donc, en fait, alignons tout et ayons de l'impact. Alors, l'impact, le terme est vraiment galvaudé, mais créons de la valeur.
- Speaker #0
En l'occurrence, tu l'incarnes quand même très, très bien, cet impact. Et j'ai envie de... te proposer un petit voyage, Charlotte. Est-ce que tu serais d'accord ?
- Speaker #1
En vélo ?
- Speaker #0
Non, là, juste maintenant. Je vais t'inviter à fermer les yeux. C'est OK pour toi. à pouvoir avoir les mains sur ton cœur. Et je vais t'inviter à voyager jusqu'en 2040. On est en 2040, qu'est-ce qui fait battre ton cœur ?
- Speaker #1
Je pense qu'en 2040, ce qui m'animera encore, c'est ces connexions humaines et cette envie de mettre en lien les uns les autres. Et j'aimerais que ça se passe en animant un lieu. un lieu vraiment de ressourcement. Moi, j'aspire vraiment toujours dans cette dynamique de créer les conditions pour que les choses opèrent. Ça peut se passer autour d'une table d'apéro avec une boisson de naissance aujourd'hui, mais en fait, demain, dématérialiser tout ça. Et en étant juste dans... En ayant un lieu qui puisse permettre à chacun de se retrouver, soi et à plusieurs en société. Je crois qu'on avance à la fois dans une société hyper matérialisée et en même temps où tout se passe dans le présent et dans les expériences que l'on vit ensemble. Et ça, ça m'anime.
- Speaker #0
Merci. beaucoup, Charlotte. Merci à toi. Si vous avez aimé ce podcast, vous pouvez favoriser sa diffusion en lui donnant 5 étoiles sur Apple Podcasts. Et puis, vous pouvez bien sûr vous abonner sur toutes les plateformes Spotify, Apple Podcasts ou toutes autres plateformes que vous souhaitez. À bientôt sur Sois, vie, aime.