Speaker #0Bienvenue dans Sous le tapis, ici on parle yoga au-delà des clichés. Ce podcast est pour les passionnés qui aiment creuser, comprendre, décoder. Les profs qui veulent enseigner avec plus de confiance, de discernement et de liberté. Celles et ceux qui pratiquent et aiment autant réfléchir qu'éprouver. Les esprits curieux, fascinés et intrigués. Ceux qui pensent que le yoga est un truc trop rigide ou trop perché. Bref, les gens qui doutent, qui s'étonnent, qui se questionnent. Ici, pas de formule magique ni de vérité figée. Juste un espace pour penser, affiner, nuancer. Je suis Marie, prof de yoga et formatrice, passionnée et curieuse, surtout de ce qui se cache sous la surface. On soulève le tapis ? C'est parti ! Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de Sous le tapis. J'avais besoin d'un petit peu de silence, un peu de recul. Pendant cet été, j'ai pris... Une grande pause, même s'il y a quand même des petits épisodes qui ont été publiés pendant le mois d'août. Je les avais préenregistrés en juillet. Et voilà, j'avais besoin d'un petit moment pour reposer un peu les choses, pour faire autre chose. Donc ça fait un petit moment que je n'avais pas allumé le micro. J'ai pris beaucoup de temps cet été pour pratiquer, pour lire, pour me nourrir différemment. Et je reviens aujourd'hui ici dans ce podcast avec une intention qui est hyper claire pour cette rentrée, pour cette année, avec plein d'idées et plein de projets en tête et quelques-uns déjà dans les tuyaux. C'est ma huitième rentrée en tant que prof de yoga, donc ça fait sept ans du coup que j'enseigne le yoga. Et il y a vraiment une intention qui est très forte et qui est très présente pour moi en cette rentrée, c'est l'envie plus que jamais d'être. alignée, de me sentir à ma place, sans compromis autant que possible. Dans le sens vraiment d'être vraie, je ressens un grand besoin d'authenticité, d'aller à l'essentiel, d'être au plus près de ce qui fait sens pour moi, de ce qui est juste. Et si aujourd'hui je peux dire ça, c'est parce que j'ai, en chemin, fait quelques erreurs et j'ai appris. forcément normal de mon expérience et du temps qui est passé. Et donc, j'avais envie aujourd'hui de partager un petit peu tout ça avec vous. En fait, j'ai fait un post sur Instagram la semaine dernière qui, je crois, me semble-t-il, par rapport à tous les retours que j'ai reçus, vous a parlé, vous a touché. Surtout, là, je m'adresse aux profs de yoga. J'y partage huit choses que j'ai apprises en huit années, finalement, de profs de yoga. Et j'ai reçu énormément de messages, j'ai reçu beaucoup de messages qui me remercient de faire passer ces messages parce que ça fait du bien, d'avoir rappelé tout ça parce que ça rassure quand on traverse les mêmes choses. Et donc vu l'accueil que vous avez réservé à ce partage-là, je me suis dit que j'allais l'approfondir un petit peu dans un épisode de podcast. Dans un premier temps, dans cet épisode, je vais vous parler un petit peu de ce que je prépare pour cette rentrée, pour vous. Et puis ensuite, je reviendrai sur ces huit choses que j'ai apprises en huit années, huit rentrées, huit leçons. Je voulais d'abord vous dire que ce podcast, il prend un tournant un petit peu plus affirmé auprès des profs de yoga, parce que c'est ce qui s'est fait un peu naturellement. C'est aussi parce que c'est le virage qui se fait. Petit à petit dans mon activité, depuis que j'ai fondé et lancé une formation pour les profs de yoga, ce qui n'empêche pas que je continue à enseigner. Mais effectivement, il y a aussi une grande partie maintenant de mon activité pro qui est tournée vers les profs de yoga et j'ai beaucoup de choses à dire en ce sens-là. Donc, naturellement, ce podcast prend cette direction-là. Je m'en excuse pour les personnes qui ne sont pas forcément profs de yoga et qui aiment écouter ce podcast. il y aura... Certainement, je le sais, il y aura des sujets qui pourront continuer à toucher tout le monde, même si on n'est pas prof de yoga. Mais effectivement, il va y avoir quand même plus des sujets tournés sur le métier de prof, les coulisses, etc. Il y aura, j'espère, des interviews, des regards croisés, des sujets utiles. Le but, c'est qu'on s'interroge ensemble, qu'on apprenne ensemble, qu'on continue à déconstruire. Et voilà, en parallèle de ce podcast, évidemment, j'ai mes activités principales quand même au cœur de métier. Donc, le studio Atom qui continue son aventure. C'est sa sixième année, sa sixième rentrée. On vient de fêter... Les cinq ans du studio, d'ailleurs, je dis on vient de fêter, mais je l'ai fêté toute seule dans ma tête. Je prends un petit événement, mais ça sera début octobre, ça arrivera un petit peu après. pour fêter ça, parce que c'est, comme je disais, je le partageais l'autre jour, c'est mon premier gros bébé de prof de yoga, c'est ce studio en ligne que j'ai fondé avec beaucoup de cœur et je suis toujours hyper émue de voir que vous êtes au rendez-vous, qu'il y a du monde qui se connecte en live chaque semaine, qu'il y a d'autres personnes qui font les replays et qui m'envoient de temps en temps des petits messages pour me témoigner un petit peu de leur pratique. Pour tout ça, encore une fois, merci à celles et ceux qui ont embarqué et qui me suivent dans cette grande aventure. Et puis, en parallèle, j'ai créé depuis l'année dernière ma formation Yoga Next Step pour les profs de yoga qui ont envie et ou besoin d'affiner leur pédagogie, leur posture de prof de yoga, qui se questionnent sur leur organisation, qui ont envie de... d'un peu plus de discernement, de développer un peu plus d'esprit critique, de compréhension sur le métier, autant dans son aspect concret dans le terrain, créer des séquences et les enseigner, que dans ses aspects historiques. Entre autres, je vous reparlerai un tout petit peu de cette formation à la fin, parce que j'ai une prochaine session à Montpellier du 23 au 25 octobre, qui se fera en présentiel, pour laquelle il me reste deux places. Et puis, dans l'automne, je ne sais pas encore exactement quand, je ferai de nouveau une ouverture des portes de la version en ligne de cette formation pour laquelle la dernière cohorte qui a embarqué est en train de terminer en ce moment. OK, on passe au cœur du sujet de ce podcast. Donc, c'est huit choses que j'ai apprises en sept années d'enseignement. La première, je reprends vraiment point par point. point ce que j'ai partagé dans le post la semaine dernière. Je vous inviterai à aller voir si jamais vous ne l'avez pas vu parce que ça peut se compléter et puis qu'un message répété plusieurs fois est plus intégré, plus enregistré. Donc en espérant que ça puisse vous rassurer, vous motiver ou que sais-je. Donc la première chose, c'est qu'on ne peut pas plaire à tout le monde et qu'on ne plaira pas à tout le monde en tant que prof de yoga mais même en tant que n'importe quoi quelle que soit votre activité professionnelle, quelle que soit votre personnalité plaire à tout le monde ça n'existe pas et j'insisterais même j'appuierais même en disant que tant mieux parce que pour moi en tout cas c'est je crois le jour où j'ai accepté ça, où je l'ai compris où je l'ai accepté que j'ai ressenti finalement la plus grande libération. Vraiment comme si je m'enfermais toute seule à essayer de correspondre à ce que j'imaginais qu'on attendait de moi, qu'on attendait d'une prof de yoga. Sauf que finalement, ça ne faisait que de plus en plus m'éloigner de moi et même me faire perdre finalement un peu le goût de mon métier, la flamme qui faisait qu'au départ, j'ai choisi de faire ce métier-là. Ça me faisait un peu oublier finalement le pourquoi initial. Donc aujourd'hui, je préfère finalement être claire sur ce que j'ai à offrir, quitte à ce que ça ne plaise pas à tout le monde. Parce que justement, c'est ce qui permet aussi d'attirer les bonnes personnes, les vraies personnes à qui ça correspondra. Celles qui ont vraiment besoin de ce que j'apporte, de ce que je propose. Et ça permet de sortir d'une version finalement édulcorée de soi-même qui... qui n'est pas aligné et qui fait qu'on finit vraiment par s'oublier, se perdre un peu en chemin. Donc ça, c'était le premier point qui me semble hyper important finalement à accepter, sans justement, quand on accepte ça, on comprend que c'est ok de ne pas plaire à tout le monde, que ce n'est pas possible et que ce n'est pas parce qu'on est nul ou qu'on n'a pas compris ou qu'il faut se suradapter en permanence, ce n'est pas possible. Le deuxième point qui, en quelque sorte, rejoint un petit peu le premier, c'est que... On a tendance beaucoup, quand on manque de confiance notamment, et dans le milieu du yoga c'est très facile parce qu'il y a vraiment un aspect visuel sur les réseaux sociaux, à beaucoup se comparer. Se comparer c'est non seulement inutile, mais en plus c'est même carrément souvent destructeur. Donc c'est humain, on a toujours besoin un peu de points de référence pour essayer de se rendre compte où est-ce qu'on se situe, donc c'est normal de se comparer finalement. Le problème c'est qu'on a tendance à se comparer... à des personnes avec qui, finalement, la comparaison n'est pas possible parce que, déjà, souvent, ce sont des personnes qui sont plus expérimentées, qui ont une longueur d'avance. Et puis, en plus, les personnes auxquelles on se compare, on se compare finalement à leur vitrine, à ce qu'on voit sur leur réseau, à ce qu'on voit d'elles, à ce qu'on peut percevoir. Mais on ne connaît pas leur histoire, on ne connaît pas leur peur, on ne connaît pas les... les phases par lesquelles ces personnes-là sont passées. Donc finalement, on a des éléments de comparaison qui restent très en surface. Ça peut très vite devenir sournois dans le yoga parce que c'est facile de se dire « elle, elle est plus souple, lui, il a plus d'élèves ou plus de followers, elle, ses séquences, elles sont plus créatives que les miennes » . Donc je pense que se remettre en question et vouloir évoluer, c'est sain, c'est même une grande qualité, mais se comparer en permanence... jusqu'à en devenir parfois paralysé, c'est un vrai problème. Surtout que finalement, ça c'est mon point de vue, mais pour moi le fait de douter et de s'interroger, de faire différemment, c'est souvent ce qui fait notre plus grande force. Donc voilà pour ce deuxième point. Le troisième, c'est que pour garder le mojo, la foi ou la flamme dans notre métier, il faut je crois se nourrir. Ça m'est arrivé de traverser un peu des périodes de vide. dans cette année d'enseignement où j'avais beau aimer enseigner, je me sentais un peu en pilote automatique et je trouvais moins, en tout cas, de plaisir à faire ce métier. Et à chaque fois, ce qui m'a permis de retrouver cette petite flamme, cette petite lumière, c'est quand j'ai pu moi-même me nourrir de nouveau. Ça ne passe pas seulement par la pratique du yoga, mais bon, ça passe quand même beaucoup par ça, en tout cas chez moi, parce que je crois... fondamentalement que enseigner ne remplace pas pratiquer, clairement déjà. Que donner ne suffit pas si on ne prend pas le temps aussi de recevoir, de remplir un petit peu. Et donc pour moi, ça passe par le fait de lire, de pratiquer bien sûr, de me laisser guider dans ma pratique aussi, mais aussi d'explorer d'autres choses. Moi j'ai d'autres activités à côté, la danse, un petit peu la boxe, même si je l'ai un peu laissé de côté ces derniers temps. Mais en tout cas, j'ai d'autres activités, un peu de piscine de temps en temps, un peu de boxe, beaucoup de danse. Et c'est ce qui vient aussi nourrir ma propre pratique et mon enseignement. C'est ce qui me permet de rester vivante, finalement, de garder un enseignement vivant et qui évolue. Sinon, on finit par répéter tout le temps les mêmes choses mécaniquement et puis par perdre un petit peu la foi de ce qu'on fait. Et je pense que ça se sent. Donc pour moi, il y a vraiment ce côté... nécessaire de venir se nourrir et de continuer finalement à nourrir sa pratique. Ensuite, point numéro 4, il y aura des jours où ça n'ira pas. Et il y aura des jours où on remettra tout en question. On se dira qu'on est complètement nul, qu'on a perdu la foi, qu'on a perdu notre voix, qu'on n'a rien d'original à dire, qu'on n'a rien à apporter. Des jours où on va se dire qu'on n'y arrivera jamais. Et c'est normal. Dans ces moments-là, je pense qu'il faut tout le temps finalement revenir à cette intention première. Pourquoi j'ai décidé de faire ça un jour ? Se rappeler que le doute, c'est sain et que c'est souvent le début de quelque chose qui va aboutir ensuite et qui sera encore plus clair qu'avant. Le signe qu'on est en train finalement de se réaligner. Souvent, c'est qu'il y a quelque chose qui est désaligné. On s'est égaré quelque part, on a pris un chemin qui nous a un peu éloigné de notre intention initiale. Mais tout ça pour dire que le doute, c'est normal, c'est sain, ça nous traverse tous et toutes et c'est bon signe. Et que tant que ça ne nous bloque pas complètement, c'est quelque chose qui a sa place complètement et qui nous permet, je crois, d'être des profs toujours plus... plus humain et plus vivant. Point numéro 5, c'est qu'on n'a pas besoin de tout savoir. Il y a un énorme complexe chez les profs de yoga. Alors, tout savoir et tout savoir-faire. Je me suis longtemps épuisée à essayer de tout comprendre, de tout savoir, l'anatomie, la philo, mais aussi les fascias, tous les textes anciens, les nouveaux courants, l'aspect très mobilité fonctionnelle, etc. Et je crois qu'on ne peut pas être bon dans tout. Il y a des excellents profs qui sont plutôt branchés philo-yoga, d'autres qui sont plutôt branchés handstand ou mobilité fonctionnelle ou je ne sais pas quoi. Je ne pense pas qu'il y ait une façon mieux qu'une autre de faire. Je pense que c'est intéressant d'avoir effectivement, évidemment, c'est ça que je voulais dire, évidemment et pas éventuellement, des bonnes bases. Concernant l'anatomie, quand on fait du yoga postural, parce qu'on fait bouger les corps, donc c'est quand même bien de savoir ce qui se passe, un minimum de connaissances sur l'histoire du yoga pour pouvoir savoir où on se situe, de quoi on hérite et contextualiser tout ça. Mais ensuite, le reste qu'on décide de développer, les types de yoga qu'on décide d'enseigner, ne nous demanderont pas les mêmes connaissances. Et donc c'est complètement... OK de ne pas tout savoir et de ne pas tout savoir faire. Si notre pratique et notre enseignement, il a plus une visée méditative ou d'intériorisation, décidément, type yoga restauratif ou yin yoga ou ce genre de pratiques, on n'a pas besoin de savoir faire des handstands et encore moins de savoir les enseigner. Donc pour moi, ce qui fait la différence, c'est que... C'est de vraiment comprendre profondément ce qu'on fait, ce qu'on transmet. C'est de l'incarner, c'est de le transmettre avec clarté, humilité, sincérité et le mot-clé discernement. Je crois qu'il vaut mieux une posture très simple enseignée avec la conscience et de la compréhension qu'un flow spectaculaire qui est balancé comme ça, sans intention. Voilà, j'espère que le message est passé parce que je sais... Et ça revient très souvent, ce sentiment d'illégitimité parce qu'on ne sait pas faire un grand écart ou autre. Je sais que d'ailleurs, c'est un point sur lequel je reviens un peu plus tard. Le point numéro 6, c'est qu'il n'y a pas une bonne façon de faire. J'ai longtemps cherché ça aussi, la meilleure manière de construire un cours, de guider une posture, de parler au début du cours, à la fin du cours, tout ça, tout ça, de communiquer, de parler de mes cours. Et je pense que ce genre de quête ne mène qu'encore une fois à la paralysie. Aujourd'hui, je suis profondément convaincue que le meilleur choix, c'est la cohérence, c'est l'alignement, c'est la congruence, c'est-à-dire de parler de ce qu'on connaît, de ce qu'on pratique, de ce qu'on expérimente. C'est l'intention, c'est le discernement, c'est l'attention. C'est aussi justement de s'autoriser à faire autrement d'un jour à l'autre, d'un groupe à l'autre. Le plus important, c'est... Ce n'est pas forcément ce qu'on fait, c'est pourquoi on le fait. C'est de comprendre nos choix, nos choix pédagogiques. Pourquoi telle posture ? Pourquoi telle consigne ? Pourquoi tel alignement ? Pourquoi tel ajustement ? Pourquoi j'ai choisi de parler de telle notion philosophique à ce moment-là, dans cette pratique-là ? Et en fait, tout simplement, ça résonne. Et si ça résonne pour nous, ça résonne pour les gens qu'on accompagne. Et donc, ça crée cette cohérence, cette congruence qui fait qu'il n'y a pas une bonne méthode. On aurait tendance à croire un peu ça parce que chacun... a voulu un peu créer sa méthode et forcément vanter les mérites de cette méthode-là qui est absolument exceptionnelle et révolutionnaire. Moi, je crois qu'il y a plein de façons de faire qui sont très bien et que c'est sain justement de sortir de ce genre de discours un petit peu prosélite finalement. Septième point, donc ça rejoint un petit peu le cinquième point. j'ai un peu tout mélangé, c'est qu'un ou une bonne prof n'a pas besoin de mettre son pied derrière sa tête, ou de faire un grand écart, ou de faire des handstands, ou encore de connaître parfaitement la Bhagavad Gita. On a un peu cette tendance à croire que pour être crédible, il faut avoir le niveau physique irréprochable, la connaissance historique irréprochable. Je crois que ce que nos élèves viennent chercher dans nos cours, ce n'est pas notre amplitude. c'est pas une amplitude de 180 dans nos hanches, c'est notre présence, c'est notre capacité à être attentif, à pouvoir adapter, à ajuster, à guider de façon claire et intelligente et cohérente. Les gens, ils se souviennent de ce qu'ils ont ressenti, de comment ils se sont sentis accueillis, de notre capacité à les mettre en confiance, à créer un espace dans lequel ils se sentent en sécurité, dans lequel ils se sentent libres d'explorer. duquel ils ressortent en se sentant peut-être un petit peu mieux. Souvent d'ailleurs, même les élèves, ils sont soulagés de voir qu'on n'est pas parfaits, ça les décomplexe, ça leur permet de se rendre compte qu'on est aussi des gens normaux comme eux, et ça les rassure. Que nous aussi, on modifie des postures, on cherche encore, on est humain et on est imparfait. Voilà pour ce sujet-là. Et puis le dernier point, et c'est last but not... L'autoliste, c'est la phrase que je répète systématiquement à la fin de chaque séance que j'enseigne, c'est que faire de son mieux est largement suffisant et c'est valable sur le tapis comme dans la vie, à partir du moment où vraiment sincèrement on fait de son mieux. Je le pense profondément et je le dis parce que j'ai aussi besoin de l'entendre, parce qu'on a cette tendance à s'en demander beaucoup, à être jamais content de ce qu'on fait, de ce qu'on dit, de ce qu'on propose, de tout ça. Ce qu'on n'a pas fait. Et donc, je pense que c'est quelque chose qui est important de se rappeler. les jours surtout où on doute, où on est fatigué, où on s'ennuie. de regarder un petit peu le chemin parcouru, de se rappeler que c'est OK d'avoir des jours un peu moins et que ce n'est pas si grave finalement. D'essayer peut-être de faire ce pas de côté, de dézoomer, de se dire peut-être qu'aujourd'hui, mon cours n'était pas terrible. J'étais moins bien parce que j'étais moins bien. Et ce qui compte, c'est que j'ai fait de mon mieux. Avec sincérité, c'est déjà énorme. Voilà. parce que j'avais envie de rappeler dans ces huit choses que j'ai apprises et intégrées sur ce chemin de prof de yoga. Et donc, pour terminer, si tu es prof de yoga et que tu sens ce besoin et cette envie d'enseigner avec plus de clarté, trouver plus de simplicité dans ton quotidien, de mieux comprendre ce que tu dis, ce que tu fais, eh bien, la formation que j'ai créée est faite pour ça. On fait un petit peu un 360 du métier de prof de yoga. De l'opérationnel, créer des séquences, les enseigner, la posture de prof, à l'organisation de notre quotidien, au fait de pouvoir parler de ce qu'on fait, oser, communiquer. Donc il y a la prochaine session d'immersion de trois jours à Montpellier cet automne, avec un tout petit module à faire en ligne avant, comme une espèce de mise à niveau un peu anatomie et histoire de yoga. On y parle de pédagogie, d'éthique, de posture de prof, de confiance, de positionnement. Ce n'est pas une formation pour vous donner une méthode toute faite et pour devenir parfaite. C'est une formation pour pouvoir identifier ce qui fait les forces de chacun, chacune, et pouvoir justement assumer ça. Assumer un positionnement clair, trouver plus de confiance et de légitimité, enseigner sans s'éparpiller, sans s'épuiser, sans s'oublier. avec plus de solidité, de liberté. Voilà pour cette reprise un petit peu hybride, un petit peu intime, un petit peu tout ça mélangé. Merci d'avoir écouté jusqu'ici. Si cet épisode t'a plu, si ça te parle, tu peux le partager à des profs qui en auraient besoin, me laisser un max d'étoiles sur ta plateforme d'écoute. On se retrouve très bientôt pour la suite, avec, je l'espère, très vite, des invités passionnantes et passionnants des sujets profonds. profond. Et puis toujours cette envie de soulever le tapis pour aller un petit peu dépoussiérer et déconstruire les clichés, les croyances et les idées reçues. A très vite !