Speaker #0Aujourd'hui, je vous parle concrètement de ce que je fais tous les jours pour faire tourner mon activité de prof de yoga et de formatrice. Comment j'organise mes journées, comment je structure tout ça pour ne pas m'épuiser et garder du temps pour moi, pour ma pratique, pour ma vie. Avant de rentrer dans l'épisode d'aujourd'hui, j'ai une annonce rapide à faire. Le 20 mars à 10h, j'organise un atelier gratuit en ligne pour les profs de yoga. C'est pour toi si tu doutes en permanence, si tu ne te sens pas. légitime, si ça t'arrive en tout cas de t'interroger sur ta légitimité, si t'as du mal à trouver ta place dans le monde du yoga, du mal à te situer, du mal à communiquer. Je vais te montrer les erreurs qui font que, en tant que prof de yoga, des erreurs que j'ai faites moi aussi pendant longtemps, qui font que on reste un peu coincé dans cette boucle du doute permanent, qui nous maintiennent dans ce sentiment de syndrome de l'imposteur et ce qui nous manque vraiment pour en sortir. C'est gratuit, c'est le 20 mars à 10h, ça dure environ une heure. Le lien pour t'inscrire est dans la description de l'épisode ou sur mon Instagram. Pense à bien t'inscrire pour recevoir les accès à cet atelier. Je ferme la parenthèse, revenons à nos moutons, mot quotidien de prof de yoga et les actions que je mets en place tous les jours pour faire tourner la boutique. Bienvenue dans Sous le tapis, ici on parle yoga au-delà des clichés. Ce podcast, c'est pour les passionnés qui aiment creuser, comprendre, décoder. Les profs qui veulent enseigner avec plus de confiance, de discernement et de liberté. Celles et ceux qui pratiquent et aiment autant réfléchir qu'éprouver. Les esprits curieux, fascinés et intrigués. Ceux qui pensent que le yoga est un truc trop rigide ou trop perché. Bref, les gens qui doutent, qui t'étonnent, qui se questionnent. Ici, pas de formule magique ni de vérité figée. Juste un espace pour penser, affiner, nuancer. Je suis Marie. prof de yoga et formatrice, passionnée et curieuse, surtout de ce qui se cache sous la surface. On se lève le tapis ? C'est parti ! Il y a deux choses principales que je fais quasiment tous les jours où je travaille pour faire tourner mon activité. La première, c'est enseigner, évidemment, mon cœur de métier. Donc, ce n'est pas forcément enseigner un cours de yoga, mais c'est en tout cas délivrer la prestation pour laquelle on me rémunère. C'est le cœur de mon métier. Concrètement, ça veut dire quoi ? Dans mon cas, ça veut dire donner mes cours de yoga sur Atome, par exemple, mon studio en ligne. Donc, je donne deux cours en live par semaine. Organiser et animer mes retraites de yoga. Former les profs dans ma formation Yoga Next Step. Donc, j'ai un format en ligne et j'ai des formats aussi en présentiel. Préparer mes cours. Tourner des vidéos pour le studio. Ça fait partie aussi de mon cœur de métier. créer du contenu pédagogique, préparer le contenu de la formation, etc. Pour faire ça, bien sûr, j'ai besoin de compétences que j'ai acquises dans ma formation initiale et dans toutes mes formations continues, que j'acquiers aussi avec mon expérience et avec le temps. Ça n'empêche que je continue quand même à me former régulièrement pour faire évoluer mes connaissances, pour me mettre à la page, me mettre à jour parce que les choses évoluent, les connaissances évoluent, pour faire avancer aussi mes compétences et mon enseignement. Pour moi, c'est un peu non négociable. Si je reste filée dans ce que j'ai appris il y a huit ans, mon enseignement n'évolue pas. Et j'observe avec le temps, aujourd'hui, huit ans plus tard, que mon enseignement a énormément évolué et que j'en suis très heureuse. Donc je lis beaucoup, je prends des cours, je me forme sur des sujets précis quand j'en ressens le besoin pour nourrir mon enseignement. Le deuxième pilier de mon activité, c'est toute la dimension entrepreneuriale. Parce que quand on est prof de yoga, on ne peut pas nier qu'on est aussi entrepreneur et donc qu'on a une entreprise à faire tourner. Si je me contente d'enseigner et de me former, mes cours, mes retraites, mes formations vont probablement difficilement se remplir, hélas. J'aimerais bien évidemment ne pas avoir à communiquer pour remplir mes événements, ne pas avoir à réfléchir stratégie ou structure business. J'aimerais bien que ça se remplisse tout seul par le bouche à oreille ou par magie, sauf que ce n'est pas le cas et ça ne le sera probablement jamais. Donc aujourd'hui, je dépends, enfin en tout cas pas moi, mais mon activité dépend d'une communication active pour faire savoir ce que je propose. C'est vraiment la deuxième grosse partie de mon quotidien finalement qui consiste à faire savoir. Alors il n'y a pas que la com, mais il y a quand même une grosse partie de com. Comme je disais, aujourd'hui, il faut savoir que les profs de yoga, la plupart en tout cas, ont des statuts indépendants. Certains profs font le choix de travailler quasi exclusivement pour des structures, des studios, des salles de sport, des assos. Et dans ce cas-là, ils n'ont pas forcément besoin de faire autant de com' puisqu'ils bénéficient de la visibilité de ces structures. Ça dépend aussi de où on enseigne. Quand on est dans des régions un petit peu plus rurales, on a forcément le bouche-oreille qui fait plus son effet. Puis on a peut-être aussi un peu moins de concurrence, qui fait qu'on a moins besoin de communiquer en permanence pour pouvoir remplir ses cours. Dans mon cas, ce n'est pas le choix que j'ai fait. Ce n'est pas mon business model. J'ai choisi de développer mes propres offres, mon studio en ligne, ma formation, mes retraites. J'ai besoin de communiquer, j'ai besoin de faire savoir ce que je propose, de faire savoir mon travail. Sachant qu'en plus, je ne peux compter que sur moi, puisque je ne bénéficie pas de la visibilité d'aucune structure. Je n'ai aucun partenariat qui ferait que mon travail serait automatiquement plus connu. Donc, c'est une grande partie de mon quotidien, la communication, newsletters, podcasts, Instagram, stories, etc. Et ce n'est pas négligeable, c'est même central. concrètement à quoi ressemblent mes journées, comment est-ce que j'organise tout ça pour ne pas devenir dingue et ne pas m'épuiser, ce qui a été le cas pendant un moment. J'y reviendrai un peu plus tard. Au quotidien, j'ai vraiment une base, un genre de structure qui me permet de tenir sur la durée. Du moins, chaque jour où je travaille, j'ai au moins une tâche liée à mon cœur de métier. Soit je continue à me former, soit j'enseigne, soit je prépare un cours, soit je tourne une vidéo pour mon studio en ligne. Soit je travaille sur le contenu de la formation. Au moins une action qui correspond à pourquoi je fais ce métier et à pourquoi on me paye. Parce que si je passe mes journées à faire de la com, de la gestion, de l'administratif, je finis par un peu perdre le sens de ce que je fais. Et je veux vraiment que chaque jour, il y ait un moment où je suis dans mon cœur de métier, où je crée, où j'enseigne, où je transmets, où je me nourris. Mais en tout cas, c'est hyper important pour moi parce que c'est pour ça que je fais ce métier et c'est ce que j'aime le plus. Chaque jour, j'ai aussi... au moins une action de communication, que ce soit rédiger un mail, l'envoyer, envoyer une newsletter, faire une story, faire une publication Instagram, enregistrer, comme là maintenant, un épisode de podcast ou le rédiger ou le mettre en ligne. Chaque jour, au moins une action qui fait que mon travail est visible. Si je ne communique pas régulièrement... Mon activité stagne, s'essouffle, voire même recule. Les gens m'oublient, entre guillemets, mais en tout cas, si on ne fait pas savoir qu'on est là et si on ne montre pas notre travail, forcément, ce n'est pas vers nous qu'on va se tourner le jour où on aura besoin de ce qu'on propose. Donc, mes cours se remplissent moins et c'est une réalité, malheureusement. Évidemment, chaque jour, alors peut-être pas forcément tous les jours, mais j'ai un peu d'administratif. Que ce soit répondre à des mails, gérer la compta, faire des factures. mettre à jour des petites choses sur mon site internet par exemple, ou gérer des inscriptions à des retraites ou autres. Toutes ces petites tâches qui font aussi tourner la boutique, même si c'est moins sexy. Et honnêtement, c'est important de le faire régulièrement parce qu'avant, j'avais un peu tendance à laisser traîner. Mais si on attend d'avoir 50 mailles en retard et 3 mois de compta à rattraper, c'est clairement l'angoisse. Donc moi, je me fixe un créneau pour ça tous les lundis matins. Je sais que quoi qu'il arrive, le lundi, j'ai fait... mes factures de la semaine, toute ma compta parce qu'en plus, j'ai changé de statut aujourd'hui, je ne suis plus auto-entrepreneuse donc du coup, j'ai quand même besoin d'avoir une compta un petit peu plus élaborée que quand on est simplement auto-entrepreneur. Mais il faut savoir que même en tant qu'auto-entrepreneur, on a quand même l'obligation de faire des factures pour tout ce qui entre sur notre compte en banque, etc. Donc, je fais un tout petit peu chaque jour, comme ça, ça reste gérable et puis je me réserve quand même un bloc dans la semaine où je fais vraiment... Je mets à jour toute ma compta, tous mes mails, etc. Après, bien sûr qu'il y a d'autres dimensions dans mon quotidien, dans mon métier. Il y a tout l'aspect technique, mais que je compte quand même malgré tout, même si ce n'est pas trop ce que j'aime le plus dans mon cœur de métier. Parce que le montage vidéo, par exemple, pour le studio en ligne, une fois que j'ai préparé ma séance et que je l'ai enregistrée, il faut monter la vidéo, il faut la mettre en ligne, mettre à jour mon site Internet, nettoyer régulièrement le studio en ligne pour que ça reste du contenu. des contenus relativement récents et à jour. J'ai aussi tout ce qui est la préparation des prochains programmes, puisqu'en général, je prévois quand même des semaines à l'avance les thématiques de mes cours pour avoir une espèce de progression logique. Donc, il y a toute une partie du métier qui n'est pas enseignée, mais qui rentre quand même dans le cœur de métier, puisque ça fait partie de délivrer la prestation pour laquelle on rémunère. même si ce n'est pas du temps dédié directement à l'enseignement. Ça, je trouve que quand on se lance en tant que prof de yoga, dans nos formations, on ne nous le dit pas assez. En tout cas, moi, on ne l'a pas assez dit. Il y a vraiment une grosse partie du métier qui n'est pas enseigné. C'est géré, structuré, créé, communiqué. Il y a une dimension dont je parle peut-être un peu moins, mais qui est essentielle aussi, c'est la structure de nos offres, c'est comment est-ce que je choisis, que j'organise tel atelier, que je donne tel cours, que je fais telle retraite à tel moment. L'importance d'avoir des offres cohérentes, qui se complètent, ça fait partie aussi de la dimension entrepreneuriale. Et c'est aussi, entre autres, ce qui permet d'avoir une communication plus efficace. Parce que si on a des offres qui partent un peu dans tous les sens, on est forcément moins clair sur ce qu'on propose. Et donc, notre com est un peu bancale. Si déjà dans notre tête, ce n'est pas très clair, il y a de fortes chances pour que dans la com et dans la façon dont ça va être perçu aux personnes à qui on s'adresse, ce ne soit pas clair non plus. Et donc, ça va se vendre difficilement. Il y a aussi une partie, je crois que j'en ai déjà parlé dans un épisode de podcast, mais qui a toute son importance aujourd'hui pour moi, et qui a vraiment changé la donne, c'est de me fixer des objectifs clairs. Quand je dis clair, ce n'est justement pas des objectifs un peu flous du genre je veux faire une retraite cette année ou je veux que mon activité tourne bien ou que sais-je, mais des objectifs précis et mesurables. Par exemple, je fais des calculs très clairs qui font que je sais que pour générer le chiffre d'affaires dont j'ai besoin pour faire tourner ma vie, pour payer mon loyer, pour pouvoir aller de temps en temps au restaurant ou m'offrir un cours de yoga, Eh bien, J'ai besoin d'avoir tant d'abonnés sur mon studio en ligne, j'ai besoin de faire tant de retraites, j'ai besoin d'avoir tant de personnes qui font ma formation, etc. Je veux enregistrer deux épisodes de podcast par mois pour telle et telle raison. Ça peut paraître hyper rigide, mais en vrai, ça m'a énormément libérée parce qu'au contraire, justement, c'est plus des cases, des fenêtres ouvertes dans mon cerveau de je veux faire ci, je veux faire ça. posé sur le papier, c'est très très clair et je sais exactement au quotidien ce que j'ai à faire pour faire avancer mon activité et pour aller dans la direction de ce que je veux et de mes objectifs et pour éviter de me disperser. Ça me permet aussi de dire non à des opportunités qui soit ne m'intéressent pas, soit vont m'éparpiller, à des collaborations qui ne me correspondent pas ou à des trucs qui me prendraient du temps sans m'aider à me rapprocher de ce que je veux vraiment. Il y a une chose qui est importante aussi, c'est de garder du temps pour moi. Évidemment, dans tout ça, dans toutes les actions que je mets en place au quotidien, il y a aussi une part de temps pour moi, que ce soit pour ma pratique perso, parce que quand je pratique moins, je sens aussi que je perds un petit peu l'inspiration et j'ai moins de, je ne sais pas, de facilité, je ne sais pas si c'est le mot, mais en tout cas... moins de mojo dans mon enseignement. Donc c'est hyper important pour moi de garder du temps pour ma pratique, mais aussi du temps pour ma vie perso, mes amis, mon mec, mes loisirs, le piano, les tchats et la thé dans les cafés. Parce que le piège de l'entrepreneuriat, et je suis tombée dans ce piège pendant bien assez longtemps pour le connaître, c'est de toujours pouvoir travailler. En fait, il y a toujours quelque chose à faire. Donc pendant une période, j'ai vraiment travaillé beaucoup trop, jusqu'à complètement craquer. Il y a toujours un mail à envoyer, il y a toujours une amélioration à faire sur le site internet, il y a toujours un nouveau post ou une nouvelle story à faire, un cours à préparer, une idée à développer. Et si on ne pose pas nous-mêmes nos propres limites, on s'épuise. En tout cas, ça a été mon cas. Aujourd'hui, je travaille en général en moyenne 5 jours par semaine, parfois 4, parfois 6. Quand je ne travaille pas, je ne travaille pas. C'est-à-dire que je ne réponds pas aux mails, je ne fais pas de post dédié directement à mon activité. Je suis off et c'est non négociable dans le sens où c'est sacré. Ma pratique perso, c'est sacré. C'est ce qui me nourrit. C'est ce qui me permet de rester connectée à pourquoi je fais ce métier. Si je n'ai plus de pratique, si je ne monte plus moi-même sur mon tapis, je deviens une gestionnaire d'activité. Et en fait, ça ne m'intéresse pas. Donc, voilà en gros à quoi ressemble mon quotidien aujourd'hui. Enseigner, communiquer, structurer, gérer, m'organiser, me fixer des objectifs. Alors évidemment, je ne me fixe pas des objectifs tous les jours. Je me les fixe une fois. En début d'année, je les revois à chaque fin de mois. Je vois si j'ai pu avancer comme je le voulais dans telle direction. Sinon, je réévalue, je réajuste. Je ne suis pas rigide, mais en tout cas, j'ai une direction très claire, très précise. Et je sais exactement au jour le jour ce que je dois faire, ce que je veux faire pour avancer dans cette direction. Alors très clairement, ça n'a pas toujours été aussi clair. Ça n'a pas toujours été comme ça. Il y a quelques années, j'étais carrément désorganisée. c'était le cas. chaos total. Je faisais plein de trucs, je travaillais tout le temps, beaucoup trop, mais je partais dans tous les sens et du coup, je n'étais pas du tout efficace. Je disais un peu oui à tout. Je testais des idées sans vraiment savoir pourquoi. J'acceptais de donner un atelier par-ci ou par-là sans que ça ait vraiment de sens. Je communiquais, mais sans vraiment avoir une direction claire et donc sans trop savoir ce que j'avais à dire et ce que je voulais dire. J'avais des offres qui n'étaient pas toutes très cohérentes entre elles. Et donc vraiment, je me suis épuisée. J'ai fini par complètement craquer, être à deux doigts de tout arrêter. Je tournais en rond, tout stagnait un peu. Je n'arrivais pas à mettre en place de nouveaux projets parce que je n'avais pas l'énergie et pas l'espace. Je me sentais complètement surmenée, au point de même avoir un peu perdu justement ce mojo dont je parlais tout à l'heure. Je ne savais plus trop ce que je voulais transmettre. Je n'arrivais plus trop à mettre de sens dans tout ça. J'étais un peu désespérée. En plus, je venais de passer le seuil de TVA. Je n'avais pas du tout anticipé ça. Je ne savais même pas que ça existait. Et donc, je ne parle pas du maximum de chiffre d'affaires en tant qu'auto-entrepreneur, mais vraiment le seuil de TVA qui fait qu'à un moment donné, si on dépasse, à l'époque, c'était 34 000 euros, je crois, de chiffre d'affaires, eh bien, on est redevable de la TVA. Je l'ai dépassé sans savoir que tout ça existait, sans anticiper. Je l'ai su après coup, sur un début d'année. Et du coup, j'ai dû payer de la TVA sur l'année précédente. Et du coup, j'avais des grosses sommes à débourser. Ça m'a carrément mis la rate au courbouillon et ça m'a vidé toutes mes économies. Donc, ça m'a fait flipper un max. Et donc, à ce moment-là, j'ai compris qu'en fait, toute seule, il me manquait des billes. En fait, il y a des choses que je ne savais pas. et qu'il me fallait me faire accompagner pour ça. Je me souviens avoir contacté Cécile, ma coach dont je vous parle souvent, en disant que j'étais au bout du rouleau et que j'avais vraiment besoin de son aide. Donc, c'est là que j'ai commencé à travailler avec elle, qu'elle m'a carrément formée, aidée à structurer mes offres, ma com, à trouver une direction claire, à faire place nette aussi, à dégager vraiment de ma to-do list toutes les choses qui étaient chronophages, mais qui faisaient p... pas avancé mon business, mon activité, qui ne me nourrissait pas, qui ne servait à rien, en gros. Des choses où moi, je m'arrêtais à vouloir absolument les faire parce que je suis méga perfectionniste. Et en fait, je me suis rendue compte que ça me faisait perdre mon temps et toute mon énergie. Donc tout ça, ça a pris du temps parce que j'avais plein, plein, plein, plein, plein de croyances à déconstruire sur le marketing, sur la vente. Le mot stratégie, je l'avais en horreur. J'étais hyper réticente à plein de trucs. Aujourd'hui, je me remercie et je la remercie d'avoir fait ça parce que c'est ce qui fait qu'aujourd'hui, je dors bien. Clairement, gérer une entreprise, c'est quand même avoir une stratégie. Stratégie, ce n'est pas dire manipulation, ce n'est pas dire mentir à tout le monde et être machiavélique. C'est se fixer des objectifs et savoir dans quelle direction on va et qu'est-ce qu'on doit faire au quotidien pour rester focus dans cette direction-là tout en étant... souple sur le fait que ça peut changer, qu'il y a la vie, qu'il y a des aléas, qu'il y a évidemment des imprévus, mais en tout cas savoir à peu près où on va. Et donc c'est grâce à tout ça que mes offres sont devenues cohérentes les unes avec les autres, que ma communication est devenue cohérente parce que je savais exactement ce que j'avais à dire et à qui, que mes objectifs sont devenus évidents parce que je savais où je voulais aller. Mon organisation s'est fluidifiée parce que je savais ce qui était important et ce qui ne l'était pas. Donc aujourd'hui, quand je dois prendre une décision pour mon activité, je me pose une seule question, c'est est-ce que c'est aligné avec ce que je suis et ce que je veux transmettre aujourd'hui ? Si c'est oui, go. Si c'est non, je ne perds pas mon temps. Et ça, en fait, c'est grâce à quelques actions très précises que j'ai faites à un moment donné et qui ont tout débloqué, tout fluidifié. En tout cas, c'est des actions simples, finalement, assez concrètes. Mais avant ça, je ne savais pas le faire, je ne savais pas m'organiser. Et dans les formations de yoga ? on n'apprend pas ça. Ce n'est pas du tout un reproche. Quand on apprend à être prof de yoga, on n'apprend pas à être entrepreneur, mais ça manque, je pense, énormément à beaucoup de profs de yoga. Donc, c'est en partie ce que je vais partager dans l'atelier du 20 mars dont j'ai parlé en début d'épisode. Je vais partager un peu la roadmap qui m'a permis de trouver de la clarté, qui m'a permis d'arrêter de partir dans tous les sens, de définir... d'affiner mon identité de prof et mon enseignement, qui m'a permis de structurer des offres cohérentes, de savoir beaucoup mieux communiquer. Sans ça, je pense que j'aurais pu continuer encore longtemps à me disperser, à m'épuiser, et je pense même que j'aurais complètement arrêté. Et j'aurais surtout aussi continué à douter en permanence de mes choix, de « est-ce que je suis dans la bonne direction ? » « Est-ce qu'il ne faut pas que je me forme à autre chose ? » « Est-ce qu'il ne faut pas que je vienne me diversifier ? » « Pourquoi pas faire du pilates ou quoi ? » Est-ce que... À la base, mon tout premier métier, c'est coach sportif. Donc, bien sûr, ça m'a traversé l'esprit plein de fois de me dire est-ce que je ne devrais pas proposer des cours de renfort alors que je n'aime pas ça ? Bref, je partais vraiment dans tous les sens. Si tu te reconnais dans ce que je viens de dire, tu as l'impression d'être dans un flot intersédéral, de ne pas savoir vraiment définir ton identité de prof, une direction claire, de te disperser, de ne pas savoir quoi communiquer, comment communiquer, comment structurer ton activité et ton quotidien, viens le 20 mars, c'est un vendredi matin, c'est gratuit, ça se passe en ligne. On va déconstruire, dégommer quelques croyances, quelques erreurs que font beaucoup de profs de yoga, y compris moi avant tout ça. Le lien pour t'inscrire est dans la description de cet épisode. Pense à t'inscrire pour recevoir les accès, sinon tu ne pourras pas nous rejoindre. Si jamais tu n'es pas disponible en live ce jour-là, il y a le replay qui sera envoyé directement aux personnes inscrites et qui sera disponible pendant 7 jours. Voilà, j'ai tout dit, j'ai fait le tour, j'ai bien soif. Donc, je vais m'arrêter là. Merci de m'avoir écoutée et on se retrouve, j'espère, très vite sur ou sous le tapis.