Speaker #0On me demande souvent comment je fais pour vivre du yoga. C'est vrai que c'est une question qui revient souvent, je pense, auprès des profs de yoga. Mais est-ce que tu arrives à en vivre ? Est-ce que tu fais que ça ? Est-ce que tu as autre chose à côté ? C'est un métier qui passe un petit peu souvent pour un side job, un à côté, une vie parallèle. Mais il est possible aussi de vivre d'une activité de prof de yoga, même si ça demande évidemment du travail. Donc aujourd'hui, je vous partage ce qui fait que je vis de mon activité de prof de yoga intégralement, ce qui fait finalement tourner la boutique. Qu'est-ce que je fais au quotidien ? Quels sont les choix et les décisions que j'ai mis en place, les actions que j'ai mis en place pour vivre de cette activité et pour faire tourner la boutique ? Bienvenue dans Sous le tapis. Ici, on parle yoga au-delà des clichés. Ce podcast, c'est pour les passionnés qui aiment creuser, comprendre, décoder. Les profs qui veulent enseigner avec plus de confiance, de discernement et de liberté. Celles et ceux qui pratiquent et aiment autant réfléchir qu'éprouver. Les esprits curieux, fascinés et intrigués. Ceux qui pensent que le yoga est un truc trop rigide ou trop perché. Bref, les gens qui doutent, qui s'étonnent, qui se questionnent. Ici, pas de formule magique ni de vérité figée. Juste un espace pour penser, affiner, nuancer. Je suis Marie. Prof de yoga et formatrice, passionnée et curieuse, surtout de ce qui se cache sous la surface. On se lève le tapis ? C'est parti ! Bonjour, bienvenue dans ce nouvel épisode. Juste avant de rentrer dans le vif du sujet et de détailler point par point les choses qui font qu'aujourd'hui j'ai une activité de prof de yoga qui me rémunère financièrement, intégralement. J'ai une annonce à faire, donc j'organise dans une semaine tout pile, mercredi 10 décembre, un événement pour les profs de yoga, donc c'est un atelier qui durera environ une heure et demie je pense, un atelier bilan, pour permettre aux profs de yoga de faire le point sur leur activité, sur leur enseignement. C'est un peu comme un état des lieux ou un audit de notre activité et de notre enseignement, c'est vraiment les deux casquettes du métier, le cœur de métier, enseigner, mais aussi entreprendre. s'organiser au quotidien, etc. Donc, le but de cet atelier, c'est vraiment de vous partager des clés pour identifier ce qui pourrait éventuellement coincer dans votre quotidien, dans votre activité, dans vos actions, dans vos choix, qui font que vous sentez que vous stagnez ou que vous êtes un peu dans le flou, un peu en mode pilote automatique sans trop finalement prendre de plaisir dans ce que vous faites. Le but est vraiment de reconnecter à ce qui fait sens pour vous. et à essayer de poser un cap clair avec des objectifs qui sont alignés avec ce que vous voulez, d'identifier les actions à mettre en place. Donc si tu es prof de yoga et que tu sens que tu as besoin de faire un petit état des lieux, que tu sens que tu as une petite perte d'élan ou de motivation, que tu as simplement un peu dépassé par ton quotidien et que tu souhaites faire le point, mettre les choses à plat, voir les choses avec un peu plus de recul et de clarté, Tu es la bienvenue, le bienvenu, c'est complètement offert en live mercredi prochain. Je mets le lien dans la description pour t'inscrire, l'inscription est obligatoire pour recevoir les liens d'accès. Si tu ne peux pas participer en direct, je t'enverrai le replay par mail qui sera disponible pendant 7 jours. Voilà. On est parti pour ce nouvel épisode de Sous le tapis dans lequel je détaille point par point les choses que j'ai mises en place, les choix que j'ai faits pour... pouvoir aujourd'hui vivre de mon activité de prof de yoga. Il n'y a pas de recette magique, c'est essentiellement, je crois, un environnement, des choix et un cadre tenu dans la durée. La première chose, et je crois que c'est une des moins évidentes à faire et surtout quand on débute, c'est de choisir. Et donc, j'utilise souvent cette phrase en formation, choisir, c'est renoncer, accepter de renoncer, accepter de refuser. certains projets ou certaines propositions, certaines opportunités. Pourquoi ? Pour éviter de s'éparpiller. Pour ma part, j'ai eu la chance de pouvoir le faire dès le début de mon activité. J'avais vraiment envie de travailler dans des conditions qui me permettent de bien faire mon métier. Et donc, j'ai refusé certaines propositions, certaines offres qu'on m'a faites, soit parce que le lieu ne me convenait pas pour pouvoir... enseignée dans de bonnes conditions, soit parce que la rémunération m'a paru pas adaptée, parfois indécente. Et donc, j'ai eu la chance, et je dis la chance parce que j'avais des conditions favorables, j'avais une rupture conventionnelle, donc j'avais le droit au chômage, donc j'avais un minimum de coussins de sécurité qui m'a permis de prendre le temps de me lancer. Si je n'avais pas eu ces conditions-là, j'aurais fait probablement différemment, j'aurais gardé mon job, j'aurais commencé par enseigner un cours par-ci par-là, puis peut-être deux, puis peut-être que je me serais mis à temps partiel jusqu'à éventuellement pouvoir lâcher complètement mon job. Je ne recommande pas aujourd'hui de lâcher un... un emploi qui nous rémunère pour se lancer dans le yoga en partant de zéro du jour au lendemain. C'est un petit peu, en tout cas si on n'a aucun coussin de sécurité, c'est un peu canicase comme choix. Donc choisir, c'est-à-dire ne pas m'éparpiller. Aujourd'hui, j'ai une offre phare et des formats complémentaires qui ne se cannibalisent pas les uns les autres. J'ai Atom, mon studio de yoga en ligne, qui est mon offre principale depuis cinq ans. Et donc, ça pourrait être l'équivalent pour un prof de yoga qui a un business model plus conventionnel, entre guillemets, qui donne des cours en studio, un peu à droite à gauche, en assaut, éventuellement des créneaux autonomes, etc. C'est mon activité, mon cœur de métier, l'enseignement du yoga. Donc, pour ma part, c'est mon studio en ligne Atom. Ensuite, j'organise des retraites qui permettent le format immersif, le format intensif. pour les personnes qui souhaitent pratiquer de façon un peu plus approfondie avec moi. Donc, en quoi ces deux offres ne se cannibalisent pas ? En fait, les deux offres sont complémentaires. On peut être élève et prendre des cours avec moi chaque semaine et puis participer une fois dans l'année à une retraite de yoga. Et puis enfin, j'ai l'offre que j'ai lancée dernièrement qui est la formation pour les profs de yoga. Donc là, c'est un autre public, c'est un autre sujet. Mais encore une fois, j'ai beaucoup de personnes participant à ma formation qui s'inscrivent à mes cours en ligne et inversement, des profs de yoga qui suivent mes cours en ligne, qui en sachant que j'ai lancé une formation comme ils aiment mon enseignement, ont suivi ma formation. Donc ce sont vraiment des offres qui se complètent. Chacune a un rôle, une périodicité, un public, mais ça me permet d'avoir moins d'offres et donc plus de lisibilité, plus d'impact, plus de clarté dans ma communication. Je pourrais faire le choix d'organiser des ateliers à droite à gauche un peu tout le temps, de donner plus de cours chaque semaine en studio, en asso ou autre, de prendre des cours particuliers. Et en fait, je fais le choix justement de refuser, même si parfois j'en ai l'envie, même si parfois ça me manque un peu, pour rester claire, pour ne pas m'éparpiller, pour qu'il y ait une cohérence, une pertinence dans toutes mes offres. Enfin, ensuite plutôt... en deuxième point. Donc, premier point, c'était vraiment choisir. Deuxième point, il me semble très important d'affiner notre enseignement. Je me suis beaucoup formée, j'ai beaucoup remis en question ce que j'enseignais, ma manière d'enseigner. J'ai appris à trier. J'ai appris à accepter que je n'ai pas besoin de tout savoir, mais que j'ai besoin de connaître, d'incarner et de comprendre ce que je transmets. C'est-à-dire que je ne transmets pas tout dans mes cours de yoga. Je ne transmets pas tous les styles de yoga. Le fait de travailler à mon enseignement, de le remettre en question, de l'affiner, ça me permet aussi d'avoir des cours qui sont plus structurés, en tout cas mieux structurés, plus clairs. Ça m'a permis aussi de vraiment identifier les types de yoga qui me correspondent, que j'incarne, que je pratique, que j'aime pratiquer et que j'aime enseigner. Et donc, ça évite justement, encore une fois, de s'éparpiller. Ça revient un petit peu au premier point. choisir, choisir ses offres, mais aussi choisir ce qu'on enseigne. C'est-à-dire que je pourrais enseigner, en plus du vinyasa et du zin, le hatha, l'ashtanga, le, je ne sais pas quoi, power yoga, le prénatal, le postnatal. Je pourrais aussi me diversifier. Il y a beaucoup de profs de yoga en ce moment qui se forment à d'autres pratiques, le pilates, le fitness plus globalement, ou le massage, le massage thaï ou autre. Alors, Alors pourquoi pas, il n'y a aucun jugement dans tout ça. Et on peut complètement allier deux activités différentes ou de l'enseignement de disciplines différentes à partir du moment où, je crois en tout cas, ce sont des pratiques que l'on aime vraiment, que l'on pratique pour soi, qu'on choisit de les développer professionnellement parce que c'est quelque chose qui nous nourrit, qui fait partie intégrante de notre quotidien. À partir du moment où on cherche à diversifier pour diversifier parce que ce qu'on propose déjà n'est pas suffisamment nourrissant ou rémunérateur, alors bien évidemment qu'il y a un besoin de payer son loyer, c'est juste que je m'interroge sur la pertinence de diversifier à tout prix, plutôt que de chercher à... affiner ce qu'on fait déjà pour justement développer une vraie qualité, une vraie identité dans ce qu'on propose, qui va nous permettre de le développer davantage. Donc, encore une fois, si vous voulez diversifier, why not ? Let's go, vraiment, ce n'est pas du tout un problème, selon moi, uniquement si vraiment on le fait parce que c'est quelque chose qui fait partie de notre vie. Je dis ça parce que j'ai été coach sportif dans mon tout premier temps. Le premier job, c'était ça. Et ce n'est pas parce que le fitness faisait partie intégrante de ma vie. C'était parce que j'avais envie de travailler dans un métier de mouvement, du corps, du sport. J'ai toujours fait de la gymnastique, de la danse, etc. Et j'avais envie de quelque chose qui s'en rapproche. Mais finalement, ce n'était pas vraiment ce que j'aimais dans mon quotidien. Ça ne faisait pas partie de mon quotidien. Et je n'ai pas du tout aimé enseigner ça. alors que Quand je suis passée de pratiquante de yoga à prof de yoga, c'est quelque chose qui faisait vraiment partie de ma vie et ça a été complètement différent. Non seulement j'ai aimé ce que je fais, je me suis épanouie là-dedans, mais en plus, du coup, j'ai aussi pu développer cette activité suffisamment pour pouvoir en faire mon activité unique, finalement. Tout ça pour dire que se diversifier ou enseigner plein, plein de styles de yoga pour pouvoir répondre à... plein de propositions, plein d'offres différentes, ça peut nous éparpiller. Je pense vraiment sincèrement que si on veut proposer la qualité, on est meilleur quand on se spécialise plutôt que quand on essaye de toucher un peu à tout. Forcément, si on touche un peu à tout, on sera moins pertinent dans chaque proposition. En tout cas, c'est mon avis. Troisième point, il y a vraiment la notion d'incarner, d'enseigner ce que je pratique, ce que je vis, ce que j'aime. Le yoga fait partie de ma vie, le yoga faisait partie de ma vie bien avant que je l'enseigne, il faisait partie de ma vie quotidienne et de façon consistante. Je pratique pour moi, je pratique avant tout parce que le yoga me fait beaucoup de bien et a changé beaucoup de choses dans ma vie. Donc à la base, je ne pratique pas pour Instagram, je ne pratique pas pour faire un spectacle et ma pratique vient vraiment nourrir mon enseignement, inspirer mon enseignement, ça change. Tout finalement dans les mots choisis, la qualité de ma guidance, la précision dans mes mots, etc. Dans les images que je vais pouvoir utiliser, dans ma présence aussi dans mon enseignement. Donc je pense vraiment sincèrement qu'une pratique vivante et incarnée nourrit un enseignement pertinent et vivant également. Sans compter le fait, je crois que si on veut que ce soit un métier durable, une activité durable, On a besoin un minimum d'émissaires. Il y a suffisamment d'inconvénients à l'entrepreneuriat et au fait d'être indépendant pour finalement ne pas aimer ce qui remplit la majorité de nos journées. Si on a le choix d'une activité, alors autant choisir quelque chose qu'on aime, qu'on sait faire et qu'on fera le mieux possible. En quatrième point, il y a la notion de se donner du temps. et de se créer une expérience. Finalement, je n'ai pas lancé des retraites dès que j'ai commencé à enseigner, dès ma première année d'enseignement. J'ai construit des choses l'une après l'autre, pierre après pierre. J'ai lancé des projets et des objectifs qui étaient réalistes, réalisables, en fonction d'où j'en étais dans mon activité. Quand on débute et qu'on n'a encore pas vraiment eu l'opportunité de... proposer notre enseignement à un certain nombre de personnes, il y a peu de chances que du jour au lendemain, un atelier ou une retraite se remplissent. Donc ça se construit tout ça, ça prend du temps, ça demande d'enseigner, d'enseigner, d'enseigner encore et encore. Et donc c'est ce que j'ai fait, j'ai pris le temps. Le temps permet aussi de construire de la confiance en soi et chez les personnes qui pratiquent avec nous. Donc aller vite n'est pas pour moi pertinent. Brûler les étapes, souvent, c'est un peu se brûler les ailes en même temps. Et donc, je pense qu'il vaut mieux prendre le temps. Cinquième point, c'est que je communique régulièrement et surtout et précisément. À chaque fois que je communique, j'ai un objectif précis, c'est-à-dire que de quoi j'ai besoin de parler aujourd'hui ? Quelle est l'offre que j'ai besoin de mettre en valeur ? Est-ce que c'est le studio en ligne ? Est-ce que je viens de lancer une retraite ? Est-ce que je suis dans une phase de lancement de la formation ? Est-ce que j'ai plutôt envie de parler de quelque chose d'un peu plus général et donc peut-être ma pratique ? Qu'est-ce qui m'inspire en ce moment ? Donc ça peut prendre plein de couleurs différentes tout ça, mais... Ma communication est précise et a un objectif précis. Je vois beaucoup, je parle de ça parce que je vois beaucoup de profs de yoga qui communiquent pour communiquer, qui postent pour poster. Et je le vois parce que je l'ai fait pendant longtemps. Et finalement, c'est quelque chose qui est assez chronophage, qui est assez drainant, mais qui en plus ne sert à rien. Poster pour poster, si on n'a pas un message précis à faire passer, quelque chose à proposer derrière, ça ne veut pas dire qu'il faut toujours poster pour vendre. Ça ne veut pas dire qu'il faut être dans une... Une démarche hyper pushy, hyper marketée, etc. Pas du tout. Mais en tout cas, parler, communiquer de sorte à ce que ça ne nous coûte pas en énergie et à ce que ça nous serve vraiment et à ce que ça soit au service de notre activité. Et donc, je dis communiquer régulièrement parce que je crois qu'il vaut mieux, je ne sais pas, se fixer sur deux, trois publications par semaine, voire même une seule par semaine. Plutôt que de publier deux posts par jour pendant cinq jours, dix jours, trois semaines et ensuite de disparaître et de revenir et de redisparaître. C'est la régularité et encore une fois, c'est la consistance, c'est la fréquence qui fait qu'au bout d'un moment, le message passe. Et qui fait qu'au bout d'un moment aussi, toutes les petites graines de communication qui ont été semées semaine après semaine, mois après mois, année après année, finissent par porter leurs fruits et nous demandent. Peut-être à un moment donné, un peu moins de régularité, un peu moins d'effort en tout cas. Mais la communication est un point essentiel si on a des cours à remplir, des retraites à remplir, des formations à remplir. Et puis, il y a un point qui a été vraiment game changer, voire même life changer dans mon parcours, c'est de me faire accompagner. Je n'ai rien inventé. Je n'ai pas appris toute seule à m'organiser, je n'ai pas appris toute seule à lancer des offres qui se remplissent du jour au lendemain. Je n'ai pas réinventé la roue ni l'eau chaude. Je me suis faite accompagner. J'ai pris cette décision quelques années après, déjà après m'être lancée en tant que prof de yoga. Ça m'a permis de gagner du temps, ça m'a permis de gagner en clarté, ça m'a permis d'avoir une vision claire sur les choses à mettre en place. J'avais peur parce que c'est toujours un investissement, un engagement. Et donc, c'est normal d'avoir peur et de se dire, voilà, j'espère que ça va porter ses fruits. Pour moi, vraiment, pour ma part, ça a été le jour et la nuit, en avant et en après. Je me suis faite accompagner de différentes façons. J'ai fait beaucoup de formations. J'ai pris une coach plutôt sur l'aspect business du yoga. À l'époque où j'ai dépassé le seuil de TVA, j'ai aussi fait une formation. sur les différents statuts juridiques, sur comment optimiser mon activité, sur comment gérer ma comptabilité, etc. Et après, j'ai fait d'autres formations, beaucoup de formations dans le cœur de métier, donc dans différents aspects qui m'ont permis d'affiner mon enseignement, de le peaufiner et de l'améliorer. Pour moi, ça a été vraiment quelque chose de très impactant dans mon parcours. Il y a un dicton qui dit que seul on va plus vite et qu'accompagné ensemble, à plusieurs, on va plus loin. Et je crois que c'est assez juste, en tout cas, me concernant dans ce cas-là. Et puis, si je devais aborder un dernier point, ce serait celui de poser un plan d'action concret. Je me fixe des objectifs qui sont atteignables et réalisables. Et ensuite, je les découpe en tâches simples. C'est-à-dire que... Je me dis que je veux organiser une retraite au printemps prochain. Qu'est-ce qu'il faut que je fasse ? Trouver un lieu, sélectionner le lieu, donc négocier avec le lieu, discuter avec le lieu pour voir si les conditions me conviennent. Ensuite, créer toute ma communication autour de cet événement, créer dans mon cas la page de description de cette retraite avec les liens pour s'inscrire, etc. Créer la page produit sur mon site internet. Ça, c'est tout ce qui est un peu logistique et technique, mais ça prend du temps et c'est à considérer. Créer ma newsletter, créer mes supports de communication pour parler de cette retraite-là. Donc, je découpe en sous-tâches et puis je me les répartis dans mon planning en fonction de quand est-ce que je veux lancer cette retraite, quand est-ce que je veux être sûre qu'elle soit maintenue, donc à quelle date est-ce que je vais annuler ou pas en fonction du nombre d'inscrits. donc en rétro planning à quel moment il faut que je commence à en parler si je veux arriver à à la remplir à temps, etc. Donc là, je vous donne un exemple comme ça, mais ça aurait pu être complètement autre chose, un atelier, un nouveau créneau de cours, une offre en ligne. Peu importe. L'idée, c'est juste d'avoir une vision claire sur les actions à mettre en place pour faire avancer les choses, pour faire avancer les projets. Parce que si sur ma tout douli, je mets juste organiser retraite, il y a des chances que je ne le fasse jamais parce que ça me paraît une montagne. Alors que si je viens découper en sous-tâches, ça me permet jour après jour de cocher une case ou deux ou trois ou dix, mais en tout cas d'avancer dans cette direction-là. Quoi qu'il en soit... J'ai moi aussi des phases de doute, des phases de flou, des phases un peu plus down, un peu moins, où j'ai un peu moins d'énergie, où j'ai un peu moins d'inspiration, où j'ai un peu moins de motivation. C'est normal, ça arrive à tout le monde. Ça m'arrive de moins en moins, ou en tout cas, ça dure de moins en moins longtemps quand ça arrive, parce que justement, j'ai posé des bases suffisamment solides pour que mon activité me soutienne et pour qu'elle évite au contraire de me drainer, de me prendre toute mon énergie, de m'épuiser. et ce qui me permet dans ces phases-là de retrouver un petit peu le cap et de remotiver les troupes, c'est de me poser, de mettre à plat les choses. Je prends le temps nécessaire pour me reconnecter à pourquoi je fais ce métier, pourquoi j'enseigne, qu'est-ce que j'ai envie de transmettre, est-ce que tout ça est encore aligné, est-ce que ce que je fais est encore aligné avec ce que je veux, est-ce que mes offres me soutiennent ou est-ce que... prenne mon énergie ? Est-ce qu'elle me vide de mon énergie ? Et qu'est-ce que je veux pour la suite ? Qu'est-ce que j'imagine pour la suite ? Chaque mois, je me fais un mini-bilan du mois, de comment je me suis sentie, de qu'est-ce que j'ai concrétisé, de qu'est-ce qui s'est passé, des chiffres, etc. Chaque fin de mois, je fais une planification du mois suivant en fonction des projets, en fonction des événements qui arrivent. des choses à faire et justement, je découpe en plein de petites tâches pour pouvoir avancer vers ces événements-là. Et puis, chaque fin d'année, je fais un gros bilan qui me permet de revenir sur toute mon année, de me rendre compte de tout ce que j'ai réussi à mettre en place cette année parce qu'avant, j'avais cette tendance à me dire « Oh là là, je n'ai pas réussi ça, je n'ai pas atteint tel objectif, mon chiffre, ça ne va pas, patati, patata. » Et en fait, à partir du moment où j'ai commencé à faire ça, et donc là, je remercie vraiment. Cécile, qui est ma coach business, je l'appelle comme ça, parce que c'est ce qu'elle est en fait, qui, dans la formation que j'ai suivie, nous a proposé ce bilan, de faire ce bilan, de nous accompagner à faire ce bilan. Et ça a été vraiment, encore une fois, un truc qui a révolutionné finalement ma façon de m'organiser, ma façon d'entreprendre, ma façon même de vivre finalement, parce que ça m'a apporté tellement de soutien dans mon activité que ça m'a apporté du temps et de qualité dans ma vie. Et donc un meilleur sommeil, beaucoup moins de stress, beaucoup plus de sérénité dans mon quotidien. Donc ça a été vraiment un gros truc, une grande étape dans mon activité. Donc je prends le temps chaque fin d'année de faire ce grand bilan de mon année. Ça me permet de réaliser qu'il y a plein, plein, plein de choses que j'ai peut-être oubliées déjà, qui se sont passées cette année. Et donc ça me fait du bien déjà tout simplement de me rendre compte de tout ce qu'on arrive à mettre en place en une année. Ça me permet de justement refaire le point sur qu'est-ce qui me convient, qu'est-ce que j'ai envie de changer, qu'est-ce qui me draine, qu'est-ce qui me soutient, qu'est-ce que j'aime le plus, qu'est-ce que j'aime le moins. Comment est-ce que je peux faire en sorte pour les mois, l'année à venir, à peut-être mettre un petit peu moins de ce qui me draine le plus, mettre un petit peu plus de ce qui me nourrit le plus. Quels sont les projets que j'ai envie de développer, de créer, d'arrêter, etc. Et ça me permet vraiment de tout mettre à plat. de redéfinir un cap clair pour mon année à venir, de lister les objectifs que j'ai envie de me fixer pour la période à venir. On arrive à la fin de l'épisode, c'est tout ça, tout ce que je viens de lister. Le fait d'avoir des choix qui sont clairs, de choisir et d'oser renoncer. Le fait d'avoir eu la démarche, et de l'avoir toujours d'ailleurs, de remettre en question, d'affiner, d'améliorer mon enseignement. Le fait d'incarner ce que je transmets, d'avoir une pratique vivante au quotidien et d'enseigner ce que je vis finalement. Le fait de respecter le timing, de me créer suffisamment d'expérience sur quelque chose que j'aurais envie de lancer avant de le lancer, de me sentir suffisamment en confiance pour lancer des projets, de communiquer régulièrement, de me faire accompagner et de me fixer des... plan d'action concret, précis, avec ces petites sous-actions découpées pour faire avancer mes projets. C'est tout ça qui fait vivre mon activité. Il y a aussi une chose qui a changé dans mon état d'esprit, c'est quand j'ai compris que finalement, tout est lié. On pourrait se focaliser sur la com en se disant « je ne sais pas quoi poster, je ne sais pas quoi dire, je ne sais pas comment parler de mes cours, etc. » Quand j'ai affiné mon positionnement dans mon enseignement, quand je sais clairement ce que je veux transmettre, etc., je trouve beaucoup plus facilement les mots pour en parler parce que j'ai posé les mots dessus, parce que c'est très clair dans ma tête, parce que ce que j'ai envie de transmettre est très clair dans ma tête. Donc, ma communication est plus claire, mes offres sont plus évidentes et beaucoup plus claires, mon organisation beaucoup plus simple et structurée parce que je sais dans quelle direction je veux aller, etc. Vraiment, quand on comprend que tout est lié, je trouve qu'on avance avec beaucoup plus de clarté, de cohérence, pas à pas. Tout ça pour vous dire que je propose la semaine prochaine un atelier bilan pour les profs de yoga que j'ai appelé CAP 2026. Je le propose tout simplement pour partager aux profs de yoga les étapes, en tout cas les questions que je me pose et que je vous invite à vous poser pour mettre à plat les choses, pour identifier là où ça coince, afin de pouvoir clairement établir les actions à mettre en place pour avancer sur ces sujets-là, pour avancer dans la direction souhaitée, poser un cap clair sur ce qu'on veut, se projeter. pour imaginer comment j'ai envie de me sentir l'année prochaine dans mon enseignement, qu'est-ce que j'ai envie de développer, quels sont les projets que j'ai envie de mettre en place, qu'est-ce que je rêve de développer dans mon activité, et pouvoir ensuite poser les actions, identifier les actions à mettre en place pour aller dans cette direction. Donc si tu es prof de yoga, si vous êtes prof de yoga, vous êtes invité, c'est gratuit, même si vous n'êtes pas prof de yoga d'ailleurs. Je sais qu'on m'a déjà demandé de la part d'une... prof de pilates et d'une personne qui fait une autre activité, si elle pouvait participer ? La réponse est oui, parce que finalement, ça peut aussi vous convenir, donc welcome. Cet atelier est complètement gratuit. Il a lieu mercredi prochain, le 10 décembre, à 9h30, en live. Je vous mets le lien dans la description pour vous inscrire. L'inscription est obligatoire pour recevoir le lien d'accès. Si vous ne pouvez pas être là en live, je vous laisserai l'accès au replay pendant 7 jours. Je vous invite vivement, si vous le pouvez, à être là en live parce qu'il y aura des moments d'interaction et c'est toujours plus porteur quand on est ensemble à le faire en même temps. Je vous remercie de m'avoir écoutée jusqu'ici. J'espère que cet épisode vous aura apporté quoi que ce soit. Et je vous dis à très bientôt sur le tapis ou sous le tapis.