- Speaker #0
La Sportive Outdoor, le podcast des sports outdoor aux féminins pour s'inspirer, apprendre et oser.
- Speaker #1
Bonjour à toutes, aujourd'hui je reçois Margault Demasles qui est journaliste, photographe et réalisatrice. Margot est une aventurière qui part sur des expéditions, parfois extrêmement sportives, à travers le monde et j'avais envie de la recevoir aujourd'hui pour qu'elle nous parle de son métier de journaliste mais aussi de media woman lors des expéditions. Bienvenue Margot, est-ce que tu peux te présenter déjà s'il te plaît ?
- Speaker #0
Oui, bonjour Lorraine, du coup je m'appelle Margault Demasles. Je suis journaliste, photographe et réalisatrice de films. Je suis spécialisée notamment dans la couverture photo et vidéo d'expéditions.
- Speaker #1
C'est déjà une bonne présentation, ça couvre déjà pas mal de trucs. Cette passion est venue quand même assez tôt, parce que déjà à 8 ans, tu envoyais un mail à la rédaction de Géo. Qu'est-ce que déjà, en tant que petite fille, tu avais envie de raconter ?
- Speaker #0
Je me rappelle vraiment bien du moment où j'ai envoyé ce mail. Mon père venait de me créer ma première boîte mail personnelle à 8 ans. Et le magazine Géo, déjà il y avait Géo Ado, ça me faisait rêver les reportages qu'il faisait. Et je m'étais toujours dit, moi aussi quand je serai grande, j'aimerais vraiment raconter le monde, le découvrir et le raconter. Et ça me paraissait, forcément vu que c'était un magazine qui me faisait rêver, j'avais envie de travailler pour eux. Et je leur avais écrit en leur disant que je voulais travailler pour eux dès maintenant. Donc forcément à 8 ans c'était peut-être un peu tôt Mais j'avais quand même eu une réponse 2 Qui était étonnante parce qu'il m'avait dit quelque chose du type Merci beaucoup pour votre intérêt Si cet intérêt est toujours le même à 18 ans N'hésitez pas à revenir vers nous C'était la première fois qu'on me voyait déjà Donc ça faisait un peu bizarre à 8 ans Et puis c'était chouette d'avoir une réponse Moi ça a entretenu le rêve
- Speaker #1
C'est trop bien déjà effectivement qu'il t'ait répondu Et puis c'était une réponse quand même encourageante Et ensuite, tu n'as pas commencé par étudier le journalisme, tu as étudié les sciences humaines et l'anthropologie. Déjà, quelle était ta volonté ? Et comment est-ce que ça influence ton regard aujourd'hui ?
- Speaker #0
Je pense que le rêve d'être journaliste, il était toujours présent. Mais en grandissant, il y avait vraiment cette volonté de comprendre le monde. Et j'avais vu qu'il y avait des études qui existaient en sciences humaines, en anthropologie. Et j'ai trouvé la fac idéale à Grenoble. Ça permettait aussi de faire beaucoup de sport. Et en fait, ça m'a permis... d'élargir mon horizon et mon regard. Ça m'a permis de me questionner, ça m'a permis de m'ouvrir. Et je pense que c'est une des qualités importantes et essentielles d'un journaliste, c'est d'être curieux. Donc ça a participé à ça. C'était vraiment déjà comprendre le monde avant de pouvoir le raconter.
- Speaker #1
Oui, en fait, c'est vrai que c'est assez logique. Et d'abord, tu as commencé à travailler dans l'économie sociale et solidaire avec un peu la volonté de changer le monde. Et ensuite, comment t'es passée de ça à... J'ai quand même envie encore plus de raconter le monde.
- Speaker #0
En fait, à la fin de mes études en sciences humaines, j'avais compris comment fonctionnait le monde. J'ai eu la chance de partir en Colombie pendant un an où j'ai beaucoup travaillé sur des projets directement. Et puis, je pense que c'était la période plus où là, j'avais envie de changer le monde. Je me disais, il y a des choses qui ne me conviennent pas, j'ai envie de faire des choses, d'apporter ma pierre à l'édifice pour quelque chose de mieux. Et donc, du coup, c'est comme ça que j'ai commencé à travailler dans l'économie sociale et solidaire. Mais en fait, on en revient toujours, je pense, à ce qu'on veut faire à l'origine. Et en travaillant dans une des structures, c'était au Maroc à l'époque, j'ai rencontré un photographe qui m'a embarqué avec lui dans un reportage qu'il faisait sur la mémoire du littoral marocain et son évolution depuis les années 50. Et on a fait ce reportage ensemble. On a monté une expo à la fin et ça m'a définitivement remis sur la voie du journalisme. Ça m'a... Le contact avec les gens... pouvoir immortaliser leurs paroles, les écouter, pouvoir la transmettre et la faire commettre. Oui, ça m'a vraiment plu.
- Speaker #1
C'est marrant comme même une rencontre après redébouche à te faire réaliser ce que tu aimes vraiment. Et tu as ensuite fait une école de journalisme. Fais tes armes aussi au Télégram à Vannes. En tant que bretonne, ça m'a fait rire de voir ça. Et qu'est-ce que cette expérience en presse locale t'a appris ?
- Speaker #0
Effectivement, j'ai fait mes écoles à l'UEJ Pro à Montpellier. Je t'en dis juste un mot parce que moi, c'est une école qui m'a transformée parce que c'était une école qu'on pouvait faire en alternance et les formateurs étaient vraiment excellents. Ils nous ont vraiment accompagnés et pendant deux ans, je me suis sentie à ma place. En fait, je me suis sentie à ma place vraiment pour la première fois, en tout cas dans mon professionnel, autant dans l'école que du coup dans le Télégramme, comme tu disais. La presse quotidienne, c'est un enseignement, je pense... C'est un apprentissage indispensable pour n'importe quel journaliste parce qu'on apprend à traiter n'importe quel sujet, à être vraiment dans l'information de proximité. Et c'est vrai qu'on va traiter des sujets qui vont, je ne sais pas moi, oui ça va être des petits trucs comme la dernière politique municipale qui va être mise en place, mais ça va être aussi, sur un temps un peu plus long, en Bretagne par exemple, une enquête sur la production de vitres. Et en fait ça va nous faire toucher à différents sujets et encore plus nous ouvrir. au monde et notamment là pourquoi un territoire donné,
- Speaker #1
ça c'est très riche on devient vraiment expert d'un territoire et des acteurs et des actrices qui le font vivre c'est super intéressant et quand tu disais que tu avais donc eu la sensation d'être enfin à ta place, tu l'as ressenti comment tu as su directement genre dès le premier jour où tu étais à l'école de journalisme comment ça s'est manifesté ?
- Speaker #0
en fait la L'été, avant de commencer l'école de journalisme, je faisais une saison pour m'acheter un nouvel appareil photo, à vrai dire, et je n'endormais pas la nuit. C'était, je pensais, je finissais mon service et je pensais, je cogitais, je tournais en rond sur tous les reportages que j'avais envie de faire. Mais ça m'empêchait vraiment de dormir. Une fois que je suis arrivée à l'école, le premier jour, je me suis sentie apaisée. Je me suis dit, ça y est, là, je vais pouvoir les faire. c'est incroyable d'avoir ressenti ça je pense que c'est vraiment quand tu te sens bien dans ce que tu fais tu vibres c'est vraiment cette sensation de vibrer oui forcément d'être un peu à l'écoute de soi mais je pense que je me posais beaucoup de questions et à partir de ce moment là c'est comme si je ne m'en posais plus tant que ça parce que c'était bien c'est génial
- Speaker #1
Et aujourd'hui, en plus, tu as réalisé ce rêve d'enfant. Tu n'as pas travaillé pour Géo à 8 ans, mais maintenant, tu travailles pour Géo. Ça t'a fait quoi ? La première fois que tu as vu ta signature en bas d'un article, alors que ça faisait des années que tu rêvais de ça ?
- Speaker #0
Je les ai travaillées au corps. Je les ai travaillées au corps parce que... Je ne sais pas si ils seront contents d'entendre ça, mais j'avais demandé en premier lieu un stage. Quand j'étais au Télégramme, il fallait qu'on fasse un stage. Et impossible d'avoir une réponse. Et du coup, à l'époque... J'avais pris le premier train qui partait de Vannes à 6h du mat' et même encore plus tôt, je crois, je m'étais pointée devant les locaux et j'avais clairement menti à l'accueil. J'avais dit qu'il y avait un rendez-vous avec le rédacteur en chef. Mon but, c'était uniquement de lui donner mon CV. Rien de plus. Évidemment, ça ne s'est pas passé. Mais il se trouve que la dame de l'accueil, peut-être qu'elle a eu pitié de moi, peut-être qu'elle a trouvé ça drôle, je ne sais pas. Mais en tout cas, elle m'a dit, tu verras si tu sors sur ta gauche, il y a une porte. à la sortie de nos locaux, c'est la porte des postiers. Tu attends que la poste arrive et tu leur donnes ton CV. Comme ça, ça sera directement remis au rédacteur en chef. J'ai passé deux heures au local comme ça. Finalement, j'ai écrit ma lettre de motivation directement dans leurs locaux, à côté. Et puis, j'ai eu cette réponse pour un stage au sein de cette rédaction-là, grâce à ça, que je n'ai pas fait finalement, parce que j'ai bossé pour Le Monde à ce moment-là. Mais en revanche, j'ai eu la chance de partir sur une expédition en mer, un tour du monde à la voile pendant huit mois en équipage sur le Shunglo Bridge. Et c'est pendant ce tour du monde que j'ai envoyé plein de mails, j'ai essayé de leur proposer le sujet, d'envoyer les premières photos et ça a attiré leur attention. Et là, le jour où ils m'ont répondu et qu'ils étaient intéressés, c'était déjà un premier pas, c'était déjà un premier espoir qui se concrétisait un petit peu. Chaque pierre est compte. C'est tellement difficile de commencer dans ce milieu que chaque pierre compte, vraiment chaque réponse compte. Et j'ai eu la chance de tomber sur un chef qui m'a donné ma chance, qui a voulu publier ce reportage sur la course en mer et qui m'en a donné un autre dès que je suis rentrée, toujours autour de la mer. Le jour où j'ai vu ma signature, en plus c'était des portraits, et l'autre personne qui faisait des portraits, c'était quelqu'un que j'admirais beaucoup en écrivant. que j'admirais beaucoup, de voir ce nom-là dans les pages du magazine à côté du mien pour la première fois. Mais c'était l'aboutissement d'un rêve et en même temps, jamais j'aurais été satisfaite de ça. La seule chose, c'est que je voulais continuer. En fait, la première pierre de saïténise, puis j'en voulais d'autres des signatures après. Vraiment travailler pour eux, je trouve que c'est quelque chose que j'aime beaucoup.
- Speaker #1
C'est génial et c'est incroyable, je trouve, l'exemple de persévérance. Là, il fallait quand même le faire pour prendre le train, aller, oser se pointer. Mine de rien, ça montre quand même certaines motivations. Et puis, c'est arrivé plus tard, mais c'est génial. Tu vas nous parler de toute façon de ce projet en mer, mais déjà, je voulais aussi te poser une question sur Citronnelle, ton van jaune avec lequel tu fais des reportages. Comment ça t'est venu, en fait, l'idée ? Déjà... peut-être que tu peux nous expliquer pour les auditrices et les auditeurs et comment ça t'est venu en fait l'idée de faire un peu cette station de reportage mobile ?
- Speaker #0
En fait je voulais travailler en tant que pigiste à la suite de ma formation en journalisme et de mon alternance au Telegram, je savais que ça allait être compliqué de se lancer en tant que telle qu'il allait falloir investir dans du matériel photo plus performant, qu'il allait falloir peut-être investir sur dans mes premiers reportages pour gagner la confiance en tête des rédactions, faire ma place en fait. Et je me suis dit, c'était très factuel, je me suis dit, bon, concrètement, je ne peux pas avoir un appart, une voiture, investir dans mon matos, investir dans ces reportages-là. Il va falloir faire des choix. Ça, c'était une part très matérielle. Et je trouvais que du coup, le choix de vivre en van, ça permettait de résoudre cette situation. un petit peu, mais surtout ce qui m'a motivée là-dedans, c'était l'information, l'importance de l'information de proximité. C'était se dire, avec ce van, ce petit van jaune pétard que j'ai qui s'appelle, comme tu disais, Citromel et qui a une histoire aussi parce que c'était un van d'ami à moi avant et que j'ai ensuite aménagé en boîte de production. Grâce à ce van-là, grâce au fait que je suis toujours sur les territoires, que je les sillonne de... de part en part, de reportage en reportage, c'est un quotidien ancré dans l'information. Tous les jours, il y a de nouveaux trucs. Ma journée, elle commence au PMU ou au Café du Coin pour être avec les gens qui vivent le territoire. C'est pas forcément chez moi, mais ça me permet d'être directement en contact avec eux. J'ai toujours des bons sujets qui ressortent de ça, ou des belles rencontres aussi. Pas toujours des sujets, c'est quand même aussi une vie. Mais voilà. C'est comme ça qu'est venue l'idée.
- Speaker #1
C'est excellent ça comme approche. Et quel est le meilleur sujet que tu aies déniché comme ça en allant prendre un café au PMU du coin ?
- Speaker #0
C'est difficile. En sujet,
- Speaker #1
tu n'es pas obligée que ce soit le meilleur.
- Speaker #0
Je sais que je suis partie sur un sujet en Roumanie, alors vraiment loin, sur la déforestation illégale. Je ne suis pas allée en vanne pour le coup, mais je l'ai trouvé dans un PMU en discutant avec quelqu'un qui était parti là-bas et qui avait travaillé en forêt à l'époque et qui m'avait expliqué un peu la situation. Et du coup, je suis partie faire un reportage. pour Tachkoto, là-bas. Ça, c'était un sujet assez sérieux. C'était une enquête. Mais sinon, il y a des trucs beaucoup plus... J'avais rencontré une femme qui confectionnait des habits traditionnels bretons, mais à la main. Et ça, c'était incroyable. Je ne l'aurais jamais rencontrée, en fait, dans la rue. Ou autre, ben non. Là, c'était juste un café du matin. Je ne sais pas s'il y a un sujet... plus important que l'autre. Mais en fait, c'est assez révélateur de ma philosophie. Je pense que chaque personne a une histoire à raconter. Chaque personne mérite d'être écoutée. Et moi, c'est mon rôle. Mon rôle, c'est de faire ce pont entre les gens, entre des mondes qui ne se connaissent pas forcément, en mettant ma curiosité au service de ce but-là. Oui,
- Speaker #1
c'est génial. Et tu fais aussi, tu es aussi pilote de drone et parfois tu pars un mois pour photographier de fond en comble un département au drone. Comment est-ce qu'on gère aussi le côté un peu solitude quand même dans ce genre de cas ?
- Speaker #0
Je me sens... En fait, tout dépend du concept que de la solitude. Je ne me sens jamais seule, à part quand je suis en train de conduire. Mais justement, c'est les moments où je me ressource parce que je suis moi avec moi-même. Mais sinon... Quand je suis en reportage, je suis en interaction avec des gens. C'est vrai qu'en drone, ça peut être un peu différent parce qu'on m'envoie photographier des spots particuliers. Par exemple, j'avais une centaine de spots à photographier en Allier, dans l'Allier, puis dans le Cantal, puis en Haute-Loire. Là, on commence à 6h du matin et on finit à 22h le soir avec le coucher du soleil. C'est vrai qu'on ne rencontre pas forcément tout le temps des personnes là. Mais cette solitude, elle est choisie. Et en fait, quand elle est choisie, ce n'est pas un souci. Au contraire, ça me permet de... de me focaliser sur mon travail à ce moment-là. Dès que je veux retrouver du monde, je vais au PNU, au Cap-et-Ducon, comme je te disais, des fois je tombe sur des événements au cœur des territoires, ça me permet de me rendre compte à quel point, là on parle juste de la France, mais à quel point les territoires sont vivants, à quel point les gens le font vivre, à quel point il y a toujours des choses qui se passent dans tous les départements. Et ça, c'est riche. Je ne me sens vraiment pas seule. Mais si tu fais référence à la solitude par rapport au fait d'être éloigné de ses proches, par exemple, ça rend chaque moment avec eux beaucoup plus intense. Chaque moment que je passe en famille ou avec mes amis, avec les gens que j'aime, j'en profite à 2000% parce qu'effectivement, je n'ai pas de planning. Je ne sais pas de quoi sera fait. Là, je te parle, je ne sais pas ce qui se passera dans trois semaines. Je n'en sais rien. Et c'est sûr que c'est une instabilité, une précarité qui n'est pas toujours évidente. Mais par contre, ça fait qu'on profite vraiment de chaque moment qu'on passe avec les gens qu'on aime. Oui,
- Speaker #1
c'est sûr, par contraste. Et on va aussi parler de ce que tu as évoqué déjà tout à l'heure, mais toutes tes expéditions. Ça, c'est quand même vraiment impressionnant. Est-ce que c'est quelque chose que déjà, que tu avais toujours rêvé de faire, de mettre en image des expéditions ?
- Speaker #0
Je pense que ce n'était pas forcément, à l'époque, mettre en image. Je ne savais pas exactement quel médium je voulais, mais dès toute petite, je me rappelle, j'organisais des week-end aventures avec des amis. On avait campé au fond du jardin, c'était nos aventures à nous, mais ça commençait comme ça, puis après c'était en montagne. Puis après, on continue toujours à faire ça, à partir entre nous. J'ai toujours rêvé en lisant des... des romans d'expédition, d'aventure. Il y avait des grands noms de femmes et d'hommes qui m'ont fait rêver aussi. Je passais beaucoup de temps sur les cartes à lire les noms. Il y avait des noms qui me faisaient rêver. Ça peut sembler un peu bateau ce que je te dis, mais c'est vrai, ça me faisait rêver. J'avais qu'une envie, c'était d'aller voir par moi-même ce qu'il en était. Mais je ne savais pas que j'allais les documenter. Moi, je voulais vraiment mettre en place des expéditions et puis aller voir. Et puis ça s'est croisé après avec le journalisme, avec la volonté de documenter, se dire qu'en fait, c'est cool d'y aller, mais si ce n'est pas pour raconter derrière et en faire profiter les autres, ça a peut-être moins d'intérêt. Ça, c'est vraiment important pour moi. J'aime raconter ce que j'ai pu voir.
- Speaker #1
Et est-ce que tu peux nous expliquer ce que c'est que ton rôle exact, justement, lors d'une expédition, pour qu'on se représente vraiment concrètement en quoi ça consiste ?
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Il y a un terme dans le monde de la voile que j'ai appris... en découvrant ce monde-là, c'était Media Man ou Media Woman. Et en fait, c'est quelqu'un qui doit tout gérer, tout ce qui est en rapport avec l'image, le son, que ce soit photo, vidéo, la narration d'un événement, d'une aventure. Ça va être le Media Man ou la Media Woman qui est en charge de ça. Ce qui est intéressant dans ce métier-là, c'est que tu dois tout faire en même temps. autant tu vas devoir photographier, tu vas devoir filmer en même temps, tu vas devoir avoir des yeux partout. Mettons, on est en train de traverser un lac, la vue est superbe, le coucher de soleil est en train d'enflammer le paysage, tu sais que la vue en drone va être incroyable, tu sais en même temps qu'il y a des choses hyper intéressantes qui sont en train de se dire sur l'eau avec ton équipe. toute la difficulté, c'est de se dire qu'il faut tout faire en même temps. Donc, tu lances ton drone en même temps, tu as un boîtier et tu photographies. En même temps, tu as un autre boîtier et tu gères un micro avec le son et tu essayes de choper les trucs. En fait, c'est un métier, je trouve, où il n'y a pas vraiment de règles. Tu te... Le... La principale chose, c'est vraiment... de savoir s'adapter et de s'adapter à la situation. La capacité d'adaptation, elle est vraiment au cœur de ce métier-là. Et des fois, il faut être un petit peu ingénieux. Par exemple, je sais que si je dois filmer avec la GoPro, il y a plein de fois où je mets la GoPro dans la bouche ou je me l'attache quelque part et en même temps, je vais photographier avec autre chose et je te dis, le drone, je sais que dans ma tête, il est en l'air et que j'ai tant de minutes avant qu'il n'y ait plus de batterie. C'est vraiment du bricolage, en fait, pour rendre au mieux compte de ce qui est en train de se passer. Voilà.
- Speaker #1
Il faut avoir une bonne capacité d'adaptation. Et ta grande première en XP, c'était 8 mois sur l'Ocean Club Race. Est-ce que tu peux nous raconter comment ça s'est passé ?
- Speaker #0
C'était fou, c'était une course. Ça a commencé, j'ai vu un message sur Facebook. et je cherchais à recruter une équipe pour faire un équipage, pour être un des concurrents de cette course qui allait durer huit mois, qui partait de Southampton en Angleterre et qui revenait à Southampton en Angleterre. L'ancien nom de cette course, c'est la Wickbread. C'est vraiment la première course en équipage qui a existé. C'est une course légendaire. Moi, je te dis ça, mais je ne connaissais pas du tout à l'époque. Ce n'est pas du tout mon milieu. Je n'avais jamais vraiment navigué de ma vie. Mais j'avais très envie de connaître le monde de la mer. Du coup, je vois ce message et je leur écris. Et je leur dis, voilà, moi, je peux venir pour faire des photos et des vidéos, si ça vous intéresse, et pour être testée comme équipière, mais avec cette casquette-là. Et puis, ils m'ont dit, écoute, si demain, tu peux être à Marseille en stop, enfin, pardon, si demain, tu peux être à Marseille pour les qualifications du bateau, on t'embarque, c'est de Marseille jusqu'à Lisbonne. Et moi, à cette époque-là, c'était exactement la semaine de mon anniversaire que je fêtais avec plein de potes en montagne. Je suis partie en stop. Et je suis partie à Marseille. Et en fait, je suis partie pour les qualifications. Et ils m'ont dit, à la fin, même si ça s'est très bien passé, l'ambiance était super, ils m'ont dit, « Marou, ça va être compliqué quand même. » Parce qu'ils se sont rendus compte que je n'avais jamais navigué. Là, forcément, je leur ai dit, « Merci beaucoup, ce n'est pas grave. » Moi, j'étais super contente d'être là. Et en fait, un mois après, ils m'ont rappelé. Et ils m'ont dit, « Finalement, on va t'embarquer. Et tu vas effectivement te charger des vidéos. Et puis, il y aura un marin en plus qu'on va prendre. Comme ça, ça va compenser le fait que, clairement, tu n'es pas une navigatrice. » Et cette course a démarré en septembre 2023. Je découvre le monde de la vol, je découvre l'énergie qu'il y a, je découvre les passionnés, des jeunes, des moins jeunes, qui sont là pour partir pour ces huit mois-là. Et honnêtement, je pense que j'étais totalement inconsciente. Je ne savais pas du tout dans quoi je m'embarquais. Mais par contre, je savais que j'y allais pour filmer et photographier. Et en fait, à partir de ce moment-là... Ça ne me fait pas peur parce que je me dis, j'ai un rôle précis, je suis là pour ça. Après, ça, c'est un peu compliqué parce qu'au bout d'une semaine, on a eu un accident à bord. Une des personnes, un des marins qui était là, s'est coupé une partie de la jambe. Il s'est vraiment blessé au niveau de la jambe. Il a dû être évacué en hélicoptère. Et à partir de là, j'ai pris sa place sur la suite de la course. Et j'ai appris à naviguer. Et en fait, les marins à bord m'ont vraiment tout transmis. Mais c'était à prendre dans le dur. tout en conservant aussi mon rôle de faire les photos et les vidéos, ça a été intense. Ça a été vraiment une fois où je suis ressortie. Je ne sais pas, évident de vivre en proximité comme ça avec sept hôtes marins. J'étais la seule qui y est au début à bord. Ce n'est pas évident. Il n'y a jamais un moment sur le bateau où tu as de l'intimité, où il y a toujours une personne à moins de... de mettre de toi, que ce soit en haut, sur les côtés. Mais tu apprends beaucoup, tu apprends beaucoup sur toi, sur ta capacité d'adaptation, encore une fois. Tu apprends beaucoup sur ton relationnel avec les autres. Tu ne peux pas mentir sur une longue durée comme ça. Tu as le meilleur comme le pire qui ressort de ta personnalité comme celle des autres et il faut apprendre à composer. Et en fait, c'est une expédition, qu'elle soit en mer ou qu'elle soit cette équipe que tu vas avoir pour ce temps-là, ça devient vraiment une micro-société où il faut apprendre. prendre à composer et ça c'est extrêmement enrichissant voilà, après toi avec un rôle de photographe, de vidéaste c'est un peu différent parce que tu fais à la fois partie de l'équipe mais il faut que t'arrives à garder un certain repile aussi pour continuer à raconter l'histoire c'est des choses que je trouve pas toujours évidentes parce qu'il faut que t'entretiennes un très bon relationnel avec tout le monde parce que sinon les personnes de l'équipe ne te font plus confiance pour te confier leur parole, ce qui est normal Merci. Et du coup, ce n'est pas évident parce que toi-même, tu restes humaine. Et tu as aussi tes sautes d'humeur, tu as aussi ta fatigue. Et ça, il faut arriver à te guider avec ça. Ce n'est pas toujours évident.
- Speaker #1
J'imagine que ce n'est pas facile. Mais déjà, je trouve ça incroyable le fait que tu te sois dit, je pars huit mois. Je fais un petit test, ça va durer trois jours en n'ayant jamais navigué avec cette autre personne. C'est incroyable de se lancer direct comme ça.
- Speaker #0
Si tu veux que je te le dise, c'était... En fait, on démarrait, c'était une course qui partait de Southampton et qui, on avait seulement, en 8 mois, on avait 3 escales. On avait 4 tonnes en Afrique du Sud. Donc du coup, on mettait un mois et demi à peu près à arriver jusqu'à cette étape-là. Ensuite, la deuxième étape, c'était la Nouvelle-Zélande et la troisième étape, c'était en Uruguay. Mais entre ça, et à chaque fois, on restait entre une semaine et peut-être à peine un mois. La nouvelle zone, on est resté un mois. Cap-Town, on est resté une semaine. En Nuremberg, on est resté une semaine. Donc en fait, l'essentiel de ces huit mois, on l'a vraiment passé en mer.
- Speaker #1
et c'était fascinant ouais c'est clair est-ce que tu mets en place des choses parce que j'imagine que t'as des moments dans ces cas-là où t'es épuisé physiquement c'est hyper fatigant t'as tous ces trucs à gérer comment tu fais pour encore réussir à bien faire ton boulot de documenter je
- Speaker #0
pense que dans les moments où c'est difficile il faut vraiment savoir pourquoi on est là c'est ce qui sauve et c'est ce que je te disais juste avant c'est moi Je pars sur ces expéditions pour les documenter, pour faire de l'image, pour les mettre en valeur, pour faire connaître un monde qui est très éloigné de notre quotidien. Et dans les moments difficiles, je me rappelle de cette mission et je me dis qu'il faut que tu tiennes pour ramener ça, pour ramener un discours qui est une histoire qui est fidèle aussi. Ne pas la transformer, ne pas la transformer via la fatigue qu'on peut avoir. Je me raccroche à ça. Dans les moments vraiment très, très difficiles, par exemple, je ne sais pas, dans l'océan Indien, quand je ne comprends clairement pas comment barrer dans la nuit alors qu'il y a des vagues énormes. Je ne comprenais pas, moi, d'où les vagues... Comment voir les vagues ? On ne les voit pas.
- Speaker #1
C'est des moments où vraiment on se demande pourquoi on est là, quoi. Et puis si on va s'en sortir, surtout.
- Speaker #0
Et dans ces moments-là, vraiment, c'est très compliqué. C'est... C'est le souvenir de mes proches et des gens que j'aime qui me permettent de tenir. Je me rappelle des bons souvenirs que j'ai. Je visualise ce que j'ai envie de créer encore avec eux, avec elles. Et ça, ça vaut de l'or. Ça permet de tenir très, très longtemps aussi. Et puis, j'embarque toujours avec moi des choses qui me font penser à eux. J'ai la chance d'être bien entourée là-dessus.
- Speaker #1
Tu as de bonnes astuces. Et ta dernière expédition, c'était trois mois en canot traditionnel sur la route des Fourrures au Québec. Est-ce que tu peux nous parler déjà du concept de l'expédition ?
- Speaker #0
Oui, alors cette expédition, elle était incroyable. Elle s'est déroulée de mai 2025 à septembre 2025. En fait, pendant 97 jours, on a fait 1350 kilomètres de Tadoussac sur le Plof Saint-Laurent au Québec jusqu'à Ouattaganich dans la baie de James. qui est au niveau de la baie d'Obson au nord. Et pour ça, il faut remonter les rivières, redescendre les rivières. Donc on était avec nos canaux, parfois on pagaillait, parfois on les portait dans les portages ancestraux. Parce qu'en fait, il faut savoir qu'avant, il n'y avait pas de route sur ce territoire-là. Donc ce qu'on a fait, c'est une expédition qui était bien sûr une aventure humaine, mais aussi une aventure historique. Parce que l'idée, c'était de retracer. ces routes fluviales, ces routes de rivières, qui étaient empruntées par les Premières Nations dans leur cycle nomade, qui ont été aussi empruntées par les commerçants de fourrure, qui commerçaient avec ces Premières Nations, les fourrures qui étaient ensuite vendues en Europe, en fait. On est directement liés dans cette histoire à ça. Et cette expédition, elle a été montée par un Québécois qui est passionné, qui s'appelle Bruno Forest, et c'était un rêve de jeunesse qu'il avait. Il a rassemblé une équipe qui ne se connaissait pas du tout avant de partir. Et on a pu faire connaissance directement sur l'eau et créer une équipe qui a fonctionné pendant ces 97 jours.
- Speaker #1
Incroyable. Et comment ça s'est passé alors au global, cette traversée ? Tu avais déjà fait ça déjà, une traversée en canot comme ça ?
- Speaker #0
Je pense que ça ne va pas t'étonner ce que je vais te dire, mais en fait non, je n'avais pas vraiment fait de canot avant. Je leur avais dit que j'avais fait un peu de kayak, ce qui était vrai. Je viens d'être chérinée, j'ai fait du kayak, mais je n'avais jamais fait de canot. telle qu'elle et effectivement ça n'a pas été si simple que ça d'apprendre et encore une fois de filmer et de photographier en même temps mais c'est là que l'équipe a beaucoup fait j'ai eu la chance d'avoir des super des super preuves qui m'ont tout appris qui m'ont appris la technique mais qui m'ont aussi je pense transmis une passion qu'ils ont du canot et de leur territoire aussi, moi je suis vraiment tombée amoureuse du Québec à ce moment là et Et ça s'est vraiment bien passé. Il n'y a pas eu une journée sur cette expédition qui a pourtant été difficile. Il faut imaginer la difficulté. On est pendant 10-11 heures dans l'eau, tout le temps, avec le corps à moitié immergé. On est en train de remonter les rivières, on glisse sur les roches, on a les tibias qui tapent sur les roches, on a des bleus partout, il y a les mouches, les moustiques qui sont là, qui noircèlent. Il faut aussi descendre des rapides, des fois qui sont un peu effrayants, en tout cas moi qui m'ont effrayée. Et il faut porter nos canaux sur dos, des fois sur des kilomètres, parce que les rapides sont trop importants et on ne peut pas les passer via l'eau. C'est une expédition qui a été extrêmement physique. mais où l'humain a été génial. Vraiment, on a réussi à créer une équipe. Il faut imaginer ne pas se connaître du tout avant de partir et arriver à créer cette unité-là. C'est quand même un sacré défi. Parce qu'il faut arriver à se faire confiance aussi dans les épreuves comme ça. Et je pense qu'il n'y a pas eu un seul moment de cette expédition, malgré toutes les difficultés qu'on a pu avoir, où je n'ai pas été reconnaissante. C'est vraiment un sentiment de reconnaissance profond pour l'accueil qu'on a eu dans les communautés de Première Nation, Innu et Cri. C'est les deux territoires principaux qu'on a traversés pour la beauté de la nature qu'on a eu aussi, pour les rencontres avec la faune. On a eu la chance de voir des caribous forestiers, des ours, des orignaux. Moi, pour la Française que j'étais, c'était incroyable. Ça n'a pas toujours été simple de comprendre l'accent de mon équipe. J'étais la seule Française et je me suis bien fait moquer. Mais c'était super. On a vraiment eu une belle expédition. Et là, on est en train de créer le film sur cette expédition-là. Et on a très hâte de pouvoir le montrer.
- Speaker #1
Et quand même, pour participer à ce type d'expédition, il faut être sacrément en forme. Parce que là, physiquement, tu te retrouves à faire plein de trucs différents avec lesquels tu n'es pas forcément habituée. Ce rôle où en plus il faut que tu fasses plein de trucs à la fois, comment est-ce que tu fais toi au quotidien dans ta pratique sportive pour être un peu prête à toute éventualité ?
- Speaker #0
En fait dans mon van, c'est une boîte de production parce que j'ai créé une boîte de production pour encadrer tout ce que je fais qui s'appelle Nomads Productions. Donc il y a tout mon matériel photo, vidéo, etc. Mais j'ai aussi pas mal de matériel de sport parce que j'essaye de... Oui t'as raison, en fait mon corps... De manière générale, il faut prendre soin de son corps, c'est sûr. Mais j'ai vu et j'ai subi, j'ai eu des séquelles de certaines expéditions parce que je n'étais pas assez préparée. Par exemple, des tendinites au coude à force de barrer le bateau, des faiblesses dans les chevilles aussi, parce que de ne pas marcher longtemps sur un bateau quand on retrouve la terre, c'est un peu particulier. Du coup, je m'entraîne au moins une heure par jour, de préférence une heure et demie, deux heures. Et j'alterne. Il y aura toujours de la course. J'essaie d'aller couvrir tous les matins. Après, j'alterne avec de la natation, beaucoup. Du renforcement musculaire. C'est une routine que je me suis imposée et ça fait vraiment partie de mon rythme de travail. Je considère que c'est du travail de prendre soin de moi pour être en capacité d'être à la hauteur sur ces expéditions et pour les couvrir au mieux. Et après, j'ajoute aussi des sports que j'adore faire. Ça peut être de la lisseur. fait si je suis à côté de la mer, ça peut être aller faire du parapente pour faire des repérages en drone et en même temps pouvoir faire ça ça va être du ski de randonnée par exemple pour la prochaine expédition je pars dans le Sarek dans le parc national du Sarek en Laponie suédoise pour couvrir une expédition scientifique, là pour le coup le ski de randonnée c'est j'essaye d'en faire le plus régulièrement possible pour vraiment habituer mon corps à ce mouvement là je vais adapter il y a une routine qui est un peu régulière récurrente Merci. Et puis après, je vais adapter en fonction de l'expédition qui s'en vient pour préparer mon corps et puis mon mental aussi. Au mieux, il faut arriver à préparer les deux.
- Speaker #1
C'est vrai que tu as aussi cet aspect-là, effectivement, l'aspect corps et mental. Et donc, tu parlais de ta boîte de production. Où est-ce qu'on peut te suivre, faire appel à tes services aussi ? Est-ce que tu as un site, un compte Instagram ?
- Speaker #0
Carrément, je viens de créer ma boîte de production, en fait, parce que je fais des... Évidemment, je travaille pour la presse. C'était mon rêve de départ, on l'a dit. Mais je vais aussi pouvoir partir sur des expéditions, si on m'appelle, en tant que réalisatrice. Mais ça peut être aussi en tant que directrice photo. Ça peut être plein de rôles différents, en tant que pilote de drone, etc. Ma boîte de prod s'appelle Nomads Productions. J'ai un site que je pourrais te donner. J'ai un Insta aussi, dans lequel je raconte aussi les dessous de l'aventure. Parce que c'est sympa de pouvoir raconter ce qui se passe. Et puis, des fois, c'est marrant aussi de raconter les galères derrière la caméra, ce qui se passe aussi.
- Speaker #1
donc j'essaye de développer un petit peu ça je mettrai les liens de toute façon en description et pour terminer, quel conseil est-ce que tu donnerais à une femme qui rêve d'aventure et de reportage ?
- Speaker #0
franchement c'est de manière générale que ça soit le reportage ou d'aventure c'est juste de croire en ses rêves parce que les pires limites qui m'ont freiné c'est celles que je me suis imposé moi déjà Et oui, des fois, on rencontre des personnes qui ne nous encouragent pas forcément dans cette voie-là, mais de croire en soi, parce qu'on est capable de beaucoup. Ce que j'aime avec ces expéditions, c'est qu'elles me permettent de voir à quel point je suis capable. Je suis capable de repousser mes limites, je suis capable surtout de les connaître déjà, c'est un bon premier point, puis potentiellement de les repousser au besoin. Mais c'est parce que j'ai envie d'aller au bout de mon rêve. Donc en fait, si j'avais un message à donner, ça serait d'oser rêver. D'oser rêver, d'oser aller jusqu'au bout. Et puis, même si ce n'est pas ça à la fin, même si on change d'avis, même si on décide finalement de suivre notre voie, au moins, on a essayé. Et ça, c'est cool, parce qu'il n'y a aucun regret. Aucun regret, et on a une force en nous qui est tellement forte. Je vais te dire, sur l'expédition au Québec, on était trois filles sur l'équipe. Elles m'ont impressionnée. La force mentale, la solidarité, l'esprit. L'esprit d'équipe qu'elles avaient, la capacité à être dans la joie malgré la difficulté et aller chercher leurs ressources au plus profond d'elles-mêmes. Mais ça, montrer ça en images, c'était tellement important pour moi. On a une force. Du coup, il faut vraiment croire en soi. Voilà. Et rêver. Parce que rêver, c'est vraiment chouette.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Margot. On va continuer à suivre tes aventures, toujours plus incroyables les unes que les autres. Et puis, plein de bonnes choses pour ta prochaine XP, alors.
- Speaker #0
Merci, Lauren.
- Speaker #1
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