- Speaker #0
La Sportive Outdoor, le podcast des sports outdoor aux féminins pour s'inspirer, apprendre et oser. Bonjour à toutes, aujourd'hui j'ai le plaisir d'accueillir Blandine Lirondel, trailers élite au palmarès impressionnant, mais aussi gynécologue engagée pour la santé féminine dans le sport, qui partage plein de choses sur son compte Instagram, la gynéco-sportive. Je trouve cette initiative vraiment géniale, et je suis ravie d'accueillir Blandine aujourd'hui pour parler avec elle de cycles menstruels, de grossesses et de ménopause. Bienvenue Blandine ! Est-ce que tu veux bien déjà te présenter et nous présenter ton double parcours de traileuse de haut niveau et de gynécologue ?
- Speaker #1
Salut Lorraine, merci pour l'invitation. Je m'appelle Blandine Hirondelle, j'ai bientôt 35 ans. J'ai un double parcours entre sportif et professionnel. Au niveau sportif, je suis athlète de haut niveau en trail. Et notamment, depuis quelques années, je foule les sentiers de l'ultra-trail même. Et au niveau professionnel, je suis gynécologue. J'ai une formation de gynécologie obstétrique, donc ça veut dire tout ce qui est chirurgical. L'obstétrique, c'est tout ce qui a trait à la femme enceinte, à l'accouchement. Et depuis quelques années... J'ai plutôt une tendance à aller vers de la gynécologie médicale et surtout toutes les spécificités de la sportive dont on va probablement parler aujourd'hui.
- Speaker #0
C'est ça, c'est notre sujet. Et qu'est-ce qui t'a motivée à la base à devenir gynéco ?
- Speaker #1
Écoute, j'ai toujours voulu faire médecin. Je savais que c'était une certitude. Je n'ai jamais voulu faire autre chose. Et arrivé à la fin de mes études... J'aimais un peu tout. Je ne voulais pas me mettre trop de barrières. J'aimais en même temps la chirurgie, le côté pratique. J'aimais aussi beaucoup le côté théorique où on apprend des choses. J'aimais le contact avec les patients, mais j'aimais aussi le gestuel, comme je le dis encore, de la chirurgie. Et du coup, je voulais m'orienter vers une spécialité qu'on dit médico-chirurgicale où on peut faire et en même temps de la consulte, avoir sa patientelle, parce que... Parce que c'est vrai que moi, quand je voyais mon médecin traitant, je trouvais ça chouette de pouvoir suivre toute une famille. Je trouvais ça génial en tant que médecin de connaître son patient par cœur. Et il y avait une relation assez intime que j'aimais beaucoup. Et donc, forcément, je trouvais que la gynécologie, c'était une spécialité médico-chirurgicale qui me correspondait vraiment. Parce que c'était vraiment... En fait, finalement, la gynécologie, c'est vraiment la médecine générale de la femme, voire même plus... On pouvait même aller plus loin avec la chirurgie, l'échographie. Je peux même faire aussi de l'imagerie, etc. Au début de mes études, j'ai commencé même à faire de l'infertilité. Et j'ai trouvé que c'était une spécialité très large. Et comme ça, je ne me fermais pas de porte. Et là, effectivement, plus les années arrivent. Au début, comme je t'ai dit, j'ai fait plutôt de la procréation médicalement assistée. Puis après, de l'obstétrique, après la chirurgie. finalement. Là, je vais plutôt m'orienter vers la gynécologie du sport, une spécialité pas connue et je vais vraiment essayer de me sur-spécialiser. Mais voilà, en tout cas, je trouve ça difficile à 25 ans de trouver une spécialité que tu vas faire pendant 40 ans maintenant. Je pense que les médecins maintenant exercent jusqu'à 70 ans. Donc, je voulais trouver quelque chose de large. Et on va dire aussi que la gynéco, ça a été mon dernier stage quand j'ai été étudiante en médecine. Et ça tombait bien que ce soit... Heureusement que je l'ai fait avant de choisir ma spécialité parce que j'ai trouvé ça extraordinaire. Moi, je trouvais ça trop beau en accouchement. J'en ai pleuré. Quand je voyais des échographies avec des bébés, je trouvais ça incroyable. Tout ce qu'on pouvait voir sur une petite chose. Et donc voilà, c'était juste avant que je choisisse ma spécialité.
- Speaker #0
C'est sûr que c'est méga complet. Et qu'est-ce qui t'a inspirée ensuite à créer ce compte Instagram dont je parlais en intro, la gynéco-sportive ? Est-ce que tu peux nous expliquer quel type d'informations tu partages ?
- Speaker #1
Pendant mes études, j'ai découvert le sport et notamment le trail, la course à pied en montagne. J'ai vraiment découvert le sport. Moi, je n'étais pas du tout quelqu'un qui faisait du sport. Donc, quand j'étais jeune... Je pratique une activité physique comme beaucoup d'enfants et d'adolescents pour un peu se défouler, garder un peu une bonne santé, mais jamais vraiment dans le haut niveau. Et puis au moment de mes études, justement de ma spécialité en gynécologie, je me suis mise à faire du sport. Et puis j'ai vite pris le virus. J'ai commencé vraiment à... Ça a commencé vraiment à prendre une bonne partie de ma vie. J'ai essayé de coupler les deux, tant bien que mal en tout cas, pour essayer au niveau planning. Et puis après, finalement, de fil en aiguille, je me suis rendue compte qu'il y avait énormément de spécificités dans le point de vue gynécologique chez les sportifs qui ne sont pas du tout pris en compte. des choses... soit des choses dont on ne parle pas, qui sont un petit peu tabou, ou alors des choses dont on n'a pas forcément connaissance. En tout cas, moi, au niveau de ma formation de gynécologue, je pense que le sport, en tout cas, quand j'ai fait ma spécialité en gynécologie, on n'a jamais parlé de la femme sportive. Et puis, la spécialité, on l'a fait à partir de la sixième année. Mais jusqu'à ma sixième année, on doit avoir quelques cours. de médecine du sport, mais ce n'était vraiment pas beaucoup. Je me rappelle qu'en première année, on en a eu. Je ne me suis même pas sûre qu'on en ait eu les cinq autres années. Je trouvais qu'il y avait une grosse carence des médecins et des gynécologues sur toutes les particularités qu'une femme sportive pourrait avoir, que ce soit juste pratiquer du sport pour son bien-être avec son Mouh ! les cycles, la ménopause, toutes les variations de la vie, la grossesse, le postpartum, que ce soit de la performance et d'essayer d'optimiser la performance avec les hormones ou autre, ou que ce soit même essayer de concilier du sport avec une pathologie chronique un peu invalidante telle l'endométriose ou le SOPK, et aussi toutes les pathologies, finalement le sport. Moi, je suis la première à promouvoir le sport pour la santé et le bien-être, mais parfois, trop de sport peut provoquer quelques pathologies qui sont bien plus fréquentes chez les femmes que chez les hommes, voire même certaines pathologies qui sont présentes que chez les femmes. Et j'ai été, au fur et à mesure de ma pratique sportive, j'ai commencé... à m'intéresser à ça. Et j'ai eu énormément de retours, de demandes de femmes qui venaient me voir soit en présentiel, soit via les réseaux, qui étaient complètement perdues. Et je me suis dit, mais il faut faire quelque chose pour essayer de... Parce que je ne peux pas répondre à une par une. C'est bien trop chronophage. Et je me suis dit, il faut que j'essaie de faire quelque chose qui est accessible à tout le monde et essayer de porter un message global pour essayer de toucher un maximum de personnes. Et c'est pour ça que j'ai créé un compte qui s'appelle La Gynéco Sportive. Et c'est un compte plutôt à visée informatique où je fais pas mal de revues de la littérature, où j'essaie de vulgariser la science sur tout ce qu'on peut trouver autour de la femme et du sport. Et même moi, je m'éclate parce qu'en fait, j'apprends plein de choses à chaque publication que je fais. Pour être honnête, j'apprends des choses et du coup, je trouve ça bien de pouvoir le partager, que ce soit du deuxième.
- Speaker #0
C'est trop bien. Pour nous, c'est génial aussi. Franchement, bravo pour l'initiative. C'est tellement aidant, je trouve. C'est top. Et quelles sont les problématiques gynécologiques les plus fréquentes que rencontrent les sportives en général ?
- Speaker #1
Écoute, je sais, c'est difficile de faire un podium des problématiques gynécologiques parce que ça va vraiment dépendre du moment. Ça va vraiment dépendre de la femme. Écoute, en tout cas, j'ai vraiment l'impression que... Tu vois, mes no-pause, ça, c'est fou. J'ai beaucoup de femmes qui sont... Alors, je dis ménopause, j'aime pas trop dire ménopause, parce que ménopause, c'est plutôt les femmes de... La moyenne d'âge en France de la ménopause, c'est 51 ans. Et alors, en fait, 51 ans, la ménopause, c'est-à-dire que ça fait un an qu'on n'a plus nos règles, à un âge où on est censé être en ménopause. Ça fait un an qu'on n'a plus nos règles à 25 ans, c'est une autre histoire, mais on en parlera. Mais finalement, les symptômes de pré- et de périménopause, ils arrivent quand même 4 à 7 ans avant. la ménopause. Même à partir de 40-45 ans, on peut déjà être embêté avec des troubles des hormones. Je ne sais pas si ça a un biais parce que je pratique un sport qui est quand même pratiqué par pas mal de femmes dans la quarantaine. Beaucoup me posent des questions là-dessus. Évidemment, tout ce qui est aménoré, hypothalamique, fonctionnel, c'est un bien gros mot pour dire l'absence de règles. qui finalement le problème c'est pas tellement l'absence de règles c'est la cause et tout ce qu'il y a autour mais il y a beaucoup de femmes qui n'ont plus leurs règles ou même des troubles du cycle, même des règles irrégulières à cause d'une pratique un peu trop intensive du sport et ou d'une alimentation qui n'est pas assez conséquente par rapport à la dépense donc ça c'est assez fréquent aussi et je retrouve aussi peut-être en top 3 eux Incontinence urinaire, beaucoup de problèmes au niveau urinaire chez les femmes. Ça, je pense que c'est quelque chose qui a été longtemps normalisé ou dont on n'osait pas trop parler. Et puis, finalement, quand on en parle, quand on aborde le sujet, la parole s'ouvre. On se rend compte que ça touche quand même 30% des femmes. à tout âge, et quels que soient leurs antécédents, c'est pas que la femme qui a eu trois enfants à accouchement par voie basse, même la petite jeune de 15 ans peut aussi souffrir d'incontinence urinaire, donc ça aussi. Et puis après, je sais pas trop si on peut dire que ce soit une problématique, mais beaucoup de femmes aussi me posent des questions sur grossesse et postpartum, parce qu'elles sont un peu perdues, parce que malheureusement, beaucoup de médecins, par précaution, mais bon, je pense que c'est le principe de précaution qui est plus... Pousser à l'extrême et pousser à cet extrême, pour moi, on n'en devient même pas bénéfique pour la femme. Mais de contre-indiquer l'activité sportive chez la femme enceinte, parce qu'en fait, finalement, les médecins ne savent pas. Donc, ils préfèrent dire ne faites rien alors que c'est plus dangereux. Finalement, ça dépend. Après, il y a certaines circonstances, mais de manière générale, s'il n'y a aucune. problématique pour la femme et au cours de la grossesse, c'est plus délétère d'être sédentaire que actif. Donc voilà, pas mal de particularités auxquelles les femmes sont confrontées dans leur pratique sportive.
- Speaker #0
Ouais, ça fait pas mal de sujets. Tu parlais de l'aménorée, donc l'absence de règles. J'ai l'impression qu'on en entend quand même de plus en plus parler, qu'il y a un petit peu un tabou qui se libère au fur et à mesure. Mais est-ce que... Pourquoi c'est vraiment un signal d'alarme qu'il ne faut pas ignorer ? Parce que ça, j'ai l'impression que ça reste encore finalement pas si connu que ça.
- Speaker #1
Oui, alors moi, tu vois, déjà, c'est bien qu'on commence à parler de l'aménorée chez la sportive. Mais moi, ça m'embête parce que finalement, l'aménorée, c'est vraiment le point extrême. Et quand on est arrivé à l'aménorée, donc je le répète, l'aménorée, c'est... La l'aménorée primaire, c'est quand une jeune femme n'a jamais eu ses règles et qu'elle a plus de 16 ans. Et après, l'aménorée secondaire, c'est pour une femme qui a déjà eu ses règles, mais qui ne les a plus, et ça depuis plus de trois mois. Et quand on arrive à ce moment-là, on est déjà arrivé à un niveau quand même assez élevé de déficit. Je n'aime pas non plus dire le R.A.D. syndrome. En fait, c'est un peu compliqué. Enfin, ce n'est pas compliqué, mais c'est-à-dire qu'on a... C'est très bien, mais depuis qu'on en parle de tout ça, tous les mois, au moins tous les ans, il y a plein de remises à jour, de mises à jour et de consensus et d'études sur cette problématique qu'on appelle le RAID syndrome, mais qui finalement ne porte peut-être pas aussi bien son nom. Alors je vais essayer de recentrer parce que là je pars un petit peu dans tous les sens. Là où je veux en venir, c'est qu'effectivement, déjà, c'est bien de commencer à se préoccuper quand on a... plus nos règles, mais ce qu'il faudrait, c'est de se préoccuper même bien avant, en amont, parce que l'absence de règles, en fait, c'est juste un signe parmi tant d'autres d'un syndrome, qui pour l'instant est appelé le Red Syndrome. C'est un syndrome qui est... C'est un syndrome en lien avec un déficit énergétique relatif dû au sport. Et en fait, dans ce syndrome, il y a effectivement des aspects gynécologiques Merci. Avec l'absence de règles, mais bien avant ça, on peut juste avoir aussi une mauvaise ovulation. Et on peut avoir nos règles de façon spontanée et régulière, mais une mauvaise ovulation. Et ça, on ne le voit pas par rapport à nos cycles. Après, on peut avoir des cycles qui sont irréguliers, donc des cycles qui durent plus de 35 jours ou moins de 25 jours. Et donc ça, c'est les aspects gynécologiques. Mais après, on peut avoir des aspects au niveau des os. Donc c'est des femmes qui peuvent avoir des antécédents de fractures de fatigue. Et en fait, si elles font un examen des os qu'on appelle une ostéodensitométrie, on voit que les os sont un petit peu fragiles. On peut avoir une ostéopénie, voire une ostéoporose. Après, il y a des impacts au niveau psychologique aussi, des syndromes dépressifs, de la perte de motivation, de la fatigue chronique. On peut avoir aussi au niveau immunitaire des infections à répétition, des blessures aussi assez fréquentes. Donc des blessures osseuses, mais pas que, au niveau musculaire, au niveau tendineux aussi, ça rentre dans le syndrome. Des troubles digestifs, avec des alternances de diarrhée et constipation, des ballonnements, des gaz, etc. Donc ça, ça peut être aussi un signe de rét syndrome. On a des aspects cardiovasculaires, on a des aspects musculaires, il y a énormément d'autres signes. Donc l'absence de règles n'est pas que ce signe. Et puis quand on arrive à l'absence de règles, en fait, le dernier consensus du Comité international olympique, qui date de 2023, a émis toute une panoplie de critères pour réussir à diagnostiquer ce déficit énergétique et en fait à classer certains signes comme... du vert au rouge. Et en fait, les signes verts, c'est des signes effectivement qui sont présents, mais qui sont... de pronostics faibles, et jusqu'à rouge, où c'est quand même de pronostics élevés. Et en fait, si on a... Parce que là, je vous dis, un syndrome, c'est un ensemble de signes cliniques. Vous allez me dire, ok, mais est-ce qu'un seul signe clinique de tout ce que je viens de dire, ça suffit ? Ou il en faut plusieurs ? Et en fait, par exemple, l'aménorée qui va durer depuis plus d'un an va rentrer vraiment dans le critère très sévère. Une aménorée de trois mois, ça va être un critère moyen. des antécédents de fractures de fatigue qui vont être invalidants ou on ne pourra plus faire une pratique de sport depuis au moins 6 mois, par exemple, ça va rentrer dans un critère sévère. Et en fait, il suffit d'avoir juste un seul critère sévère pour rentrer dans le diagnostic de Rett syndrome et de plus de trois critères faibles. Je n'ai pas exactement les chiffres en tête, mais ils les ont classifiés.
- Speaker #0
Et ça, ça a des conséquences ? à super long terme, c'est ça ?
- Speaker #1
Effectivement, ce Rett syndrome, une fois qu'on l'a, le problème, c'est que ça peut avoir des conséquences à long terme, notamment au niveau osseux, comme je le dis. Au niveau osseux, pourquoi est-ce que les os deviennent plus fragiles ? C'est parce qu'en fait, les oestrogènes, c'est les hormones qui sont sécrétées par les os verts. En fait, je vais aussi revenir à... Je vais essayer de faire un petit peu de physiopathologie. Le déficit énergétique, le Rett syndrome, c'est comme un peu un téléphone. Quand on ne lui donne plus assez d'énergie, quand il n'a plus assez de batterie, il va se mettre en mode économie d'énergie. Il va juste s'assurer d'avoir des fonctions vitales. On peut encore appeler le 15, il peut encore s'allumer, mais on ne pourra plus utiliser certaines applications. Et le corps humain, c'est pareil. En fait, quand on ne lui donne plus assez d'énergie, le carburant du corps humain, c'est les nutriments, c'est les calories. Quand on ne lui donne plus assez d'énergie ou qu'on le consomme trop par le sport, dans ce cas-là, il va se mettre en mode veille. Du coup, il va garder des fonctions vitales telles le cerveau, le cœur, mais en fait, tout ce qu'il considère non vital, donc l'activité gynécologique ovarienne, en général, tout ce qui est hormonal, thyroïdien, le stress, etc., va se mettre en pause. Et donc... C'est pour ça qu'on a une diminution de l'activité ovarienne et donc une diminution des sécrétions des oestrogènes. Les oestrogènes sont des hormones qui sont très importantes pour solidifier les os. Et donc, lorsqu'on a pendant longtemps une baisse de sécrétion d'oestrogènes, a fortiori quand ça arrive au moment de l'adolescence, donc là, il faut vraiment être très très vigilant chez l'adolescente parce que c'est vraiment au moment de l'adolescence et de la puberté qu'on crée notre pic de masse ovarienne. osseux. Après l'adolescent, on a vraiment notre pic de masse osseux qui va nous servir pendant toute notre vie durant. Si on a une baisse d'oestrogène à ce moment-là, les os ne vont pas avoir la capacité de bien se solidifier. Dans ce cas-là, on peut avoir des os un peu fragiles. Je vais être assez tranchante sur cet exemple, mais on peut avoir des os d'une femme ménopausée alors qu'on n'a que 25-30 ans. et donc avoir des fractures soit de fatigue ou soit des fractures plus fréquentes. Les oestrogènes aussi protègent les vaisseaux et le cœur, donc on peut aussi avoir plus de risques de maladies cardiovasculaires, hypertension ou maladies du cœur à plus long terme. Je le vois aussi beaucoup dans des maladies, des problèmes aussi au niveau de l'humeur, des syndromes dépressifs finalement. les oestrogènes, les hormones, quand on sécrète bien nos hormones, et puis même pas que, la thyroïde, d'autres fonctions hormonales de l'organisme permet aussi d'avoir... On n'arrête pas de dire que nous les femmes, on a des humeurs un peu labiles à cause des hormones, mais finalement c'est aussi un mal pour un bien, parce que des fois, on peut être au top aussi de notre forme et être super heureuse, et en fait, quand on a Quand on a des hormones toujours basses, on a une humeur toujours un peu triste parfois, je le remarque aussi. Des conséquences aussi à long terme sur le plan neuromusculaire et cognitif aussi. C'est vrai qu'il y a aussi des études qui montrent que les femmes ont plus de difficultés de concentration, des troubles de la mémoire aussi qui peuvent arriver. Donc c'est vrai que je fais un tableau assez lourd, mais c'est assez volontaire pour montrer qu'il ne faut pas prendre ça à la légère, ce syndrome.
- Speaker #0
C'est super important de le rappeler. C'est impressionnant, la liste des conséquences qu'il peut y avoir. Donc c'est très bien de faire ce tableau bien complet. Et qu'est-ce que tu conseilles pour être à l'écoute justement de son cycle et de son corps, et aussi en fonction des différentes phases du cycle ?
- Speaker #1
Déjà, je voulais aussi revenir un peu là-dessus parce que là, il y a un nouveau papier qui est sorti en décembre 2025. Et je n'arrête pas de parler du Rett syndrome parce que pour l'instant, c'est le mot qu'on lui a donné. Il se pratique aussi pour bien m'expliquer. Donc le déficit énergétique en lien avec le sport dont le nom veut dire que c'est finalement dû à un apport pas assez conséquent au niveau calorique. Mais en fait, on est en... peu en train de remettre en question cette définition. Et je pense que bientôt, on ne l'appellera plus le Rett syndrome, parce que finalement, effectivement, ça peut être une des causes du syndrome, de ce syndrome, mais en fait, apparemment, il y aurait d'autres causes. Donc, il n'y aurait pas que le déficit énergétique pour aussi avoir un stress chronique qui peut être dû au stress, par exemple, au stress de l'entraînement qui fait qu'on sécrète beaucoup de cortisol. qu'on a du mal à récupérer aussi. Il peut y avoir aussi le surentraînement qui peut rentrer là-dedans. On peut avoir un stress dû aux compétitions aussi, qui fait qu'au niveau hormonal, on sécrète moins bien certaines hormones. Il y a plusieurs choses aussi qui peuvent rentrer en cause. Des fois, même un choc post-traumatique, psychologique, peut expliquer aussi qu'on sécrète plus les hormones et que toute la cascade hormonale peut être déréglée. Donc, il ne faut pas penser que parfois, on peut avoir un équilibre au niveau de ses apports nutritionnels. On peut avoir l'impression de manger même plus que ce qu'on dépense. Et on peut quand même avoir ce Rett syndrome pour toutes les autres raisons. Et ça, je vous le dis parce que je suis en plein en train d'examiner cette nouvelle mise à jour. qui est sorti la fin 2025 qui est très complexe mais je reviendrai dessus probablement sur mon compte pour un petit peu mieux expliquer tout ça mais je suis persuadée que le Moret syndrome dans quelques années on ne dira plus ça et puis il s'appellera autrement parce qu'en fait il n'y a pas que le déficit énergétique et comment être à l'écoute ? effectivement comme je l'ai dit tout à l'heure il ne faut pas commencer à s'alarmer c'est bien de commencer à se dire que quelque chose cloche qu'on n'a plus nos règles mais ce qui est encore mieux c'est de commencer à s'y inquiéter bien avant. Donc si on veut se fier aux règles, déjà quand on sent que même, vous voyez, déjà, absence des règles, effectivement, avant ça, il y a les cycles qui sont irréguliers, comme je l'ai dit. Et puis même, je disais, on peut déjà avoir une insuffisance luthéale, c'est-à-dire un défaut d'ovulation qui est dû à ce syndrome. Et en fait, le défaut d'ovulation, parfois, peut juste expliquer... Un syndrome prémenstruel qui est majoré, des règles qui sont plus douloureuses que d'habitude, plus hémorragiques. Rien que ça, quand on sent un petit quelque chose qui change au niveau de son cycle, il faut peut-être commencer à se poser des questions. Puis après, comme je l'ai expliqué, quand on commence à avoir des blessures à répétition, quand on commence à être souvent malade, des infections, même des infections ORL, j'entends beaucoup de femmes qui disent « j'ai vraiment pas de chance » . la grippe cette année, cet hiver, elle est quand même bien cognée, ça fait trois fois que je tombe malade. Ce n'est pas normal de tomber souvent malade comme ça. Il faut se poser aussi des questions. Quand on est fatigué, la fatigue chronique, le sommeil qui est perturbé, tout ça, moi je le vois. Et puis même au niveau du sport, quand on commence à avoir des performances qui diminuent alors qu'on s'entraîne comme avant, voire même plus. C'est plein de petites choses dont il faut faire attention. parce que Tous ces petits signaux d'alerte, ils ne sont pas là pour rien. Et si on ne les prend pas à temps, le gros piège que je vois, c'est de rentrer dans un engrenage. Et notamment pour les femmes qui sont vraiment sportives et qui cherchent la performance, elles voient que leur niveau diminue et donc elles vont s'entraîner plus. Forcément, elles vont s'entraîner plus. Et si elles n'augmentent pas les besoins énergétiques, elles vont encore plus. accroître ce déficit énergétique et rentrer encore plus dans ce raid syndrome. C'est vraiment le serpent qui se mord la queue et après on arrive à une blessure, une grosse fracture de fatigue, un burn-out. Parfois, c'est un aller-sur-retour.
- Speaker #0
C'est sûr. Il faut vraiment prendre en compte tout un ensemble de signaux et être assez vigilant. Tu as évoqué le syndrome prémenstruel. Ça, ça concerne aussi quand même pas mal de monde. Est-ce que tu as des conseils là-dessus pour mieux le gérer ?
- Speaker #1
Oui, effectivement, les études montrent que les femmes qui sont en âge de procréer, j'aime pas trop ce mot-là, mais c'est comme ça qu'on nous a appris en tout cas en médecine, mais en tout cas les femmes qui ne sont pas dans la puberté ou au milieu opposé, 85% des femmes se plaint d'un syndrome prémenstruel. Je le répète, la définition... Du SPM, comme on aime bien dire, je pense que toutes les femmes qui écoutent connaissent, mais en espérant qu'il y ait peut-être des hommes qui écoutent. C'est toute cette période, juste avant les règles, ça peut durer une semaine, ça peut durer entre 3 jours et 10 jours avant les règles, où finalement... Quand certains hommes nous entendent, quand les hommes disent « t'es mal luné, c'est parce que t'as tes règles » , en fait, c'est souvent la période avant les règles qui est la pire. C'est le moment où les hormones commencent à diminuer, à chuter, et là, le corps n'est plus trop habitué. Et donc, on va avoir pas mal de symptômes aussi. Encore une fois, c'est un syndrome. Et je le répète, un syndrome, c'est un ensemble de symptômes. Et on peut avoir des symptômes au niveau de l'humeur, une humeur labile, dépressive, un peu irritabilité. Beaucoup se plaignent aussi de ballonnements, de troubles digestifs, de la rétention d'eau. On prend du poids, on se demande pourquoi. En fait, c'est de l'eau, on a des chevilles, des membres inférieurs, des chevilles qui sont un petit peu gonflées, le ventre gonflé. Des douleurs abdominales, des douleurs au niveau des seins aussi, ce qu'on appelle des mastodimies. Parce que la baisse de progestérone peut provoquer des douleurs au niveau des seins. Il y a tout un ensemble de symptômes pas très agréables. Et comment essayer de gérer au mieux ? Ça va être un peu ambiolant, mais de toute façon, c'est toujours... Dans la vie, il faut toujours trouver un équilibre. Donc déjà, pour l'instant, je vais dire, il faut faire du sport. Finalement, pratique une activité physique, mais pas trop intensive. Si vous voyez que l'intensité augmente, les symptômes ne pratiquent pas une activité physique intensive. Est-ce que... Il va y avoir tout un processus un peu inflammatoire au niveau du ventre, etc. Et dès qu'on fait un peu d'intensité, ça va augmenter cette activité intensive. J'ai envie de déconseiller l'activité intensive. Après, il y a peut-être certaines femmes pour lesquelles ça va leur faire du bien. Mais une activité d'endurance faible va faire du bien. De même que toutes les pratiques de yoga, d'étirement, de pilates, parce que ça va permettre de drainer, Ça va permettre de... de mobiliser les fascias, de mobiliser les parties de la hanche et du pelvis, où on peut avoir certaines douleurs. Donc là, je vous dis pour le SPM, mais c'est aussi très bien pour le moment où vous avez les règles, de pratiquer toutes ces activités, un petit peu de mobilité au niveau du bassin, des hanches, etc. Donc ça, ça fait du bien. D'ailleurs, au moment des règles, je ne sais pas si tu vas me poser la question, mais pareil, je conseillerais quand même de... de ne pas forcément faire d'intensité si on a vraiment des règles très douloureuses, et aussi d'éviter les sports à impact qui peuvent augmenter aussi les douleurs, mais par contre de toujours continuer à pratiquer une activité, celle qui vous fait du bien, celle qui vous fait du bien, la natation, le vélo, un petit peu de course à pied, du yoga, du pilates, du tai chi, etc. Et là où je voulais en venir, c'est que quand j'ai dit que c'est une question d'équilibre, Comme je l'ai dit tout à l'heure, un SPM marqué peut être un signe, un début de Rett syndrome parce qu'en fait...
- Speaker #0
Quand le corps commence, comme je l'ai dit, à se mettre un peu en économie d'énergie, à ne plus bien sécréter les hormones, l'ovulation va être de moins bonne qualité. Du coup, on aura une sorte de déséquilibre entre oestrogène et progestérone. Je rentre un peu dans les détails. Ce qui fait que le syndrome prémenstruel, la baisse des hormones, peut être un peu plus brutale par rapport à la sécrétion qu'on en fait. Du coup, le syndrome prémenstruel pourrait être un peu plus marqué. Donc... parfois même de réduire l'intensité du sport, la charge et le volume qu'on fait dans le volume qu'on fait de façon mensuelle, pas forcément au moment du syndrome prémenstruel, mais tous les jours qui vont venir avant. Ça charge l'hebdomadaire. Parfois aussi, si on est dans un surentraînement, tout simplement. ça peut être bien aussi de diminuer un petit peu sa charge d'entraînement. Et parfois, ça va permettre de régulariser un petit peu le syndrome prémenstruel. Et il y a aussi au niveau de l'alimentation, on peut jouer, on peut avoir une alimentation anti-inflammatoire. Alors je sais que tout le monde a l'alimentation, tout le monde a son mois d'hier dessus. Donc je n'aime pas trop parfois me lancer et m'auto... me lancer dans tout ce qui est les aspects nutritifs, parce que je ne suis pas hyper spécialisée, mais en tout cas, l'alimentation inflammatoire, en essayant de limiter tout ce qui peut être sucre, nutrition industrielle, etc., en augmentant les micronutriments type oméga-3, zinc, magnésium, peuvent aussi faire du bien. pour cette période qui peut être un petit peu embêtante. Effectivement, si malgré tout ça, vous avez un syndrome prémenstruel très marqué, voire même un syndrome menstruel, donc des règles très douloureuses, bon là, il faudra de toute façon aller voir un médecin pour essayer d'éliminer une pathologie type endométriose, etc. Mais bon, je ne suis pas... partisante de donner des hormones à tout va et ce que je veux dire c'est que je n'aime pas quand j'entends des témoignages de femmes qui se plaignent soit de cycles irréguliers d'aménorrhées ou de choses comme ça où les médecins vont donner de façon systématique des hormones et des contraceptions pour essayer de régler facilement mais ce que je veux dire c'est que quand on a vraiment tout éliminé quand on essaie d'avoir une hygiène de vie une bonne hygiène de vie, comme je l'ai expliqué tout à l'heure, et que malgré ce, on a toujours des règles douloureuses ou un syndrome prémenstruel marqué, qu'on a éliminé l'endométriose, le SOPK ou autre chose, parfois, au dernier recours, prendre une contraception, des hormones, vont pouvoir permettre de bloquer l'ovulation, d'avoir des sécrétions d'hormones exogènes qui vont permettre de limiter toutes ces problématiques.
- Speaker #1
Oui, effectivement, intéressant. Est-ce qu'il y a des phases du cycle où on se blesse plus facilement ?
- Speaker #0
Oui, on va dire que toutes les phases du cycle ont leur petit facteur de risque d'os de pathologie. Notamment au milieu du cycle, au moment de l'ovulation et juste avant, c'est là où on aura ces fameux oestrogènes qui seront au maximum. Les oestrogènes, c'est des super hormones, mais elles ont aussi, je ne vais même pas dire l'inconvénient parce que parfois ça peut être... un avantage, mais elles sont des hormones qui sont très laxes, j'ai failli dire hyperlaxées, qui donnent une hyperlaxité au niveau des ligaments et des tendons. Et à ce moment-là, surtout sur des sports à pivot, des footballeuses, des rugbywomen, le ski aussi, tous les sports à pivot, à risque, Au moment de l'ovulation, les études ont montré qu'il y a un risque presque doublé de rupture des ligaments croisés, par exemple. Dans des sports type trail aussi, par exemple les chevilles qui peuvent être un peu plus laxes, et on peut avoir plus de risques de rupture ou d'entorse au niveau des ligaments et des tendons. Après, dans la phase du cycle menstruel, par exemple, on va avoir une augmentation de l'inflammation, un peu plus de douleur, plus de fatigue. Et donc là, ça va être toutes les pathologies un peu inflammatoires ou dues à la fatigue. On peut avoir moins dans tous les sports qui sont un petit peu de précision. Vu qu'on est un peu plus fatigué, plus de douleur, parfois ça aussi, c'est montré qu'on peut être moins réceptif à tout ça. Et sur la phase, justement, au niveau du syndrome prémenstruel, et toute la phase qu'on dit luthéale, donc entre l'ovulation et les règles, on va avoir une augmentation de l'hormone qui s'appelle la progestérone. Ça, c'est une hormone qui va favoriser plutôt la rigidité musculaire. Et certaines études ont montré quand même qu'il y avait plus de risques à ce niveau-là de se faire des lésions musculaires type élongation, voire des chérures musculaires à ce niveau-là. Donc effectivement, après encore une fois, ça c'est certaines études de la littérature qui le montrent comme partout en science toutes les études sont à prendre avec des pincettes et toutes les femmes toutes les femmes qui se sont fait un croisé ça ne s'est pas passé forcément que pendant l'ovulation c'était des statistiques et majoritairement il ne faut pas prendre ça pour un argent comptant on peut très bien se faire une rupture d'allégament croisé Merci. pendant ces règles et on peut aussi avoir une déchirure musculaire pendant l'ovulation. Chacune est un peu différente. Et puis aussi, tout ce que je dis là, ça ne va pas forcément être le même cas pour des patientes qui sont sous contraception hormonale parce que finalement, on a une sécrétion assez... régulière d'hormones exogènes pendant toute la phase du cycle. Donc finalement, ce n'est pas trop le cas pour ces patientes-là.
- Speaker #1
Écoute, tu m'as fait une transition parfaite. Parce que ma question d'après, c'était justement comment est-ce que cette prise de contraceptifs va influencer le cycle ? Si on est sous pilule, est-ce qu'on a la même variation hormonale que quelqu'un qui n'est pas sous pilule ?
- Speaker #0
Non, parce qu'en fait, le principe d'une pilule, qu'elle soit oestroprogestative, Donc en fait il y a deux sortes de pilules, il y a les pilules, je vais essayer d'être assez de vulgariser, mais il y a des pilules où on a les règles et des pilules où on n'a pas les règles. Et généralement les pilules où on a les règles c'est celles où on a et des oestrogènes et de la progestérone, oestrogène en plus en début de cycle et la progestérone en fin de cycle. Et la pilule où on n'a pas nos règles c'est plus de la progestérone qu'on va donner en continu. Mais par contre... Le fait de donner ces hormones de façon exogène, ça va... Le corps humain, la fonction hormonale du corps humain, ne va plus sécréter elles-mêmes les hormones parce que comme on va les apporter de façon extérieure, il n'y a plus d'intérêt à sécréter les hormones. Et du coup, vu que ce ne sont pas des hormones bio-identiques, on n'a pas les mêmes conséquences. il n'y a pas les mêmes conséquences quand on prend une contraception que quand on n'en prend pas et par exemple c'est pour ça que tout ce qui est douleur de règles, endométriose endométriose, endométriose, endométriose vont être beaucoup moins marquées quand on prend une pilule de même que comme je dis sur les conséquences des blessures je pense que normalement ce n'est pas vraiment le cas quand on prend une pilule. Après ce qui est hyper intéressant c'est vrai que je n'en ai pas parlé tout à l'heure quand on parlait des aménorrhées et de l'absence de règles, mais quand on a des règles. sous pilule, attention parce que ça ne veut pas dire qu'on ne souffre pas de RAID syndrome parce qu'en fait ça masque. Les règles sous pilule, c'est pas des vrais règles, c'est-à-dire que c'est pas des règles qui sont dues à une ovulation, c'est juste des règles, comme on dit, de privation d'hormones et donc qui sont juste dues au fait qu'on prenne le placebo ou qu'on ne prenne pas la pilule pendant une semaine. Mais on peut avoir un RAID syndrome on a en ayant des règles si on a une pilule. Donc ça, il faut être assez vigilant. Ça n'empêche pas le fait d'avoir des règles sous pilule, ça n'empêche pas d'avoir un Rett syndrome. Et aussi, les hormones qu'on va donner de façon exogène ne vont pas remplacer les hormones qu'on pourrait sécréter. Du coup, ça ne va pas non plus permettre de prévenir et d'empêcher le déficit énergétique. Donc non, effectivement, les hormones qu'on donne ne sont pas identiques. il y a quand même un changement après Par exemple, concernant toutes les études qui ont essayé d'analyser l'entraînement sportif en fonction du cycle menstruel. Est-ce que c'est plus intéressant de faire des séances d'intensité pendant sa phase folliculaire, ou de la musculation et faire de l'endurance pendant sa phase luthéale, etc. Finalement, il y a eu pas mal. Maintenant, on a beaucoup de recul, pas mal d'études. En fait, les méta-analyses, c'est des études un peu plus puissantes qui vont regrouper toutes les études pour permettre... d'avoir plus de cas et de femmes étudiées. Et en fait, les méta-analyses, finalement, n'ont pas montré d'intérêt à organiser son entraînement sportif en fonction de son cycle menstruel, que ce soit chez des femmes qui ont des cycles spontanés ou que ce soit chez des femmes qui ont des cycles sous contraception. Donc, sous contraception ou pas, dans tous les cas, il n'y a pas vraiment d'intérêt à orienter. son entraînement par rapport à ses cycles menstruels.
- Speaker #1
Ok, super intéressant. Et tu l'as évoqué un peu tout à l'heure, le sport pendant la grossesse et en postpartum, quelles sont les idées reçues alors que tu aimerais bien faire tomber ?
- Speaker #0
Oula, je pourrais en faire un dictionnaire des idées reçues. Il y en a énormément, mais tout simplement, le premier et le plus général, c'est de ne pas faire de sport pendant la grossesse parce que ce serait mauvais pour le bébé. Après, dans cette grosse généralité, il y a plusieurs tiroirs d'idées reçues, comme quoi si on court, ça peut faire décrocher le bébé, on a plus de risques de faire de fausses couches, le bébé peut moins bien grandir, on peut faire des petits prématurés, on peut accoucher prématurément, on a plus de risques de césarienne, on a plus de risques d'incontinence urinaire. Tout ça, tout ce que je te dis, c'est des idées reçues. Parce que ce n'est pas vrai et je vais même aller encore plus loin. C'est qu'au-delà du fait que pratiquer une activité physique n'augmente pas, par exemple, le risque de fausse couche ou de prématurité, c'est que c'est même bénéfique. On a vu que pratiquer une activité pendant sa grossesse, ça va permettre... de diminuer certaines pathologies de grossesse type diabète gestationnel, pré-eclampsie, hypertension artérielle gravidique. Ça va même permettre un meilleur développement du bébé, voire même les enfants qui sont issus de mamans qui ont pratiqué une activité physique pendant la grossesse vont avoir un meilleur développement neurocognitif, un meilleur apprentissage du langage par exemple. Moins de pathologies chroniques type asthme ou allergie. On a même aussi montré que même au niveau d'un point de vue du pelvis, des incontinences urinaires, ça n'augmente pas le risque d'incontinence urinaire en postpartum. Pour la maman, en tout cas, une chose est sûre, c'est que ça augmente le... Ça permet de réduire le risque de dépression du postpartum ou de baby blues et ça augmente le bien-être maternel. Donc ça, c'est pas rien non plus. Donc en fait, il y a beaucoup de bénéfices que ce soit pour la maman, pour le bébé, pour l'accouchement même. On a vu qu'il y a beaucoup d'études qui montrent que les femmes qui sont sportives pendant leur grossesse n'ont au moins pas plus de risques de césarienne. voire même moins de risques de césarienne ou d'extraction instrumentale. Donc voilà, en tout cas, beaucoup d'idées reçues et je tiens vraiment à les balayer. Après, je sais qu'il ne faut pas non plus culpabiliser les femmes qui ne peuvent malheureusement pas, parce qu'il y a certaines contre-indications. Si vous souffrez de... si vous avez eu plusieurs accouchements prématurés, si vous avez une menace d'accouchement prématuré avec un col ouvert ou des contractions utérines, si vous avez des pathologies chroniques, obstétriques, etc. Enfin bref, il faut aller voir avec son médecin et ou sa sage-femme avant d'avoir le feu vert pour faire une activité physique. Mais voilà, il ne faut pas non plus culpabiliser certaines femmes qui ne peuvent pas, pour des raisons médicales, faire du sport ou qui ne veulent pas. Parce que ça aussi, en fait, finalement, il faut s'écouter. Il y a certaines femmes, en fait, juste laissez-moi tranquille, j'ai pas forcément envie d'aller courir, d'aller faire quoi que ce soit. Pas les culpabiliser, mais leur dire juste même aller prendre l'air, aller marcher. La marche, c'est super. En grossesse, c'est déjà une activité physique. On met déjà ses muscles en mouvement, donc même aller marcher, c'est déjà très bien. J'ai un discours souvent, peut-être volontairement, assez tranchant, mais je préfère toujours essayer de moduler. Parce qu'après, derrière, j'ai des femmes qui me disent « mais moi, je ne peux pas, on m'a interdit » . Dans ce cas-là, oui, effectivement, il faut écouter les conseils des médecins.
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Est-ce que tu as des conseils pour la reprise sportive aussi en postpartum ? Alors j'imagine que le premier conseil, c'est de suivre les recommandations de son médecin.
- Speaker #0
Exactement, mais en fait, c'est intéressant aussi cette question parce que je vois beaucoup d'études qui passent. Et là, récemment, j'ai beaucoup aimé. Alors, je vais déjà revenir au consensus français qui donne, tu vois, en France, on donne un cut-off de six semaines. Il faut attendre six semaines avant de reprendre une activité physique. N'importe quelle activité physique, qu'elle soit aérobique, la natation ou du vélo, la course à pied c'est encore plus long. Et même six semaines pour reprendre la rééducation du postpartum avec la kiné. Parce que c'est le moment où on voit le médecin, le gynécologue qui nous a accouchés, on le voit au bout de six semaines et c'est à ce moment-là où nous... On fait un petit point au niveau du pelvis, etc. Et puis là, on dit, bon, ok, c'est bon pour la rééducation. Vous pouvez y aller, oui ou non. Mais en fait, ça, c'est malheureusement les recommandations de la CHS que je trouve un peu trop exigeantes. Alors que, par exemple, dans le Canada, ils sont un petit peu plus ouverts. Et ils disent, non, ça ne sert à rien d'avoir ce cut-off de six semaines. C'est un petit peu bête. Déjà, la rééducation... abdominaux, périnéales et paléviennes, elle peut être prise même dès le jour même de l'accouchement, même dès le lendemain, parce qu'en fait, c'est juste travailler les muscles profonds, ça peut même juste être au lit. On essaie de contracter un petit peu son périnée, ses abdominaux, on essaie de rentrer le nombril vers le sol, vers le lit, si on est allongé, contracter son périnée, ça, il n'y a absolument pas de mal à le faire, voire même, ça peut être bien de commencer déjà à avoir un peu conscience Merci. de tous ces muscles. Une rééducation abdominale qui est bien faite, avec des... Travailler son transverse et ses muscles profonds intelligemment, ça peut être fait de façon très très précoce. Et, comme je dis, les recommandations canadiennes, en fait, ne mettent pas un cut-off de 6 semaines, mais disent juste, à partir du moment où vous n'avez plus de douleurs, que vous n'avez plus de douleurs au niveau périnéal, que vous n'avez pas de... pesanteur, pas de fuiture inerre, que vous n'avez pas de mal aux cicatrices, parce que parfois on peut avoir des cicatrices qu'elles soient de césarienne ou même des cicatrices au niveau vaginal et surtout que vous avez envie de reprendre une activité physique, et bien dans ce cas-là faites des petits tests donc ça peut être des tests un peu de pliométrie, on peut faire un petit peu de la course par exemple faire 30 secondes à 1 minute de course sur place faire des petits squats au début, des squats sautés, des fentes, plein de choses comme ça. Et voir si on a quelconque symptôme qui serait juste douleur, pesanteur pelvienne, incontinence urinaire, incontinence au gaz, douleur au niveau de la cicatrice, tout ce que j'ai dit. S'il y a un signe comme ça, dans ce cas-là, on attend et on ne reprend pas de suite. Mais en fait, si ! Avec tous ces petits exercices qu'on a faits, on voit qu'il n'y a aucun signe et que tous les voyants sont au vert, que la sage-femme et ou le médecin vous a examinés, que pour lui tout est bien. Et bien même si on n'est qu'à 3 ou 4 semaines du postpartum, on peut reprendre déjà une activité physique, mais tout en progressivité. Et en fait c'est surtout ça dont il faut faire attention, c'est la progressivité. Et c'est pareil que quand on reprend le sport, quand on a eu un long moment d'arrêt à cause d'une blessure ou autre chose. Et dans ce cas-là, par exemple, si c'est la course à pied, votre sport, et moi, ça m'arrange de prendre cet exemple parce que c'est là où je m'y connais le mieux, mais par exemple, si c'est la course à pied, ça peut être frustrant au début. Ça va être des 1 minute course, 1 minute marche. Et on peut faire ça, la première journée, on va faire ça 5 fois 1 minute course et 5 fois 1 minute marche. Mais c'est déjà un bon début parce que le lendemain, on fera ça 10 fois. Et puis après, le surlendemain, ce sera des deux minutes de course, une minute de marche. Et en fait, finalement, le but, c'est qu'au bout de quatre semaines, on arrive à enchaîner 30 minutes de course à pied non-stop. Et dès que dans ce processus, on sent « Ah, là, j'ai fait cinq minutes de course. » Mais en fait, quand je fais cinq minutes, je commence à avoir une petite pesanteur pelvienne. dans ce cas-là, on va soit... Soit rétrogradée, soit restée à 5 minutes. Mais voilà en fait ce que j'ai envie de dire aux femmes en postpartum, c'est que la problématique, encore une fois, de certains médecins ou personnels médicaux... Les professionnels de santé qui ne sont pas forcément habilités à la reprise du sport, ils vont avoir des cut-off qu'ils vont voir dans les recommandations internationales. Il faut attendre au moins six semaines avant de reprendre toute l'activité physique. Il faut attendre trois mois avant de reprendre la course à pied. Je ne dis pas que pour certains cas, pour certaines personnes, c'est le cas. Comme je le dis, on a beaucoup de mal à reprendre. On a eu des problèmes au niveau opéries. Belle vie périnéale, effectivement, c'est peut-être les délais qu'il faudra respecter. Mais en fait, parfois, il n'y a aucune raison. Et ça fait, encore une fois, le sport, le mouvement, le corps est fait pour être en mouvement. Après, voilà, là, je vais vraiment parler purement physiologique. Bon, toutes les femmes qui ont des enfants savent qu'une fois qu'on a... Un petit nourrisson, le sommeil est perturbé, on dort moins bien, on a peut-être moins de temps. Donc voilà, je ne vous dis pas de reprendre trois jours plus tard alors que vous êtes en train d'allaiter, que vous n'avez pas envie, vous êtes fatigué, vous dormez trois heures par nuit. Tout ça, si l'envie est là et que vous avez envie de reprendre, n'hésitez pas à aller voir quelqu'un, faire des tests. Et puis voilà, s'écouter surtout et s'écouter aux envies, mais surtout pas non plus se forcer. Et une dernière chose que je voudrais dire, parce que là, je suis en train de parler allaitement, par exemple. Soyez aussi vigilantes dans le postpartum et surtout quand on allaite, encore sur toujours ce problème de déficit énergétique. On va beaucoup, beaucoup puiser encore plus quand on a eu une grossesse et postpartum au niveau de tous les vitamines type vitamine D, calcium, oméga 3. On a beaucoup donné au bébé pendant la grossesse, on continue à donner beaucoup au bébé pendant l'allaitement et nous, le corps humain, la femme, va puiser dans ses réserves. Donc vraiment, soyez très attentifs à l'alimentation, à qu'elle soit bien riche, bien dense. N'hésitez pas à vous faire faire des petits plats par le conjoint ou la belle-mère, la maman, si vous n'avez pas le temps. Mais vraiment, il faut, et encore plus du coup, si vous faites du sport, il faut vraiment être vigilant. A bien recharger la machine parce que le postpartum est quand même une période vraiment à risque de faire des fractures de fatigue par exemple. Parce qu'on a une ostéoporose transitoire en postpartum justement parce qu'on a un gros déficit vitamine au calcique. On peut avoir des oies assez fragiles et encore plus quand on a l'aide. Donc soyez vigilante si vous voulez reprendre l'activité physique pour ça. Puis vous allez voir, vous allez du coup mieux supporter l'activité physique. Vous allez être mieux haussier dans votre corps. Vous allez mieux dormir si vous donnez... tous les apports et tous l'énergie dont votre corps a besoin.
- Speaker #1
Super important aussi. Et tu t'en as parlé un petit peu tout à l'heure, mais la période de la périménopause et de la ménopause, est-ce que là-dessus, tu as aussi des conseils pour mieux vivre cette période qui n'est quand même pas simple pour pas mal de femmes ?
- Speaker #0
Oui, effectivement, j'ai plein de conseils. J'ai plein de conseils. Le premier conseil que je vais donner, parce qu'en fait, beaucoup de femmes, je le remarque, je suis encore un peu embêtante avec ça, avec les apports. nutritionnelle, etc. Mais je trouve qu'on est, nous les femmes, que ce soit à la puberté, dans toutes nos phases de notre vie, on est toujours confronté au regard des autres, le corps, le rapport poids-puissance, etc. Et même à la ménopause, la plupart des femmes se plaignent beaucoup d'une prise de poids et d'un changement de morphologie. Et effectivement, je pense que malheureusement, on ne va pas pouvoir empêcher, on ne va pas pouvoir avoir notre corps de 20 ans à 50 ans. Ça, c'est une chose, je suis désolée, mesdames, mais je ne vais pas vous donner la recette miracle pour avoir un corps de jeune fille. Mais par contre, n'essayez pas à tout prix de maintenir votre poids d'avant. Moi, ce que je conseille, c'est plutôt d'essayer d'améliorer la composition corporelle. Effectivement, on va surtout prendre de la masse grasse et perdre de la masse musculaire. Et moi, ce que je conseille, c'est plutôt d'essayer de maintenir cette masse musculaire au détriment de la masse grasse. Donc effectivement, on va peut-être prendre un petit peu plus de poids parce qu'on prendra du muscle, mais au moins, vous allez vraiment mieux vous sentir déjà dans votre corps, parce qu'en fait, on aura un corps un peu plus ferme. Et aussi, on va vraiment prévenir pas mal de pathologies. Parce que si on a un corps musclé à 50, 60, 70 ans, ça va permettre vraiment de prévenir de beaucoup de pathologies osseuses, de prévenir des chutes, même au niveau cardiovasculaire, etc. Donc, ce que je conseille en tout cas chez les femmes ménopausées qui veulent déjà mieux se sentir dans leur corps, augmenter leur bien-être et aussi même leur performance, ça va être d'accroître la musculation. Et là, je ne vous parle pas de faire des exercices au poids du corps, du fitness qu'on voit à la télé avec des petites haltères. Non, non, il ne faut pas hésiter à vraiment pousser, de mettre de la résistance, donc avoir des charges. Alors, bien sûr, allez-y progressivement. Au début, faites-vous encadrer pour avoir une bonne position, une bonne posture. Et n'allez pas faire des squats à 90 kilos, mais y aller progressivement. Mais vraiment, la musculation, c'est une idée reçue. On peut croire que les femmes, à partir d'un certain âge, ce n'est pas bien de faire de la musculation parce que c'est mauvais pour les articulations, etc. Non, justement, ça protège de beaucoup de choses. Ça va permettre vraiment de vous sentir mieux. Qui dit musculation, dit forcément avoir un apport en protéines bien plus conséquent. Et finalement, ça aussi, ce n'est pas forcément connu. Mais n'hésitez pas à augmenter même les apports de protéines, même plus que ce que vous auriez consommé pendant toute votre vie, a augmenté à 2, à même 3, 2,6, 3 grammes par kilo de poids de corps. Ça peut paraître beaucoup, mais vraiment, si on veut faire du muscle, il faut donner les briques pour construire ce muscle. J'aime bien aussi conseiller aux femmes dans cette période-là de la vie de faire un peu plus d'intensité, de fractionner. Parce que souvent, on a tendance à aller faire des petits footings longs, de l'endurance, etc. Mais en fait, ce n'est pas forcément ça dont le corps a besoin. Le corps et le cœur, surtout, il a besoin qu'on pousse un peu la machine pour créer des adaptations cardiovasculaires. Et c'est aussi intéressant, peut-être une à deux fois par semaine, d'aller chercher à augmenter le cardio en faisant un peu de fractionnés. Ça peut être bien de le faire sur home trainer, sur vélo, par exemple, pour essayer de limiter un petit peu les blessures, parce que parfois, faire de la haute intensité en courant, on peut un peu plus se blesser. Mais à vélo, c'est très bien, c'est rien de la vie. Et surtout, encore une fois, je le répète, mais ne réduisez pas vos apports alimentaires à tout prix pour essayer de perdre du poids, parce que de toute façon, vous allez en prendre. désolé de vous dire ça mais moi ce que je conseille c'est quitte à en prendre autant que ce soit du muscle autant faire du muscle et garder des bons apports nutritionnels surtout au niveau protéines pour augmenter cette masse musculaire vous allez voir vous allez vous sentir vraiment mieux dans votre corps avec une peau bien tonique et en ayant du muscle. J'ai aussi d'autres conseils sur l'hydratation Merci. Pareil, à partir d'un certain âge, on a moins la sensation de soif et pourtant on se déshydrate plus pour plein de raisons. Mais du coup, soyez vraiment vigilante sur l'hydratation et bien sûr le sommeil. Vous allez me dire qu'elle est bien mignonne, mais quand on arrive à la périménopause, c'est quand même un des signes les plus évocateurs. La périménopause, beaucoup de femmes se plaignent d'insomnie. Je dis qu'il faut bien dormir, mais c'est un peu difficile aussi. quand on est en périménopause ou en ménopause, mais l'activité physique aussi peut permettre de bien dormir. Et puis voilà, après, n'hésitez pas à aller voir un médecin. La thérapie cognitive et comportementale, ça reste le traitement de première intention pour les insomnies, les troubles du sommeil. Donc vraiment, surtout n'hésitez pas à faire quelque chose pour essayer de mieux dormir. ça va permettre d'être mieux dans son sport et dans son corps.
- Speaker #1
Oui, effectivement, c'est vrai que c'est tellement important. Bon, ça fait plein de conseils déjà, c'est vraiment chouette. Et tu nous as donné plein de conseils. Mais pour terminer, comme j'ai une question traditionnelle, quel est le message, si tu as un message que tu as envie de faire passer aux sportives, quel serait ce message ?
- Speaker #0
Il y a trop de messages, mais je vais donner un truc un petit peu banal. Mais toujours est-il que malgré... toutes les particularités que la femme peut avoir, que ce soit au cours de sa vie, la grossesse, le postpartum, la ménopause ou la puberté, parce que même la puberté, on a de gros changements hormonaux. Malgré tout ça, ayez confiance en vous et continuez à pratiquer une activité physique, celle qui vous plaît, de la façon qui vous plaît, parce qu'en fait, finalement, la meilleure activité physique, ça va être celle qu'on va faire et qu'on va faire avec que... Avec joie et avec plaisir. Mais vraiment, le corps est fait pour être en mouvement. Et le mouvement va permettre de... de vraiment garder une santé optimale, un bien-être. Et puis, soyez fortes, prenez toutes ces particularités de la femme comme une force, parce que nous, on a de la chance d'avoir des sécrétions hormonales, on a la chance de pouvoir procréer. On a beaucoup de chance finalement, il ne faut pas penser que c'est une faiblesse, mais bien une force d'avoir ces variations du corps féminin. donc voilà, écoutez-vous, faites-vous plaisir et voilà toujours en justesse et si vous voyez que il y a quelques que vous commencez à avoir un petit signe qui montre que vous en faites peut-être trop, bah écoutez-vous et soyez aussi à l'écoute de votre corps et bienveillants parce qu'on n'en a qu'un seul et il faut qu'il nous tienne toute la vie super message,
- Speaker #1
merci beaucoup Blandine merci pour tout, là c'était hyper riche on a appris plein de choses t'as donné plein de conseils Un grand merci et puis évidemment, vous pouvez trouver tous les conseils de Blondine sur le compte La Gynéco Sportive. Je mettrai le lien en commentaire. Toujours plein de choses super intéressantes, donc à suivre. Grand merci et à bientôt.
- Speaker #0
Merci à toi, Lorraine, et puis à bientôt.
- Speaker #1
Merci d'avoir écouté cet épisode. S'il vous a plu, n'hésitez pas à mettre 5 étoiles sur les plateformes de podcast, à nous laisser un commentaire. On lit tout et ça fait vraiment plaisir. Et vous pouvez aussi nous suivre sur Instagram et surtout vous abonner à la newsletter avec plein d'infos sur le sport outdoor au féminin.