- Speaker #0
La Sportive Outdoor, le podcast des sports outdoor aux féminins pour s'inspirer, apprendre et oser. Bonjour à toutes, pour cet épisode spécial enregistré dans le cadre du podcast FON, je reçois Ophélie Lafuge, présidente de l'association Les Femmes à Vélo, qui œuvre pour la féminisation du secteur du vélo. Ensemble, nous allons essayer de comprendre où on en est dans le secteur et aussi de voir quelles actions sont mises en place par l'ASSO pour essayer de faire bouger les lignes. Bienvenue Ophélie, est-ce que tu peux te présenter déjà s'il te plaît ?
- Speaker #1
Bonjour Lorraine, merci de m'accueillir dans le podcast. Oui, bien sûr, je vais me présenter. Donc moi, je suis Ophélie Lafuge, je suis présidente et l'une des cofondatrices de l'association Les Femmes à Vélo, dont on va parler aujourd'hui, qui a été lancée en 2021 avec deux amies cyclistes lyonnaises. Et puis, à côté de ça, je suis aussi entrepreneuse indépendante dans le... milieu du sport féminin et particulièrement du cyclisme. Et je travaille sur tous les univers marketing, communication, événementiel dans ces domaines-là. Je collabore notamment avec la Fédération française de cyclisme depuis un petit moment et puis avec une boîte qui s'appelle Sport Power dédiée à l'économie du sport féminin.
- Speaker #0
Pas mal de liens avec le vélo du coup. Est-ce que tu peux nous raconter peut-être ton histoire personnelle avec le vélo ? Comment ça a commencé pour toi ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Comme je disais, j'adore le sport de manière générale. Et puis, depuis quelques années maintenant, depuis 2020, je me suis spécialisée sur tout l'univers du vélo et du cyclisme avec cet angle féminin. Et moi, mon histoire avec le vélo, elle remonte à ma petite enfance, on va dire, parce que j'ai grandi à la campagne. Et donc, à l'époque, si je peux dire, parce que ça commence à dater un petit peu. Quand on était enfant, à la campagne, on avait tous et toutes un vélo et c'était le moyen d'avoir un peu de liberté, d'aller s'échapper un peu pour sortir un petit peu du village. Donc depuis mon plus jeune âge, j'ai été habituée à utiliser un vélo. Et puis de fil en aiguille, le lien avec la pratique sportive fait que l'utilisation du corps pour se déplacer est devenue assez naturelle. pour moi. Et donc, en arrivant dans des grandes métropoles, et notamment à Lyon, où je vis actuellement, qui est une ville qui est ultra bien équipée pour le vélo, ça m'a paru complètement naturel de me déplacer à vélo dans une ville comme ça. Donc, voilà, depuis maintenant 15 ans, j'utilise le vélo comme moyen de déplacement principal. En fait, je n'ai pas de véhicule personnel. Donc, voilà, avec différents types de vélos. Et comme aujourd'hui, j'habite un peu... En hauteur, j'utilise un vélo électrique, mais je pratique aussi le vélo sous toutes ses formes. C'est un peu ce que je dis et ce que je constate, c'est qu'il y a vraiment des passerelles entre toutes les pratiques du vélo. Quand on pratique le vélo au quotidien ou le vélo urbain, bien souvent, on va aussi aller faire des balades à vélo sur un VTC. Parfois, on va aller faire du vélo sportif avec un VTT ou avec un vélo de route. Et donc, moi, je suis exactement l'exemple un peu de ça. Le fait que je fasse du sport aussi, notamment de la course à pied et du trail, fait que pareil, on a vraiment des passerelles qui font qu'on utilise beaucoup le vélo plus sportif. Donc, je crois que j'ai cinq vélos dans mon garage, pour tout avouer. Donc, voilà, un vélo électrique, un vélo de voyage, un vélo de route, un VTT et un vélo un peu VTC. Enfin, bon, voilà.
- Speaker #0
la vraie passionnée est-ce que tu peux nous expliquer la mission de ton assaut les femmes à vélo ?
- Speaker #1
oui bien sûr, tout à fait les femmes à vélo ça a été à la base un projet créé comme je disais au tout début avec deux amis et collègues femmes qui à l'époque on était toutes salariées dans la même entreprise et on était toutes les trois on venait travailler à vélo et en fait on s'est rendu compte que Ça crée vraiment un point commun entre nous et que tous les matins, on aimait se raconter un petit peu notre trajet du matin, parler de la météo, du monde, des gens qu'on a croisés. Et donc, de fil en aiguille, moi, j'ai commencé à travailler aussi sur... Un projet plus entrepreneurial dans le vélo féminin. Elles m'ont beaucoup aussi, on en a beaucoup parlé. Et puis, à un moment, en fait, on s'est rendu compte qu'il y avait besoin de porter un peu ce message du vélo par les femmes et pour les femmes, de manière plus auprès des instances publiques notamment, et en fait, de se rassembler. porter ce message en disant qu'en fait, il y a un truc, c'est que nous, on est des femmes qui pratiquons le vélo, mais pour autant, aujourd'hui, l'univers du vélo professionnel, l'écosystème du vélo, il est toujours ultra masculin et on a partout des copines qui nous racontent des trucs, des expériences qu'elles ont vécues qui ne sont pas terribles et donc il faut faire quelque chose en parallèle de mon projet entrepreneurial. On a décidé de se rassembler sous forme d'assos pour aller porter des messages différemment, notamment auprès des instances publiques. Et donc, c'est comme ça, en fait, qu'est né ce projet d'association. On a fait ce constat qu'il y avait besoin d'un réseau un peu dédié à ça pour faire avancer les choses. Et puis, on a commencé à construire cet assaut. Et puis, dans les mois qui ont suivi, 2022, on a été sollicité par plusieurs femmes qui avaient toutes participé à des événements du secteur du vélo, des événements professionnels, et qui avaient toutes eu des expériences vraiment... Pas terribles, c'est le moins qu'on puisse dire. C'est-à-dire que malheureusement, elles étaient en tout cas dans des écosystèmes d'hommes dans lesquels on ne leur avait pas donné la parole, on ne leur avait pas laissé de place, on les avait décrédibilisés. Et donc, comme nous, on venait de lancer l'assaut, naturellement, elles se sont rapprochées de nous. Et en fait, on a commencé à créer ce collectif en se disant « Ok, on a vraiment toutes fait des constats individuels, maintenant, regroupons-nous. » Prenons la parole ensemble. C'est comme ça qu'est venu l'acte fondateur de l'assaut des femmes à vélo, qui a été la rédaction d'un manifeste, le manifeste des femmes à vélo. Pour ça, on a rassemblé un collectif d'une trentaine de femmes, toutes à des postes différents dans le secteur du vélo en France. On a fait des ateliers de travail pour rédiger ce manifeste. qu'on a présenté ensuite le 8 mars 2023 à Rennes, en ouverture du congrès de la FUB, qui est la Fédération des usagers de la bicyclette. Et donc ce manifeste, il avait en fait deux volets principaux. Un volet autour de la pratique et l'usage du vélo, et donc dans lequel on venait partager des constats et réclamer du changement pour les usagers du vélo. Et il avait un volet plus professionnel où, pareil, on partageait des constats et on demandait des changements pour les femmes qui travaillaient ou qui travaillent dans l'univers du vélo. Donc, il avait ces deux volets à l'époque et il avait eu le soutien et la signature du ministre des Transports de l'époque, qui était Clément Beaune, et de la ministre des Sports, qui était Amélie Oudéa-Castera, qui avait soutenu. la publication de ce manifeste. Et puis, on l'avait fait signer par 80 grandes signataires qui étaient toutes des femmes d'influence dans le secteur du vélo, que ce soit des élus politiques avec Garima Deli, que ce soit des CEOs de réseaux cyclables comme justement les magasins cyclables, des femmes de la Fédération française de cyclisme. Enfin voilà, on a rassemblé ces 80 grandes signataires qui représentaient un peu tout l'écosystème vélo en France. Et donc, on a présenté ce manifeste, puis on l'a mis en ligne et on l'a ouvert à signature pour le grand public. Et on en reparlera juste après, mais l'une des demandes avec lesquelles on terminait ce manifeste, c'était celle de pouvoir mesurer la réalité de la féminisation du vélo en France et notamment du taux de femmes dans les métiers de la filière vélo en France. et donc on va en Je pense qu'on y viendra juste après parce que ça a débouché sur l'étude nationale finalement en 2025.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. C'était ma prochaine question. En fait, on en avait parlé. Tu m'avais donné du coup ce chiffre qui est quand même super marquant, qui est qu'il y a seulement 18% de femmes dans la filière vélo. Déjà, juste pour bien qu'on comprenne, qu'est-ce qu'on entend par filière vélo ?
- Speaker #1
La filière vélo en France aujourd'hui, donc elle est représentée par une entité qui s'appelle France Vélo. Et c'est en fait... On va dire toute la chaîne économique du vélo en France. Donc, ça couvre l'ensemble des métiers et des branches du vélo en France, de l'idée en bureau d'études jusqu'à la livraison en vélo cargo dans ta rue. Voilà, donc tous les métiers concernés par le vélo en France, c'est ce qu'on appelle la filière vélo, qui est aujourd'hui présentée sous le nom France Vélo. Et elle est en fait dispatchée ou en tout cas regroupée en six branches d'activités principales. Donc bon, je ne vais pas rentrer trop dans les détails, mais juste les six branches pour qu'on ait un peu une idée. Il y a la branche production, donc c'est tout ce qui est conception, design de vélo, fabrication en usine, artisan. Il y a la branche distribution, donc ça c'est tout ce qui est magasins, grandes surfaces spécialisées, ventes B2B, magasins de vélo. Il y a la branche aménagement. où là on est sur les bureaux d'études, donc toute l'ingénierie des pistes cyclables, l'urbanisme. La branche services qui rassemble les fédérations, les clubs sportifs, les boniteurs de vélo, les services de vélo partagés, donc pas mal de choses un peu diverses. La quatrième branche c'est sport, loisirs, tourisme, où là on a aussi tout ce qui est les sportifs professionnels, les organisateurs d'événements. Et puis toute la partie tourisme à vélo, qui est quand même aussi une grosse branche aujourd'hui en France. Et la dernière branche, c'est le transport à vélo, dont tout ce qui est cycle logistique, livraison à vélo, livraison des plateformes de repas, de livraison à vélo. Et puis, ce qui représente beaucoup aussi, un gros volume, c'est la distribution postale. Donc tout ce qui est la poste qui utilise aujourd'hui les vélos comme métier. Donc on a ces six branches, production, distribution, aménagement. services sport, loisirs, tourisme et transport à vélo. Tout ça, ça représente la filière vélo en France.
- Speaker #0
Est-ce qu'au sein de ces différentes filières, est-ce qu'il y a des métiers, des filières où il y a la sous-représentation et la plus criante ? Est-ce qu'il y a des équilibres entre... 18% de façon, c'est superbe. Mais est-ce qu'il y en a certains où on est un peu mieux lotis en femmes et d'autres où il n'y a zéro femme ?
- Speaker #1
Eh bien, non. Non, en fait, malheureusement, pour revenir un peu sur ce chiffre de 18% et expliquer un petit peu d'où il vient, c'est que, comme je te disais juste avant, nous, on a en tout cas l'association Les Femmes à Vélo. On a une conviction qui est que ce qui ne se mesure pas ne se change pas. Donc on voulait avant toute chose commencer par mesurer la réalité de la féminisation du vélo en France parce qu'on avait toutes ces constats individuels, ces ressentis. On sait, on savait que la féminisation était faible, mais pour pouvoir mener des actions et pour pouvoir être crédible dans... Dans ce qu'on fait, il y avait besoin d'une vraie étude qui allait vraiment mesurer tout ça et dire, OK, voilà le constat, voilà d'où on part. Et donc là, ensuite, une fois qu'on a ses bases de savoir d'où on part, on peut se dire, OK, on va aller, on va se fixer un objectif. Et donc, en fait, cette étude, elle a été menée sur toute l'année 2025. Donc, l'étude nationale sur la place des femmes dans la filière vélo, c'était son nom. Donc, elle a été portée par France Vélo. que je viens de présenter, la filière vélo en France. Et elle a, donc France Vélo a construit tout un comité de pilotage pour mener à bien cette étude qui rassemblait des acteurs privés, des acteurs publics, institutionnels, pour tous ensemble construire cette étude au mieux et avoir un rendu sur lequel on puisse vraiment s'appuyer. Donc nous, les femmes à vélo, on a été membre... très actifs de ce comité de pilotage. On avait deux femmes, deux personnes de notre bureau qui étaient présentes dans les différents comités de pilotage. Et donc, ça a été, au début, il a fallu construire tout le cahier des charges sur vraiment quelles sont les informations qu'on veut aller chercher, comment aller les chercher. Et puis ensuite, on a fait un appel pour trouver l'entité qui allait réaliser Cette étude, et donc sur toute l'année 2025, cette étude a été réalisée à la fois qualitative et quantitative pour arriver à un rendu qui a été présenté le 15 décembre 2025 à l'Assemblée nationale, donc avec une restitution de cette étude assez complète qui fait 160 pages. avec quelques éléments clés. Et l'élément clé sur lequel on s'appuie, c'est ce chiffre de 18% qui est le taux de féminisation de la filière vélo en France. Donc, ça veut dire, qu'est-ce qu'il veut dire ce chiffre de 18% ? Il veut dire que pour 100, ce qu'on appelle ETP, donc emploi à temps plein, donc pour 100 emplois dans la filière vélo en France, 18 sont occupés par des femmes. Et donc ça, ça fait en fait de la filière vélo l'avant-dernier mauvais élève en France sur l'ensemble. Si on compare avec d'autres secteurs, ce qui n'est vraiment pas terrible, sachant que le dernier élève en termes de féminisation en France, c'est le secteur de la construction et du bâtiment qui a, je crois, un taux de féminisation de 13%. Et puis ensuite, tout ce qui est numérique, industrie, même automobile, tout ça, c'est largement devant. On est sur des 25-30% de taux de féminisation. Donc 18%, on est vraiment sur un chiffre qui est bas. La bonne nouvelle, c'est qu'il y a une marge de progression pour le faire augmenter. Mais voilà, et donc pour répondre à ta question sur est-ce qu'il y a des branches dans lesquelles on est meilleur que d'autres ? Pas vraiment. En fait, ce chiffre est assez représentatif de l'ensemble des métiers. Alors, il y a quelques disparités, notamment sur la partie tourisme et les métiers dans les établissements publics touristiques en lien avec le vélo. Là, oui, on a beaucoup de femmes. Mais en termes de volume, en fait, ce n'est pas là où il y a le plus d'emplois. De manière générale, toutes ces branches oscillent entre 15% et 26%. Sans rentrer trop dans les détails, la branche production, où on a un peu plus de 26% de femmes, notamment parce que dans les usines, toute la partie fabrication, on a beaucoup de femmes qui travaillent dans les usines. Mais sinon, on est à chaque fois entre 15 et 25 %. Donc cette moyenne est quand même assez représentative de l'ensemble des branches du secteur vélo.
- Speaker #0
Intéressant. Et bien bas. Et comment est-ce qu'on explique que ce chiffre soit resté aussi bas alors qu'on voit quand même une explosion de la pratique ? On aurait tendance à se dire que côté aussi professionnel, ça va aussi générer... plus de femmes dans ces filières-là ? Et est-ce que tu vois des freins qui vont empêcher les femmes d'entrer vraiment dans ce secteur ?
- Speaker #1
Effectivement. Justement, c'était aussi avec l'étude, c'est pour ça que je parlais de quantitatif et qualitatif, l'un des enjeux, c'était aussi d'essayer d'aller comprendre pourquoi est-ce qu'on en est là et donc d'aller réaliser ce qu'on appelle des focus groupes, d'aller interroger vraiment des entreprises du secteur. pour comprendre leur réalité et pourquoi est-ce qu'on en est aussi bas. Et donc oui, comme tu dis, en fait, il n'y a rien qui fait qu'a priori, mais même dans la pratique du vélo, il n'y a aucune raison qu'une femme fasse moins de vélo qu'un homme, en fait. Et pourtant, la réalité des chiffres, même dans la pratique du vélo, on sait, malheureusement, quand on voit les pourcentages de licenciés à la Fédération française de cyclisme, On est autour de 15%, 16%. Il y a des raisons qui font qu'on en est là. Ce qui est ressorti de cette étude, c'est qu'il y a ce qu'on appelle des freins structurels qui ont été identifiés en interrogeant ces organisations et ces entreprises. Le premier frein, c'est ce qu'on appelle un peu le frein... culturelles ou les idées reçues. Et en fait, c'est vraiment un biais, ça. C'est que les entreprises elles-mêmes nous disent en fait, ce n'est pas notre faute, c'est culturel, le cyclisme, c'est masculin. Et donc, en fait, nous, on n'y peut rien. Ce n'est pas de notre responsabilité. Donc, effectivement, oui, le cyclisme, c'est un des bastions de la masculinité. C'est vrai, que ce soit dans la pratique ou dans l'écosystème. Donc, c'est la réalité. Pour autant, avoir cette Ausha en tant qu'entreprise, c'est un peu se dire, ce n'est pas notre sujet. Donc, ça, c'est déjà un premier frein. On a aussi, les entreprises nous disent aussi, le secteur du vélo, c'est un secteur de passionnés et les passionnés du cyclisme, c'est des hommes. Donc, c'est comme ça. Donc, on a ce premier biais, ces idées reçues, cette bataille culturelle, on va dire. Ensuite, on a tout ce qui est un peu en lien aussi avec ça, mais les stéréotypes de genre, mais dans l'assignation des postes. C'est-à-dire, on avait des... Une entreprise qui disait qu'il faut qu'on mette des femmes au rayonnage parce qu'elles sont plus minutieuses. Ou à l'inverse, on a des postes physiques, donc ce n'est pas pour les femmes. Ou des postes techniques, donc ce n'est pas pour les femmes. Et du coup, il y a un peu ces stéréotypes de genre dans l'assignation au poste en se disant que ce sont des postes pour les hommes plus que pour les femmes. Donc voilà, tout ce travail autour de ça, il est... Il est essentiel aussi. On a une réalité aussi qui nous est rapportée par les entreprises qui est leur difficulté à accéder à des candidates et donc à trouver un vivier de candidates. En fait, on a plein d'entreprises qui nous disent nous, on voudrait bien recruter des femmes, mais quand on poste, quand on recrute, on n'arrive pas à obtenir de candidatures féminines sur nos offres d'emploi. Donc, il y a Euh... Un vrai problème sur comment est-ce qu'on fait en sorte qu'effectivement, parce que ça c'est une réalité quand on le mesure, effectivement il y a moins de femmes qui vont postuler à beaucoup de métiers dans le secteur du vélo. Donc comment est-ce qu'on fait en sorte qu'il y ait plus de femmes qui postulent dans ce secteur-là ? C'est des problèmes, là aussi, d'orientation scolaire genrée, dans lesquels on tient les femmes plus éloignées, ou les filles, au moment même dans leur orientation scolaire, des métiers, des filières techniques, industrielles. Donc voilà, il y a plein d'enjeux autour de ce sujet, de comment est-ce qu'on fait en sorte qu'il y ait plus de femmes qui postulent. On a un autre frein aussi qui est identifié, c'est le décalage de perception entre les actions menées par les entreprises, ce que pensent les entreprises des actions qu'elles mènent et leur impact réel, ce qu'elles font réellement. Et donc on a des entreprises qui nous disent, nous on fait plein de choses pour essayer d'avoir plus de femmes, mais on n'y arrive pas. Par exemple, on fait dans nos... Dans nos offres d'emploi, on a une communication inclusive, mais pour autant, on n'a pas de femmes. Et en fait, quand on cherche un peu plus, on voit que leur communication inclusive, c'est en fait HF, homme-femme, juste à la fin de l'intitulé du poste. Et en fait, ça ne suffit pas pour aller chercher des femmes. Donc voilà, elles pensent que... Il y a ce décalage entre ce qu'elles font et ce qu'elles pensent faire et la réalité de l'impact de ce qu'elles font. Donc, c'est aussi un biais qu'ont les entreprises. Et puis, le dernier point, et on est obligé d'en parler, c'est aussi les difficultés et les enjeux de sexisme et de VSS, donc de violences sexistes et sexuelles qui sont vécues par les femmes dans l'univers du vélo. le milieu du cyclisme professionnel. Et ça, c'est pareil. En fait, ça fait partie des choses qui sont mesurées, qui ont été mesurées. Et donc, dans l'étude, on voit qu'il y a 50% des femmes professionnelles du secteur du vélo qui ont été victimes de VSS autour de leur carrière, enfin, au cours de leur carrière, pardon, dans le milieu du cyclisme. Et donc, en fait, ça, ce n'est pas anecdotique. Et notamment... sur le fait de faire rester les femmes dans le milieu du vélo. Parce qu'en fait, pour augmenter un peu ce chiffre de 18%, il y a deux leviers principaux. Le premier, c'est de faire en sorte qu'il y ait plus de femmes qui viennent et qui accèdent à des métiers. dans le secteur du vélo. Et le deuxième levier, c'est de faire en sorte que les femmes qui sont déjà dans le secteur du vélo, y restent et fassent carrière dans le secteur du vélo. Parce qu'en fait, on se rend compte que les femmes sont beaucoup plus nombreuses à quitter, même une fois qu'elles sont rentrées dans un métier de la filière vélo, elles sont beaucoup plus nombreuses que les hommes à quitter ce secteur du vélo au bout de quelques années pour s'orienter vers autre chose, vers un autre secteur. Et donc, toutes ces femmes qui partent, c'est aussi des femmes en moins. Et donc, le sexisme et les VSS sont une raison majeure au fait que les femmes ne restent pas dans ces métiers du vélo, notamment parce que les organisations et les entreprises qui les accueillent ne sont pas formées sur l'égalité et sur la prévention des VSS. Donc voilà un petit peu tous ces freins qui ont été identifiés dans cette étude et qui sont parmi les raisons principales de ce chiffre de 18%.
- Speaker #0
Ça fait pas mal de choses. Et est-ce que, pour essayer d'être positif, est-ce que vous avez aussi identifié certaines bonnes pratiques qui sont mises en place par des entreprises et pour le coup qui aident vraiment à féminiser ? Donc autre que le fait d'écrire. HF à la fin de la finance.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Il y en a aussi. Ça faisait aussi partie de tout ce travail de l'étude à aller interroger, identifier des bonnes pratiques qui sont mises en place par certaines entités. Et donc, la bonne nouvelle, parce qu'effectivement, il y a quand même des bonnes nouvelles. Donc, comme tu dis, c'est que 100% des organisations qui ont été interrogées disent agir pour avoir plus de femmes. dans leur structure. Donc, c'est plutôt une bonne nouvelle. Ça veut dire qu'il y a un vrai constat partagé du besoin de faire quelque chose et qu'il y a une volonté de faire quelque chose. Alors, après, il y a différentes choses qui peuvent être mises en place, mais on a beaucoup d'entreprises qui travaillent notamment sur, qui mettent en place des actions pour limiter les écarts de rémunération, parce que ça, c'est aussi un sujet. entre les hommes et les femmes. Et donc, ça veut dire rendre public leur grille de rémunération, indiquer les salaires sur les annonces de recrutement qui sont publiées. Donc, on a une large majorité des organisations et des entreprises qu'on a interrogées qui nous disent mener des actions pour ça. Et donc, ça, ça agit en faveur de plus de femmes dans ces métiers-là. Idem pour les... Mise en place de mesures autour de l'articulation vie pro, vie perso, donc de la flexibilité. Et on sait aussi que cette flexibilité, elle permet à plus de femmes de se projeter sur des postes avec plus de flexibilité sur ce sujet-là. On a aussi des entreprises, je le disais un petit peu avant, on a beaucoup d'entreprises qui sont vigilantes et proactives sur le fait d'avoir une communication inclusive. Donc là aussi, bon... Ce n'est pas parfait parce que c'est encore parfois maladroit ou mal fait, mais on a quand même, je crois, à peu près 80% des entreprises qui nous disent avoir une communication inclusive sur l'ensemble de leur support de communication et pas uniquement sur...
- Speaker #0
sur leurs annonces de recrutement. Donc tout ça, ce sont quand même des choses qui montrent qu'il y a une prise de conscience et qu'il y a une volonté de la part des entreprises et donc qui sont plutôt des choses encourageantes. On a aussi après, en termes de gouvernance et d'engagement, on a aussi des obligations légales qui commencent à arriver sur la parité et notamment si on parle de la Fédération française de cyclisme, aujourd'hui... On sait qu'il y a besoin d'instaurer la parité dans les instances gouvernantes. Et donc, la Fédération, la FFC s'y est mise aussi. Et donc, tout ça, ça fait qu'il y a plus de femmes qui ont été formées, notamment avec un programme qui s'appelle le Club des 300, qui a été maintenant décliné, pas uniquement au niveau de la Fédération française de cyclisme, mais dans beaucoup de fédérations. multisport, qui fait que ce programme est là pour accompagner, former des femmes à des postes de gouvernance dans les instances fédérales, justement dans l'optique d'atteindre cette parité hommes-femmes dans les instances gouvernantes des fédérations. La Fédération française de cyclisme est proactive sur ça. On a vu des entreprises aussi qui ont mis en place des comités de genre, par exemple. avec tous les trois mois un comité qui se réunit pour discuter de manière transparente de ces questions de genre, mettre en place des protocoles VSS, mettre en place des espaces dans lesquels les femmes peuvent venir parler, raconter leur vécu. Donc voilà, tout ça, il y a quand même pas mal de choses qui se mettent en place autour de ça, dans quelques organisations, quelques entreprises, mais qui montrent qu'il y a une dynamique et qu'il y a des possibilités de choses à faire.
- Speaker #1
C'est un bon début. Exactement. Si on prend aussi le côté utilisatrice, parce que forcément, il y a des liens entre ce qui est... professionnels et ensuite les utilisateurs et utilisatrices. Tu es aussi que la féminisation, c'est important aussi pour convaincre plus de femmes. La féminisation de la filière pro, c'est aussi important pour convaincre plus de femmes de se mettre au vélo, tout simplement.
- Speaker #0
100%. Vraiment, 100%. C'est une conviction qu'on a depuis le début avec les femmes à vélo. C'est que c'est vraiment un cercle vertueux. Plus de femmes dans les métiers du vélo, égale plus de femmes qui font du vélo, égale plus de femmes dans les métiers du vélo. enfin Il y a un impact direct évident. Donc oui, bien sûr que cet enjeu de féminiser la filière vélo, il y a cet enjeu professionnel, mais c'est un enjeu bien plus large et plus global qui est lié avec l'usage et la pratique du vélo, complètement. Et du coup, on a aujourd'hui le fait... que cette filière soit si peu féminisée. À l'inverse, en fait, ça crée aussi un peu ce cercle vicieux qui fait qu'on a, par exemple, dans les métiers, dans la filière ou dans la branche conception, design, de vélos et de produits, donc les personnes qui vont fabriquer et concevoir les vélos, on a 5% de femmes en France dans ces métiers-là. Et donc, en fait... C'est difficile de se dire que les vélos et les produits qui vont être pensés, fabriqués par des hommes, on peut difficilement penser que le produit n'est pas fait par des hommes pour des hommes. Donc, il n'est pas question de jeter la pierre, de dire que vous ne pensez qu'à vous. Non, ce n'est pas ça. C'est beaucoup plus insidieux que ça. En fait, ce sont des hommes qui sont confrontés à leurs problématiques avec leur morphologie, avec leurs enjeux masculins et qu'en fait, on a toute une partie qui est un peu un angle mort entre guillemets parce que juste en fait, si on n'a pas de femmes dans la conception, Ça ne va pas être dans les problématiques qu'ils vont devoir gérer. Et donc, pour tout ce qui est, par exemple, la géométrie des vélos, on le sait aujourd'hui maintenant qu'on a des vélos qui sont... inadaptées à des morphologies féminines, la production, la fabrication des selles, on le sait aussi, les selles de vélo, c'est un enjeu, en fait, pour les femmes, on ne peut pas prendre une selle d'homme et dire à une femme, en fait, de l'utiliser parce que, pour certaines, peut-être que ça ira, mais en fait, pour beaucoup, ça n'ira pas parce qu'on n'a pas la même morphologie. Donc, le fait d'avoir des femmes dès la conception de ces produits, Et bien, en fait, ça change vraiment la donne parce qu'on va avoir en fin de chaîne des produits, des vélos, des tenues, des équipements qui vont être bien plus divers, bien plus mixtes. Mais ce qui vaut pour la conception et le design vaut pour tout. En fait, ça vaut aussi pour les médias, pour les organisations d'événements. et donc à partir du moment où on a on a des femmes dans tous les maillons de la chaîne de production, on a des produits à la fin, ou même des services, qui vont être complètement différents, et qui vont beaucoup plus parler à l'ensemble des pratiquants et des pratiquantes, et notamment des femmes. Donc oui, c'est sûr que c'est complètement lié.
- Speaker #1
Ça paraît effectivement très logique. Et du côté des actions mises en place par l'ASSO concrètement, tu m'as parlé d'un de vos gros projets qui est de lancer un mentorat. Est-ce que tu peux nous parler de ça ?
- Speaker #0
Oui, oui, tout à fait. Nous, pour revenir à l'ASSO, on a plusieurs missions qu'on poursuit. L'une étant de fédérer toutes les femmes qui travaillent dans le secteur du vélo avec l'idée de créer un peu le premier réseau national des femmes professionnelles. du secteur du cycle. La deuxième mission, elle est d'influencer, notamment au niveau des pouvoirs publics, et donc c'est ce qu'on fait avec le manifeste en portant aujourd'hui l'étude et les résultats de cette étude. Et la troisième mission, elle est de valoriser, en fait, toutes les femmes qui travaillent aujourd'hui dans le secteur du vélo et leur donner de la visibilité et les mettre en lumière et les accompagner. Et donc, dans le cadre de ces missions-là et en En réponse au résultat de cette étude du 15 décembre, qui a été publiée le 15 décembre, nous, les femmes à vélo, on a lancé un programme de mentorat, donc Kenan Gros Projet pour l'année 2026, qui va être dédié à l'accompagnement des femmes dans le secteur du vélo par d'autres femmes. Parce que déjà, en fait, le mentorat, c'est un... un dispositif qui fonctionne particulièrement bien auprès des femmes parce qu'on a besoin, quand on est une femme, de cet accompagnement, de ces recommandations, de cet échange, de cette mise en réseau avec d'autres femmes. Il faut que ce soit un peu... c'est moins... c'est mesuré. On le sait, en fait, les hommes... plus, je ne vais pas dire naturellement, parce que c'est un mot que je n'aime pas trop, mais en tout cas, plus facilement, font du réseau, discutent entre eux, se regroupent entre eux, créent ces espaces dans lesquels ils vont s'aider, ils vont s'accompagner, ils vont se donner des éléments pour progresser dans leur carrière. Les femmes, en fait, on constate, et pas uniquement dans le secteur du vélo, de manière générale, on constate qu'elles sont beaucoup plus en retrait sur cette mise en réseau professionnelle. Et donc ça, ça a un impact sur leur carrière aussi et sur leur évolution de carrière. Et donc en fait, ces espaces de mentorat où on va volontairement aller chercher des femmes expérimentées dans des postes à responsabilité qui vont venir accompagner d'autres femmes, et bien ça, en fait, ça fonctionne vraiment bien auprès de bénéficiaires, donc femmes. Et donc, on a décidé de lancer ce programme-là. Sur l'année 2026, avec notre première édition qui sera l'édition un peu pilote, mais l'idée c'est de pérenniser sur plusieurs années. Et donc là, en 2026, l'idée c'est d'aller chercher une douzaine de femmes qui sont déjà en poste dans les métiers du vélo ou qui ont un projet avancé dans le secteur du vélo et qui souhaitent se faire accompagner sur un point bloquant de leur métier, de leur... de leur carrière, de l'évolution de leur carrière. Et donc, en face, on va aller chercher une douzaine aussi de femmes mentors qui, elles, sont des femmes plus avancées dans leur carrière, qui ont déjà... des années d'expérience dans l'univers du vélo, qui sont spécialistes de leur sujet et qui ont cette volonté de transmettre et d'accompagner d'autres femmes à progresser elles aussi. Donc voilà, ce programme va être sur toute l'année 2026 avec des rencontres, des accompagnements. En fait, l'idée, c'est d'avoir sur une période de six mois six rencontres mentors-mentorées. seront probablement à distance parce qu'on est sur toute la France, et d'avoir cette aide de pair à pair, on va dire, pour pouvoir faire en sorte que les femmes puissent progresser dans leur carrière dans le secteur du vélo, et puis que du coup, elles puissent évoluer et rester dans ce secteur du vélo, et pas en fait le quitter comme ce dont on parlait un petit peu avant. par manque de progression, d'évolution ou autre. Donc nous, ce programme de mentorat, il est là pour vraiment répondre à ce besoin de faire évoluer et progresser les femmes dans leur carrière, dans la filière vélo.
- Speaker #1
C'est un gros enjeu et effectivement, c'est hyper intéressant d'avoir mis ça en place. Et je ne savais pas qu'il y avait plus ce côté masculin à faire du réseau, etc. Donc ça a encore plus de sens. Et si on est une entreprise du secteur qui veut avoir une démarche plus inclusive, mais ne sait pas trop comment s'y prendre, est-ce que vous les aidez d'une manière ou d'une autre aussi si elles vous approchent ?
- Speaker #0
Oui, bien sûr, on est un point d'entrée et un interlocuteur pour ces entreprises-là. Déjà, nous, on a un système d'adhésion avec les femmes à vélo qui est soit une adhésion individuelle, C'est comme ça qu'on a près d'une centaine aujourd'hui de femmes professionnelles du secteur du cycle qui ont adhéré à l'assaut. Et on a aussi les adhésions par entreprise. Et donc là, ça permet aux entreprises de faire un premier pas dans cette démarche de proactivité pour la féminisation de la filière. Donc aujourd'hui, les entreprises peuvent adhérer. à l'ASSO. Et puis, ça leur donne accès à tout un ensemble de visibilité et d'actions qu'on peut co-construire ensemble. Et notamment, des événements, nous, avec l'ASSO, on a des grands projets comme ce mentorat, comme l'étude, comme le manifeste, mais on a aussi tout au long de l'année des actions régulières qui sont des after-work. qu'on organise dans différentes villes de France sur lesquelles on va convier des femmes professionnelles du secteur du cycle et on va parler d'un sujet en particulier. On a des webinaires qu'on organise aussi pour présenter un sujet en particulier. Et donc, les entreprises qui adhèrent à l'assaut des femmes à vélo, eh bien... ont aussi accès à la co-construction d'actions avec nous de ce type pour pouvoir les aider dans leur démarche. Alors, il y a différents enjeux pour eux. C'est la marque employeur, c'est la RSE. Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'elles constatent toutes qu'il y a un besoin de travailler et de mettre en place des choses pour attirer plus de femmes dans leurs équipes. Donc déjà, l'adhésion est un premier pas vers ça. Et puis ensuite, typiquement, ce programme de mentorat, on a et on recherche aussi des partenaires pour développer ce programme-là. Donc tout ça, ce sont aussi des points d'entrée pour les entreprises. Et puis après, juste de manière aussi plus indépendante de l'association, mais en lien avec cette étude qui a été publiée le 15 décembre, Il y a sur le site de France Vélo et sur toute la partie, tout le contenu en lien avec cette étude, il y a un autodiagnostic qui est en ligne et qui est disponible gratuitement pour les entreprises pour faire un premier pas vers le constat de la réalité de ce qu'est la féminisation de leurs équipes ou non. Et donc en fait, cet autodiagnostic, il a été publié suite au résultat de... de l'étude nationale. Et donc, c'est 20 questions que l'entreprise peut se poser pour voir un petit peu déjà où elle en est dans tous ces sujets d'égalité femmes-hommes. Et donc, c'est des questions autour de... est-ce que déjà la réalité de la féminisation est mesurée ? Donc il y a des questions sur comment est-ce que vous mesurez, et si oui, comment en fait, le taux de féminisation ? Ensuite, il y a des enjeux autour de la formation. Est-ce que vos équipes sont formées sur les inégalités femmes-hommes ? Donc il y a quelques questions en lien avec ça. Et puis ensuite, il y a toute une partie sur les actions mises en place. Et donc, est-ce que vous mettez en place des actions ? Et si oui, comment ? Et donc, en fait, ces 20 questions, ça se fait assez rapidement. Et déjà, ça permet de poser les premières bases du constat et de se dire, OK, on a du boulot.
- Speaker #1
On en est où ?
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Oui, c'est sûr. C'est le plus important déjà de faire le constat. Et puis ensuite, il n'y a que comme ça qu'on peut mettre en place des actions. Donc oui, c'est intéressant de savoir ça. Et là, surtout en cette période de podcastons, Comment est-ce que les auditrices et les auditeurs peuvent-ils soutenir l'assaut ?
- Speaker #0
Ils peuvent soutenir l'assaut en adhérant, s'ils ou elles le souhaitent. L'adhésion individuelle est à 20 euros par an, donc on fait quelque chose d'accessible. Sur le site lesfemmesavelo.com, vous trouverez toutes les infos pour adhérer. Et puis aussi, pour celles qui le souhaitent et pour qui ce sujet est... Voilà, et un enjeu important, on est toujours en demande aussi d'aide et de soutien au sein de l'ASSO pour mener à bien les actions, parce qu'aujourd'hui, on est une ASSO avec un bureau composé de six personnes, donc on est six femmes de différents secteurs et de différents lieux géographiques dans toute la France. On est si bénévole, donc on produit et on porte l'assaut à peu près à nos six. Et donc, on est toujours à la demande, évidemment, de personnes qui souhaitent s'investir, passer du temps, que ce soit sur un projet spécifique, que ce soit sur une action spécifique ou que ce soit sur le plus long terme. Donc, avec plaisir, on est preneuse de tout ça. Donc, la première chose, pour celles qui le souhaitent, c'est l'adhésion. Ensuite, c'est peut-être le fait de s'investir un peu plus au sein de l'assaut. Et puis, de manière générale aussi, parler de tout ça, parler de ces sujets, indépendamment même de l'assaut. Mais au relayé, on communique pas mal sur LinkedIn. Donc, soutenir les communications qu'on fait, les relayés, celle de France Vélo aussi. Et notamment, je n'ai pas mentionné, mais la déléguée générale Florence Gall, qui est hyper investie sur tous ces sujets-là, elle communique aussi beaucoup sur ça. Donc, partager, soutenir tout ce qui est produit autour de ces sujets de la féminisation de la filière vélo, c'est hyper utile.
- Speaker #1
C'est sûr. Et pour terminer, toujours ma petite question traditionnelle, quels conseils est-ce que tu donnerais à une... une femme qui nous écoute et qui serait tentée de travailler dans la filière de vélo, mais qui n'aurait pas forcément encore franchi le pas ?
- Speaker #0
Je pense qu'en fait, il ne faut pas trop se poser de questions et y aller. Si c'est quelque chose dont on a vraiment envie et qu'on a au fond de nous, en fait, il y a vraiment de la place, justement, puisque le fait qu'il y ait aussi peu de femmes, ça laisse aussi de belles opportunités pour les femmes qui souhaitent y aller. Donc, en fait, juste pas trop se poser de questions, y aller. Et puis, très concrètement, se mettre en réseau avec d'autres femmes qui sont déjà dans le secteur du vélo et dans les métiers du vélo pour échanger avec elles, discuter avec elles. Encore une fois, c'est ce que je disais tout à l'heure, c'est que ce réseau, il n'est pas forcément... facile à mettre en place quand on est une femme et pourtant il est vraiment très utile et indispensable donc voilà aller discuter avec d'autres femmes de la filière rejoindre l'assaut parce qu'il y a aussi justement c'est aussi un des rôles c'est le fait de pouvoir communiquer avec d'autres femmes partager ses expériences et puis en fait y aller parce qu'il y a des vrais beaux métiers à à aller chercher dans le secteur du vélo.
- Speaker #1
Merci beaucoup Ophélie, merci pour cet échange et je mettrai les liens évidemment vers le site de l'asso en description de l'épisode. Et puis je vous encourage aussi à visiter podcaston.org où vous pourrez découvrir d'autres assos soutenus par des podcasteurs. A bientôt, merci Ophélie.
- Speaker #0
Merci Lorraine.
- Speaker #1
Merci d'avoir écouté cet épisode. S'il vous a plu, n'hésitez pas à mettre 5 étoiles sur les plateformes de podcast,
- Speaker #0
à nous laisser un commentaire, on lit tout et ça fait vraiment plaisir. Et vous pouvez aussi nous suivre sur Instagram et surtout vous abonner à la newsletter avec plein d'infos sur le sport outdoor au féminin.