- Laurène
La Sportive Outdoor, le podcast. Bonjour à toutes et bienvenue sur La Sportive Outdoor. Aujourd'hui, je reçois Laura Korth, qui est traileuse, qui écrit aussi des articles de tests de matériel sur La Sportive Outdoor. Et je l'ai invitée aujourd'hui pour qu'elle partage avec nous son expérience sur la course Munster Trail, un 62 km, qui est sa plus longue distance à ce jour. Bienvenue Laura, est-ce que tu veux bien te présenter ?
- Laura
Oui, bien sûr, bonjour à toutes. Je m'appelle Laura, j'ai 35 ans, j'habite à côté de Strasbourg. Et puis ça fait assez longtemps que je pratique la course à pied avec des périodes d'arrêt, puis des périodes de reprise. Donc je crois qu'on va en voir ça plus en détail. Tout à fait.
- Laurène
Et tu as toujours fait du trail ou d'abord tu faisais de la course à pied sur stade ?
- Laura
Ouais, donc j'ai commencé en fait l'athlétisme à l'âge de 7 ans. J'ai pratiqué pendant 7-8 ans, donc mes années primaires plus collège. Donc là forcément c'était plus de la piste avec... Quand on est jeune en fait on pratique une course, un saut et un lancé donc c'est assez fun parce qu'on teste vraiment de tout. Et ça m'a pris énormément de temps parce qu'au collège je faisais en même temps section sportive athlétisme, UNSS athlétisme donc je faisais vraiment tout avec l'athlétisme. Et même les week-ends du coup ça prenait énormément de temps parce qu'on allait aux championnats, même jusqu'au championnat de France. Donc la course à pied, forcément, ça a toujours fait partie de mon quotidien dès le plus jeune âge. Après, avec les études, j'ai un peu arrêté, mais j'ai toujours fait un petit peu de sport à côté, que ce soit un peu de vélo ou de la salle de sport, enfin toujours pour m'entretenir parce que j'ai toujours bien aimé le sport. Et après, j'ai repris un peu la course à pied, mais j'ai dû aussi... faire un peu attention parce que j'avais le fameux syndrome de l'essuie-glace. Le TFL ! Et donc celui-ci que j'ai eu du mal à soigner, qui m'a empêchée pendant plusieurs années de courir parce que je n'arrivais plus à faire deux kilomètres d'affilée, ça me faisait vraiment mal. Et donc en fait, à cette époque-là, je n'avais pas de bons conseils niveau kiné, niveau médecin. Donc on m'a dit, on a essayé de faire des choses qui ne marchaient pas, genre les électrodes, les massages. Donc voilà, ça ne passait pas. Donc je me suis dit, en fait, la course à pied, ce n'est peut-être pas fait pour moi. Donc j'ai arrêté de courir. J'ai fait un peu plus de vélo. Et jusqu'au jour où je me suis dit, non, en fait, j'en ai marre. J'ai vraiment envie de reprendre la course à pied. Donc je me suis traînée le TFL pendant à peu près 10 ans. Et jusqu'à ce que je trouve vraiment des personnes compétentes qui m'ont aidée. On a tout fait. pour pouvoir me remettre à la course à pied. Bon, ça a passé par une opération, parce qu'il n'y a rien qui marchait. C'est assez rare, mais ça arrive. Et puis après, j'ai repris petit à petit. Et puis, j'ai repris un peu sur la piste, sur le bitume. Et puis après, le trail, et j'ai pu arrêter le trail. Donc, ça fait maintenant, on va dire, trois ans et demi, quatre ans que je pratique du trail.
- Laurène
Et comment t'as fait ? Est-ce que t'as augmenté les distances progressivement ? Là, la Master Race, c'était 62 kilomètres, donc c'est quand même déjà bien long. Comment est-ce que t'as progressé ?
- Laura
Effectivement, j'ai fait vraiment petit à petit, parce que ça ne sert à rien de pousser trop fort les efforts, parce que sinon, on va se blesser à nouveau. Et le fait de sortir de TFL, on apprend à être patient et à reprendre progressivement la course à pied. Donc, j'ai repris un peu sur ça. Voilà. à 5 km, 10 km. Avant ça, forcément, j'ai fait de la marche et de la course alternée. Et puis après, petit à petit, 10, 12, 15, 20, 21, 25, 30, voilà, après 35, 40, 50 et 60.
- Laurène
Super progressif.
- Laura
Oui, très progressif, c'est la base.
- Laurène
Et qu'est-ce qui t'a motivée à faire une course qui est quand même déjà bien longue, 62 km ?
- Laura
Le dépassement de soi, je pense avant tout, parce que c'est quelque chose qui me plaît. Savoir aussi jusqu'où je peux pousser mes limites. J'adore ce côté dépassement de soi, tester son corps dans la limite du raisonnable, bien sûr. Et puis j'aime bien ça, le mental, vraiment être focus sur un objectif. Ça me stimule, ça me motive. Et puis, 60 km, parce que comme on a vu, j'augmente petit à petit. Et puis, c'était un beau challenge pour cette année-là. Et puis, c'était, je trouve, la distance idéale pour rallonger.
- Laurène
OK. Et comment est-ce que tu as choisi la course ? Pourquoi le Munster Trail ?
- Laura
Déjà, c'est une course qui est assez mythique dans la région. Niveau timing, elle tombe bien parce qu'elle est début octobre, ce qui a permis vraiment de bien gérer la préparation sur l'été. comme il y a un peu plus de temps aussi en été, donc c'était bien pour faire les sorties longues, pour faire les sorties côtes. Et puis c'est un chouette coin, la vallée de Munster, donc il y a énormément de belles choses que j'ai déjà eu la chance de découvrir en courant comme ça, en off, et aussi du coup, vous voulez faire cette course, voir ces sentiers sur une course. J'avais déjà fait aussi le 25, il y a... il y a deux ans du Master Trail, ça m'avait vraiment beaucoup plu. Et je me suis dit, c'est en 62, on doit découvrir encore plus de paysages, donc ça doit être encore plus incroyable.
- Laurène
Est-ce que tu avais un objectif particulier en tête pour cette course ? Un objectif de temps, par exemple ?
- Laura
Alors, objectif de temps, selon les calculs, en fait, je m'étais dit, bon allez, en 10h15, ça devrait le faire, et ce serait vraiment chouette. Si c'est moins de 10h, ce serait excellent. Et après, je me suis dit, oui, je connais ça. Je ne connaissais pas du tout la distance. Je me suis dit, déjà finir, c'est déjà très bien. Et puis, on verra ce qui arrivera pendant la course.
- Laurène
On ne va pas tout révéler. On va dire à la fin ce que tu as réussi à faire. Et comment est-ce que tu t'es préparée déjà physiquement pour le trail ? Est-ce que tu avais un plan d'entraînement ? Comment tu as fait ?
- Laura
Du coup, j'ai suivi un plan d'entraînement. J'ai eu la chance d'avoir un conjoint qui est akiné du sport, praticien à la clign du coureur. Donc, ça aide pas mal pour les plans d'entraînement parce que forcément, il est calé dessus. Donc on a fait un plan d'entraînement à partir de l'après de nos vacances, donc en incluant en fait les vacances qui sont généralement sportives de notre côté, et après du coup sur 12 semaines, on s'est entraîné pour le Master Trail, que ce soit forcément d'abord un tout petit peu de rappel de vitesse en début de plan d'entraînement, et puis après on rentre plutôt dans tout ce qui est plus... entraînement en côte, manger, manger, manger de la côte, pour pouvoir justement faire ces 3 300 déniveles positifs du Munster trail, et de la descente aussi, parce que forcément il y a 3 300 de démoins, donc les cuisses il faut aussi faire en sorte qu'elles acceptent toute cette charge, et des sorties longues, des week-end chocs, pour justement que les muscles se fatiguent. qu'ils aient ensuite la capacité à endurer cette course. Et après, de mon côté, je fais aussi beaucoup de renfots et d'assouplissement yoga, mobilité, parce que c'est important pour la course à pied de courir forcément, mais aussi de faire des choses à côté pour le corps, pour éviter les blessures. Et puis après, entraînement croisé avec vélo aussi.
- Laurène
Donc un programme bien complet quand même.
- Laura
Effectivement.
- Laurène
Est-ce que tu avais aussi mis en place d'autres choses que tu n'aurais pas testé avant, sur la nutrition par exemple ?
- Laura
Ça, ça va plutôt être au niveau des marques. Comme j'ai déjà fait des 50 km au niveau de la nutrition, j'ai déjà pu tester pas mal de choses. Après, forcément, j'ai fait pas mal de lectures sur le sujet pour savoir comment bien s'alimenter, comment bien s'hydrater, parce que c'est quelque chose d'important pour ne pas avoir de... pour avoir moins de coups de mou, on va dire, parce que ne pas en avoir, ce n'est pas possible. Et donc, c'était des choses que je connaissais déjà. Après, c'était juste une question de changer de marque pour voir ce qui pouvait plus me plaire, ce qui pouvait plus m'apporter aussi en termes d'énergie, parce que je suis une personne qui consomme énormément d'énergie quand je crois que je peux avoir vite faim. donc il fallait que je teste ces différentes marques et c'était plutôt satisfaisant pendant les sorties longues, les week-end shocks on teste, on teste, on teste même le matériel, tout quoi
- Laurène
Et pourquoi t'as opté finalement, côté nutrition ?
- Laura
Alors côté nutrition du coup je suis partie sur la boisson des fornacs et les barnaques j'ai aussi des gommes tas alors ça j'adore parce que c'est super bon et ça donne un coup de boost incroyable Plaisir et efficacité directement que... Et sinon, majoritairement ces deux marques-là. Après, je rajoute des petits plaisirs persos comme des bonbons. Ou bien là, sur le Munster Trail, j'ai testé le sandwich parce que franchement, c'est un peu de salé, quelque chose de... de mou et ça fait du bien, ça change aussi du sucré, quand ta maman n'en peut plus.
- Laurène
Oui, effectivement, ça paraît assez judicieux. On va parler de ta course. Déjà, est-ce que tu as aimé le parcours, tout simplement ? Alors, la vallée de Munster, quand même, je rappelle, pour ceux qui ne savent pas, c'est en Alsace. On est toutes les deux d'Alsace, donc ça nous semble évident, mais ça ne l'est peut-être pas pour tout le monde. Vallée de Munster, comme le nom du fromage Munster, mais il y a aussi de très beaux paysages. Alors, comment il était, ce parcours ?
- Laura
Il était magnifique. Oui, c'est... Comme tu l'as dit, c'est une vallée en Alsace, mais qui est vraiment sympa parce qu'on est déjà un peu plus dans les Vosges qui sont plus hautes, contrairement à là où j'habite, où ce sont plus des petites collines. Ça a un peu plus un côté plus montagnard, donc c'est vraiment sympa, avec des passages sur des crêtes au niveau du col du Bonsfeld, qui est près du Honeck. avec des beaux lacs aussi, on a traversé des beaux lacs. Après, on n'a pas eu trop de chance au niveau de la météo, parce que sur les crêtes, c'était brouillard et vent, donc on n'a pas vu grand-chose. Mais après, le paysage, je l'ai déjà vu avec du beau temps. Mais non, c'était super chouette. En plus, le terrain est très sympa, très joueur, avec des parties aussi qui peuvent être techniques. Et c'est un profil aussi qui est assez exigeant parce que mine de rien, en fait, il n'y a jamais de plat quasiment. Ça ne fait que monter, descendre, monter, descendre, monter, descendre, monter, descendre. Donc, niveau répit, on n'en a pas trop, mais ça rajoute quelque chose d'incroyable à la course. Et puis, après, on passait aussi par des villages. Donc, il y avait un peu plus de monde ou des forêts. Enfin, les forêts, je trouve ça toujours incroyable comme univers parce qu'il y a... sur un petit côté mystique, en plus quand il y a du brouillard et tout, c'est super chouette. Non, le parcours, vraiment top, ils ont géré.
- Laurène
Et techniquement, il y avait des difficultés du coup sur le parcours ?
- Laura
Oui, parce que forcément c'est un terrain qui est technique par endroit, surtout il y a une descente, c'est la descente, moi je vais utiliser des noms de lacs, désolée, mais jusqu'au lac du Chis-Rodrit. C'est la fin de la partie, il y a un peu plus de cailloux, un peu plus de racines, en plus là c'était une mythe, donc c'était glissant, j'ai fait une microchute, donc ça glissait bien. Après il y a des montées qui sont aussi assez raides, mine de rien, parce qu'on est passé par exemple au Gachenet en dessous du téléphérique, donc c'était vraiment une pente bien droite dans le pontuche, comme on aime. Mais après ouais... Le terrain en soi, il n'y a pas que des cailloux, donc on peut aussi bien dérouler sur les portions un peu plates, ou même sur les descentes, on peut mettre un peu plus de tempo. Donc ça, c'est bien, sachant que sur les cailloux, je ne suis pas du tout à l'aise. J'ai vraiment un style incroyable sur les cailloux. Mais là, au moins, je sais que j'ai pu prendre plaisir dans les descentes, dans les montées sur le plat. Même quand c'était un peu plus technique, c'était des racines, quelques cailloux. Avec un peu de concentration, on y arrive facilement.
- Laurène
OK, c'est bon à savoir si certaines veulent préparer la course. Et pour revenir sur ton expérience, quel a été pour toi le meilleur moment de la course ?
- Laura
Le meilleur moment, ça va être les 20 derniers kilomètres. Parce qu'en gros, ma course s'est scindée en 20 kilomètres. Donc les premiers 20 kilomètres qui étaient plutôt cools parce que j'avais un bon rythme de croisière au niveau des montées. plutôt cool et tout, les descentes étaient chouettes aussi. Je ne me mettais pas dans le rouge, mais j'arrivais bien à courir. Ensuite, les vingt suivantes, donc là, c'était un peu plus difficile parce que j'ai eu des douleurs que j'ai constamment, enfin, aux hanches, au dos et qui descendent après dans le genou. Donc là, j'ai dû faire, enfin, courir avec ça, puis ça passait, ça revenait, ça... Ça repassait, ça revenait dans les montées, j'avais le dos qui tirait, donc c'était pas franchement agréable. Et après, sur les 20 derniers kilomètres, ça allait plus ou moins, donc c'est passé. C'était encore là, mais j'arrivais à courir et puis j'ai eu un regard d'énergie. Je me sentais vraiment bien, même musculairement parlant, j'avais pas mal aux jambes, je pouvais repousser dans les montées, dans les dernières côtes, j'avais un bon rythme. Et même dans les descentes, j'ai vraiment pu bien accélérer, puis rattraper du monde. Donc ouais, j'avais vraiment un état de flow, même si ça fait quand même un peu mal, forcément parce qu'on est quand même un peu fatigué, mais ouais, j'étais vraiment motivée. À ce moment-là, on s'est dit, c'est bon, en fait, on va arriver jusqu'à Master. On va franchir la ligne d'arrivée. Il n'y a plus rien qui peut nous arriver. Et donc là, du coup, c'est vraiment satisfaisant. Et puis, on se dit, ouais, on l'a fait.
- Laurène
C'est trop bien. Et à l'inverse, le moment le plus difficile, donc tu as parlé de tes douleurs. Est-ce que c'est à ce moment-là ? Est-ce qu'il y a un moment où tu te dis, non, mais j'en peux plus, je vais abandonner ? Quel a été le moment le pire,
- Laura
en fait ? C'est effectivement à cause des douleurs. Donc, j'avais sur le plat, j'arrivais à un moment, je n'arrivais plus à relancer parce qu'en plus, en fait, les douleurs apparaissaient après une montée parce qu'à cause de l'intensité de la montée, j'avais le dos qui tirait. Et sur le plat, après, ça me serait percuté dans les ischios et dans le genou. Et puis, la douleur, en fait, c'est exactement celle d'un TFL, mais ce n'est pas un TFL, c'est un peu particulier. Et donc, je ne pouvais pas relancer, ça me tirait tout de suite au niveau du genou. Donc... Et comme il faisait super froid, j'étais très crispée, donc je n'arrivais pas à me détendre. Donc là, j'avançais, tant bien que mal, je descendais. Et puis, dès qu'il y a eu un moment un petit peu moins venteux, je me suis posée par terre, je me suis étirée, je me suis relâchée le dos. Donc, grâce à ça, ça a bien soulagé. Et après, c'est revenu. Et quand c'est revenu, je me suis dit, j'arrête, j'abandonne et tout. Je pouvais abandonner au Schnappenried. Là, je me suis dit, j'ai dit à mon copain, je rentre avec ton père, j'en peux plus, mais tu continues. Donc, il m'a fait non, non, il n'y a pas moyen, s'il t'arrête, j'arrête. J'ai fait, oh, ben, pardon. C'est pas possible. Et puis après, comme je voyais que ça allait mieux et que j'arrivais à contrôler ces douleurs, je me suis dit, bon, ben non, je ne peux pas arrêter, même si j'ai eu cette idée qui m'a traversé l'esprit. Et au final, voilà, c'est passé et puis j'ai pu continuer. Mais c'est vrai que ce n'était vraiment pas évident avec... à gérer. Je t'ai posé dans l'air. Moi, j'étais en train de pleurer. Forcément, parce qu'on se dit toute cette préparation pour avoir mal et arrêter. Même si ce sont des choses qui arrivent, le souci, c'est que pendant toute la préparation, je n'ai pas mal et je ne comprends pas pourquoi j'ai mal. C'est ça le plus frustrant.
- Laurène
C'est sûr que c'est super frustrant dans ces cas-là. Au final, tu es arrivé dans les temps que tu avais prévus où... ou pas, parce que ça rajoute de la difficulté quand tu as ce genre de douleur. Et puis, quelle a été ta sensation quand tu es arrivée ?
- Laura
Finalement, la course s'est super bien passée parce que j'ai terminé en 9h07. Donc, super contente du temps. Et 9e féminine aussi. Donc, c'était plutôt une bonne surface parce que je ne m'y attendais absolument pas. Et c'était quelque chose que je recherchais. Et puis une fois qu'on franchit la ligne d'arrivée, c'est juste incroyable. On l'a fait et c'est trop bien. Et puis on a envie de recommencer.
- Laurène
Toujours. Tout de suite après, mais ce n'est pas normal. Normalement, c'est deux jours après.
- Laura
Oui, plus ou moins.
- Laurène
Et est-ce qu'il y a des aspects de ta préparation que tu aimerais changer ou améliorer si tu devais refaire des choses ?
- Laura
Non, ça va. Franchement, j'étais plutôt satisfaite de la préparation. Je... Pas grand-chose que je changerais. Peut-être tester un entraînement avec plus d'intensité pour voir au niveau du dos si c'est vraiment ça qui fait que j'ai mes douleurs. Et pour voir après, pour savoir comment je peux gérer ça.
- Laurène
Est-ce que tu envisages de courir des distances plus longues, plus courtes, ou la même distance ? Alors, à savoir, on n'est pas toujours obligé de faire plus long, mais qu'est-ce que tu as envie de faire ?
- Laura
En fait, 60-50 kilomètres, c'est une distance que j'aime bien. Après, forcément, j'ai toujours envie de tester un peu plus pour voir si j'y arrive. Et puis, pour allonger petit à petit la distance, sans non plus exagérer parce que je ne vais pas passer. Parce que là, j'ai fait un 60 km que je vais faire directement un 100 km. Je vais d'abord faire un 70, on va dire, quelque chose comme ça, vraiment petit à petit. Mais c'est un format que j'aime bien. Après, pour l'année prochaine, je n'ai pas encore d'objectif en particulier. Enfin, ça dépend des tirages au sol parce que... J'aimerais bien faire l'OCC, donc on verra, ça va dépendre si je suis tirée au sort ou pas. Et puis après, on verra en fonction des courses qui se présentent. Je sais qu'il y a aussi d'autres courses en Haute-Savoie que j'aimerais bien faire, comme le duo étoilé, mais c'est aussi... Bon, ça, c'est une plus petite course, c'est une vingtaine de bornes en duo, mais c'est aussi sympa à faire, c'est aussi sur tirage au sort, donc on verra bien. Ou sinon...... Le trail des Fizz, on verra. Et puis forcément, des trails en Alsace, parce qu'on a aussi un très beau terrain de vieux ici.
- Laurène
Ça laisse pas mal d'options quand même. Et quel conseil est-ce que tu donnerais à des femmes qui voudraient soit se lancer dans le trail vraiment débuter soit rallonger peut-être un peu la distance mais qui oseraient pas forcément le faire tout de suite ben déjà le premier conseil c'est bah sortir
- Laura
Allez courir sur les sentiers, vous verrez que c'est super chouette. Si jamais vous n'osez pas courir seul, il y a pas mal de groupes qui courent ensemble. Sur Internet, on peut facilement en trouver. Donc, c'est toujours sympa de rejoindre un groupe si on n'a pas envie de courir seul, qu'on n'ose pas ou tout simplement, en fait, on préfère courir en groupe. Puis après, on verra en fait que petit à petit, c'est vraiment chouette comme discipline. Et puis, le conseil numéro un, surtout, c'est la progressivité. parce qu'il faut vraiment y aller petit à petit, pas exagérer en allongeant les distances, parce que c'est vraiment le meilleur moyen pour se blesser. Et puis après, quand on se blesse, forcément, ça peut nous dégoûter rapidement de la course à pied. Donc vraiment y aller tranquillement, et puis allonger progressivement la distance, faire un premier trail d'une dizaine de bornes, puis on va se rapprocher des vins, puis voilà, vraiment y aller petit à petit. C'est comme ça qu'on prend... beaucoup plus de plaisir pour commencer le trail.
- Laurène
Ça me paraît être une très bonne conclusion qui colle bien avec ce qu'on essaie de promouvoir sur la sportive outdoor. Merci beaucoup Laura pour ton retour d'expérience.
- Laura
Merci à toi pour l'invitation.
- Laurène
Et à très bientôt. Merci d'avoir écouté cet épisode. Si cela vous a plu, n'hésitez pas à vous abonner au podcast et à mettre une bonne note sur les plateformes. Cela nous aide. A bientôt.