- Speaker #0
La Sportive Outdoor, le podcast des sports outdoor aux féminins pour s'inspirer, apprendre et oser. Bonjour à toutes, aujourd'hui je reçois Marie Cole, une amie qui a fait le GR20, le célèbre sentier de randonnée en Corse, et à qui j'ai demandé de venir à mon micro pour partager son expérience avec vous. Bienvenue Marie !
- Speaker #1
Salut Lorraine !
- Speaker #0
Est-ce que tu veux bien déjà te présenter ? Alors moi évidemment je te connais bien, mais pour les auditrices et auditeurs.
- Speaker #1
Donc je m'appelle Marie, j'ai 33 ans, je suis originaire du sud de la France comme tu peux l'entendre.
- Speaker #0
Ce petit accent.
- Speaker #1
C'est ça, les Pyrénées-Orientales. Donc j'ai grandi dans les Pyrénées. Et je suis arrivée en Alsace il y a 6 ans presque maintenant, pour le travail essentiellement.
- Speaker #0
Et quels sont les sports que tu pratiques ?
- Speaker #1
Alors moi, le sport, j'ai commencé assez tard. J'étais jeune, je n'étais pas trop sportive. C'était plutôt quelque chose qui m'angoissait, on va dire. Et en grandissant, j'ai appris à aimer ça, à prendre confiance en moi à travers le sport. Et du coup, j'ai commencé avec de la rando. Avec des amis, la journée, etc. Quand j'ai commencé à bosser, je me suis mise sur la course à pied. J'ai appris à aimer structurer les entraînements, etc. Donc c'était assez ludique, je trouvais. En arrivant en Alsace, j'ai commencé le trail. Ça, c'est quelque chose que j'ai beaucoup aimé. Je continue encore beaucoup. Et tout récemment, comme tu sais, le vélo sur route.
- Speaker #0
Eh oui, le CMC.
- Speaker #1
Voilà. Donc essentiellement, course à pied. Et donc la randonnée, quand c'est possible.
- Speaker #0
Et la rando, alors, est-ce que t'as commencé quand même un peu plus jeune ? Vu l'endroit où t'habitais, est-ce que t'as eu l'habitude quand même de faire ça plus jeune ? Et aussi le côté itinérant, est-ce que c'est quelque chose que t'as pris l'habitude de faire tôt ?
- Speaker #1
On randonnait pas mal en famille quand j'étais plus jeune. Et après, j'ai fait ça régulièrement quand j'étais grandissant avec les amis, etc. Après, l'itinérance en tant que telle, c'est venu plus tardivement quand j'ai pris confiance à marcher seule déjà la journée. Je me suis sentie plus à l'aise, on va dire, confiante sur moi sur des journées, même des grosses journées. Répéter les journées aussi, jour après jour, les randonnées répétées. Et ouais, j'ai commencé, je n'ai pas fait beaucoup d'itinérances, mais j'ai déjà fait d'itinérances seule. Ouais,
- Speaker #0
toi on a fait quand même quelques-unes. Et qu'est-ce que t'aimes bien dans le fait de partir comme ça sur plusieurs jours plutôt que juste sur une journée ?
- Speaker #1
Ça permet de couper différemment, je trouve. trouve, vraiment, et de prendre le temps aussi de rencontrer des gens, pouvoir discuter avec les gens. Quand on fait des itinéraires, souvent, on se suit, plus ou moins, avec des groupes de personnes, et ça, je trouve ça... Tu coupes différemment. Et tu vas chercher autre chose physiquement aussi, et l'expérience, elle est différente physiquement, le défi est différent.
- Speaker #0
Ouais, c'est clair. Et ce GR20, alors, c'est toujours... C'est un peu le truc mythique, quoi, genre le sentier le plus dur de rock, tout ça. Comment est-ce que t'as eu envie de faire celui-là, vraiment, en particulier ?
- Speaker #1
Comme tu le dis, il est réputé, tout le monde en parle. C'est vrai que ça, c'était quelque chose que j'avais dans le coin de ma tête depuis... Dès que j'ai commencé à me dire, c'est possible de marcher seule, pourquoi pas le GR. Je me suis testée sur d'autres choses avant. Et après, quand je me suis sentie plus à l'aise et prête, je me suis lancée.
- Speaker #0
Donc, ce n'était pas sur un coup de tête. Tu y as pensé quand même assez longtemps avant.
- Speaker #1
Oui, un petit peu, c'est ça.
- Speaker #0
Et comment tu t'es préparée alors ? Déjà physiquement ? Tu fais du coup pas mal de sport, mais est-ce que tu as fait des choses spécifiques vraiment pour cette rando ?
- Speaker #1
Du coup, spécifiquement, je ne sais pas. En tout cas, la même année, trois semaines avant le départ du GR, j'avais programmé un trail sur une distance que je n'avais jamais faite. C'était un maratrail, donc c'était quand même exigeant. Légèrement. Et du coup, j'ai fait une prépa assez sérieuse. pour le trail, donc pas mal de volumes sur les week-ends, du renforcement musculaire aussi. Et je pense que directement, ça prépare aussi pour le GR. Donc le défi, c'était de finir le trail sans se blesser, en bonnes conditions, et ça mettait aussi du coup en jambe pour le GR.
- Speaker #0
Ouais, donc t'avais la prépa en fait. Du coup, t'étais super prête à encaisser, du dénivelé.
- Speaker #1
Ouais, j'ai fait le mieux que j'ai pu, quoi. Mais ouais, c'était l'idée. C'était ça, via la prépa trail,
- Speaker #0
ouais. Bon, après, le défi, c'était quand même effectivement de ne pas se blesser pour ne pas flinguer sa randonnée.
- Speaker #1
C'est ça, c'est ça. Donc, c'était là, on fait la course, on est en bonne condition, on profite, et comme ça, on peut enchaîner après.
- Speaker #0
Ça a bien marché. Et côté logistique, c'est forcément, je pense, c'est la question que plein de gens se posent aussi. Comment est-ce que ça s'organise ? Est-ce que, déjà, tu t'y es prise énormément à l'avance ? Est-ce qu'il faut réserver des choses vraiment très en amont, les refuges ? Comment aussi, tu vois, tu as découpé ton itinéraire ? Enfin, tous ces trucs-là.
- Speaker #1
Moum ! On a commencé à regarder le découpage et à réfléchir sur les gites. C'était en février pour un GR que j'ai fait en juin. Et il y avait déjà beaucoup de choses qui étaient complètes à ce moment-là sur les gîtes. Après, l'expérience montre qu'on n'est pas obligé de réserver partout un gîte. Au final, ça peut se faire différemment. Mais oui, si le projet, c'est de faire du gîte, il faut s'y prendre assez à l'avance. Oui,
- Speaker #0
et tu disais finalement qu'on n'est pas obligé de tout réserver ?
- Speaker #1
Oui, en fait, sur le GR, c'est interdit de faire du bivouac sauvage. Il faut être soit sur des gîtes, soit sur des bergeries. Et en fait, au niveau des gîtes, tu peux arriver sans réservation.
- Speaker #0
Il ne peut pas te refuser en fait.
- Speaker #1
Donc en fait, le risque, c'est d'avoir l'emplacement. Après, tous les gîtes sont en pinte. Mais oui, globalement, on peut s'en sortir sans réservation. Je crois que le coût est différent. Je crois qu'il y a un petit surcoût sans réservation.
- Speaker #0
C'est peut-être pas le plus aidant aussi, même pour organiser. C'est pas forcément simple.
- Speaker #1
et tu disais que tu l'as fait en juin déjà comment est-ce que t'as choisi cette période et est-ce que t'as trouvé que c'était un bon choix au niveau affluence et météo alors moi je l'ai fait en juin parce qu'en termes de contraintes professionnelles je pouvais pas le faire en septembre je pense que c'est la période que j'aurais préféré viser parce que moins chaud peut-être moins de monde aussi On m'a déconseillé de le faire trop tôt aussi, à cause de la neige. Je pense que c'est possible, mais je ne me sentais pas, je ne voulais pas commencer. Je n'étais pas équipée pour le faire et ce n'était pas ce que je cherchais. Et puis aussi l'été, éviter juillet-août, parce que chaleur écrasante et beaucoup de monde.
- Speaker #0
C'est clair.
- Speaker #1
Je pense que juin, à refaire, je privilégierais septembre, je pense, mais juin reste plutôt bien.
- Speaker #0
Et tu penses que septembre, il y a quand même un peu moins de monde ?
- Speaker #1
Je pense, oui. Je pense qu'il y a un peu moins chaud aussi.
- Speaker #0
Donc la météo en juin c'était déjà très chaud Oui et puis en plus on n'a pas eu de bol
- Speaker #1
Pleine canicule aussi La chaleur on a bien douillé
- Speaker #0
Les bonnes conditions Il faut quand même être un peu tolérant à la chaleur Oui Je ne suis pas sûre que ça fait pour moi Il y a toujours un peu des discussions Sur le sens Le faire du nord au sud Ça comment est-ce que tu as choisi Et qu'est-ce que tu as choisi et qu'est-ce que t'en as pensé ?
- Speaker #1
Globalement, le GR20 il est plébiscité du nord vers le sud donc c'est de la partie la plus technique rocheuse on va dire vers la partie soi-disant plus roulante toute la documentation et tous les bouquins c'est dans ce sens là nous c'est vraiment très bête c'est pour aussi des contraintes d'accès à l'île par rapport à l'avion etc on a été contraintes de commencer par le sud au final mais je pense que c'est un des meilleurs choix qu'on ait pu faire je crois Parce qu'en fait, finalement, on n'était pas seuls. Il y en avait d'autres personnes qui le faisaient dans l'autre sens, mais il y avait beaucoup moins de monde dans ce sens-là. Au final, les gens, on les croisait et on ne marchait pas avec. Donc nous, à la journée, on était un peu seuls sur nos sentiers. Donc ça, déjà, c'est assez appréciable. Et puis même, vu qu'on avait de l'alimentation dans le sac, nous, on avait le sac qui s'est vidé progressivement pour attaquer les parties les plus techniques.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #1
Et on avait une mise en jambe sur les parties plus roulantes au début. Après, effectivement, on était peut-être plus fatigué quand on a commencé Nord, mais c'est une bonne stratégie, je pense aussi.
- Speaker #0
Oui, ça marche bien. Et pourquoi, en fait, à la base, c'est plutôt plébiscité du Nord au Sud ? Est-ce que c'est le côté pour être plus frais au départ ? Parce que ça me paraissait logique ce que tu dis finalement, d'avoir un peu cette mise en jambe qui permet d'attaquer les parties raides.
- Speaker #1
En tout tranché, je ne sais pas du tout pourquoi. Après, parfois,
- Speaker #0
c'est peut-être plus comme ça.
- Speaker #1
Oui, je ne sais pas. En tout cas, c'est tout. Tout le monde commence par le nord. Tous les gens qu'on croisait commençaient. Ils étaient vraiment très fatigués. Nous, on l'a bien vécu. Je me dis que c'est une bonne stratégie.
- Speaker #0
Carrément. Et le découpage des étapes, comment est-ce que tu as fait ? Parce que du coup, il y a un peu le découpage un peu classique. Mais après, il y a toujours des gens qui doublent des étapes. Après, il y a des gens qui triplent les étapes, etc. Après, ça devient un peu la course. Mais comment est-ce que vous avez géré cet aspect-là et décidé ? Parce que ce n'est pas non plus évident, je trouve, d'anticiper. On ne connaît pas le terrain.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. En fait, au départ, le GR, c'est 16 étapes. Nous, c'était un compromis entre pas possible de s'absenter pendant trois semaines. Physiquement, on savait ce qu'on était capable d'encaisser sur une journée. Donc, on a un petit peu recomposé ça sans en même temps se dire... Le GR, on ne va pas le faire tous les ans. L'idée, c'était quand même d'en profiter, de se dire si on veut faire des pauses, si on a besoin d'une journée de s'arrêter plus souvent, de ne pas se mettre le stress sur il faut arriver à 20h, 21h. On a un peu découpé comme ça. On n'a pas fait les étapes. Il y a certaines qu'on a doublées. certaines qu'on a fait des étapes et demie du coup on a pas fait que du gîte, on a fait de la bergerie ça aussi c'est vraiment une expérience sympa un petit peu à la carte en fonction des disponibilités de gîte en fonction des dates d'arrivée et puis avoir des volumes qu'on se sentait capable de faire sans trop de stress ça paraît logique,
- Speaker #0
effectivement vous leur en profitez et au final vous ça l'a fait en combien de jours ?
- Speaker #1
alors nous on a marché 10 jours et demi donc c'était 11 étapes La dernière, c'était une étape très courte parce qu'il fallait qu'on se rapatrie à Ajaccio. Mais sinon, 10 jours et demi.
- Speaker #0
Et ça faisait combien à peu près de kilomètres et de dénivelé ?
- Speaker #1
C'était très variable selon les étapes, mais du coup, c'était entre 9 kilomètres pour la plus courte et 27 pour la plus longue. Et en termes de dénivelé, c'était entre 250 et 1700 en fonction de...
- Speaker #0
Donc il y a des bonnes variations.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Après, on a eu des grosses journées. On a doublé des étapes que peut-être ce n'était pas les meilleures à doubler parce que c'était dans le nord. Donc c'était très dur. Mais globalement, c'est passé.
- Speaker #0
Et au niveau rythme, alors, vous partiez vers quelle heure et vous arrivez vers quelle heure ?
- Speaker #1
On essayait de ne pas partir trop tard pour éviter de marcher trop chaud. Après, on ne partait pas non plus à 5h du mat. Je pense que... Je pense qu'on arrivait à commencer à marcher entre 7h et 8h. 7h, je pense, on arrivait à marcher. Et puis après, on arrivait au milieu d'après-midi, entre 15h et 16h, je pense. Et puis, le temps de se doucher, s'installer. Donc ça allait, on avait le temps.
- Speaker #0
Ça laisse quand même le temps d'en profiter. C'est pas genre j'arrive, je vais me coucher.
- Speaker #1
C'était l'idée, oui. Oui, on en voyait qui commençait. tôt le matin, qui rentrait avec la nuit, qui repartait le lendemain. Nous, c'était pas trop l'esprit. On voulait pas le faire comme ça.
- Speaker #0
Il y a quand même différentes manières de vivre le truc. Et au niveau matos, qu'est-ce que t'avais emporté comme sac à dos ? Comment tu l'as choisi ? Quel poids il faisait ?
- Speaker #1
Alors du coup, nous, on avait fait le choix d'emmener notre propre tente. Donc on avait quand même un petit peu de matos à emmener. On avait de l'alimentation aussi. Donc du coup, on n'avait pas de petits sacs. Moi, j'avais un Gregory, le Maven 58, donc un 58 litres. Globalement, j'étais confort. Il y avait de la place. Je pense qu'un poil plus petit, ça aurait pu suffire. Mais voilà, après moi, c'était bien. Je suis allée en boutique, j'ai comparé. Je me suis conseillée aussi parce que je n'avais pas ce qu'il fallait. Donc je me suis équipée comme il fallait. Et au niveau du poids du sac, avec l'eau, moi, j'étais autour de 12 kilos. 15 kilos de sac. Ce qui était la limite par rapport à mon poids. Il faut respecter un certain pourcentage. Donc là, on était bien.
- Speaker #0
Et ça a été du coup ? Tu l'as bien supporté ?
- Speaker #1
Du coup, je n'avais jamais marché aussi longtemps avec un sac aussi lourd. Ça s'est ressenti dans les genoux. Je pense à la fin du GR. Au niveau des genoux, ça a été un peu compliqué. Mais non, après, ça s'est bien passé. On s'habitue.
- Speaker #0
Oui, c'est clair.
- Speaker #1
On s'habitue. Et bien choisir son sac parce qu'il faut que ça reste confortable avec le poids.
- Speaker #0
Et s'entraîner avant le porter, hein Marie ?
- Speaker #1
Ouais, c'est ça. En termes de test matos avant le gire, je ne suis pas la mieux placée pour ça.
- Speaker #0
Je vous raconte en fait, Marie est la spécialiste pour ne pas tester son matos avant. Ce qui est marrant, c'est que ça ne stresse pas du tout. Et que ses copines, dont moi, ça nous stresse beaucoup. Mais en fait, à chaque fois, ça se passe hyper bien. Donc c'est juste à ne pas reproduire, mais pour elle, ça marche.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Les chaussures aussi.
- Speaker #0
Les chaussures. On ne peut pas le dire. Elle est partie avec des chaussures neuves, marcher sur le GR20. C'est juste incroyable.
- Speaker #1
Les sabots.
- Speaker #0
Ne pas reproduire chez vous. Est-ce que tu as un objet où tu te dis que c'est vraiment indispensable d'avoir ça dans mon sac ? Heureusement que j'ai pris ça.
- Speaker #1
Je dirais la crème solaire. Vraiment, parce que pour le coup, la première journée, j'ai fait l'erreur de ne pas en mettre assez et impardonnable. Vraiment, il faut la crème solaire, sans doute. Et après, je dirais les bâtons.
- Speaker #0
Oui, les bâtons, ça, vraiment.
- Speaker #1
Oui, les bâtons et la crème solaire, je pense.
- Speaker #0
Oui, deux trucs importants. Et à l'inverse, est-ce qu'il y a un truc que tu as porté où tu t'es dit, mais pourquoi j'ai emmené ça ?
- Speaker #1
Etrangement, je me suis posé la question et en fait non. Évidemment, il y a des choses dont on ne s'est pas servi. Le poncho, la trousse de secours. Mais bon, c'est des choses qu'on doit avoir avec soi malgré tout. Donc par chance, on n'en a pas eu besoin. Mais non, en fait, on s'est servi de tout ce qu'on avait emmené globalement.
- Speaker #0
rien de superflu au bilan c'est top c'est encore mieux quand c'est comme ça et la tente c'était quoi ? donc vous étiez deux,
- Speaker #1
je ne sais pas si on l'avait précisé je partais avec mon conjoint du coup et la tente c'était, alors je n'ai plus la référence en tête du modèle mais c'était une tente d'hécatlon la minimaliste, c'était une deux places qui se monte avec les bâtons qui pèse je crois moins d'un kilo toute blanche, très simple l'idée c'était d'avoir cette souplesse là en se disant, on ne sait jamais Bye ! On a nos affaires. Puis sur le GR, tu peux louer des tentes aussi. Mais d'ailleurs, si vous faites ça, c'est valable pour le début de saison, parce qu'en fin de saison, elles ne sont pas très... En termes d'entretien, c'est pas...
- Speaker #0
C'est bon à savoir, ça, quand même.
- Speaker #1
Pas trop recommandé, je pense. Mais avec notre propre matériel, du coup, ça, c'était bien. C'était assez facile à monter.
- Speaker #0
Et très compact. Et niveau chaussures ? Donc, évidemment, on a dit à tester avant. Avant, on fait des randos avec ses chaussures. On ne part pas sur le GR1 sans avoir testé ses chaussures. Mais quel type de chaussures tu avais ?
- Speaker #1
Du coup, moi, je ne marche jamais avec des chaussures montantes. Enfin, ça, c'est très personnel. Mais moi, je préfère quand ma cheville est libre, on va dire. Je me posais la question de savoir s'il fallait partir avec des chaussures bases de randonnée ou des chaussures plutôt trail. Après, du coup, moi, j'ai des sabots. Des pieds assez résistants. Je ne suis pas trop sensible. Je préférais avoir de la légèreté aux pieds plutôt que d'avoir des chaussures trop... Mais après, comme dit chacun aussi à son propre ressenti. Moi, je suis partie avec des chaussures basses. La Sportiva, c'est des Raptor 2, il me semble. Clairement, le vendeur me l'avait dit, au bout du GR, elles sont usées parce que la gomme est trop tendre. Mais pour moi, parfaite parce que bon équilibre entre quand même protection pour les... Pour la roche, en bout, légère et souple.
- Speaker #0
Ce qui est important, c'est de connaître son pied. Là, en l'occurrence, toi, tu as aussi fait ce choix-là parce que tu sais ce dont tu as besoin et que tu avais de l'expérience.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Je savais que je ne voulais pas quelque chose de trop lourd. Je pense que c'est fonction de l'habitude de chacun. Et puis, du nombre de jours aussi, plus on prend le temps, peut-être moins on peut se permettre d'avoir des choses trop light. Oui,
- Speaker #0
c'est clair. Et du coup, au niveau sommeil, tu dormais où ? Tu disais qu'il y avait les refuges, il y avait les bergeries, mais quand tu étais dans les refuges, tu dormais dans un vrai lit ? Ou parfois, vous plantiez votre tente ? Comment ça se passait ?
- Speaker #1
En fait, tu as plein d'options différentes. Tu peux faire du refuge avec des couchettes, tu peux faire du refuge avec ta propre tente ou en louant une tente, ou alors des bergeries. Les bergeries, elles te mettent juste à disposition des endroits pour planter ta propre tente. Nous, on a dormi vraiment strictement dans notre tente. On avait entendu des histoires aussi de punaises de lit dans les gîtes, etc. Donc, on voulait éviter ça. On a fait une nuit dans un gîte, dans la vraie litterie, un gîte corse, c'était trop bien. C'était en plein milieu pour nous couper un peu et nous requinquer. Mais sinon, c'était de la tente. On a dormi en tente.
- Speaker #0
Ah oui, donc c'est ça où il faut quand même réserver idéalement.
- Speaker #1
quand même pour dire je vais venir planter ma tente la résa du coup je pense c'est plus pour la couchette après la tente globalement tu trouveras toujours de la place en fait parce que c'est pas parqué en fait donc du coup il faut juste se signaler,
- Speaker #0
dire que tu t'as pas réservé payer ta contribution et puis tu peux t'installer quoi ok et côté ravitaillement est-ce que du coup quand t'as ces gîtes tu peux dîner là-bas est-ce que tu peux te ravitailler pour le pique-nique du lendemain, comment tu gères tout cet aspect aussi
- Speaker #1
Alors en fonction des étapes, il y a certains endroits où ils font un petit peu épicerie. Donc tu peux racheter, après c'est un peu toujours la même chose, et puis c'est des prix du GR. Donc je pense que c'est plus du dépannage. Des compotes, des fruits, des œufs, ce genre de choses. Des pâtes, beaucoup de pâtes. Certains refuges proposent leur repas. J'avoue que du coup nous, vu que je suis végétarienne, on avait amené beaucoup de choses, mais de ce que j'ai vu, il y avait quand même par endroit, c'était pas mal la même chose. Des pâtes essentiellement, après ça dépend des endroits, il y a des bergeries qui proposent des menus vraiment topissimes, ça on a eu l'occasion de tester, mais ça dépend des endroits.
- Speaker #0
Et en étant végé, c'est quand même beaucoup de viandes de base qui sont proposées. Et vous, vous aviez amené vos propres trucs ?
- Speaker #1
Oui, j'avais regardé un petit peu et ça m'inquiétait un peu de me dire que j'allais devoir manger des pâtes pendant dix jours. Du coup, on avait amené pas mal de sachets lyophilisés pour les petits-dèj aussi, en se disant qu'on pourrait racheter ponctuellement. On avait un petit réchaud aussi.
- Speaker #0
Donc en fait vous étiez vraiment autonome et vous n'avez acheté que quelques trucs Oui c'est ça,
- Speaker #1
après quand on est végé si on mange des oeufs ça va et des omelettes il y en a partout je crois mais après c'est pas mal c'est la culture de la charcuterie aussi des plats type CV, JB etc donc si on aime ça tant mieux sinon il faut un petit peu anticiper si on ne peut pas manger tous les soirs la même chose Oui.
- Speaker #0
Donc le lyophilisé est ton ami.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Ce qui fait du poids en plus, mais au moins tu manges correctement.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Et d'où l'intérêt de ce que tu disais aussi tout à l'heure, c'est que tu te vides au fur et à mesure du poids. Donc quand tu attaques le nord, d'autant plus quand tu portes ta nourriture. C'est ça. Et l'eau, est-ce que c'est facile de trouver ? Est-ce que tu portes du coup énormément ?
- Speaker #1
Nous, on avait une réserve de 2 litres par poids. personne. Ça nous faisait la journée. Globalement, ça va. Quand on avait doublé, on ravitaillait au niveau des refuges. Après, on avait emmené sinon les pastilles classiques pour l'eau, pour purifier l'eau au besoin. Mais non, j'ai pas eu de souvenirs compliqués par rapport à l'eau.
- Speaker #0
Et au niveau de ton expérience, quelle est l'étape la plus marquante pour toi ?
- Speaker #1
L'étape ? Je dirais les aiguilles de Bavéla. Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui diront ça. Moi, j'avais eu l'occasion de la faire il y a deux ans, je crois, avec ma sœur. Et c'est ça qui m'a donné aussi l'envie de revenir. C'est vraiment via la variante alpine. Du coup, vraiment, c'est magnifique. Ça, c'est une des étapes que j'ai préférées.
- Speaker #0
Donc, tu peux nous décrire un peu ?
- Speaker #1
pour qu'on essaie de visualiser via l'audio c'est un secteur assez minéral avec des colonnes c'est roncailleux avec des vues c'est magnifique et très technique du coup il y a la possibilité de faire la variante alpine donc j'ai pas fait l'autre variante aucune fois, même ma soeur a fait la variante alpine avec des passages avec des chaînes Je dirais, globalement, si on n'a pas trop peur du vide, si on prend le temps et que le terrain n'est pas mouillé, globalement, ça se fait, il faut prendre le temps. Les gens attendent, de toute façon. Chacun son tour et ça passe.
- Speaker #0
Est-ce que d'ailleurs, si on est un peu sujet au vertige, d'une manière générale, le GR20, c'est quand même vraiment compliqué ?
- Speaker #1
Moi, je ne suis pas la plus à l'aise. On va dire, je ne suis pas paniquée, mais je ne suis pas la plus à l'aise. Et en prenant le temps, en regardant où on met les pieds, ça se passe bien. Après, j'imagine quelqu'un qui est paralysé, quelqu'un qui a la peur vraiment absolue, à éviter, je pense. Mais non, globalement, ça se fait. Il faut prendre le temps, ne pas se stresser. Après, oui, il y a des passages avec des chaînes. Je dirais qu'il faut plutôt être assuré sur ses pieds, avoir l'habitude. de pratiquer la haute montagne. Mais ça se fait. Ce n'est pas de la via ferrata.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Non, ce n'est pas de la via ferrata.
- Speaker #0
C'est quand même différent. Et la plus grande difficulté pour toi ?
- Speaker #1
Dans le top 1, je mettrais la chaleur. Pourtant, je suis habituée à marcher au chaud dans les Pyrénées en plein été. J'ai l'habitude. Mais la chaleur, c'était assez dur parce qu'on avait des étapes où même pour la pause du midi, on n'avait pas d'ombre. Donc oui, ça peut être dur. Quand toute la journée, t'es fatiguée, tu peux pas te poser à long, ça c'est pas facile. Et ouais, peut-être le cumul de sommeil pas terrible. Quand tu dors pas trop trop bien, t'as du mal à repartir complètement rechargé. Et au fil des jours, ça finit par se ressentir. Je dirais la chaleur et le sommeil pas trop quali.
- Speaker #0
Et le sommeil, c'est bon dû au fait que tu dors sous tente et du coup, c'est pas hyper confort. Ou est-ce qu'il fait encore chaud la nuit ou est-ce que la nuit, ça va ? Il fait plus chaud ?
- Speaker #1
Non, la nuit, ça va. en termes de météo, nous on a eu de la chance on n'a pas eu de pluie ça ça allait, pas froid pas non plus trop chaud la nuit c'était bien, je pense t'as du monde partout les gens décollent à 4h du mat à côté de toi donc c'est le camping mais oui c'est ça, c'est du bivouac c'est le bivouac le truc normal et la fatigue physique,
- Speaker #0
comment tu l'as gérée au fur et à mesure ? est-ce que Justement, est-ce que vous avez quand même fait une journée de pause à un moment, ou non, vous avez vraiment enchaîné ? Est-ce que t'as eu des phases où c'est plus dur, mais après c'est bon, ça revient ? Ou est-ce que c'était quand même un peu de plus en plus dur ?
- Speaker #1
Je dirais le deuxième jour, un peu dur parce que la première nuit, pas terrible. Donc là, tu te dis, j'ai encore dix jours à faire comme ça, ça va pas, ça va pas passer, c'est pas possible. En fait, ça va. Et puis vu qu'on ne s'était pas mis de pression sur le volume des étapes, on a pu s'arrêter quand on en avait envie ou besoin. Donc ça, c'était assez bien. Et puis nous, on était deux, donc on n'a pas eu les coups de mou en même temps. Donc tu as toujours l'autre qui te soutient aussi. Et ça, c'est assez sympa. Mais bon, globalement, si tu as un itinéraire qui est cohérent par rapport à ce que tu peux faire, je pense que ça passe, ça finit par passer. Et puis après, tu recroises les gens que tu avais vus le matin. et puis tu... T'oublies après. C'est un peu amnésique de ta douleur de la journée quand tu prends la piétra le soir.
- Speaker #0
C'est vrai qu'en général, après, tout va bien.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Est-ce que t'as un moment qui t'a particulièrement marqué ou quelque chose d'ailleurs et que t'aimerais nous raconter ?
- Speaker #1
Ouais, il y a un petit... En fait, on avait commencé avec des nuités, surtout en refuge. Et on... C'était un petit peu la surprise. On avait établi sur une bergerie sans trop savoir parce qu'on n'avait pas trop trouvé d'infos. Et c'était vraiment magique. C'était la bergerie de Tola. D'ailleurs, si vous nous entendez, encore merci parce que c'était vraiment... C'était une petite bergerie. Il n'y a pas de comité, il n'y a rien. Donc, en fait, le souvenir de s'être baigné dans la rivière où il n'y avait personne, avec les roches, c'était vraiment trop bien. Les deux hommes qui tenaient la bergerie, les bergers étaient adorables, on a bu la myrte avec eux, j'ai découvert l'omelette au broude sur la menthe, c'était trop bon. C'était en toute simplicité, on était quatre autour de la table à boire la myrte, à discuter et c'était vraiment chouette, authentique, vraiment bien.
- Speaker #0
C'est vraiment les moments hors du temps.
- Speaker #1
C'est ça, et du coup avec personne, parce que c'est vrai, nous on marchait un peu seuls finalement la journée, on arrive le soir au niveau du... des refuges et c'est plein de monde. Alors que c'est le moment où on aimerait être, se reposer. Cette étape-là, c'était vraiment intime. C'était bien.
- Speaker #0
Et comme tu as parlé de baignade, je me disais que je ne t'avais pas demandé, est-ce que tu arrivais à avoir une douche tous les jours ?
- Speaker #1
Dans les refuges, tu fais la queue, l'eau est froide ou trop trop chaude. Mais c'était aléatoire. Surprise ! Oui, une douche tous les soirs, un accès à de l'eau pour rincer les affaires, le t-shirt, les shorts, etc. Sans souci.
- Speaker #0
Ça, c'est quand même agréable.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Est-ce que tu as des choses, à l'inverse, que tu as le moins aimées, en général ?
- Speaker #1
Oui, ce côté, on le savait en faisant le GR, mais ce côté de surfréquentation. Je pense vraiment à beaucoup de monde sur... Pour tout, pour les douches, pour l'accès au sanitaire, etc. Et puis, je dirais le côté aussi, pas consumériste, mais des gens qui font le GR pour faire le GR et qui sont un peu compètes parfois. Le souvenir de croiser beaucoup de gens, parce qu'on était à contresens, donc on croisait beaucoup de gens et les gens à peine te disent bonjour, ils te demandent déjà combien de jours tu as fait le GR. En combien d'étapes, en combien de jours vous le faites ? Avant de demander d'où vous venez, enfin de discuter classique. Oui,
- Speaker #0
c'est étonnant.
- Speaker #1
Donc ça, c'est le côté un peu moins... À la fin, on ne le disait même plus, parce que c'est vraiment de la compétition et ça, ce n'était pas trop notre démarche à nous. Donc ça, c'est un peu étonnant. Ça, c'est le côté... Moi, j'ai vu des groupes... entre guillemets, abandonner des potes parce qu'ils traînaient la patte.
- Speaker #0
Ah oui,
- Speaker #1
bon esprit ! Ou alors des gens qui abandonnaient du matériel sur des refuges, des étapes, parce que soi-disant, c'est la popote du sac qui faisait qu'ils avaient mal au dos. Or qu'elle fait 400 grammes. Oui, c'est sûr. Donc ça, c'est le côté un peu...
- Speaker #0
un peu moins sympa du séjour.
- Speaker #1
Oui, carrément. Et tu as eu globalement aussi des bons échanges avec les gens que vous croisiez. Au-delà de cet aspect, on ressort avec une impression sympathique.
- Speaker #0
Oui, après, c'est fonction des gens qu'on rencontre aussi. Comme tout, on avait aussi marché pas mal avec un couple de retraités des Pyrénées, 70 ans. Oui, franchement. Non, non, globalement, c'était très bien. Dans les refuges, les gens sont sympas. Il y a même un refuge où on nous a offert un matelas gonflable parce que celui de mon copain avait percé. Enfin, non, personne ne fait une bonne ambiance, généralement.
- Speaker #1
Bon, c'est quand même cool, heureusement. Oui,
- Speaker #0
oui, oui.
- Speaker #1
Et du coup, au global, est-ce que tu recommandes alors de faire le GR20 ?
- Speaker #0
Ah oui, oui, clairement, c'est des paysages magnifiques. C'est quelque chose, si on aime la nature, la randonnée et puis qu'on est prêt à... se mettre un petit défi physique aussi. Oui, oui, je peux te recommander. Après, bien choisir les périodes, parce que très fréquentées, nécessairement, mais ça, j'apprends rien. Oui,
- Speaker #1
c'est sûr. Est-ce que tu changerais quelque chose, toi, si tu devais le refaire, dans votre organisation, est-ce que tu changerais quelques petits trucs ou pas du tout ? Ça a l'air globalement, ça va bien passer.
- Speaker #0
Maintenant, à refaire, je pense qu'on réserverait nulle part. Et que, avec... Toujours l'attente, ça je pense que c'est vraiment bien. Et de se dire, tant pis, on fait encore plus au feeling. Si on se sent de marcher plus longtemps, on peut marcher plus longtemps. Sinon, on sait qu'on peut s'arrêter parce que globalement, c'est assez souple. Après, peut-être que c'était aussi parce qu'on y était en juin. Après, je ne veux pas trop m'avancer sur la période de haute fréquentation. Mais du moins, ça peut-être, on ferait un peu plus de souplesse sur les étapes pour s'écouter encore plus. Mais non, sinon, globalement, je garderais le même sens, je pense.
- Speaker #1
Même sens, même sac, même chaussure.
- Speaker #0
Non, je changerais les chaussures, mais...
- Speaker #1
Même conjoint.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Il va entendre, il va être content. C'est une bonne nouvelle. Et est-ce que tu as un conseil encore à donner aux auditrices et auditeurs qui nous écoutent, qui n'oseraient peut-être pas encore se lancer sur le GR20 ?
- Speaker #0
Je dirais que si vous avez envie de le faire, allez-y, foncez. Franchement, ça se fait. Moi, je ne suis pas sportive de haut niveau et je l'ai fait. Après, ça me semble important quand même pour que ça reste une bonne expérience de ne pas non plus mettre de pression et de peut-être faire d'autres étapes avant. Se préparer un petit peu avec des treks plus courts si on n'a pas trop l'habitude. Franchement, progressivement, ce n'est peut-être pas le premier trek à faire si on n'en a jamais fait. Après, ça reste possible en se connaissant un petit peu. Après, tout est possible en forçant forcément.
- Speaker #1
ça rend l'expérience plus sympa si on se connait un peu et qu'on l'a un petit peu préparé globalement ça peut se faire ça se fait on est encore dans une forme parce que t'es pas sportif de haut niveau mais t'as quand même un bon niveau tu fais beaucoup de trail donc t'es habituée aussi à essayer de déniveler et par exemple quelqu'un qui
- Speaker #0
a l'habitude de faire des randonnées en moyenne ou haute montagne par exemple dans les Pyrénées ou dans les Alpes ça reste quelque chose de similaire moi j'ai déjà fait des étapes plus difficiles dans les Pyrénées que sur le GR20 par exemple Merci. C'est beaucoup le cumul qui fait que. Donc là, ça nous nécessite un petit peu d'entraînement et de se connaître.
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Ah bah, trop bien. Merci Marie pour tout ce partage d'expérience. C'était cool d'apprendre tout ça. Bon, ça donne quand même envie de les faire au GR20. Même si, évidemment, il y a plein d'autres sentiers de rando également.
- Speaker #0
Bien sûr, oui.
- Speaker #1
Mais un grand merci et à bientôt sur la Sportive Outdoor. Salut. Merci. Merci d'avoir écouté cet épisode. S'il vous a plu, n'hésitez pas à mettre 5 étoiles sur les plateformes de podcast, à nous laisser un commentaire, on lit tout et ça fait vraiment plaisir. Et vous pouvez aussi nous suivre sur Instagram et surtout vous abonner à la newsletter avec plein d'infos sur le sport outdoor au féminin.