- Speaker #0
La Sportive Outdoor, le podcast des sports outdoor aux féminins pour s'inspirer, apprendre et oser.
- Speaker #1
Bonjour à toutes, aujourd'hui je reçois Marion Le Tanneur qui a réalisé une traversée du Kyrgyzstan à pied en solo. Marion va nous parler de son aventure mais aussi du trajet en train qu'elle a réalisé pour rejoindre le Kyrgyzstan depuis la France et de l'association Les Extraordinaires pour laquelle elle a levé des fonds. Bienvenue Marion, pour commencer est-ce que tu peux te présenter ?
- Speaker #0
Et bien bonjour Laurène, merci beaucoup de m'accueillir sur ton podcast. Donc du coup moi je suis Marion, j'ai 28 ans, je suis originaire de Charente. Et puis du coup depuis mes 18 ans j'ai pas mal bougé, pas mal voyagé. J'ai déménagé je crois 17 fois en 10 ans.
- Speaker #1
Ça fait pas mal.
- Speaker #0
J'ai pas mal vadrouillé. Et depuis quelques années je me lance des petites aventures. C'était grande d'ailleurs. Donc voilà.
- Speaker #1
Plutôt grandes aventures, je dirais, tu vas nous raconter. Et quel genre de petite fille tu étais ? Est-ce que tu as toujours baigné dans cet univers de randonnée, de plein air ?
- Speaker #0
Alors, moi, je pense que j'étais une petite fille assez timide et pas très sportive. Je n'étais pas très forte en ce temps à l'école. Et du coup, j'avais un peu décrété que je n'aimais pas ça, que ce n'était pas fait pour moi. Par contre, j'étais, je pense, une petite fille assez brouillarde. J'ai très vite rêvé un petit peu de... petites aventures, de pouvoir partir un peu seule et pour Terras. Du coup, je n'ai pas forcément baigné dans un univers de plein air, à proprement parler, parce que je n'habitais pas du tout dans les montagnes, peu en plein pays. Mais par contre, j'ai eu la chance que les vacances en famille, ce soit souvent des vacances en camping, en tente, et donc très vite, je découvre un peu ce... Ce côté bivouac, du coup, avec mes parents, on allait faire toujours au moins un petit peu de randonnée dans la semaine de vacances. Même si je détestais ça, j'ai toujours eu en tête ce qu'étaient les pires vacances. La glace, c'est un graisse. Mais pour autant, je pense que ça a planté une petite graine à ce niveau-là. Et je pense que c'est important que j'en ai un peu cette petite anecdote. Mais c'est vrai que du coup, ce côté débrouillard, ce côté envie de tester des... des choses seules, c'est quelque chose que j'ai très vite formulé auprès de mes parents. Et en fait, à 8 ans, par exemple, je leur ai demandé d'aller prendre le train toute seule pour rejoindre mes grands-parents qui habitent à Paris. Donc, nous, on habitait vers Angoulême, et du coup, on a décidé de prendre le train pour aller y rejoindre. Et là où je pense que beaucoup de parents auraient trouvé ça intention et ils auraient dit, mais pas du tout, t'as 8 ans, tu vas pas faire ça. Je pense que j'ai eu une énorme chance que mes parents voient vraiment ce que ça pouvait m'apporter. Et parce que j'étais aussi, je pense, ce genre de petite fille qui, très vite, faisait plein de choses seule, était hyper débouillarde et tout. Et du coup, ils m'ont plutôt encouragée dans ce projet, où ils m'ont bien sûr accompagnée au train, ils m'ont mis dans le train, parce qu'on pouvait encore accompagner les passagers dans le train à ce moment-là. Ils m'ont mis dans le train, et puis mes grands-parents sont venus me chercher à la gare à Paris. Mais du coup, à 8 ans, c'était ma première petite aventure toute seule, je prenais le train. et j'allais passer ma salle de vacances comme ça. Et c'est bête, mais je pense que ça a vraiment développé beaucoup de peur, déjà petite, en me disant, si je suis capable de ça à 8 ans, il y a un peu des projets infinis, un champ des possibles infinis qui peut se présenter à moi. Et je pense que ça a forgé un petit peu, ce qui m'a permis plus tard de vivre les aventures dans lesquelles je me suis lancée.
- Speaker #1
C'est trop marrant de voir comme ça remonte vraiment à l'enfance et qu'il y a déjà une volonté d'autonomie, d'indépendance. C'est excellent. Et en 2023, tu as réalisé le Pacific Crest Trail aux États-Unis. C'est quand même un très long sentier de randonnée. Déjà, comment est-ce que tu as décidé de te lancer dans cette aventure et est-ce que ça t'a donné encore plus goût justement à ce type d'aventure en autonomie ?
- Speaker #0
Oui, carrément. Alors, les patines Crest Trail, je pense que... Comme je te disais, du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours rêvé un jour de partir pour une grande aventure. Je pense que j'ai eu la chance d'avoir un entourage qui avait pas mal voyagé, qui avait vécu des petites et grandes aventures et qui m'ont servi un petit peu de rôle modèle aussi pour agrandir un peu un imaginaire justement de l'aventure. Et je pense que je m'étais toujours dit qu'un jour, j'aimerais bien partir pour un projet d'aventure. Je n'avais pas forcément d'idée précise sur ce que ce serait. Et en fait, le Pacific Rail, ça, c'est un peu… C'est venu un peu sur un coup de tête. En fait, j'étais dans une période de ma vie où j'avais plus l'impression que je la subissais plutôt que je la vivais. Pas très épanouie, je voulais finir mes études. J'étais en stage à Paris, j'allais commencer ma vie professionnelle. Et là, j'ai eu un peu cette réalisation de me dire « Ok, je commence à travailler et ça va être ça pour les 40 prochaines années. » Et il a un peu ce déclic de me dire « Mais attends, j'avais plein de rêves d'aventure, j'en fais quoi en fait ? Quand je les laisse tomber, je passe à côté de tout ça ? » Et du coup, je me souviens encore de ce jour où je suis un peu sur un coup de tête. Je me suis mise à taper sur Google les plus longues treks du monde, quelque chose comme ça. Je pense que ça faisait deux ans que j'avais un peu redécouvert en tout cas la rando itinérante. J'avais fait plusieurs petits gères en France et j'avais adoré. Là où j'avais détecté en forme. Et du coup, j'ai tapé ça et je suis tombée sur une liste de 8 treks, quelque chose comme ça, de longs chemins dans le monde. Et notamment le Pâtissier Crest Rail. Et en fait, en me renseignant un petit peu, j'avais l'impression que c'était quand même celui qui était le plus réalisable pour une première aventure, parce qu'il y a énormément de documentation, d'infos sur le tac-tipic-restrail. Ça avait l'air d'être un chemin pré-social, où on rencontre énormément de monde, et ça, ça me plaignait aussi. Et puis, il y avait une grosse diversité de paysages ici, tout au long de ces 4000 kilomètres. Donc tout ça, ça m'a vachement attirée. Et j'étais quand même dans cette hésitation de me dire est-ce que vraiment je vais me lancer là-dedans, etc. Et puis je me suis dit, je vais laisser la vie décider pour moi, puisque j'ai vu qu'il fallait en fait un permis pour le faire, une sorte de tirage au sort pour ça. Et donc du coup, en novembre 2022, je suis tirée au sort pour avoir ce permis. Et du coup, en mars 2023, je suis dans l'avion solo pour aller parcourir ces 4000 kilomètres. Et donc forcément... Ça a été une aventure incroyable et ça m'a donné goût au type d'itinérante au long cours. Après, en revenant de ce péril, je ne m'étais jamais dit que je repartirais forcément pour une grande aventure. J'avais l'impression justement d'avoir vécu cette aventure que j'étais allée chercher. Mais comme quoi, la vie est faite de surprises. Et voilà.
- Speaker #1
Et en fait, tu as continué en 2025. Tu t'es lancée d'une traversée du Kyrgyzstan. C'est quand même pas si courant que ça. Déjà, pourquoi est-ce que tu as choisi cette destination ?
- Speaker #0
Oui, alors le tir d'istance a été un peu ce que j'appelle un effet papillon. C'est-à-dire que c'est un enchaînement de petites choses qui m'a menée à ce projet. En été 2024, un an après être venue, j'ai vu que c'était, je pars rejoindre mes parents qui sont en vacances en Suisse, dans un petit village qui s'appelle Chandolin. et qui se trouve être le village d'une grande aventurière spécifique qui s'appelle Ella Maillart, dont j'avais déjà un petit peu entendu parler, parce qu'en fait, c'est une grande amie de mon grand-père et qui m'avait déjà un petit peu parlé de ses aventures, même si je pense que je n'avais pas pris conscience de l'ampleur de ce qu'elle avait réalisé pour son époque. Et en fait, dans ce petit village, il y a un musée qui retraite un petit peu sa vie et ses exploits. Et du coup, je vais visiter ce musée. Je découvre vraiment qui est cette femme et notamment ses explorations de pénis reculés d'Adi, notamment de l'Adi centrale. Je suis complètement bluffée par toute son exploration, surtout pour son époque en tant que femme, seule, etc. Et en fait, un mois après avoir vraiment découvert cette femme, j'écoute un podcast justement d'un gars qui s'appelle Jérémie Vigier et qui est partie traverser les monts de Ténèbres. à travers le Tchernistan et le Tadjikistan, suite à la lecture justement d'un livre d'Ella Maillard, qui était parti explorer ces pays. Et là, il se passe quelque chose, parce que non seulement déjà je réentends parler de cette phase, ça fait un mois que j'avais vraiment découvert qui elle était, et en plus de ça, il parle du coup de ces deux pays dont je n'avais jamais entendu parler. Je ne savais même pas les placer sur une carte. Et il en parle d'une façon assez incroyable, où il décrit ces peuples qui vivent... Donc nomades dans les steppes, avec une humanité, une hospitalité assez folle. Ils se font accueillir de partout. Ça me donne envie d'aller vraiment découvrir qui sont ces peuples dont je n'ai jamais entendu parler et qui ont l'air vraiment incroyables, avec des paysages aussi qui ont l'air fous. Et du coup, ça plante vraiment une graine. Waouh, je crois que le tir du stand, j'ai vraiment envie d'aller découvrir ce pays. Et en fait, ce qui a été un peu l'élément déclencheur, c'est que du coup, ce périple, j'en avais beaucoup parlé à mon grand-père, qui était mon plus grand fan pendant ma mission du passé de Crest Trail. Et c'était du coup l'anis et la manière, donc c'est lui qui m'avait parlé d'elle. Je lui en parle un petit peu et en fait, il défait de cette même année, donc en début 2025. Et j'ai eu la chance d'être debout. pouvoir lui dire au revoir juste avant qu'il parte. Et je lui ai fait un petit peu cette promesse que j'allais partir du coup découvrir ce pays, le Kyrgyzstan et partir un petit peu sur les crasses de la Maïa. Donc c'est tout ça qui m'a mis en fait à cette aventure.
- Speaker #1
C'est vraiment une trop belle histoire. Il y a toute une logique en fait derrière, je trouve ça génial. Des petites choses qui s'accumulent et puis on les givait. Et ton projet, tu l'as appelé Step by Step, ce que je trouve assez drôle. Il faut le voir écrit, Step comme un pas, et des Steps comme des Steps. Et comment tu as préparé cet itinéraire ? Parce que j'imagine que ce n'est pas simple. Pour le coup, tu disais, autant le PCT, c'est balisé, c'est connu, c'est quand même assez facile dans la logistique. Autant là, la traversée du Kyrgyzstan, comment tu as préparé ça ?
- Speaker #0
Oui, c'est clair que c'était complètement différent du Pacifique Red Trail, où tu as un chemin tout balisé, où tu as des centaines d'infos, de gens qui l'ont fait, etc. Et je pense que c'est aussi ce qui m'a attirée dans cette aventure, parce qu'après avoir vécu l'aventure du PCT, qui était incroyable, mais qui reste un chemin tout tracé, où il y a cette part d'inconnu en moi, parce qu'en fait, on sait toujours un petit peu ce qui nous attend devant. Il y a plein de commentaires des randonneurs qui sont devant, sur l'état du terrain, etc. d'y croire. un peu ce qu'on va voir, etc. Là, il y avait vraiment ce côté où il y avait tout à tracer. Tout le chemin était à créer. Il n'y avait pas d'itinéraire qui traversait le circuit de Saint-Ganta. Et c'est aussi ce qui m'a vraiment attirée, parce que je me suis dit, je ne sais pas si j'en suis capable, de créer moi-même un itinéraire comme ça, sur un rayon de 2000 kilomètres. Je ne sais pas du tout si ça va être réalisable, ce que ça va donner. Et du coup, comment je m'y suis prise ? J'ai acheté pas mal de cartes, du coup. J'ai essayé de rassembler un maximum d'informations différentes. J'ai acheté des cartes. J'ai récupéré, bien sûr, l'itinéraire aussi de Jérémie. Sur ça, je traversais des montcellettes avec aussi ses commentaires sur des cols plus ou moins faciles à arpenter. J'ai regardé beaucoup des images sataniques aussi pour voir où est-ce que je pouvais, s'il y avait vraiment des chemins, si je pouvais les emprunter, etc. Et puis, il y avait aussi une part, il y avait des petits morceaux que je ne savais pas vraiment. comment j'allais passer d'un côté à l'autre. Mais je me disais aussi que j'allais me renseigner auprès des locaux, auprès des sorteurs. Je ne vais pas appeler ça des offices de tourisme, mais il y a des petits centres quand même qui peuvent informer sur des sentiers, etc. au Tchernistan. Donc voilà, j'ai essayé de préparer le maximum en amont. Je savais que je voulais partir de Bishkek puisque je savais que j'allais arriver dans la capitale, donc à Tchernistan. et puis rejoindre les monts célestes à pied pour pouvoir traverser cette chaîne de montagne. Ce qui représentait un itinéraire de 2000 km. Mais ça a été vraiment de rassembler plein d'informations pour essayer de me créer moi-même cet itinéraire.
- Speaker #1
Ça ne doit pas être simple, mais c'est le step d'après. Après ton itinéraire balisé, c'est vraiment une autre étape de tout construire tout seul. Et cette aventure, tu l'as couplée aussi avec une levée de fonds pour une association qui s'appelle Les Extraordinaires. Est-ce que tu peux nous en parler ?
- Speaker #0
Oui, tout à fait. Alors, Les Extraordinaires, on avait déjà collaboré un petit peu ensemble pendant le PFP, puisque j'avais déjà aussi levé des comptes pour eux. C'était important pour moi de donner un peu plus de sens à ces aventures et que ce ne soit pas juste uniquement ma traversée en solo du pays, mais que c'est une... un sens un peu plus grand. Et donc, du coup, les Extraordinaires, c'est une association qui va favoriser l'inclusion des personnes en situation de handicap mental dans la société, donc en leur donnant plus de visibilité pour les aider à trouver notamment un emploi dans le milieu ordinaire, mais également en soutenant des porteurs de projets inclusifs. Donc, ça peut être par exemple des restaurants qui emploient des personnes en situation de handicap. Voilà, c'est vraiment de mettre en lumière le handicap mental dans la société. Et en fait, c'est une côte qui me tient particulièrement à cœur parce que moi, j'ai une grande sœur qui est plus que moi et qui est en situation de handicap mental. Et je pense que... Elle a été pour une grande part un petit peu ce qui m'a permis justement d'autant me débrouiller petite, d'autant prendre mon indépendance et ce qui aujourd'hui m'a permis de réaliser de l'aventure. Et du coup, c'était aussi une façon de contribuer un petit peu à quelques cinq heures.
- Speaker #1
C'est trop chouette d'avoir allié tout ça en fait. Il y a ton histoire personnelle et puis il y a l'association. Tu as un projet de traversée à pied, mais tu as quand même choisi de rejoindre le pays en train. Donc, ce n'est pas la porte à côté depuis la France. Donc, tu as fait deux semaines de voyage, si je ne me trompe pas. Pourquoi aussi cette dimension était importante ?
- Speaker #0
Oui, déjà, comme je te le disais, mes premières aventures, elles ont été en train, justement, pour traverser la France. Et c'est vrai que le train, c'est un moyen que j'ai toujours énormément pris pour partir en vacances. Je me suis énormément baladée en France avec le train. Et du coup, cette idée de partir en train, elle est parée de moi directement. Elle est venue d'une amie qui m'a fait part justement de son rêve, elle, de pouvoir rejoindre la vie sur un long voyage en train comme ça. Et qui me disait qu'elle se sentait incapable de le faire vivre seule. Et du coup, ça a planté cette filigrène où je me suis dit, mais en fait, est-ce qu'on ne pourrait pas faire ça ensemble pour rejoindre le Tirlissant ? Parce que moi, c'est mon objectif. Et puis elle, voilà, elle a réussi éventuellement ce temps devant elle. Et du coup, ce qui me faisait un peu peur, c'est que je me suis dit, OK, on va passer des heures à devoir se renseigner sur tous les trains qu'il faut prendre dans chaque pays, etc., à trouver des visées et tout. Et en fait, j'ai halluciné de voir à quel point c'était hyper facile aujourd'hui parce qu'il y avait des sites qui regroupent absolument tout. Et quand, je pense qu'en trois heures de temps, j'avais rassemblé un peu tout notre itinéraire. jusqu'au pire du temps, avec nos horaires de train, les petites séances sur lesquelles prendre chacun de nos billets, etc. Et ça a été en fait ultra facile. Et du coup, je lui ai proposé, elle m'a dit « let's go, on va faire ça ensemble » . Donc on a passé ce voyage ensemble. Et je pense que c'était hyper important pour moi, parce que ça avait du sens par rapport au projet de la lenteur de par le voyage à pied au Tiers-Distan, et aussi à bas carbone, puisque c'est des valeurs qui sont aussi importantes aujourd'hui. Et puis, il y avait aussi ce côté où, pour moi, prendre le train, c'est recommencer l'aventure plus tôt. Parce qu'en fait, quand on a deux semaines de voyage devant nous, on sait que ça va être des rencontres, mais ça va être aussi des galères, ça va être des imprévus, ça va être plein de choses qui vont faire qu'en fait, ça va être un voyage vraiment en soi où on s'en souvient. Il y a plein de moments mémorables. Ce n'est pas comme un... énième vol de 10 heures où en fait, 6 mois après, on n'a plus aucun souvenir de ce voyage-là. Là, au moins, ça permettait vraiment de faire commencer le voyage plus tôt. Donc, c'est ça qui a tiré du sens et qui m'a poussée à faire ce voyage en train.
- Speaker #1
Ouais, c'est vraiment l'aventure avant l'aventure. Et est-ce que justement, tu peux nous raconter des moments qui t'ont vraiment marqué dans ce voyage en train, des anecdotes, des souvenirs ?
- Speaker #0
Ouais ! Déjà, c'est trop fou de voir les paysages changer au fur et à mesure qu'on avance vers la ville. Que ce soit les paysages, mais aussi le visage, la nourriture. On se rend compte que de plus en plus, on s'éloigne de nos repères et on va de plus en plus vers l'inconnu. Ce qui m'a marquée, je pense que c'est vraiment les rencontres. C'est toutes ces rencontres qu'on peut faire dans un voyage comme ça, où on a vraiment du temps. puisque je me souviens par exemple dans le train autrichien de refaire le monde avec le voisin d'à côté qu'on ne connaissait pas il y a encore deux heures, dans le train bulgare de partager le poulet rôti de la voisine qui distribuait ça à tout le wagon, dans le train turc on s'était fait potes avec le contrôleur avec qui on a bu des coups dans le wagon-bar. Dans le train Kazakh, c'était deux étudiants de Kazakh avec qui on a joué au Sky Joe pendant des heures et des heures de train. C'était toutes ces petites rencontres qui font qu'en fait, le voyage va être complètement mémorable. Et je pense qu'on n'aurait pas vécu tout ça si on avait pris juste un petit avion de 10 heures et d'être arrivés là-bas. Et ça, c'était vraiment cool. Et puis de partager ça aussi avec une amie que je connaissais depuis l'enfance, on se rend compte que voilà, on est... On est des fois fatigué, on est des fois un peu à bout de nerfs parce qu'on a des heures et des heures de retard, etc. Mais en fait, tout ça, après, on en rigole. Et c'est que des souvenirs combien de fous. Donc, ça a été une expérience incroyable. Mon amie, elle a adoré E.T. Et on s'est dit, en fait, on veut faire ça plus souvent en Europe parce que c'est trop chouette. C'est vraiment commenter le voyage à partir du moment où tu mets le pied dans le train et tu ne sais pas comment... comment tout va se passer et c'est trop chouette.
- Speaker #1
C'est vrai que dans ces cas-là, le voyage, le trajet n'est plus juste le déplacement. Là, tu es dans le voyage. Rien qu'avec le trajet, c'est plutôt sympa. Et une fois sur place, alors, quand tu arrives, quel est ton premier sentiment quand tu poses le pied sur le sol du Kyrgyzstan ?
- Speaker #0
C'est de me dire, OK, on y est, on l'a fait. Déjà, on est là. Et c'est vrai que tu vas être même... j'en ai pas forcément parlé avant, mais c'est vrai que la préparation avant de partir, ça a été beaucoup de remise en question aussi sur est-ce que vraiment je vais faire ce projet, etc. Parce que plus tu en parles autour de toi, plus il y a aussi toutes les peurs des autres qui émergent. Et c'est vrai que ça a été aussi beaucoup de remise en question sur de me dire, non mais ok, moi j'y crois, je vais y aller et ça va le faire. Et du coup, déjà le fait d'être à Rio et de tirer fort, on s'est dit ok. le plus dur est passé en tous les cas sur le fait que de vraiment me lancer dans l'aventure là j'y suis et je vais le faire donc il y avait cette partie là et puis hyper excitée de voir justement ces steps au loin de me dire c'est vraiment l'aventure qui est commente l'inconnu je sais pas je sais pas du tout ce qui m'attend mais ça va être fou et puis il y avait en même temps la découverte du fait qu'il parle pas anglais Merci. Et que du coup, je le savais, mais c'était vraiment la première fois que j'allais dans un pays où ils ne parlaient pas du tout ma langue. Donc, de me dire, OK, ça va être challengeant. Il y avait aussi ce côté où du coup, après une fois à Réseau de Tendissans, nos chemins se sont séparés avec mon ami. Donc, après deux semaines à tout le temps avec quelqu'un, là, j'ai commencé vraiment l'aventure solo. Et c'est vrai que je me suis vraiment dit, waouh, là, je vais… ça va être vraiment de la solitude pendant trois mois, même si je n'ai pas été complètement seule pendant toute l'aventure, je pourrais en reparler après, mais il y a des amis qui m'ont rejoint sur Facebook. Mais de me retrouver toute seule, et du coup, quand j'ai vraiment commencé les premiers jours, tu as une immensité de ces thèmes qui risent, tu as ce silence aussi qui réveille autour de toi, tu as toutes ces pensées que tu refoules un peu dans un quotidien où tout va vite, où tu... Tu choisis un peu les choses auxquelles tu n'as pas forcément envie de planter, etc. Tu refoules. Et là, tout ça, tu le prends d'un coup, en pleine figure. Et tu te dis, waouh, qu'est-ce que je fais là ? Vraiment, je me suis un peu dit, qu'est-ce que je fais là ? Est-ce que vraiment, c'est ce que j'ai envie ? Ça me paraît si loin, ça me paraît si long. C'était vraiment un sentiment un peu ambivalent de cette excitation de tout ce qui allait se passer et de l'inconnu. Et aussi de se dire, mais dans quoi je me suis lancée ? Vraiment, est-ce que je vais réussir à… Aller au bout, ça me paraît vraiment lointain. Je crois que c'était vraiment ce sentiment au début, au départ.
- Speaker #1
Ça me paraît assez logique. Comment tu gérais la communication ? Tu en parlais, ce n'est pas simple. Et l'aspect logistique, qu'est-ce que tu avais prévu pour dormir, manger, boire ?
- Speaker #0
La communication, aujourd'hui, il existe Google Traduction. et ça... ça m'a beaucoup, beaucoup aidée. Puisqu'aujourd'hui, si tu télécharges la langue, tu peux l'utiliser hors réseau. Et c'est vrai que ça a été d'une grande aide pour aller plus en profondeur, un petit peu dans les conversations avec les lecteurs de news. Après, j'avais profité du coup du voyage en train aussi pour essayer d'apprendre un petit peu du vocabulaire russe parce que du coup, il parle le kirghiz, mais il parle aussi une des langues les plus les pratiquettes, c'est le russe. Et en tant qu'étranger, ils vont dans tous les cas t'aborder en russe. Donc, je m'étais... J'avais essayé d'apprendre les bases. Au début, c'est assez déroutant parce que vraiment, ils me posaient des questions et je me disais, je ne sais pas à quoi leur répondre, je ne comprends pas. Et je me suis dit, waouh, ça va être hyper compliqué. Et puis, en fait, au final, tu te rends compte au fur et à mesure qu'ils posent beaucoup souvent les mêmes questions et donc, tu apprends à savoir leur répondre, etc. Donc, je pense que, voilà, plus ça allait, plus... J'ai réussi à me débrouiller. Mais c'est vrai que quand c'est la première fois que tu vas dans un pays dont tu ne parles pas du tout la langue, c'est quand même assez déroutant au départ. Donc là, tu étais sur la langue. Et puis après, sur tout ce qui était la logistique, pour le logement, j'avais pris ma coque avec moi pour pouvoir être complètement en détendance et pouvoir dormir un petit peu n'importe où. Même si au final, je me suis énormément invitée. Ça, je ne peux pas en reparler. En fait, je me suis retrouvée à dormir énormément chez l'habitant, en yurk, etc. Et puis, pour tout ce qui était la logistique nourriture, j'avais fait en sorte que du coup, dans le chemin 20 litres, que j'allais tracer des pieds de... J'étais par au moins des petits villages, ce genre de choses, acté régulièrement. Donc, tous les cinq jours, pour ne pas trop porter de nourriture avec moi. Je prévoyais toujours un taux de faute, parce que je ne savais jamais trop ce que j'allais trouver dans les villages, ce que c'est d'y aller, avoir une petite supérette, etc. Bon, au final, la nourriture n'a vraiment pas été un souci, puisque, encore une fois, je me suis fait énormément inviter chez l'habitant. Et en fait, c'est hyper généreux. hyper hospitalier et du coup souvent il m'offrait de la nourriture et du coup je me suis souvent retrouvée avec beaucoup trop plutôt que pas assez à devoir porter beaucoup de nourriture avec moi et puis après pour l'eau c'était vrai qu'on avait un peu dit, je l'avais lu mais en fait il y avait vraiment des sourdes d'eau partout partout, des rivières des lacs au cas d'histoire et du coup j'avais ma bourre de filtrante et voilà je savais que j'avais pas besoin de trop porter très souvent je pouvais et il faut être les petits cours d'eau pour nous rassayer en eau.
- Speaker #1
Ah ouais, donc pas si mal pour s'organiser.
- Speaker #0
Ouais, ouais, ouais.
- Speaker #1
Si tu peux nous donner une idée, tu vois, de ton sac à dos, enfin, du coup, j'imagine que tu avais ta tante, etc., mais qu'est-ce que tu avais emporté au global ? Je sais que souvent, les auditrices et auditeurs aiment bien avoir un peu des petits détails pratiques, genre combien ton sac pesait, je ne sais pas, le litrage.
- Speaker #0
Ouais, carrément, carrément. Alors, vous avez un sac de 50 litres. avec moi. Je ne suis pas une pro de l'ultra light comme beaucoup des randonneurs à longue distance le sont. Moi, j'aime bien avoir mon petit confort avec moi quand même. Même si j'ai quand même amélioré mon sac par rapport au PCT où j'étais partie avec vraiment beaucoup trop de choses. Là, quand même, je tiens les plus vers l'essentiel. Mais c'est vrai que du coup, la tente, le sac de couchage, le matelas, qui sont vraiment les trois essentiels en fait pour dormir. Après, du coup, j'avais le sac avec le petit réchaud, la courchette et la bonbonne de gaz que j'avais réussi à trouver à Bishkek. Parce que ça aussi, ce n'est pas facile de trouver tout ce qu'on peut trouver facilement en Europe ou sur les choses. C'est vrai que du coup... Moi, j'ai dit que ça allait poser question de... Et puis, ça extraîne une bonbonne... Enfin, plutôt un réchou à l'alcool ou tout genre de choses. Mais bon, au final, en me renseignant, je m'étais dit que je réussirais potentiellement à trouver quand même des bonbonnes de gaz et en cherchant un peu, j'en ai trouvé. Donc, j'avais ça. J'avais mes affaires sur moi. Un short, un t-shirt, mes chaussettes, ma casquette. Enfin, voilà, ce genre de choses. J'avais des affaires pour la nuit. Donc, un change pour la nuit. La doudoune. J'avais des micro-crampons aussi avec moi au cas où, parce que je savais que potentiellement j'allais tomber sur la neige une fois arrivée dans les monts célestes. Donc j'avais pris ça aussi avec moi. Les bâtons, voilà. Et puis bien sûr aussi le matériel, une batterie externe. J'avais pris un petit panneau solaire aussi au cas où, qui au final ne m'a pas trop servi, mais j'en avais pris quand même au cas où. J'avais une petite caméra aussi pour filmer. Je crois que c'est très tôt. J'étais allée vers l'hôpital, mais j'avais quand même 9 kilos avec moi. Et après, plus la nourriture, on fréquentait 10 kilos quand il était bien plein.
- Speaker #1
Oui, forcément. Il faisait froid, d'ailleurs. Je ne t'ai pas posé la question. Tu as parlé de doudoune, mais je me dis qu'il doit y avoir des grosses variations de température, non ?
- Speaker #0
Oui. Quand je suis arrivée, on était presque autour de... 40° à Bousquet et je me suis dit waouh ça va être compliqué et c'est vrai que les premiers jours ils étaient ultra chaud parce que j'étais pas encore dans les hautes montagnes j'étais plus dans les steps et du coup j'étais obligée de commencer vraiment tout à marcher de me faire des longues siestes en samedi 14h parce que vraiment ils étaient trop trop chaud et donc là je me suis dit waouh si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud si c'est chaud Mais au final, je n'aurais pas dû parler trop vite parce qu'après, très vite, quand je suis arrivée dans les Mousselesses et que j'ai commencé à marcher mi-juillet, je pense que j'étais dans les Mousselesses vers août. Et là, c'est vrai que du coup, en moyenne, tu es à 3000 mètres d'altitude quasiment tout le temps. Et c'est vrai que même si la journée, quand tu marches, tu as été bien, j'étais facilement en short-shirt, mais c'est vrai que les nuits étaient très très froides. Je ne m'attendais pas à ce que ce soit aussi froid. Et là, comme je savais que normalement, j'étais partie jusqu'à octobre, je me suis dit, waouh, ça va potentiellement être un peu crisqué tout ça. Mais bon, en fait, on s'y fait. J'avais quand même prévu du bon matos, donc ça a aidé. Mais ouais, j'ai eu quelques nuitées vraiment bien pas froides. T'as eu un peu des températures différentes.
- Speaker #1
Ouais, c'est ça.
- Speaker #0
Et à quoi ressemblait une journée type ? Alors, j'imagine qu'il n'y a pas une journée type, mais tu vois, pour nous donner un peu une idée de ton quotidien durant ces mois.
- Speaker #1
Ouais, c'est vrai qu'il n'y a pas de journée type. C'est ça aussi que j'aime trop dans ce genre d'aventure. C'est qu'en fait, tout reste à écrire et que tu ne sais jamais trop comment la journée va se dérouler en fonction de l'endroit où tu trouves les rencontres que tu fais. Voilà. Mais du coup, bah... Une journée de chiffre, elle pouvait ressembler à un réveil autour de 6h. Parce que tu vis vraiment avec les collègues sur ce genre de chemin, et c'est ça qui est vraiment trop chouette. Donc, me réveiller vers 6h, petit déjeuner dans la tente, dans mon sac de couchage. Je me prenais un petit camp pour lire. J'avais emmené ma liseuse aussi avec moi. Pareil, c'est une partie de l'objet confort que j'aime bien. Et du coup, je me prenais le temps de me réveiller. nos soeurs, et puis voilà, vers 7h30, 8h, je rembannais tout, on se met la cante dans le sac, etc. Et puis, c'est parti pour la journée. La veille, je regardais toujours un petit peu, voilà, quoi allait ressembler rapidement ma journée, que ce soit en termes de délimité, en termes de thymètre, même si je ne savais jamais trop quand elle allait s'amener. Et puis après, tu étais vraiment... En fonction de là où je me trouvais, souvent des rencontres, je me suis fait... énormément invités par les Tchurjubes, en fait, qu'ils utilisent, notamment dans les Tepes et dans les montagnes célestes. Puisqu'il faut savoir, du coup, que le peuple tchurdiste, c'est un peuple qui est semi-nomade, il était, donc, de juin à septembre, un peu près, où ils partent de leur village, de leur maison, et ils vont installer, en fait, leur yurt dans les Tepes pour faire paître leurs troupeaux. et donc je filme comme ça pendant 4 mois au milieu de la nature et donc c'est vrai que je rencontrais vraiment beaucoup de nomades à mesure de mes journées et c'est un peuple hyper accueillant c'est partie de leur culture aussi de devoir accueillir l'étranger et du coup je me retrouvais souvent à être impliquée 3, 4, 5, 6 fois pour boire le thé dans la journée Donc des fois, je n'avançais pas beaucoup. Je me disais que ça allait peut-être prendre un peu plus de temps que prévu. Mais c'était des moments qui étaient incroyables d'échanges, de rencontres, de voir aussi un mode de vie qui était complètement différent d'une autre. Donc mes journées, elles étaient souvent rythmées par ça, par des fois mes douleurs aussi physiques, qui me faisaient prendre un peu de pause, par la faim aussi. Au bout d'un moment, il était bien présent, c'est qu'il ne faisait pas un topique de pause, etc. Mais du coup, je dirais que souvent, mes journées, c'était autour de 30-35 bornes. Et puis, un petit peu avant que le soleil se couche et que je trouvais un petit peu sympa, je posais la tanque. J'installais mon petit bivouac. Je m'installais dans mon sac de couchage, sur mon petit matelas. Et là, j'allumais le petit rétour pour me faire les petites nouilles instantanées du soir. avec une super vue solo dans ma tempe et il me disait, waouh, qu'elle est incroyable, genre qu'elle était fou de livre comme ça. Et puis ça a recommencé le lendemain. C'est un mode de vie qui est assez fou parce qu'il y a un côté très routinier où en fait, tous les jours, tu repaques ton sac, tu repars pour marcher, tu déballes ton sac, etc. Mais en même temps, avec aucune journée qui se ressemble. C'est fantastique. des paysages qui sont différents, les rencontres sont différentes, il t'arrive des choses qui n'avaient pas prévues. Et c'est ça que j'aime trop dans ce genre de voyage itinérant, c'est que il n'y a pas d'inconnu, c'est présent.
- Speaker #0
Et tu nous parlais de cette hospitalité incroyable des Kirghiz. Est-ce que tu as une rencontre marquante que tu as envie de nous raconter ?
- Speaker #1
Il y en a ça, c'est dur d'en choisir une.
- Speaker #0
Tu peux en prendre plusieurs, si tu veux.
- Speaker #1
Non, il y en a eu énormément, des familles qui m'ont marquée, des rencontres qui m'ont marquée. Là, si je pense à une, par exemple, peut-être que j'avais trouvé ça complètement flou, cette rencontre-là, mais c'est vrai que j'ai voulu redémarrer ma journée et au bout de 10 kilomètres, je tombe sur un papa avec ses deux enfants. Je venais de sortir d'un petit village et ils étaient à côté de leur voiture. Ils me proposent de venir le faire chez eux. C'était dans leur maison qui s'arrête au plus loin. Ça faisait que 6 km que je marchais, donc je m'étais dit, je ne sais pas déjà. En fait, il était un peu insistant. Pour eux, c'est vraiment un honneur de pouvoir t'accueillir. Et du coup, je me dis, bon, allez, en vrai, allons-y. Et du coup, je vais boire le thé. Je vais boire le thé chez eux. Et puis, voilà, super bon fini. C'est vraiment hyper sympa. Ils m'accueillent. Enfin, toujours, ils t'accueillent comme une reine. Ils servent le thé. Il y a des petits gâteaux. Après, ils servent la soupe, de la visande. Vraiment, t'es vraiment accueillie comme une reine. Et du coup, ils me disent qu'en fait, dans deux heures, ils doivent aller au mariage d'une amie. d'une amie à eux, ils me disent tu ne veux pas venir avec nous au mariage de leur amie non je vais continuer mon chemin et puis en fait on continue à parler et puis merci Marion je me disais mais j'ai rien du tout à me mettre j'ai que mes affaires de rando je ne peux pas venir au mariage la maman de la famille me dit merci Marion je vais te prêter des affaires et en fait une heure après je me retrouvais avec les habits de la maman qui redisent elle m'avait refait un petit maquillage elle m'avait passé des petites chaussures à talons sauf qu'en fait les pieds sont quand même beaucoup plus petits que les chaussures européennes surtout que moi je fais du 41 et du coup je me suis retrouvée dans des petites chaussures à talons c'est du 39 à essayer de fermer le truc et en fait je me suis retrouvée au milieu de ce mariage dans une immense salle où ils étaient tous bien avisés et en fait j'ai passé la journée avec eux la soirée avec eux à... J'étais la seule touriste au milieu de ce mariage. Et ce qui était fou, c'est que les gens venaient me voir en me disant « Ah, t'es touriste ? » Et là, je me disais « Oui, oui. » « Ah, ok, super ! » Et ça n'avait l'air de choquer personne qu'il y ait une touriste au milieu de ce mariage. Et je trouvais ça fou parce qu'en France, ça ne serait pas du tout comme ça. On n'a pas envie d'un inconnu à un mariage. Et c'était trop chouette de partager ces moments-là. On s'est mis à danser, à placer la soirée ensemble. Et du coup, le soir, ils m'ont bien sûr proposé de dormir chez eux. Et le lendemain matin, les au revoirs étaient ultra compliqués. Vraiment, on avait passé presque 24 heures ensemble. Et à ce moment-là, je me disais que c'était des gens que je ne reverrais jamais. Et je trouvais ça plus d'humanité de me dire d'accueillir quelqu'un comme ça que vous ne connaissez pas. Et c'était trop chouette. Et puis, ils ne voulaient pas que je reparte. S'il avait peur... pour moi. C'était vraiment des au revoirs difficiles, mais c'était aussi ce que j'étais venue chercher dans cette aventure, ces rencontres et ces partages. Du coup, ça a été vraiment une rencontre ultra marquante, par exemple.
- Speaker #0
Ça devait être dingue.
- Speaker #1
Oui, c'était dingue. Aujourd'hui, je suis encore en contact avec la famille. On s'écrit de temps en temps et c'est trop chouette.
- Speaker #0
Génial. Tu disais, évidemment, que tu étais seule, sauf quand tu as des amis qui t'ont rejoint.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Comment est-ce que tu as géré aussi cet aspect, toujours l'aspect forcément sécurité, auquel on pense quand même davantage quand on est une femme ? Est-ce que tu penses que ça a changé aussi certaines de tes interactions sur place ? Comment tu as géré en fait cet aspect-là ?
- Speaker #1
Oui, je pense que forcément, il y a une part où ça a changé un petit peu l'interaction, dans le sens où c'est quelque chose qu'on a en tête quand on part pour un voyage comme ça. En tant que femme, je pense que c'est fortement différent pour un homme. de faire ta. Donc, moi, je m'étais fixée un petit peu avec cette règle de poussante qui était qu'un homme, s'il m'en dit chez lui, à Patelagne, etc., je lui demandais toujours s'il aurait sa pâle ou ses enfants, etc., s'il savait qu'il était tout seul. Bon, il avait l'air très sympa. Je lui disais que j'allais aller continuer mon chemin et qu'il était très gentil. Mais du coup, forcément, il y a des petites règles de bon sens comme ça. Parce que, bien sûr qu'on sait que le risque zéro, il n'existe pas. Et ça, c'est quelque chose que je remettais souvent à mes proches quand ils vivaient. J'avais souvent pu entendre que c'était un peu inconscient forcément d'aller partir faire ce voyage tout seul en tant que femme. Mais non, ce voyage, il était hyper conscientisé. Je savais les risques que je faisais. Je savais qu'il y avait le risque zéro, il n'existait pas. Mais en fait, le risque zéro, il n'existe pas nulle part. Et ça, c'est quelque chose que je... que je répète très souvent, mais c'est que dans mon quotidien aussi, quand on habite dans une grande ville, tu sais aussi que tu peux t'arriver des choses. La vie fait que dans tous les cas, la part de risque, elle est partout. Et en fait, elle n'est pas plus accentuée parce que c'est l'inconnu. Et ce n'est pas parce que c'est l'inconnu qu'il y a forcément plus de risques. Et donc, oui, forcément, ça a un petit peu changé mes interactions. Pour autant, et c'est ça que j'ai trouvé fou, c'est que, je le dis aujourd'hui, après avoir fait une séculation de voyage, en trois mois sur place, je n'ai jamais eu un moment d'insensualité. Vraiment, j'ai eu des peurs, parce que les peurs... c'est des choses que tu ne contrôles pas. Et j'avais peur, justement, d'être dans ce sentiment d'insécurité. La peur était aussi ce qui te permet de rester en vigilance, etc. Donc, elle n'est pas mauvaise. Mais le fait est que je ne me suis jamais retrouvée dans un moment d'insécurité. Et qu'au final, j'ai aussi été... En fait, je me suis rendue compte que les Kyries étaient aussi hyper apeurées pour moi. Ils étaient toujours... assez effrayée par ce que j'entreprenais et du coup, le fait de leur dire que j'allais traverser ce pays à pied, ils étaient toujours à vouloir me proposer justement d'être hébergée, de vouloir m'aider, de pouvoir me mettre en sécurité la plupart du temps et en fait, du coup, j'ai vraiment jamais rencontré ce sentiment d'insécurité.
- Speaker #0
Ah bah, trop bien. Et est-ce que t'as eu des moments de... de doute, de fatigue, parce que c'est long quand même. Au final, d'ailleurs, c'était combien de temps déjà passé sur la route ?
- Speaker #1
Trois mois.
- Speaker #0
Trois mois, donc au bout de trois mois quand même. En général, on a des petites variations d'humeur, etc. Est-ce que tu as eu des moments comme ça un peu plus difficiles ?
- Speaker #1
Oui, carrément. Il y en a eu pas mal des moments difficiles. Je pense que il y a eu deux choses qui ont été vraiment difficiles, mentales et physiquement. La première... mentalement, ça a été surtout quelque chose auquel je ne m'étais pas forcément hyper préparée dans le sens où, comme je disais, avant de partir, il y a eu toutes les remises en question de mes proches, des gens avec qui je parlais du projet dans lequel je m'étais lancée. Et une fois que j'avais réussi un peu à convaincre tout le monde et à me persuader que j'allais quand même le faire et que j'étais partie et que je m'étais lancée dans l'aventure, je m'étais un peu dit, ok, c'est bon, ça c'est derrière moi et maintenant, voilà. je me fais confiance et j'y vais. Et en fait, j'avais un peu sous-estimé, tuerais aussi les peurs des locaux. Et que, en fait, très vite, dans mes premières rencontres, etc., je me suis rendue compte que, dès que je parlais du projet que j'étais en train de faire aux locaux que je rencontrais, très vite, ils me disaient que j'étais un peu inconsciente, qu'il y avait des loups, qu'il y avait des ours, que derrière la montagne, il n'y avait pas de chemin, que ce n'était pas possible. Et c'est vrai que je ne m'étais pas préparée à ce que, sur place, on se mette en question vraiment la faisabilité du projet. Et du coup, je me retrouvais à devoir argumenter avec des personnes dont le pays, et qui pour moi, connaissent quand même aussi leur pays. Et je me disais, mais en fait, qui suis-je, moi, petite européenne, à arriver comme ça dans leur pays, et leur dire qu'en fait, c'est complètement faisable, moi je vais le faire. Et il y a un peu ce côté où ça m'a... ou la légitimité de faire que tu es en train de faire, ma peau de question où je me suis dit est-ce que vraiment si eux me disent que ce n'est pas possible, est-ce que vraiment du coup je me fais confiance et je continue est-ce que du coup aussi je ne remis pas trop est-ce que je suis vraiment à ma place en leur disant ça et en allant trop remuer aussi peut-être des choses chez eux, voilà s'il y a des peurs des loups et des ours Merci. pourquoi est-ce que vraiment du coup c'est un danger etc. J'ai compris du coup aussi avec le temps qu'en fait les chenilles sont aussi un peu cultivées dans la nature notamment l'été etc. Mais en fait ils ont un endroit spécifique où en fait ils restent c'est ce qu'on appelle leur jailo et en fait ils bougent pas non plus beaucoup ils vont pas forcément explorer les alentours donc ils savent pas forcément ce qu'il y a derrière la montagne le fait est que les loups et les zooks s'attaquent énormément aussi à leurs troupeaux donc forcément ils ont développé une grande peur et c'était légitime mais au fur et à mesure du chemin je me suis rendu compte que leur peur était légitime mais que ça ne remettait pas forcément en question toute la faisabilité du projet mais ça a été un grand travail avec Maureen de vraiment me faire confiance et de me dire tu t'es lancée dans ce projet tu t'es préparée, tu t'es renseignée Et toi, tu penses que tu peux le faire. Alors, bien sûr que tu écoutes ce qu'il faut, enfin, ce qu'il est au point de dire, parce qu'il y a des bonnes raisons. Mais vas-y, fais-toi confiance. Et si tu penses que tu peux encore essayer un petit peu, vas-y, et puis tu verras. Et puis si tu dois t'arrêter, tu t'arrêteras. Mais c'est vrai que ça m'a pris une grosse part d'énergie. Et je me souviens d'un moment où avait-il un local et il s'est presque pris un petit peu la tête parce qu'il ne voulait pas me laisser repartir, mais parce qu'il avait vraiment, vraiment peur pour moi. Et que je comprenais, mais je savais en plus que c'était une partie où j'avais rejoint un petit bout de l'itinéraire de Jérémy. Donc, je savais en plus que le chemin, j'avais lu, mais c'est vraiment entonné. Je savais que le chemin existait vraiment. Et lui me persuadait que derrière la montagne, il n'y avait pas de chemin, que ce n'était pas possible. Et voilà, ça a été vraiment beaucoup de remises en question à ce niveau-là. Donc ça, je dirais que c'est la grosse partie où mentalement, ça a été un petit peu compliqué. Et puis, pour la partie physique, c'est surtout que dans la deuxième partie du chemin, du jour au lendemain, j'avais une grosse, grosse douleur au pied. Et je ne comprenais pas trop pourquoi. Je me disais que ça allait passer, ça allait passer. Et en fait, je me suis retrouvée à continuer à marcher sur ce pied pendant des kilomètres et des kilomètres, et des jours et des jours. Et au final, je finis mes journées en pleurant, parce que j'avais trop trop mal, c'était hyper compliqué. Et puis au bout d'un moment, j'en parlais à mes amis, qui me disaient « Marie, on ne s'en va pas quand même faire checker et tout ça. » Et en fait, du coup, un mois était passé, et j'ai dit « Il faut quand même que j'aille voir ce qui ne passait pas. » Et en fait, j'ai rendu compte qu'on allait en faire un IRN sur F. parce que je m'étais pété l'orteil, et qu'en fait, ça faisait un mois que je marchais avec l'orteil complètement pété, et ça, ça a été très compliqué, parce que du coup, la douleur était très dure, et du coup, j'aurais dû m'arrêter, parce que c'était vraiment incroyable, mais je savais aussi que psychologiquement, pour moi, c'était un projet où j'avais quand même mis tout de côté pour ce voyage, j'avais quitté mon boulot, j'avais quitté mon appartement, et que du coup, c'était trop important pour moi d'aller au bout. Et je savais que les conséquences sur ma fonds clémentel pouvaient être aussi très impactées si je rentrais, si j'allais terminer le projet comme ça. Alors, j'ai juste modifié un petit peu l'itinéraire pour le simplifier, le raccourcir sur la fin. Mais voilà, en parlant avec un... J'ai quand même fait un vidéo avec un médecin en France qui m'a dit que le mal était fait, en cinq guillemets, et que si j'avais vraiment envie d'aller au bout, enfin, je pouvais aller au bout, mais que voilà, il fallait que je regarde ça en France. Et au final... Il y a une part de moi où je me dis que j'ai bien fait de m'écouter parce qu'au final, tout s'est remis en place tout seul et que j'ai fait ma propre actionnée avec ça. Ça s'est restructuré. Je ne conseille pas forcément de faire ça, mais je pense que c'est important aussi de s'écouter et de savoir… Je savais aussi les conséquences que ça allait avoir si je m'arrêtais en plein milieu de ce projet. Du coup, j'ai été au bout comme ça. Mais c'est vrai que physiquement, ça a été compliqué. Ça a été forcément compliqué.
- Speaker #0
Pas simple quand même, effectivement. Et au bilan, si tu dresses un bilan global de cette aventure, sur l'aspect marche, l'aspect voyage, l'aspect lever de fond, et puis après, tu as aussi le retour à la vie normale, qui n'est pas forcément simple après. Quelques mois après, qu'est-ce que tu retires de tout ça ?
- Speaker #1
Créer une aventure incroyable, surtout sur le plan humain. Là, j'ai parlé d'une rencontre, mais il y en a eu des dizaines comme ça. Et du coup, c'est vrai que de voir le contraste entre tout le schéma qu'on m'avait un peu dressé du pays, en tous les cas, des peurs qu'on m'avait un peu dressées sur l'effet que c'était l'inconnu, que je pouvais faire des nouvelles rencontres, etc., de me rendre compte de la réalité sur le terrain et en fait, la générosité et l'hospitalité. que j'ai rencontré qui était vraiment incroyable. Ça m'a vraiment donné foi en l'humanité, ça c'est clair. Et ça va être dans un monde qu'aujourd'hui, on entend beaucoup de choses qui tournent par rond. Ça fait du bien aussi de se rendre compte qu'il y a encore plein de belles choses, même dans les endroits qu'on ne connaît pas. Donc ça qui a été assez incroyable, ça m'a forcément aussi donné confiance sur le fait que j'étais capable de... de faire quelque chose comme ça, qui était complètement inconnu, de dresser un itinéraire et de pouvoir aller au bout d'un projet comme ça. Donc ça, ça a été fou aussi. Trop contente aussi d'avoir pu réaliser ça pour les extraordinaires. D'ailleurs, il y a deux filles de l'association des extraordinaires qui m'ont rejoint pendant le périple. Et du coup, on a pu vraiment mettre en lumière l'association. On a pu aller à la rencontre aussi de projets associatifs qui... d'inclusion aussi Ausha des portes, pour les projets aussi, pour les pertes d'anticipation de handicap. Et ça, ça a été des échanges assez incroyables aussi. Donc, ouais, je pense que forcément, j'ai appris énormément sur moi, sur les peurs aussi qu'on peut surpasser. Et voilà. Et après, sur le retour, c'est forcément pas la partie la plus simple, entre les deux, parce que vraiment, voilà, quand... Quand on a vécu pendant trois mois quelque chose qui est complètement différent de son quotidien, revenir à la réalité, et surtout devoir expliquer un voyage comme ça, quand il n'y a pas tellement de choses, et c'est tellement éloigné de ce que chacun peut vivre au quotidien, ce n'est pas facile. Après, comme j'avais déjà vécu le quétier, j'avais déjà eu ce retour un peu compliqué, donc c'est facile de savoir de plus à quoi m'attendre. Et je pense que le voyage en train, le retour a été ultra bénéfique aussi pour ça. Parce qu'en fait, le fait de prendre le temps, de revenir doucement à un mode de vie, de la plus heureux qu'il y a, d'avoir des longues heures à s'ennuyer, on peut dire, mais dans le train, ça m'a permis d'écrire, de lire, de digérer en fait tout ce que j'avais reçu, de réintroducter un petit peu tout ça. Et c'est vrai que le retour, je pense qu'il a été beaucoup plus simple que s'ils avaient juste pris un vol et qu'à 10 heures plus tard, je suis arrivée à Paris et que je me repasse. qu'on est... La vie à 100 à l'heure.
- Speaker #0
C'est moins brutal.
- Speaker #1
C'est moins brutal.
- Speaker #0
Est-ce que tu as des nouveaux projets d'itinérance ?
- Speaker #1
Alors, je n'ai pas forcément de nouveaux projets là tout de suite parce que je suis quelqu'un qui verra aussi au fur et à mesure s'il y a d'autres petits signes de la vie qui m'amènent sur d'autres chemins. Là, je n'ai pas de gros projets. Cet été, je vais quand même retourner aux Etats-Unis parce que je vais au mariage justement de mes copains que j'avais rencontrés sur le PCT. Et du coup, avec un petit groupe de copains que j'ai rencontrés sur TCT, on va retourner dans une partie du PCT, dans la Tiranivada, vers le John Muir Trail, qui est un chemin qui traverse la Tiranivada, puisque je l'avais vécu complètement sous la neige. Et du coup, là, on va essayer de la voir pendant l'été, voir les paysages que je n'avais pas vus de cette manière-là. Donc, on va faire ça pendant 15 jours. Mais je n'ai pas encore de gros projets. gros projet d'itinérance, ça, on verra pour l'instant.
- Speaker #0
J'aime bien, toi tu parles d'itinérance de 15 jours en disant non, pas de gros projet, c'est déjà pas mal en fait.
- Speaker #1
Un petit truc. C'est clairement déjà ça mal, mais c'est vrai que voilà.
- Speaker #0
Chacun son échelle, c'est normal. Et pour terminer, est-ce que t'aurais un conseil à donner à une femme qui rêve peut-être aussi de grandes itinérances comme ça mais qui n'a pas encore osé se lancer ? Ouais,
- Speaker #1
Déjà, je dirais qu'elle est lustime de le faire et que ce n'est pas réservé aux hommes. L'aventure peut totalement être faite pour faire des femmes. D'ailleurs, s'inspirer de femmes qui l'ont fait, je sais que Ella Maillard, ça a été de me dire que si une femme de son époque a pu réaliser des grandes explorations comme ça avec les moyens de l'époque, pourquoi pas moi aujourd'hui, à mon échelle, essayer d'aller faire ça. C'est vrai que... Les rôles modèles, ça peut vraiment aider à se lancer dans des aventures comme ça. Je pense que c'est important aussi de déconstruire ses peurs, même si c'est plus facile à dire qu'à faire, mais d'essayer vraiment de comprendre quelles sont-elles, pourquoi elles sont là, et d'essayer de conscientiser peut-être à quel point il y a vraiment un plus gros risque à aller entreprendre ça par rapport à son quotidien et de se rendre compte qu'en final... Le risque d'euro, il n'existe pas non plus dans sa vie. Je veux dire, en fonction de là où on habite, je veux dire, tu rentres le soir toute seule dans le métro, des mauvaises rencontres, ça peut aussi arriver. Et qu'au final, la probabilité de rencontrer des mauvaises personnes dans le sacron des montagnes, elle n'est finalement pas plus élevée, voire peut-être plus faible. Donc, il y a vraiment ce côté-là aussi. Et puis, on se rend tout en compte que ce n'est pas forcément plus dangereux. Et puis peut-être aussi de concentrer davantage sur ce que ça peut nous apporter, plutôt que sur nos affaires, parce que ça, c'est quelque chose qu'on… J'ai l'impression en tous les cas aujourd'hui qu'on se concentre vraiment sur justement tous les risques, pourquoi on ne le fait pas, parce que c'est trop étiquette, etc. Plutôt que vraiment sur tout ce que ça peut s'apporter et comment le réaliser. Donc ça, je pense que c'est aussi un conseil que je vais donner. Et peut-être, ouais, un… Un dernier conseil, c'est que moi, j'avais vraiment, j'ai souvent cette phrase que j'avais lue, qui était « à nous apprendre à craindre la nuit, on nous a privé des étoiles » . Et ça, pour moi, c'est une phrase qui résonne souvent en disant qu'en fait, une fois qu'on dépasse nos peurs, on peut s'offrir vraiment un cadeau d'un monde qui est fou, et il y a un champ des possibles qui est vraiment, vraiment incroyable, et que ça vaut de l'appel de réaliser ses rêves. Donc vraiment, je peux t'encourager à ce niveau-là.
- Speaker #0
Vous ne connaissez pas cette citation, mais je vais la noter. C'est incroyable. Merci beaucoup Marion pour tout ce partage. C'était vraiment génial de t'entendre raconter toute cette très belle aventure. Ça me donnait très envie.
- Speaker #1
Merci à toi Lorraine de m'avoir accueillie sur le podcast.
- Speaker #0
Avec grand plaisir. A bientôt.
- Speaker #1
A bientôt.
- Speaker #0
Merci d'avoir écouté cet épisode. S'il vous a plu, n'hésitez pas à mettre 5 étoiles sur les plateformes de podcast, à nous laisser un commentaire, on lit tout et ça fait vraiment plaisir. Et vous pouvez aussi nous suivre sur Instagram et surtout vous abonner à la newsletter avec plein d'infos sur le sport outdoor au féminin.