- Speaker #0
La Sportive Outdoor, le podcast des sports outdoor au féminin pour s'inspirer, apprendre et oser.
- Speaker #1
Bonjour à toutes, aujourd'hui je reçois Justine Pierron, coach sportive spécialisée en trail et fitness. Avec Justine, nous allons parler du trail au féminin. Alors on va parler d'entraînement, de cycles menstruels, de matériel adapté. Pas mal de sujets qu'on va voir aujourd'hui. Bienvenue Justine, est-ce que tu veux bien te présenter déjà ?
- Speaker #0
Salut Lorraine, déjà merci du coup de me recevoir ici. Je suis Justine Piron, coach sportive et spécialisée notamment en fitness et trail. Et là, depuis peu, vraiment sur l'accompagnement au niveau des femmes.
- Speaker #1
Et comment est-ce que ça t'est venu de spécialiser dans les femmes et la physiologie féminine ?
- Speaker #0
Je me suis rendu compte qu'il n'y avait finalement pas beaucoup d'accompagnement qui était fait spécialement pour les femmes. Moi-même étant une femme, je me rends compte que souvent, c'est les hommes. Il y a ce qui est fait, en fait, les entraînements pour les hommes. Mais en fait, on est, comme je dis souvent, on n'est pas des petits hommes. Et on a vraiment nos spécificités. Et puis, du coup, ça m'a vraiment intéressée. Je suis passionnée par le corps humain et la physiologie. Donc, je me suis dit, mais en fait, oui, il y a quelque chose à adapter pour les femmes.
- Speaker #1
Et toi, explique-nous, tu as quelle formation, en fait, à la base ?
- Speaker #0
Alors, initialement, moi, je suis préparatrice en pharmacie hospitalière. Donc, ça, ça remonte à quelques années. Ce n'est pas que je m'ennuyais un petit peu, mais j'ai voulu plutôt amener dans un premier temps les personnes en meilleure santé par le biais du sport. Parce que je pratiquais à côté déjà différents sports. Et je me suis dit que ça me correspondait plus. Donc j'ai quitté ce monde-là pour reprendre des études dans le sport et avoir ces diplômes aujourd'hui.
- Speaker #1
Donc tu as une formation, c'est STAPS.
- Speaker #0
Alors moi, justement, j'ai pris directement les BPGEPS. puisque du coup avec tout ce que j'avais comme bagage précédent j'ai préféré aller directement vers des spécificités qui m'intéressaient que de reprendre en fait tout un cursus et faire des formations complémentaires donc d'année en année ce que j'ai envie de découvrir et approfondir je fais des formations à côté ça
- Speaker #1
c'est chouette de pouvoir faire ça et alors le corps féminin on va dire comment est-ce qu'il réagit à des efforts d'endurance ?
- Speaker #0
Alors du coup là au niveau de l'endurance les femmes sont plutôt très bonnes. On se rend compte qu'en tout cas sur des efforts longs et de plus en plus en fait les études sont en train de le prouver aussi qu'effectivement étant donné qu'on est différentes, enfin en tout cas on est nous, différentes j'aime pas ce mot mais voilà les femmes en fait ont des films musculaires qui leur permettent plutôt d'être dans l'endurance. Donc c'est vrai qu'on ne voit pas beaucoup de femmes sur les longs, du trial long ou des ultras, mais pour le coup, c'est là où elles seraient le plus performantes. Et quand je dis performantes, ce n'est pas forcément d'arriver première ou autre, mais en tout cas, elles, d'être plus à l'aise.
- Speaker #1
Oui, c'est ça, c'est intéressant quand même de voir ça. Mais on voit qu'il y a des femmes à haut niveau qui arrivent à vraiment performer. hyper nombreuses, mais par contre, celles qui y sont, il y a quand même des exemples bien marquants.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça. Et en plus, les écarts, c'est que plus on va vers le long et finalement, en durée, les hommes sont pour l'instant sur certaines courses premières, mais je crois qu'il y a certaines courses où les femmes, quand elles vont s'y mettre et qu'elles vont prendre confiance en elles, pourquoi pas être devant ? Et il n'y a pas de mal à ça. enfin les... Je trouve que les hommes, avec leur égo, ne veulent pas trop que les femmes les dépassent. Des fois, on entend des remarques sur les courses ou autres. Mais voilà, si on est performante là, pourquoi pas s'essayer ?
- Speaker #1
Oui, c'est clair. Et quelles sont les principales différences ? Évidemment, on ne va pas faire un cours, c'est validé. Mais quelles sont les principales différences qu'on a entre hommes et femmes, un peu pour schématiser ?
- Speaker #0
Du coup, on a un peu moins de muscles que les hommes. Donc entre 10 et 15% en moins par rapport aux hommes. Mais ça, c'est physiologique, les hommes, les femmes. Et on a plus de masse grasse. Donc c'est ce qui fait que les hommes ont plus facile à aller sur des épreuves courtes où, par exemple, il y a besoin d'intensité ou autre, où eux vont être très performants. Et nous, les femmes, du coup, pouvoir durer plus dans le temps, puisque quand on est sur du travail long, pas forcément par rapport aux cours, la gestion n'est pas la même. On ne va pas courir un 80 km comme on court un 20 km en trail. Et du coup, les filières énergétiques qui sont utilisées dans le trail long, par exemple, on sera plus sur l'endurance et du coup sur les lipides. Donc étant donné que nous, on a plus de réserves que les hommes, c'est là où ça nous permet d'utiliser des heures et des heures sans souci.
- Speaker #1
Ça, c'est déjà cool. Parce que sinon, je trouve que parfois, quand on regarde les différences, il y a un peu un côté où on se dit, bon, on est quand même un peu mal barré. Enfin, on a moins de muscles, il y a moins de capacités pulmonaires. Alors ça, il y a pas mal de trucs où on n'est pas avantageux.
- Speaker #0
Voilà. Mais il faut justement tirer ce qu'on a, nous, comme avantage. Parce que souvent, c'est comparé comme ça. Mais finalement, justement, c'est se dire, en fait, si, je peux faire ça grâce à ça. Et comme tu disais, là, au niveau pulmonaire et même où on a un plus petit cœur. plus petites caches thoraciques, etc. Donc c'est vrai que déjà, ça peut amener à d'autres problèmes, et puis avec les hormones, etc. aussi. Mais du coup, aller chercher nos qualités et s'en servir. Et puis après, c'est question d'adaptation, parce que c'est vrai qu'on a moins de muscles, mais qui nous dit qu'on ne peut pas s'en créer par le renforcement musculaire, la musculation vraiment. Ça, dans mes accompagnements que je fais pour les femmes. Elles ont de la musculation, rien que physiologiquement, à partir de la trentaine, 35 ans, le phénomène de sarcopénie, donc là qu'on soit homme ou femme, la perte de force musculaire, de masse musculaire. Donc si déjà on ne l'entretient pas et si on ne se la crée pas, effectivement, on passe à côté un petit peu de choses. Donc c'est pour ça que c'est important de se renforcer, de se muscler et de trouver comment s'améliorer aussi.
- Speaker #1
Ouais, c'est ça. Là, c'est encourageant, puis comme ça, effectivement. Et forcément, il y a toujours un des grands sujets, c'est le cycle menstruel. Quelle place, pour l'instant, est-ce que ça a dans le coaching ? J'ai l'impression qu'on en entend, enfin, on commence à en entendre vachement parler, mais est-ce que c'est pris en compte globalement par les coachs, le fait qu'on est une femme, on a un cycle, et voilà ?
- Speaker #0
Eh bien, non. Moi, je trouve que... Enfin, ça commence à être pris en compte, mais je trouve que ce n'est pas encore assez. Parce que déjà, en fait, il y a... énormément d'entraîneurs qui sont plus des hommes et s'ils ne sont pas formés on a souvent la remarque des hommes tu as tes règles ou quoi donc si on vient à commencer à parler du cycle ou des règles il y a beaucoup de femmes que j'accompagne je pense de ce qu'on a appris nous le cycle on te dit ça dure 28 jours déjà donc en gros si c'est 27 ou 29 t'es mal barré mais en fait non, un cycle normal chaque femme en fait est unique donc la durée du cycle déjà elle peut varier d'une femme à l'autre je trouve qu'on nous a appris que t'as l'ovulation, t'as tes règles enfin on nous a finalement pas appris grand chose moi de ce que je me souviens c'est à partir du moment où t'as tes règles c'est que tu peux tomber enceinte sinon si t'as pas fait après ayant fait bac scientifique une première année aussi, du coup, en fac de sciences, etc. Donc, c'est un peu plus poussé. Donc là, j'ai appris aussi comment fonctionne le cycle. Mais sinon, je trouve que les bases de la vie ne sont même pas enseignées à l'école. Donc, je me suis perdue dans ce que je voulais dire. Par rapport à l'enseignement du coaching. Donc déjà, si nous, de base, on ne sait pas comment ça fonctionne. Dans le coaching où les hommes, alors s'ils ne s'y intéressent pas, en fait, ils ont reproduit toutes les études qui ont été faites principalement et majoritairement sur des hommes. On les calque aux femmes. Mais en fait, ça ne marche pas pareil. On a des hormones. On a donc plus de variations à adapter en fonction de chacune. Donc, ça tend à l'être. Ça commence, mais il n'y a pas beaucoup de personnes. Et moi, je trouve que c'est super important. du coup c'est pour ça que je fais que du personnalisé et d'individuel parce que Déjà rien qu'en fonction de son mode de vie ou de sa vie. S'il y a des femmes qui ont des enfants ou suivent le métier, etc. Donc déjà ça, adapter. Plus après au niveau du cycle. En fait, moi je dis toujours, c'est l'entraînement, il va s'adapter à toi. C'est pas à toi de t'adapter à l'entraînement. Et souvent, en fait, c'est ça qu'on retrouve partout. Donc moi, c'est vraiment la volonté après que j'ai eue de pouvoir adapter en fonction du cycle chez la femme.
- Speaker #1
C'est vrai que ce que tu disais, c'est aussi l'impression que j'ai, c'est qu'en fait, à la base, on sait qu'on a nos règles, etc. évidemment, mais on n'a pas une connaissance suffisante du cycle pour le voir comme autre chose que juste assez galère quand j'ai mes règles ou avant ou les deux. Mais disons qu'on ne va pas forcément au-delà de ça. Je trouve quand même qu'une meilleure connaissance du cycle, de comment ça fonctionne en général, et ensuite de son cas particulier, peut quand même pas mal aider au final. Mais j'ai l'impression que ça reste moins tabou quand même qu'à un moment. On arrive un peu plus à en parler. Mais ça reste pas simple quand on fait partie d'un club d'athlètes de dire « Ah ouais, mais alors aujourd'hui, en fait, je suis pas très bien parce que je suis en plein SPMO » . Qu'est-ce qui peut aider, tu penses, à lever un peu ces tabous ?
- Speaker #0
Déjà que finalement, si les femmes en parlent, en fait, moi je comprends. Pas ? Bah pourquoi ? Il y a des tabous en fait. Non mais je trouve ça normal en fait, on est fait comme ça, pourquoi le cacher ? Les hommes le savent très bien, enfin les femmes très bien, qu'on a un cycle, donc en fait il faut en parler. Et c'est vrai que ce que j'ai envie de faire, c'est d'aller faire un peu le tour des clubs d'athlétisme, et faire des ateliers ou autre pour parler de ça. Et aux entraîneurs aussi, peut-être qu'ils ne veulent pas trop en parler, parce que justement ils ne connaissent pas en fait tout ça. Donc moi je trouve ça intéressant. Ça va faire partie un petit peu de mes projets sur 2026. Et de parler de ça. Et puis, comme tu dis, si on ne le sent pas parce qu'on est en période prémenstruelle et qu'on est fatigué, parce qu'en plus, c'est effectivement une période dans le cycle qui pompe énormément d'énergie. Parce que pourquoi ? Parce que le corps, en fait, il se prépare à une éventuelle grossesse. Donc, le cerveau... Non, mais c'est pour ça que dans cette période-là, du coup, qu'on appelle la SPM, le syndrome prémenstruel, souvent, on est fatigué, on ne se sent plus fatigué. Les séances, les sorties, elles sont plus difficiles parce qu'en fait, le cerveau se dit, d'abord, je me focus sur une grossesse. Donc, j'ai besoin de maximiser mon énergie. Alors que sûrement non, mais c'est pour ça qu'on ressent cette fatigue. Dans un premier temps, je dis toujours, essaye sur plusieurs cycles d'analyser, de comprendre ce qui se passe dans ton corps. Pose-toi. prend une application où... un cahier ou autre, et écris ce que tu ressens. Tu vois, déjà ça, sur plusieurs semaines, parce qu'on s'est à l'heure d'aujourd'hui, avec les vies à mille à l'heure, je crois que on s'oublie, dans le sens où on ne sait plus en fait, reconnaître nos signaux, ou ce qui se passe dans notre corps, ou écouter, justement. Donc, prends le temps, pendant deux, trois cycles, comme ça, de se dire, ah bah oui, cette période-là, finalement, moi, elle ne dure pas 14 jours, mais 16. Moi, mes règles, elles ne durent pas 5 jours. Mais 3 ou 8. Enfin, et adapter après vraiment en fonction de soit comment on se sent. Moi, je sais qu'il y en a après au moment des règles, soit elles sont complètement fatiguées, puisqu'avec la perte de sang, etc., donc la fatigue, ou il y en a vraiment le premier jour des règles, justement, ça va être... Punaise, c'est le jour-là en fait où je suis en mode je vais tout exposer, quoi. Donc c'est propre à chacune. Moi... Ce que je fais, c'est adapter les entraînements, mais c'est aussi apprendre aux femmes à se réécouter et à comprendre leur cycle. Après, ça va dépendre s'il y a cycle naturel, si c'est par le biais d'une contraception. Là, on est un peu biaisé parce que c'est des règles de privation. Et souvent, on n'a pas les mêmes ressentis que quand on est en cycle naturel. Mais déjà, c'est se réapproprier son corps et pendant quelques temps, écouter comment on se sent. Et puis après, adapter à partir de là les entraînements.
- Speaker #1
C'est super intéressant et ça monte bien. C'est très individuel parce qu'il y a eu un moment où on n'en parlait pas. Et après, je trouve qu'il y a eu un peu une vague où on donnait un peu des conseils, mais hyper généraux. Ce qui est chouette, nous, on a fait un article là-dessus sur la Sportiva Outdoor. On donne un peu des grandes tendances. Mais tout en rappelant toujours que c'est très individuel et qu'il y a des gens qui peuvent se sentir, enfin des femmes en l'occurrence, qui peuvent se sentir super mal pendant le SPM. Il y en a d'autres qui vont super bien le vivre. Et donc, il ne faut pas chercher à appliquer toutes les règles qu'on peut lire. Il faut suivre son cycle à soi. Et ensuite, voir... Et il y a des femmes qui n'ont même pas besoin d'adapter, finalement, parce qu'elles se sentent globalement toujours assez bien. Et c'est cool. Mais par contre, à l'inverse, c'est vrai que... Je trouve qu'une fois qu'on a appris à suivre ses propres symptômes et du coup, pouvoir se dire... Là, je sais qu'en fait, c'est normal si j'ai une petite baisse de régime parce que c'est cette phase-là. Rien que ça, ça aide quand même.
- Speaker #0
C'est ça, parce que souvent, si finalement ce jour-là ça ne va pas, parce qu'en plus on se sentait vraiment fatigué et qu'il y a une séance qui ne passe pas, ça va être « je suis nul » , « j'arrête » , ou « baisse de motivation » , alors qu'en fait non, c'est normal. Et c'est ok de ressentir tout ça. Je trouve que, pareil, il y a beaucoup de personnes, moi personnellement je ne suis pas sur Strava parce que je n'en ai rien à faire justement. Alors il y en a beaucoup qui disent après « oui mais moi c'est pour mes stats » ou autre, moi j'ai d'autres applications. de ce que font les autres ou de se comparer ou d'essayer de faire comme donc tout ça ça me passe à côté et ça peut justement parfois en fait ben démotiver certaines personnes et donc de comprendre quand une fois que tu as compris le truc que bah oui c'est ok là de se sentir pas bien et de devoir faire moins c'est ok finalement c'est pour ça que même moi les entraînements Je les fais plus au ressenti, donc à l'effort. Je dis, écoute, là, tu dois plutôt être sur des sensations entre 7 et 8 sur 10. Et en fait, comme ça, la personne, elle adapte. Elle n'a pas à se dire, la vitesse, ça doit être à cette vitesse-là ou autre. Parce que déjà, en trail, des notions de vitesse, je trouve que c'est un peu... C'est compliqué. Donc, pourquoi vouloir dire de courir entre... J'essaye juste, ça, c'est pour l'endurance fondamentale. Il y en a beaucoup qui courent un peu trop vite. Et en fait, j'explique toujours aussi, mais en fait, on n'arrive pas à développer ce qu'on voudrait parce que les gens, c'est pareil. En gros, ouais, mais si moi, mon footing, je ne le fais pas, je n'ai pas montré que je l'ai couru à tant de kilomètres heure, je suis lente, je suis nulle. Mais en fait, sois fière de dire que tu réussis, toi, à courir en endurance et que ton endurance, pour l'instant, elle est à cette vitesse-là, ben c'est OK de vouloir essayer. Quand je vois qu'il y en a qui disent « J'ai fait mon footing pépère » , que tu as, je sais que tu as une VMA à 13 km heure et que tu cours à la même allure que moi, j'en ai une à 17, et non, tu n'es pas en endurance. Donc en fait, c'est un petit peu, j'apprends aux gens à se décrocher des datas. Tu vois, même moi, les footings simples, je pars sans la montre, sans rien, c'est s'écouter soi. Et puis si finalement, j'avais prévu, ça peut être, moi c'est de l'adapter. De toute façon, je planifie à la semaine. Mais si finalement, là, tu te sens... Je mets toujours aussi des petits conseils. Je dis, c'est un footing, suivant ce qui est prévu dans la semaine, mais c'est finalement, tu te sens bien et que la personne me dit, en fait, là, je me sentais hyper bien et j'ai voulu un petit peu. C'est OK. En fait, on n'est pas là dans le monde professionnel à la lettre, mot pour mot, à la lettre, de suivre l'allure à la vitesse. Moi, la plupart des personnes que j'accompagne, c'est le plaisir déjà. Donc sinon, comment... Comment justement réussir à dégoûter des personnes en leur mettant des choses vraiment trop strictes, ayant un peu de souplesse. Et moi, je trouve que l'entraînement au ressenti, en connaissance de soi. Alors au début, ça peut guider justement les personnes un petit peu, avoir des notions de vitesse haute. Mais très vite, en fait, j'apprends avec le souffle, les sensations. Comment, voilà, je dis, là, l'endurance, tu dois être capable vraiment de faire un footing avec quelqu'un pendant des heures et des heures sans être essoufflé. Là, tu arrives à faire quand même une phrase, mais... Il faut que tu reprennes ta respiration. Là, quand on est sur du 8-9, tu as un ou deux mots qui sortent parce qu'en fait, tu es vraiment à fond et que tu es dans le rouge. Plutôt expliquer comme ça. Et en fait, après, les personnes, je trouve que ça roule mieux comme ça.
- Speaker #1
Effectivement, ça permet de prendre en compte plein de choses. Finalement, le ressenti, y compris ces phases où on se sent un peu moins bien. Est-ce que sur les femmes que tu coaches, est-ce qu'il y a quand même des phases un peu plus critiques, tu vois, tendanciellement ? On dit, évidemment, c'est individuel. Tu remarques quand même, par exemple, la période prémenstruelle, est-ce que c'est quand même globalement un peu la plus compliquée ou est-ce que c'est la phase de règles ou autre chose d'ailleurs ?
- Speaker #0
Alors, elles sont vraiment plus fatiguées dans la période avant les règles. Donc là, on adapte, je mets toujours là, je suis un peu plus cool. Enfin, je suis un peu plus cool. Je veux dire, les entraînements, en tout cas, c'est vraiment, là, fait plus à la sensation. Je mets toujours une option. Il y a ce qui est prévu, entre guillemets, pareil prévu. Mais si tu ne le sens pas ou s'il y a besoin d'adapter, fais-le comme ça. Et je dis toujours, même, parce que souvent, c'est, ouais, je devais faire 40 minutes, mais je ne le sens pas du tout, je ne fais rien. Mais va même faire 10 minutes, va même faire 15 minutes, c'est déjà très bien, en fait, c'est déjà ça. Je dis toujours, c'est mieux que rien. Puisque c'est l'effort répété qui fait que le corps, en fait, il progresse quand même.
- Speaker #1
Et parfois, en plus, je trouve que le mouvement, en tout cas, moi, ça me fait ça. Je peux me sentir vraiment pas très bien, j'ai mal au ventre et c'est un peu compliqué. Et je me dis bon allez je vais courir un peu et je vois ce que ça donne. Et en fait au bout de 10 minutes ça va mieux. Donc j'ai l'impression que le mouvement il aide aussi un peu finalement, même sur des douleurs, même de règles en fait.
- Speaker #0
Ah bah oui exactement, parce que pourquoi ? Ça c'est une de mes phrases, le mouvement c'est la vie. Parce que tout simplement quand tu crées du mouvement, tu bouges et ton ATP, ton énergie qui se produit grâce au mouvement. Plus tu fais rien, plus t'es fatiguée. Je pense que les gens pensent qu'ils vont être fatigués en faisant du sport, par exemple. Du sport, c'est pareil, on peut déjà aller marcher en marche active ou autre, c'est déjà très bien.
- Speaker #1
Parfois, c'est contre-intuitif parce que tu as mal. Je ne dis pas que si on est dans des phases hyper douloureuses, je suis en train d'essayer de culpabiliser. Ah non, Mais disons que pour moi, ça a un peu été une découverte. Un moment, tu peux te dire, là où il y a des fois où tu te dis, mais vraiment, je n'ai aucune envie d'aller sortir. Et en fait, tu as envie de te mettre au fond de ton nez avec une bouillotte, concrètement. Et en fait, de faire un petit truc cool, pas un truc énervé du tout, finalement, ça va être...
- Speaker #0
Parce que ça, c'est la libération des endorphines. En fait, le sport, le mouvement, c'est le meilleur des médicaments. On sécrète finalement, je pourrais dire, nos propres morphines. et c'est pour ça qu'on se sent mieux c'est pour ça que ça soulage la douleur parce qu'au bout d'une vingtaine de minutes d'activité n'importe laquelle tu sécrètes tes endorphines c'est ça cette sensation de bien-être haute je dis souvent, va faire 10-20 minutes et tu verras qu'après tu te laisses aller tu as cette sécrétion qui se fait c'est pour ça qu'on invite et que j'invite à chaque fois même si je dis, va déjà marcher même 20 minutes ça te fera du bien ou 20 minutes d'un flot de yoga ou autre, et tu verras, tu te sentiras mieux. Parce qu'en fait, il y a toutes ces bonnes molécules, ces hormones qui font que ça te soulage.
- Speaker #1
Et comment est-ce que tu aides les femmes que tu accompagnes à apprendre à s'écouter ? Là, tu nous as dit déjà de les faire noter pendant plusieurs cycles, mais je sais qu'il peut y avoir un côté un peu culpabilité par moment. où on se dit, ben non, mais là, je voulais justement faire cette séance, etc. Et sur des phases où on sent qu'on est un peu plus down, en fait, à s'écouter et à adapter sans culpabiliser. Parce qu'en fait,
- Speaker #0
moi, c'est ce que je leur apprends. Je ne comprends pas pourquoi on aurait de la culpabilité si on n'a pas réussi à une séance ou si on n'arrive pas à la faire. Mais ça, c'est par rapport à quoi ? C'est par rapport à la société ? Ou parfois,
- Speaker #1
il y a ce côté un peu bon élève où on se dit, non, je suis le plan.
- Speaker #0
Alors il peut y avoir ça, mais alors moi j'explique dès le début qu'il peut y avoir de la souplesse. Et ça c'est l'apprendre aussi finalement. Parce qu'il y en a qui veulent absolument faire comme ça, Mais on peut aller potentiellement aussi au risque de blessure. Parce que pourquoi forcer si finalement tu ne le sentais pas aujourd'hui ? Et comme je disais, on a des marges de manœuvre. On n'est pas dans... Je pense qu'on est tous milieu de... au niveau, les élites il y en a très peu et donc pourquoi entre guillemets s'imposer ça en plus déjà quand je pense une vie de femme entre celles qui sont mamans qui ont leur job il y a déjà tout ça aussi à gérer t'as déjà une sacrée charge mentale et en plus tu te rajoutes une charge mentale de te dire bah merde là j'y arrive pas ou c'est écrit faut que je le fasse ou autre par exemple admettons qu'il y avait un footing d'une heure de prévu, bah soit tu le découpes en deux Si tu arrives à faire 30 minutes le matin, 30 minutes le soir, c'est OK. Et si finalement, tu as fait 30 minutes le matin et que la fin de la journée, ce n'est pas possible, là, ce n'était pas possible. On trouvera comment soit récupérer ou pas. Parce que vaut mieux, moi, je dis toujours, ce n'est pas une séance sur ton plan d'entraînement, entre guillemets ratée ou pas faite, qui va remettre en cause une préparation. Alors, je ne dis pas, si tu commences une semaine, deux semaines, trois semaines à rien faire, c'est qu'il y a un manque de motivation quand même. Mais je veux dire, ce n'est pas une séance ou deux qui vont remettre en cause une préparation. Et vaut mieux celles-ci qui ont été loupées et ton corps, tu as permis de le faire reposer et de repartir comme il faut sur la suite, que de vouloir forcer comme une brutus, te blesser, puis là, trois semaines, je me suis blessée, je ne peux plus courir pendant trois semaines. Qu'est-ce que tu préfères ? Tu te poses la question là avant, puis voilà.
- Speaker #1
C'est clairement une bonne manière de le faire. Je sais juste que ce n'est pas toujours simple. Il y a toujours ce côté, mais du coup, je ne vais pas progresser, etc. Mais en fait, c'est ce que tu dis, c'est que finalement, en s'écoutant, déjà, on évite d'être blessé. Et en général, on progresse plus.
- Speaker #0
C'est ça. Et après, quand je dis s'écouter, c'est pareil. Il y a s'écouter et s'écouter, est-ce que c'est là pour le coup la flemme ou je ne vais vraiment pas bien ? Même que ce ne soit pas bien mentalement, je parle, parce que les répercussions... psychologiques, si tu les écoutes pas, de toute façon, le corps, il les répercute. Il y a à distinguer ça aussi, la flemme de la vraie fatigue ou autre. Mais je veux dire, oui, c'est vraiment par contre apprendre à s'écouter.
- Speaker #1
Ouais, mettre mot pour tout. Et au cycle menstruel, on a déjà pas mal parlé. Aussi dans l'espèce suicidaire, un peu du trail au féminin, il y a quand même tout ce qui est matériel. Est-ce que tu as des conseils là-dessus pour trouver du matériel adapté ? Déjà, il y a toute la problématique forcément qui est liée aussi au cycle de comment est-ce qu'on fait quand on a ses règles. Mais après, il y a même trouver un sac de trail qui soit confortable, un short qui soit confortable. Est-ce que tu as des conseils là-dessus ?
- Speaker #0
Déjà, c'est de pouvoir essayer plusieurs marques. Après, je sais que moi, j'ai l'impression que plus on essaye de faire compliqué, les gens se prennent parfois un petit peu trop la tête pour beaucoup de choses. Moi, de manière très simple... Je reste sur un cuissard classique, basique. J'ai fait une très grosse poitrine, donc je cours même sans brassière. Mais c'est vrai qu'il joue aussi sur les choses. Je ne dis pas celles qui ont des fortes poitrines ou autres, d'essayer de trouver des brassières quand même adaptées. Parce que c'est vrai qu'il y en a, j'en ai vu brûler, j'en ai vu couper. Mais de là, ça c'est le marketing et le business. mais quand je vois franchement des brassières 60, 70 euros, 80. Je me dis, ça abusait quand même, parce que ça mériterait pas de coûter aussi cher. Mais donc, voilà.
- Speaker #1
C'est vrai que si on n'est pas blessé avec, je t'avoue que personne ne va t'en mettre. Ça aurait été tellement brûlé.
- Speaker #0
Le souci, c'est qu'ils en jouent. Parce que moi, quand je mets ma brassière, moi, je veux dire, on peut dire des marques. Non, mais voilà, ma brassière, c'est une Carnegie à 5 euros de Décathlon.
- Speaker #1
Trop bien.
- Speaker #0
Non, mais je veux dire, donc c'est pour ça que quand je vois certains prix, je me dis mais c'est ouf. Par contre, là, j'ai pu tester et je cours maintenant avec ce sac-là. C'est la marque 261, je ne sais pas si tu connais, qui justement se spécifie quand même pas mal, qui se spécifie pour le traillot féminin. Et donc, ce gilet-là s'adapte à la morphologie au niveau de la poitrine. Alors, ce que j'aime bien sur le gilet aussi, c'est que la poche arrière, en fait, vraiment, les 5 litres, tu peux complètement l'enlever et partir juste avec quelque chose de très léger et puis, du coup, juste tes flasques. donc elle a étudié ça et puis là elle vient de sortir un cuissard par rapport au frottement que certaines femmes ont au niveau des cuisses donc ça j'avoue que je ne l'ai pas testé mais je vois passer des choses, il y a des choses qui se font pour les femmes donc ça c'est chouette et après c'est d'essayer en fait plusieurs marques pour voir ce qui se convient à chacune d'entre nous parce que pareil les morphologies on n'est pas pareil enfin chacune est, je dis toujours, unique Merci. Parce qu'il y a des grandes et fines, il y a des petites et fines, il y a des moyennes et rondes, avec petites, grosses poitrines, des fessiers, pas de fessiers, des cuisses qui se touchent, qui ne se touchent pas. En fait, ça, c'est pareil. Déjà, nos corps sont... Pourquoi essayer de se comparer aux autres ? Déjà, s'accepter déjà comme on est. Donc déjà ça. Et puis après, au niveau des règles, tu disais aussi, là, comment on fait ? Je sais qu'il y en a qui commencent à sortir des... Comme il existe maintenant les culottes de règle, Des cuissards ou déjà des vêtements aussi de règle. Parce que c'est vrai que sur certains trails, on nous oublie un peu. En tout cas, surtout sur du long ou autre. C'est vrai que je me suis posé la question, mais il n'y a rien qui met en place. Je dis, qu'est-ce que ça peut coûter d'avoir, même je ne dis pas une installation de toilette, mais quelque chose qui tient avec une bâche. Et puis pour au moins juste un peu se cacher, s'il y a à changer un tampon. des serviettes ou autres, etc. Mais voilà, je vois que ça commence en tout cas à se faire de plus en plus, que ce soit, j'ai vu cyclisme et l'âne, culottes de règles ou spécificité trail, que ça s'adapte de plus en plus aux femmes, parce que je pense qu'elles la demandent aussi, parce qu'elles veulent être de plus en plus sur les sentiers. Je pense qu'il y en avait beaucoup qui n'osaient pas se lancer aussi, par peur de ne pas savoir comment faire. de ne pas savoir comment gérer aussi tout ça. Donc, bon, quand tu vas plus sur du long, effectivement, il y a les entraînements aussi, qui demandent plus de temps. Donc, souvent, c'est comment je fais quand j'ai des enfants ou autres. Mais moi, je dis toujours, est-ce que je ne peux pas... Vous ne pouvez pas alterner des fois. Non, parce que souvent, je trouve que c'est les femmes qui sont, entre guillemets, privées d'eux, parce que c'est souvent, c'est le rôle de la mère de garder les enfants ou autres. Et puis, monsieur va pouvoir faire, entre guillemets... Enfin, je le vois bien, mais... Non, mais voilà. Et moi, je trouve ça malheureux. Je pense qu'après, il y a des couples qui s'arrangent très bien comme ça. Mais je sais que les femmes n'osent pas se lancer sur du plus long parce qu'elles ont peur de ne pas pouvoir s'entraîner comme il faut ou de ne pas savoir comment faire si pendant la course, finalement, il y a les règles qui tombent. Alors, je sais qu'il y a certains grands groupes qui commencent à mettre en place des choses, les kit women. même au départ de course, s'il y a besoin d'aller piocher une serviette, un tampon ou autre, et de mettre sur des ravitaux, justement, un espace dédié pour. Donc, c'est cool. Oui,
- Speaker #1
ça arrive.
- Speaker #0
Voilà, et il y aura de plus en plus de femmes.
- Speaker #1
Et même sur des plus petites courses, en fait. On avait fait un épisode sur l'Ultra Trail du Vercors, et qui, eux, ont mis en place vraiment plein de mesures, justement, vraiment spécifiques pour les femmes. Enfin, déjà, tout ce qui est tampons, etc. Enfin, c'est ultra cool, mais justement, pas que ça. Ils vont vraiment au-delà de ça pour favoriser les inscriptions des femmes. Et c'est chouette de voir que quand même il y en a qui s'emparent du sujet, y compris des hommes d'ailleurs parce que là c'est une team, enfin voilà c'est hommes et femmes.
- Speaker #0
Et heureusement, ça commence à arriver un peu.
- Speaker #1
Oui, il serait temps. C'est vrai qu'on voit les pourcentages de femmes. Souvent, les femmes préfèrent le off par rapport déjà à la compétition parce qu'il y a toujours cette comparaison. Il y en a souvent, au début, que j'accompagne, c'est que je frôle les barrières horaires ou autres. Du coup, je n'ai pas envie d'être, entre guillemets, éliminée ou autre. Mais je pense que plus ça va se développer, plus les femmes se sentiront à l'aise. Et quand on en arrêtera avec les tabous et tout ça, comme tu dis, c'est hommes et femmes. que les hommes soutiennent aussi un peu leurs femmes ou les femmes en général d'essayer de, pas forcément le terme rabaisser mais de eux se sentir supérieurs non ben on... On est là aussi.
- Speaker #0
C'est ça. On est ici. Et est-ce que tu as des conseils pour accompagner toutes ces phases du cycle sur des pratiques un peu complémentaires ? Je ne sais pas, par exemple, faire du yoga. Enfin, le yoga, en vrai, c'est utile un peu tout le temps. Mais est-ce qu'il y a quand même des moments où c'est un peu plus recommandé ? Ou je ne sais pas, est-ce que toi, tu as de l'expérience ? Alors, évidemment, tu n'es pas genre experte en plan, tout ce que je peux quoi. Mais est-ce que, par exemple, les femmes que tu coaches, elles te disent mais... tel petit truc, moi ça m'aide, je sais pas, de faire de la méditation, de prendre tel complément.
- Speaker #1
Et bien alors, c'est vrai que c'est pareil, il y a eu pas mal de, je vois, des compléments passés alimentaires pour soulager ou autre. Donc déjà, c'est identifier si on en a vraiment besoin. Parce que c'est pareil, souvent les gens vont me dire, j'ai pas le budget pour ci ou le budget pour ça. Mais déjà, identifie si tu en as réellement besoin. Parce que quand je vois que, souvent les personnes en fait, elles veulent aller chercher le sommet du triangle. Je vais aller pointer là-dessus. C'est ça en fait qui me manque. Et la base de la base, déjà rien que le sommeil et la nutrition et l'entraînement, moi je le mets sur la même base, il n'est pas bon. Donc pourquoi vouloir aller titiller là-haut quand déjà ta base n'est pas solide ? Donc déjà, rien que les conseils auxquels on travaille aussi, c'est comment tu dors, comment tu manges. Comment tu t'entraînes ? Les questions que je pose aussi, les feedbacks. Parce que si déjà ça, ta base, elle n'est pas... Vraiment, c'est très simple. Parce que quand je vois les gens essayent de copier déjà souvent sur le haut niveau, mais eux, là-bas, oui, ils ont tout ce staff derrière où ils ont ça, ça, ça, pour essayer justement d'optimiser. C'est 10 secondes qu'ils vont réussir à gagner, mais parce qu'ils ont déjà, de base, quelque chose de très solide. Mais si toi, déjà dans ta vie, tu regardes la Netflix jusqu'à 2h du matin, tu manges un snack sur le pouce ou autre, déjà, revois ta base.
- Speaker #0
Ce n'est pas la peine d'aller faire un massage.
- Speaker #1
Et puis ça, je suis désolée, mais ça, c'est gratuit. Non, mais je veux dire de revoir déjà ces bases-là solides. Et après, quand tu as déjà optimisé tout ça, là, OK, c'est commencé à se poser des questions. Parce que la nutrition au quotidien, si tu incorpores justement, moi, j'adore les épices, les plantes ou autres. Je veux dire, par exemple, le romarin qui est... dedans, c'est l'effet morphinique. Donc, tu as des antidouleurs, des anti-inflammatoires naturels déjà par les plantes, dans les épices, le curcuma. Donc, ça veut dire que si déjà, en fait, au quotidien, tu commences dans ton assiette à mettre un petit peu d'herbe, un coup des herbes de Provence, du thym, après mettre des épices du cumin, du curcuma, du curry, de commencer en fait avec ça un petit peu tous les jours parce que la phytothérapie, euh J'ai ce côté-là aussi en phyto-aroma, mais c'est au long cours. Ça va être petit à petit, tous les jours, qu'ils font sur au fil des mois, etc., que tu sentiras les effets. C'est pas en allant justement prendre ton complément alimentaire, ta gélule, c'est bon, du jour au lendemain, non, non, non. Donc vaut mieux faire ça, ça te coûtera déjà beaucoup moins cher, de mettre un petit peu ça tous les jours dans ton quotidien. Ton sommeil, c'est pareil, si t'as du mal au début, d'essayer de... décalé déjà d'une demi-heure avant, si t'as du mal à faire tes nuits, vraiment de couper le téléphone. Moi, à 19h, déjà, il est en mode avion. Je me déconnecte. Alors, souvent, c'est ça, on me dit, ouais, mais toi, t'es la mamie. Ouais, mais la mamie, en attendant, oui, à 21h, 21h30, enfin, à 21h, je suis dans mon lit, 21h30, je m'endors. Parce que, du coup, j'ai des nuits entre 8h et 9h. Souvent, ça tourne autour de 8h30. Il n'y a pas de secret. Moi, je vois ce que je fais, du coup, au quotidien. On me dit comment tu fais ? En fait, moi, j'ai revu mes bases. Et je préfère mille fois ça que d'être fatiguée, du coup, soit après d'en chier la journée, de ne pas réussir à faire les entraînements parce que si, parce que ça. En fait, aussi, je repose les bases.
- Speaker #0
C'est toujours bien de revenir à ces bases.
- Speaker #1
Et puis après, comme tu disais, le yoga, etc., c'est de trouver forcément la course à pied ou le trail, etc., ça peut créer des tensions. Donc c'est toujours bien, c'est pareil. On n'est pas obligé d'aller faire des séances d'une heure ou autre. Et puis il y a différents types de yoga aussi. Donc c'est même des fois juste 5-10 minutes de détente, ça peut faire du bien. Rien que ça, des massages qui peuvent aider s'il y a des douleurs au niveau du ventre, les bouillottes chaudes. C'est se trouver en fait ce qui nous correspondra à nous. Mais voilà, rien que déjà, moi je dis au revoir les bases.
- Speaker #0
Les bases, on y revient toujours, c'est tellement important. Et du coup, dans les bases aussi, quand tu parlais, tu l'as un petit peu évoqué en intro, mais dans les bases entraînement, on va dire, tu intègres aussi du renfaux, c'est ça ?
- Speaker #1
Ah oui. Alors ça, pour moi, c'est le renfaux même. Je distingue des fois un peu le renfaux de la musculation. Mais pour moi, ça fait partie de l'entraînement. Pourquoi ? Parce que, de toute façon, une séance de musculation ne remplace pas une séance de course à pied. Pour courir, il faut courir. Par contre, on peut revoir, parce que je vois beaucoup de personnes qui courent, qui font beaucoup de volume, beaucoup d'intensité, trop. Donc forcément, au bout d'un moment, ça mène à la blessure. Et c'est souvent les débutants, ils n'osent pas prendre quelqu'un pour être accompagnés. Donc ça va suivre les plans d'entraînement qu'on trouve dans les magazines. Deux, trois trucs, lui il a mis ça sur son compte, je fais ça. Là je trouve ça sur internet, alors c'est le meilleur moyen d'aller à la blessure. Quand on débute, pourquoi ne pas prendre sur soi trois à six mois d'accompagnement pour comprendre les choses. Le but c'est aussi de rendre autonome les personnes. Une fois que tu as pigé le truc, tu es capable après de faire aussi par toi-même. Mais au moins tu as compris les choses et pas... de calquer justement quelque chose qui ne te correspondra certainement pas. Parce que souvent, en plus, ça te met des fourchettes. Alors, c'est pour un trail court, OK, entre 20 et 40 km. Tu as quand même un delta de 20 bornes. Et tu fais exactement la même chose. Donc, soit tu seras ultra prêt pour ton 20, soit tu vas arriver tout juste pour ton 40. Non, mais tu vois, il y a plein de choses comme ça à revoir. Donc, OK, courir, il faut courir pour réussir à faire ces trails. Mais par contre, tout dépend aussi où est-ce que tu habites. Moi, venant de la race campagne, je fais des trails en montagne. et pourtant j'y arrive et très bien et sans être blessée parce que derrière j'ai incorporé puisque moi j'aime ça la musculation il y en a beaucoup c'est un peu la flemme mais moi j'adore et rien comme quand on en a parlé justement avec ce phénomène de masse musculaire moi j'ai pas envie d'arriver à 60 ans et d'être à mollo tu vois donc c'est déjà pour moi c'est la longévité c'est durer dans le temps mais déjà pour dans ma vie de tous les jours j'ai pas envie à 70 ans de marcher avec un déambulateur en fait. Un test simple, je dis toujours, tu te mets assis vraiment dans ton fauteuil et tu essaies déjà de te relever, ça c'est un test que pourront faire les gens, de se relever sans utiliser les mains. Si tu commences déjà à avoir besoin de t'appuyer pour te redresser, tes jambes manquent de muscles, de force. Donc la musculation, pour moi, elle fait partie intégrante. Donc bien sûr, il y aura des phases, souvent l'hiver, les gens parfois veulent un peu moins sortir ou moins longtemps. Donc là, on en profite pour ajouter un peu plus de renforcement, de musculation. Et puis souvent, quand on arrive proche d'une compétition, c'est sûr qu'il ne va pas y avoir la même dose de musculation et d'exercice non plus à faire quand on approche d'une compétition. Mais en tout cas, pourquoi aussi ? Parce que les tendons, les ligaments, ce n'est pas grâce à la course à pied qu'ils vont se renforcer. Et combien de coureurs sont blessés au niveau des tendinopathies ? Combien ? Énormément. Et bien ça, la musculation et les tendons, les ligaments, pour se renforcer, ils ont besoin de charge. Et quand je dis charge, c'est pareil, il faut y aller les filles. Combien je vois de femmes, elles vont prendre, elles font du renfort avec 2 kilos dans chaque main. Et les filles, vous êtes capables de porter, je dis toujours, votre enfant là qui en fait 15, le sac de course là qui en fait 10, et tu penses, et je ne sais pas pourquoi les poils, les haltères ou autres font peur au niveau du kilo, mais non, il faut y aller. Bon alors, c'est sûr que ce n'est pas du jour au lendemain que tu passes. Mais bien sûr, c'est progressif. C'est progressif aussi. Par contre, on est capable de développer une force. Et surtout, les femmes ont un peu peur de se lancer dans le renfort de la musculation. C'est justement de prendre de la masse musculaire. Déjà, le muscle va permettre plus de t'affiner. Et puis, le temps que tu deviennes shorty... Il va falloir des années. Tu as de la marge et il faut aller s'entraîner 4 à 5 fois en musculation par semaine. Là, moi, ce que j'essaye de mettre en place comme ça, quand même, c'est 3 fois par semaine du renfort musculation. En adaptant, c'est pareil. Ça, c'est parce que j'adore aussi la préparation physique. C'est pareil. Suivant comment tu vas travailler ton muscle, tu n'auras pas les mêmes résultats. En travaillant vraiment, en allant chercher sur peu de répétitions, mais par contre du lourd pour travailler tout ce qui est aussi ... du coup, le nerveux et renforcer les tendons et les ligaments, on est moins sur une prise de masse musculaire et on est plus sur quelque chose qui va te renforcer. Donc, ça va dépendre aussi comment tu le fais. Mais je dis toujours, gagner un kilo de muscle, ça te servira quand même. Ça te servira quand même grandement parce que si tu commences à faire du long, tu vas casser de la fibre musculaire et tu seras bien contente d'avoir ton kilo de muscle en plus. Et qui dit plus de fibre musculaire aussi, dit plus de matière à oxygéner. Donc en fait, le muscle, j'ai envie de dire, le muscle, c'est la vie.
- Speaker #0
En fait, je trouve que là-dessus, on a aussi un peu ce passif culturel où il y a le côté, une femme ne doit pas être trop musclée, mais juste être musclée, c'est aussi être en bonne santé. Et effectivement, ce que tu disais aussi, déjà à court terme, mais aussi à long terme, vieillir mieux, en fait, il n'y a que des avantages. Donc déjà, évidemment, il y a largement de la marge avant de devenir... gigantesque musclor mais en plus au-delà de ça c'est vrai qu'il faut quand même arrêter de se dire qu'être musclé c'est pas un truc cool c'est génial d'être musclé mais ça c'est tout on dit,
- Speaker #1
on dit parce que les gens veulent soit paraître soit toi c'est ça aussi que j'apprends on est dans un monde où on veut plaire à tout le monde mais moi je dis toujours plaire à tout le monde c'est plaire à n'importe qui donc déjà quand t'as enlevé tout ça quand t'es toi C'est ok, moi je veux faire... Et c'est pas grave si ça plaît pas. Moi je m'en fous, je dis des choses, les gens ça leur plaît pas, bah c'est pas grave.
- Speaker #0
Puis toi t'es bien dans ton corps, c'est quand même le plus important.
- Speaker #1
Non mais c'est ça en fait, on essaye de nous faire croire certaines choses ou autres, mais en fait c'est ok de déplaire. Et quand tu sais être toi, déjà c'est... t'as compris certaines choses. Mais en fait comme tu dis, être trop musclé, donc soit déjà des fois les remarques, c'est parce qu'il y a d'une, il y a de la jalousie, aussi beaucoup, mais... Parce qu'on a voulu faire croire que les hommes devaient être comme ci, les femmes doivent être comme ça. Non, comme tu dis, sur la longévité, c'est maintenant, et c'est à partir de la trentaine, pour n'importe quelle femme qui écoute, c'est à partir de la trentaine qu'il faut commencer à mettre les choses en place. parce que ce que tu mets, on croit toujours que c'est bon, il y a le temps, comme tous ceux qui disent on verra la retraite. Qui te dit que tu atteindras ta retraite ? Donc vivons déjà, pas en pensant non plus trop au futur, mais... Mais en construisant quand même son avenir, mais dans le sens où ce que je fais aujourd'hui, il aura forcément une répercussion pour plus tard. Donc mieux je prends soin de moi maintenant, mieux ça se passera plus tard. Moi justement, venant du milieu de la pharma, j'en ai vu des gens, déjà en arrivant à 50 ans avec trois feuilles d'ordonnance, parce qu'il y a telle, telle, telle pathologie. Moi en fait, il y a des choses que je me suis dit, moi en fait, je ne veux pas ça. C'est de se dire, punaise, j'ai vu ça, mais en fait, qu'est-ce que je peux mettre en place pour... Moi, je dis toujours, j'ai vu centenaires dans les montagnes. C'est mon goal ! Non, mais je pense que...
- Speaker #0
Il y a des choses qu'on ne peut pas éviter, c'est comme ça, mais au moins, on peut essayer de mettre en place des choses.
- Speaker #1
Parce que forcément, on va vers une dégradation. C'est comme ça. C'est le processus de la vie. Quand je vois qu'il y en a qui veulent être limite immortels, non. Ça, c'est un truc aussi... Non, mais du monde... Non mais... qui va être tabou aussi, de parler rapidement du mot de la mort, ça c'est un truc, c'est tabou aussi, mais non, déjà, c'est ta conscience, tu nais, tu vis, tu meurs, et en plus tu sais pas quand, t'as pas ta date, donc déjà, vis ta vie en fait, mais vis-la. Donc, mets en place toutes les choses qui te feront, qui fait de toi ta vie, et arrêtons de vouloir se comparer, et de vouloir faire comme la copine, parce que... Là, tu penses que c'est cool parce qu'elle fait comme ça, mais si toi, tu kiffes pas, ben tu kiffes pas. Fais les choses qui te plaisent. C'est pareil, il n'y a pas que, comme je dis, quand on me dit des fois on n'aime pas le sport, ou attends, il existe des centaines de sports. Est-ce que tu as déjà tout essayé pour dire que tu n'aimes pas le sport ? Tu trouveras forcément quelque chose qui te fait kiffer. Ou que ce soit une autre activité. mais voilà en tout cas ce que j'ai envie de dire c'est c'est s'essayer à des choses Ça plaît un temps, ça ne plaît plus. Tu vois, j'ai un passif, moi, je ne viens pas du tout du monde de la course à pied ou de l'endurance. J'ai plutôt fait du tennis de table toute mon enfance. Quand on a marre, tu essayes autre chose. Et puis, c'est OK de changer et de prendre ça en compte. Voilà, en plus, nous, les femmes, on a des cycles. Il peut y avoir des phases de cycle et c'est OK.
- Speaker #0
Oui, complètement. C'est un bon message pour terminer, je trouve. J'allais te demander encore un petit conseil, mais je ne sais pas si tu en as encore un, parce que tu en as donné pas mal, mais un petit conseil pour les sportives outdoors.
- Speaker #1
Un petit conseil pour les sportives outdoors, c'est même d'oser se lancer. Souvent, c'est quand ça fait peur que c'est quelque chose qui va rester gravé ici, au niveau du cœur et ici. Toutes les choses où tu te dis, punaise, ça me fout la trouille, que je le sais, parce que je passe par là aussi, mais... C'est oser y aller. Et tu ne peux pas savoir à quel point... Mais c'est pour soi, ce n'est pas pour montrer que j'en ai que fait. C'est ces souvenirs qui sont ici, les émotions que ça te procure. Je suis à charge de fou parce que je reviens d'un trail que j'ai fait à étapes dans le désert. Et au-delà de la victoire que j'ai faite, c'est toutes les personnes que j'ai rencontrées, les sensations que j'ai eues, de voir que moi, ça m'a permis une parenthèse que j'avais besoin aussi. et pourtant j'avais un petit peu je me suis lancée dans quelque chose de nouveau ici mais pfff et ça en fait tout ce que j'ai pu faire en me lançant même sur des voyages à vélo toute seule 5 jours, partir en backpacking mais ça apporte tellement de choses et c'est de vivre sa vie et d'oser faire ce qu'on a envie de faire super message pour terminer,
- Speaker #0
merci beaucoup Justine c'était vraiment chouette tout cet échange sur le trail féminin en général et puis je mettrai les liens si on veut te suivre sur ta page Instagram et puis si on veut te prendre comme coach, parce que tu proposes des coachings individuels.
- Speaker #1
Merci. Merci à toi. A bientôt.
- Speaker #0
Merci d'avoir écouté cet épisode. S'il vous a plu, n'hésitez pas à mettre 5 étoiles sur les plateformes de podcast, à nous laisser un commentaire, on lit tout et ça fait vraiment plaisir. Et vous pouvez aussi nous suivre sur Instagram et surtout vous abonner à la newsletter avec plein d'infos sur le sport outdoor au féminin.