- Speaker #0
Bienvenue chez The Patron, le podcast qui démystifie la réussite. Ici, le syndrome de l'imposteur se transforme en courage et la chance se provoque. Je suis Elvire, coach en leadership, je suis ravie de t'avoir parmi nous. N'hésite pas à liker et partager et enjoy. Aujourd'hui, j'accueille Charlotte Ausha. Charlotte, tu es la fondatrice de Différent, une agence spécialisée en communication.
- Speaker #1
C'est cela même. Oui c'est ça, on va beaucoup rire,
- Speaker #0
il va falloir, je suis hyper contente de t'avoir ici.
- Speaker #1
Moi aussi.
- Speaker #0
C'est vraiment, je pense tellement souvent à toi. Alors pour ceux qui ne connaissent pas encore, qui n'ont pas reconnu Charlotte, tu es le petit génie derrière la com de Michel Augustin, quand Michel Augustin a été lancé. On parle des années 90, ça fait bien longtemps.
- Speaker #1
Non, c'est plus récent que ça. Naissance en 2012, Michel-Augustin, et moi j'y ai été depuis 2000... Je sais plus, 2000... Non, je sais même plus. Faut même pas que je m'emballe sur les dates parce que je suis très nulle en dates.
- Speaker #0
Ok. Mais il y a une douzaine d'années en fait.
- Speaker #1
Oui, ah bah au moins, oui.
- Speaker #0
12-15 ans. Tu as surpris, épaté, impressionné la communauté de Michel-Augustin que tu as aidé à créer. Parce que Michel-Augustin a donc... Acteur des petits biscuits apéros et des cookies et vraiment rentré non seulement dans les maisons mais aussi dans les cœurs des français et même aux Etats-Unis.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Tu vas nous en reparler, je suis très heureuse de t'avoir sur The Patron, bienvenue.
- Speaker #1
Merci. De me considérer comme une patronne déjà à Bénèze. Ben déjà. Ça rigole pas là.
- Speaker #0
T'es une patronne et surtout je pense que tu vas pouvoir inspirer un certain nombre de patrons avec cet esprit fougueux et créatif que tu as.
- Speaker #1
J'espère.
- Speaker #0
raconte-nous ! en quelques étapes ton parcours professionnel.
- Speaker #1
Alors, en quelques étapes. Mon parcours professionnel, peut-être déjà dire qu'initialement, moi, je souhaitais être vétérinaire. Non mais pour de vrai...
- Speaker #0
Tu as complètement foiré les études de vétérinaire.
- Speaker #1
Mais je n'ai même pas essayé en fait. C'est déjà un bon point de départ, tu vois. C'est que je n'ai même pas cru en moi à ce moment-là. Bon, après, j'étais beaucoup plus jeune, bien sûr. Mais j'ai écouté ma mère qui m'a dit à l'époque « T'es trop nulle en maths, donc oublie véto. » Donc, première claque, tu vois, bam, tu te dis, je ne suis pas capable de ça en fait. On t'apprend que tu n'es pas capable à ta place, tu vois, ce qui est assez fabuleux comme idée.
- Speaker #0
Des gens ont mis une bonne barrière.
- Speaker #1
Voilà. Mais maman, je t'aime quand même, évidemment, puisque je leur parle souvent, j'aime bien la faire culpabiliser un peu là-dessus alors qu'en réalité, il n'y a aucun problème. J'ai digéré le truc. Mais en gros, mon parcours, c'est que moi, je suis bourguignonne et j'aime ma terre natale.
- Speaker #0
D'où exactement ?
- Speaker #1
Je suis de Chalons-sur-Saône.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Force Chalens-sur-Saône, j'adore ma ville, j'y suis retournée vivre d'ailleurs puisque maintenant je suis entre Paris et la Bourgogne. Je nais à Chalens-sur-Saône, je fais mes études à Dijon, qui est la capitale de la Bourgogne.
- Speaker #0
Mon mari est Dijonais.
- Speaker #1
Waouh, bien !
- Speaker #0
Enfin, m'a connée mais a grandi à Dijon. Il faut le garder. Très belle ville. Oui, je le garde.
- Speaker #1
Les Bourguignons sont rares. Oui. Non. Et donc, j'étudie à Dijon. À ce moment-là, mes parents, d'ailleurs, me proposent de monter plus haut, monter plus loin. Mais j'avoue que Dijon me va bien. Parce que c'est vrai qu'après la claque de ne pas pouvoir être vétérinaire, on me dit, qu'est-ce que tu veux faire d'autre dans ta vie ? Je dis, je voudrais voyager. Donc, je pars en études de langue étrangère appliquée. Anglais, espagnol. Hola, ¿qué tal ? Podemos hablar un poquito español, si es necesario.
- Speaker #0
Vamos a continuar en español. Voilà.
- Speaker #1
Et là, je... Pardon. Et là, je... Voilà. Je... tombe en LEA, langue étrangère appliquée. On remonte aux études ou pas le parcours, c'est ça ?
- Speaker #0
Non mais j'aime bien quand tu dis d'ailleurs je tombe, je tombe en LEA,
- Speaker #1
me voilà à la fac sur ces bancs où il y a 300 personnes puis deux personnes qui écoutent, tu vois. Bref, mais génial la fac, moi j'ai adoré.
- Speaker #0
J'ai adoré,
- Speaker #1
on va peut-être pas redémarrer là-dessus, sinon ça va durer des heures. Donc le parcours, on est d'accord, je parle un peu des études quand même.
- Speaker #0
Vas-y, un peu, mais c'est juste pour nous aider à comprendre comment tu atterris dans le métro avec un méga-son. Oui,
- Speaker #1
alors je fais ce LEA et en cours de LEA, on a des cours de communication. Et j'ai un prof qui s'appelle Jean-Jacques Boutot à l'époque, dont je tombe amoureuse. Pas d'un point de vue réel, mais en fait, il me passionne. Il me raconte les histoires créatives de Marc, la sémiologie, etc. Merci. Et donc je me dis, ce mec est super. Et c'est aussi ça, la vie, c'est fait de rencontres, et c'est fait de personnes qui t'inspirent et que tu as envie de suivre. Et il dit, au fait, j'ai une passerelle directe avec LEA, donc venez faire mon master si vous êtes intéressé. Donc je n'hésite pas une seconde, je fais ce master en stratégie de communication. Ensuite, je me passionne du métier quand même. Je découvre que c'est très créatif et tout. Donc je me dis, go, c'est cool, je n'ai pas fait une trop grosse erreur. Pour l'instant, je reste là-dedans. Ce qui n'est pas forcément évident quand tu es à la fac d'ailleurs. Et je fais mon premier stage dans une boîte de marketing sensoriel. exceptionnelle, tu vois, genre on te crée des empreintes olfactives. J'étais là-dedans. C'était ce qui était un peu tendance à l'époque, avant les réseaux sociaux, tu vois. Et là-bas, je découvre, Facebook arrive tout doucement, parce que je suis quand même une ancienne. Donc Facebook arrive, là je commence un peu le CM, mais ma boîte n'est pas merdique, mais en vrai je m'emmerde. Tu vois, je me fais chier, je m'ennuie. Et donc je rejoue mes cartes un petit peu. Là-bas, il y avait une dircom, parce que j'étais hébergée par un grand groupe, c'est un peu compliqué, mais qui me dit... Fais cet exercice de définir ce que tu veux, ce que tu veux pas. Et donc, je fais cet exercice et je me rappelle de cette boîte dont avait parlé une pote à la fac qui s'appelle Michel et Augustin. Et parce que mon profil à ce moment-là, c'est vraiment d'essayer de chercher une boîte où je vais pouvoir exprimer mes talents créatifs et un peu mon côté dingo tout en étant très sérieuse et très rigoureuse. Moi, j'ai un peu ce double... Je ne louche pas, mais dans ma tête, tu vois, il faut t'imaginer qu'en fait, je louche un peu. Non mais... Et là, en fait, je me rappelle de Michel Augustin. Et je dis, il faut que j'aille dans cette boîte. Je pense que c'est la boîte qu'il me faut.
- Speaker #0
C'est hyper clair que tu voulais aller dans cette boîte-là.
- Speaker #1
Parce qu'il n'y a pas beaucoup de boîtes en France où tu peux faire nimp. Et en même temps, avoir de la rigueur. Et aussi, quand même, une forte ambition. Moi, je veux bien qu'on me donne des noms. On va réfléchir.
- Speaker #0
On va prendre une somme.
- Speaker #1
Oui, franchement. En tout cas,
- Speaker #0
envoyez vos recommandations. Pour Charlotte, si vous avez des idées. Oui, en commentaire,
- Speaker #1
carrément, si vous pensez à des boîtes où on a une liberté créative de folie qu'on assume et tout, je suis preneuse. En tout cas, à l'époque, c'était Michel Augustin qui me vient en tête. Parce que je me souviens que ma pote à la fac me parlait de Bananeray, d'une tribu. Il y avait un discours un peu chelou. Et je me suis dit, tiens, je vais creuser. Et à ce moment-là, je vais sur le site, bam, il y a une offre qui veut tout et rien dire. C'était les offres de Michel Augustin à l'époque, elles étaient exceptionnelles. Il fallait tout savoir faire et en même temps rien savoir faire. Enfin, c'était génial. Il lui demandait juste une expérience en agence de RP, ce que j'avais fait en stage chez Edelman quelques mois ou années auparavant. Et je postule et personne ne me répond. Pendant plusieurs mois, plusieurs mois, personne ne me répond. Je démissionne de mon poste à Lyon, puisqu'à ce moment-là d'ailleurs je bosse aussi à Lyon, ma boîte dans le marketing sensoriel là elle est à Lyon. Et je démissionne et je lâche rien et je monte à Paris et je prends une chambre de bonne. Et je me retrouve dans cet écosystème de l'angoisse parisien, pas un sou, pas une thune.
- Speaker #0
Et tu as postulé ailleurs que Michel et Augustin ? Que Michel et Augustin. Il n'y a que ton temps de réponse ? Que Michel et Augustin.
- Speaker #1
Je me dis, c'est eux. C'est eux et moi.
- Speaker #0
Très bien. Mais tu as une stratégie. Tu relances, tu les harcèles un petit peu. Tu fais la pop-up girl devant le bureau.
- Speaker #1
Non, il y avait des cinglés un peu comme ça qui faisaient ça. Une fois que j'ai été embauchée, il y avait quand même des gens un peu fous qui arrivaient déguisés en vache et tout. En off, maintenant, je peux le dire, c'est des gens que j'appelais moi, les picousés, tu vois. C'est-à-dire, ils sont un peu trop fous. C'est-à-dire que je pense que tu peux être in love d'une marque carrément et d'avoir désespérément envie de bosser pour cette marque. C'est même très beau comme motivation et ça se félicite. Néanmoins, il y a des limites quand même à la créativité RH. Je trouve quand même. Après, il y avait une autre de mes collègues qui s'était fait livrer en colis DHL. Tu vois, ça, c'était cool, par exemple, pour se faire embaucher chez Michel Hussain. Mais il faut quand même rester un peu pas trop fou non plus. Parce que derrière, tu es embauché dans une boîte.
- Speaker #0
Il faut avoir un minimum de... Je ne sais pas comment dire.
- Speaker #1
En même temps, c'est moi qui parle de créativité. Donc, il faut aller loin. Mais en même temps, il y a toujours une juste limite à trouver. Juste milieu.
- Speaker #0
C'est le travail de tester justement ses limites et de voir si c'était too much ou pas. Bah oui. Donc toi, ta tante est dans une chambre de bonne, ils ne te répondent pas ? Ils ne me répondent pas,
- Speaker #1
ils ne me répondent pas. Alors à ce moment-là quand même, il faut que je le dise, je trouve un job totalement angoissant, d'un espèce de fou qui n'avait que des stagiaires dans une pièce, où je rentre d'ailleurs dans la pièce et là les stagiaires se tournent vers moi et me disent « Fuis, vraiment ! » Ne reste pas. Non, mais je vous assure, c'était hors normes. Moi, je me retrouve à Paris. Il faut aussi savoir que quand j'ai voulu commencer ma vie, je n'ai pas voulu la commencer à Paris. Au contraire, je voulais d'ailleurs parler de mon territoire. Et là, aujourd'hui, j'y retourne. J'ai cette chance. Mais je ne voulais pas de Paris, quoi.
- Speaker #0
Je comprends.
- Speaker #1
Et là, je me retrouve dans cette pièce avec ces stagiaires, enfin bon, qui me disent, casse-toi. Donc, je déjeune avec le fondateur et je lui dis, en fait, je crois que ça ne va pas le faire. Donc, je repars. J'appelle ma mère. Je lui dis, maman, putain, c'est galère. Michel-Augustin, ils ne me répondent pas. Là je suis chez les fous, qu'est-ce que je fais ? Et ma mère, qui est mère poule et tout, me dit « Rentre à la maison, je vais m'occuper de toi » et ma vie aurait pu être totalement différente, tu vois. Et donc, je lâche rien. D'ailleurs, on y reviendra sur cette notion de ne rien lâcher. Et je dis « Non, je veux Michel-Gustin » . J'avais quand même mis en place une stratégie à ce moment-là, pour rentrer chez eux, c'est que je leur écrivais toutes les semaines. Mais j'étais déjà rentrée dans ce storytelling de marques qu'ils ont su créer, fabuleux. et que j'ai entretenu derrière, mais je leur donnais des nouvelles, ça c'est moi, j'ai pris ma chambre de bonne, je suis à Paris, j'attends le coup de fil, mais il n'y avait pas mon téléphone qui sonnait. Et incroyable, mais ça a duré des mois, franchement, genre 3-4 mois. Et je me rappelle finalement, arriver au bout du truc, parce qu'il y a un sujet d'argent quand même moi dans mon... Dans la vie à Paris, je ne suis pas arrivée avec les chances que peuvent avoir certaines personnes, d'avoir potentiellement quelqu'un qui est capable de payer un salaire direct très élevé, un salaire à un loyer, ou de pouvoir m'offrir ça. Bref, en tout cas, il y a une limite à mon prix de chambre de bonne, qui à l'époque coûtait 700 euros pour 12 mètres carrés, avec les chiottes sur le palier. Donc, je suis prête à lâcher le truc. Mon plus grand conseil à la vie, c'est vraiment de ne rien lâcher, mais je m'apprête à lâcher le truc. Je renvoie un dernier message. Je ne sais plus trop ce que c'était. Et mon téléphone finit par sonner quand même. De l'aérage de Michel Augustin qui me dit, Clémence, qui me dit, vas-y viens on fait un entretien. Mais moi je jouais ma vie, je vous jure. Je n'étais pas tant stressée, mais par contre je savais qu'il y avait un enjeu. C'est marrant. Je savais qu'il y avait un enjeu. Là je fais les entretiens. Alors comme Michel Augustin c'est Michel Augustin, il y avait des entretiens fabuleux. Où on rencontrait plusieurs gens de la tribu, on parlait de tout, sauf des compétences acquises en école. Et ça c'est fabuleux aussi. C'est-à-dire, en fait, on cherchait des hommes et des femmes et des humains avec des formes de sympathie, d'humour, de plein de choses, mais on ne cherchait pas des CV, en fait. Ça, c'était très très fort, voilà. Donc bravo à Augustin et Michel qui ont créé ça. Et je rencontre Augustin, et c'est une rencontre exceptionnelle qui marquera ma vie à jamais. Et aujourd'hui, Augustin fait encore partie de ma vie et cet homme est fabuleux dans ce qu'il a fait de ma carrière. Et je rencontre Augustin, et c'est une rencontre hors norme. Je fais mon entretien, il a les pieds sur la table. Il me regarde à peine, il me demande de me dire qui es-tu, il me dit qui es-tu. Et moi je lui dis je suis Charlotte. C'est déstabilisant quand même. Oui mais c'est déstabilisant, mais on devrait nous entraîner à être beaucoup plus aussi comme ça, déstabilisés. Aujourd'hui en école on nous apprend à remplir des moules, des moules à gâteau. Et en fait c'est pas ça la vie. Et je rencontre Augustin et c'est fabuleux, il me dit qui t'es. Alors je commence par lui évoquer mes études et tout. Je rentre dans le moule quoi. Qui es-tu ? Je suis des études, c'est nul. Et en fait il me dit non je m'en fous de ça, d'où tu viens, qui tu es et tout. Et là, je pars dans mon truc, quoi. Je me dis, je m'appelle Charlotte, je suis née rousse, je suis devenue blonde, j'adore les barbecues. Je sors cette phrase. J'adore les barbecues. Ce qui est vrai, j'adore les barbecues. Bref, et le gars me dit, ok, clac, je lâche le son, il relève la tête et on connecte. On connecte. Néanmoins, je demande un salaire à l'époque, qui n'est pas le salaire du poste, donc j'ai même dû réduire mon salaire. Christopher, qui est de Dircom, à l'époque aussi, il m'appelle et me dit, ouais, écoute, On te trouve un peu surdimensionné pour le poste et tout. Non, non, non, je ne suis pas surdimensionné. Non, non, je peux même ramasser les poubelles, même si vous voulez, pour avoir ce poste. Je trouve que ça aussi, il ne faut pas le perdre quand on cherche à dessiner un parcours. C'est pourquoi pas être capable de tout. J'ai une amie, récemment, elle a repris un poste. Elle ne fait pas forcément ce qu'elle aime faire, elle fait de la logistique. Alors on va dire, ouais, mais du coup, à quoi ça sert, machin ? Tu peux très bien découvrir une marque ou une nouvelle compétence ou un nouvel attrait aussi en découvrant autre chose que tu n'as peut-être pas découvert en faisant tes études ou sur d'autres postes. Je trouve qu'il faut être assez open aussi dans ce que peut nous proposer une marque quand on est embauché. J'exagère un peu peut-être avec vider les poubelles mais voilà.
- Speaker #0
En tout cas tu n'avais pas un sujet d'ego par rapport à ça. Non mais je commençais en plus.
- Speaker #1
T'es qui aussi au fait ? Aujourd'hui on dit aux jeunes, j'ai l'impression aussi qu'on leur dit trop tu sors t'es une star, non T'es qui tu es, t'es quelqu'un de bien, certainement. Mais t'es pas une star, en fait. Et puis t'as des preuves à faire aussi. Et aujourd'hui, j'ai l'impression que c'est tout cru. Je parlais à mon petit-neveu l'autre jour qui me disait « Ouais, moi je veux rouler en 4x4 Horus. Je crois que c'est Ferrari ou Maserati, je sais plus. » Je lui dis « Ok, t'es en CAP de maçonnerie, tu vois. Il y a beaucoup de noblesse derrière tout ça, bien sûr. Mais il va falloir taffer. Et puis il va falloir arrêter de faire les murs toi-même. Il va peut-être falloir monter ta boîte et tout. » Tout n'est pas acquis, tu vois, et il faut faire attention au discours qu'on porte là-dessus auprès de la jeunesse. T'as des preuves à faire, t'as des portes à enfoncer, t'as des sujets à ne pas lâcher. Et c'est comme ça aussi, c'est la vie.
- Speaker #0
C'est intéressant ce que tu dis, et ça me fait penser à ce côté, nous en tout cas dans notre génération, je crois qu'on est rentrés avec cette idée de, on rentre par la petite porte, il faut faire ses preuves, il faut être respectueux parce que les anciens savent plus et tout, et on voit arriver les nouvelles générations. Petit coucou Lou à ma stagiaire. Mais qui ont, qui ne se... Qui ne semblent pas avoir cette contrainte-là.
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Qui sont très... Ben voilà, moi j'ai envie de faire ça. Très affirmés en fait dans ce qu'ils acceptent et ce qu'ils n'acceptent pas. Et moi j'ai une certaine jalousie par rapport à cette génération. Et en même temps, je suis d'accord avec toi, il y a un moment aussi, il faut apprendre. Oui, bien sûr.
- Speaker #1
Mais alors dans ce cas, il faut aussi choisir ta voilure et ton envergure. Il n'y a pas de problème. Soit sida. Moi, j'arrivais dans une boîte qui cherchait et qui faisait 40% de croissance par an. Tu vois, donc tu n'y allais pas pour demander tes vacances, tes RTT. Et voilà, aujourd'hui, quand j'entends beaucoup d'histoires sur les charges de travail, sur le harcèlement, qui est un vrai sujet de fond. mais il y a aussi la vision de l'entrepreneur, de l'entreprise qui emploie des gens aussi, c'est difficile aujourd'hui d'employer des gens en France on est chargé, il n'y a pas longtemps avec mon comptable, il y a des sujets aussi où il y a une pression, mais c'est un tout autre sujet peut-être pas glisser là-dessus Alors du coup tu rejoins ? Oui je rejoins, je finis par rejoindre Michel et Augustin, j'y passe 5 ans pour revenir sur le parcours Je passe 5 ans chez Michel Augustin, absolument fabuleux, révélateur, dingue, qui à la fois me permet d'exprimer ma personnalité barjot, et en même temps d'être dans cette rigueur de travail qui fait que j'ai un salaire et que je peux payer ma chambre de bonne à 700 euros par mois.
- Speaker #0
Correctement.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Et là, en fait, on y reviendra. Peut-être juste, tu quittes Michel Augustin pour rejoindre une jolie maison.
- Speaker #1
Alors, on m'appelle, j'ai mon téléphone qui sonne, on était beaucoup chassés chez Michel Augustin. C'est cool d'ailleurs comme posture aussi ça, il faut le reconnaître, il y a des sociétés dans lesquelles tu vas ou peut-être t'as pas un salaire tout de suite mis au bolant ou intéressant mais en tout cas t'es visible, t'es chassé parce que t'es dans une boîte qui est cool et ça se monétise quelque part aussi maintenant, la visibilité qu'on te donne, qu'on t'offre, voilà. Donc je suis chassée par une boîte de chasseurs de tête quoi et qui me dit on cherche pour une maison de luxe une personnalité un peu différente pour les emmener vers des nouveaux usages des réseaux sociaux. Et c'est vraiment la phrase qu'on m'a donnée. Et en fait, c'était cette phrase qui a fait sens. Et c'est pour ça que j'ai accepté les entretiens. Et qu'au final, j'ai débarqué chez Chanel après avoir fait quelques rencontres fabuleuses à différents niveaux de la boîte, sur la partie créa, la partie médias, etc. Et ouais, donc je débarque chez Chanel, où je reste pendant trois ans. Après, j'ai vu ça.
- Speaker #0
Et au bout de trois ans, tu quittes et tu crées ta boîte de conseils en com.
- Speaker #1
Au bout de trois ans, je quitte, je crée différents, il y a donc six ans aujourd'hui.
- Speaker #0
Et tu travailles sur c'est quoi tes clients aujourd'hui et le type de prestations que tu leur proposes ?
- Speaker #1
Oui, alors je n'ai pas voulu me spécialiser parce que j'ai toujours eu cette curiosité de plein d'univers différents. J'aime me nourrir de toutes les histoires, de toutes les problématiques et tout. Donc je n'ai pas de spécificité food. Après Michel Hussain, j'aurais pu dire food. Après Chanel, j'aurais pu dire luxe. Pas du tout. Donc je réponds un peu à tous les clients qui veulent bosser avec moi. Et on fait beaucoup de la strat, mais notre force de ce que disent mes clients, c'est pas moi qui les définis comme ça, c'est qu'on est capable de faire de la stratégie, mais de l'opérationnaliser derrière, puisqu'on accompagne nos clients à l'opérationnaliser. On fait encore les contenus, on fait des newsletters, on fait des stratégies com, mais derrière on les opère concrètement. On produit des contenus, on les diffuse sur les touchpoints, les canaux, voilà.
- Speaker #0
C'est un service client.
- Speaker #1
Ouais, assez. Et après, évidemment, on n'est pas nombreux dans la structure, mais on sait s'outiller, comme font beaucoup d'agences aujourd'hui, d'un réseau d'experts en plein de thématiques différentes, selon les besoins. Du coup, ça fait aussi une structure très agile et très libre, puisque moi, c'est le but de ma vie.
- Speaker #0
Donc la liberté, valeur forte chez toi. Tu me disais que tu avais appelé ta vie France.
- Speaker #1
Oui, j'ai appelé ma fille France parce que ça signifie en latin liberté. Et on ne le sait pas non plus ça, que notre beau pays a ce nom-là. Et c'est fabuleux, la liberté.
- Speaker #0
Du coup, liberté, ça explique cette envie aussi d'entreprendre, de créer ta boîte. Ça a toujours été ton projet d'avoir cette indépendance ? T'es venue un petit peu comme en réaction à du salariat un peu trop contraignant.
- Speaker #1
C'est un mix des deux en fait. C'est-à-dire que Chanel, ça ne le faisait plus. J'avais envie de partir, je suis partie d'ailleurs par moi-même. Et on est venu me chercher en fait. Des gens sont venus me demander conseil. Et je me suis dit tiens, pourquoi pas rentrer dans ce conseil. quand la vie te... t'offre des choses, quand les signes débarquent comme ça un peu autour de toi, de manière naturelle, spontanée, bienveillante, bon, tu te dis go, j'essaye. Et en fait, je me suis prise au jeu. Parce qu'en plus, moi, je n'avais pas du tout de parcours agence ni conseil. J'avais un parcours annonceur. Donc, et d'ailleurs, je suis heureuse de ça, vraiment. Parce que l'agence, voilà, j'avais des connaissances en agence, ce n'était pas aussi joyeux. C'est chouette d'être chez un annonceur, de se tamponner la marque, de la comprendre. Je crois que c'est un parcours intéressant. On dit beaucoup aux élèves en com, faites d'abord de l'agence, puis ensuite partez chez l'annonceur, pas forcément. Et donc c'est arrivé naturellement à moi, et ensuite je me suis vraiment prise au jeu, j'ai vraiment aimé, parce que ça m'a offert énormément, moi donc différent, parce que j'aime les problématiques différentes, et parce que j'ai besoin de nouveautés, donc j'ai beaucoup de clients différents, je me nourris de problématiques différentes, et ça m'anime beaucoup, et ça répond à ce que je veux aujourd'hui, donc je me suis engouffrée là-dedans après, derrière, de manière assez naturelle.
- Speaker #0
Donc différent. Une agence qui a maintenant 6 ans et juste avant ça, Chanel. J'imagine, ayant travaillé dans le secteur du luxe, j'imagine le grand écart que ça a été pour toi de passer de Michel Augustin, où tu étais dans un délire incroyable. Permanent.
- Speaker #1
On était perché H24.
- Speaker #0
Arriver chez Chanel. Avant d'arriver justement à ce qui s'est passé chez Chanel. Qu'est-ce qui a fait ? Parce qu'en fait, moi, tu m'as vraiment marquée. Les campagnes de Michel Augustin m'ont marquée, m'ont inspirée, m'ont donné la banane. Et j'étais toujours vue comme un... Tu disais barjot, mais comme l'audace incarnée. Et je trouvais ça fabuleux. Comment tu as créé ? Est-ce que c'est un personnage ? Est-ce que c'est toi ? Qu'est-ce qui t'a... Donner envie d'aller dans le métro pour aller chercher des candidats. Toutes ces campagnes assez folles qui derrière étaient aussi la réalité que tu vivais finalement.
- Speaker #1
Alors qu'est-ce qui m'a donné envie de faire tout ce que j'ai fait chez Michel Augustin ?
- Speaker #0
Qu'est-ce qui t'a motivée, inspirée à aller si loin dans ce que tu faisais chez Michel Augustin ?
- Speaker #1
Jamais les choses n'arrivent comme ça. Il y a tellement d'éléments, donc je vais essayer d'en évoquer au maximum. D'ailleurs, je fais des références beaucoup à Augustin, parce qu'on parle de ça aujourd'hui, parce qu'il est là aussi, Augustin et Michel, et Augustin lui parle beaucoup de terreau, donc il faut trouver son terreau. La métaphore est bonne. C'est-à-dire que j'étais dans mon terreau. J'avais trouvé la boîte où j'étais bien, où on me laissait m'exprimer, où j'avais le droit de penser et de créer, en fait, comme ça se présentait dans ma tête. Et ça, c'est hyper important. Tu n'es pas dans une boîte qui te permet ça. Il n'y a pas 36 000 solutions. Casse-toi ! Casse-toi ! En fait, il faut rebondir, il faut se casser. Moi, ma boîte avant Michel Augustin, j'étais dans une erreur fondamentale de carrière. Et alors ? On s'en fout. Mais reste pas, casse-toi, rebondis. Te contente pas de l'ennui, te contente pas de faire des trucs que t'aimes pas faire. Voilà, écoute-toi quoi. Donc moi déjà j'étais dans le bon terreau d'entreprise. Ensuite j'avais le bon boss. Augustin, au-delà des compétences professionnelles, ça n'a pas d'ailleurs été tout de suite facile avec lui, parce que c'est quand même un personnage, je sais que je peux le dire, mais ensuite on a vraiment matché d'un point de vue humain. C'est quelqu'un qui m'a poussé dans mes retranchements, c'est quelqu'un qui m'a challengé, c'est quelqu'un qui... Parfois il m'a dit ça tu ne pourras pas le faire en fait, tu n'en seras pas capable. Et moi quand on me dit ça, ça génère en moi une flamme interne qui fait qu'en fait je vais te prouver tout le contraire que je suis capable de le faire.
- Speaker #0
Mais il le faisait exprès tu penses ?
- Speaker #1
Oui, il est très fort. Oui, il me connaît très bien. Je pense que les premières fois non, mais quand il a vu ce que ça générait. Alors après évidemment on tombe dans un espèce de côté où ensuite on se connaissait tellement bien qu'il avait très peu besoin d'exprimer ses besoins en termes de stratcom de marque qu'en fait j'y allais déjà. Et d'ailleurs même je la dessinais avant même, je pense qu'ensuite il... Il a besoin de dire quoi que ce soit. C'était fabuleux, une entente vraiment cordiale. Il n'avait plus trop besoin de parler que je savais ce que je devais faire. Ça se faisait très naturellement. Donc ça, c'est fabuleux. Et ça arrive après quand même quelques années de rodage. Je suis restée cinq ans chez Michel Goussin. Les deux premières années, ça ne s'est pas passé comme ça. J'ai appris, j'ai observé. J'ai aussi capitalisé sur des équipes qui étaient là, qui étaient brillantes, sur le produit, sur le commercial, des gens inspirants, etc. Donc il y a aussi une notion. d'équipe, une notion d'entreprise, de boss, d'équipe.
- Speaker #0
Et tout l'écosystème en fait.
- Speaker #1
Tout cet écosystème. Et ça, il ne faut pas hésiter à l'évaluer quand tu rentres dans une boîte et que tu veux faire carrière. Est-ce que ça répond à tout ça ? Le problème, c'est qu'il n'y a finalement pas beaucoup de boîtes, je trouve, au regard des diversités de personnalités qu'on a sur Terre. Mais néanmoins, il y en a forcément une pour toi, on va dire. Un peu comme ton âme sœur, on va essayer d'y croire. On va se dire, il y a une boîte peut-être pour toi. quelque part dans le monde. Ou sinon, crée-la à la limite. Crée-la en fait aussi. D'ailleurs, on le voit, beaucoup d'entrepreneurs qui créent sur la base de frustration. Donc, s'écouter, s'écouter. Et donc, ensuite, bon, il y a quand même moi, parce que c'est vrai que, et ça, mon mec me le dit souvent, je dis, j'ai de la chance d'être là, j'ai de la chance d'avoir réussi à faire ci, j'ai de la chance. Il arrête un peu aussi de dire ça. Et ça, qu'est-ce que j'aime les hommes pour ça ? Et dans l'entrepreneuriat féminin, on est aujourd'hui chez The Patron, il faut en parler. Moi, j'ai quand même beaucoup de mal à... D'ailleurs, on m'a beaucoup proposé de rejoindre des réseaux féminins et tout. J'ai beaucoup souvent refusé parce qu'en fait, ça ne m'intéresse pas d'être qu'avec des femmes. L'homme est une source d'inspiration permanente. Et mon mec, moi, à ce moment-là, il me dit, mais arrête de dire que tu as de la chance en fait aussi. Toi, tu as dessiné ça. Tu es là parce que tu as fait ça. Tu l'as créé en fait. Ce n'est pas que de la chance. Voilà. Donc Charlotte aussi, ensuite, comment ça fonctionne dans sa tête ? Bon, il y a des trucs qui sont explicables, d'autres qui ne sont pas explicables. Mais par rapport à ses idées créatives chez Michel et Augustin, Il y a des choses qui passent à travers ta tête et souvent il faut les saisir. Donc c'est des micro-idées qui arrivent. T'en as dix, moi j'en ai beaucoup. Par jour j'en ai énormément. Mes amis qui me fréquentent au quotidien sont épuisés de ces idées qui arrivent comme ça. Et puis alors certaines qui sont totalement timbrées, et puis d'autres qui potentiellement seraient viables. Mais ça fuse, Donc il faut en saisir quelques-unes et se dire, certaines je les lance, je les essaye, je les teste. Parce que ça c'est pareil.
- Speaker #0
C'est souvent l'écueil d'ailleurs des grands groupes,
- Speaker #1
c'est qu'il y a beaucoup d'idées puis il y a très peu de réalisation parce qu'il faut les pondre sur PowerPoint de 200 slides avant de savoir si c'est la bonne idée.
- Speaker #0
Puis tu la ponds, excuse-moi je te coupe, mais tu la ponds, tu la fais valider à toi N plus 1 qui te fait faire des modifs, ça fait les allers-retours, ensuite tu passes aux étapes d'après, ensuite tu vas comparer avec tel service et puis ton idée quand elle arrive en bout de compte, ça ne ressemble plus à rien, c'est tout dilué.
- Speaker #1
Elle ne ressemble plus à rien, elle est dégradée, elle ne marche pas. c'est plus le timing en fait il y a là où il y a aussi et ça j'adore dans notre métier c'est le moment on est dans des métiers où il ne faut pas tergiverser pendant trois plombes en fait puis qu'est-ce que tu risques ? Pareil souvent je disais à Chanel malheureusement pas à Gabriel en tant que personne mais aux équipes c'était qu'est-ce qu'on risque en fait on ne va pas détruire une marque pareil pour Michel Hussain et pareil pour toutes les marques du monde Mais aujourd'hui les marques sont frileuses, elles ont peur Parce qu'il y a aussi beaucoup plus de personnes En bout de chaîne qui peuvent se permettre D'essayer de Je sais pas comment dire De te faire du mal, mais tu vois ce que je veux dire De freiner des concepts quoi Mais donc croire en ses idées à balle En avoir 10 par jour, en sélectionner quelques-unes Mais croire en ses idées c'est cool Mais il n'y a pas de bonne idée sans action Et une idée sans action est une hallucination Voilà, ça je me le dis souvent T'as halluciné c'est cool, mais on s'en fout Tout le monde s'en fout de ton idée si tu ne la réalises pas. Donc derrière, il faut l'opérer, il faut y aller. Donc en fait, l'idée typiquement du métro, pour être hyper concrète, c'est Anne-Claire qui descend d'un entretien avec Augustin sur les people de la boîte. Et on avait du mal à recruter. Parce que déjà, il y avait un flux énorme, un peu de turnover. Et c'est un vrai job, le recrutement. Moi, c'est le truc le plus difficile que je connaisse sur Terre. Et elle me regarde avec des yeux un peu dépités en descendant de son truc. Et je dis, c'est compliqué, j'ai plein de postes ouverts, je ne sais pas comment faire, où aller, comment c'est et tout. Et elle me dit, tu sais pas ce qu'Augustin m'a dit, il m'a dit d'aller recruter dans le métro. Elle me dit ça comme ça, mais ça aurait pu être une discussion de café, autour d'un café anodine. J'aurais pu faire ça, bah alors, on va quand même pas aller dans le métro. C'est vrai, on va quand même pas aller dans le métro, là où des gens, des centaines de milliers de gens circulent chaque jour, soit avec le sourire parce qu'ils vont vers un job qu'ils aiment, soit avec une tête déterrée parce qu'ils vont vers un job qu'ils détestent, avec plein de problématiques personnelles dans la tête, c'est le meilleur endroit. C'est le concentré de toutes nos peurs, de toutes nos ambitions, le métro. C'est fabuleux le métro comme emplacement. Donc, j'entends ça, moi. Je regarde Hassan à l'époque, qui est mon binôme sur la vidéo, qui est aussi une personnalité extraordinaire. On se regarde. Pareil, on sait en fait. Je me dis, mais tu sais quoi, on va y aller dans le métro. On va y aller. On va le prendre au sérieux. Si tu as du temps cet après-midi, oui, pareil. Donc, réactivité. Bam, bam, bam. Direct. Direct. L'après-midi même, on était dans le métro.
- Speaker #0
Mais non.
- Speaker #1
Avec un script. C'est parti, mon kiki. Ouais.
- Speaker #0
Et ce moment où tu commences à...
- Speaker #1
C'est pas moi qui suis dans le métro, c'est Anne-Claire. C'est Anne-Claire qui parle ? Moi je suis derrière la caméra avec Hassan. C'est aller au bar d'un café où je suis devant la caméra.
- Speaker #0
Ou avec le CEO de Starbucks là.
- Speaker #1
Ah oui, c'est ça. Parce que c'est quand même... Alors du coup, c'est Anne-Claire qui prend la parole dans le métro. Mais enfin, moi, je...
- Speaker #0
Anne-Claire, elle est géniale. Elle est incroyable.
- Speaker #1
Elle a tout le temps qu'il faut pour aller parler à une rame vide. Mais qu'est-ce que ça fait du bien ?
- Speaker #0
Mais qu'est-ce que ça fait du bien ? Parce qu'après, moi, je l'ai fait dans d'autres vidéos pour Michel Hussain. Qu'est-ce que ça fait du bien ? Alors, il ne faut pas non plus emmerder les gens. Alors là, on a un peu... Non, quoi qu'on n'a pas emmerdé les gens, on venait avec de la valeur, on venait avec des emplois. Dans une boîte cool.
- Speaker #1
Vous avez vraiment trouvé des candidats ?
- Speaker #0
Mais bien sûr ! Mais ça a été incroyable. Mais ça, il faut rapidement... Donc Anne-Claire fait son truc, elle lit le script et sort cette fameuse phrase « Est-ce que quelqu'un connaît quelqu'un qui cherche un job ? » Et ça, on sait que dans la com, il y a des punchlines comme ça qui sortent et c'est... Il n'y a plus rien à dire d'autre, en fait. Tout est résumé. On veut trop en dire aussi parfois dans la com. Là, « Est-ce que quelqu'un connaît quelqu'un qui cherche un job ? » Point. On est dans le métro, il y a des gens qui cherchent des jobs et il y a des gens qui connaissent des gens qui cherchent des jobs. Donc, tout est fait. Moi, quand j'entends cette punchline, je me dis Merci. Oh là là, tout est là.
- Speaker #1
Elle sort de qui cette punchline ?
- Speaker #0
Elle sort d'Anne-Claire, qui réinterprète le script d'ailleurs spontanément. Et elle sort d'elle, naturellement. Et ça c'est pas prévu, on s'en fout, on s'en empare en fait, c'est le boulevard, bien sûr. Et donc là, je publie la vidéo, et je sais que ça part. Je sais que ça part parce que je refresh, et à chaque fois que je refresh, ça prend des vues, des repartages, On est sur Facebook elle est sur Twitter. On est sur Facebook s'il te plaît, et Twitter. L'angoisse, malheureusement j'ai pas les outils d'aujourd'hui. Qu'est-ce que j'aurais rêvé ? Mais je ne les ai pas. Je n'ai pas les lives, je n'ai pas les stories. C'est comme ça. Je n'ai pas le carousel, je n'ai pas les formats comme ça, un peu sympas, où tu peux réinterpréter plein de choses. Et donc, là, c'est la folie. Je publie et c'est nimp. Et ça part. Et c'est trop bien. Et on atteint les 2 millions de vues. Et autant de candidatures. On reçoit en 48 heures. Un an de candidature ! Et là c'est génial parce que ça m'a vachement appris, moi j'avais pas prévu ça quand même. On a fait un plan et tout, on a fait un job dating. Où on a reçu je sais plus combien de centaines de personnes qui étaient venues pour trouver des jobs. Et on avait réussi à recevoir les gens qui voulaient au final ensuite derrière être reçus. Et je crois qu'on avait recruté deux personnes sur cette base là. Ce qui était génial c'est qu'en plus ça avait alimenté la com, c'est que d'une vidéo était sortie une série de vidéos.
- Speaker #1
C'est vrai que quand j'y repense,
- Speaker #0
c'était vraiment nainpe. C'était tellement bien.
- Speaker #1
Le côté quand toi, tu es devant la cam.
- Speaker #0
Ça, c'est une autre histoire, mais tellement magique. On est en formation avec Hassan sur des logiciels de montage. La formation s'appelle les lapins bleus. Je m'en rappelle encore, c'était extraordinaire. On apprenait à monter. Voilà, bon. Et mon téléphone sonne, c'est Augustin qui me dit, ouais, on a reçu un coup de fil de Starbucks, ils veulent des produits pour lundi matin, pour un comité de dégustation et tout. Est-ce que ça te dit d'aller à Seattle ?
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Là, je dis quoi ? Enfin, on me dit, on cherche un concept et tout. Bon, il y a des idées qui tombent, on envoie un trublion. où on fait gagner un jeu concours et un trublion part en vacances à Seattle. Je ne comprends pas trop le truc.
- Speaker #1
Le trublion, c'était les salariés. Les salariés, voilà.
- Speaker #0
De Michel et Augustin. C'est toujours, d'ailleurs. Et pour la faire quand même en accéléré, parce que là, ça peut durer très longtemps, cette histoire. Je regarde Hassan, toujours Hassan. Il faut avoir des compères comme ça, vraiment des acolytes, qui sont dans les mêmes délires, quand même. Et je lui dis... T'es déjà allé à Seattle, aux Etats-Unis et tout ? Il me dit non. Je dis, vas-y, viens, on fait ton esta, on verra si ça marche. Donc on fait son esta. Le truc débarque tout de suite. Je dis, si ton esta est immédiat, on s'en fout, on part. Je prends les billets. Je ne rappelle pas Augustin. Je prends les billets. Tu ne lui dis même pas ? Non, je ne lui dis même pas. Et je le rappelle, je lui dis, bon, on a pris les billets. Et puis là, on quitte la formation parce qu'on va aller rencontrer le CEO de Starbucks. Et ça sort comme ça, en fait. Pareil, comme la RH qui descend et qui dit, il m'a dit qu'il fallait que j'aille recruter dans le métro. Et là, ça sort de ma bouche. On va aller rencontrer le CEO de Starbucks. Pareil, ça pourrait être juste une blague. Mais en fait, dans ma tête, je me branche et je me dis... Je vais rencontrer le CEO de Starbucks Et ça rejoint tout un parcours Qu'Augustin m'a ouvert C'est aussi pour ça qu'il a tellement compté dans ma vie C'est la PNL avec Anthony Robbins Où il m'offre pouvoir illimité Et la programmation visuelle De se dire je vais faire ça et ça va arriver Et ça va se produire Voilà, on pourrait faire un épisode uniquement sur la PNL. Likez si vous voulez un épisode sur la PNL. Mais ça, c'est également fabuleux comme expérience. Bon, bref. Et donc, je me dis, je vais rencontrer le patron de Starbucks.
- Speaker #1
Et donc, tu pars. Tu as des petits côtés dans la vie. Et je pars.
- Speaker #0
Je fais des vidéos avec Hassan. Et voilà. Et on a fini par rencontrer le CEO de Starbucks en moins de 48 heures. Et à faire des vidéos de plusieurs millions de vues. Et à signer un contrat de distribution de Michel Augustin chez Starbucks. Et à vivre ce rêve américain qui anime Augustin, en fait.
- Speaker #1
En fait, j'ai l'impression que ce qui fonctionne avec toi, c'est le zéro filtre de tes idées. Est-ce qu'il y a quand même un filtre ?
- Speaker #0
Oui, il y en a certaines que je ne pourrais même pas aborder là. Il faut les filtrer quand même. Et puis il y a aussi une réalité économique. On ne peut pas toutes les produire. Et puis il y en a certaines où j'admets qu'elles ne sont pas bonnes. Et d'ailleurs, une idée, tu sais souvent qu'elle est bonne. Je trouve quand tu l'imagines dans ta tête, et je me souviens avec « Allez voir un café » , tout s'alignait dans tout ce qu'on faisait. le narratif de l'histoire, le hashtag, les visuels, nos rencontres sur place une fois qu'on atterrit à Seattle, la famille chez qui on va loger, tout s'alignait dans l'idée, dans la manière dont on la déclinait sur les canaux en com et tout. Et donc là, généralement, c'est que c'est la bonne. C'est que c'est la bonne idée et qu'il faut s'y engouffrer.
- Speaker #1
Même si c'est complètement fou, le fait que ça passe et que tu puisses continuer à avancer,
- Speaker #0
c'est un bon indicateur. Il y avait aussi une réponse de la communauté en face. J'aurais été vraiment seule toute à faire un imp et qu'il n'y ait personne en face qui me motive. Il y avait quand même cette communauté de clients, de fans qui nous suivait, qui a déclenché le truc, qui a participé à ce que je sois visible. Je n'y suis pas arrivée toute seule. Il y avait plein de gens derrière moi, notamment les équipes, qui faisaient un job de ouf. Il y avait le décalage horaire qui était hyper pratique, parce que nous on bossait, ça diffusait, et en France on dormait. Quand c'était lancé, on se réveillait, ça avait pris. Il y avait énormément d'alignement des planètes qui ont fait que ça a fonctionné aussi. Une espèce d'alchimie, tu vois, qui est peu reproductible à l'identique. Mais néanmoins, avec des formules qui... Là, si on était dans un podcast en strat de com, il y a néanmoins des formules aujourd'hui où tu peux reproduire quand même certains succès organiques. Parce qu'encore une fois, là, il n'y a aucun média derrière tout ça.
- Speaker #1
Ce serait quoi, du coup, la base de ta formule que tu pourrais reproduire ?
- Speaker #0
La base de la formule ? Il y a déjà une valeur narrative, c'est quelle histoire tu racontes, sur la base de quel code culturel sur lesquels tu rebondis. Il faut quand même créer de la connivence avec une audience, tu vois, donc tu crées un narratif. Mais là, typiquement, c'était... Et je l'analyse maintenant, quand je l'ai créé, je n'avais pas cette analyse-là, je n'avais pas le temps de l'avoir.
- Speaker #1
C'était très intuitif, mais maintenant...
- Speaker #0
Voilà, mais c'était cette petite marque française et cette fille qui, en fait, un peu est no-mod, et cette petite start-up aussi qui, pour un géant comme Starbucks, peut s'avérer être... personnes décident de l'être et de le devenir et d'aller faire toc-toc chez les grands et de déranger un peu quelque part donc je trouve qu'il y avait ce narratif un peu comme ça, ensuite il y a évidemment la communauté et tout ce qui l'influence donc ça reprend, ça régramme ça repartage, ça rayonne au-delà de toi-même tu vois et ça devient d'ailleurs incontrôlable et donc ça c'est la bonne réponse à ton narratif et puis après évidemment maintenant Tu as le média, tu as la sponsorisation où tu peux envoyer du média sur tes contenus pour éventuellement pallier à des carences de vues ou d'engagement et ainsi de suite. Et ensuite, tu as ton optimisation, c'est-à-dire que tu écoutes ce qui se passe en temps réel. Je ne te parle pas, tu ne fais pas ton truc, puis tu retournes sur ton poste deux mois après à dire tiens, tu as un vrai listening, qu'on appelle le listening, et puis tu optimises en temps réel. ton contenu, ta com, et tu republies, et tu ajustes, et tu affines, et tu continues. C'est un peu la formule...
- Speaker #1
Une agilité, une adaptation sans fin.
- Speaker #0
C'est pour ça qu'on fait des stratégies aujourd'hui dans nos métiers, mais attention à la stratégie. La stratégie, elle t'empêche aussi parfois des bons coups. Si tu te colles trop à ta strat, il faut être capable en com. Sinon, pour moi, t'es pas... Je vais tracer cash. Pour moi, t'es pas un bon si t'es pas capable de faire ça. C'est de sortir de tes sentiers aussi. assez agilement,
- Speaker #1
sortir du cadre que tu t'étais donné parce qu'en fait c'est là où l'audience t'emmène et c'est ce qu'elle veut voir pas forcément ce que tu avais prévu dans ta petite stratégie c'est ce que les gens veulent voir expérience incroyable tu es devenue virale avec les contenus que tu as créés et tu te retrouves chez Chanel où justement ils sont venus te chercher pour cette petite graine de folie et cette envie de casser les codes
- Speaker #0
et du coup est-ce que tu as je connais déjà la réponse mais tu as eu cette carte blanche pour faire tout ce que tu avais envie chez Chanel j'ai eu une belle carte blanche franchement j'ai eu des belles portes j'ai eu une boss extraordinaire j'ai eu des équipes aussi extraordinaires j'ai rencontré des gens extraordinaires des créatifs mais t'as pas la même carte blanche forcément t'es pas dans une start-up qui a 5 ans d'âge t'es dans un groupe très ancien un... Beaucoup intermédiarisé, avec des gens en place, qu'il faut que t'embarques avec toi. Il y avait aussi cette phrase de ma boss pour le coup chez Chanel qui m'avait dit, tu sais ici, tu dois emmener les gens derrière toi, même les gens que tu ne considères pas forcément utiles dans le projet. Dur pour moi, J'ai beaucoup de monde. Ouais, ouais, dur. Et en plus, sans blesser personne, encore plus dur pour moi. Parce que j'ai quand même tendance à être assez cash. Tu l'auras peut-être vu, mais on n'est pas là pour... Voilà, oui, je fais de la com, mais je n'aime pas perdre mon temps. Donc c'est vrai que c'était compliqué pour moi. Très politique quand même, il faut le dire, mais très bienveillant quand même. Après, j'ai voyagé, ça a été fabuleux. J'ai découvert des cultures et l'usage de ces cultures sur les réseaux sociaux, c'était passionnant. J'ai eu des problématiques extrêmement fabuleuses sur l'intelligence artificielle où on m'a fait confiance sur plein de thématiques dingues. que j'ai pu porter très haut dans la boîte et trop trop bien. Mais moi c'est vrai que c'est la création qui m'anime et la création, j'étais peut-être pas au bon endroit aussi dans la boîte, c'est peut-être moi l'erreur, et on m'a proposé d'ailleurs de bouger. Mais le grand groupe, je crois qu'en tout cas à cette phase de ma vie, c'était pas fait pour moi. Ça le sera peut-être un jour, à nouveau, carrément, et pourquoi pas. Franchement je ferme jamais les portes, mais en tout cas à cette phase-là c'était trop difficile. Chez Michel Hussain, j'étais emportée par l'énergie de la création. Chez Chanel, c'était plus l'énergie de la transformation. Et c'est moins moi, tu vois. Moi, j'ai besoin d'avoir des idées. Pas qu'on dise forcément « amène à mes idées » . J'adore, au contraire, quand on les punchlines et tout, quand on les challenge et tout. Mais j'avais quand même besoin qu'à un moment donné, elles sortent. Tu vois. Et c'était trop peu le cas.
- Speaker #1
D'un point de vue culturel, intégrer une maison de luxe française.
- Speaker #0
Fabuleux au niveau produit. Vas-y, excuse-moi.
- Speaker #1
Non, non, mais continue. Je voulais savoir comment toi, tu t'es sentie. Est-ce que tu t'es sentie à ta place ? Tu parlais de moule tout à l'heure. Comment est-ce que toi, tu t'es sentie ? Est-ce que ça a impacté aussi un moment ta confiance en toi ?
- Speaker #0
Ah ouais. Alors, tu parlais de grand écart tout à l'heure. Moi, j'aime bien utiliser le mot du percute. C'est-à-dire je me suis pris. Un pain dans la tronche, genre vraiment, je suis restée couché plusieurs mois à me dire wow, wow, wow, punaise, culturel tu vois, c'est ni contre l'un ni contre l'autre, ni contre Michèle Hussain, ni contre Chanel, c'est moi en fait dans cet écosystème. Je me suis pris une énorme claque, ça a été très difficile. D'ailleurs je crois que c'est le plus gros moment difficile de ma carrière et vie après la naissance de ma fille potentiellement tu vois. Vraiment, je me suis dit mais what the fuck quoi. Déjà, est-ce que t'as pas fait une connerie ? Et j'ai un peu... J'ai rien lâché, tu vois. J'ai voulu essayer. J'ai voulu réussir. En y repensant, tu vois, et je veux pas que si des gens de Chanel ici écoutent ce que je vais dire, je veux pas que ça soit mal pris ou quoi, puisque c'est mes choix, d'accord ? C'est moi qui ai décidé de venir quand même à la fin. Et c'est une boîte magnifique, encore une fois. Il y a plein de gens qui peuvent s'épanouir, mais tellement. J'ai encore des amis là-bas qui s'épanouissent tellement, et bien sûr. Mais c'était pas fait pour moi. Et il y a des moments où je regrette ce choix-là. Tu vois, et je le dis, jamais, voire rarement sur tout mon parcours.
- Speaker #1
Parce que t'as pas assez appris ou parce que ça a été trop douloureux ?
- Speaker #0
Parce que je pense que j'ai raté un coche en sortant de Michel Augustin qui était celui, tu l'as dit, de la viralité. Et notamment de la visibilité et notamment du média. Et moi je pense que j'aurais dû foncer dans du média. De la vidéo, du Youtube, du brut, tu vois, tout ce qui se faisait à cette époque qui commençait à émerger. Où d'ailleurs j'avais quelque chose à créer là-dedans. Et je pense que j'ai raté ce Ausha.
- Speaker #1
Et aujourd'hui, pourquoi est-ce que tu ne vas pas là-dedans ?
- Speaker #0
C'est une très bonne remarque, eh oui. Alors après, j'ai monté ma boîte et je me suis retrouvée à plein de sujets différents, où j'ai pu réinjecter un peu de ça, donc ça m'a un peu soignée doucement aussi. Et donc juste, quand tu reviens peut-être sur le sujet du syndrome de l'imposteur, aussi chez Chanel, je l'ai eu, tu vois, je l'ai eu, parce que ça a vachement challengé qui j'étais. La culture, les gens qui me disaient « hum hum, t'es sûre ? » Et puis j'étais challengée par des propos d'agence, par d'autres internes. Alors c'est normal, bien sûr, jusqu'à un certain point. Mais ouais, j'ai eu le syndrome de l'imposteur, clairement. À me dire, mais waouh, est-ce que je suis à ma place ? Et c'est normal, et je pense que c'est plutôt bénéfique de l'avoir. Puis je ne suis pas une nana qui arrive trop avec ses gros sabots et qui impose trop, tu vois. Quand je sens que je n'embarque pas l'engouement naturel, ça me saoule. Bon, j'ai quand même tenu trois ans, mais...
- Speaker #1
C'est court pour... Ouais, c'est court, mais j'étais épuisée. Comme type de parcours dans ce genre de maison. J'étais épuisée.
- Speaker #0
Franchement, j'étais beaucoup plus épuisée que chez Michel Houstin, où j'en faisais, je pense, cent fois plus.
- Speaker #1
Oui, parce que c'est beaucoup de conversations qui te prenaient beaucoup d'énergie, je pense. Ah ouais,
- Speaker #0
j'avais fait un PowerPoint politique pour... c'est-à-dire... J'avais fait une espèce de modèle de comment réussir à convaincre, en fait, mais sous un angle politique, pas sous un angle idée, en fait. C'était plutôt genre, tiens, si lui, il adhère à mon idée, alors ça passera. Enfin, c'était pas tant adhérer à l'idée, d'ailleurs, il fallait convaincre, mais c'était...
- Speaker #1
L'influence.
- Speaker #0
L'influence interne, ouais.
- Speaker #1
Ouais, l'influence interne. Ce qui est clé, effectivement, et ce qui est peu expliqué. C'est à moins d'avoir vraiment un mentor qui te donne les clés. Moi aussi, chez Hermès, j'ai eu une...
- Speaker #0
Et je l'avais, ma boss, vraiment extraordinaire. Elle était extraordinaire. Elle est toujours... Elle a essayé. Elle a vraiment essayé de me le transmettre. Mais je crois que là-dessus, c'est moi qui ai dit... On dit souvent, soit tu renforces tes points forts, soit tu renforces tes points faibles. Moi, je suis plutôt de l'école de dire, t'as des points forts, fonce dans tes points forts, tu vois. C'est cool, alors bien sûr ça nécessite quand même d'apprendre toute sa vie, d'être ouvert à l'apprentissage sur plein d'autres sujets, mais perds pas trop de temps non plus à t'évertuer, à vouloir réussir dans un truc où tu te rends bien compte qu'en fait c'est pas fait pour toi, tu vois, et si ça te fait souffrir. Moi je faisais des nuits blanches, je dormais plus, non non non, c'était pas fait pour moi, vraiment.
- Speaker #1
Et du coup tu te disais peut-être que t'avais raté ce virage de la viralité ?
- Speaker #0
Je me le dis toujours aujourd'hui.
- Speaker #1
Tu le dis toujours aujourd'hui. C'est quoi ? C'est l'idée d'avoir travaillé ta propre marque ?
- Speaker #0
Exactement. En fait, c'était le début de ça. En fait, Michel et Augustin a été cette marque qui a été la première marque à incarner des produits de l'alimentaire du quotidien. C'était fabuleux comme réussite de s'appeler Michel et Augustin. Moi, je me suis embarquée là-dedans en tant qu'incarnant un peu principal parce que j'ai pris la com et que du coup, j'étais visible forcément. Même si on mettait d'autres personnes de la tribu en avant et moi, j'y tenais. j'étais quand même un peu le point central. Parce qu'il faut bien quelqu'un, un peu journaliste interne, qui se balade et qui ait la ligne éditoriale fil rouge. Donc j'étais visible. Et ça marchait, en fait. Et j'y prenais goût, j'aimais ça. Vraiment. Et je le faisais naturellement. Et ça m'animait le matin quand je me réveillais. Et quand je me couchais le soir, je repensais, qu'est-ce qu'il faudrait mieux faire ? Évidemment, tout ça au service d'une communauté qui attendait ça. Et donc oui, je pense que... encore aujourd'hui, il faudrait que j'arrive à déployer quelque chose qui fasse que je m'engouffre dans cette direction-là. Donc celle du média, celle de l'incarnation, celle de l'animation. Je l'ai fait un peu, j'ai animé des programmes web, des choses comme ça. Mais ça manquait peut-être un petit peu de risque, ce qu'on m'a proposé de faire. Et même Augustin, pour de vrai, je ne peux pas mentir, il m'a proposé récemment de me dire « Oh, qu'est-ce que tu veux faire ? Tu veux aller dénoncer l'huile de palme en Amérique du Sud ? » Et bon alors maintenant il y a d'autres sujets perso qui font que je ne peux pas partir pendant un mois en Amérique du Sud. On m'a beaucoup dit mais tu étais un peu le Hugo Clément avant qu'il débarque. Sans être lanceur d'alerte parce que lui il s'est vraiment spécialisé là-dessus. Mais sur d'autres sujets j'aurais pu être un peu cet incarnant qu'il représente aujourd'hui. Et ce n'est pas grave, en soi j'en dors la nuit. Mais c'est vrai que ça m'attire parce que c'est au-delà de ça, c'est une motivation interne. Je sais que ça m'anime, ça me plaît, j'aime ça. Dans la vie, il faut faire ce que t'aimes faire, parce que sinon, c'est un calvaire, la vie, tu vois. C'est pas censé être un calvaire.
- Speaker #1
Non. Tu dis que t'as raté ce virage, et je pense que c'est encore là. Ouais, Pas grand-chose. Bien sûr. Tu vois, c'est comme s'il suffisait de tourner un petit peu la lumière, et ça viendra très facilement.
- Speaker #0
Bien sûr. J'avais eu des pistes chez Rendez-vous en Terre Inconnue, L'amour est dans le pré, des trucs comme ça qui me font rêver. Puis j'ai une amie très proche qui bosse dans la prod, qui a vraiment essayé aussi un peu de me pousser. C'est d'ailleurs avec elle que j'avais décroché les programmes d'animation web et digitale. Il faut persévérer. C'est vrai que c'est des endroits, des systèmes, des milieux et des secteurs où il ne faut rien lâcher. C'est un peu la phrase. C'est marrant parce que là, c'est un peu séance de psy. Mais c'est la phrase que je me répète beaucoup en ce moment. C'est l'acceptation. Je ne le formulais pas aussi bien à une époque que je regrettais ça. Aujourd'hui, je le dis assez facilement. Tout ça, ça prend du temps aussi. On est des êtres humains. On n'est pas des machines automatiques.
- Speaker #1
T'es en évolution en tant que femme, t'as eu une petite fille, ça fait beaucoup de choses à gérer en même temps. Sans basculer en session de coaching, mais qu'est-ce qui t'aiderait aujourd'hui à allumer un peu plus la lumière là-dessus ?
- Speaker #0
Je suis bien entourée, j'ai des gens qui croient en moi, qui disent vas-y, qu'est-ce que t'attends ? Donc en fait ça c'est ok. Ma fille, évidemment c'est ma priorité absolue, mais je pense qu'on est capable de merdier les deux. La rencontre, je dirais, tu vois, peut-être, c'est peut-être... Parce que, alors, les gens me disent, mais lance ton truc, En fait, aujourd'hui, j'ai un job, j'ai une boîte, j'ai des factures, j'ai des prêts. Il faut quand même qu'à un moment donné, j'ai une rémunération qui fasse que... Quand tu lances ça from scratch, il y a un sujet quand même de... Tu lances ça de tes propres moyens, déjà, et puis voilà. Donc, je pourrais lancer de zéro. J'ai des idées, Dieu merci, et beaucoup, voilà. Mais laquelle ? Et puis, voilà, comment ? donc ça c'est toujours dans ma tête ça mouline en permanence encore l'autre jour j'écrivais à Emile mon copain je lui disais faut qu'on lance un truc parce qu'on a des discussions parfois de couple je veux qu'on les enregistre et je veux qu'on les partage au plus grand nombre tellement elles sont incroyables donc j'avais ça, il y en a plein d'autres plein plein plein d'autres donc en fait là si t'as besoin de choisir il y a un moulinage, c'est moi qui le lance from scratch il y a un moulinage à faire dans ma tête et à décider de qu'est-ce que je veux faire Et après, je sais faire globalement parce que je sais monter, je sais tourner. J'ai un entourage qui peut me permettre de le faire encore plus vite, plus fort, mieux. Il y a ça. Ou sinon, c'est faire la rencontre. Quelqu'un qui cherche quelqu'un, qui a ce talent-là et qui, par contre, a besoin de quelqu'un pour l'exprimer. Et donc, moi, je serais cette figure pour l'exprimer. Une marque, un média. Il y a peut-être cette rencontre-là à faire.
- Speaker #1
Ok, donc si tu devais passer une petite annonce là, t'es pas dans le métro mais t'es sur The Patron, qui est-ce que tu cherches ?
- Speaker #0
Qui ou quoi ?
- Speaker #1
Si vous connaissez quelqu'un qui connaît quelqu'un qui a besoin d'eux.
- Speaker #0
Voilà, si vous connaissez quelqu'un qui connaît quelqu'un qui a besoin d'une personne pour animer un programme, qu'il soit digital, web, télé, podcast, voilà, je serais... hyper open à le relever et à y apporter toute une valeur forte, parce que j'ai pas de limite concrètement.
- Speaker #1
Il faut que ce soit quand même quelqu'un qui aime bien y aller fort.
- Speaker #0
Ouais, il faut qu'il y ait du culot dans ce qui est prévu. Tu vois, nuit et culotté, j'irai dormir chez vous. Tout ça, c'est des trucs qui me fascinent. Genre, je strip-tease. Tu vois ? Laisse tomber, moi j'y vais demain. Et en plus, parfois j'aime ce que je fais, différent, j'aime différent, j'aime les gens avec qui je fais différent, de folie. Mais Augustin m'écrivait il n'y a pas longtemps, ça va ? Je lui répondais, je m'ennuie. Je me fais chier. Il y a des moments là, je me fais chier, je végète. Quand tu as vécu l'adrénaline de mon moment de carrière chez Michel Augustin... Pas là là, mais laisse tomber, c'est une drogue, tu veux revivre ça. Et je me sens en capacité encore de le revivre, d'un point de vue énergétique, d'un point de vue intellectuel, d'un point de vue temps de vie que je peux aujourd'hui donner à quelque chose. Je me sens capable, en fait, de tout ça. Et en plus, j'aime tellement de choses dans la vie. J'aime les gens bizarres, j'aime la bouffe, j'aime le sport, j'aime l'international, évidemment. J'aime le clash, j'aime les conflits. J'aime les gens différents, tu vois, je peux parler aussi bien à un boucher qu'à un homme politique, tu vois, voilà, bref.
- Speaker #1
En fait, c'est souvent le cas avec les personnalités qui sont très créatives et qui aiment la nouveauté. Le dilemme, c'est choisir et avoir ce premier pas vers un projet parce que sinon, comme tu disais, ça reste des hallucinations.
- Speaker #0
Bien sûr. Après, j'ai eu des sollicitations. Alors pas forcément dans ce que je suis en train de dire, mais j'ai eu des sollicitations. J'arrive assez rapidement quand même à dire oui, non. Quand même. Quand tu ne le sens pas. Ouais, quand je ne le sens pas. Ouais, non, quand même.
- Speaker #1
Écoute, moi, je suis très fan et je suis sûre que tu vas trouver.
- Speaker #0
Ça serait ouf.
- Speaker #1
Ça serait ouf. Ça serait ouf, mais on peut en reparler. Sur ce patron, il y a plein d'idées aussi.
- Speaker #0
Avec plaisir. Avec plaisir. Merci.
- Speaker #1
Normalement, nous terminons chaque épisode avec trois questions. Tu as un peu répondu à la dernière. Mais on va repasser.
- Speaker #0
Ah là là, ça me fait du bien de parler comme ça, punaise.
- Speaker #1
C'est vrai ? Moi, je kiffe tout ce que j'entends.
- Speaker #0
Franchement, mais... Franchement, franchement. Et en fait, c'est tellement bon. Et en même temps, je sais cette direction. Et je ne sais pas pourquoi ça ne démarre pas. Pourtant, je visualise, Je visualise, mais je ne me donne peut-être pas les moyens.
- Speaker #1
Mais c'est parce que si tu es dans une phase de ta vie où tu construis ta famille, et ce n'est pas facile d'avoir son job, construire une famille et partir dans des gros délires.
- Speaker #0
Oui, mais en fait, là, je peux. Tu vois, je peux. Tant que, tu vois, évidemment, je vois mon mec et je vois ma fille et je joue mon rôle de mère, qui est évidemment ma priorité. Mais je veux dire, ça suffit. Tu peux réussir et être dans ce rôle de mère et de femme, tu vois.
- Speaker #1
Bien sûr. Alors là, j'ai bien un truc auquel je crois, c'est qu'on peut tout avoir. On peut tout avoir. Il n'y a pas de... Ah si, moi je... Débat, on lance un débat. On peut avoir...
- Speaker #0
On peut avoir, on ne peut pas tout avoir. On peut tout avoir. Moi, je ne suis pas totalement d'accord. Enfin, en tout cas, par tranche fine, tu vois.
- Speaker #1
Peut-être pas tout en même temps, mais en vrai, je trouve qu'on peut se définir qu'on veut un job dans lequel on s'éclate, on veut pouvoir kiffer notre rôle de parent, on peut avoir un mec avec qui on a encore un petit peu de complicité et d'attirance. Je crois fondamentalement qu'on peut. Après, ça ne veut pas dire qu'il faut se mettre la pression sur tous les chantiers en même temps, mais se dire que déjà c'est possible.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
c'est déjà important c'est important désolé on arrive vas-y vas-y hop là du coup on finit chaque épisode par trois questions rituelles la première c'est je t'offre un panneau publicitaire dans la ville de ton choix alors j'imagine Chalon mais tu
- Speaker #0
peux y afficher ce que tu veux c'est ton message au monde merci déjà de me donner cet affichage donc j'écris c'est quatorze merci sur l'affichage tu vois l'affichage Non, j'écris deux choses. Euh... Enfin... La première phase de mon affichage, c'est lâche rien, J'espère que vous ne l'avez pas déjà eu, je ne sais pas si c'est générique, mais bordel lâche rien quoi. Tu n'as pas tout cru dans la vie, Ausha au truc, lâche rien. Et puis si tu n'y arrives pas, je suis désolée aussi, c'est force, mais c'est presque un peu de ta faute. Là typiquement, moi sur ce que je viens de dire avant, je sais que c'est moi, là, pourquoi je n'y arrive pas. Quand tu regardes les parcours de personnes qui ont réussi des choses extraordinaires, ils se sont donné les moyens, ils n'ont rien lâché. Donc ne lâchez rien. Deuxième chose, parce que je pensais que peut-être on en reparlerait, mais non. Je m'adresse aux femmes en plus là, spécifiquement. C'est investi. Intéresse-toi à la finance. Investis. Sois indépendante. Crée ta richesse personnelle et indépendante et investis. Tu vois, moi je me suis intéressée à la finance trop tard. C'est totalement niche ce que je suis en train de dire là. Mais néanmoins, tu vois, je regardais ma fille et je me disais qu'est-ce que je lui apprendrais beaucoup plus vite que ma maman. Elle m'a appris beaucoup de choses, mais ne m'a pas appris assez vite. Typiquement, tout ce qui est investissement financier, indépendance financière. Et pourtant, je n'ai pas de traumatisme sur ma vie perso à ce niveau-là. Pas du tout, mais c'est hyper important.
- Speaker #1
Ça rejoint, je pense, la valeur de liberté.
- Speaker #0
Oui, je pense qu'il doit y avoir un sujet là-dessus. Voilà. Donc c'est ça que j'afficherai dans la belle ville de Chalons-sur-Saône.
- Speaker #1
Dans la belle ville de Chalons. On aura une petite dépendance à Paris 9ème.
- Speaker #0
Venez visiter la côte chalonaise. C'est très très beau. C'est magnifique. C'est très très beau.
- Speaker #1
Moi je suis tombée amoureuse de la Bourgogne en tant que du bourguignon. Donc je valide. Deuxième question. Si tu te retrouvais face à Charlotte lorsque tu avais 10 ans, quel conseil tu aimerais donner à cette petite Charlotte ? Lâche rien.
- Speaker #0
En dehors de ça. C'est vrai que je l'ai lue celle-ci et puis je n'y ai pas réfléchi.
- Speaker #1
Qu'est-ce qu'elle a besoin d'entendre, la petite Charlotte de 10 ans ?
- Speaker #0
Franchement, déjà, je suis tellement heureuse de beaucoup de choses de ma vie et je suis contente de le dire. Il y a tellement de gens qui traversent des trucs franchement difficiles. Mais à la petite Charlotte d'il y a 10 ans, c'est facile de dire, change rien, fais ton chemin. Franchement, t'en veux pas. Mais en même temps, c'est ce qui m'est arrivé dans la vie. La petite Charlotte qui a 10 ans. Alors attends, après il y a des trucs très très drôles. Il y a 2-3 trucs perso où je te dirais, lui, laisse tomber. Ça je te le dirais, ça. Concernant les hommes, attention. Ce mec oublie. Ouais, complètement.
- Speaker #1
Ok. Ouais,
- Speaker #0
ouais. Perds pas ton temps avec des mecs.
- Speaker #1
En fait, lâche rien, sauf les relations pourries.
- Speaker #0
Exactement. J'en ai pas eu vraiment... Non, mais en plus, on peut pas parler de relations pourries, c'est horrible de dire tout ça, mais... Non, attends, j'aimerais bien trouver un truc, quand même, la petite fille de 10 ans, mais qui est moi, en fait, c'est ça qui est un peu...
- Speaker #1
Qu'est-ce que t'aurais besoin d'entendre en plus fort, ou que t'as mis du temps à comprendre, ou que t'aimerais...
- Speaker #0
Ah, ma mère m'a donné tellement de clés à jeune, en fait, que j'ai du mal à comprendre. Il me semble que j'avais noté un truc, mais je crois que c'était un peu drôle. Ah ouais, bah tu vois, voilà. Si, quand même. J'avais noté tape haut et tape plus fort. En fait, aujourd'hui...
- Speaker #1
Toi, t'aimes bien les métaphores avec la boxe, quand même.
- Speaker #0
Tu sais que d'ailleurs, parfois, je me dis que j'aimerais en faire. J'en ai eu fait à la fac, mais ouais, je pense que j'avais besoin de libérer des trucs. Pour ça, je fais du sport aussi.
- Speaker #1
T'as pas le temps, donc tape haut et tape plus fort.
- Speaker #0
Tape haut et tape plus fort parce qu'en fait, tu vois, mes parents, mais en même temps, j'ai réussi à être là où je suis avec mon parcours, on en a parlé, où je suis sortie de la fac et je suis, d'ailleurs, il faut se le dire chaque jour, un peu une no-bod, tu vois. Non mais c'est vrai, t'imagines, tu fais la fac du Bourgogne, Dijon, je respecte, d'accord, mais il y a des jeunes à côté qui sortent de grosses écoles, qui ont des signatures, les tampons, les réseaux et tout. J'avais pas tout ça. Et donc j'ai réussi grâce à ça. Mais quand même, je me dirais tape haut et tape plus fort parce que mes parents m'ont quand même proposé d'aller déjà plus haut et plus fort. Dans des écoles où peut-être j'aurais fait d'autres rencontres et tout. Mais comme j'aurais fait d'autres rencontres, j'aurais pas vécu tout ce que j'ai vécu. Comme j'ai aimé ce que j'ai vécu, compliqué tu vois. Mais en tout cas, il y a des moments où je me suis peut-être un petit peu éteinte. Et en réalité, aujourd'hui, je me dirais, tape haut et tape plus fort. Genre aussi, tu vois, typiquement, quand on a eu ce sujet avec Augustin, sur le contenu qu'on devait produire au moment où moi, j'hésitais à partir chez Chanel. J'ai quand même essayé de rester chez Michel Augustin. Sauf que chez Augustin, la stratégie au niveau du contenu, c'était toujours plus la tribu. Toujours plus le baby-boom, les gens. Sauf que moi, j'avais bien vu la limite de certaines personnes aussi. C'est que tout le monde n'était pas acteur, tu vois. Et on n'était pas des acteurs, on était des gens. Et c'est pour ça que ça marchait aussi. Moi, j'avais dit, Augustin, il faut qu'on détourne la caméra sur les entrepreneurs, sur les gens. Et c'était quelque part brut qui n'existait pas, tu vois. Et là, j'aurais dû taper fort du point et dire, c'est ça qu'il faut faire, tu vois. Typiquement, ça, c'est un truc, voilà. Donc, à la petite fille d'il y a dix ans, je lui aurais dit, tape haut, peut-être plus jeune, et tape plus fort quand t'as la conviction.
- Speaker #1
Dernière question, peut-être que tu vas formuler ta réponse autrement, mais donc, si t'avais pas peur d'échouer, qu'est-ce que tu lancerais demain ?
- Speaker #0
Bah typiquement une émission de télé, un média, direct.
- Speaker #1
J'ai hâte de voir ça.
- Speaker #0
Ah, Finesse, et moi donc. Allez, allez !
- Speaker #1
Allez, go ! Franchement, je suis convaincue que ça va se passer.
- Speaker #0
Ah là là, ça serait fou !
- Speaker #1
Vraiment convaincue que ça va exister et j'ai hâte de voir ça parce que ça va être dingo à suivre.
- Speaker #0
Tu seras invitée. Si c'est un sujet d'invité. T'es originaire d'où, toi ?
- Speaker #1
Alors moi, ma famille est du Sud-Ouest.
- Speaker #0
Bah tu vois, typiquement, j'avais une idée sur les fêtes de village. Tu vas dans les fêtes de village et tout. Typiquement, tu viendras avec moi sur la ferrière.
- Speaker #1
Oui. Pour tant de raisons, je serais un super imposteur, mais je te le dirai une prochaine fois. Merci beaucoup, Charlotte. Merci beaucoup. C'était un grand plaisir de te rencontrer. Tout partagé. Et d'avoir ton histoire.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
Merci à tous d'avoir suivi cet épisode. N'hésitez pas à mettre une évaluation positive. 5 étoiles à faire suivre à toutes les patronnes et même aux... Conjoint des patronnes, on est inclusif chez The Patron. Merci à tous et à très bientôt. A tout à l'heure, une session ? Merci. Je n'aime pas les lancements de podcast. Il faut faire un truc. Donc, je vais lancer. Je vais d'abord parler là et après, je vais me tourner vers toi. Si on bug, eh bien, c'est pas grave. Lou, elle coupera.
- Speaker #0
Ben oui, bien sûr.
- Speaker #1
formidable pour ça.
- Speaker #0
Si on pète pareil, tu coupes.
- Speaker #1
Voilà. Non,
- Speaker #0
le parasite, je peux couper.
- Speaker #1
Une fois en éveil. Ça,
- Speaker #0
il faut le garder. Il ne faut pas hésiter à garder ce genre de truc.
- Speaker #1
Ce genre de truc.
- Speaker #0
Même quand les gens s'installent, c'est assez cool, tu vois. A voir, à voir. Je suis pas sûre que, vu que c'est audio, je suis pas sûre que ça sera important. Non mais sur Youtube, la version longue, je sais pas.
- Speaker #1
La version Youtube, ouais. Non mais ça peut être une idée. A voir. C'est parti ?
- Speaker #0
Allez !
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Moi de même, je suis encore assez étonnée d'être encore invitée. Je suis là genre, punaise.
- Speaker #1
Tout ça pour une connerie que t'as fait il y a 10 ans, il y a 15 ans.
- Speaker #0
Vieux mammouth de la com', je suis encore dans le coup. C'est cool.
- Speaker #1
Ouais, mais comme quoi t'es marquante.
- Speaker #0
Oh, bah c'est gentil, dis donc. Oh, ça commence bien. Je vais venir la plus souvent.
- Speaker #1
Allez, j'écorche pas ton nom de famille, c'est Ausha.
- Speaker #0
Tout à fait, c'est Ausha. On le confond beaucoup avec l'animal, mais non, c'est Ausha. C'est Ausha. C'est une petite mèche qui est petite. La coiffure, on parlait de styliste tout à l'heure, mais c'est peut-être même un coiffeur.
- Speaker #1
On va faire un retour s'il y a besoin.
- Speaker #0
Bah là ça va non ? Ouais,
- Speaker #1
je suis un peu derrière mais...
- Speaker #0
Tu sais la coiffure c'est vraiment pas mon... Et là, attends, c'est quoi ? C'est ça ?
- Speaker #1
Pour toi si ça te dérange pas ?
- Speaker #0
J'ai pas l'impression ! Même mes cheveux si c'était un sujet... Voilà comme ça c'est bien ! Merci en tout cas de demander quand même ! But I feel good ! T'inquiète pas, je vais pas t'écrire en te disant ouais j'avais un cheveu de travers, je ne veux pas diffuser l'épisode !
- Speaker #1
On va recommencer !
- Speaker #0
Alors ouais ! Donc oui,
- Speaker #1
c'est parti ? Allez ! Merci à toi d'être resté jusqu'au bout. J'espère que cet épisode t'aura plus intrigué, inspiré. Et n'hésite pas à le partager, ainsi que de laisser une évaluation, un commentaire. Ça aidera énormément le podcast à être plus diffusé. Merci et à très bientôt sur The Patron Podcast.